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 I promise I'll do better [PV Maggie]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: I promise I'll do better [PV Maggie]   Dim 28 Jan - 22:04

I promise I'll do better
I'll give you everything I have. I'll teach you everything I know. I promise I'll do better. I will always hold you close. But I will learn to let you go. I promise I'll do better. I will soften every edge. I'll hold the world to its best. And I'll do better. With every heartbeat I have left, I will defend your every breath. And I'll do better.


L’ombre se dessine sur le pavé, rejointe bientôt par sa jumelle. Un duo d’insouciants qui racle le bitume avec peu d’empressement. Elle, elle a la main qui se balade, cherche le dos et trouve le bras. Sa mimine se contracte autour du coude. Un geste possessif qui ne signifie rien. Pas pour elle, encore moins pour lui. L’air frais claque contre leur peau tiède, leur brûle les joues. La chaleur du Bones les enveloppe sur quelques mètres encore avant que le froid ne s’insinue réellement sous les vêtements. Elle se colle davantage à lui et pour faire bonne mesure, il entoure sa taille. Seulement deux rues de parcourues avant qu’ils ne s’arrêtent. Environs repérés, zone de sécurité instaurée. Elle sourit en lui ouvrant la porte de l’immeuble en branle, déserté. Autrefois luxueux, ce complexe abritait plusieurs dizaines d’appartements que seuls les riches propriétaires pouvaient se permettre. Ancien repère pour les infidèles fortunés, les murs ne contiennent plus les cris interdits d’amants empressés. Ils ne supportent plus que les hurlements silencieux de la misère et de la pauvreté. Squatte pour les sans-abris du coin, l’endroit sent la mort, la pisse et parfois, l’alcool. Il y en a toujours un pour regarder par la fenêtre, surveiller les alentours. Ils ont leur système ces petits gars pour se tirer avant que la milice ne les enfume – dans le meilleur des cas. La maladie ronge les carcasses. Dans l’entrée, ils croisent deux corps inanimés mais aucun d’eux ne relève ce fait. Ils s’installent au premier dans le salon poussiéreux, aux meubles absents. La femme se détache de l’homme ultimement et ramène son sac à main devant ses yeux. Une seule chaise présente, près de la vitre et c’est Oswald qui la prend. Ce rendez-vous n’a rien de galant. La comédie s’arrête dès lors ici.

Avec lenteur, l’arnaqueur relève sa manche. Il se refuse à lui présenter le membre marqué par la morsure. Dans ces moments où il tente tout pour ne ressentir plus rien, la seule vision de cette cicatrice suffit à engendrer sa culpabilité. Si Elena le voyait se foutre en l’air, elle l’étranglerait. Il soupire en se mettant tout seul le garrot et espère intérieurement pouvoir échapper aux pensées qui s’agglutinent dans le crâne depuis que Tobias a croisé sa route. « Je ne l’ai pas encore testé mais ça devrait faire plus d’effet et durer plus longtemps, normalement. » Qu’elle lui dit, la dealeuse. Elle expérimente sa nouvelle came sur lui depuis quelques mois déjà, de façon totalement anarchique. Il ne la paye pas et profite gratuitement des bienfaits de ses drogues. Lui, il a ce qu’elle cherche. Réseau sanguin infecté, capacités à rejeter les molécules rapidement. Elle bosse dur pour parvenir à créer de quoi sustenter les créatures comme lui. Jusqu’ici, ça n’a jamais fonctionné. Les effets secondaires se comptent par millier et l’organisme recrache toujours aussi vite la substance illicite. « On verra. » Il marmonne. Un jour, ça finira par lui arrêter le cœur ou ça le privera d’air peut-être. Mais qu’est-ce qu’il en à faire ? Savoir son frère en vie remet en perspective cette façon d’envisager l’avenir, il doit bien l’avouer mais il prend le risque quand même. La tête glisse en arrière quand le produit s’insinue sous l’épiderme. Il ferme les paupières et s’impatiente. La promesse n’a pas clairement été faite. « On ne va pas pouvoir rester ici longtemps par contre. » Qu’elle lui dit alors que les premiers effets commencement à se faire ressentir. Il se relève avec lenteur, la bouche pâteuse, les mains moites. « J’espère que c’est pas de la merde ton truc. » Un commentaire qui dresse un rictus plein de sous-entendus sur les lèvres adverses.

Les prunelles cherchent la montre comme à chaque fois. Quitte à simuler une aventure, autant jouer le jeu de bout en bout pour ne pas attirer l’attention. Combien de temps ça prendrait pour s’envoyer en l’air et se rhabiller ? D’après elle, seulement quelques minutes apparemment. « T’as qu’à aller t’allonger chez toi. Je t’accompagne si tu veux. » La seringue, elle la reprend et la range soigneusement dans sa sacoche. Pas de preuve, pas de crime. L’encadrement de la porte l’engloutit très vite à la suite. Le scandinave fait coulisser le textile sur la piqure pendant ce temps et la rejoint dans la couloir d’une démarche lasse. Il a la sensation de glisser, de voir les parois s'agiter. La caboche pleine de nuages, le drogué glisse à l’oreille de sa comparse « Avec moi, ça dure bien plus longtemps que ça. » Sa paume va jusqu’à effleurer les fesses de son acolyte pour soutenir son propos. Celle-ci se raidit, le repousse vivement. « T’es vraiment con. » Elle n’aime pas les avances et ça, il le sait. « Effet secondaire. » se justifie-t-il en ricanant. Profondément agacée, la trentenaire le plante sur place à peine arrivée sur le trottoir. « Bon courage pour rentrer. » Elle s’éloigne sans plus d’inquiétude, laissant l’aliéné errer sans savoir où aller.

Il met plus de trente minutes à débusquer le coin de la rue et plus de dix minutes à réaliser qu’il tourne en rond. Ça déraille au-dedans, il flotte pendant un quart d’heure avant de manger le retour de flamme de l’euphorie. Sueur froide et hallucinations débutent alors. Toujours la même chose. Il peste contre une chimère quand des voix s’élèvent à quelques pas de là. L’égaré se retourne pour les observer, ceux qui beuglent. Ça lui fracasse le crâne, brise définitivement sa bulle de légèreté déjà trop entaillée. Irrité, il s'avance, deux enjambées et se débat avec l’obscurité l’espace d’une seconde avant de se retrouver au-devant de la scène. Son regard passe de l’un à l’autre et ne quitte plus le visage de la gamine dès qu'il la déniche. Une onde le traverse, la rage prend toute la place. Un besoin viscéral d’intervenir qu’il ne cherche pas à refouler. Il en serait bien incapable, ravagé comme il est. « Qu’est-ce qui se passe ? » Voix dématérialisée, rendue rauque. Il oblige l’autre à détourner son attention de la gosse. Pupilles dilatées, transpiration roulant sur les tempes, l'allure du fou furieux qui sied à son attitude démente. Il saisit l’épaule de l’inconnu pour le projeter contre le mur derrière eux sans plus attendre. Le crâne de l'étranger s'abat brutalement contre la brique. « Il t’emmerde ? » Qu’il demande ensuite à Maggie, à retardement. Le cerveau formulant péniblement l’interrogation après l’action impulsive. L’autre dans son dos reprend peut-être de la hauteur, il ne le calcule pas. Décide que ça n’a pas d’importance. Le centre de son petit monde actuel se trouve juste devant lui. Et pendant une poignée de secondes, juste ça, ça lui suffit.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mar 30 Jan - 14:26

L'homme lui effleurait le bras, rapprochait son visage marqué par les excès de la tempe de cette femme enfant. Mais il ne murmurait pas, souillait son audition de ses laïus lubriques et ne lui procurait qu'oppression, écœurement, pourtant s'imaginait sûrement des prunelles emplies d'excitation. Alors il resserrait l'étreinte au niveau de son coude jusqu'à la rendre brutale, presque animale. Et il aurait pu lui casser le bras en ne forçant qu'un brin plus, mais se contentait de cela, de la laisser reprendre le dessus même au bout de longues secondes, le repousser de toutes ses maigres forces dans un atroce frémissement qui lui brûlait le corps. « Arrête tes conneries. » Elle lui imposait ce pas en arrière, pourtant toujours ces effluves d'alcool qui venaient écœurer ses sens. Mélange de whisky et d'un parfum bien trop fort, tout ce qui sortait et émanait de lui n'était que supplice et l'étouffait. Infâme personnage qui n'attendait que de disposer de son être. Et comme il l'avait fait maintes fois jadis, le porc s'en sentait maître. Elle devrait se déshabiller, elle devrait le charmer. Elle devrait se laisser aller et le laisser la dominer, faussement docile, comme durant des années elle l'avait fait au Little Darlings contre quelques poignées de ces saloperies de billets. « Je sais que t'en as envie. » Son pouce venait se loger contre sa gorge, ses phalanges noircies par la débauche lui encerclaient doucement le cou. Paralysée, c'était des années d'assujettissement qui lui revenaient droit dans la gueule. Et elle subissait, le temps d'une remise en question, d'un tri dans ses songes. Elle subissait, comme elle avait l'habitude de le faire. Comme cet automate qu'elle était, conditionnée pour se laisser faire, pour feindre la satisfaction et bloquer des cris d'horreur qui trop souvent avaient voulu s'évader de son torse. « T'as toujours été revêche, c'est ça que j'aime chez toi. » Elle aurait voulu lui mettre un coup de tête, de genou bien placé, mais se contentait de tousser lorsque les mains de cette chimère du passé quittaient le haut de son corps, pour se faufiler jusqu'à sa taille, jusqu'à ses hanches et descendre plus bas encore avant d'être stoppées net. « Lâche-moi. » Paroles plus intenses, plus assurées cette fois. Et elle plantait ses ongles dans la chaire de ses avant-bras, comme pour canaliser son trop plein de haine. « LACHE-MOI ! » Il finissait par changer de visage, mais bien vite ce rire glacial revenait et c'était comme s'il le lui crachait en pleine gueule. « Aller viens. » Plus vicieux son regard, plus forte sa voix, mais plus dense encore celle qui les arrachait au champs-de-bataille, à ce face à face malsain dont elle ne voyait pas la fin. « Qu'est-ce qui se passe ? » Oswald. Des traits qu'elle reconnaîtrait entre milles pour les avoir trop devinés parmi les foules. « Qu'est-ce que.. » Statique, elle regardait la tête de l'agresseur se fracasser contre le mur. Puis Oswald. Puis à nouveau le porc, vraisemblablement étourdi, à demi allongé sur le sol. « Il t'emmerde ? » « C'est quoi ton problème, trainée ! » Mais il se relevait tout en se tenant le nez et d'entre ses doigts, un filament de sang s'écoulait. Assez pour calmer ses gestes, pour le garder sur la touche, mais pas ses mots. Les paroles acerbes redoublaient même d'intensité. « Qu'est-ce que tu fous là ? » Habituée à ces insultes, elle ne réagissait pas, ne le regardait même pas et se contentait de faire face à celui qui se la jouait bienfaiteur. Un super-héros des temps modernes aux prunelles hagardes qu'elle devinait pourtant désireuses de fixer les siennes. « Tu préfères sa bite à la mienne, c'est ça ? » Comme un bruit de fond, l'ensanglanté beuglait tout en essayant laborieusement de se relever, finalement. Mais elle n'avait d'yeux que pour Oswald, littéralement. Et elle soutenait son regard, comme pour jauger la puissance du nectar qu'il avait indéniablement ingurgité, comme si le nom de ce dernier allait s'afficher sur ses iris, sur son front, ou simplement s'évader de lui pour rejoindre son propre sang noirci. A cette pensée, son visage s'illuminait presque comme celui d'une petite fille. Intriguée, surexcitée. Elle n'avait jamais été aussi enchantée de le voir, aussi surréaliste en était la raison. Parce qu'il faisait carrément flipper, le bougre. Mais c'était cela, qui l'espace d'une bonne dizaine de secondes, l'obnubilait complètement.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mer 31 Jan - 23:18

