AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 2350
↳ Points : 806
↳ Arrivé depuis le : 04/06/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Garrett Hedlund
↳ Age du Personnage : 33 ans, Jesus style
↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
↳ Citation : "We made it, buddy. Welcome to Paradise."
↳ Multicomptes : Konstantin Timlat
↳ Couleur RP : tomato



les petits papiers
↳ Copyright: Songbird (ava) Exordium (sign) Casterlys (graph)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Ven 9 Fév - 11:08

   FEATURING Ayalone & Matthias
Lorsqu’il la voit, il est accoudé à la fenêtre, l’œil paresseux sur les passants, la bouche encore déformée par un bâillement intempestif. Il a un pantalon en toile de travers, le t-shirt à l’envers, s’apercevant à peine que ce qui le gratte depuis un moment c’est l’étiquette qui râcle le haut de son torse. On est dimanche matin, la queue semble viser éternel dans la boulangerie du dessous et l’odeur lui donne l’envie de se rouler dans une mie de pain et de devenir une baguette pour le restant de ses jours.

Lorsqu’il la voit, il est on ne peut plus calme et flottant, à demi-endormi, la tête encore pleine des songes trop bruyants qu’il fait parfois la nuit depuis la sortie de l’hôpital. Il ne s’en souvient jamais au petit matin malgré l’injonction du médecin à les consigner dans un carnet. Il n’aime pas écrire de toute façon, les lettres comme des pièces ennemies cherchant toujours à le tromper.

Elle traverse le pavé d’une démarche énergique, la jupe virevoltante sous les escarpins vertigineux. Les cheveux d’un orange framboisé attirent immanquablement de même que le rouge à lèvre de la même couleur.

Il la voit parce qu’il est impossible de ne pas la voir, tâche carmin sur la place blanche.

« Et merde… »

La dernière fois qu’il avait vu Pain d’épice, elle était derrière un comptoir à lui lancer des éclairs en guise de salutation et voilà que maintenant, mademoiselle se baladait dans son quartier et allait dans sa boulangerie et… attendez un instant.

Matthias cligne des yeux avant de se reculer et de se fondre contre le mur. Il ne l’a tout de même pas vu lever sa frimousse par ici, non ? Une grimace zèbre son visage et les doigts glissent dans une masse de cheveux déjà bien trop indisciplinée. Il l’avait vu pour lui demander un prêt – qu’elle avait cordialement refusé, et puis plus rien. Ah si, elle l’avait touché, il avait été faible et ensuite le vide. Il pouvait presque en sentir encore le vertige des semaines plus tard, le goût de la faiblesse à même un souffle devenu chaotique. «Et merde. » Il revient à la fenêtre, cherche où elle est passée, tout ça pour s’apercevoir qu’elle est en bas, la main déjà sur la poignée de l’entrée de l’immeuble.

C’est donc bien lui qu’elle est venue visiter. Il n’est pas certain d’avoir jamais vu Ayalone se déplacer pour qui que ce soit et la question fuse, les démons chassant en vain des questions qui s’évanouissent dans sa mémoire instable : elle a peut-être dit oui ensuite ? Peut-être lui doit-il quelque chose maintenant ? Sa respiration est chaude mais il n’y a rien, le néant qui encrasse son esprit lui fait l’effet d’une marche qu’on loupe dans le noir, l’impression étrange au creux de l’estomac. Il ne se souvient pas.

La sonnerie perce l’appartement et il se détache, un œil aiguisé sur le chambranle avant d’ouvrir. « Aya. » Elle s’est peut-être inquiétée, comme Itzal et d’autres. Il n’a fait que dormir a-t-il envie de dire, le corps se réparant lentement de l’intérieur. Il ne sait pas le lien intangible qui relie ses rêves à ceux de la rousse devant lui, au lieu de ça il a un sourire encore un peu couvert de sommeil, comme s’il l’avait vu la veille. On fait fi des questions et des soucis éventuels, on avance son bras pour tout faire tomber, table rase et nouveauté. « J’allais faire du café, entre. » Il n’a pas eu besoin de le dire, Ayalone est déjà entré, le pas impérial et la mine attentive.

Il se demande comment elle a trouvé l’adresse avant de se faire la réflexion qu’elle était prêteuse sur gages et que les secrets de cette ville brillaient pour la plupart dans le creux de sa poitrine.  « J’ai plus de sucre par contre, la pénurie même pour les agents de l’état. Installe-toi hein… je vais enfiler un truc plus convenable. » L’étiquette le gratte et il disparaît quelques secondes dans sa chambre, le jean enfilé à la va-vite et le t-shirt à l’endroit. « Tu t’inquiétais pour moi, duchesse ? J’ai eu un accident. Rien de bien méchant, de toute je suis increvable. » Il plaisante, bien sûr. La chair est faible, le sang limité bien qu’il ait toujours eu une énergie semblant inépuisable, la ressource inventive uniquement lorsque nécessaire. Le reste du temps, il fait comme les autres : des bulles à la surface.

