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 The say running means fleeing • Duncan&Ayalone

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Mer 24 Jan - 21:13

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Courir. Voilà tout ce qu’il restait à Ayalone. Courir à perdre haleine, le souffle court et le cœur au bord des lèvres. Sûrement n’était ce pas malin parce que cela manquait cruellement de discrétion. Aujourd’hui, elle était prête à parier que plus que jamais, une personne sur deux qui courrait, était entrain de fuir quelque chose. Et la jeune femme était prête à augmenter les statistiques au trois quart alors qu’il lui semblait toujours entendre les bruits de pas d’une armée à ses trousses. Mais peut être n’y avait il déjà plus personne, peut être n’avait on même pas commencé à suivre sa trace. La Daybreaker ne pouvait pas prendre le risque de se retourner pour vérifier, visage a découvert elle serait trop vite reconnue et c’était justement ce qu’elle avait voulu éviter en commettant peut-être la pire erreur de sa vie. 

Au début il avait été facile de suivre les conseils d’Itzal. Prendre un peu d’énergie à chaque client qui passait dans sa boutique, à chaque personne qu’elle croisait aux heures de pointe dans les rues bondées. Ayalone s’était même mise a croire qu’elle pourrait vivre comme ça, sans plus aucun fâcheux incident. Mais il avait suffit d’une nuit d’insomnie à parcourir les bars en traque d’informations et d’une journée de sommeil pour que la jeune femme se réveille en pleine nuit, déchirée par la faim et en retard sur le rendez vous qu’elle avait avec Rafael. Elle s’était levé précipitamment et avait pensé passer dans un bar proche de chez lui pour se nourrir rapidement et éviter ainsi une nouvelle catastrophe. Il n’était sûrement pas trop tard pour que tous les établissements soient fermés. L’idée aurait été bonne si la belle rousse ne s’était pas en chemin retrouvée seule avec une jeune femme plus qu’ivre dans une ruelle. Elle avait tenté de l’ignorer, mais la femme s’était entêté à lui adresser la parole, jusqu’à ce qu’Aya lui accorde enfin son attention. Trop de son attention. Elle avait vidé son énergie d’une traite comme s’il était plus satisfaisant de vider totalement une personne de ses forces que de prendre une petite part de plusieurs individus à chaque fois. 
C’est à ce moment là qu’elle avait aperçu le ShadowHunter. L’homme était visiblement là depuis un moment, avec son uniforme qui ne faisait pas de doute sur ses fonctions, à l’observer combler sa faim, sûrement depuis qu’il était déjà trop tard pour faire marche arrière avec la victime. A ce moment là, la Daybreaker songea que sa vie allait se terminer, une deuxième fois. Prise en plein flagrant délit à visage parfaitement découvert. Comment pourrait elle s’en sortir ? Le soldat du Gouvernement l’avait approché en la tenant en joue mais de toute façon, Ayalone ne comptait pas s’enfuir. Puis il était passé prudemment derrière elle sans même profaner des menaces, avait décroché de larges menottes et au moment où il frôlait le poignet reculé de la Daybreaker, elle avait refermé la main sur sa peau. Et pour la deuxième fois de la soirée, la prêteuse sur gage avait aspirer une vie jusqu’à sa toute fin. Laissant deux cadavres derrière elle, c’est à ce moment qu’elle se mit à courir. 

Et si quelqu’un l’avait vu ? Et si le reste des ShadowHunters l’avait vu ? Et si demain des les premières lueurs de l’aube son nom était inscrit sur tous les murs avec un avis de recherche comme on en faisait que pour les films ? Mais qu’avait elle fait ? 
Ayalone ne savait plus exactement où elle allait. Elle ne pouvait plus vraiment se rendre chez Rafael, de peur de le mettre lui aussi en danger et pourtant c’était le chemin que ses pas avaient prit, tandis qu’à son poignet elle avait, dans la panique, gardé les menottes que la jeune femme avait tout de même réussit à faire glisser - difficilement - dans la poche de sa veste. Elle devait rentrer chez elle. Elle verrait Rafael plus tard et elle s’excuserait pour son absence. Ou bien elle devait fuir la Nouvelle Orléans et vivre dans le reste du monde, en liberté avec les créatures comme elle l’avait fait pendant presque 600 ans de toute manière. La jeune femme s’arrêta essoufflée contre un mur à un intersection, dissimulée par les ombres de la nuit. Elle devait prendre une décision rapidement quand des bruits de pas distincts cette fois se firent entendre au bout d’une rue. Peut être serait ce salvateur, peut être serait ce sa damnation ou juste une âme qui passerait sans même la voir. Mais pour l’instant il fallait que la jeune femme reprenne son souffle. Elle ne pouvait plus continuer. Pas comme ça.

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Dernière édition par Ayalone V. Hastings le Sam 10 Fév - 22:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Ven 2 Fév - 20:50

Je quittai la villa de Rafael en sifflotant. J’avais encore perdu notre partie d’échecs. J’avais du gagner une fois, ou deux, sur les centaines de parties que nous avions jouées. Rafael était, de toute évidence, un plus grand stratège que je ne l’étais. Et bordel, il était sans pitié en plus de ça. Il avait trucidé ma reine sans sourciller. M’avait annoncé « échec et mat » avec le plus grand des calmes. J’avais été le seul à exprimer un mécontentement tout relatif. J’avais râlé, oui. Contre moi, contre le jeu. Pas contre Rafael, il avait gagné à la loyale. Ce n’était pas de sa faute si j’étais non seulement un joueur assez peu doué, mais également un sacré mauvais perdant. Il commençait à se faire tard, j’avais donc décidé de rentrer chez moi, laissant l’énième revanche en suspens pour plus tard. Le temps de m’entrainer encore, un peu. Qui sait, ça paiera peut-être cette fois.
Les rues de Garden District étaient relativement désertes. Il faut dire que ce coin se composait quasi exclusivement de villas luxueuses où résidaient des gens dont le niveau de vie était clairement au-dessus de la moyenne. Des ministres, des employés importants du gouvernement, des gens qui avaient réussi à se débrouiller plutôt bien depuis la fin du monde. Des gens qui ne s’inquiétaient pas du nombre de leurs tickets de rationnement, de toute évidence. Et des gens qui trainaient rarement dans les rues tard le soir. Surtout depuis quelques temps, où une ambiance malsaine s’était emparée de la ville. Avec les gens qui disparaissaient, les raids qui avaient foiré dans l’ensemble, le rationnement, et les rumeurs sur des gens en dehors des villes, les habitants de la Nouvelle-Orléans étaient désespérés. Au point d’agresser d’autres gens pour leurs tickets, pour de la nourriture, pour n’importe quoi en fait. Et Garden District n’était pas protégé. Il pouvait même constituer une cible de choix.

