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 I promise I'll do better [PV Maggie]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Jeu 22 Fév - 11:21

Elle lui tendait une cigarette. Une précieuse de plus s'en allait et voilà que le paquet devenait dangereusement léger. Qu'importe, elle le rangeait. Loin d'être la plus ardue de ses maintes addictions, il suffisait de se concentrer sur les autres pour s'en passer. « Un merci ça t'écorcherait la gueule, hein ? » Pour cette clope, surtout pour l'avoir traîné jusqu'ici. Quel connard il faisait, cet éclopé. Sa démarche hasardeuse, elle se contentait de la suivre des yeux, laissait au karma le soin de choisir le châtiment dont il serait victime. Mitigée, la gosse. Entre rire et au ciel lever ses prunelles. Elle détaillait chaque pas de l'acolyte, déjà préparée à subitement s'écarter pour le laisser dévaler toute cette rangée de marches que lentement ils montaient. Calée sur son rythme, si la milice les avaient effectivement suivis jusqu'ici sans qu'elle n'est même perçu la moindre ombre, ils leur facilitaient la tâche. Aucune porte à défoncer, ils auraient juste à les cueillir avant même le premier palier.

Mais ce premier étage, enfin leurs semelles en écrasaient le plancher. Pour la môme, c'était signe de sécurité. Nul bruit alentour, seulement le silence les berçaient. Du moins c'était le cas, jusqu'à ce qu'il se remette à parler. Et à nouveau, elle esquissait cette sorte de rictus effrayant, somme toute exaspérée. Ces deux-là, ils ne venaient définitivement pas du même univers et pourtant, à les voir ainsi déambuler, ils ne s'étaient jamais autant ressemblés. Des parcours différents, mais la même finalité. Deux hors la loi, deux âmes qui se foutaient du système en place. Ou plutôt de ceux qui tentaient de survivre dans ce monde de ruines sans se soucier des dictâtes imposées. A quoi bon, ils finiraient par crever. Soit en même temps que cette terre qui semblait sur le point de fêter ses dernières années, soit le sourire aux lèvres dans un moment d'ivresse, ou simplement de vieillesse. Alors à quoi bon suivre les règles. Ils finiraient par crever ouais, tous. Même ces connards du gouvernement en place. Et d'autres les remplaceraient, plus cléments peut-être. Ou pire, car cela pourrait définitivement l'être, pire. Elle en était consciente, Maggie. Consciente que son existence tout entière ne tenait qu'à un putain de fil déjà bien rongé. Mais dans son malheur, elle demeurait porteuse d'une tonne de chance. Car combien de ses erreurs étaient passées à l'as ? Toutes, presque toutes. Parce que si sur ses frêles épaules la vie déposait toujours plus de contraintes, elle lui permettait aussi chaque fois de les fuir. Mais pour combien de temps, quand dans sa course folle se ferait-elle rattraper ? Là demeurait l'unique question qui s'avérait importante. Mais elle la balayait. Elle la balayait d'une main ferme, assurée, sans même lui accorder une seule seconde de ce temps trop précieux qu'elle refusait de gaspiller. Profiter. Profiter, tant qu'elle le pouvait. Et surtout ne pas passer sa vie à redouter le couperet. « T'étais quel genre de gosse, toi ? » Avec toutes ses questions et autres insinuations, il avait fini par piquer à vif sa curiosité. Ou alors peut-être qu'elle voulait juste comparer. Jauger de la qualité de sa vie, son vécu, sa jeunesse, avant d'ainsi se laisser aller à conter la sienne. Non pas qu'elle en avait honte, seulement là encore une question de principes. Elle ne voulait pas faire tâche. Et d'elle de toute façon, pour véritablement la connaître, étonnement il ne valait mieux rien savoir. Parce qu'elle était tellement loin de ce qu'elle aurait du devenir. Ou parce qu'elle aurait pu en avoir un, d'avenir, à certains moments de sa vie. Tout comme elle aurait pu sombrer à beaucoup d'autres, au moins le triple en fait. Mais elle était toujours là. Ouais, bien vivante, à en juger par cette sensation de chaleur qui lui brûlait les cuisses. Putain d'escalier, allait-il se magner de le monter ?

Un porte s'entrouvrait, une voix en sortait, à peine foulaient-ils le deuxième palier. Décidément, les Dieux semblaient leur hurler de ne pas échanger à propos de leurs passés. « Alors t'es ce genre de connard qui promet des promotions pour baiser ses secrétaires à peine sorties du berceau ? » Regard complice, faussement lubrique. « Ou alors on en revient à la crise de la quarantaine, t'as peur de vieillir donc tu fous des minettes dans ton lit pour te prouver que rien n'a vieilli. » Elle saisissait la clef de l'appartement dans la poche que lui indiquait Oswald, puis déverrouillait enfin le sésame, sur ces quelques joyeusetés savamment balancées. Putain de périple, si seulement elle s'était doutée de tout ça, lorsqu'elle était sortie du Bones. Si seulement elle avait pensé se retrouver là, dans cet appartement qu'elle finissait par connaître par cœur pour l'avoir définitivement trop squatté. « Bon qu'est-ce qu'on fou ? Je me casse et je te laisse te reposer, ou on bouffe en regardant tes photos de famille ? » Elle refermait la porte derrière eux, à double tour, comme si cette merde branlante allait les protéger du danger. Advienne que pourra, au moins ils ne foulaient plus ces putains de ruelles, celles-là même où à chaque coin de rue ils risquaient de se faire pincer.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Ven 23 Fév - 22:46

Il se le demande. Jusqu’à quel point elle va pouvoir l’endurer, ce vieux con qui cause bien trop ? Où se situe la limite de sa tolérance, de sa sympathie ? Avant ce soir, Oswald ignorait tout de cette facette de sa personnalité, n’a fait que la déduire pour réussir à l’amener là il le souhaitait. Avec lui, en sûreté. Désormais, il se demande combien d’autres éléments sur cette gosse, lui ont échappé. Sans doute un millier. Il a tout fait pour fermer les yeux, tout fait pour négliger ce qui l’obligerait à s’attacher en continuant pourtant à la solliciter, à la maintenir à distance raisonnable de sa tanière. N’a-t-il pas été jusqu’à lui créer un alibi afin qu’elle revienne à lui ? Sa comédie atteindra sa funeste échéance un jour ou l’autre. Et alors, elle partira. Pour l’heure, son alliée l’accompagne dans cette ascension désastreuse alors que rien ne la force. Pour parfaire son petit jeu, il ne répond pas à ses exigences. Pas de remerciement, pas d’amabilité. L’ingratitude pour la tenir éloignée et la faim pour la garder à proximité. Piégé dans son engrenage à deux vitesses, l’arnaqueur ignore comment gérer les retombées de sa spontanéité. Maggie se barricade derrière une question et laisse la sienne en suspens. Une esquive qui tord les lèvres du danois. Ça ne lui plait pas. De devoir imaginer le pire parce qu’elle refuse de lui fournir la vérité.

