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 Nemo sailing home || Matthias Curly Petersen

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Nemo sailing home || Matthias Curly Petersen   Lun 5 Fév - 22:47

Nemo sailing home
Ah le salaud. La sale petite enflure. Il ne s'emmerdait pas, le hamster. Cela faisait deux bons mois qu'Itzal lui courait après, et maintenant qu'il se tenait planté au pied du petit immeuble en pierre assez adorable pour accueillir une colonie de vacances de petits vieux, toute la tension qu'il avait emmagasinée ces derniers temps s'était évaporée au profit d'une bonne vieille colère familière. En toute honnêteté, ça avait été surtout difficile les premiers jours, quand il se disait que le temps était compté, que son pote s'était mis dans les emmerdes, vu qu'il semblait être passé maître dans l'art de prendre des décisions louches. Et d'habitude, la rue savait toujours tout, surtout la nuit, dans les coins les moins bien fréquentés. Itzal en avait entendues, des rumeurs. Mais oui, on le connait ton gars, on l'a vu sortir de la ville par la grande porte. On l'a vu s'enfiler de l'héro dans une ruelle. On l'a vu s'enrôler dans la milice. Ou dans la résistance, c'est selon. On l'a vu s'envoler à dos de licorne, le cul à l'air, en faisant coucou comme la reine d'Angleterre. En gros, personne ne savait rien, ou tout le monde en savait trop. Et Itzal s'était résigné - soit Matthias était déjà en train de pourrir dans un caniveau quelque part, soit il était vraiment partie de la Nouvelle-Orléans, soit il avait des soucis pour de bon. Parce qu'il le voyait mal lui foutre un tel lapin, pas après leurs larmoyantes retrouvailles, avec tapes dans le dos et confessions intimes en option. Il avait continué d'ouvrir l’œil et de laisser traîner ses oreilles, avait secoué occasionnellement ici un clodo et là une prostituée. Jusqu'à ce qu'enfin, sa patience, de moins en moins motivée par un sentiment d'urgence et de plus en plus par une envie de mettre la main sur son copain pour lui demander des explications, soit récompensée. Et puis, allez, sans se mentir : peut-être que personne d'autre ne le cherchait. Itzal n'avait pas eu le temps d'échanger son journal intime avec celui de Matthias, ni d'apprendre plus de détails sur sa vie. Une soirée dans un bar, finalement, c'était rien. Mais ça avait été bien assez pour qu'Itzal décide de ne pas abandonner l'idiot du village.

Tout ça pour dire qu'il l'avait bien mauvaise, là, maintenant. En fait, depuis qu'il avait appris que ouais, bien sûr, Matthias What's his face, il habite dans le quartier français mec, Itzal grinçait des dents. Le mec disparaissait pendant deux mois et poppait soudain  dans l'un des coins les plus bourgeois de la ville ? Par réflexe, Itzal avait tourné plusieurs jours autour de l'immeuble avant de se décider à y entrer, et il avait pu voir quel genre de pingouins y vivaient. Des mecs qui n'avaient pas de loyers à payer. Des bonnes femmes qui se levaient le matin pour aller œuvrer à la grandiose gloire du Gouvernement. Comme Priya. Et maintenant comme Matthias ? Eh bien, Itzal pouvait l'imaginer. Il savait que le Gouvernement, en plus de se prendre pour Dieu, utilisait les mêmes méthodes : par la force de la sainte-coercition, il forçait qui il voulait à travailler pour lui, d'une façon ou d'une autre, dans la joie ou dans la peine, contre un gros chèque ou contre que dalle. C'était ce qui lui était arrivé, à lui, après tout. Il aurait été faux-cul de jeter la première pierre.

De toute façon la vraie raison de tout ça c'était bien qu'il s'inquiétait. Qu'il aurait pas aimé du tout devoir aller identifier ce type à la morgue. C'était le refrain qu'il se chantonnait tout bas en gravissant l'escalier jusqu'à l'appartement supposé de Matthias. Parce qu'il y avait encore une chance que quand il frapperait à cette porte, ce serait Raymond, cinquante ans, barbu et bedonnant, routier de son état, qui lui ouvrirait la porte, et pas du tout la gueule d'ange de son ami. Mais bon, juste au cas où, il afficha une gueule pas trop tendue et cogna sur le battant de la porte de l'appartement. Qui finit par s'ouvrir. Musique dramatique. C'était bien Matthias, pas Raymond. Il était là, il était en vie, a priori il avait l'air en bonne santé, et du coup, Itzal se sentit beaucoup moins en colère et beaucoup plus soulagé, comme à la sortie du premier jour d'école de son marmot. « Mais bordel, t'étais où ? » Oui parce que quand même, bordel, il était où, pendant tout ce temps ? Il tendit le bras et abattit sa main sur l'épaule de son coupain comme une guillotine, autant pour s'assurer qu'il était bel et bien là que pour le retenir au cas où il aurait eu envie de se tirer par la fenêtre.