Et pourtant, mes sens captèrent quelque chose, plus loin. Une respiration haletante. Un cœur qui bat plus vite qu’il ne devrait. Quelque chose qui ne disait pas grand-chose de bon. Je me dirigeai donc vers la source de ces sensations, peut-être quelqu’un qui avait besoin d’aide. Après tout, mon job, c’était de protéger, non ? J’arrivai, tout proche. Je reconnus la chevelure rousse avant même de voir le visage. Je l’aurais reconnue entre mille, toujours.
« Ayalone ? Qu’est-ce que tu…ça ne va pas ? »
Evidemment, il fallait que je tombe sur elle. Notre dernière conversation ne s’était pas bien passée. En même temps, pas évident, quand nous ne nous étions pas vus depuis des siècles, que je la croyais morte, enfin morte pour de bon, et qu’elle m’en voulait de l’avoir poignardée. Il y avait beaucoup de rancœur entre nous, et cette rancœur avait dominé toute nos retrouvailles. J’étais parti déçu, en colère, amer. Elle avait probablement ressenti la même chose. J’avais promis qu’elle ne me reverrait plus. Mais le destin, de toute évidence, aimait se foutre de ma gueule. Aya avait l’air terrifiée. Je posai ma main sur son bras, dans un geste d’apaisement, puis aperçus l’éclat métallique sur son poignet. Des menottes. Les choses n’allaient pas bien, de toute évidence.
« Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Tu es en danger ? Il ne faut pas que tu restes ici, les Peacekeepers patrouillent beaucoup. J’habite pas loin, viens, je vais t’aider. »
Elle allait probablement m’envoyer chier. Mais je me devais d’essayer. Ironiquement, quand il s’agissait d’Ayalone, j’avais beau parler beaucoup, dire qu’on ne m’y reprendrait jamais, qu’elle était le mal incarné, quand elle était là j’arrêtais de réfléchir. Si elle avait besoin d’aide, je serais là, et puis c’est tout.

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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Dim 11 Fév - 14:32

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Son odeur lui parvint avant même qu'elle ne puisse reconnaitre son visage. Les sens d'Ayalone, surdéveloppés par sa terrible malédiction ne pouvaient la tromper, ils ne l'avaient jamais fait. Pourtant, pour une fois, elle aurait voulu que ce soit un mépris, elle aurait voulu ne pas reconnaître Gabrié avant que ses traits ne paraissent dans la pénombre. Ou alors elle aurait souhaité pouvoir prendre la fuite dès son identification. Mais entre affronter la milice et son ex petit ami, la belle rousse avait fait son choix. Ce n'était pas la peste ou le choléra, mais on n'en était pas loin. Et à force de le voir dans les pires moments ou les pires conditions, Ayalone allait finir par se demander si la Nouvelle-Orléans n'était pas devenue trop petite pour eux deux. Elle n'avait d'ailleurs toujours pas digéré le fait qu'il soit le meilleur ami de Rafael et n'avait pas encore pu abordé le sujet avec le principal intéressé. Mais pour l'instant tout cela n'avait aucune importance, seule sa survie importait.
Lorsque Gabrié arriva à ses côtés, Ayalone leva vers lui son visage aux traits encore tirés par la course, les yeux brillants d'inquiétude, le souffle court.

‹‹  Ayalone ? Qu’est-ce que tu…ça ne va pas ?   »

Non ça n'allait pas. Rien allait. Ayalone aurait voulu disparaître, s'envoler en poussières pour réapparaitre à mille lieux d'ici ou ne plus réapparaitre du tout. Mais ce n'était pas possible. La panique lui monta à la gorge à cette révélation. Elle ne pouvait pas s'évanouir dans les airs, elle était une proie facile. Tellement facile. Elle détestait ça. Elle détestait tout. Et elle en première.

- Gabrié... Je... J'ai fait...  

La suite des mots moururent sur ses lèvres.
N'importe quoi. Elle avait fait n'importe quoi. Réellement. Depuis longtemps d'ailleurs. Mais l'avouer était trop difficile. Impossible même. La Daybreaker ne savait pas faire ça, pas à voix haute en tout cas. Elle était bien trop fière pour une chose pareille, elle avait une certaine prestance à tenir. Une prestance de princesse, de reine, celle qu'elle aurait du être il y avait bien longtemps et qui n'était maintenant plus qu'une meurtrière en fuite.
Lorsque la main du brun vint se poser sur son bras, Ayalone eut un mouvement de recul mais ne se dégagea pas. Son regard suivit les yeux de son ancien amant jusqu'aux menottes qui dépassaient de sa poche. Elle releva un visage perdu vers lui. Qu'allait-il penser en la voyant comme ça ? La jeune femme songea qu'il allait partir, la laisser livrée à son sort. Elle en aurait sûrement fait de même. Pourtant Gabrié n’esquissa pas le moindre mouvement de fuite.

‹‹  Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Tu es en danger ? Il ne faut pas que tu restes ici, les Peacekeepers patrouillent beaucoup. J’habite pas loin, viens, je vais t’aider.   »

Sans plus un mot, Ayalone acquiesça. Elle devait partir d'ici au plus vite, quitter la rue plus dangereuse que tout et pour le moment, elle n'avait aucune meilleure idée que celle que venait de proposer Gabrié.
La tête baissée elle se mit à le suivre dans les ruelles de la Nouvelle-Orléans, tentant de ne pas lancer trop de regards soupçonneux dans tous les sens, prenant de grandes inspirations pour calmer les battements de son cœur affolé par la crainte.
La marche fut silencieuse jusqu'à chez lui. Aya restait sur ses gardes, autant par rapport aux miliciens que par rapport à son ancien amant. Pourquoi ne la livrait-il pas au Gouvernement ? Les menottes à son poignet en étaient une preuve évidente et il pourrait enfin se débarrasser d'elle... Pourtant ils atteignirent une habitation qui n'avait rien de plus normal. Ca ne ressemblait pas à un piège. Ca n'y ressemblait toujours pas une fois à l'intérieur. Ayalone laissa s'échapper un long soupire. A croire qu'elle avait retenu son souffle depuis tout ce temps.

