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 I will follow you into the dark. (Tobias)

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MessageSujet: I will follow you into the dark. (Tobias)   Mar 23 Jan - 23:36


I will follow you into the dark
Tobias Madsen & Billie Rackham

Ce n’était jamais bon, quand de mauvaises oreilles écoutaient. C’est pour que Billie, elle avait cherché longtemps un endroit où elle serait libre de parler à Tobias sans que rien ne vienne les déranger. Même ici, dans cet endroit où la confiance était censée régner, elle se méfiait toujours : parce que c’était sa la vie maintenant, être en permanence sur ses gardes pour survivre. Elle se souvient le jour où ils sont arrivés à la Communauté, malgré tous les dangers que ce déménagement représentait. Tout d’abord, un aller simple dans l’inconnu parce que même si on en avait entendu parler, de cette Communauté, qui connaissait réellement la vie là-bas avant d’y arriver ? Puis, la délicieuse surprise d’y trouver Leslie MacLean. Par-dessus tout, le manque d’insuline. C’était cela le véritable problème. Elle n’avait jamais assez d’insuline, Billie. Plusieurs personnes étaient déjà au courant qu’elle volait dans les caisses dès qu’elle le pouvait. Et puis, ça commençait à se remarquer, alors elle devait se retenir pendant quelques temps, diminuer sa dose et risquer sa vie. La fin du monde avait commencé quand on lui avait diagnostiqué cette maladie, à Billie. Encore que pour l’instant, elle n’avait eu besoin d’aucune greffe mais qui sait comment vont se détériorer ses organes dans le futur. Elle était transpirante, Billie. Elle ne se sentait pas très bien, sans être véritablement souffrante, elle n’était pas au mieux de sa forme. Elle n’avait pas eu le choix, il fallait qu’elle diminue la dose et même avec cela, il ne lui restait assez d’insuline que pour une semaine. C’était un peu comme une drogue sauf que c’était une drogue qui la rendait normale. Au lieu de la détruire, c’est ce qui lui permettait de faire fonctionner ses organes. C’était l’une des drogues les plus difficiles à se procurer. Il ne fallait pas qu’elle le montre, alors elle sortait plus beaucoup de sa chambre, Billie. Sauf que lieux pour dormir étaient bien trop rapprochés les uns des autres alors elle ne pouvait pas parler à Tobias là-bas. Il fallait qu’elle sorte. Elle se sentait déjà comme la moitié de son âge, Billie, avec tout le poids du monde sur ses épaules. Un peu comme une crise d’adolescence, un peu tardive, qui finit mal. Elle n’aurait jamais cru que le monde, ça allait devenir comme dans les films de science-fiction. Les héros qu’elle avait adorés, elle les aimait plus tellement, Billie. C’était plus des héros maintenant, c’était juste des gars qui essayé de s’en sortir et qui réussissait pas trop mal la plupart du temps. Un peu comme tout le monde, maintenant. Le rêve, il avait plus tellement sa place. Alors au lieu de voir son avenir en grand comme elle aurait dû le faire, elle a appris à survivre dès l’adolescence, Billie. Fallait se faire sa place, ici. Payer ses dettes, trouver de l’insuline, avoir de quoi se nourrir. Ca se résumait plus à grand-chose, la vie.