Il envisage brièvement de lui raconter un peu de son enfance, ouvrir la discussion sur ce pan d’existence l’amènerait peut-être elle-même à en raconter davantage. Mais est-il seulement prêt à l’entendre ? Toujours ce foutu point d’interrogation. La clope qu'il n'a même pas allumée, atterrit derrière son oreille. « Je sais pas. Du genre chiant, qui foutait le bordel en classe. » Tout ce qu’il lui concède, pas grand-chose donc. De toute manière, pas le temps de bavasser sur le passé. Toute sa concentration est aspirée par cette progression. Bien vite, ses considérations arpentent un tout autre chemin alors qu’elle le provoque volontairement. Le regard adressé le met dans une posture dérangeante. Quand bien même l'humour parait évident, lui n'est pas amusé par l’œillade faussement lubrique. Bien au contraire. « Mais ouais, tu sais pas, mon délire, c’est de toutes les foutre dans mon lit puis de les évaluer, une note sur dix. Je peux m’auto-congratuler quand je chope une huit ou une neuf. Ça me rappelle que tout se passe toujours bien en bas malgré mon âge avancé. On se rassure comme on peut. » Qu’il marmonne dans sa barbe pour ne pas lui dévoiler l’entièreté de son malaise.

Heureusement, la porte ouverte, l’aliéné n’a plus qu’à se jeter dans son antre. Plusieurs enjambées sont nécessaires pour distancer la pièce principale où pratiquement seul le bureau trône. Il atterrit dans la petite chambre sur la droite où s’entassent ses larcins sans valeurs, fruits de son trouble mentale, la cleptomanie. Le corps s’échoue dans les oreillers. « Tu vas bouffer, attends. » Qu’il braille depuis ses enfers en repliant ses paupières. Le bras en travers du visage, l’égaré prend juste quelques secondes pour évaluer son degré de déchéance actuel. Une fois cela fait, il crie plus fort que nécessaire. « Apporte-moi une fiole de sang, frigo, dans le compartiment de la porte. » Le buste bascule vers l’avant. Les paumes cueillent le front avant de venir ôter le blouson. La peau brûlante est massacrée par une vague de frissons. Les doigts s’attardent sur la cicatrice étalée sur son avant-bras, la morsure fatale. Et là, il y repense à ce qu’elle lui a, un jour, dit la gamine, l'autre gamine. Celle qui n'était pas la sienne. Si j’avais été ta fille, je t’aurais vraiment détesté, moi tu sais. Alors c’était mieux comme ça, deux étrangers qui se sont mutuellement aidés. Elena, elle ne supportait pas la moindre figure d’autorité mais elle l’avait bien souvent écouté, lui. Parce qu’elle n’était pas obligée. Sacré caractère planqué dans un mètre cinquante d’audace.

La main continue à caresser le dernier souvenir obtenu de l’adolescente. Meubler le silence devient une priorité. « Ça t’arrive souvent ? » Les flashs ne se sont pas envolés, de l’homme à moitié affalé sur elle. Les phalanges craquent quand la mimine vagabonde se métamorphose en poing. Facile de vivre au présent dès que l’incident revient au centre de la discussion. « D’avoir une bande de relous qui cherchent à tâtonner tes fesses ? Tu le connaissais d’où celui-là d’ailleurs ? » Histoire d’en apprendre un peu plus sur les dangers encourus. Sur ce qu’il peut craindre pour l’avenir de la gosse. Il doit retarder son départ, trouver des excuses pour rallonger sa présence ici. L’esprit surchauffe en conséquence. Qu’est-ce qui pourrait la retenir ? Il a encore quelques minutes pour le deviner. Vivre et entretenir le mensonge, une entreprise éreintante pour l’un des pires affabulateurs de cette époque. Ironique pour lui de ne pas se complaire de cette perfidie au fond. Il n’en retire que de la frustration. Grandissante face au péril qui attend la jeune femme à chaque tournant. Lui ne sait pas encore à quel point elle a dû marchander avec ses cauchemars pour continuer à subsister. Lui ignore encore de quelle façon elle a pu gravir les marches pour arriver ici. Ce que ça lui coûte heure après heure de croiser son reflet. S’il savait, peut-être qu’il lui dirait. Peut-être qu’il l’obligerait à lui pardonner. Ainsi, il pourrait peut-être enfin réellement la protéger. Ainsi, il pourrait peut-être enfin trouver un sens à ce qu’il fait, ce qu’il est. Se retrouver finalement dans ce qu’il n’a pas eu le cran d’assumer.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Lun 26 Fév - 16:17

Une passivité agressive teintée d'humour, quoi que pas vraiment parfois. Là demeurait le fil conducteur de toutes les réponses d'Oswald, de chacune de ses répliques, aussi sûrement que son faciès lui, restait de marbre. Il se cachait derrière des réponses toutes plus bateau les unes que les autres, ou paraît ces dernières par un va te faire foutre qu'il daignait parfois nuancer comme l'on donnerait une claque au lieu d'un coup de poing dans la gueule. Et c'était cette faible nuance qui aidait à le supporter. Celle qui le rendait aimable, drôle même. Celle qui faisait que l'on pouvait supposer un humour bancale, plutôt qu'une morale minable, qu'un caractère acerbe. Et surtout celle qui faisait qu'elle était toujours là, Maggie. Malgré les silences, malgré la gêne parfois, malgré le malsain que certaines situations dégageaient. Elle était toujours là, partagée certes, entre cette fatigue nerveuse qu'il provoquait en elle et ce besoin de rendre la pareille. Mais elle revenait, chaque fois. Par hasard et trop souvent de son propre chef.