- Pourquoi tu fais ça ?  

Furent les premiers mots que la belle rousse prononça en se tournant vers son sauveur. Au moins était-ce la phrase la plus dénuée de colère qu'Ayalone lui ait adressé depuis plus de six cent ans...

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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Lun 26 Fév - 19:21

« Pourquoi tu fais ça ? »
C’était une bonne question. Je pose les yeux sur Ayalone. J’aimerais avoir une réponse. Pourquoi je fais ça ? Il y a quelques semaines tout au plus, j’avais quitté la boutique de la rousse en me promettant qu’on ne m’y reprendrait plus. J’avais été prévenant, gentil, une dernière fois. Ca n’avait pas fonctionné, ça avait même été un désastre. Elle m’avait envoyé chier, disons-le franchement. Alors j’avais dit : plus jamais. Elle m’avait transformé en foutu panda, après tout ! Elle m’avait plantée là avec Paul, dans un lopin de terre pourri. Elle n’avait pas donné de nouvelles pendant des années. Et quand elle en avait donné, j’avais dû la tuer pour protéger mon garçon. Elle s’était sacrément foutue de ma gueule. Elle m’avait brisé le cœur. Et moi qui était tombé amoureux…Et en plus, alors que l’on se revoit après 700 ans, elle me traitait comme un moins que rien, avec l’agressivité toute en froideur qui savait être la sienne. Alors non, Ayalone pouvait aller se faire voir pour le reste de sa vie, et de l’éternité.

Et pourtant. La voilà dans mon salon. Elle a l’air terrifié et je suis inquiet comme jamais. Elle n’a même pas réussi à me dire ce qui lui était arrivé. Elle avait fait quelque chose, apparemment. C’étaient les deux seuls mots qu’elle avait réussi à prononcer. Ca, et puis « Gabriè ». Il n’y avait qu’elle qui m’appelait comme ça. Les gens qui connaissaient mon prénom de naissance était peu nombreux, il faut dire. La plupart étaient morts. Et même ceux qui connaissaient ce prénom ne m’appelaient pas ainsi. J’étais Duncan, depuis bien longtemps. Mais Ayalone ne connait pas Duncan. Elle ne connait que Gabriè. Et entendre ce prénom, dans sa bouche, me ramène des siècles en arrière, une autre vie. Quelque chose d’autre, de plus heureux peut-être. D’intense. De dangereux aussi. Gabriè était mort.
Alors, pourquoi je fais ça ? Je la regarde, quelques secondes, le silence prenant toute la place. La vérité semble évidente, pourtant je ne peux pas la dire. J’avais dit que je la détestais. J’aurais le droit, d’ailleurs. Nous avions le droit de nous détester. Elle m’avait brisé ma vie, je l’avais tuée. On faisait difficilement plus tragique comme histoire. Le genre dont les blessures ne se refermaient jamais. Et pourtant. Elle est là et je sais pourquoi je fais ça. Parce que c’est Ayalone. La seule qui comptait à l’époque. J’étais un sale con, égoïste, bouffé par l’ambition et des responsabilités tombées bien trop tôt sur mes petites épaules. J’aurais damné le monde entier pour sauver ma peau. Sauf ma mère et ma famille, peut-être. Mais Ayalone….je me serais damné pour elle. Bordel, je m’étais damné pour elle, un peu.

« Je ne pouvais pas te laisser comme ça », dis-je simplement. C’est la vérité. Je ne pouvais pas me résoudre à la laisser dans la merde. Il y avait cette part de moi, toujours prête à se damner pour elle. 7 siècles en panda ne m’avaient finalement pas mis tant de plomb dans le crâne que ça. Je me dirige vers la cuisine, ouvre un tiroir et en sors une épingle à nourrice. Revenant dans la cuisine, j’évite son regard. Je ne sais pas si je suis prêt à assumer sa présence ici, chez moi.
« Laisse-moi t’enlever ça », dis-je en désignant les menottes. Je l’enlève sans trop de mal, puis les pose sur le guéridon à côté d’elle. Je souris. « Mieux comme ça, pas vrai ? Tu veux un verre d’eau ? Un thé ? J’ai même du café. »
J’essaie de détendre une atmosphère tendue à souhait. Je n’aime pas trop la savoir dans ce qui est basiquement ma vie entre quatre murs. Le reste de la pizza d’hier soir traine sur la table basse. Le livre d’Histoire des Etats-Unis que je lis posé sur le canapé. Mes malheureuses fleurs de lavande dans un pot sur la fenêtre. Il y a ma vie dans ses tiroirs. Une vie que je pensais construire avec elle, longtemps auparavant. Une vie que j’ai construit seul et blessé, en partie à cause d’elle. Mais je ne vais pas la laisser partir comme ça. Le con égoïste est mort depuis longtemps maintenant. Je me dirige vers la cuisine, pour remplir la bouilloire d’eau. Le café n’est pas trop mon truc. Le Darjeeling en revanche…
« Et ensuite tu pourras me dire ce qui t’es arrivé », lancé-je avant de passer la porte de la cuisine.

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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Sam 3 Mar - 18:34