Les mots du hargneux percutent à peine la conscience éparse du danois. La sémantique n'émerge que tardivement et emporte avec elle, les restes de son sang-froid. Céder à la violence est d’autant plus simple que ses facultés cognitives ne lui permettent plus la moindre analyse. Les yeux passent du regard allié à celui de l’homme ensanglanté. Un grognement s’échappe de la gorge de l’infecté quand l'adversaire profère ses dernières paroles. Elles sont suffisamment fleuries pour dévoiler la réalité. La rage grimpe dans la poitrine, atteint chaque morceau de l’être. Avant qu’il ne comprenne lui-même ses propres gestes, il se retrouve à empoigner l’injurieux et à le repousser à nouveau contre la brique avec plus de force encore. Le sadisme du furibond force un sourire satisfait sur sa bouche quand il perçoit le craquement auquel sa victime est sujette. Les insultes se perdent en bordure des lèvres qu’il garde serrées. Il vacille avant de pouvoir poursuivre son acte et se rattrape à l’épaule de sa protégée de justesse. Il affirme un peu plus sa prise dès la seconde suivante. L’idée qu’elle ait pu être abusée dans cette rue lui file la nausée. Il ne sait pas si elle était consentante ou non. A voir sa mine s'illuminer aussi subitement, il en déduit que non. Et puis, au fond, ça lui est même douloureux de l’imaginer offrir son corps à un type de cet acabit dans cette allée minable respirant le danger et la pisse. Elle vaut mieux que ça sa gamine, elle mérite bien mieux que ça. Il oublie quelque part à mi-chemin dans son brouillard mental et sa descente aux enfers qu’il ne sait toujours pas si elle a un peu de son ADN. Pour l’heure, il s’est décidé à la considérer entièrement comme sa progéniture et agit en considération. En la protégeant du péril.

Avant de la relâcher, il la secoue un peu pourtant, sa môme. D’avant en arrière avec toute la force dont il dispose encore malgré sa démarche incertaine. « Qu’est-ce je fous là, moi ? Et toi, putain ? Me dis pas que t’allais vraiment baiser ce trouduc ? Tu joues à quoi, Maggie, merde ! » Qu’il lui beugle pour la forme avant de revenir poser son attention sur sa proie. Les doigts se décrispent de la frêle carrure et le pied part en avant sans ménagement frappant l’imbécile à terre, encore et encore avec rage. « Pauvre connard, t’as vraiment cru qu’elle voudrait voir ce que t’avais entre les jambes ? » Il lui fout un coup en plein dans son entrejambe à la suite, y mettant encore plus d’énergie pour que la souffrance fuse dans cette partie de son anatomie, le plus intensément possible. Les semelles compriment la cage thoracique, les jambes et le visage à la suite, en boucle. Les geignements du rustre inondent leur environnement sonore et le fou furieux s’en délecte un peu trop pour paraitre tout à fait honnête. S’il n’avait pas croisé leur chemin par hasard, que serait-il arrivé à Maggie ? Cette remarque fait redoubler les coups. A bout de souffle, l’escroc gueule plus fort encore que l’autre ne se plaint. « Tu la touches encore une seule fois et je te jure que je te saigne comme un porc. » Après sa petite tirade, il s’agenouille près du blessé et l’attrape par le col pour le relever juste assez afin de jauger ses prunelles. Il crache au visage de l’horrible personnage, marquant ainsi son total irrespect pour l’agresseur. La paume se contracte autour de la gorge ensuite. « T’as pas intérêt à te pointer dans le coin. Sinon je te butte. Que tu la connaisses ou pas, j’en ai rien à foutre. T’es qu’une sous-merde qui a pas le droit de croiser son regard, tu piges ? » Il est à deux doigts de l’étrangler. Terminer le travail serait jouissif. Mais il hésite.

Il hésite tellement que l’autre en profite pour riposter. Le front cogne la tête subitement, déséquilibre le camé qui tombe à la renverse. Un éclair passe devant les prunelles hagardes de l’arnaqueur. Un couteau ? Il bredouille, Oswald en cherchant à se relever. Protéger la femme, c’est tout ce qu’il a à l’esprit. C’est son obsession. « Barre-toi, putain. Casse-toi avant que je te crève. » Il lui braille ça en roulant sur le côté. Désorienté, il cherche à rétablir un contact visuel avec la croupière pour se rassurer mais un autre coup s’abat cette fois-ci dans ses côtes. Il jure dans sa langue maternelle par réflexe, laissant les consonances nordiques raisonner dans cet espace contigu. Ce qu’il ne donnerait pas pour tout recommencer là-bas, au Danemark. Il n’en serait pas là, à manger le pavé, trop shooté pour réellement se placer entre la mafieuse et le libidineux. Que des erreurs sur lesquelles s’arrêter seraient mal venus. Il doit agir coûte que coûte avant que ce crétin ne la blesse. Il lui doit bien ça, à celle qu’il aurait dû élever.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Jeu 1 Fév - 12:33

Elle sortait de son rêve, de cette interminable contemplation qui l'avait faite passer dans un autre monde. Distraite. Lunaire. Là des adjectifs dont elle s'affublait sans aide. Passer d'un état à l'autre sans demi-mesure, c'était sa routine à elle. Incapable de faire face à son univers de merde sûrement, inconsciemment son cerveau s'envolait, s'évadait, la rendait aveugle à l'inconfort qui se rapprochait, toujours revenait. Cette faculté, c'était comme sa propre drogue, celle que son corps lui-même créait pour l'empêcher de devenir folle. Maggie, c'était cette gamine bien trop réaliste, bien trop fataliste et pourtant terriblement naïve. Celle qui s'enivrait des desseins que son esprit façonnait. Comme pour la forcer à vivre, il la berçait de ces illusions impossibles qui lui faisait du bien. Parce qu'elle avait besoin d'espoir, Maggie. Même factice. Elle avait besoin de croire qu'il y avait une part de bon dans le mauvais, qu'il restait un brin de bonté en elle et que le pire était derrière. Et même si là n'étaient qu'oasis, même si pertinemment elle le savait, elle se plaisait à se laisser distraire. Par tout. Par n'importe quoi, n'importe qui. Même par les prunelles dilatées d'un homme prostré là tel un mirage, alors que le loup, dans son dos, ne rêvaient que de planter ses crocs dans sa chaire.

Elle sortait de son rêve oui, enfin, alors qu'elle se voyait ballottée de part et d'autre par des mains qui dans leur agressivité demeuraient si délicates. Depuis quand n'avait-elle pas été instantanément écœurée, effrayée, lorsque d'aussi près des phalanges s'étaient approchées ? C'était comme si elle avait eu besoin de se rappeler l'origine de ses névroses, pour se rendre compte qu'il était en train de la toucher. Pourtant dans un réflexe, elle amorçait un mouvement de recul. « Je joue à quoi ? » Et lui la relâchait, le regard fou, sûrement n'entendait-il qu'à peine ou faisait la sourde oreille. A quoi elle jouait, cils et sourcils se levaient jusqu'au ciel, pourtant vite arrêtés dans leur course par les mots et toute cette rage qui s'évadait d'entre les lèvres, des pieds et poings, de celui qui devenait bourreau. Rarement elle n'avait vu un homme aussi éprit de sa propre colère. Jamais pour elle. Et à cette pensée, elle secouait la tête et ses mains s'élevaient jusque son front avant de frôler ses joues, passer dans son cou puis machinalement redescendre en suivant sa silhouette. Angoissée, elle ne savait quoi en faire. Ni de ses mains, ni de ses pieds. Alors elle restait juste plantée. Même de sa bouche, les mots ne voulaient s'échapper. Pour elle. En voilà une idée des plus loufoques. Alors elle s'en voulait, penaude. Se sentait abjecte, se remplissait de honte pour avoir osé ainsi songer. Et la seule chose qui empêchait son faciès de prendre une teinte carmin, c'était la satisfaction d'être restée muette. Qu'aurait-il pensé d'elle, celui qui maintenant s'agenouillait près de l'ensanglanté à qui il promettait une mort certaine. Gamine paumée, imbue d'elle-même, complètement en dehors des réalités. Juste une petite conne, qui pensait à tord que le monde tournait autour de sa personne. Elle secouait à nouveau la tête, l'entourait de ses mains, se bouchait les oreilles comme pour se déconnecter d'une réalité trop difficile à accepter. Mais cela ne marchait pas cette fois. Son âme toute entière était bien là, et décidée à le rester.

Elle reculait encore d'un pas, ne revenait au réel que lorsque des bras la poussaient, puis la maintenaient, alors que sa tête venait de docilement épouser le mur de pierre. « Oswald. » Laissait-elle filer, d'une voix rauque, étouffée de ne s'être laissée entendre depuis trop longtemps. Mais l'intonation se laissait deviner, affolée. Pas par cette agression doublement plus intense que l'était la première, mais par la vision du bienfaiteur gisant sur le sol. Et alors qu'elle s'apprêtait à se ôter de ses chaînes, elle se laissait finalement complètement aller à la violence du porc alors qu'un simple juron lui parvenait aux oreilles. Banal, mais dans une langue aux sonorités qu'elle reconnaîtrait en mille pour l'avoir durant dix-huit ans quotidiennement pratiquée. Et elle se sentait tomber, alors qu'elle se demandait si ce qu'elle venait d'entendre était encore un de ces mirages qu'elle se plaisait à composer. Peut-être que par manque de souffle, son cerveau n'était simplement plus capable de réfléchir autrement qu'en sa langue maternelle. Et qu'il traduisait, sans même la concerter. Mais trop désorientée pour poursuivre cette réflexion, dans un râle, un second souffle, elle laissait un cri s'échapper de sa cage thoracique comme pour donner à son genou le courage d'aller se heurter quelque part, n'importe où. Ce qu'il faisait. Et l'homme déjà blessé relâchait un brin son étreinte, assez pour que ses bras à elle s'immiscent entre les siens pour les désolidariser de son cou. Alors elle pliait les genoux, se faufilait hors du joug de son agresseur, encore trop sonné par la violence des coups reçus pour comprendre qu'elle venait de s'évader. « C'est nous qui allons nous barrer. » Murmurait-elle, gorge endolorie, alors que ses iris retrouvaient celles de son acolyte. « Lève-toi. » Elle lui touchait le bras, saisissait la main de celui qui ne voulait vraisemblablement se laisser aider. « Lève-toi, putain ! » L'autre piaillait encore derrière, alors qu'elle jaugeait la distance qui l'en séparait, qu'il ne réduisait pour l'instant pas. Elle aurait aimé le priver de sa voix. Elle aurait aimé le priver de sa vue. Ou même le faire tuer par sa propre réflexion sur le sol qu'un réverbère non loin créait. Mais elle ne pouvait pas. Parce qu'elle était faible. Parce qu'elle n'aurait pu se concentrer de toute façon. Alors elle ne pouvait que bluffer. Menacer. « Toi ferme ta gueule, ou tu ne pourras plus jamais aller te vider les couilles sans te demander si tu en sortiras entier ou non. » Et alors qu'elle songeait rapidement aux contacts qu'elle gardait de son ancienne vie, ses terribles exploits au Little Darlings lui revenaient en tête. Serait-elle capable de réitérer le pire, d'à nouveau ôter la vie, sciemment cette fois ? Probablement pas. Pas de ses mains, elles n'étaient pas faite pour ça. Mais il n'y avait rien pour l'aider, rien pour la sauver. Nulle arme. Et dire qu'elle en détenait une, une poignée d'heure avant de se retrouver dans cette situation sordide. Putain de karma. Plus qu'en vendre, elle se faisait maintenant la promesse d'en acheter. Une. Un petit calibre, même sans balles, sans pouvoir tirer. Seulement pour les faire fuir, ces tarés. Parce qu'elle se rendait compte plus que jamais qu'elle demeurait trop impuissante pour cette vie de damné.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Ven 2 Fév - 0:07