De quoi survivre au moins un temps.




_________________

I don’t know what’s wrong with me, I do all these dumb things and I think in all these distorted ways, you know?
- I’m burning up.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4853-matthias-peterse http://www.mercy-in-darkness.org/t5433-matthias-petersen-the-blank-book#222751

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1539
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Dim 18 Fév - 21:18

out of my head
Matthias & Ayalone



Des flash, des images, des souvenirs qui ne lui appartenaient pas et dont Ayalone ne voulait pas. Et pourtant ils étaient là, les bribes d’histoire, à apparaître dans ses rêves comme s’ils étaient siens. Mais ils ne l’étaient pas, la jeune femme le savait. Elle avait déjà vécu ce genre de chose : revoir les souvenir de ses victimes longtemps après s’être abreuvée de leur énergie. Mais ce n’était arrivé que rarement cependant, alors pourquoi est ce que c’était tombé sur Matthias ? La belle rousse fulmina au souvenir de l’homme fanfaronnant dans sa boutique alors qu’elle se mourrait de faim. Elle avait fait tout ce qui était possible pour le faire partir, pour éviter de l’atteindre, mais il était resté. Envers et contre tout. Alors elle l’avait attaqué. Il avait eu peur, la Daybreaker l’avait bien vu, que malgré son humour habituel, il avait eu peur cette fois. Peur d’elle. Et c’était presque une progression car normalement, Aya ne laissait pas assez de vie à ses victimes pour jamais plus connaître ce sentiment...
Sur le coup, elle avait regretté, regretté de s’être une fois de plus abandonnée à la bête affamée en elle... Maintenant, elle regrettait plus encore. Tout ce qu’elle avait vu de lui, la souffrance, l’emprisonnement, la torture... on avait fait des tests sur lui. Ayalone avait beaucoup entendu parler des tests réalisés dans les laboratoires du Gouvernement, elle savait qu’Itzal en avait lui même fait les frais, mais elle n’aurait jamais cru pouvoir assister à une expérience d’aussi près... Bien sûr tout ça aurait pu dater d’une autre époque, bien plus ancienne, mais Ayalone en bonne informatrice avait croisé énormément de natifs de la Nouvelle Orléans et lors de son immersion dans les souvenirs de Matthias, elle avait reconnu une des infirmières qui travaillait maintenant encore au sein du Gouvernement. 
Au souvenir des aiguilles traversant la peau, la jeune femme senti un long frisson désagréable la parcourir. Peut être qu’elle n’approuvait pas toutes les méthodes du Gouvernement... en tout cas une chose était certaine : quand elle y accèderait un jour, elle ne voudrait rien à voir à faire avec les laboratoires - ce n’était pas ça qui l’intéressait. 
Mais pour l’instant, il fallait aller au plus urgent et il s’agissait là de se sortir Matthias de la tête. Persuadée que la jeune femme était que tout ce qui pouvait être fait pouvait être défait, elle se mit en chemin vers l’appartement du jeune homme. Quelle adresse de ses connaissances n'avait elle pas en tête ? Celle de Gabriè ne lui échappait plus en tout cas, plus maintenant... Mais c’était une autre histoire... 

Accélérant le pas, Ayalone fini par arriver à l’appartement du blond en ruminant encore les images qui ne semblaient plus vouloir la quitter. Elle revoyait la faim, la solitude, la colère, Matthias dans un état bestiale comme elle ne l’avait jamais vu, comme elle n’avait pas vu grand monde d’ailleurs... Et puis la manipulation et l’oubli total comme s’il ne s’était jamais rien passé. 
Arrivée à une heure matinale, la belle rousse passa à côté de la file qui s’agglutinait le long de la boulangerie sans la voir. Les autres, ça ne l’intéressait pas. Fonçant d’un pas décidé vers la poignée de porte qu’elle savait être la sienne, la Daybreaker l’enclencha avec ferveur en se demandant comment on pouvait vivre dans un monde aussi dangereux en essayant même pas de faire semblant de se protéger avec des portes un peu plus difficiles à franchir... 
Puis elle monta jusqu’à son appartement. 

Son doigts enfoncé sur la sonnette fit s’échapper un bruit strident qui la calma quelque peu. Avec Matthias, elle se serait presque attendue à un klaxon de vélo en tant que sonnerie... L’instant d’après elle était entrée, faisant comme si elle avait été une familière des lieux, à deux doigts d’en être la propriétaire... 