En fait, ils étaient devenus ce duo d'opportunistes, criblés de dettes, qui ne se lâcheraient jamais parce qu'ils ne seraient jamais quittes. Et c'était ça, le pire. Car s'ils se tournaient autour, ce n'était sans rien derrière la tête. Toujours une raison, toujours une justification, une excuse. Jamais de hasard dans leur relation, c'était comme si tout était calculé d'avance, comme s'ils demeuraient en pleine partie d'échec, mais qu'aucun n'avait le droit de voir le coup de l'autre, même lorsque c'était à son tour de jouer. Alors ils évoluaient à l'aveugle, se renvoyaient la balle, les coups, sans véritablement savoir pourquoi finalement. Et ça la tenait en haleine, Maggie. Mais si elle aimait cette compétition aussi imprévisible que vicieuse, c'était parce qu'elle lui ressemblait. Et comme sa propre vie, parfois elle finissait par la fatiguer, l'écœurer. Pas aujourd'hui, mais demain qui sait. Ou le jour d'après. Déjà la semaine passée, la présence de cette ombre d'une quarantaine d'année sur son lieu de travail qui l'épiait l'avait révulsée. Et pourtant elle était là, maintenant. Elle était là, et faisait même le service pour cet imbécile qui ne savait plus se lever. « A quoi ça te sert, cette merde ? » Avant de lui tendre, elle examinait cette fiole, son contenu vermeille, se rappelait en grimaçant qu'il n'avait plus la même couleur dans ses veines. Elle connaissait l'existence de ce trafic, pourtant loin d'être calée sur le sujet. La petite Maggie, ce n'était visiblement qu'une junkie old school, encore coincée dans son ancienne vie. « T'es bien curieux. » Laissait-elle filer, en lui lançant l'objet de toute sa convoitise trop peu délicatement. Elle lui tournait le dos, détaillait ces murs, ces bibelots qui l'entouraient. Quelques pas, elle laissait ses doigts rouler contre certains, se contentait d'un regard sur les plus incertains. Bientôt, l'on ne pourrait plus mettre un pied devant l'autre. Mais c'était la réflexion qu'elle se faisait chaque fois qu'elle venait ici, et il semblait y en avoir toujours plus. Ou des différents, mais jamais moins. « Ça arrive tous les jours ce genre de merdes. Les meufs qui se font agresser dans la rue se comptent à la pelle, j'suis loin d'être la seule et t'es bien naïf si ça te surprend. » Un pas de plus, elle continuait son tour d'horizon, tuait le temps. « A ce niveau-là le monde n'a pas changé, toujours autant de crevards qu'avant. » Quelques fringues balancées ça et là, toujours plus de merdes, quelques boites dont elle imaginait vaguement le contenu sans oser les ouvrir. « Pire que les rôdeurs, je préfère cette cicatrice à d'autres. » Elle touchait machinalement son épaule, se parlait davantage à elle-même qu'autre chose, et sa voix qui au fil de la phrase s'était évanouie le confirmait. « Bref merci, quand même. Je suppose que c'est ce que t'attends en remettant ça sur le tapis, alors merci. » Regard hagard, sa main se détachait du membre doucement, en silence. « Même si je persiste et signe, je m'en serais sorti sans toi. » Parfois, elle avait l'impression qu'un venin parcourait encore son corps – Et finalement, ce n'était pas si faux. « Mais c'est sympa, on dirait pas que t'es aussi altruiste quand on te croise la première fois. » Comme des brûlures, des pics qui souvent résonnaient dans tout son être. Douleur fantôme, se rappeler de la marque suffisait à la réanimer. « Sans vouloir te vexer. » Posture normale, bras ballants, ses pieds pivotaient finalement pour permettre à ses prunelles de chercher celles de l'opposant. « En même temps t'es tellement énigmatique, difficile de se faire un avis. Ça fait quoi, six mois qu'on se connaît ? Et je ne sais toujours pas à qui j'ai affaire. » Elle se reposait sur une table branlante, toujours debout, les mains fermement agrippées au rebord. Comme pour se donner de la contenance, ne pas rester bête, prostrée au milieu de la pièce à ne savoir quoi faire. Mal à l'aise, elle l'était sans véritablement l'être. Mais c'était la simple proximité d'Oswald, peu importe le contexte ou l'endroit, qui engendrait cela.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Dim 4 Mar - 0:16

Dans l’encadrement de la porte, la silhouette se dessine doucement. Une ombre fugitive qui accroche l’attention et grappille un peu du souffle déjà bien trop évanescent. Au-dedans, ça se tord dans tous les sens, ça tente de s’arracher au système organique. Pendant cette seconde, cet ultime instant où la lumière ne renvoie que les contours de la jeune femme, Oswald se surprend encore à la retrouver. Il espère, le temps d’un égarement, qu’Elle apparaitra totalement quand le spectre effectuera le premier pas. Mais ce n’est pas Lisa qui se tient devant lui, la fiole à la main. Elle, Elle aurait peut-être su quoi faire. Elle savait toujours quoi faire. Les solutions, elle les multipliait pendant que lui, il additionnait les problèmes. C’est pour ça, aussi, qu’il lui avait obéi sans rechigner à l’hôpital. Parce qu’il savait qu’elle était plus intelligente que lui. Beaucoup plus stable aussi mentalement. Elle ne se trompait pratiquement jamais, disposait un discernement acéré et une droiture qu’il n’a jamais possédée. Elle lui aurait dit la vérité, sans doute, en portant son honnêteté en bannière. Maggie n’aurait pu que lui pardonner. La blonde lui aurait alors construit un nid, elle se serait rachetée. Elle aurait été l’équilibre pour cette gosse abandonnée comme elle a pu l'être pour lui autrefois, quand tout partait en vrille. Cependant, la mère ne se trouve pas à proximité. Ne reste que le père pour ramasser un semblant de lucidité et tenter d’en faire quelque chose constructif. Pour la môme, il lui faudra faire plus d’efforts. Mais l’énergie lui manque. C’est à peine s’il réceptionne correctement le récipient. La volonté, elle bien intacte, lui permet seulement de dépasser ses limites.

Conscient de l’avoir fixé un peu trop longuement, d’avoir, de plus, perdu quelques couleurs durant sa divagation, le danois s’en remet à l’observation de l’épais liquide dans son tube. Il le secoue mécaniquement avant d’allonger un bras en direction d’une seringue trainante. Pas très net, pas très hygiénique mais qu’est-ce qu’il en à foutre après tout ? Il ne peut plus accueillir la maladie. Les manches se relèvent à nouveau. « A faire parler les curieuses. » Qu’il réplique puérilement de sa bouche pâteuse en s’injectant l’hémoglobine. L’aiguille est plantée hasardeuse dans la veine qui palpite le plus. « T’as pas entendu parler de ça ? Ça peut nous aider quand ça déconne pour nous. » Une explication qu’il préfère lui concéder plutôt qu'elle ne l'apprenne d'un autre. Un péril qu’il peut évincer. Connaissant ses collègues et leurs méthodes douteuses, il préfère autant être le premier à l’aborder à ce sujet. « Je pourrais t’en filer, si t’en as besoin un jour. » Tout plutôt qu’elle se fournisse directement à la source. On ne sait pas au centre de quelles expériences elle pourrait se retrouver. Après tout, Tobias a raison sur ce point au moins, ces tarés ne répandent rien d'autre que le crime et le chaos. Ils pensent prêcher la science quelque part au milieu de leurs raisonnements tordus mais l’arnaqueur, lui, ne retient que les liasses de billets entre leurs mains.