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↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
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MessageSujet: Re: Nemo sailing home || Matthias Curly Petersen   Sam 10 Fév - 16:24

   FEATURING Itzal & Matthias
L’échelle vous menait au sommet, mais vous pouviez toujours tomber.

Il s’était habitué à cet appart avec facilité, plus qu’il ne l’aurait cru comme si il avait été serpent dans une autre vie, peu apte à regarder en arrière ou à pleurer sur la peau encore crépitante laissé derrière lui. Ça ne voulait pas dire qu’il n’aimait pas ce qui avait été, bien au contraire mais le passé était passé et on ne voulait pas que les roues de son 4x4 s’enlisent dans la boue ou le sable. Il valait mieux rouler quoiqu’il arrive.

Il préférait vraiment rouler.

Matthias était  surpris en vérité des opportunités qui s’offraient à lui. La vie était tortueuse finalement, un jour quasi asphyxié sous les vapeurs toxiques d’un incendie puis l’autre dans un appartement cosy du quartier français de la Nouvelle-Orléans. Ses parents lui avaient toujours répétés que chaque événements avaient une raison d’être, que les fils du destin ne s’emmêlaient qu’à juste titre, qu’il fallait savoir lire les éclats d’un futur en construction dans les astres et les yeux et les rencontres et même dans son café, tant de superstition tété avec le lait naturel qu’il n’y réfléchissait même plus vraiment, l’instinct formaté face aux méandres et mystères du quotidien.

La première fois qu’il avait rencontré Itzal c’était à New York, course-poursuite et pluie torrentiel, la veste collée au corps et le gardien bourru le toisant d’un air revêche. Il avait sourit, le verbiage facile, l’accroche innée mais Itzal était de ses rocs où la puissance se mêlait à la solidité, c’était dans son physique, dans l’éclat sombre des yeux, dans la gouaille pourtant teinté d’éducation. Itzal avait été sur son chemin pour une bonne raison. Il était pile ce dont il avait eu besoin. Le destin faisait bien les choses même pour quelques heures.  

La première fois qu’il avait revu Itzal à la Nouvelle-Orléans, c’était dans la forêt, course-mystère et soleil de plomb, le corps démuni et déjà un peu explosé par la fatigue d’une ombre grandissant en lui. Là aussi, Matthias savait que c’était les étoiles qui avaient placés généreusement son ami sur son chemin, le conseil clair et l’âme avisé. Comme toujours.

(Dans cette histoire qui tourne en rond, les cercles sages se frôlant constamment, c’est une bonne chose de savoir où l’on va. La tangente est la suivante : Matthias ne se souvient plus de la foret et de tout ce qui y est lié.

On le lui a fait oublier.)

Il avait été persuadé qu’il reverrait Itzal une fois installé en Louisiane, mais pas vraiment comme ça.

Les lois du destin…

***

« Mais bordel, t'étais où ? »