‹‹  Aya.  »

Son haut était à l'envers.

-  Matthias.   

Elle répondît simplement, peu encline à être d’humeur sucre en poudre.  Elle avait trop peu dormi pour ça. Jaugeant l'appartement plus par habitude qu'autre chose, Ayalone fit le tour du propriétaire des yeux.
Matthias évoqua un café, du sucre, puis un accident. La jeune femme n'en retenu réellement que la dernière partie, bien qu'un café lui aurait effectivement fait beaucoup de bien... Ou alors était-elle déjà trop nerveuse ? Quoi qu'il en soit, elle se retourna vivement pour fixer le jeune homme qui était revenu avec des habits propres et un haut correctement enfilé.

-  De quel accident tu parles ?   

Il fallait qu’elle sache, avant que ça n’arrive dans ses rêves. Et parce que toute information pouvait être bonne à prendre.

- Mais non, ce n'est pas pour ça que je suis là.  

Jamais autour du pot. Ce n'était plus à découvrir.

made by black arrow

_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 2350
↳ Points : 806
↳ Arrivé depuis le : 04/06/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Garrett Hedlund
↳ Age du Personnage : 33 ans, Jesus style
↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
↳ Citation : "We made it, buddy. Welcome to Paradise."
↳ Multicomptes : Konstantin Timlat
↳ Couleur RP : tomato



les petits papiers
↳ Copyright: Songbird (ava) Exordium (sign) Casterlys (graph)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Jeu 1 Mar - 21:35

   FEATURING Ayalone & Matthias
 - Matthias.

Le prénom tranche comme un couperet. C’est souvent le cas ces derniers temps et il regrette presque les douceurs accessoires dont il bénéficiait il y a peu. Ayalone a les qualités et les défauts de son métier : l’œil qui évolue, l’intelligence au bord des cils et la rudesse sur la langue. Matthias met en route la machine à café, conscient de la poupée rousse déambulant dans son salon. Il cherche dans des souvenirs épars ce qui vaut la visite à domicile d’une prêteuse sur gages.

Le breuvage sombre coule dans un crachas de vapeur, l’odeur âcre serpentant dans l’appartement. « Un incendie qui a mal tourné. Je suis resté un bout à l’hôpital. » Il se répète encore et encore, la mascarade sans fin, la voix un peu lointaine. Ayalone ne quitte jamais vraiment sa cornée. L’impossibilité de comprendre lui étreint un bref instant le torse, il oublie la lenteur du temps, il n’est pas encore assez réveillé pour que les détails lui sautent aux yeux.
Lorsqu’il dépose les deux tasses fumantes sur la table basse, la rousse glisse silencieusement d’un espace à un autre, les hanches serrées dans du tissu sobre, les boucles brillantes, les yeux acérés. « C’est un peu tôt pour les visites de courtoisie. T’aurais pu venir hier soir et rester la nuit, on se serait bien amusé. » Le sourire se soulève, légèrement frondeur, la taquinerie facile avant de venir s’installer à son tour. La plaisanterie file sous la fumée chaude d’un café brûlant et il souffle un peu sur sa tasse avant de la reposer sans y tremper ses lèvres, le soupir lourd sachant qu’il ne couperait pas à la rigueur de la jeune femme devant lui. Il n'était pas son genre de toute façon. « Je vais bien… si c’était la raison de ta venue. » Les images lui revenaient lentement, la fatigue ressentie, épuisante sous la main posée sur sa gorge. Elle lui avait pris quelque chose ce jour là mais il ne s’y était pas attardé. Tout ce qui ne tuait pas n’était finalement pas si important après tout. « C’est rare de te voir venir chez les gens, je crois que c’est la première fois ? Tout du moins de ce que je me souviens. » Il a un geste de la main. « Je n’ai jamais eu la mémoire la plus performante du monde de toute manière. Parfois ce n’est pas plus mal, vraiment. »

(Les souvenirs sont des coquilles de verre incandescent qu’il croit savoir tenir en main sans laisser d’empreintes sur l’éclat transparent.)

Il jette un coup d’œil sur les ongles peints, la paume blanche et il a un mouvement incertain des sourcils. « Aya, tu veux vraiment que je demande ? » Il penche légèrement son visage, cille prudemment avant de boire un peu du café amer, la chaleur brûlante dans la gorge. De quoi réveiller enfin, la nervosité galopant dans ses veines sous le goût fiévreux.