Elle était en colère parfois, Billie. Elle avait envie de tout abandonner, d’envoyer tout balader. Surtout dans ces moments où l’insuline se faisait rare, où parfois même la nourriture manquait. Sauf qu’il y avait quand même quelque chose qu’elle devait reconnaître, l’être humain, il avait un putain de moral d’acier. L’espoir. C’était une chose qui s’insinuait partout, c’était aussi une drogue. Quelques doses pour continuer à avancer. Quand le manque s’en faisait sentir, c’était là que tout virait au cauchemar. A croire qu’on restait vivant à coup de drogue, maintenant. L’endroit du rendez-vous était sombre et reculé. Elle avait mis pas mal de temps à le trouver, quelques jours après leur arrivée à la Communauté. Peut-être qu’ils n’étaient pas les seuls à venir ici, ils avaient encore jamais croisés personnes. Il faut dire que les chuchoteries de couloirs étaient plus présentes que les manigances faites à trois heures du matin dans un endroit aussi effrayant que celui-ci. Tout semblait tellement calme, le silence régnait en maître. Personne n’avait jamais réalisé, mais la terre était beaucoup plus bruyante avant que tout se transforme en un brasier géant. Ce n’était pas le même bruit. Elle aimait bien le bruit, Billie. C’est ce qui lui rappelait avant, le peu d’avant qu’elle a connu. Ses mains s’agitaient, c’était normal. L’agitation était un des effets du manque d’insuline. Elle devait se concentrer à l’heure des repas pour que personne ne remarque sa fourchette trembler ou alors, elle prétextait une fatigue soudaine. Sauf que ça ne marchait pas tous les jours, comme excuse. Elle entendit des pas se rapprocher, elle reconnaissait la démarche chaotique de son frère, Billie. C’est tout doucement qu’elle s’avançait et qu’elle commençait à parler à voix basse pour que personne ne l’entende. « Je pense que tu sais de quoi je veux te parler, Tobias. » Prononça-t-elle rapidement. Plus les informations circulaient rapidement, plus de sécurité il y avait. Ne jamais s’éterniser. « J’en ai plus que pour une semaine. Il me faut des doses en plus. » Continua Billie, sans jamais utiliser le mot insuline. On ne savait jamais qui écoutait aux portes. Elle préférait encore être accusée de prendre quelques substances illicites que de voler des médicaments. Surtout, être diabétique était une faiblesse. Moins de personnes le savaient, mieux c’était.

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MessageSujet: Re: I will follow you into the dark. (Tobias)   Ven 26 Jan - 19:40

La lame entaille l’écorce rudement, de plus en plus hargneusement à mesure que les secondes s’égrènent. Le malheureux morceau de bois, supposé se muer en une nouvelle béquille, prend plutôt des allures d’arme de guerre. Il l’affute à l’extrême, trop sur les nerfs pour s’arrêter. Un moyen comme un autre d’essayer de se calmer. Comme animée d’une volonté propre, sa jambe amochée continue de le narguer, de remuer nerveusement. Il l’a trop souvent sollicitée au cours des derniers mois, dépassant ses limites pour rester plus longtemps à l’extérieur du camp. Il a délibérément ignoré les signes avant-coureurs. La nécessité d’accéder à un semblant de repos pour préserver sa misérable guibole. Même Diwali n’a pas pu faire grand-chose pour lui à ce stade. Poussant le vice jusqu’à lui interdire de repartir en raid devant l’étendue des dégâts. Le temps que les douleurs se calment. Il n’a pas réussi à le convaincre, à simuler un prétendu miracle. C’est sans doute ça qui le rend le plus fou. Il a gagné en brutalité ce qu’il a perdu en éloquence lors de son séjour en taule. Il ne parvient plus aussi bien qu’avant à baratiner ceux qui l’entourent, à leur faire avaler les pires salades pour retourner les situations à son avantage. Il a eu beau supplier, chercher à négocier puis pester contre le guérisseur, rien n’y a fait. Un éclopé qui aspire à marcher durant des kilomètres, et en solitaire si possible, lui-même ne l’aurait toutefois pas autorisé à la place du sorcier. Empli de mauvaise foi, il ne parvient pas à encaisser le refus pour autant.

