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 Premier contact || Beatriz

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Premier contact || Beatriz   Mer 24 Jan - 21:47

Premier contact
Qu’il s’agisse d’une coïncidence ou pas, Itzal avait bien l’intention de le savoir en entrant dans le Mary Rose. Enfin, à condition de mettre la main sur Esperanza. C’était elle qui cherchait, d’abord et avant tout pour savoir comment elle allait. S’il avait été aux premières loges pour assister à sa transformation, il n’avait pas eu l’occasion de la revoir depuis qu’il l’avait quitté, provisoirement pensait-il à ce moment-là, quelques heures après la nuit cauchemardesque en question. Elle avait survécu, et, à plus ou moins long terme, elle irait bien, il était bien placé pour le savoir. Mais la route était longue et quelque peu chaotique. Il était passé par là, à titre personnel puis quand il était resté auprès de Brooke quand celle-ci avait subi la même chose. Et il aurait bien voulu soutenir Esperanza dans sa galère, surtout que c’était en partie sa faute à lui si elle avait été blessée, mais il avait énormément de mal à la coincer ces derniers temps. Il pouvait imaginer des tas de scénarios, plus ou moins crédibles. Elle lui en voulait, elle lui en voulait tellement qu’elle ne souhaitait plus le voir. Il n’arrivait pas à y croire, mais ça restait une possibilité, aussi mince soit-elle. Ou bien, elle était en plein déni, refusait d’affronter la réalité, et lui était la preuve vivante que tout ça était bien arrivé, unique témoin du drame. Ou encore, elle voulait s’en sortir toute seule, sans aide. Voilà qui lui ressemblait plus. Et dans cet entêtement, elle ne voulait pas le voir et lui avouait qu’elle n’y arrivait pas – personne n’y arrivait, au début. Quoiqu’il en soit, il avait plusieurs fois tenté de la trouver, mais elle était toujours par monts et par vaux.

Cette fois, il pouvait toujours prétendre être venu pour autre chose que prendre de ses nouvelles, si c’était ça qui la stressait. Même s’il avait dans l’idée qu’il ne la trouverait pas, et pour cause : elle avait intérêt à faire profil bas, si les rumeurs qu’il avait entendues avaient seulement un fond de vérité. Tout se savait, dans cette ville, quand on savait ouvrir les yeux et les oreilles. Il se murmurait qu’un milicien avait disparu aux alentours du Mary Rose, et si l’établissement était si facilement cité, c’était parce que l’endroit était censé être select, bien fréquenté, belle façade accueillant rien moins que des membres du Gouvernement. Du genre qui nécessitait un mot de passe pour entrer. En soi, Itzal n’allait pas verser une larme sur un milicien disparu – probablement déjà coulé dans du béton et jeté dans le fleuve. Ce serait même un motif de fiesta. Mais pas quand le Mary Rose semblait lié à ça – et Esperanza par procuration. Pour une femme d’affaires, ça ne le faisait pas. Et bien sûr, quand il déboula dans le bar, il ne vit nulle trace de la patronne. Son regard balaya rapidement la clientèle, histoire de vérifier que personne qu’il connaissait ou qui le connaissait de son ancienne vie ne s’y trouvait. Puis il marcha droit vers le bar. Il avait repéré la nouvelle recrue d’Esperanza et venait de décider qu’il était temps de se présenter. Il ne savait d’elle que son nom et son prénom, et qu’elle était, pour citer Espe, « super efficace ».

Il fit un signe à Beatriz, sans savoir si elle connaissait seulement son existence. « Salut, je cherche Esperanza. Je suis Itzal, un ami. » Il ne lui fit pas l’affront de lui demander où était leur patronne commune. Soit elle n’en savait rien, soit elle lui mentirait – du moins si elle était aussi super efficace qu’Espe le prétendait. C’était ce qu’il aurait fait, lui, à sa place. Il regarda de nouveau autour de lui. L’ambiance était la même que d’habitude – feutrée, discrète, haut de gamme. Peut-être y avait-il plus de clients solitaires que d’habitude. Et peut-être que ce n’était pas des clients ordinaires, mais des fichus miliciens en civil. Il reporta son regard sur la barmaid, haussant un sourcil. « Les affaires marchent toujours on dirait. Pas de problème d’image de marque ? » À quoi bon tourner autour du pot ? Il était tout prêt à détailler sa pensée si elle le lui demandait.