Matthias est plus entêté qu’il ne le laisse paraître, plus fier aussi et le pli des lèvres s’il est tendre n’en reste pas moins récalcitrant. « Tu vas mieux depuis la dernière fois ? T’as l’air en tout cas. Il y a eu pas mal de trucs à la Nouvelle Orléans apparemment, c’est toujours bon de voir que les connaissances sont saines et sauves. » Il cille à nouveau et fait signe vers le café. « Ça va refroidir, profite. C’est pas comme si le café n’était pas rationné d’ailleurs. Tu manges déjà pas des masses, je ne sais vraiment pas comment tu tiens. » Le brun se glisse sur le sofa, le dos épousant le moelleux du tissu. « C’est pour ça que tu viens ? Le rationnement ? Pour une prêteuse sur gages c’est la manne tout ça, non ? Le marché noir doit être fleurissant, tes chiffres doivent exploser. » Fait-il en ramenant ses cheveux en arrière. Il cille avant de céder enfin. « T’es ici pourquoi finalement ? Pas que ça me dérange, loin de là. » Il a un sourire. « Mais tu ne fais rien sans rien. » C’était la seule manière pour qu’une femme tel qu’Ayalone - présente dans les affaires souterraines de la cité - ne tombent pas pieds et poings liés dans la mafia. Les mafias. Il ne connaissait pas complètement ces dernières mais comme les égouts d’une ville pleine à craquer, les organisations criminelles s’épanouissaient dans l’ombre, les tentacules s’enroulant sur les quartiers pauvres et sur le sang des familles. Ses membres pouvaient porter les plus beaux vêtements et se gorger de vins précieux, ça n’enlevait pas le fait qu’ils n’étaient rien d’autre que des vampires de la misère humaine.

« Si je te dois de l’argent, je vais pouvoir te rembourser rapidement. » A peine les mots quittent-ils ses lèvres qu'il est sûr que ce n’est pas là le bon mobile. Elle était factuelle et si l’argent avait été en jeu, elle ne se serait pas déplacée un dimanche matin. Une simple sommation aurait suffi. « Mmmm ce n’est pas ça, n’est-ce pas ? Aya, tu caches des secrets sous tes cheveux roux et j’ai jamais su résoudre les devinettes du père Fourras. »  Il est presque amusé maintenant, curieux en tout cas.

Le café a un gout de mystères.




_________________

I don’t know what’s wrong with me, I do all these dumb things and I think in all these distorted ways, you know?
- I’m burning up.


Dernière édition par Matthias Petersen le Dim 11 Mar - 1:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4853-matthias-peterse http://www.mercy-in-darkness.org/t5433-matthias-petersen-the-blank-book#222751

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1539
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Sam 10 Mar - 23:32

out of my head
Matthias & Ayalone



Un incendie. Ayalone considéra le blond. L'absence dans sa voix ne l'interpella pas vraiment, elle n'était pas venu pour ça. Ceci dit, il n’avait pas l’air de lui manquer une jambe au moins, ça éviterait qu’elle ait à subir les visions d’une dissection. Mais peut être lui manquait il un lambeau de peau. Elle espérait que non : la vision ne serait pas beaucoup plus joyeuse.

‹‹  C’est un peu tôt pour les visites de courtoisie. T’aurais pu venir hier soir et rester la nuit, on se serait bien amusé.  »

La belle rousse tourna un regard assassin vers Matthias. Elle n’était pas venu pour plaisanter. N’était ce pas clairement tracé sur les traits de son visage ? La pâleur de son teint déjà de cire, la noirceur de ses yeux pourtant si clairs, avait-elle besoin de montrer aussi les dents ?
Elle ne prit pas la peine de répondre à sa provocation mais vint tout de même s’installer en face de sa tasse de café. Pas pour la boire - elle n’aurait de toute manière aucun goût sur sa langue insensibilisée par le monstre en elle - juste pour poser ses mains autour du verre brûlant. Ça aurait peut être le don de la calmer un peu... Et en même temps, ça permettait à la Daybreaker de percer de plus près encore le pompier de son regard.

 ‹‹  Je vais bien… si c’était la raison de ta venue.  »

La Daybreaker aurait presque été heureuse de l’entendre dire ça si elle ne l’avait pas déjà remarqué. Il déblatérait les mots et les plaisanteries comme un moulin à parole, bien sûr qu’il allait bien ! Elle le laissa continuer à parler sans quitter son café des yeux, cherchant quelque part dans son breuvage comment aborder ce pour quoi elle était venue.

Il parlait, il parlait trop. Il remplissait l’atmosphère de bruits inutiles et la jeune femme était incapable de se concentrer correctement. Et honnêtement, en placer une aurait été compliqué également. Même lorsqu'il semblait vouloir lui laisser la main sur la conversation, il la reprenait l'instant d'après.
Alors elle attendait que Matthias ait terminé son laïus, ses histoires, ses questions et leurs réponses qu’il se donnait tout seul. Ayalone n’était pas patiente, elle resserra ses mains autour de sa tasse, la chaleur mordit ses doigts. A se demander qui du verre ou de ses mains céderait en premier.
Lorsque Matthias se leva pour aller dans le canapé, la jeune femme se contenta de tourner la tête vers lui.