Les corps se heurtent non loin de là. Il peut entendre la respiration pesante de l’homme, imagine sans mal son haleine putride rouler sur la peau opaline de sa protégée. L’estomac se contracte alors que l’impuissant se débat avec quelques démons. Le décor se métamorphose autour de sa position, prend des allures fantasques. Il perçoit la voix de Maggie parmi les ombres que son esprit malade dessine mais il est bien incapable d’y répondre. Des spectres invisibles l’écrouent au sol et quand il ouvre la bouche, aucun son ne s’en échappe. Piégé dans son propre esprit, le camé gratte le bitume de ses ongles, cherche à la trouver, la gamine. La peur s’insinue dans la rétine, l’effroi gagne les traits alors que les cauchemars s’emmêlent. Naïvement, l’infecté croit qu’il s’agit du bouquet final, un feu d’artifice qui trouvera sa fin dans cette dernière grande mascarade. Loin d’être un spectacle son et lumière délectable, ses délires le submergent et lui ôtent définitivement l’euphorie que la drogue provoquait encore à ses débuts. Il balance les bras dans les airs inutilement à quelques reprises. Le regard s’oriente vers le duo et il prie, il prie comme il a rarement prié. Il ne croit en aucun dieu pourtant, Oswald. Depuis longtemps, il a appris à cracher sur les forces divines. Si elles existent, elles n’ont pas épargné sa mère alors pourquoi les vénérer ? Mais à cet instant, où il ignore ce qu’il advient de la mafieuse, il est prêt à balancer toutes ses pensées dans cet exercice vain afin d’entretenir l’espoir. Qu’elle s’en sorte vivante, qu’il ne l’embarque pas. Que lui n'échoue pas à nouveau.

Quand enfin,  l’arnaqueur sent les doigts de la jeune femme s’articuler autour de son épaule, saisir sa main, il pousse un grognement à mi-chemin entre la plainte et le soulagement. Sa propre paume se resserre autour de celle de sa sauveuse. Il a dû mal à comprendre ce qu’elle fait, ce qu’elle souhaite mais finit par obtempérer, se relevant hasardeusement en la prenant comme seul point d'appui. Les mirages s’estompent juste assez pour qu’il puisse jauger l’agresseur. La gosse, elle veut se tirer et lui, il veut aller l’achever ce salaud mais elle parle à sa place et fait preuve d’une force insoupçonnée. Il la voit toujours comme quelqu’un de fragile, cette petite. Si frêle, si menue et si mélancolique. Parfois, à défaut de lui rappeler Lisa, elle lui rappelle sa propre mère. Et il en crève encore plus dès que c’est le cas. Il aimerait la préserver du monde extérieur, la mettre en lieu sûr. Pourtant, il devrait savoir que l’ennemi ne vient bien souvent pas du dehors mais du dedans. Alors à quoi bon ? « Je vais te butter. Tu sauras pas quand et où mais je vais te butter. » Qu’il beugle une dernière fois à l’intention de son adversaire tout en titubant avant de tirer la trafiquante vers l’avant. L’éloigner le plus possible du dégénéré lui parait être une bonne priorité. Il continue à comprimer la mimine de la môme, de force. Seul contact avec la réalité qui apaise le cœur aux prises avec l’adrénaline et la terreur. Ils parcourent seulement quelques mètres plus symboliques que réellement dissuasifs pour leur opposant et  s’arrête finalement pour prendre le visage de son alliée en otage. Jamais, il ne s’est essayé à  ces gestes un peu trop intimes. Bien trop déphasé pour réellement mesurer aussi bien ses actes que ses paroles, il dévoile un peu trop de son attachement pour quelqu'un qu'il n'est pas censé réellement connaître. Et le timbre distille davantage de cette inquiétude. « T’es blessée ? T’as rien ? » L’acuité visuelle toujours endommagée par ce qu’il a consommé plus tôt, il ne parvient pas à déterminer la gravité des coups qu'elle a pu recevoir alors il décide de prendre les devants.

Sans plus attendre, il ôte ses doigts du faciès et remonte la manche du bras qui s’est fait piquer plus tôt pour le tendre naturellement à son interlocutrice. Les mesures de sécurité, le fait qu’ils soient à découvert, qu’il n’ait peut-être plus de force ensuite pour rentrer chez lui, ça lui passe par-dessus la tête. Le composé chimique lui a définitivement retiré toute retenue et l’a seulement rendu plus audacieux, plus extrémiste dans sa façon de l’aborder. « Prends. » Qu’il lui dit en rapprochant un peu plus sa peau de l’orpheline. Qu’elle lui aspire l’énergie vitale nécessaire pour guérir aisément, qu’il soit rassuré sur son état physique. « Dépêche-toi, ça aidera à cicatriser si t’as quelque chose. » Son ton se fait plus sec, la presse d’obéir alors que dans leur dos, l’autre se met à hurler, cherche sans doute à alerter la milice. Le danois se mord les lèvres nerveusement. « Il connait ton nom ? Ton adresse ? » L’idée qu’elle subisse les conséquences à retardement le hante durant plusieurs longues secondes. « Tu fous quoi pour tomber sur des connards pareils ? Tu crois que c’est un quartier à fréquenter à la nuit tombée, putain ? » Il la sermonne en connaissance de cause, se rangeant sans mal dans la catégorie des pires raclures qu’on puisse dénicher dans ces recoins. Le rôle du père lui sied si mal mais il l’endosse si facilement cependant. Les sueurs froides se poursuivent pendant sa petite tirade, il frissonne. Le corps rejette la toxine, il peut presque la sentir s’échapper par tous ses pores. Grelottant, il claque des dents involontairement. Le blessé crie toujours là-bas et achemine un peu plus d’anxiété dans les méninges malades du quadragénaire. « Est-ce qu’il faut qu’il crève ? Réponds-moi sincèrement, bordel. S’il te cause des emmerdes, putain. Je peux le faire. Je m’en fous, je peux m’en occuper. T’auras rien à faire. » Les mots s’enchainent à toute vitesse, entrecoupés par la mâchoire qui craque sous les effets des frémissements. Il ne sait pas qui il cherche à convaincre au fond mais ça n’a pas d’importance. Il a besoin d’être certain qu’elle ne court plus le moindre danger une fois qu’ils auront quitté la ruelle. Pas de retour en arrière une fois que l’énergumène libidineux aurait disparu de leur champ de vision.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Jeu 8 Fév - 18:11

Il tenait fermement sa main, Oswald. Avec une ferveur rassurante, apaisante. C'était comme si au travers de cette étreinte, il désirait lui insuffler toutes les forces dont il était encore pourvu. Et elle s'attendait presque à l'entendre lui hurler de fuir, mais il n'en faisait rien. Seulement les beuglements du porc perçaient le silence de cette nuit sombre. Et elle le laissait dire, le laissait faire semblant de se mourir, inconsciente des raclures pires encore que par ses jérémiades il pourrait rameuter. Pas du genre à prévoir, Maggie. Pour l'instant il n'y avait qu'eux. Elle et ces deux hommes. Elle et Oswald, dans une situation certes des plus inconfortables, mais gérable. « Et toi ? » Elle retournait la question, sans même vérifier son propre corps. Douleurs superficielles qui s'éveilleraient certainement au lendemain, mais lui demeurait infiniment plus mal en point.

Pourtant, il découvrait rapidement ses avant-bras. Les lui tendaient. Lui ordonnait de s'en saisir pour se nourrir. Hors de question. Elle se contentait de vagues mouvements de tête de gauche à droite pour unique réponse, incapable de formuler une négation. « Je vais bien. » Son faciès, sûrement était-il marqué par la fatigue, ses traits éprouvés par maintes sentiments qui venaient de se succéder à une allure folle depuis qu'il était arrivé. Mais elle allait bien. Pas mieux qu'à l'habitude. Pas vraiment pire non plus. Un brin endolorie, mais moralement, voilà longtemps qu'elle n'avait plus connu pareille plénitude. Sentir des prunelles bienfaitrices se concentrer sur sa personne, c'était presque dérangeant. Alors elle profitait de l'instant présent, jusqu'à ne plus en être capable. Jusqu'à détourner son regard et qu'à nouveau de son être cette gêne émane. « Mon prénom, c'est tout ce qu'il connaît de moi je pense. » Elle rompait minutieusement tout contact physique, en profitait pour amorcer un mouvement de recul. « Je travaille. » Laissait-elle échapper, d'une voix calme, maîtrisée. Et si chaque mouvement de son corps hurlait mensonge, son visage et ses mots se voulaient des plus séduisants, convaincants. « Voilà ce que je fais pour tomber sur ce genre de cons. Je travaille, souvent de nuit, tu es bien placé pour le savoir. » Parce qu'il l'observait. Jolie petite pique savamment placée. Parce qu'elle se sentait en position de faiblesse, comme une vulgaire gamine qu'on disputait. « Alors à moins d'élire domicile au Bones, je suis bien obligée de traverser le quartier. D'ailleurs il n'est pas mieux fréquenté au levé du jour ou même en pleine journée. » Démesurée, ainsi elle jugeait l'intonation de celui qui le temps d'une phrase devenait son nouvel opposant. Et elle n'appréciait guère ce ton. Ces reproches. Comme si lui ne vivait que de sécurité. Du peu qu'elle avait pu apprendre de cet homme ces derniers mois, il semblait être le plus mal placé pour prôner la sûreté. Mais encore une fois, seulement au conditionnel pouvait-elle penser. Parce qu'il n'était qu'un amas d'énigmes et n'était d'aucune aide pour les résoudre. « En fait, je ne suis pas certaine qu'il reste un seul endroit fréquentable en ce monde à l'heure actuelle. » Ce qui était vrai. Et sûrement foulaient-ils en l'instant l'un des meilleurs endroits restants. Elle n'avait aucune idée de ce à quoi ressemblait le reste de l'univers ou en quoi il se changeait depuis ces dernières années, mais si elle en croyait les échos, alors il ne restait rien. Rien de plus qu'ici du moins. Alors elle s'en contentait. Comme elle s'était toujours contentée de ce qui sur sa route arrivait. C'est-à-dire assez pour survivre, et c'était déjà bien. « Mais je sais me défendre, je m'en serais sûrement sorti sans toi tu sais. » Comme à chaque fois, parce que c'était loin d'être la première nuit ou sa route s'avérait être la même que celle d'un alcoolique paumé. Et malgré ces prunelles emplies de reproches et nervosité qui ne cessaient de la fixer, Oswald devait le savoir. Parce que c'était écrit sur son front à Maggie, que ce n'était pas vraiment la fille la plus fréquentable qui soit. Parce qu'elle ne valait sûrement pas beaucoup mieux que ce connard qui s'écroulait enfin, qui touchait presque le sol de part cette faiblesse dû aux coups et à l'alcool. Elle n'était personne, Maggie. Et elle n'essayait même pas d'être quelqu'un de bien. « Je l'ai bien fait jusque-là. » Si seulement elle se doutait du double-sens de ses mots. Si seulement elle savait, qui elle avait en face d'elle. Quoi que cela ne changerait peut-être rien. Parce qu'elle n'essayerait pas non plus pour lui, d'être quelqu'un de bien. Ou peut-être que si, un temps. Quelques mois, une poignée d'années, comme elle l'avait fait avec ceux qui étaient devenus ses parents. Mais elle finirait par tout faire foirer, parce que tout ce qu'elle touchait se transformait toujours en peine. « Bref, laisse le se barrer. Il n'est pas bien méchant dans le fond et définitivement pas assez intelligent pour mettre en place un plan de vengeance. » Elle le regardait, l'homme. Et elle ressentait presque de la peine, alors qu'il n'aurait eu aucune gêne à lui passer sur le corps. « C'est même pas sûr qu'il se souviendra de tout ça demain. » Mais elle avait connu pire. Et elle connaîtrait sûrement pire. Parce que tout pouvait toujours être pire finalement, à des degrés différents.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Lun 12 Fév - 22:36