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MessageSujet: Re: Premier contact || Beatriz   Hier à 20:18

Premier contact  
Beatriz & Itzal
Your soul is able, death is all you cradle, sleepin' on the nails, there's nowhere left to fall. You have admired every man desires, everyone is king,when there's no one left to pawn - Black Rebel Motorcycle Club "Beat the Devil's Tattoo"

Le Mary Rose était plutôt calme en comparaison aux allées et venues habituelles. J'avais connu des journées beaucoup plus animées où je devais courir partout pour satisfaire la clientèle huppée qui venait se divertir chez nous. Cette accalmie était plutôt bienvenue. Ce calme apparent me permettrait de revenir à mes premières amours, à savoir créer des cocktails aussi originaux les uns que les autres – sans alcool évidemment, les règles de la Prohibition s'appliquant à tout le monde, même à notre établissement alors même que nous étions dans les petits papiers du gouvernement. Le Mary Rose ne bénéficiait d'aucune exception, même s'il nous arrivait de servir de l'alcool en douce de temps en temps, pour peu que le consommateur y mette le prix. L'alcool était devenu une denrée rare et chère et elle ne finissait pas dans le gosier du premier venu. Ironiquement, de telles demandes provenaient d'individus haut placés, qui se pensaient visiblement au dessus des lois – l’illustration parfaite du fameux  fais ce que je dis, pas ce que je fais. C'était un moyen comme un autre de garder le contrôle, de débusquer la contrebande qui savait si bien se planquer sous une apparente légalité. Après tout, il y avait bien une maxime qui disait que certes, il fallait rester  proche de nos amis, mais qu'il fallait garder nos ennemis encore plus proches, ou quelque chose comme ça. Ce principe s'appliquait parfaitement en l'espèce. Les sbires du gouvernement , pour le moment, venaient nous manger dans la main, mais nous n'étions pas à l'abri d'un coup de poignard dans le dos. Ils étaient suffisamment retors et pervers pour décider du jour au lendemain que nous étions persona non grata et sceller notre destin. En tant que rescapée des arènes, je ne le savais que trop bien. J'avais tout intérêt à faire profil bas si je ne voulais pas voir tout ce que j'avais construit avec autant d'acharnement s'effondrer comme un château de cartes. Si à l'époque j'avais survécu aux Hunter's Seasons, c'était bien parce que j'étais forte, puissante, parce que je maîtrisais ma magie et je faisais ce qui doit être fait. Aujourd'hui j'avais perdu beaucoup de mes capacités, ma magie était devenue instable et j'étais une sorcière sur le déclin. Dans ces conditions, comment étais-je supposée survivre, accéder à l'étape suivante ? La perspective de revivre ce cauchemar me glaçait le sang et j'en avais des palpitations d'angoisse, des flashs qui surgissaient par intermittence.  

Ces visions se multipliaient ces temps-ci, me poursuivant jusque dans mes cauchemars. Le jour, il ne s'agissait que de simples réminiscences combinées à mes craintes du moment et mes nuits étaient ponctuées de rêves particulièrement réalistes, qui laissaient une sensation de malaise profond au réveil. Je rêvais parfois de ma propre mort, ou de celle de mes proches. Le plus souvent, cependant ; je voyais ma propre fin, avec une cruelle exactitude. Je me repassais en boucle la scène de mon arrestation et l'histoire se terminait toujours de la même manière. Il fut un temps où mes visions nocturnes s'étaient calmées, s'espaçaient de plus en plus. Dès lors, mon sommeil était moins perturbé, de meilleure qualité. Je regrettais presque cette époque bénie où je pouvais presque dormir sur mes deux oreilles. Je n'avais pas à chercher bien loin pour comprendre quelle était la cause de cette recrudescence.  

Je n'avais pas la conscience tranquille.

Il était là, le problème. Je me traînais ma mauvaise conscience comme un boulet. Aux yeux du monde, j'étais cette jeune maman qui tentait de se racheter une conduite en se ralliant au gouvernement – simple question de terminologie, je détestais l'idée qui se cachait derrière le terme se soumettre et je préférais croire que je conservais toujours mon libre arbitre. Chacun faisait ce qu'il pouvait pour survivre, surtout dans un monde comme le nôtre. Survivre impliquait de faire des choix parfois impossibles, et parfois cruels. Il fallait laisser derrière soi des personnes que l'on aimait. Il fallait éliminer tout ce qui avait l'air d'une menace. C'était eux ou c'était moi, de toute manière. Il fallait protéger, sécuriser, porter des secrets trop lourds, fermer sa bouche quoiqu'il arrive. Il ne fallait surtout pas parler, même sous la torture. Garder le silence pour ne pas s'exposer au châtiment ultime, à la peine capitale. Malgré mon jeune âge, j'avais moi aussi des secrets, certains étaient suffisamment graves pour me précipiter à ma propre fin s'ils venaient à être dévoilés au grand jour. Ces secrets, je les confiais rarement, je les gardais jalousement pour moi. Je ne faisais pas suffisamment confiance aux autres pour laisser ma vie entre leurs mains. Il fut un temps où j’aurais suivi ma sœur aveuglément, mais elle ne méritait pas une confiance aussi totale, aussi inconditionnelle. Elle-même avait des secrets, et j'en avais déterré quelques uns, récemment. Et ce que j'avais découvert me ne plaisait du tout.  