‹‹   Si je te dois de l’argent, je vais pouvoir te rembourser rapidement. Mmmm ce n’est pas ça, n’est-ce pas ? Aya, tu caches des secrets sous tes cheveux roux et j’ai jamais su résoudre les devinettes du père Fourras.  »

Sans laisser une respiration de plus.

- J’ai rêvé de toi.  

Et elle rajouta avant même qu’il ait le temps de placer quoi que ce soit de plus : 

- Et ce n’est pas une déclaration.  

Encore une fois, elle n’était pas d’humeur à rire. Sa voix était sèche, ses traits tendus. Qu’est ce qu’elle aurait voulu pouvoir passer une nuit sans rêves... Ne plus jamais rêver. La jeune femme était prête à faire le sacrifice. Elle rêvait de toute façon bien souvent éveillée...

- C’étaient des souvenirs, des souvenirs que tu as apparemment perdu de ce que j’ai cru comprendre et je ne sais même pas si tu les as récupéré depuis.  

Des souvenirs horribles qu’à sa place elle aurait aussi sûrement voulu laisser dans l’ombre. Si Ayalone avait pu effacer ses rêves utopiques vieux de plusieurs siècles et qui avaient tracés toute sa vie, l’aurait elle fait ? Ça aurait sûrement été mieux... pour un moment. Il paraissait que le passé rattrapait toujours... Gabriè en était une preuve vivante. 

- Et à vrai dire ça m’est égal, je veux juste trouver un moyen pour que ça s’arrête.  

Elle se releva, abandonnant là sa tasse de café intacte. La prêteuse sur gages était incapable de rester en place. 

- La seule chose que je sais c’est que c’est à cause de ce qui s’est passé dans ma boutique la dernière fois.  

D’un regard, la belle rousse intima une énième fois à l’homme de ne pas plaisanter. Elle avait d’autres chats à fouetter et était seulement impatiente de se débarrasser de cette sangsue mentale au plus vite.

- Tu as déjà entendu parlé de choses pareil ?  

On ne savait jamais ce que les gens pouvaient ou non porter à leurs connaissances, Aya l’avait apprit avec le temps. 

- Je ne sais pas peut être qu’il faut que je te dise ce que j’ai vu...  

Pouvait ce être si facile ? La Daybreaker n’y croyait pas. Mais ça valait toujours les coups d’essayer.

- Ou alors...  

Ou alors elle devrait dévorer son énergie comme la dernière fois, en essayant de s’arrêter à temps. La belle rousse laissa sa phrase en suspend, les regard fixe sur le blond, en attente d’une réaction.

made by black arrow

_________________

Yet so broken
So beautiful...


Dernière édition par Ayalone V. Hastings le Ven 30 Mar - 20:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 2350
↳ Points : 806
↳ Arrivé depuis le : 04/06/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Garrett Hedlund
↳ Age du Personnage : 33 ans, Jesus style
↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
↳ Citation : "We made it, buddy. Welcome to Paradise."
↳ Multicomptes : Konstantin Timlat
↳ Couleur RP : tomato



les petits papiers
↳ Copyright: Songbird (ava) Exordium (sign) Casterlys (graph)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Mar 20 Mar - 14:56

   FEATURING Ayalone & Matthias
Manque de bol pour Ayalone, les regards assassins sont un délice raffiné pour un homme comme Matthias. Il relève les sourcils dans une interrogation muette, peu enclin à lui laisser trop de terrain, le mur épais dans un sourire filtré face à la rousse incendiaire. « Ce n’est donc pas de la courtoisie. » Conclu-t-il lentement, l’œil inquisiteur là où le sourire n’est qu’indolence assumée. Elle s’agace, le montre dans un soupir exaspéré, un regard vers l’extérieur, une mèche remise de façon impatiente. Ce serait amusant si ce n’était les circonstances. Il se doute bien que quelque chose ne va pas, qu’elle n’est pas venue jusqu’à lui pour ses beaux yeux et que si ce n’est une histoire d’argent alors c’est que c’est bien pire…

Il est loin pourtant d’imaginer la réponse qu’elle lui offre.