Le doute ne s’insinue même pas dans la prunelle adverse. Les mimines comme l’œil ne cherchent pas le moindre impact sur la peau opaline. La gosse balaie son inquiétude d’un revers de main. Tête qui bascule de gauche à droite. Signe de négation qui ne parvient pas à rassurer l’infecté aux prises avec son anxiété. L’obscurité grignote les pans de cette rue, la lumière faiblit sous l’injonction de la drogue. De nouvelles hallucinations brodées par ses terreurs ancestrales. Les raisonnements déjà chaotiques gagnent en incohérence. Il ne comprend même pas sa question, ne fait aucun lien. « Moi quoi ? » Un grognement, presque une agression. Pourtant, elle n’y est pour rien s’il perd la boule. Les gouttes perlent davantage sur le front alors que le danger chimérique prend de l’ampleur. Au fond de cette allée macabre, les ténèbres guettent, se rapprochent. Combien de minutes avant qu’elles ne les absorbent ?  Il le sait, Oswald, pourtant. Que ça ne provient que de sa psyché atrophiée. Mais ça n’arrête pas la peur irrationnelle. Ça n’empêche pas l’organisme de réagir par habitude à la panique. A deux doigts de saisir Maggie, de l’éloigner aussi loin, aussi vite que possible de cet endroit mais toujours aussi proche d’affronter l’autre péril. Le vrai péril. L’agresseur qui recrache encore son sang sur le bitume. Pour pallier à la phobie, le danois se focalise sur cette silhouette avachie qu’il exècre. Et c'est la rage qui lui permet de tenir la distance. Sentiment ravageur que la gosse entretient avec ses réponses hasardeuses. Les nerfs du scandinave ne cessent de s’effilocher, râpé par le comportement amorphe de son vis-à-vis. Passive face à ce qui s’est passé, bien trop passive et résignée pour qu’il puisse le tolérer.

Alors qu’elle refuse de lui arracher l’énergie nécessaire à sa survie, il la saisit par l’épaule et exerce une pression pas encore douloureuse. « Putain, tu penses ? Et je fais quoi avec ça, hein ? T’en es même pas sûre, j’hallucine. » La pupille folle grignote l’iris de son interlocutrice. Les paroles qu’elle propulse dans leur environnement, font redoubler sa hargne. La lucidité ne daigne pas se manifester alors, pour une fois, il s’autorise à parler franchement avec elle. La désagréable sincérité qui l’oblige à exposer quelques-uns de ses secrets. « Change de boulot. T’as envie qu’on te retrouve égorgée dans une de ces rues merdiques ? Ne joue pas à la plus maligne. T'as choisi un quartier de merde, dans un club de merde pour bosser, c'est tout. Je te dis pas que c'est la fête des licornes à tous les coins de rues mais y a mieux que ça, merde. » Les doigts s’incrustent dans la chair. Protecteur devenu menaçant, il ne calcule plus la portée de ses mouvements. La fureur devient son horizon et colorie le paysage en teintes assassines. « C’est ça, ouais et moi, je suis le président des Etats-Unis. T’étais totalement tétanisée. Me prends pas pour un con, il t’a foutu les boules. Tu pèses quoi ? Cinquante kilos toute mouillée peut-être ? Tu voulais faire quoi ? » La sous-estimer pour justifier le sauvetage. La juger victime sans défense pour confirmer ses appréhensions initiales. Plus facile de penser qu’il n’y a que lui pour la préserver du reste du monde. Ça facilite le rapprochement qu’il s’octroie avec elle. Parce qu’après tout, sans ça, de quel droit s'est-il autorisé à hanter son existence ? A se réinsérer dans son univers sans son consentement après cet horrible abandon ? Pire encore, si elle n’est pas celle qu’il pense, il n’a rien à faire là du tout en premier lieu. Tout ce dilemme lui file un peu plus la migraine alors que la marée noire composée par son cauchemar chimique, envahit définitivement l’avenue. Des flots obscurs qui entourent les chevilles, qui tentent d'accrocher les mollets.

D’un geste un peu plus violent qu’il ne l’aurait souhaité, il oblige sa protégée à reculer pour rencontrer la paroi avant de la relâcher et de poser ses paumes contre la brique, de chaque côté de son visage. Comme si ça allait aider la trafiquante à surmonter une vague ébène issue de sa seule imagination. Son corps sert de rempart contre un risque inexistant. Quand il redresse le menton, il en prend pleinement conscience. Son délire s’est totalement effacé alors il s’écarte et éponge pesamment ses tempes de son avant-bras tremblant. « Tu viens chez moi. » Un ordre sans appel, un ton autoritaire qui ne lui offre pas la possibilité d’une négociation. La seule conclusion à tirer de cette conversation insensée. Il se fie à elle tout en assurant leurs arrières. Pas de meilleur compromis, semble-t-il, pour eux. Il a besoin de la savoir proche, en sécurité. Et cette nécessité de rester groupés se situe tout autant au niveau de son propre degré de déchéance. Un guide pour évoluer dans la nuit ne lui parait pas futile. Une pierre, deux coups, le genre de deal qu’il affectionne. « J’en ai rien à foutre de ce que tu penses, crois ou je sais pas quoi. Tu te ramènes à ma piaule, tu bouffes et demain, on verra si ce connard est assez intelligent ou pas pour nous retrouver. » Il lui cédera son lit, se contentera de s’effondrer dans son fauteuil ou même sur le parquet. Des détails auxquels il n’attache aucune importance, qui ne pèsent pas du tout dans la balance. Vacillant, le cœur plus proche des lèvres que bien accroché dans la poitrine, il reprend sa main et la tire vers l’avant avec plus de douceur que précédemment mais plus de fermeté également. « Viens avant que je ne finisse par le planter pour de bon. » lui murmure-t-il alors que derrière eux, le porc hurle encore.  « Ou qu’il ne rameute la cavalerie. » Un marmonnement pratiquement inaudible tandis que sa bouche perd plusieurs tons pour gagner en teintes bleutées. Gelé de l’intérieur, en transe à l’extérieur. Foutue médication aux allures d’Eden déchu, bafoué. A quoi pensait-il ? Rien n’a jamais marché jusqu’ici.  

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mar 13 Fév - 20:07

Elle se faisait agresser et lui devenait fou. Le monde sans dessus dessous. Aucune logique n'apparaissait, même en lisant entre les lignes de tout cela. Et il y avait deux fous. L'un imbibé d'alcool qui par la chaleur de ce nectar se sentait surpuissant, capable de tout et surtout du pire. Et il y avait Oswald. Oswald et ses prunelles injectées de haine. Oswald et sa poigne. Oswald et ses paroles, dures, crues. Oswald, qui n'était plus lui-même, ou peut-être qui l'était plus que jamais. Comment savoir qui il était ? Cet homme, qui lui avait sauvé la vie en ramassant son corps inerte dans une ruelle. Celui qui l'avait soignée, apaisée. Ou celui qui lui faisait face présentement. Celui qui la regardait si intensément, qui la bousculait violemment, lui parlait trop froidement. Qui était-il, cet homme. Était-ce le méchant de l'histoire ? En cet instant, elle était incapable de savoir s'il était la bête, ou le bon. Si elle devait se réfugier entre ses bras tendus autour de sa tête, se sentir en sécurité au cœur de cette prise ou s'en défaire, fuir. Elle ne savait pas. Et elle était incapable de réfléchir logiquement sous la pression. Alors elle l'avait laissé la repousser contre le mur, comme l'autre l'avait fait quelques minutes auparavant. Mais tout cela semblait si loin, maintenant. C'était comme s'ils étaient sur ce trottoir depuis des heures. Comme si sa journée de travail s'était déroulée la veille. Comme si elle ne s'était pas levée le matin-même. Éveillée depuis des jours, des mois. Toute notion du temps à l'instant demeurait abstraite. Et elle peinait à comprendre ce qu'il se passait autour d'elle. Comme prise dans un tourbillon, totalement aux prises de ce dernier, incapable d'en sortir, de le stopper.