L’œil la suit alors qu’elle effectue des allers-et-venues dans la pièce. Il n’aime pas vraiment la voir là. Dans cet endroit marqué par sa décadence, abritant les conséquences de sa tare et trop souvent également, des corps étrangers qu’il s’empresse de rejeter à l’aube. L’impression colle à la peau, de l’obliger à hanter un lieu grotesquement répugnant. Il a honte que son héritage se résume à cela. Et qu'elle en soit directement témoin. Les dents claquent pour faire bonne mesure au discours mais il évite de l’interrompre. Pas bavarde, la gamine, d’ordinaire. Difficile de lui décrocher plus de deux phrases à la fois. Combien de fois a-t-il cherché à lui extirper un semblant de réponse ou de réaction ? Et lui qui ne cause que pour ne rien dire. Deux attitudes harmonieuses pour conserver le secret qui l’effraie. Pourquoi gratter la surface avec autant d’insistance désormais ? A vouloir savoir, il va falloir s’enfuir. Pas prêt de renoncer à ce lien qu’il a pris soin de tisser. Pas suffisamment insensible non plus pour ignorer certains faits. Alors il reprend mais seulement quand le silence revient. « C’est pas qu’un gros porc qui trainait comme ça. Il te connaissait, semblait croire que t’allais lui faire… » La mâchoire craque, la pupille dilatée distille un peu de rage mal refoulée. « Ce plaisir. » Il le crache avec acidité. « Me prends pas pour le dernier des cons. Ça ressemblait pas à une attaque à l’aveugle. » Des pervers qui l’ont sans doute repérée au Bones, croit-il alors. Et qui la suivent ensuite quand elle quitte le boulot. La dissuader d’y travailler ne semble plus d’actualité vu sa détermination à y rester. Un soupir, il balance son ustensile, laisse le contenant vide reposer à ses pieds. Quelques gouttes de sang y perlent encore, il les observe échouer au sol avec indifférence. La cigarette offerte file de l’oreille aux lèvres. Un briquet déposé juste là, lui permet d’avoir accès à sa dose de nicotine. Lentement, le drogué absorbe quelques bouffées.

A travers la fumée, il la discerne toujours. Peut-être mieux que jamais quand les doigts effleurent l’épaule. Vision douloureuse. Elle suggère plus d’une blessure ce qui oblige les traits à se contracter. Le scandinave baisse la tête, glisse une main contre sa nuque et tente de se faire une raison. Il ne pourra pas tout résoudre en une nuit. « Pourtant, t’es encore là à ce que je vois. C’est que je t’ai pas encore foutu suffisamment les jetons, je suppose ? » Il murmure. Comme pour tenter d’oublier le fait que ça fait déjà plus de six mois qu’il est dans cette galère. Comme pour tenter de se rassurer aussi sur le fait qu’il ne s’est pas du tout révélé. Il refuse de se justifier ou de s’en tirer avec une pirouette. Pas cette fois. « J’aimerais mieux que tu testes pas ta théorie. Faudra plutôt que je t’apprenne à les foutre au tapis vu qu'apparemment, c'est si fréquent que ça qu'on cherche à te violer à la sortie du taff. » Qu’il lui sort sans savoir. Sans savoir qu’elle maitrise déjà plusieurs bases de combat. Sans se relever, il dépose mollement son bras où la morsure trône, sur le matelas pour inviter la croupière à se servir. « Allez, vas-y. » conclut-il. « A table. » Du mieux dans la vision, du moins bon avec la fatigue. Mais ça fera l’affaire. Son cœur a dû se faire la malle plusieurs fois ce soir déjà. Alors, c’est pas un arrêt cardiaque total qui l’inquiétera.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Lun 5 Mar - 18:14

Posture toujours plus nonchalante, le dos se courbait légèrement. Les muscles se relâchaient un à un, et c'était comme si toute la tension accumulée du soir-même s'évanouissait à mesure que les épaules s'affaissaient. Son coeur, son souffle, à l'unisson de nouveau se calaient sur un rythme des plus banals. A croire qu'elle se sentait bien, ici. Que le chaos environnent l'apaisait. Ou l'ambiance, la présence. Un tout, sûrement. Un tourbillon de choses qui la mettaient en confiance. « On verra ça, ouais. » Son faciès, ses traits. Ils s'étaient détendus aux aussi. Alors elle répondait à la légère, elle qui aurait certainement froncé les sourcils face à une pareille proposition en d'autres circonstances. Du sang. Du sang humain. S'y ferait-elle seulement un jour, au fait qu'elle ne pouvait plus juger le sien en tant que tel ? Sûrement une part de lâcheté, dans ce besoin de fermer les yeux sur la substance, de ne pas se renseigner et poser davantage de questions à celui qui pour une fois semblait étonnement enclin à répondre. Ou une prise de conscience. Après tout, dans ses veines sûrement assez de produits déjà coulaient, et se succédaient à outrance.

Diplomate, ce n'était certainement pas la plus développée de ses qualités, et pourtant elle en usait ce soir. Mais ce soupir, elle ne pouvait le retenir. Dur de la feuille, Oswald. Ou faisait-il la sourde oreille, ne voulait-il pas entendre ce qu'elle s'efforçait de le laisser comprendre ? Qu'attendait-il, que voulait-il ? La suivre, du lever de l'astre roi jusqu'à son coucher, devenir de ces gardes encombrants dont on rêvait de se débarrasser ? Ou là n'était-ce que de la curiosité mal placée, peut-être. Des mots balancés sans forme. Un besoin, de sa part aussi, de la connaître, savoir à qui il avait affaire, qui il laissait si aisément pénétrer dans son appartement ou autrement dit dans la plus intime des parts de sa vie. Ouais, c'était sûrement cela. Et elle ne pouvait lui en vouloir de réagir ainsi, car leurs intentions finalement se rejoignaient.