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La peur ne quittait plus ni le corps ni l’esprit d’Ayalone. Peut être moins oppressante que plus tôt dans la rue, mais toujours présente.  Même en supposée sûreté elle n’arrivait pas à se détendre alors que la pensées la guettait finalement toujours que tout ça pouvait encore être un piège. Une épée de Damoclès plus menaçante que jamais semblait flotter lugubrement au dessus de sa tête. Ou peut être l’avait elle déjà transpercée et elle n’était déjà plus qu’un cadavre en devenir entrain de chanceler trop lentement vers sa chute ? Un frisson la parcourut. 
Pour occuper ses pensées, la belle rousse se concentra donc à éclaircir un mystère : pourquoi l’homme qui lui avait ôté la vie avait-il volé sans hésitation à son secours ? N’avait il finalement pas tant changé que ça ? Était il toujours le garçon qui aurait tout quitté pour elle ? Non ce n’était pas la direction qu’elle avait voulu faire prendre à ses songes. Elle allait trop loin. Beaucoup trop loin dans un passé échu depuis bien longtemps. La jeune femme chassa donc ces pensées de son esprit en rappelant à sa mémoire qu’entre temps, il était celui qui lui avait planté une lame dans le cœur. Que valaient des belles paroles face à un geste pareil ? 
Et puis il n’avait aucune idée de qui il était entrain d’héberger et pourquoi. Qu’en serait il quand il apprendrait pourquoi son ex était là, tremblante et chancelante dans son salon ? Saurait il encore la regarder avec la même inquiétude que maintenant ? Ou ses yeux se changeraient ils en des juges écoeurés ? 
Peut être ne devait il pas apprendre ? Peut être Ayalone devait elle simplement ravaler sa crainte, relever fièrement le menton et s’en aller - surement en fonçant dans la gueule du loup - pour au moins partir fièrement. Encore une fois la fierté avant tout ? Non. La belle rousse était une survivante. Une mauvaise survivante mais une survivante quand même. Elle aurait tout sacrifié pour continuer à vivre comme elle l’entendait. Elle l’avait déjà fait. 

‹‹   Je ne pouvais pas te laisser comme ça  »

La jeune femme releva ses yeux qui semblaient chercher une réponse entre les disparités du sol, elle avait croisé ses mains pour encercler ses bras dans l’espoir de calmer ses tremblements mais la phrase du brun eu plus d’effet que toutes ses tentatives de respiration lente ou de positionnement. Aya chercha à sonder son regard à y lire la vérité de ses mots. Elle ne voulait pas le croire. Et à quel point ne voulait elle pas le croire ! Pourtant son corps maintenant immobile la trahissait. Elle avait bu ses mots comme une potion apaisante et elle était plus calme. Grâce à lui. Il ne fallait plus y penser. Avec soulagement, la jeune femme vit Gabriè se tourner vers la cuisine et elle ne pu plus voir ses yeux. 

À présent dans un calme tout relatif mais plus proche de son état naturel, la Daybreaker se mit à arpenter la pièce. Ses yeux notaient des détails auxquels elle aurait dû faire attention - trop de vide, pas assez de décoration, trop négligé - mais elle était bien trop préoccupée pour cela à cet instant. 
Qu’allait elle devenir ? Qu’allait elle faire pour s’en sortir ? L’avait on vu ? Était elle déjà recherchée ? Une chose était sûre en tout cas : l’enquête serait menée et si ce n’était pas trop tard, Ayalone allait devoir redoubler de prudence. 

‹‹   Laisse-moi t’enlever ça  »

Gabriè était revenu de la cuisine et désignait son poignet toujours menotté. Ayalone l’avait oublié. Elle hésita un instant, avant de lui tendre sa main attachée. La jeune femme resta sur ses gardes. La dernière fois qu’ils avaient été aussi proches l’un de l’autre, elle en était morte. Mais l'objet emprisonnant lui fuit bientôt retiré en même temps qu’un autre poids qui semblait jusqu’à là, peser sur ses poumons. Elle massa doucement son poignet qui avait souffert plus que ce dont elle avait eu le temps de se rendre compte. 

‹‹   Mieux comme ça, pas vrai ? Tu veux un verre d’eau ? Un thé ? J’ai même du café.  »

Du vin. Elle aurait voulu du vin. Une grande bouteille ou plusieurs, à boire jusqu’à en oublier qui elle était et ce qu’elle avait fait. 

- De l’eau s’il te plaît.  

Elle prononça avec une voix qui n’était pas encore tout à fait la sienne. Elle ne pourrait de toute façon rien avaler d’autre, déglutir était déjà difficile tellement sa gorge était serrée. 

‹‹  Et ensuite tu pourras me dire ce qui t’es arrivé  »

La remarque lui assena un coup au cœur. Elle avait jusqu’à la totalement ignoré le fait qu’elle ne lui avait encore rien dit, elle n’avait pas pensé au fait qu’il voudrait savoir. C’était logique, mais elle avait eu d’autres choses - pas moins joyeuses - sur lesquelles cogiter. 

- Gabriè... je... 

Encore son prénom. Puis une hésitation. Mademoiselle Hastings commençait à se répéter.. 

- Je ne crois pas que tu devrais savoir.  

La jeune femme regardait ses mains. Elle aurait du lui faire face, le darder de son regard empreint de supériorité comme elle en avait l’habitude, mais son comportement n’était pas habituel car la situation n’était pas habituelle. Aucune situation avec Gabriè ne semblait plus habituelle depuis qu’ils s’étaient retrouvés toujours vivants après une séparation de plusieurs siècles... 

- Tu en as déjà fait beaucoup - sûrement plus que tu n’imagines - et je sais que je suis sensée te devoir la vérité mais... 

L’aurait il cru si elle avait dit qu’elle s’était juste fait une mauvaise frayeur ? Que ce n’était rien et que maintenant tout était derrière elle ? Aurait elle pu inventer une autre malheureuse histoire, un harcèlement ou quelque chose du genre, pour s’en sortir ? Peut être, mais elle n’en avait pas la force. La belle rousse était déstabilisée, angoissées, ses repères avaient été bouleversés en l’espace d’un instant seulement, elle n’avait maintenant plus la force de tisser toute une toile de mensonges. 
Pire, elle avait besoin de compassion, de soutien, elle le sentait à présent : elle n’avait pas envie de se retrouver seule. De toute façon, sortir dans la rue serait l’opportunité parfaite de se retrouver face à toute une patrouille Gouvernementale pour un aller direct vers sa fin. 

- Tu es déjà assez en danger comme ça.  

C’était vrai. Il aurait dû la foutre à la porte. S'ils arrivaient maintenant il serait certainement arrêté pour complicité et sa vie serait menacé elle aussi. Mais la jeune femme prononçait ces paroles car elle avait confiance dans le fait qu’il ne l’abandonnerait pas... tout en lui permettant de se déculpabiliser en le tenant au courant du danger qui le menaçait. Il n’y avait rien de noble dans les mots de la jeune femme. Que les paroles d’un animal blessé et en fuite qui aurait tout fait pour trouver la sortie de son cauchemar.
Bordel mais comment est ce que ça avait pu arriver ? 
Sentant soudain la colère monter en elle, Ayalone se redressa et reprit ses cent pas à travers la pièce. 