Alors elle se laissait faire. Elle se laissait faire le temps que ses neurones se raccordent. Et elle le laissait dire, n'écoutait qu'une moitié de ses paroles, ne comprenait l'autre. Tu viens chez moi, qu'il disait. Et à l'entente de cette phrase, toutes les autres prenaient sens. Chez lui. Un endroit où elle s'était présentée maintes fois. Elle avait même déjà dormi dans son lit, bu son café et toutes ces autres conneries que l'on faisait chez les autres, lorsqu'on était intimes. Mais ils n'étaient pas intimes. Non, il n'y avait rien d'intime entre eux. Du moins rien qui ressemblait à ce qu'elle avait déjà pu connaître. Rien de malsain, rien de douteux. Et en même temps ça l'était bien plus que jamais, malsain et douteux. Mais tout était toujours teinté de cette bienveillance palpable qui émanait d'Oswald. Celle-là même qui rendait tout ce merdier impossible à comprendre. Car même dans la rage que dégageaient ses iris, elle décelait une once de... Quelque chose. Ni affection ni bonté. Moins encore amitié ou sentiments plus forts. Mais quelque chose qui s'en rapprochait. Quelque chose qui mélangeait tout cela et créait ce quelque chose sur lequel elle était incapable de mettre des mots. Un putain de casse-tête, en somme. Une putain d'énigme qui la rendait folle. Qui lui donnait envie de courir, s'enfuir loin. De supprimer son numéro et tous ces souvenirs en compagnie de cet homme. De l'effacer de sa vie. De le dénoncer aux autorités pour un quelconque motif. Pervers ? Tueur en série ? Peu importe, tant qu'ils l'éloigneraient d'elle, de sa vie. Mais ce quelque chose l'en empêchait, et la faisait continuer à le suivre. Aveuglément, sans garanti. Bêtement. Lâchement. Guidée par sa curiosité, ou la putain de folie de son esprit rongé. « J'te rappelle que j'ai tenté de trouver autre chose, mais que j'me suis faite dégager comme une malpropre. » Un léger rire se faufilait entre ses lèvres. Un rire nerveux, de ceux qui n'inspirent pas la joie. De ceux que l'on pourrait qualifier de désespérer. Un rire nerveux, comme pour combler le vide, combler l'espace. Comme pour se donner de la contenance, du courage. « Par un putain d'escroc en plus, alors imagine deux secondes comment me regardent les gens bien. » Et il se terminait en rictus, ce rire. Il figeait ses lèvres d'une manière peu flatteuse, et bientôt c'est son faciès tout entier qui prendrait cet air malaisant, intriguant, somme toute effrayant. « Tu crois vraiment qu'ils veulent embaucher une fille comme moi ? Ca s'voit que tu n'as même pas pris la peine de lire mon CV. » Elle ne prenait pas la peine de rompre leur proximité, mais ses mains parcouraient son propre corps, toutes ses poches. Et sa nuque était trempée. Signe d'angoisse. Pas de peur, mais de détresse. La détresse du manque, qui s'intensifiait beaucoup trop rapidement lors de ce genre de situations, conversations. « J'suis une mafieuse, Oswald. » Ses doigts devinaient enfin les contours d'un paquet de cigarette. « Une putain de mafieuse, et j'suis douée pour ça. » Nerveusement, maladroitement, elle le sortait de la poche arrière de son jean, déchirant au passage le rabat qui protégeait les précieuses. « En fait tu sais quoi ? J'aurais été à chier comme secrétaire, t'as bien fait de ne pas me prendre. Je me serai sûrement tirée au bout d'une semaine de toute façon. » Un briquet, maintenant. Elle parcourait à nouveau son corps, et les frissons devenaient plus intenses. Son souffle lui, il s'accélérait. L'impression de manquer d'air, alors qu'elle en était entourée de plusieurs tonnes. Mais la nicotine, voilà ce qui devait remplir ses poumons. A défaut de pouvoir emplir son sang noirci d'un autre liquide. « J'suis pas comme ça. Tu comprends ça, j'suis pas comme ça, j'suis pas de ces filles qui rêvent de finir mariée, avec une grande baraque, trois gosses, un boulot stable et un putain de labrador. » Le débit de parole s'intensifiait, sûrement semblait-elle folle en l'instant, en pleine crise. Sûrement l'était-elle en fait, complètement tarée. Comme Rikke l'était. Putain, Rikke. Il n'y avait que lui qui l'apaisait. « J'suis une mafieuse, c'est tout, c'est comme ça. Et y'a aucun mal à ça, parce qu'il en faut. » Ne pas penser. Ne pas penser. Surtout pas à Rikke. « S'il n'y avait pas de méchants, la milice n'aurait pas de boulots. » Continuer à parler, dire n'importe quoi. Secouer vigoureusement la tête et y porter ses doigts. Appuyer sur ses tempes. Fort. Encore plus fort. Avoir envie de hurler, se raviser. Avoir envie de pleurer, se raviser aussi. « Alors viens pas me dire ce que je dois faire, qui je dois être ou quoi que ce soit. Je te jure, ne refais plus jamais ça. » Se forcer à reprendre ses esprits, à canaliser sa haine, comme il le lui avait appris. A la diriger vers n'importe quoi, n'importe qui. Ce serait lui, Oswald. « J'te connais à peine, tu ne me connais pas du tout. T'es rien pour moi, j'suis personne pour toi. Alors je ne sais pas quelle putain de mission tu t'es mise en tête, ni pour quelle raison tu fais tout ça, mais fou le camps si c'est une âme à sauver que tu cherches. » Sa bouche devenait pâteuse, alors elle s'autorisait une poignée de secondes de calme, de silence. Elle inspirait, expirait. Crachait tout l'air présent dans ses poumons, trouvait enfin ce putain de briquet. « Tu m'entends ? Dégage, si c'est ça que tu cherches. J'suis pas la personne qui t'aidera à laver ton âme, ou je ne sais quelle autre connerie que la crise de la quarantaine te pousse à faire. » Et elle allumait enfin cette satanée cigarette, hasardeusement, entre deux tremblements.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mer 14 Fév - 23:04

Le silence émet une hypothèse. Il suggère le consentement de la réceptrice du message. Oswald, il y croit dur comme fer à sa docilité. Il pense avoir été clair, pragmatique. Peut-être même bienveillant. Dès lors pourquoi l’obligerait-elle à s’écarter et à s’en aller ? L’esprit de l’infecté égaré à des milliers de kilomètres d’ici, n’anticipe pas le moins du monde les réactions de sa protégée. Ses doigts encore noués aux siens, se détachent progressivement quand elle lui dresse son portrait. Chaque parole étire les artères, lui amène la désagréable impression d’être écartelé de l’intérieur. Le cœur se coince quelque part entre les côtes, les poumons se désagrègent. Conséquence de la chimie détraquée ou bien serait-il trop secoué par cette réalité ? Il n’en sait rien, l’escroc. Il l’écoute se dévaloriser, se résigner à une fatalité que lui ne peut pas encaisser. C’est d’autant plus risible quand on connait les chemins qu’il a fait emprunter à son cadet. Mais ça n’a rien à voir avec le passé. Rien à voir avec ces quelques petits coups foireux orchestré en duo. Il s’agit ici d’un monde rempli de prédateurs dans lequel elle évolue en tant que proie. Proie esseulée et livrée à elle-même. Tobias a terminé avec une jambe défectueuse alors qu’ils étaient ensemble dans cette galère et qu'ils surveillaient leurs arrières. Que va-t-il donc arrivé à cette gamine dans de telles circonstances ? Il n’arrive décidément à protéger personne, le danois. Ni le frangin, ni la môme qu’il a un jour recueillie. Et maintenant, Maggie. La culpabilité se décuple alors qu’elle lui certifie pratiquement qu’elle n’en serait pas là s’il l’avait embauchée. Quelle connerie de la renvoyer parce qu'il ne supportait pas ses traits, qu'il revivait une séparation d'adolescent en la contemplant. La lâcheté, toujours. Il ne lui aura rien épargné à cette gosse. Et c’est cette pensée qui l’oblige à reculer d’un pas symboliquement. Il devrait peut-être lui foutre la paix. Il fait sûrement pire que mieux avec elle. L’air s’achemine si mal dans sa poitrine. Et elle, elle n’a pas l’air plus en forme que lui subitement. Le mal à l’aise s’entretient dans le mutisme que le drogué maintient.

Les deux pôles thermiques se disputent toujours l’enveloppe, profitent même du doute pour se développer davantage. Sueurs froides, bouffées de chaleur, vertiges, début de nausée. Il a envie de s'écrouler juste là et de pioncer. Mais ce n’est pas le moment de lâcher prise. Elle s’apprête à le renvoyer des enfers. S’il s’en va, il ne la reverra pas. Il en a la quasi-certitude. Elle tente de lui fermer la porte au nez. C’est son job d’y caler le bout de sa chaussure. Il se l’est promis. Pas question de lui faire le plaisir d'un repli. Les mots s’accumulent dans la caboche alors et il aimerait pouvoir les placer calmement. Lui donner des arguments tenant la route mais tout ce qui sort de sa bouche, c’est un « Ferme-la, putain. » où toute sa douleur se concentre. Il ne supporte pas de se faire si salement rejeté. Chacun son tour, après tout. « Je te sors de ta merde et tu me prends la tête ? C’est  quoi ton problème, meuf ? Je vais rien te faire, tu le sais bien et je cherche rien, bordel. Pourquoi tu tentes autant de la ramener là ? » Jusque-là, elle ne l’a pas contredit dans sa démarche. Elle ne lui a rien demandé non plus. Ce qui rendait l’ensemble de cette situation, plus simple d'une certaine manière. Qu’elle se mette à balancer des théories sur son comportement n’a rien pour le rassurer. Ni le lieu, ni l’heure, encore moins l’état psychique pour se lancer dans une telle conversation ou pour la recadrer sur ses attentes professionnelles. « Fais pas chier. C’est pas le moment de nous faire ta crise existentielle à je sais pas quelle heure du mat’. Qu’est-ce que j’en ai foutre de ta baraque et de ton labrador là ? Je te dis juste de faire gaffe à tes fesses, gamine. C'est trop te demander ? » La paume qui s’aventure sur le front, les guiboles qui s’emmêlent un peu. La fumée de cigarette chatouille les narines, apporte un peu de réconfort. Une odeur familière et donc, rassurante.

L’aliéné ferme les paupières, ses autres sens traquent les environs naturellement. Des bruits de pas. Le danger qui court, qui se rapproche.  « On a pas le temps de jouer à ça, merde. Qu’est-ce que tu veux entendre à la fin ?  Que t’as raison et que je vais te laisser clamser ici du coup ? Tu réfléchis parfois ? » Qu’il grogne en retrouvant son horizon. Là-bas, au bout de cette ruelle, ça se rassemble. Il le sent. Il pousse la scandinave vers l’avant afin qu’elle soit camouflée par l’angle de la rue et se place à ses côtés, dos plaqué au mur. Quelques secondes de battement où le palpitant bourdonne dans les oreilles. La tête qui part vers l'avant. « Viens avec moi, Maggie. S’il te plait. » Qu’il murmure ultimement bien plus doucement, ne trouvant aucune autre raison pour l’inciter à le suivre. A moins qu’il ne faille miser sur une toute autre facette de sa personnalité. Il ignore tout d’elle, elle ne se trompe pas là-dessus.  Mais peut-être a-t-elle suffisamment d’empathie pour tendre l’oreille à une toute autre requête ? Peut-être qu’elle tient un chouïa de sa potentielle mère sur ce point ? Et donc, qu’il pourrait s’appuyer sur une pointe d'altruisme. Il en doute. Son caractère revêche, elle l’a hérité de lui. Autodestructeur aussi, de toute évidence. Enfin, hypothétiquement. Pas le choix et l’essai ne le tuera pas.