Pourtant il l'épuisait tout de même, un brin, par son instance. Et elle s'imaginait alors ce qu'il pouvait bien se passer, derrières ses prunelles indiscrètes. Car là n'en restait pas moins des demandes malaisantes et malsaines, quand bien même derrière ces dernières ne se cacherait qu'un élan de bienveillance. « C'est bon je le connais, ouais. Par contre tu deviens lourd. » Une fois passait, deux intriguaient, mais la troisième. Trois fois, qu'il tentait armé de forceps de s'immiscer dans son passif, dans sa tête, dans sa vie. Et face à pareille détermination, elle ne pouvait et savait que fuir. « C'est qu'un poivreau que j'avais l'habitude de servir avant d'échouer au Bones. Du genre à devenir collant au fil des verres, c'était pas la première fois qu'il tentait quelque chose, mais il sait à quoi s'en tenir s'il nous touche. » Elle mélangeait vérité et mensonge avec une facilité déconcertante dans sa vie de tous les jours, pourtant là coupait rapidement court. « Fin de l'histoire, ok ? » Difficiles, les cachotteries sur la durée avec une seule et même personne. Elle finirait par se brûler, elle le savait. Par trop en dire, ou oublier. Surtout oublier ouais. Parce que pas aidée, ni par ce qu'elle infligeait à son cerveau, et moins encore par l'acharnement de celui qui s'efforçait de la percer à jour. « J'suis encore là ouais, mais plus pour longtemps si tu continues sur ta lancée. » Parce qu'il n'était pas bête, Oswald. Oh non, même très loin de l'être. Et c'était en partie cela, qui chez lui l'effrayait le plus. Parce que les phrases, les mots, il semblait les manier avec la même aisance qu'elle - si ce n'était plus facilement encore. Même à l'ouest comme présentement, demeurait dans ses prunelles cette lueur d'intelligence, ce vice, cette petite étincelle qui faisait comprendre à la môme qu'il aurait toujours un coup d'avance. Et ça, elle l'avait compris depuis longtemps. Depuis le premier jour même, peut-être - Ou du moins durant les suivants, parce qu'elle n'était pas en état d'ouvrir les yeux pour ne serait-ce que détailler le faciès du sauveur, lorsque sur ce putain de trottoir, un soir de septembre, il l'avait ramassé. « J'ai pas besoin d'un chaperon, ok ? Ni d'un prof d'ailleurs, mais c'est sympa de proposer. » Et surtout pas besoin de fouine, moins encore de quelqu'un qui s'avérerait capable de lire en elle comme dans un livre ouvert. L'idée la faisait frissonner. Et à nouveau, elle réalisait que ce lien entre eux ne pouvait être innocent. Non, il cachait quelque chose. Quelque chose de grand, bien plus grand que les plus fantasques des scénarios qu'à la pelle elle s'était déjà imaginé. Pourtant, sous peu elle arrêterait de penser, de songer au pourquoi, au comment. Elle foutrait tout ça sur le dos du karma, et le laisserait décider de lui révéler ou non l'avancée de ses plans. Parce que finalement l'attente n'était pas si terrible. Non, avec le temps, elle avait appris qu'il valait mieux profiter du présent, aussi troublant était-il, que d'attendre dans une peur constante un avenir qui de toute manière serait terrible. « Bref, t'es pas en état de faire ça, mais si ça peut te faire taire. » Elle désolidarisait ses membres presque engourdis du rebord de la table, et sur le lit le rejoignait. Un dernier regard, perçant, et sa peau effleurait celle du généreux.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mer 7 Mar - 23:39

Les explications nébuleuses de l'orpheline l’obligent à se replier et à ruminer les suppositions. Tout ce qu’il tente de construire se retrouve balayé en quelques lignes seulement. Un château de cartes aux fondations trop incertaines, il en a conscience. Oswald n’a jamais été doué pour bâtir de belles structures de toute manière. Tout juste apte à saccager celles qu’on a assemblé pour lui. Pourtant, la volonté demeure. De continuer, de persévérer. Maggie n’a pas mérité cette forteresse en carton. Personne n'a pu lui ériger de remparts suffisamment hauts pour la protéger d'une vie rude. Et le danois ignore encore à quel point c’est le cas. Face au refus de communiquer de la gosse, il se retrouve bien démuni. A la pousser dans ses retranchements, il ne va obtenir qu’une fuite et un rejet de sa personne. Alors il ne dit plus rien, se contente de hocher de la tête en se retenant bien de lui expliquer qu’elle l’agace à esquiver ses questions. Aussi têtue que lui. Aussi peu causante que lui. Ils sont si bien assortis parfois que ça l’inquiète. Il ne voudrait pour rien au monde qu’elle lui ressemble. Cela ne signifie que la solitude, que l’isolement volontaire et la misère. La paume caresse le front un bref instant. Si elle savait, cette môme, qu’elle le force à subir une introspection douloureuse à chacun de ses passages. Quoi de plus difficile que de se confronter à sa réalité ? Un enfant n’est peut-être que le reflet de ses parents ? Et cette théorie le terrorise plus qu’il ne pourra jamais l’exprimer réellement. A imaginer qu’il n'est qu'un mélange des siens. A se dire qu’elle l’est sans doute à son tour. La peur grignote la rétine, il la cache en baissant le menton. Les secrets se multiplient à l’ombre, des deux côtés. Il ne peut pas agir sur des hypothèses. Et elle refuse en bloc de lui donner la moindre piste acceptable. Il reconnait un mensonge quand il en voit un et a appris à ne pas se fier à ce qu'on divulgue pour avoir la paix.

Tout ce qu’il peut encore lui apporter, tout ce qu’elle semble en mesure d’accepter, c’est l’énergie qu’il s’empresse de lui fournir. A défaut de chaleur, d’affection et de sécurité, le potentiel géniteur se retrouve à lui concéder sa santé. La paume se pose sur l’avant-bras. Contact toujours hésitant au début, presque craintif, du moins l'interprète-t-il de la sorte. Les doigts sont glacés contre son épiderme. L’instinct le pousserait à attraper la couverture échouée au sol pour la lui imposer. Ses intentions seraient mal interprétées. Alors il lui faut subtiliser de nouveaux silences pour entretenir l’équilibre bancal qu’ils ont établi. La force lui manque très vite, un frisson le parcourt quand le processus débute. Le décor ne met pas très longtemps avant de perdre en consistance. Les paupières se ferment pour ignorer l’état de faiblesse manifeste. Les points d’interrogation s’installent dans la caboche. Toujours la même rengaine quand ils en viennent à cette situation. Est-ce qu’elle perçoit quelque chose d'embarrassant ? Est-ce qu'elle reçoit les faits qu'il lui subtilise ? Est-ce qu’elle sait ? Est-ce qu’elle comprend ? L’infecté ne supporte pas ça, d’être un livre ouvert pour celui qui s’abreuve. Il ne peut pas sélectionner ce qu’elle peut grappiller. Il ne peut même pas connaître la nature de ces souvenirs dérobés. Un effet secondaire qui n’a jamais suffi à le dissuader cependant de poursuivre le schéma à chaque fois.

Le corps devient de plus en plus flasque, se décompose sur le matelas. La fatigue devient vite encombrante, accompagnée de vertiges. La sueur revient perler contre les tempes. Les ongles s’enfoncent dans les draps. L'impulsion de survie survient, un bombardement dans la cage thoracique. Le palpitant qui crie à en faire vibrer le squelette tout entier. Il ne se sent jamais plus vivant que quand il approche de la mort. Dire qu'il ne supporte pas cela, serait mentir. La sensation l'enivre mais la présence alliée lui rappelle les priorités. « Ça suffit. » Qu’il murmure d’une voix rendue rauque, faiblarde. Un instant d’absence, il en vient à basculer sur le côté, chutant sans le vouloir. Trou noir, il parvient tout juste à chuchoter en posant difficilement sa paume sur la poigne de sa protégée. « Ça suffit, Maggie. » Il n’a même pas la capacité de la décoller de là. Le cœur observe un raté, un second. La tête dans l’oreiller, l’organisme éreinté, il ne remue pas durant de longues minutes. Pratiquement mort, presque en vie. Il oscille entre le coma et la semi-conscience. Un grognement pour la rassurer tandis que la vision ne revient pas saluer ce début de réveil. Sa main la cherche méthodiquement pour s’assurer de sa proximité, il tâtonne dans le vide. Tout ce qui tourne en boucle dans son esprit embrouillé, ce sont les images de l’agression. Le danger agrippe encore la poitrine et malmène la tranquillité du drogué. Il n’a pas oublié. N’oubliera pas le but de cette manœuvre.