- Je ne suis plus la même. Je suis pire. Pire que jamais.  

La princesse déchue. Celle qui se haïssait sûrement plus que personne. Celle qui pensait que tout l’or du monde lui était dû mais qui abhorrait le démon en elle et celle qu’il lui avait fait devenir. C’était une douloureuse contradiction que de s’aimer au dessus de tout le monde tout en se dégoûtant comme personne. 
Et s’il ne restait plus que l’abominable vérité ? S’il ne restait de Dorian Grey que le portrait, est ce que son ancien amant pourrait encore la regarder comme il le faisait maintenant ? Non. Personne n’en était capable. Personne n’aimait les monstres. Les vrais monstres. 

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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Lun 12 Mar - 16:10

« De l’eau s’il te plaît. »  
S’il te plait ? Eh ben, qui l’aurait cru. On était passé de presque s’injurier à se lancer des « s’il te plait ». Comme quoi, tout arrivait, et les galères de la vie menaient à des situations incongrues. Je me rappelle la prise d’otage dans l’église, comment cet épisode m’avait mené à parler de ma nature de métamorphe au doc Mantegna. Elle ne m’avait pas crue, et pourtant je pense que j’avais réussi à ouvrir une brèche ce jour-là. A la faire réfléchir. Moi qui n’aimait ni parler de ma nature, ni me confier aux gens surtout quand lesdits gens avaient un vagin. Et nous voilà aujourd’hui, avec Ayalone chez moi, ce qui me met mal à l’aise. Mais elle a l’air encore plus mal à l’aise que moi. Effrayée surtout. Je ne saurais pas dire si je l’ai déjà vue dans cet état. Aya est plutôt du genre fière. Tête haute peu importe les circonstances. Donner le change, en permanence. Elle était de ces personnes que rien ne semblait arrêter. Pourtant, là, elle apparaissait plutôt comme une jeune femme fragile et perdue. Ce qui rendait la situation d’autant plus étrange et compliquée.

Et alors que je pose le verre d’eau sur le guéridon non loin d’elle, je me rends compte qu’elle n’a pas changé. Je ne l’avais pas regardée de près la dernière fois. Mais elle n’a pas changé, elle est comme dans mes souvenirs. Sept siècles et pas une foutue ride. Moi non plus, me direz-vous, mais je m’en fiche pas mal de l’allure que j’ai, je reste foutrement bien conservé. Mais elle…elle est resplendissante. Une beauté qui m’avait été fatale, à l’époque. Mais une beauté solaire. Comme si la vie s’amusait à me rappeler ce qui aurait pu être.

« Je ne crois pas que tu devrais savoir. »
Je fronce les sourcils. Sa voix est empreinte de peur, et de gentillesse. De trop de gentillesse. J’avais déjà compris qu’elle était dans la merde. Mais je commence à me dire que la situation est pire que je ne l’imaginais. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait beaucoup, comme elle dit. J’ai aidé quelqu’un en détresse. Mon job, depuis quatre ans, est de protéger. Il faut croire que ça s’est ancré dans mes principes. Et oui, ce soir ce fut Ayalone, mais peu importe. J’avais fait ce que j’étais censé faire.

Pourtant à l’entendre, ça compte beaucoup. Peut-être parce que c’est elle. Peut-être parce qu’elle s’attendait à ce que je la déteste et la laisse se démerder là, dans cette ruelle. Peut-être que j’aurais dû, d’ailleurs, parce que oui, je suis censé la détester. J’ai toujours dit que je la haïssais. La vérité, pourtant, est toute autre. Je tiens à elle, d’une certaine manière, après tout ce temps. Elle est la mère de mon gosse, ça doit bien compter pour quelque chose. Elle est tout ce qui me rattache à cette vie passée.
« Tu es déjà assez en danger comme ça. »
En danger ? Carrément ? Je croise les bras. Elle rajoute qu’elle est pire que jamais. La bouillotte siffle au même moment, comme pour donner un accent dramatique à l’instant. Ou nous donner un peu de répit.

Je vais remplir ma tasse, et reviens dans le salon avant de la poser à côté du verre d’eau d’Ayalone.
« Pire que jamais ? Pire que quand tu m’as transformé en foutu mangeur de bambou et abandonné avec un gamin brailleur ? » Je soupire, baisse les yeux. « Excuse-moi. Mon côté connard cynique refait surface parfois. », dis-je en tentant un sourire. Les rancunes ont quand même la vie dure. Mais maintenant n’est pas le meilleur moment pour régler nos comptes et ressasser, encore, la même vieille histoire. Je m’adosse au dos du canapé. « Je ne sais pas si tu es au courant, mais je suis garde du corps d’une des personnalités les plus haïes de la ville. Et je suis censé me prendre une balle à sa place chaque fois qu’on essaie de le tuer. Et crois-moi, beaucoup de monde veut Rafael mort. Donc le danger, je connais. Par contre, toi, tu y es moins habituée de toute évidence. »
Je porte le thé à ma gorge, grimaçai. Trop chaud. Je le repose sur le guéridon, et reporte mon attention sur Ayalone.
« Je ne peux pas te forcer à me parler, Aya, je crois qu’on a bien vu où ça menait. Mais…bordel, j’arrive pas à croire que je vais dire ça. Si tu as besoin d’aide, je suis là. Je n’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose. »
Je soupire. Les choses étaient toujours si compliquées.

« J’ai cru que t’étais morte. Quand je suis redevenu humain, je ne ressentais plus ce….truc qui nous liait toi et moi. J’étais libre, alors j’en ai déduit que t’étais morte, que t’étais pas revenue de l’Enfer comme les autres. J’avais même fait mon deuil. Et puis te revoilà. Je dois me refaire à l’idée que tu es en vie. Alors, je suis pas franchement prêt à ce que tu meures à nouveau. Mais si tu préfères te débrouiller seule, je t’en empêcherai pas. T’en as toujours fait qu’à ta tête, de toute façon. », terminé-je avec un sourire. Ayalone n’avait jamais eu besoin de personne. Pas même de moi.