« J’ai rêvé de toi. »
 
Un bref instant, le sang se fait marbre et il a un mouvement plein de défiance au bout des cils. Ce n’est pas une déclaration – et il la croit sans problème – mais cela y ressemble. Il ne sait juste pas de quel type de déclaration il s'agit et le reste l’informe plus ou moins d’une situation à jamais nébuleuse. « Rêve ou cauchemar ? » S’entendit-il demander sans tendresse, l’urgence de savoir presque galopante sur la langue. Pour qu’elle se déplace jusqu’à lui et se montre aussi tendue, presque effrayée, il n’avait probablement pas eu un très beau rôle dans ses songes. « Aya, écoute ça arri… » Elle continue, le ton voilé et sourd. « C’étaient des souvenirs, des souvenirs que tu as apparemment perdu de ce que j’ai cru comprendre et je ne sais même pas si tu les as récupérés depuis. »

Il se lève, fait quelques pas dans la pièce, la perplexité sous les talons. Tout le monde semble vouloir récupérer ses souvenirs et il fronce le nez. « Et à vrai dire ça m’est égal, je veux juste trouver un moyen pour que ça s’arrête. » Il arque un sourcil, la contemple lentement. « J’ai une suggestion pour ça. Dans les faits, tu trouveras ça merveilleux mais en paroles tu vas vouloir me mettre une baigne. » Il est sérieux pourtant, la haute stature emplissant la pièce et les résidus de semaines de torture presque invisible sous le sweat-shirt mal repassé. « Pour les cauchemars… ou les rêves… peu importe comme tu dis, le docteur Petersen t’apprend qu’il suffit de s’épuiser avant. Le corps. » Aka fais -toi tringler. Ou fais du sport. Jusqu’à ne plus pouvoir tenir debout. « Ça devrait suffire. » Il réfléchit au pourquoi du comment, la main venant recouvrir l’endroit touché il y a de cela des jours et des jours par les doigts délicats de la rousse. Un lien ? Ça n’a pas beaucoup de sens mais il est victime d’une amnésie partielle et rien n’est normal dans cette cité faite de brume et de vapeur. « Tu as déjà entendu parler de choses pareils ? » Il ne peut s’en empêcher, le sourire presque insolent. « De filles qui rêvent de moi ? C’est rare mais ça arrive. » Le coin des lèvres frémit avant qu’il ne les pince. « C’est toi qui sait, non ? Ça t’es déjà arrivé avec… euh d’autres ? » Tout à coup, l’évidence naît dans l’esprit de Matthias. Il est peut-être le seul à avoir tenu après ce qu’il s’était passé. La fatigue avait été si foudroyante qu’il se souvenait à peine de comment il était rentré chez lui. Il était endurant de nature, le corps enjoué face aux aspérités quotidiennes d’une fin du monde ponctuel, mais tout le monde ne l’était pas.

« Aya… à combien de personnes t’as fait ça ? » Il balaye la question d’un geste rapide. Ça lui importait peu ce qu’elle avait vu. S’ils étaient connectés comme elle le suggérait, alors elle avait vu les flammes et l’acide, les piqûres et les tubes de respiration. Elle avait touché le néant du coma et ses provinces inconnues. N’importe qui en serait effrayé et même plus encore. « Nan, minute papillon. J’ai pas tilté ce jour là ou plutôt… j’étais crevé. Je me souviens pas de tout, » Il se passe les mains dans les cheveux, serre un peu ce crâne obscur qui est le sien. Tout lui échappe. Il retient avec peine un grognement de frustration peu amène, le râle roulant sur la gorge abîmée. « Merde ! » Un battement de cœur, puis un autre. Il cille avant de reprendre fermement cette fois-ci. « Tu ne m’as pas pris mon sang. Je l’aurai vu. J’en assez souvent perdu. Mais c’était … pire ? Et maintenant tu me dis que tu rêves de moi et que t’étais là quand je dormais. C’est pas Twilight, chérie. » N’est-ce pas ? Les vampires, ça n’existait pas.




_________________

I don’t know what’s wrong with me, I do all these dumb things and I think in all these distorted ways, you know?
- I’m burning up.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4853-matthias-peterse http://www.mercy-in-darkness.org/t5433-matthias-petersen-the-blank-book#222751

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1539
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Ven 30 Mar - 23:13

out of my head
Matthias & Ayalone


La vie d’Ayalone n’était qu’un champ de bataille. Un champ de ruine de tous ses rêves déchus et des victimes qu’ils avaient fait en s’effondrant. Ayalone soupira. C’était sa vie, c’était comme ça qu’elle avait toujours existé, dans un monde au ciel barré de nuages épais. Peut être ne savait elle vivre que comme ça. Dans les embrouilles, des brouillard d’embrouilles. Un brouillard si épais qu’elle ne pouvait jamais voir plus loin que le bout de son nez. 