J’avais besoin de repos. De vrai repos.

Le travail manuel ne me suffisait plus. Je ne pouvais plus endiguer le flot de mes pensées. J'en avais presque mal à la tête. Je posai le verre que j'étais en train d'astiquer sur le comptoir, et je jetai le torchon que j'utilisais plus loin. Machinalement je me frottai les tempes alors que ma vue se brouillait, devenait plus floue. Je m'appuyai contre le comptoir, pour ne pas vaciller, pour ne pas tomber. J'avais des vertiges, à cause du manque de sommeil, à cause de l'angoisse, à cause de tout un tas de choses. Le temps de cligner des yeux et je vis un homme se diriger vers moi. Un client. Je me ressaisis, ou tout du moins, je m'en efforçais. Je me tenais droite, de nouveau, arborant un sourire de façade. Faire comme si de rien n'était, prétendre que tout allait bien. Parce que tout allait bien, pas vrai ? Il ne fallait surtout pas que quelqu'un se doute que quelque chose de grave s'était passé ici.  

« Bonjour. » saluai-je avec un enthousiasme feint, mes prunelles sombres scannant d'ores et déjà le nouvel arrivant. « En quoi puis-je vous aider ? »  

Voilà que je débitais des phrases toutes faites, comme si je ne faisais que suivre un script. S'enquérir des besoins du client en premier. Toujours. Pourtant, ce client là n'était pas comme tous les autres. C'était un ami d'Esperanza, ou tout du moins le prétendait-il. Il s'appelait Itzal. J'enregistrai l'information dans un coin de ma tête, vérifiant qu'elle ne m'évoquait pas déjà quelque chose. S'il était déjà venu en ces lieux, c'était probablement quand je n'étais pas encore assistante. Un sourire sardonique étira alors mes traits. S'ils étaient effectivement amis, leur relation ne devait pas être au beau fixe s'ils devaient passer par mon intermédiaire pour se rencontrer. Il ne me laissa pas le temps de faire cette remarque, déjà il parlait des affaires et de cette histoire d'image. Mes sourcils se froncèrent tandis que je continuais à l’inspecter attentivement.

« Esperanza n'est pas là pour le moment, non. » répondis-je avec aplomb. « Je ne sais pas du tout quand elle reviendra, si ça ne vous dérange pas d'attendre son retour vous pouvez vous installer. Si vous êtes aussi proche de ma patronne que vous le prétendez, vous savez sûrement que nous proposons des divertissements de choix. »  

Mon sourire sardonique devint beaucoup plus mielleux, beaucoup plus aimable.  

« Ou alors, je peux prendre un message et lui transmettre quand elle reviendra, c'est vous qui décidez. » Quant à moi j'avais tout mon temps, pour une fois je n'avais rien d'autre à faire. Je m'accoudai sur le comptoir et croisai mes mains sous mon menton. « Après tout, le client est roi. »  

Je jetai un regard circulaire à la salle, avisant les places libres et non encore réservées. S'il s'installait et profitait de nos divertissements, il verrait par lui-même que notre établissement ne souffrait d'aucun problème d'image.  

« Vous dites que vous êtes un ami, donc ? » m'enquis-je après avoir vérifié le registre des réservations. « Vous êtes avocat, pour vous intéresser autant à notre image ? »  

Autant que je sache ce qu'il avait derrière la tête, parce que ce n'était définitivement pas anodin qu'il évoque de tels sujets alors que nous avons échangé quelques mots à peine. Mes prunelles sombres le sondèrent, implacables. S'il savait quelque chose, n'importe quoi, le dénommé Itzal n'en montrait rien. Ma méfiance, elle, était tout à fait légitime. Dans un monde comme le nôtre, on ne savait jamais vraiment qui étaient nos amis.  
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