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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Ven 16 Mar - 20:32

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L’aisance avec laquelle elle se déplaçait en présence de Gabriè, le confort qu’elle ressentait et ce sentiment presque apaisant...
Comment le corps pouvait-il reprendre des habitudes vieilles de plusieurs dizaines de décennies ? C’était comme si son être tout entier savait effacer les effets de six cent ans, les réduire au néant, à l’insignifiant. Oui, on pouvait arrêter de faire du vélo pendant une demi douzaine de siècles et pouvoir ensuite remonter en selle. Ce n’était pas pareil, c’était plus tremblant, plus hésitant, mais c’était possible. Quelque part Ayalone le savait maintenant. Quelque part, elle ne voulait pas le savoir. Même s’il avait été possible qu’elle se remette réellement au cyclisme, la jeune femme ne laisserait plus jamais ce loisir se mettre dans le chemin de sa destinée. Elle ne lui laisserait plus l’occasion de lui arracher le cœur. 

‹‹  Pire que jamais ? Pire que quand tu m’as transformé en foutu mangeur de bambou et abandonné avec un gamin brailleur ?  »

Il suffit d’une remarque plus empreinte de rancoeur que les autres pour détourner l’attention de la Daybreaker de ses malheurs et de ses divagations. En un instant, son visage se fit plus sombre, ses traits plus fières, sa position toute entière appelait à l’affront.

-  A ce que je vois ça ne t’a pas tué. 

La voix avait été sèche, à la hauteur de l’attaque. Avec la rapidité d’une joueuse de tennis qui ne ratait pas un seul coup. 

‹‹  Excuse-moi. Mon côté connard cynique refait surface parfois.  »

La belle rousse ne répondit que par un regard suffisant. Non, elle ne pardonnait pas. Elle aimait trop le conflit pour ça, la colère, les fracas, c’était plus naturel pour elle, plus facile dans ce cas que le calme et le silence chargés en souvenirs et en émotions semblant venir d’un autre monde. 

‹‹  Je ne sais pas si tu es au courant, mais je suis garde du corps d’une des personnalités les plus haïes de la ville. Et je suis censé me prendre une balle à sa place chaque fois qu’on essaie de le tuer. Et crois-moi, beaucoup de monde veut Rafael mort. Donc le danger, je connais. Par contre, toi, tu y es moins habituée de toute évidence.  »

Que savait il de sa connaissance du danger à elle ? Elle qui avait passé six cent années - l’équivalent de six existences - dans un enfer alternatif, à combattre pour sa survie, à échapper aux monstres, aux horreurs, à la désolation et aux humains le plus souvent... Croyait-il que son métier de prêteuse sur gage était reposant ? Même sans sa nature de voleuse d’énergie, sa vie n’avait jamais été qu’un long fleuve tranquille. Ayalone n’avait jamais aimé se laisser porter, elle voulait avoir les commandes, les commandes de tout. Et récemment il semblait que le monde entier refusait de lui donner ce qu’elle désirait si ardemment... Ou était-ce depuis qu’il l’avait tuée ? 
Ayalone considéra son ancien amant mais ne fit rien pour le contredire. Après tout, il n’avait rien besoin de savoir. Ni ce par quoi elle était passée, ni ce qu’elle avait perdu en chemin. L’espace d’un instant, une ombre de tristesse passa sur le visage que la belle rousse alors que la pensée de sa fille venait lui empoigner le cœur comme la douloureuse réminiscence qu’elle était... Qu’en était il de leur fils ? Aya n’avait pas la force de savoir. Elle repoussa ces pensées jusqu’à un endroit inatteignable et les oublia. 

Plus pour occuper ses mains qu’autre chose, la jeune femme attrapa le verre d’eau que Gabriè lui avait déposé tout près. De toute façon, ça ou autre chose, tout avant le goût de cendres dans sa bouche. Un goût de regret, de défaite, la prêteuse sur gages n’avait pas envie de sentir ça maintenant, alors elle fit simplement tourner le verre entre ses doigts impatients. 

‹‹  Je ne peux pas te forcer à me parler, Aya, je crois qu’on a bien vu où ça menait. Mais…bordel, j’arrive pas à croire que je vais dire ça. Si tu as besoin d’aide, je suis là. Je n’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose.  »

Toute trace de colère disparu un moment du visage de la jeune femme. Tout lui était du, tout était normal... mais pas qu’il la veuille encore en vie et en bonne santé qui plus est. Ce pouvait-il que le temps ait effacé une partie de la rancoeur ? Encore une fois elle soupçonna un piège, encore une fois elle cru malgré elle à sa sincérité. 

-  Merci.  

Lui fut arraché douloureusement des lèvres. Parce qu’elle ne lui avait pas encore dit pour l’avoir sauvé, parce que ça répondait à sa déclaration et parce qu’il n’insistait pas pour qu’elle parle. C’était fait, elle ne le dirait plus. Pour se donner contenance, la Daybreaker approcha de la fenêtre la plus proche pour lancer un regard distrait à la rue. Elle était déserte. 

‹‹  J’ai cru que t’étais morte. Quand je suis redevenu humain, je ne ressentais plus ce….truc qui nous liait toi et moi. J’étais libre, alors j’en ai déduit que t’étais morte, que t’étais pas revenue de l’Enfer comme les autres. J’avais même fait mon deuil. Et puis te revoilà. Je dois me refaire à l’idée que tu es en vie. Alors, je suis pas franchement prêt à ce que tu meures à nouveau. Mais si tu préfères te débrouiller seule, je t’en empêcherai pas. T’en as toujours fait qu’à ta tête, de toute façon.  »

Il aurait fallut que la jeune femme parte. Le tournant que leur discussion prenait ne lui plaisait pas du tout. C’était trop chargé en émotions, trop doux, Ayalone ne voulait pas de ça, elle ne savait pas quoi en faire. Elle en était persuadée en tout cas. Mais le charmant brun semblait ne pas avoir fini et appuyée contre le cadre de la fenêtre, Aya fini par se tourner vers lui. 

C’était tentant, de tout lui dire, il avait toujours ces traits qui l’avaient charmés autre fois, peut-être était-il juste un peu moins insolent qu’à l’époque de leur rencontre... mais il fallait tuer la catastrophe dans l’œuf. Ayalone n’allait pas se taire pour protéger son meurtrier : s’il avait décidé de la sauver, c’était son problème. Par contre elle allait se taire pour protéger son honneur, pour se protéger d’une éventuelle trahison, ne pas lui donner les cartes en main pour pouvoir lui faire du mal, ne pas lui accorder sa confiance plus que ça n’était nécessaire pour sa survie. 