Un certain temps s’écoule avant qu’il ne parvienne à éclaircir suffisamment sa gorge pour formuler un semblant de phrase. Des mots propulsés avec instabilité. « Je vais pas pouvoir bouger de là. Va falloir que tu restes dans le coin au cas où. » La forcer à rester. Mieux ici que dehors quand bien même, il n’est pas du tout en position de la défendre à l’heure actuelle. L’ivrogne n’oserait pas la traquer jusque dans cet appartement. Et vu le manque d’informations en sa possession, l’arnaqueur juge qu’il est plus sage d’assumer qu’il connait peut-être son adresse après tout. La croupière ne savait pas de toute façon si c’était le cas ou non. Dans le doute, le moindre mal. Pour appuyer sa nouvelle requête, il use de toutes ses cartes, de toutes ses méninges encore disponibles. Et pour être honnête, elles doivent se compter sur les doigts de sa main. « Je pue la rage. Faudra… Douche… Après. » Qu’il articule excessivement mal. Pas qu’il va la forcer à le trainer jusque-là. Juste de rester au cas où comme il l’a souligné. Tout est prétexte à la maintenir proche. Tout est excuse pour la garder en sûreté. Là où il peut la surveiller.

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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Dim 11 Mar - 12:28

Tout doucement, le contact des peaux réchauffait les phalanges de la môme. Mais ce même malaise s'éprenait d'elle, chaque fois. Parce qu'elle peinait à demander. Parce qu'elle peinait à ainsi se servir des gens, sans véritable contrepartie. Être dépendante, c'était quelque chose qu'elle exécrait - Ce qui demeurait un comble, pour celle qui s'avérait n'être que l'esclave d'une multitude de produits. Mais lorsqu'il s'agissait de gens, de véritables personnes, c'était différent. Parce qu'elle irait mieux après, tout de suite après, mais les minutes et journées qui suivraient seraient terribles. Ce sentiment de culpabilité, cette impression d'être constamment redevable sans jamais être capable de pouvoir totalement rendre la pareille. Elle détestait cela oui, n'avait jamais été de ces opportunistes qui se délectaient de prendre aux autres sans même un merci. Indépendante, elle l'est devenue par la force des choses, par les crevasses semées sur sa route depuis l'enfance, et sûrement est-ce pour cela que saisir les mains tendues s'avérait si difficile. Parce qu'elle n'avait pas choisi. Non, elle n'avait pas choisi de se retrouver seule dès la naissance, d'être abandonnée, encore et encore. Elle n'avait pas choisi de naïvement parfois donner sa confiance. Cela c'était juste ainsi fait. Et chaque fois, elle avait été déçue. Déçue d'avoir attrapé ces mains faussement tendues, puis déçue d'avoir craché sur les véritables. Mais elle était devenue incapable. Incapable d'accueillir la bonté, incapable d'accepter l'affection. Parce qu'elle ne connaissait rien à tout cela, et parce que les rares fois ou elle avait admis ces bons sentiments et qu'ils s'étaient avérés réels, elle avait compris qu'elle n'en serait jamais digne. Trop difficile, de rendre heureux quelqu'un, de faire naître des sourires. C'était une ratée, Maggie. A tous les niveaux. Sa vie lui convenait, aussi bancale était-elle, pourtant elle ne la souhaitait à personne. Et surtout, jamais elle ne voudrait que quiconque s'en sente responsable. Parce que c'était ses erreurs, ses failles. Et qu'il était bien plus aisé de gérer son propre malheur, que la déception dans les prunelles de ceux qui s'imaginaient, à tord, qu'ils auraient pu faire quelque chose. Alors qu'elle n'avait besoin de rien, Maggie. Et moins encore de la pitié d'autrui. Elle qui avait déjà tellement de mal à gérer sa vie et digérer son passif. Égoïste, elle serait tout bonnement incapable de supporter en plus les angoisses d'autrui, et n'en avait de toute manière pas la moindre envie.

Cela faisait-elle d'elle une mauvaise personne ? Peut-être, sûrement. Pourtant elle occultait cette éventualité, comme en l'instant, alors que s'intensifiait légèrement la pression de ses doigts contre les avants-bras du donneur. Et elle laissait aller ses ressentiments à mesure que se renforçait le silence. Ce silence qu'elle détestait tant, mais que balayaient des visions, des images, sans le moindre son et pourtant suffisamment consistantes pour faire taire le désarroi qu'il lui inspirait. Du sang. Toujours du sang. Carmin, vibrant, beau à en être jalousé par un esprit rendu fou par le venin qui dans ses veines quelques mois auparavant s'était immiscé. Du sang. Une marre de sang. Pourquoi demeurait-il constamment au centre de leur relation, ce terrible liquide. Que cela pouvait-il bien dire ? Les paupières, inconsciemment, se scellaient davantage. Et maintes rainures se formaient sur son front. Une silhouette, allongée dans une baignoire, baignant dans cette hémoglobine qu'elle avait sûrement fait jaillir de son propre corps. Pourquoi, comment ? Balayées par l'arrivée d'un second spectre, les spéculations. Carrure puissante, masculine, elle dominait l'autre sans véritablement s'approcher d'abord. Seulement l'image, et pourtant la vision de cet homme en devenir, démuni, glaçait le sang. De dos, mais elle s'imaginait la douleur qui déformait ses traits, perforait son cœur. Et en jugeant l'accoutrement, là ne devait se tenir qu'un adolescent. Vision d'horreur, elle grimaçait. Les corps se rapprochaient, l'image se brouillait et l'eau empourprée semblait former des vagues, prenait maintenant tout l'espace et se stabilisait sur une tout autre scène. Mais toujours ce rouge qui dominait. Et dans un travelling compensé digne des meilleurs thrillers d'antan, l'on devinait encore un corps, au milieu de cette tache grandissante. Image instable, parsemée de flash aveuglants, parcourue de filaments. Elle scrutait le thorax. Un trou de plus que Le Dormeur du val. Avait-il aussi froid ? Il semblait dormir, lui aussi. Aussi paisiblement. Changement de plan. Et une voix. Son prénom. Le cerveau gourmand l'occultait, la rendait lointaine, comme un écho à des kilomètres. Un autre homme, endormi lui aussi, dans un lit. Pas le sien, de ces lits les plus inconfortables, incomparables, ceux de l'hôpital. Le même sur le rebord duquel elle s'était assise, pour entendre son dernier je t'aime.