‹‹ Rêve ou cauchemar ?  »

Cauchemar elle aurait voulu répondre. Mais c’était la réalité. La belle rousse l’avait vu assez de fois pour le savoir. Les souvenirs pouvaient être cauchemardesque mais ils n’en restaient pas moins réels.
Quoi qu’il en soit, Aya était ravie de voir que le blond semblait soudain prendre la situation bien plus au sérieux...
Enfin jusqu’à ce que qu’il lui propose soudain de régler ses problèmes de sommeil en commençant à « faire du sport ». Le sous entendu salace était plutôt limpide... La prêteuse sur gages allait le tuer. Elle allait l’étriper. Littéralement. La jeune femme croisa les bras sur sa poitrine en suivant le pompier du regard. Sûrement pour retenir ses griffes d’aller arracher la peau de l’agaçant.

- Tu as raison... J’ai soudain une furieuse envie de te « coller une baigne » maintenant.  

Peut être que si elle avait été moins furieuse, l’homme l’aurait amusé. Sûrement même. Il avait un humour piquant. Ayalone appréciait ça. Elle avait juste le cœur trop glacé pour le montrer. Alors la jeune femme se contentait de brûler le blond du regard à défaut de savoir le faire réellement.

‹‹ De filles qui rêvent de moi ? C’est rare mais ça arrive.  »

Un sourcil plein de doutes se releva alors que les yeux de la belle rousse considérèrent l’homme comme si le fait que quelqu’un puisse avoir seulement envie de lui était impensable. Pour toute réponse, un petit sifflement dédaigneux. 

‹‹  C’est toi qui sait, non ? Ça t’es déjà arrivé avec… euh d’autres ?  »

La jeune femme fit quelques pas pour aller s’adosser à un mur. A bonne distance du jeune homme, évidemment. Elle n'avait aucune envie de parler de ça, de ses travers, de quoi que ce soit de son passé. Mais quelque part, peut-être qu'elle le lui devait un peu. Après tout elle lui avait volé quelque chose, même si ça n'avait été l'affaire que de quelques heures et une bonne nuit de sommeil pour tout récupérer. La punition n'était définitivement pas proportionnelle au crime... Quoi qu'il en soit, la belle rousse choisit de répondre un peu à sa curiosité.

- Oui. Ça m’est déjà arrivé.  

Le considérant un instant, elle fit une pause. 

- Mais ça n’a jamais été si...  

Comme cherchant ses paroles alors qu’elle savait déjà parfaitement ce qui allait venir au bout de ses lèvres. 

- Dérangeant.  

Le mot fût soufflé, presque provocateur. Ça faisait du bien à la jeune femme de s’attaquer au blond. Il était réceptif. Il était combattif. Agaçant certes, mais divertissant. Mais tout de même. Si maintenant il avait pu sortir de sa tête, ça aurait été un vrai bonheur... 

‹‹  Aya… à combien de personnes t’as fait ça ?  »

La jeune femme secoua la tête. Refusant d’y penser. Refusant de commencer à compter. 

- Ça n’a pas d’importance.  

Le ton sec devait clore cette conversation là. Le jeune homme avait plutôt intérêt à ne pas s'aventurer davantage sur ce terrain là. Mais en tout cas, il semblait réellement avoir adhéré à la conversation. À sa manière, comme toujours, en déblatérant des tissus de foutaises mais peu importait. Il en comprenait la teneur. Ça calma un peu la jeune femme. A peine. 

‹‹ Nan, minute papillon. J’ai pas tilté ce jour là ou plutôt… j’étais crevé. Je me souviens pas de tout. Merde ! Tu ne m’as pas pris mon sang. Je l’aurai vu. J’en assez souvent perdu. Mais c’était … pire ? Et maintenant tu me dis que tu rêves de moi et que t’étais là quand je dormais. C’est pas Twilight, chérie.   »

Vraiment à sa manière. La belle rousse tiqua au mot ‹‹ chérie ›› et fusilla pour l'énième fois Matthias, avant de lever les yeux au ciel sous le poids de la fatigue nerveuse qu'il lui inspirait.

- Qu'est ce que tu racontes ? Je ne t’ai pas vu dormir.  

Il ne manquerait plus que ça ! Enfin ce n'était pas comme si elle s'était tenu à son chevet comme une quelconque tarée tombée un peu trop de fois sur le crâne...

- Je t’ai juste prit de l’énergie. Et maintenant il m’arrive de voir certains de tes souvenirs.  

Peut être que ça allait s’arrêter quand elle aurait fini de visionner le film de toute sa vie. Et s’il l’a lui racontait, est ce que ça passerait ? 

- Et honnêtement ta vie ne m’intéresse pas le moins du monde. Ton passé est vraiment merdique.  

C’était peu dire. 

- Peut être que si...  