Le quadragénaire se racle la gorge avant de reprendre, amplifie un peu plus les vibrations de sa voix qui trahissent ses frémissements, la faiblesse qu’il traine. « Je suis pas capable de retrouver mon chemin. Je suis ravagé. Tu peux au moins me ramener à ma piaule, merde. Je viens de t’aider que ça te plaise ou non, alors renvoie la pareille, fais pas l’ingrate. » Avec Lisa, ça aurait fonctionné. A l’époque du moins. Elle se faisait une joie de sauver son prochain. Une part d’elle qu’il ne comprenait absolument pas. Est-ce que cette tactique résonnera de la même manière pour la croupière ? Il ne peut qu’espérer. Parce que le blessé alerte des passants. Et qu’il leur faudra détaler avant de finir égorgés. « Si t'as tant besoin de fric et que t'es tant que ça une mafieuse, je suppose que si je te propose un peu d'argent pour jouer le guide, tu pourras pas refuser ? » Le plan B. Au cas où, il se serait trompé. Au cas où, elle serait un peu trop comme lui. Avide et attirée par l'interdit.


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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Sam 17 Fév - 15:31

« J'ai l'air d'être sur le point de clamser là ? » Elle levait ses mains à hauteur de poitrine, tendait ses doigts. Mais entre deux d'entre eux, sa cigarette tremblait malgré la force avec laquelle elle tentait de contrôler l'incontrôlable. Que tentait-elle de prouver par cette position absurde ? Quasiment prête à lever une jambe et se toucher le nez pour lui démontrer qu'elle allait bien, pour contrer ses propos, lui donner tord et le rembarrer quoi que ses lèvres pourraient laisser échapper. Elle ne supportait pas d'être traitée de la sorte. Elle ne supportait pas d'être rabaissée, d'être prise sur le fait, de se retrouver au pied du mur sans aucun moyen de le franchir. Trop fière. Trop butée. Elle ne pouvait avouer ses faiblesses, moins encore assumer ses tords. D'ailleurs, ne se torturait-elle pas déjà suffisamment elle-même dans l'ombre, pour avoir en plus besoin de se flageller sur la place publique ? Afficher une fausse confiance en elle, c'était tout ce qu'elle savait faire, la gamine. Et à défaut de se laisser berner par ses propres mots, ils semblaient convaincre les autres et c'était définitivement tout ce qui lui importait.

Pourtant, en l'instant elle se revoyait dix années en arrière. A Hanstholm, cette ville qui l'avait vu naître, grandir, se ternir. Elle se revoyait tel le pantin qu'elle devenait lorsqu'elle se faisait attraper en pleine nuit dans les rues par les forces de police. Et à cette pensée, elle esquissait un sourire. C'était si loin tout ça, pourtant rien n'avait véritablement changé. Elle demeurait cette gamine capricieuse, impossible à résonner. L'unique divergence, c'était qu'elle était bien plus innocente avant. Déjà sur la pente descendante, mais tellement plus clean que maintenant. Trois bières et un joint la faisaient déjà suer sur le chemin du retour. Aujourd'hui, elle n'avait plus peur de cela. De se faire contrôler en état d'ivresse, ou les pupilles dilatées par les cachets. Non, elle n'avait plus peur, plus vraiment. Parce qu'à présent, sa simple nature était devenue un problème. Même lorsqu'elle était à jeun, elle était un problème. Parce qu'elle était devenue un monstre à en écouter les journaux. Un paria. Une putain de créature à chasser. Comme si elle n'avait pas l'envie de chasser elle-même cette merde de son corps. Comme si elle aimait sa condition. Comme si c'était de sa faute, tout ça. Simple victime du sort, âme punie, damnée. Peut-être que si elle n'avait pas été si dépendante, si déphasée les trois quarts du temps, elle aurait pu éviter cette attaque, éviter tout ça. Et si c'était seulement le karma ? Personne n'était en mesure de le savoir. Malchance ou punition pour avoir vécu une vie de débauche, peu importait. Le ciel s'était abattu sur sa tête, là demeurait la finalité. Et peu importe ce qui l'avait déclenché, c'était là. Bien présent, et il fallait faire avec, supporter. Il fallait se cacher, à défaut de vouloir se livrer aux bras des démons. A défaut d'en avoir le courage, la volonté. Alors elle préférait définitivement être vue comme une gamine paumée, une junkie ravagée par les produits dont elle abusait. Oui, elle préférait largement cela, au moins les regards effrayés étaient justifiés. Elle leur faisait peur, mais s'était habituée, même aux prunelles emplies de pitié. Alors qu'elle ne supporterait pas d'être vue comme une bête, un ennemi à cette nation pourtant plus désœuvrée qu'elle. Elle ne supporterait l'exil, elle qui peinait déjà tant à s'intégrer. Et elle serait incapable de se battre surtout, de se sauver. Pas seule. Définitivement pas seule. Elle était incapable d'être seule.

Là demeurait toute la complexité de Maggie. Et la vérité, c'était sûrement qu'elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Elle exécrait l'isolement, pourtant incapable de saisir une main tendue. « L'ingrate ? Tu te fous de ma gueule ? » Elle exécrait le jugement, pourtant désirait être vue. « Bien-sûr que je vais t'aider, mais si ce n'était que ça, t'aurais pu le demander directement. Pas besoin de passer par quatre chemins ou d'inventer je ne sais quelle connerie. » Elle la voulait tellement, cette épaule sur laquelle se reposer. Mais elle s'en jugeait indigne. Alors elle repoussait, encore et encore, toujours. Tout en donnant, comme pour se racheter, ou éviter à autrui de sombrer dans les mêmes abysses qu'elle parcourait depuis tant d'années. Parce qu'elle était bonne, Maggie, dans le fond. Fataliste, mais empathique. Et c'en était presque risible, cette manie qu'elle avait de souhaiter le meilleur aux autres, de croire qu'il finirait un jour par leur sourire. C'en était risible, parce qu'elle demeurait incapable de faire preuve de la même objectivité lorsqu'il s'agissait de sa personne. Pour elle, elle était perdue. Elle s'était perdue et ne se retrouverait plus jamais. « Il y a du monde autour, là ? Parce que tu verrais ta gueule, vaut mieux qu'on ne croise personne. » Dernière bouffée sur cette maudite cigarette qu'elle jetait. Et elle soutenait le regard de l'aîné, comme si elle s'attendait à ce qu'il fasse quelque chose d'incroyable, de surnaturel. En fait techniquement, c'était bien ce qu'elle lui demandait de faire. Ce dont elle-même était encore incapable. Grande gueule, mais si pitoyable.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Sam 17 Fév - 23:55

La façade qu’elle lui fournit n’a rien d’étudié, rien de construit. Les tremblements crient plus fort que ne pourrait le faire la gorge. Ses mains deviennent deux belles traitresses et il la jauge avec plus de sévérité que jamais. Le mensonge, au début, il parait toujours difficile à manier. Puis, ça s’apprend. Et il pourrait lui donner des cours. Seulement, il s’y refuse. Encourager Maggie à tromper autrui ne l’aiderait pas au fond. Une conviction rentrée dans sa cervelle à coup d’erreurs passées. Cette gosse ne doit pas devenir comme lui. Seulement, le potentiel paternel n’a aucune emprise sur cela. Il n’a pas été là pour l’éduquer, pas été là pour lui apprendre à parler, ni même à conduire. Elle aurait pu se marier sans qu’il ne l'apprenne, sans qu'il ne soit là pour lui tenir le bras. Oswald ne se projette dans aucune de ces scènes de toute façon. Il n’a pas l'étoffe pour assumer un tel rôle, n’a jamais été assez stable pour s’affirmer de la sorte dans l’existence de ce qu’il a engendré accidentellement. La culpabilité lui ronge un peu plus le cœur. « T’as pas l’air en état de courir cent mètres, en tout cas. Ni de répondre à des glandus de la milice. Encore moins de foutre ton genou dans les précieuses d’un type qui cherche à te violer. » crache-t-il sans le moindre tact. Autant remettre en perspectives ce qu’il aurait pu se produire. L’état de fait lui permet de retrouver le semblant d’énergie nécessaire au bon déroulement de sa manœuvre. L’écarter, la mettre en lieu sûr, veiller sur elle autant que possible. Et ce but, il compte l’accomplir par tous les moyens et contre le gré de la principale intéressée si nécessaire. Même s’il doit ramper jusqu’à son logis et faire le guet jusqu’aux petites heures du matin, roulé en boule sur son paillasson. Effrayant jusqu’où l’égoïste pourrait aller pour la protéger. Jamais dans la demi-mesure, toujours dans l’excès. Toujours.

Le soulagement voudrait forcer un soupir au-delà des lippes. Le danois veille à le contenir, conscient que cette attitude pourrait remettre en cause l’entièreté de sa stratégie. Le regard qu’il lui porte néanmoins s’adoucit davantage. Pendant un instant, il se plait à penser qu’elle est bien l’enfant de Lisa et que cette part de bienveillance n'est qu'un témoignage de cet héritage. Mais peut-être pas. Vivre dans ces suppositions l’épuise. Il grommelle pour la forme aux remarques de son vis-à-vis, mimant un embarras totalement factice afin de parfaire son plan. « On fera avec. Suffit d’un brin de comédie. Je peux rien faire de plus dans cet état. » A ces mots, il se décroche de sa paroi et titube dans une rue adverse afin de distancer les soldats. Il s’arrête à mi-chemin et se retourne vers la jeune femme. « On doit se magner, ils vont être à notre cul. T’as dit que tu voulais bien m’aider, je vais pas pouvoir marcher seul. » Un prétexte afin qu’elle reste à proximité, qu’elle ne puisse pas lui échapper ou disparaitre d’une façon ou d’une autre.

Avec nonchalance, l’arnaqueur dépose son bras sur les épaules de la môme, amplifie un peu plus ses mouvements rendus gauches pour légitimer cet acte. Contre la brique, quelques chimères vacillent. Et pendant un bref instant, il discerne une silhouette juste à côté de lui. Il sursaute, serre un peu trop sa protégée contre lui en conséquence. Le mirage s’efface comme il est apparu. Le dos de la main écrase la sueur sur le front, une fois de plus. « Vas-y, distrais-moi, j’ai la cervelle qui déconne. Et ça ressemble pas à des éléphants roses jusqu’ici. Qu’est-ce qui t’a poussé à bosser là-bas hein ? Tu faisais quoi avant la fin de ce monde de merde ? Cause, te pose pas de questions. Ça aidera pour moi capter ce qui se passe. » Entre réalité et fiction, les détails gagnent en importance. S’accrocher à une voix, à une odeur, quelque chose de concret, ça lui permet de rester en phase avec ce qu’il perd de vue. Autant allier curiosité et pragmatisme en lui soumettant ces questions qui le taraudent depuis un moment maintenant et qu’il n’aurait jamais osé balancer sans ces conditions.