A la surprise se doubla la joie, celle qui vous prenait à la gorge et vous donnait l’envie de chanter à tue-tête dans votre salle de bain. Itzal en chair et en entrée en fanfare ! Le blond se fendit d’un large sourire, le poids agréable de sa main sur son épaule. Mi casa es tu casa aurait-il pu dire dans un accent effroyable. « Itzal ! » Fit-il simplement, les yeux en croissant bienheureux. « Bon sang ça fait plaisir ! Entre ! C’est pas plutôt à moi de poser cette question ? » L’innocence en éventail loin de s’apercevoir que certaines choses ne pouvaient changer, même si l’on mélangeait les cartes. « T’es jamais là où on t’attend. » Il était ravi - tout comme il l’avait été en forêt il y avait de ça deux mois – loin de s’apercevoir que si le brun ténébreux semblait si sévère ce n’était pas seulement dû aux aléas d’une région vénéneuse. « Tu m’as trouvé comment ? Je viens juste de déménager, j'avais rien à transporter de toute manière mais ça fait bizarre le quartier. Une sacrée histoire si tu veux mon avis, figure-toi que le soleil de ta vie, » Il se désigna sans ambages et sans la moindre vergogne, reprenant la conversation comme s’il avait vu le vénézuélien la veille. « a failli mourir. Alors dis comme ça, ça ne sonne pas différend de d’hab’, j’entends bien mais en fait, j’étais pompier et comble de tout, je me suis retrouvé coincé dans un incendie. Bref, je suppose que pour me féliciter de pas avoir clamser comme un poisson rouge dans son bocal, on m’a relocalisé ici. Pas mal, hein ? » Les balles de tennis avec lesquels il s’amusait parfois et qui lui servait souvent les jours de lessive n’étaient pas encore en pyramide et son sac contenant l’intégralité de ses affaires rachitiques se tenait encore éventré au seuil de sa chambre à peine usité. Matthias referma la porte derrière le brun, reprenant joyeusement. « T’es ici depuis quand ? Pose toi, je vais chercher à boire… » Il arqua un sourcil, goguenard. « T’es pas de la milice hein ? Je peux sortir la bière ? Tu me diras je bosse pour eux donc je devrais pas mais hé. » Il haussa les épaules, les informations nonchalantes, comme s’il parlait du temps ou du dernier spot publicitaire vu.

C’est là qu’il remarqua le curieux regard que lui lançait l’homme.

« Quelque chose ne va pas ? C’est l’émotion de me revoir, ou alors j’ai une sale tête. Je t’avoue que le séjour à l’hosto était pénible même si j’étais total dans le coaltar, mais ça va on m’a filé des vitamines, donne moi quelques jours et on y verra plus rien. » Et d’accompagner les mots d’un claquement de doigts déterminé.

Il allait déjà mieux.





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MessageSujet: Re: Nemo sailing home || Matthias Curly Petersen   Jeu 15 Fév - 11:41

Nemo sailing home
Aussi cliché que ça pouvait paraître, il avait envie de secouer Matthias par les épaules en lui demandant qui il était et ce qu’il avait fait de son copain, parce que c’était vraiment l’impression qu’Itzal avait en entendant l’autre babiller comme une parfaite petite hôtesse de maison. C’était comme parler à un Matthias différent de celui qu’il avait retrouvé dans la forêt, et forcément, il ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’il avait là le vrai Matt devant lui et que l’autre dans la forêt n’avait été qu’une goule ou un doppelgänger. Difficile à dire vu que les propos du Matthias actuel ne faisaient pas plus de sens que ceux du précédent. En cela, les deux se ressemblaient bien, et c’était bien pour ça qu’Itzal n’entravait rien à ce qui était en train de se passer. Tout ce dont il était sûr c’était qu’il allait s’énerver dans deux secondes puisque c’était là sa réponse à tout dans la vie de toute façon dès que la vie devenait bordélique. Jamais là où on l’attendait, ah ouais ? Pourtant lui avait attendu exactement là où ils s’étaient retrouvés pour boire des coups et se promettre à la vie à la mort de se retrouver comme deux lycéens en fin d’études, et tout ça pour se prendre le biggest baddest lapin de la décennie. Incapable d’en placer une – ça au moins ça n’avait pas changé –, il entra dans l’appartement de Matthias sur son invitation et observa les lieux sobres et vides en enregistrant tout ce que son pote disait – pompier, incendie, relocalisé… Ah ouais, vraiment ? Pas besoin de demander par qui. Dans quoi est-ce qu’il s’était encore fourré, celui-là ? Sans être une grosse tête d’analyste du FBI, il semblait bien à Itzal qu’il n’y avait que deux solutions : où Matthias se foutait de sa gueule à la puissance dix mille, ou bien il ne se souvenait absolument pas qu’ils s’étaient retrouvés deux mois plus tôt, vu qu’il lui parlait comme si leurs derniers adieux dataient de New York. Et il le voyait mal se foutre de sa gueule à ce point. La conclusion était plutôt limpide. Matt avait déjà des ennuis la dernière fois qu’ils s’étaient parlé, même s’il n’était pas entré dans les détails, et Itzal regrettait bien de ne pas l’avoir pressé comme un citron. Et il semblait que ses ennuis l’avaient d’une façon ou d’une autre rattrapé.