Ses sphères d’acier jettent un œil mauvais à la caravane de son ancien geôlier, dont il ne distingue que le toit depuis l’emplacement de la sienne. C’est la faute du rouquin s’il en est là, à boiter constamment. Des mois de rééducation foutus en l’air sous la volonté crade et violente du tyran. Crispé à l’extrême, il manque de s’entailler en ruminant ses sombres pensées, en confondant sa paume avec l’écorce. Son renard, jusqu’ici assis occupé à observer son maître d’un œil perplexe, en profite pour venir mordiller le piquet grossièrement taillé. Ses doigts abimés l’abandonnent de bon cœur au canidé, qui ne se fait pas prier pour l’embarquer plus loin. L’animal attachant le traine fièrement, lance parfois dans les airs son jouet improvisé dans les hautes herbes. Le spectacle improbable lui arrache un franc sourire, sans doute le premier de la journée. Un profond soupir s’échappe de ses lippes, avant qu’il ne décide qu’assez de temps s'est écoulé pour rejoindre enfin sa sœur. Ils se retrouvent toujours au même endroit lorsqu’il est question de choses sérieuses, et qu’ils veulent s’assurer que des oreilles mal intentionnées ne vont pas trainer. Toujours cette même méfiance depuis qu’ils sont arrivés des années auparavant au sein de la Communauté. Il n’y a qu’à elle qu’il voue une confiance absolue.

La démarche chancelante, le danois parvient à se frayer un chemin à travers les ronces et à ne pas s’embourber dans la terre avant que sa cadette ne le rejoigne. Le débit rapide, elle va droit au but, et lui arrache aussitôt de vifs tremblements. Sa cervelle se brouille l’espace d’un instant, rend son corps fiévreux puis grelottant. Il évite de compter les réserves, laissant cette tâche ingrate à Billie. Sa priorité est toujours d’en trouver, qu’il en reste ou non dans leurs réserves. Le sentiment d’urgence ne disparait jamais de ses tripes. Se confronter à la réalité putride lui donne pourtant l’impression terrible de dégringoler de plusieurs étages. Il doit s’appuyer contre le support de bois qui lui sert de maintien pour ne pas vaciller. Il ne s’attendait pas vraiment à une telle révélation en vérité. Plutôt à une confrontation, à une demande d’explications suite à son retard impardonnable. Il était resté hors du campement plus de semaines que prévu, sans avertir personne. Même pas elle. Juste pour prêter main forte aux rebelles. « - Et c’est maintenant que tu me le dis ? A une pauvre semaine de l’échéance ? » Lâche-t-il après un silence interminable, plus sec et tranchant qu’il ne l’aurait voulu. La panique fait vibrer son timbre, se lit nettement dans ses rétines claires malgré l’obscurité ambiante. « - C’est de plus en plus rare d’en trouver… Sans même mentionner le fait qu’une partie de celles qu’on parvient à dénicher sont périmées. » Il raisonne à voix haute, ne lui épargne pour l’occasion pas ses inquiétudes, quitte à partager son stress au lieu de l’apaiser. « - J’ai pas le droit de repartir pour l’instant, Billie… A cause de cette foutue jambe. Ce serait pris pour une tentative d’évasion. » Finit-il par avouer, avec la sensation atroce d’avoir des morceaux de métal en travers de la gorge. Chaque mot est douloureux. Il se moque de son handicap. Il pourrait y aller en rampant pour elle. Mais repartir si vite et essuyer une lourde sanction n’arrangerait en aucun cas les affaires de la fratrie. C’est sa faute s’ils n’ont plus aucune alternative. « - Mais peut être que… » Commence le ravitailleur, avant de s’interrompre, puis de reprendre. L’hésitation palpable. « - Je commence à connaitre certaines personnes en ville. Peut être que certains pourraient te permettre d’accéder à de l’insuline si t’y vas de ma part, j’en sais rien. » Il en doute néanmoins, se mord la langue. Peu enclin à la laisser se mettre en danger de la sorte, elle qui risque sa peau à la moindre égratignure avec son diabète. L’image de son frère mafieux traverse son esprit morcelé, rejetée en bloc par son palpitant. Il n’a toujours pas réussi à aborder le sujet, à interroger la brunette. Une part de lui préfère ne pas savoir si elle lui a menti. Ou pire, si elle l’a manipulé.

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