Sans trop lui offrir de choix, il se met en marche, l’emportant avec lui, plus qu'elle ne le guide vraiment. Pour  qu’elle évite de trop songer à ce qu'ils font, l’escroc veille à combler les blancs. « Mon offre, elle tient toujours. Je suis pas le genre de patron à lorgner sur le CV. Tant que t’es là, moi, tu sais… » Tant qu'elle est là où il peut la surveiller. Les épaules qui grimpent et qui retombent, une sale habitude avec lui.  Il les soumet à un rythme effréné durant une poignée de secondes seulement avant de ralentir, déjà à bout de souffle. Les convulsions agitent par moment son organisme. Le rythme cardiaque suggère un arrêt à force de frapper avec autant de véhémence l’intérieur de la carcasse. Et la pupille toujours dilatée ne supporte pas la luminosité que les réverbères recrachent sur eux. Au bord du malaise, l’infecté cesse toute progression et s'échoue au sol, les fesses rencontrant le bord d’un trottoir répugnant. « Deux minutes. » Qu’il lui dit alors en aspirant l’air à grandes bouffées. Le bras revient éponger le faciès. Combien de temps avant qu’on ne les rattrape ? Les yeux traquent la pénombre en vain. Un bien mauvais jour pour s’autoriser un tel trip. Une euphorie d’une durée si courte pour une descente bien trop amère qui plus est. Mais comment aurait-il pu se douter qu’il finirait sa journée de la sorte ? La prochaine fois, il lui demandera de l'injecter cette saleté chez lui directement afin de pouvoir s'allonger immédiatement ensuite. Parce qu’il est encore assez lucide pour savoir qu’il le refera. Il se connait bien, surtout quand ça concerne ses pires travers.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Lun 19 Fév - 19:46

Finalement décidés à se barrer, enfin sur une même longueur d'onde. Le premier entamait la marche, elle le rejoignait, apportait son soutien. Physique du moins, à défaut de savoir véritablement quoi dire, de vouloir surenchérir. Tout avait été dit, et finalement rien. Rien que des banalités crachées par deux âmes instables, rien que de l'amertume inutile. Un combat de coq, un discours de sourds. Et les voilà qui marchaient, l'un soutenant l'autre, ces deux imbéciles aux visages ravagés. « J'avais besoin d'un job, ils avaient une place vacante. » Ils vacillaient légèrement, peinaient à accorder leurs mouvements. Carrures pas véritablement assorties, voilà qu'ils débutaient un putain de parcours du combattant – dont elle ne mesurait définitivement pas encore l'envergure. Alors elle haussait les épaules après avoir laissé échapper ces quelques mots, du moins c'est ce qu'elle tentait de faire, avant de se rappeler qu'elles étaient aux prises du compère.

D'ailleurs, le duo se révélait être beaucoup trop proche au goût de la môme. Et d'un coup cette proximité la faisait frissonner, mais elle prenait sur elle, ne bronchait pas. Mauvais moment à passer. Plus vite ils avanceraient, plus rapidement de tout contact elle serait débarrassée. Toutefois sûrement était-ce pour cela qu'elle obéissait, qu'elle parlait. Pas véritablement du genre à raconter sa vie Maggie, moins encore à des oreilles en qui elle n'avait pas une confiance démesurée, mais cela lui faisait oublier certains de ses démons. Alors au choix de la peste ou du choléra, elle choisissait le premier. « Avant ça je travaillais dans la vente. » De drogue, de ce même corps qui soutenait le blessé. Mais elle ne rentrerait pas dans les détails, bien-sûr. Quoi que sûrement aurait-elle pu profiter de l'instant pour vider son sac, extérioriser toutes ces merdes qui lui étaient arrivées ces dernières années comme les bourges le faisaient avec un psychologue hors de prix. Parce qu'il ne l'écoutait sûrement pas, Oswald. Et qu'il voulait seulement entendre une voix à défaut d'un quelconque bruit blanc qui pourrait briser le silence. « J'ai fait un peu de danse aussi, après. » Après la fin du monde, après la fin de son monde. Mais toujours dans ce même endroit dont elle ne parlait jamais. Sordide, pourtant c'était dingue comme il lui manquait. Pas pour les performances beaucoup moins artistique que ce que son discours pouvait en l'instant laisser comprendre, mais pour tout le reste. Les gens, ce cocon dans lequel ils évoluaient. C'était chez elle. Et ça l'était encore en un sens, un peu comme lorsqu'une famille déménageait, mais qu'elle ne pouvait s'empêcher de parler de leur maison lorsqu'ils repassaient devant ou retombaient sur des clichés où elle apparaissait. Ouais, c'était bien cet effet qu'elle ressentait, Maggie. Plus qu'un manque, une certaine nostalgie.

Alors son visage se fermait, le temps de quelques enjambées. Mais les paroles d'Oswald finissaient par la sortir de sa rêverie. « Je me plais vraiment au Bones tu sais, et puis recommence pas avec ta pitié. » Qu'elle laissait échapper, sur le tons de l'humour cette fois. Un humour qu'elle n'aurait pas véritablement le temps d'exploiter. « J'aimerais bien te dire qu'on peut s'arrêter là, mais ce n'est pas le cas. » La voix devenait grave, bien que maîtrisée. Mais la gosse à l'intérieur de sa chaire, elle frémissait. Parce qu'il fallait bien l'avouer, elle ne s'était que rarement retrouvée en pareille situation avant ce soir. D'habitude, c'était elle que les autres venaient sauver. Alors plus les secondes s'écoulaient, plus elle comprenait le sens et le poids de la requête qu'elle venait d'accepter. Quelle idée. A l'écouter, Oswald, il n'était question que de lui indiquer la route pour regagner son appartement. Simple comme bonjour sur le papier, son esprit avait pourtant vaguement songé à la milice qui non loin de là devait rôder, mais maintenant qu'ils demeuraient immobiles, tout changeait. Tout s'intensifiait. Et toute cette soirée de merde lui revenait en pleine gueule, aussi le manque, qu'elle avait pourtant réussi à dompter. Presque à oublier. « Dis-moi que tu peux te relever. » Plus un ordre qu'une demande, elle sentait l'angoisse lui picoter les membres, mais Dieu merci la perfide tardait à monter. « T'as pris quoi ? » Nul besoin de le toucher pour comprendre qu'il était brûlant, que ça devait marteler là-dedans. « T'as du tomber sur un produit de merde, respire ok ? » Quelque chose au loin venait titiller son ouïe trop vive, mais non affûtée. Des voix, peut-être des pas ou rien de tout cela, mais quelque chose venait. « C'est pas le moment de nous faire ta crise existentielle, hein. » Bref sourire, léger rire. Il ne la regardait pas, ne comprendrait sûrement pas le comique de la réplique, mais avec un peu de chance cela l'énerverait suffisamment pour qu'il lève son cul du trottoir. « Aller réagit, tu ne peux pas m'inviter à bouffer pour finalement me servir une nuit en taule, je l'aurais mauvaise. » Elle pliait les genoux, pour se placer à hauteur du gars qui cinq minutes auparavant lui reprochait de ne pas être en état de courir un cent mètres. Quel foutage de gueule. Elle ferait sûrement mieux de le laisser crever la bouche en cœur pour lui donner une leçon, le faire redescendre de son piédestal, mais c'était mal la connaître. Elle demeurait au moins aussi bonne que conne, cette gosse.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Lun 19 Fév - 22:33

La voix salvatrice interrompt les cris, supprime la terreur qui colle aussi sûrement à la peau que la sueur. Baume apaisant pour l’âme en déroute, le corps autant que l’esprit se raccroche frénétiquement à ce petit bout de femme. S’il n’y fait pas attention, elle le réalisera. S’il n’y fait pas gaffe, elle comprendra. Alors il veille à ne pas parler, à ne pas trop s’appuyer contre elle quand il peut s’en passer. Le mauvais père refuse de l’effrayer, pas quand il éprouve pour la première fois à ce point, la nécessité de l’avoir à proximité. Sa gosse, ce fragment qu’il a égaré par lâcheté, deviendrait son point d’attache, le premier trait esquissé vers un peu plus de stabilité ? Il pourrait en rire s’il ne craignait pas d’en crever autant de douleur. Maggie pourrait très bien être la gamine d’un autre. Sans doute, qu’elle l’est d’ailleurs. L’adoption efface les liens premiers après tout. Il l’a vu se produire pour Tobias, empressé de retrouver sa nouvelle famille. Il l’a d’autant plus constaté lors de leurs retrouvailles. Le pendentif de la mère courait le long du cou, il est vrai mais Oswald se demande s’il possède réellement une signification pour celui qui l’a à peine connu. Il a été remplacé à ses yeux, malgré tout ce que le benjamin a pu lui sortir. Alors peut-être remplacé pour elle aussi. Totalement mérité dans ce cas-ci. A dix-sept ans, on a pas le choix, qu’il croyait. Peut-être qu’ils l’ont toujours eu. Peut-être que s’il avait arrêté de fixer son nombril deux minutes, il aurait réalisé qu’il avait encore tout en main pour la garder. Peut-être pas au début. Peut-être par après. Si on la lui avait retiré comme on lui a repris son cadet, il ne l’aurait pas accepté, pas su le tolérer. C’est ce qui le console parfois. Parfois quand il se réinvente une autre vie pour supporter celle-ci. Ça ne dure que quelques minutes et il se sent toujours bien con de se surprendre à rêvasser de la sorte. Tant que ça reste entre lui et sa cervelle détraquée, pas de mal causé. Juste un secret de plus à conserver.

Et celui qu’il retient à l'égard de la croupière, lui pèse plus que jamais, assis là, posé comme un déchet dans une rigole délaissée. La môme cause toujours, lui file des électrochocs en lui rappelant le danger, en le ramenant à cette réalité où elle est autant concerné que lui, par la présence de la milice. Entre ses dents serrées, le son filtre à peine. « Un aller simple pour shittyland. Heureusement, j’ai payé que dalle pour cette saleté. » Il la fixe un bref instant, se dit qu’il doit sûrement la dissuader de faire pareil. Il ne pourrait pas le jurer mais il sent qu’elle a plus de liens qu’il ne le voudrait avec ce qui ne devrait normalement pas circuler. On ne travaille pas au Bones sans un passif légèrement déjanté. William mis à part. C’est bien pour ça qu’il l’a désigné comme chaperon d’ailleurs. « C’est forcément de la merde pour que ça accroche avec ce qu’on est, hein. Je te le recommande pas cela dit. » Un regard sévère  qui tente de lui faire rentrer ce sage conseil dans le crâne. Fais ce que je dis, pas ce que je fais. Il aurait été ce genre de paternel, le danois. Il le sait. «  On sera chanceux si on se retrouve qu’en taule, ouais. Puis, t'inquiète, tu boufferas ce soir, je te promets pas que la viande soit pas avariée mais tu vas pas faire la fine bouche, hein, gamine. » Un soupir. «  C'est qui, qui agit par pitié là ? Enfin je vais pas m'en plaindre. Moi, j'en ai rien à foutre. » Il l’observe, agenouillée face à lui. Une sollicitude intrigante et affreusement difficile à encaisser. Même pas une question d’égo ou d’amour propre. Seulement de culpabilité. La paume part vers l’avant et saisit le bras de l’alliée impromptue. Il se relève en la forçant à faire pareil afin de le soutenir, le temps d’accuser le vertige. « Crise existentielle, c’est ça. » qu’il marmonne en se mettant finalement à marcher. Au fond, elle ignore à quel point c’est le cas.