Quand le mot « milice » franchit les lèvres de son pote, ce fut un peu la goutte d’eau qui fit déborder le vase – ou plutôt le dé à coudre compte tenu des réserves de patience extra-limitées d’Itzal. Ce mec-là travaillait pour la milice ? Depuis quand ? Par réflexe, et il détesta faire ça avec son pote, le Vénézuélien vérifia d’un geste machinal et aussi naturel qu’il le faisait depuis huit mois que sa manche était bien rabaissée sur son avant-bras, ce qui aurait dû être idiot vu qu’il avait montré sa cicatrice et avoué sa nature à Matthias deux mois plus tôt, mais puisque le petit ange s’était visiblement pris un gros coup de latte sur la tête… Enfin, un incendie, ça ne vous faisait pas perdre vos souvenirs, si ? Itzal se rendit compte que Matt attendait qu’il prenne la parole, maintenant, et il n’avait toujours pas décidé de ce qu’il devait faire, balancer tout à Matthias ou entrer dans sa réalité alternative où ils ne s’étaient pas encore retrouvés, juste pour tenter d’en savoir plus. Son instinct largement animal lui hurlait de se tirer de cet appart et de rayer le jeune de son carnet d’adresses parce que cette histoire sentait le souffre. Itzal aurait troqué la paix contre une vague connaissance susceptible de lui apporter des ennuis sans sourciller. Mais ce n’était pas une vague connaissance, Matthias. « Des vitamines. » Bizarrement, dans cette avalanche de paroles, c’était ce truc-là qui faisait bloquer Itzal. Il ne savait pas par quel bout prendre la conversation pour que ça ait l’air naturel. Oh, et puis merde. « Ça court pas les rues, ça, les vitamines, j’en aurais bien besoin, moi aussi. Ils prennent soin de toi en tout cas. De qui est-ce qu’on parle, au fait ? » On savait bien qui était notoirement connu pour se garder les produits les plus efficaces et les plus illégaux pour s’en servir sur des cobayes, prisonniers et autres condamnés à mort…

Pas de « héééé ça fait des années, mon pote » ou d’explication sur comment il l’avait retrouvé. La conversation s’annonçait complexe mais Itzal improvisait. « Excuse-moi, c’est l’émotion, je ne pensais pas te retrouver vivant. Avec toutes ces conneries de ces derniers… temps. C’était quand, cette histoire d’incendie ? Je crois que j’en ai entendu parler. » Gros mensonge, mais ça ne l’empêcherait pas de dormir. S’il gueulait sur Matthias en lui disant qu’ils s’étaient vus quelques semaines plus tôt, l’autre allait flipper, non ? Itzal se gardait ça en plan B, à défaut d’autre chose. De toute façon, il n’avait jamais été doué pour mentir. Il faillit lui demander s’il vivait seul… pas de nana ? Pas de nana à mallette ? Mais finalement il se frotta la nuque et grogna : « Je suis content de te revoir en tout cas. Et que tu ailles bien. Tu m’as manqué, mon pote. » Oui, son pote. C’était ça l’important. Et pas question de le laisser barboter dans ses ennuis.

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MessageSujet: Re: Nemo sailing home || Matthias Curly Petersen   Aujourd'hui à 18:34

   FEATURING Itzal & Matthias
Itzal est  bien plus magnétique qu’il ne le croit et Itzal leurre tout le monde. Le regard bourru, les manières âpres de ceux qui ont vécu mille vies en une, travaillé mille jobs en les effleurant d’une main ravinée, tout était concentré là à quelques pas du jadis vainqueur. On en aurait presque oublié d’où Itzal venait – si on l’avait jamais vraiment su. On en aurait oublié ses connaissances qu’il taisait si prudemment, la colère incandescente derrière le noir des yeux. « Des vitamines. » Il y avait eu un pli aux commissures des lèvres, un ravalement in extremis de moquerie incrédule que même Matthias pouvait percevoir. Non, pas vraiment de moquerie, autre chose sur laquelle il ne parvenait à mettre de mots adéquats, une surprise teintée d’un sentiment de défiance, une tragédie en devenir. « Ça court pas les rues, ça, les vitamines, j’en aurais bien besoin, moi aussi. Ils prennent soin de toi en tout cas. De qui est-ce qu’on parle, au fait ? » Matthias accusa le coup, l’esprit difforme sous ce qu’il refusait obstinément de voir. C’était étrange, n’est-ce pas ? Lorsqu’il s’était réveillé dans les draps immaculés, le blanc virginal des nouveaux départs en fond sur les murs et le lit et même la tenue de la jolie infirmière, il avait cherché le rouge qui s’y cachait forcément. Il en avait l’esprit saturé mais très – trop – rapidement le noir avait envahi l’esprit suivi d’une clarté artificielle qu’il avait accueillie avec reconnaissance. On l’avait informé des événements, on l’avait bichonné exactement de la même façon qu’on l’avait déjà fait lorsqu’il était sorti – le pas chancelant – de l’arène et il n’avait pas cherché plus loin.