La voix, elle revenait. Plus proche cette fois. Alors elle cessait de cacher ses prunelles. « Putain, j'suis désolée. » Un centième de seconde, c'était ce qu'il lui avait fallu pour revenir au réel, pour comprendre qu'il s'écroulait. Brutale descente aux enfers, trop rapide retour au réel. La tête tournait. « Oh, Oswald. » Deux doigts se posaient doucement contre son cou, devinaient les battements d'un coeur affaibli. Elle soufflait. Il grognait. « Ne me touche pas. » Balançait-elle, alors qu'il l'effleurait à peine. Elle se levait, en trombe. Paniquée. Rassurée, parce qu'il respirait, parce qu'il était en vie. Dieu merci. « Putain, c'est toi qui étais trop faible ou c'est moi qui ai merdé ? » Les paumes se posaient sur les tempes, ses doigts s'entrelaçaient sur le sommet de sa tête. « Je comprends pas, d'habitude... » Mais voilà qu'il se mettait à parler, alors elle se taisait, rassemblait la totalité de ses neurones pour tenter de comprendre ce qu'il peinait à articuler. « Je ne vais pas te laisser comme ça putain, t'es con ou quoi, tu me prends pour qui ? » Elle déposait le poids de son corps sur une jambe, puis l'autre. Elle se dandinait nerveusement, laissait retomber ses bras contre ses flancs, puis les croisaient contre son ventre. « Une douche, tu te fous de ma gueule ? Faut revoir l'ordre de tes priorités mon vieux. » Agacée, étonnée. Lever les yeux au ciel ou étirer ses lèvres en un sourire des plus empathiques. Elle ne savait pas. Putain, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire, et se sentait complètement bête. « T'aurais dû attendre pour t'injecter ta connerie de sang, à moins que tu puisses le refaire ? Quoi que tu serais peut-être mort si tu ne l'avais pas fait tout à l'heure, en fait. » Véritable question. Une putain de question conne, à laquelle elle trouvait elle-même réponse. « Bref, j'sais plus ce que je raconte, tu m'as perturbé à faire le mort. » Elle se rapprochait, s'éloignait à nouveau. « Ça va mieux au moins ? » Toujours cette même manie de rouler ses doigts les uns contre les autres lorsqu'elle paniquait. Mais là, elle ne savait véritablement ce qui l'angoissait. Il semblait aller mieux, Oswald. Du moins, il n'était pas retombé dans les vapes depuis trois bonnes minutes. C'était bon signe ça. Ouais, ça l'était sûrement. Mais lâche, rongée par la culpabilité ou la crainte de se faire envoyer chier, sa seule envie à Maggie, malgré ce qu'elle disait, c'était de se barrer.
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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Jeu 15 Mar - 1:58

Peu attentif, peu enclin à l’analyse, cette observation lui file sous le nez comme bien d'autres éléments avant celui-ci. La perspicacité délaisse ainsi la carcasse éreintée. Le trouble de Maggie reste secret, il dépasse la compréhension absente de l’arnaqueur. Il n’a pas vu les traits se tordre, n’a pas compris l’implication de quelques souvenirs dérobés à son inconscient. Lui, il ne sait rien et l’ignorance lui sied bien. Pas le cœur solidement attaché pour subir plusieurs drames à la fois, il se contente donc du silence. La nuque toujours calée dans l'oreiller, il tente subitement de se rappeler de ce qu’il a dit à sa cliente de la veille. Quand doit-elle se pointer ici ? Le visage se confond au néant. Ça lui permet de réaliser l'importance de cette absence. Pas d'employée pour l'assister, fait relativement irritant. Parce que lui, il ne prend jamais la peine de noter quoique ce soit et se noie entre chaque traquenard qu’il tend. Peut-être que ça n’a pas d’importance. Il ne le sait déjà plus. Elle pourrait très bien se pointer demain à l’aube. Et ça, ça l'emmerderait fortement. Son confort écaillé, son sommeil remis en cause et la gamine sur les bras qui ne parvient pas à gérer sa propre survie semble-t-il. Il est fatigué, le danois. Harassé par l’enchainement d’événements. La voix de la gosse le berce dans cette somnolence à demi-comateuse. Elle l’emporte dans un océan d’incompréhension. Replis, rejet de cette proximité qu’il réclame. Ça l’agace un peu. Par chance, l’énergie manquante le préserve d’une réelle manifestation de cette émotion fugace. Le dégout transparait dans le timbre allié et au fond, ça ne devrait pas l’étonner. Les défenses totalement tombées, l’esprit éreinté, il lui est difficile de ne pas s’essayer à une certaine vulnérabilité et donc, de se retrouver à se sentir soudainement vexé. Que peut-elle craindre d’une carcasse aussi détériorée ? Elle doit vraiment le détester pour fuir jusqu'à ce seul frôlement. Dire qu’elle ignore encore qu’il existe un paquet d’autres raisons pour lesquels le haïr.

La panique envahit l’espace, elle contamine un peu trop l’indifférent. L’état de faiblesse ne rend pas justice à ses mécanismes habituels de défense. Alors il se laisse happer par la nervosité de l’infectée. La culpabilité suinte de chacune de ses paroles, elle donne une motivation supplémentaire à l’endormi d'émerger. La calmer lui parait être la priorité. « Je sais pas, on s’en fout. » Qu’il grommelle d’abord. Sûrement un peu des deux, son état initial à lui et sa perte de contrôle à elle. La jeune femme a déjà plus d’une fois aspirer plus qu’il ne pouvait le supporter mais il a toujours consenti à lui masquer autant que possible. Il voit la terreur la ronger, comprend bien ses cas moraux quand bien même, lui ne les partage pas. Pas suffisamment inhumain pour ne pas saisir l’ampleur de cette difficulté. Alors comme toujours, tout ça, il tente de le minimiser. « Flippe pas. C’est bon. C’est rien. Arrête de te prendre la tête pour si peu. » Après tout, ils vivent dans un monde où on égorge des gosses, où on met des innocents dans une arène, où on réduit légalement en pièce le premier passant et tout ça, à la tête du client. Un crime de plus, de moins, quelle serait la différence. D'autant qu'il serait justifié et motivé par le besoin de se nourrir. Qui pourrait la blâmer ? Elle non plus, elle n’a pas choisi cette existence maudite. Qui l’aurait choisi de base ? Lui s’en accommode mais il aurait été tout aussi content de continuer à subsister en tant que créature lambda. « Et puis, ça va, je vais bien. » Qu’il insiste de son ténor rocailleux et affaibli. Pour appuyer sa plaidoirie, il cherche à se redresser pour s’asseoir. Le dos se colle d'une manière pathétique à la paroi contre laquelle le matelas repose. A moitié affalé, à moitié en train de vaciller, les fesses pourtant collées à la surface, il fixe, livide, un point imaginaire devant lui. Pitoyable. Et dire que c’est elle qui s’offusque pendant ce temps de cette allusion à son départ précipité. Pourtant, c’est lui qui ne ressemble déjà plus à rien. Plus liquide que solide, sa consistance ne fait que lui remettre en mémoire le poids des années. C'est quarante foutus balais qu’il accuse d’un seul coup.