Les allées s’enchainent de façon hasardeuse, leur démarche incertaine les ralentit naturellement. Le drogué tente d’accélérer par moment et en paie le prix quelques minutes après. Elle ne sait pas comme son timbre rythme sa progression, comme il lui est plus facile de piocher dans ses restes d’énergie pour progresser dans ces ruelles malfamées. « Continue de parler. T’as fait de la danse ? Tu devais être du genre à te foutre en tutu quand t’étais gosse toi, c’est ça ? » Il aimerait qu’elle le rassure pour une fois. Sur le genre d’existence qu’elle a mené jusque-là. Ça lui serait plus facile à digérer, à accepter le crime qu’il a commis le jour où il l’a laissé tomber. Le jour où elle est née. L’escroc souhaiterait en savoir plus. Il franchit une des limites qu’il s’est imposée, une fois de plus, entrainé par la substance qu’il a si négligemment consommé et le péril agglutiné à leurs semelles. « Tu les vois ? On les a semés ? »  De grosses gouttes s’écrasent dans sa nuque et en bordure des lèvres, le givre s’installe. Il ne veut pas tourner de l’œil. S’interroge sur les propriétés du sang humain dans ce cas précis. Mais pour ça, il lui faut rentrer chez lui. Il croit reconnaitre le coin, pense ne pas être si loin que ça. Il n’en sait rien à vrai dire. Elle pourrait tout aussi bien le ramener chez elle. Ou bien l’éloigner de la ville. Il la laisse faire sans réellement voir le décor qui les cueille.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mar 20 Fév - 17:35

Alors, c'était à ça qu'elle ressemblait lors de ses mauvais trip ? Avachie sur un trottoir, des paroles plutôt sensées, mais une gueule à faire passer un cadavre pour plus vivant qu'elle. « Faut se méfier de la gratuité. » Haussement d'épaules, c'était sûrement à ça qu'elle ressemblait, ouais, si ce n'était pire. Et c'était forcément pire, avant. Avant qu'elle ne devienne cette créature, cette voleuse d'énergie. Parce qu'aujourd'hui, elle n'avait de toute façon plus les moyens pour se mettre dans un tel état. Et quand bien même c'était le cas, parfois, rarement, cela ne durait jamais bien longtemps. Si elle pouvait profiter d'une poignée de minutes de totale léthargie, c'était déjà un miracle en soit. Mais je ne te le recommande pas qu'il disait, Oswald. A ça elle ne répondait pas, lasse de feindre, de mentir. Être dans un pareil état, bien-sûr qu'elle ne le désirait pas. Bien-sûr qu'elle se ferait pitié, qu'elle aurait un brin honte de se faire de la sorte ramasser. Mais elle ne pouvait nier que cela lui manquait. Oh oui, cela lui manquait atrocement, terriblement. D'ailleurs s'il y avait une unique chose en ce monde qui pouvait lui faire ravaler sa fierté et même lui faire faire n'importe quoi, c'était bien la drogue. Foutue drogue. On l'enlaçait pour ne plus jamais la quitter.

Il se relevait. Elle se relevait. A nouveau ils se faufilaient, hasardeusement, dans le dédale des rues du quartier est. Toutes familières, elle commençait à les connaître par cœur pour chaque jour devoir les arpenter. « Tu me dis si ça va pas. » Bref coup d'œil, il semblait reprendre des couleurs – pour le peu que ces réverbères boiteux la laissait deviner. « On ne s'arrêtera pas, mais je préfère le savoir si tu comptes me clamser dans les bras. » Par moment, il semblait retrouver quelques forces, puis en perdre le double. Mais sûrement marchait-il tel un automate, à peine conscient de sa démarche. « Figure-toi que ça m'est arrivé ouais, et je crois que j'aimais bien ça. » Vague sourire qui se transformait en soupir. « La gosse d'une de mes familles d'accueil faisait de la danse classique, et comme ils ne devaient pas savoir quoi foutre de moi lorsqu'ils l'envoyaient prendre ses cours, bah ils me collaient sur scène avec elle. Mais je devais avoir cinq ou six ans, à tout casser. Honnêtement à part les bombes de paillettes que sa mère vidait sur nos tutus, je ne me souviens pas de grand-chose. » Bonne période, l'une des meilleures en fait. Au moins ils la sortaient, à défaut de s'en occuper. Ils le faisaient, mais le strict minimum. Elle mangeait à sa faim, dormait dans des draps propres. La mère leur faisait même parfois la lecture pour les endormir, mais elle ne se souvenait pas de gestes d'affections. Seulement de la pitié dans le regard. La vérité, c'était que ces gens-là l'avaient sûrement prise pour avoir quelque chose à raconter lors de leurs soirées entre friqués. Elle avait été la bonne putain d'action de l'année. « Quand t'auras la gueule collée au sol, tu pourras commencer à t'inquiéter. Pour l'instant, laisse-moi gérer et contente toi d'écouter les histoires de merde que je te raconte. » Gérer, guider. Ça faisait beaucoup pour une gamine paumée. Et il devait le savoir, elle le ressentait. Ses gestes, ses mots. Il ne se reposait jamais trop sur elle, au propre comme au figuré. Cela l'agaçait, un brin, mais il n'avait peut-être pas tord. Habile pour se sauver la gosse, pour passer entre les mailles du filet, mais terrible pour préserver les autres.

Elle avait arrêté de parler, alors durant quelques minutes, c'était en silence qu'ils se mouvaient. Cinquante mètres, puis vingt et en définitif un seul. Elle poussait finalement la porte de l'immeuble d'Oswald et avec lui à l'intérieur du hall s'immisçait. « Tu vois, t'es encore vivant. » Elle s'éloignait, peut-être un brin trop brutalement, sans véritablement prévenir celui qui de toute façon ne se reposait déjà quasiment plus sur elle. « Tu peux te poser si tu veux. » Comme pour l'inciter à souffler, ses mains se faufilaient à nouveau jusqu'aux poches de son propre jean. Et d'une pression du pouce sur son briquet, elle allumait une énième cigarette. « C'est toi qui vois. Paraît que les steaks sont déjà rassis de toute façon, ils peuvent bien attendre cinq minutes de plus. » Laissait-elle filer en même temps que sa fumée, tout en plaçant son pied sur la première marche de l'interminable escalier.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mer 21 Fév - 13:02

Putain, qu’il souffle entre ses dents serrées. Putain qu’il se répète mentalement. Il recrache encore le mot une seconde fois, porte la main au sternum. Aucun malaise, seulement un flot de douleur psychique. Les mirages lui chuchotent toujours les mêmes horreurs mais ils ne sont plus responsables de sa dérive psychologique. En outrepassant son code de conduite avec Maggie, il a récolté ce qu’il craignait. Une information affreusement vitale, un morceau de puzzle qui prend des airs de coup de poignard pour celui soumis, à cet instant, à sa vulnérabilité. Famille d’accueil. Le regard se voile et il se l’imagine. Les chimères soutiennent la représentation. Petite môme portant les traits de sa mère, dansant en tutu en pailleté. Une fois de plus, l’escroc ignore ce qui fait le plus mal, de la savoir mal intégrée dans ce système ou bien de la voir dans les bras d’inconnus, choyée. Oswald se tait, crève en silence du passé. Le poids de son erreur prend la forme d'une masse informe. Elle s’enroule très vite autour des poumons, l'oblige à reprendre un peu d’oxygène en de brèves aspirations. Pourquoi il a envie d’en apprendre plus ? Masochiste dans l’âme. Tare maternelle sans doute qu’il lui a peut-être refilée à cette gosse. Les lèvres craquelées n’esquissent plus la moindre parole pourtant elles sont un millier à s’agglutiner entre chaque fêlure. Pas de la merde qu’il a envie de lui rétorquer mais il a déjà assez foiré pour ce soir. Pour le mois tout entier. Plus de questions, plus de réponses, c’est tout aussi bien. La ballerine imaginaire les accompagne jusqu’à son immeuble. Et il subit son sort sans broncher. Bien fait qu’il dit en ricanant, le succube qui les suit, que l’aliéné est bien seul à voir. Le hall les réceptionne, duo mal assorti, composé d’égarés à la mine chiffonné. Encore vivant. Il n’en a jamais été aussi peu certain et se garde bien de lui faire remarquer. Elle ne comprendrait pas. N’a pas à comprendre. Pas pour le moment.

Son point d’appui se soustrait à sa poigne subitement, il titube deux secondes avant de s’effondrer pitoyablement au sol. Il ne cherche même pas à résister à la gravité. Le cul claque contre le carrelage mal nettoyé de l’entrée. La tête rentre dans les épaules, les mains se cherchent, se rassurent un bref instant en se frictionnant. « T’as intérêt à avoir bien regardé qu’ils nous aient pas filé jusqu’ici. » qu’il lui dit sèchement pour contrer la fragilité du timbre. Être agressif pour ne pas se montrer trop sympathique. Tout un art. « File-moi une clope. » La fumée encourage le dépendant à abuser de nicotine à son tour bien qu’il ne sache pas comment ses doigts grelottants puissent supporter le poids de la cigarette. La paume se plaque contre la paroi, le corps se relève et vacille jusqu’à la rampe d’escalier. Bousculant un peu sa gamine au passage, il lui passe devant. « Reste derrière. Si jamais je pars en cacahuète, t’auras qu’à me réceptionner. Parait que t’es forte, c’est toi qui m’a sorti ça non ? » Ton ironique. La stabilité revient doucement. L’organisme finira par terrasser les toxines. Comme toujours. Un pied devant l’autre, une prouesse parfois simple et par moment, plus ardue. Tant que les marches ne disparaissent pas sous l’injonction d’une hallucination, il s’en sort. Alors qu’à la cinquième apparition d’un danger fictif, il s’arrête, l’interrogation lui échappe. Faut dire, ça se repasse en boucle sur fond de musique classique. Les détails, les détails que ça crie dans sa caboche.« Ils savaient pas quoi faire de toi, t’as dit ? Pourquoi t’as sorti ça ? » La semelle écrase le plancher ensuite.

Un palier, puis un second. La voisine du dessous qui entrouvre sa porte quand ils arrivent à sa hauteur pour voir ce qui se passe. C'est vrai qu’ils progressent lentement et pesamment. Elle croit que c’est encore les marmots du cinquième étage. Un sourire discret quand elle avise l’arnaqueur. « Ha c’est vous, Madsen. » Un regard en biais vers sa comparse. « On peut dire que vous les aimez de plus en plus jeune. » Véritable pipelette et mêle-tout, cette femme observe l’entièreté des allers et venues dans le bâtiment. Elle l’a surpris plus d’une fois avec une nana pendue à son bras. Souvent dans des positions à la limite de la décence. Loin d’être le cas avec la distance polie qu’il creuse entre la croupière et lui. « Zavez rien de mieux à foutre de vos journées ? C’est pas parce que personne veut vous baiser qu’il faut venir foutre la merde chez les autres. La jalousie, ça vous réussit pas. » La porte claque au nez de l’isolent. De toute manière, il lui aurait jamais demandé d’arroser les plantes qu’il n’a pas. Il rigole nerveusement en remontant la prochaine salve de marches. « Y a que la vérité qui blesse. » Son hilarité s’estompe progressivement face à l’énergie qu’il doit déployer pour faire face à sa propre entrée. Il cale son épaule contre le chambrant et ferme les yeux. « Prends la clé dans ma poche. » Plus assez de coordination à mobiliser pour la lui tendre. Qu’elle se débrouille.

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