-  Je ne sais plus qui tu es.  

Elle dit en tentant de donner à sa voix des accents froids, comme si ce n’était qu’une constatation et non un problème à résoudre. 
Non il avait grandement eu le temps de devenir n’importe qui, un maître de la manipulation ou le meilleurs des menteurs - quand bien même ce n’était pas l’impression qu’il lui faisait. Il avait sûrement eu des années, enfermer dans son corps animal pour la haïr même au delà de la mort et à priori, au vu de son éclat de colère plus tôt, rien n’avait été oublié... 

Elle aussi elle avait fait son deuil de lui, depuis le moment où il avait causé le sien d’ailleurs. Elle avait souhaité sa mort, espéré qu’elle soit aussi douloureuse que la sienne. Parce que la haine l’avait fait tenir à défaut d’avoir beaucoup d’autres choses auxquelles se raccrocher à part l’espoir un jour, de retrouver de n’importe quelle manière, sa fille adorée. 
Quelque part, ses mots l'atteignaient encore, mais ils semblaient venir de si loin... 

La jeune femme aurait peut être dû répondre quelque chose à la hauteur de ses paroles... Elle n’en fit rien. Ça suffisait, le peu qu’il savait était déjà trop. Pourtant son être tout entier semblait déborder de mots, de non dits et d’inavoués. Mais la barrière était retombée, la jeune femme avait reprit de sa contenance et avec elle, la froideur et la distance qui l’accompagnaient. Ayalone était la seule qui pouvait se faire du mal et la jeune femme comptait bien à ce que cela reste ainsi. 

-  Ca te dérange si je dors ici cette nuit ?  

Le temps de réfléchir à ce qu’elle ferait le lendemain. Le temps que le jour ce lève pour avoir une meilleure vue sur les dégâts causés par cette douloureuse nuit.


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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Lun 2 Avr - 15:38

« Merci. »
Le simple mot m’arrache un sourire sincère. On va quelque part, finalement. On avance. Et même si ce qu’il y a entre nous est compliqué, trop compliqué, trop douloureux encore, nous avons dépassé le stade de la haine. A ce moment, nous ne sommes plus que deux êtres humains qui se tendent la main. Et qui se rappellent qu’un jour, ils ont été proches. Un jour. Je sentais bien pourtant que ce simple mot était difficile à prononcer pour Aya. C’était en partie, je suppose, dû à son éducation. On ne lui avait pas appris à dire merci. On lui avait appris à exiger, à réclamer, à prendre, parce que tout lui était dû. Parce que tel était son rang. « Merci » ne faisait pas partie de son vocabulaire d’enfant. Ca laisse des traces, tout comme certaines habitudes sont restées ancrées en moi du temps que j’étais le jeune Gabriè commerçant. Mais je pense, aussi, que c’était dans son caractère. Remercier était difficile, parce que ça voulait dire que quelqu’un nous avait aidé d’une manière ou d’une autre. Et je crois qu’Ayalone ne voulait pas être aidée. Elle n’avait peut-être pas tort. Dans un monde comme celui-ci, une main tendue pouvait cacher une arme. Les gens qui aidaient sans rien attendre ne retour étaient rares. De plus en plus rares même. Heureusement pour elle, et pour moi, j’étais de ceux-là. Enfin, je crois, je me complaisais à me dire que j’étais de ceux-là. J’aidais parce que, eh bien…si j’étais dans la merde, j’aimerais bien qu’on m’aide, et puis c’est tout. Mais Ayalone ne comprenait peut-être pas les choses comme ça. Elle se détourna alors, et je ne vis que son dos et légèrement son profil, observer la rue. Il n’y avait probablement personne à cette heure-ci. De manière générale, j’habitais une rue tranquille.

Je pensais que si je m’ouvrais un peu à elle, si je faisais un pas vers elle, elle ferait un pas vers moi. Je lui avais sauvé la mise, après tout. Mais non. La fierté d’Ayalone allait au-delà de ce que je croyais. Alors elle me regarda simplement et me balança une phrase d’une froideur déconcertante.
« Je ne sais plus qui tu es. »
Le coup fut un peu rude. J’avais fait un effort, j’avais parlé avec sincérité, mais elle continuait à s’enfermer. La rancœur était encore trop forte. Je pouvais le comprendre, je crois, au fond. Une partie de moi le comprenait. Mais elle était bien cachée, et au dessus, il y avait des couches et des couches d’incompréhension. Comme si elle était l’unique victime dans l’histoire. Comme si je l’avais trahie, seul, et qu’elle n’avait rien fait de mal. C’était ça le plus dur, je crois. Parce que moi non plus, je ne savais plus qui elle était. Je n’avais plus su qui elle était le jour où elle m’avait transformé en animal, sous sa domination. Qu’elle m’avait abandonnée avec Paul. Ce jour-là, j’avais compris que je ne savais pas qui était la femme dont j’étais tombé amoureux. Et pourtant, je faisais un effort, là, je me battais contre mon instinct. Je l’avais sortie d’une situation de merde, amenée chez moi, j’avais proposé de l’aider sans savoir l’étendue de son problème. J’essayais de passer au dessus de six siècles d’amertume et de colère. Pas elle. Et c’était injuste, c’était foutrement injuste.

« Ca te dérange si je dors ici cette nuit ? »
Le silence tomba, quelques secondes. Parce que mon cerveau avait bloqué. Elle refusait de me parler, me balançait un truc super froid et distant, et demandait si elle pouvait passer la nuit chez moi ? Je ne comprenais plus. Je ne comprenais pas sa logique. Et au-delà de ça, j’étais mal à l’aise à l’idée qu’elle dorme ici. C’était chez moi. C’était mon monde. Et elle….elle était mon ancien monde, mon ancienne vie, une vie que j’avais souhaité non pas oublier, mais tout du moins mettre de côté. Je m’étais reconstruit hors de Gabriè. Elle m’y ramenait un peu brusquement. J’hésitai, quelques secondes. D’un autre côté, elle serait peut-être plus en sécurité ici. Je l’avais amenée jusque là, pour la mettre en sécurité, c’était peut-être la suite logique. Pourtant, une partie de moi m’empêcha de dire oui. La fierté, peut-être. L’auto-préservation, en grande partie.
« Je ne préfèrerais pas. Tu l’as dit toi-même, on ne se connait plus. Et puisque j’ignore dans quoi tu t’es fourrée, je préfèrerais que tu repartes avant demain matin. »
C’était probablement un peu cruel, au vu des circonstances. Si c’avait été Solveig, je n’aurais pas refusé. Mais il y avait quelque chose chez Ayalone. Cette façon qu’elle avait de me repousser par principe. De ne pas vouloir discuter. Si je ne pouvais pas l’atteindre, pourquoi souhaitait-elle rester ? Elle s’était servie de moi une fois. Pas deux. Jamais deux.
« Tu peux rester encore un peu, et repartir. Je peux t’accompagner jusque chez toi si tu veux, pour qu’il ne t’arrive rien. »
Je haussai les épaules.
« Tu ne peux pas tout avoir, Aya. »