Les rides creusées un peu plus au coin de ses yeux témoignent de son accablement passager. « Je te prends pour une gamine qui a d’autres trucs à foutre que de surveiller un vieux con ? » Un léger sourire qui crispe la joue. Une impression de déjà-vu, une phrase qu'il a déjà prononcée par le passé. Quand Elena se penchait sur ses blessures. Sans elle, les trois impacts de balles si mal suturés, auraient fini par le tuer. Il a sans doute frôlé la septicémie mais la rouquin a veillé à ce que ça ne soit pas le cas. Il ne comprenait pas pourquoi à cette époque, elle s’acharnait à le soigner. Bien loin de se douter qu’ils finiraient ensemble par former une sorte de foyer. « Je sais pas, je pue assez pour que tu mettes cinquante mille mètres entre nous. » L’amertume perturbe la ligne mélodique. L'exagération amplifie ainsi la violence du sentiment éprouvé. La moindre esquisse d'abandon le rend totalement dément. « C’est peut-être une bonne idée du coup. Je te demande pas de me foutre à poil. Juste de m’amener jusqu’à la douche. Je me démerderai bien après. » Jamais, il ne voudrait lui infliger un tel spectacle. Jamais, il ne pourrait s’en remettre d’ailleurs si c'était le cas. Le bras ramasse avec un manque de coordination évident, la sueur sur le front. « Ça changera rien, le sang, faut juste que je pionce. » Derrière cet affolement certain de la scandinave, l’inquiétude perce. Suffisamment pour qu’elle touche le potentiel paternel. Un peu de chaleur au milieu de l’hiver, un peu d’espoir au milieu des ténèbres. « Et puis, je croyais que t’en aurais rien à carrer de me voir passer l’arme à gauche. Des problèmes de conscience peut-être ? » Un sarcasme qui recouvre la satisfaction de la voir se soucier de son sort. Il ne le mérite pas. Mais tout de même, cela l’atteint. En tentant, une fois de plus, de relever son buste, il esquive l’interrogation et rebondit plutôt. « Et toi, ça va ? C’est pas moi qui hyper ventile là, juste au cas où. » Il parvient à se déloger de son appui durant une demi-seconde mais la chute vers l’avant parait inévitable très vite alors il renonce et glisse sur le côté, le coude réceptionnant le corps flasque. Un soupir et une nouvelle tentative pour l’obliger à rester. « Tu peux rester là. Je peux prendre le canapé dans l’autre pièce. T’auras droit au matelas. » Clarifier la situation pour apaiser des soupçons mal venus. Il faut penser à tout à l'heure où il n'a qu'une seule envie. Ne plus penser à rien.


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MessageSujet: Re: I promise I'll do better [PV Maggie]   Mer 21 Mar - 16:32

Flippe pas. C'est bon. L'articulation semblait plus fluide, l'effort pour sortir les mots de la gorge aussi. C'est rien. Arrête de te prendre la tête pour si peu. Si elle n'avait pas les prunelles rivées sur lui, si elle osait cligner des yeux, peut-être qu'un centième de seconde d'une noirceur totale lui laisserait le bénéfice du doute, à Oswald. Mais elle le regardait. Intensément, maladroitement sûrement. Elle le regardait un peu trop, et son coeur manquait un battement dès que les paupières de l'apathique restaient closes trop longtemps. Et puis, ça va, je vais bien. Il débordait de fierté, ne voulait pas s'avouer vaincu ou tentait de la préserver. Pourquoi ? Alors qu'il avait juste à dire laisse-moi tranquille, laisse-moi dormir, au pire on se revoit demain. Ou jamais. Ouais, il finirait par changer d'adresse un de ces jours, par la laisser sur le bord de la route. Et il aurait bien raison, c'était même ce qu'il aurait du faire depuis longtemps. En fait, il n'aurait jamais dû la sauver, ce soir de septembre. Parce que combien de fois elle avait manqué de prendre sa vie depuis ? Combien de fois, elle l'avait foutu dans cet état ? Plusieurs. Pas suffisamment pour ne pouvoir les compter, mais trop pour vouloir s'en rappeler. Et c'était louche putain, c'était plus que louche. Alors son discours, elle ne l'écoutait qu'à moitié. Il avait beau rire, il avait beau déconner, redevenir ce sarcasme ambulant qu'elle connaissait, il mentait, ou ne disait pas la vérité. Mais altruiste, elle ne l'était pas elle. Et il ne semblait pas l'être davantage, mais peut-être qu'elle se trompait ? Difficile de juger des qualités dont on était dépourvu. Comme il était difficile de juger un homme, dont on ne savait que si peu, dont on ne savait pratiquement rien en fait, et surtout pas par quoi il était passé.

Alors elle flippait, ouais. Elle flippait, même si la voix d'Oswald se voulait presque autoritaire lorsqu'il lui ordonnait de ne pas le faire. Elle flippait. Elle flippait carrément. Et pas seulement parce qu'il pouvait lui claquer entre les doigts, aussi parce qu'elle ne savait pas pourquoi. Pourquoi, combien de fois cet adverbe revenait dans sa tête lorsqu'elle était près de lui ? Encore trop de fois. Mais putain, pourquoi était-il prêt à lui donner sa vie ? Peut-être qu'il ne voyait pas les choses comme ça, qu'il ne réfléchissait pas. Pas autant. Ou que c'était elle qui faisait trop tourner les choses dans sa tête. Peut-être qu'il aimait juste ça, souffrir. Ou frôler la mort. Ouais, c'était possible. Paraît qu'on se sentait vivant, genre vraiment vivant, lorsqu'on apercevait cette putain de lumière au bout du tunnel. Alors c'était peut-être ça qu'il cherchait, en s'offrant en pâture à la bête. Mais elle ne l'acceptait pas. Non, c'était trop pour elle, et ce même si elle le lui devait. Parce qu'elle était clairement endettée jusqu'aux os, Maggie. Mais pas prête à se défaire de ses charges au prix d'une vie. D'une autre vie.

Elle le laissait parler, déblatérer - dans le vide. Elle l'écoutait sans l'écouter, se contentait de toujours le fixer alors que lui sûrement, ne la voyait qu'à moitié. Livide, il n'allait pas mieux et pourtant semblait se stabiliser, trouver un équilibre au sein de la noirceur dans laquelle il baignait. Ses mots, il les laissait toujours aisément filer. Mais sa posture, son corps tout entier le trahissait. Et il finissait par s'effondrer, en même temps que les maux de cette môme, qui laissait finalement ses épaules se délester de toute l'angoisse qu'elles portaient. Et elle soufflait. Elle souriait. De ces sourires niais, incontrôlables, que le cerveau ordonnait lorsque la pression doucement retombait. Mais lorsqu'elle s'en rendait compte, elle arrêtait. Et arrêtait aussi de le regarder. « Garde ton matelas, vieux con. » Ce putain de sourire, encore, alors qu'elle laissait filer ces quelques mots en hommage à ceux balancés quelques minutes plus tôt par celui qui s'en allait maintenant dans les bras de Morphée. Et elle éteignait la lumière, avant de rejoindre ce fameux canapé qui lui semblait bien plus agréable que la route qui menait jusqu'à chez elle.
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I promise I'll do better [PV Maggie]

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