Matthias savait très bien quand il valait mieux ne pas poser trop de questions.

Il esquissa un sourire vers Itzal, le même qu’il avait déjà offert sur des posters de fortune, la dentition ivoire et l’enthousiasme digne d’un celluloïd. « C’était y a un bout… je suis resté un moment à l’hosto. C'est une milicienne qui m'a sauvé : blonde comme les twinkies mais c'est pas trop trop crémeux à l'intérieur. » Matthias accompagna l’information d’un mouvement flou de la main. « Et c'est vraiment des vitamines...enfin je crois... j'aime pas trop ingurgiter des trucs comme ça, j'ai toujours l'impression d'entendre ma mère faire un laïus sur les OGM et comment les grandes corporations pharmaceutiques cherchent à nous tuer, blablabla. J'ai un pote qui m'a dit de rien ramasser de la forêt d'ailleurs, ça devait être blindé de trucs bizarres vu que fin du monde et cerf à six cornes. » Il mélangeait de façon dramatique les événements ayant eu lieu juste avant rajoutant au désarroi du trou noir qu’il avait des semaines récentes. Tout était si terriblement confus et les migraines engendrées si forte qu’il se contentait d’un haussement d’épaules quand on appuyait trop fort. « C'est peut-être à cause de ça aussi le coma. Je veux dire les vapeurs du feu sont toxiques mais là je suis tombé comme la Belle au bois dormant après son tricot. Cela dit, pas beaucoup de monde est venu me voir en tout cas, j’ai eu zéro visite. J’aime autant dire que ça pique un peu mais mmm, les temps sont durs. »

Et d’ hausser les épaules encore une fois.

« Je suis content de te revoir en tout cas. Et que tu ailles bien. Tu m’as manqué, mon pote. » Le sourire s’effaça un peu pour prendre une contenance plus sincère. Il s’en voulut presque d’être sentimental sur le moment mais on contrôlait si peu les élans de ce genre. L’Apocalypse avait rendu le sang et les sacrifices si banals qu’on oubliait presque ce qui comptait réellement outre le fait de vivre, ou plutôt ici, de survivre. Ce que Matthias avait parfaitement saisi à son réveil, c’est qu’il avait failli y rester. C’était là, dans la rudesse des muscles et la bouche sèche, dans les sillons creux sous les yeux et les coudes couverts de pointes rouges, éphémères marques témoins de tant d’aiguilles. « Ça aurait été con de crever comme ça quand même. Les morts c’est souvent con tu me diras. » Matthias pivota faisant signe au vénézuélien de s’installer. « Fais comme chez toi. » A vrai dire, c’était même grandement le principe. Les deux verres en main et la longue bouteille brune tintinnabulèrent sur la table basse. Il se laissa tomber sur le fauteuil rapiécé avant de les servir, trinquant facilement d’un mouvement enthousiaste. « Aux retrouvailles ! » Le verre resta en suspens, si près des lèvres qu’il pouvait presque déglutir comme si la bière avait coulé le long de la gorge. « Et toi ? T’es arrivé ici comment ? Me réponds pas avec tes pieds ! » Fit-il en riant. L’important, aurait-il pu rajouter, c’était qu’il soit là.

(Le temps est élastique et l’a toujours été. Désordonné, parfois même méchant, et peut-être en tant que survivants c'est ce qui les rend tous deux méfiants face à ses méandres. Les histoires débordent toujours au hasard, de petites rafales hachées sans vision claire sur la façon dont la fin devrait être formulée.)

(Matthias devrait lui demander le basique, un résumé de toute sa vie, le tout probablement avec des chiffres mais étrangement, il n'en a pas besoin et surtout, il croit qu’il sait déjà.)

« T’as vu toutes ces histoires de danger par-delà la forêt ? Y a les campements en bordure qui se sont faits attaquer en plus. Tu crèches où ? » La curiosité éclaira un bref instant les pupilles azur. « Tu sais… je crois que t’as plus de muscles qu’avant. Raconte-moi ça, c’est les haricots verts fluorescents ou c’est le nouveau job ? » Il n’était pas revenu sur ce qu’il avait noté également : qu’Itzal avait été en colère en arrivant, des questions plein sa besace, tout comme Ayalone le serait dans quelques jours et Beatriz encore bien après.





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