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MessageSujet: Re: The say running means fleeing • Duncan&Ayalone   Mar 17 Avr - 21:41

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Il manquait cruellement quelque chose à Ayalone. Quelque chose pour être équilibrée, quelque chose pour faire fuir définitivement loin d’elle toutes ses horribles colères. Une épine dans le pied qu’elle devait s’enlever pour grandir, s’adoucir, pouvoir enfin se servir de sa force au lieu de la laisser la desservir. Mais voilà, la jeune femme ne savait pas de quoi elle avait besoin. Et l’ignorance ne faisait que l’agacer plus encore, empirer la situation toujours davantage. C’était un cercle vicieux dans lequel elle était entrée il y avait de ça des siècles. Peut être progressivement, peut être en y sautant à pieds joints, toujours était il qu’elle y était entrée et qu’elle était maintenant incapable de s’en échapper, prise au piège dans des filets sur lesquels elle jouait maintenant le jeu de sa propre araignée. 
Et allant avec tout le reste, la prêteuse sur gages avait sa propre logique, une logique tordue, déséquilibrée mais qui lui appartenait, qui l’animait et influençait chacun de ses choix. Et si elle venait à découvrir que le chemin de pensée qu’elle avait suivi pendant des centaines de décennies n’était pas le bon, elle viendrait sûrement à en perdre la tête... 
Alors la jeune femme continuait, avançait encore et toujours plus sur la route pavée de colère, à défaut de savoir faire demi tour.

Ça aurait été si simple de croire complètement Gabrié, de s’attendrir devant le fait qu’il voulait l’aider, qu’il semblait vouloir le faire sans autre contrepartie que sa gratitude. Mais Ayalone refusait de s’illusionner, de le croire plus qu’à demi-mots. Elle concédait un remerciement mais pas toute sa confiance. La jeune femme avait eu tellement d’occasions d’être trahir pendant son existence. Parfois par des personnes à l’air plus innocent encore que celui que portait son ancien amant. Et il y avait des choses que la jeune femme ne pouvait plus supporter - accorder sa confiance et en subir les décevantes conséquences que cela impliquait en faisait partie. La belle rousse avait été trompée par trop de personnes, Gabriè en tête de liste. 
Et pourtant elle était prête à prendre un risque en plus, elle était prête à dormir chez lui, à fermer les yeux en sa présence, quoi que le plan serait plutôt de garder les yeux ouverts jusqu’au petit matin... Les actes étaient plus faciles que les mots. La belle rousse aurait eu trop peur de ce qu’elle aurait pu confier à son ancien amant et qu’il aurait pu utiliser contre elle. Alors qu’il ne pouvait rien faire d’une jeune femme dont il ne savait plus grand chose et qui se reposait dans son salon. C’était pour ça qu’Ayalone avait osé demandé. Un instant de silence, puis le refus. 

‹‹ Je ne préfèrerais pas. Tu l’as dit toi-même, on ne se connait plus. Et puisque j’ignore dans quoi tu t’es fourrée, je préfèrerais que tu repartes avant demain matin.  »

Il refusait de la garder chez lui. Il refusait de la protéger ! En un instant, Ayalone se voyait déjà pieds et poings liés, emmenée de force au Gouvernement pour recevoir sa sentence mortelle.

‹‹ Tu peux rester encore un peu, et repartir. Je peux t’accompagner jusque chez toi si tu veux, pour qu’il ne t’arrive rien... Tu ne peux pas tout avoir, Aya. »

Dans son corps, son sang ne gît qu’un tour, elle éructa. 

- Non bien sûr que tu ne veux pas que je reste, ça ne feras que la deuxième fois que tu m’envoies à la mort, je ne vois pas ce qu’il y a de grave à ca !  

Ses colères, toujours ses colères. Il aurait peut être pu accepter si elle avait été autrement, si elle avait su être douce... Mais Ayalone était ainsi faite. 

- Et puis qu'est-ce que j'ai, Gabrié ? Que sais-tu seulement de ce que j'ai ?  

Non, Aya n'avait pas tout. Elle était d'ailleurs plus proche de n'avoir rien du tout et ça, depuis des siècles. Bien entendu, ce n'était certainement pas ce qu'avait voulu dire le beau brun, mais la prêteuse sur gages prenait toujours les choses comme elle les voulaient, elle les tournaient à sa façon, elle les arrangeait, pourvu que ça aille dans le sens de sa rage.

- Tu sais quoi ? Je m’en vais ! Maintenant et seule ! Je vais assumer ce que j’ai fait si c’est ce que tu veux.  

La main sur la poignée après s’être retournée sauvagement vers la sortie dans une cascade de cheveux roux, un bruit venu de l’extérieur la figea soudain, glaçant son sang dans le processus. Un bruit violent, déchirant. Un son reconnaissable entre tous. C’était un coup de feu. Il pouvait s’être passé n’importe quoi dehors, c’était la Nouvelle Orléans en temps post-apocalyptiques... Toujours était -il que pour elle, ce jour là, ça n'augurait rien de bon. La jeune femme resta un instant immobile, les doigts agrippés à la poignée comme à sa dernière chance, tentant de calmer son cœur et son corps qui tremblaient incontrôlablement. 
Mais elle ne pouvait pas rester, sa fierté valait réellement plus que sa sécurité. Elle n’était pas une lâche et elle ne supporterait pas que Gabriè la repousse une deuxième fois. Une troisième à vrai dire. 
Alors elle fini par enclencher doucement le poignée, le souffle un peu plus régulier et se glissa au dehors sans plus un regard.


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