Elle hésita encore une fois. Ce n'était pas facile pour la jeune femme de choisir ses mots, d'être patiente. Elle aurait voulu pouvoir débarquer ici, régler le problème en deux temps trois mouvements et repartir en un courant d'air en claquant ses talons pour retourner au plus vite à ses affaires...

- Peut être que si je tentais d’aspirer de nouveau un peu de ton énergie ça annulerait le sort...  

Ayalone se releva. Commença à marcher. À tourner en rond, plutôt, telle une lionne en cage. 

- Je ne sais pas quoi faire d’autre. Je n’ai pas envie d’en savoir plus sur des choses qui ne me regardent absolument pas. 

Dit la femme qui avait l’habitude de voler les petits secrets de chacun. Chercher les vilaines informations et les tenir par les choses qui faisaient mal... mais il y avait une grande différence entre chasser des informations utiles et en recevoir quantité de manière totalement aléatoire et parfaitement inutilement. 

made by black arrow

_________________

Yet so broken
So beautiful...


Dernière édition par Ayalone V. Hastings le Ven 4 Mai - 22:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 2350
↳ Points : 806
↳ Arrivé depuis le : 04/06/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Garrett Hedlund
↳ Age du Personnage : 33 ans, Jesus style
↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
↳ Citation : "We made it, buddy. Welcome to Paradise."
↳ Multicomptes : Konstantin Timlat
↳ Couleur RP : tomato



les petits papiers
↳ Copyright: Songbird (ava) Exordium (sign) Casterlys (graph)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Mer 2 Mai - 3:19

   FEATURING Ayalone & Matthias
« Tu as raison... J’ai soudain une furieuse envie de te « coller une baigne » maintenant. » Il y a une once de provocation dans la bouche devenue ronde sous l’interpellation, une pointe de défi dans l’azur qui la couve. Le « Tu prendras un ticket. » n’est pas bien loin des lèvres mais il la laisse se draper de dédain à son égard, la voit se faire friandise hasardeuse dans ses réponses. Elle en sait plus que lui si jamais tout cela est vrai. Quelque part, il n’en doute pas et il sait que les dieux du nouveau monde ont un humour corrosif mais l’idée lui déplaît tout autant qu’elle l’effraye. Ayalone et lui ? Connectés par des songes et un sang qui pulse dans ses veines ?

Les cils papillonnent un bref instant avant qu’il ne la regarde à nouveau. « Qu'est ce que tu racontes ? Je ne t’ai pas vu dormir. » Le propos salace peine à franchir le seuil de son esprit cette fois-ci et il ramène ses mains devant lui, les avant-bras sur les genoux et le regard prudent. « Je t’ai juste pris de l’énergie. Et maintenant il m’arrive de voir certains de tes souvenirs. » Il a un rire incontrôlable, quelques secondes d’incrédulité qui le prenne à la gorge. « Oui, normal en somme. J’espère que t'as vu des licornes… y’a moyen de prendre mon énergie mieux que ça soit dit en passant. » Il se relève, délayant sa haute silhouette à travers le salon. Dire des conneries a l’avantage de l’ancrer dans une réalité qui se défait sous ses pieds comme biscuit trop sec en plein désert. Prendre de l’énergie ? Juste en le touchant ? Sorcière. Il lui jette un regard indéchiffrable, les peurs vagabondes tétanisant ses muscles devenant un peu plus raides à chaque pas. Un verre de bourbon ou de whisky lui ferait le plus grand bien malgré l’heure matinale. Quelque chose de fort sur la langue pour lui rappeler que ce n’était pas un énième rêve ici, qu’Ayalone était de chair et de sang et d’autre chose qu’il percevait un peu mieux à présent – à son plus grand désarroi. « Ma vie t’intéresse peut-être pas duchesse mais en attendant t’y a visiblement plus accès que moi. » Reporter le problème autrement. La seule solution. Ça n’empêchait pas le reste de tourner dans sa caboche, reléguant presque à l’anecdote cette histoire de songe.

Il fait le tour de la salle, une longue pause s’étire et la seule chose qu’il peut entendre de son côté c’est la respiration fine d’Ayalone sur le canapé. Et puis il prononce son nom, comme ça, pour se souvenir qu’elle est humaine.

Elle est humaine, n’est-ce pas ?

« Ayalone ? » Il s’arrête, la bouche sèche, le revers des doigts glissant sur une mâchoire sempiternellement mal rasée. « Putain, j’ai besoin d’un verre. » Il fait fi des convenances et de l’heure et du règlement qui veut que personne n’a le droit d’avoir de l’alcool chez soi. La bouteille est bien cachée et il sort deux verres minuscules, des timbales d’ivoire qu’il remplie d’un or liquide avant de la lever pour le boire dans un geste rapide, tête penchée en arrière et cheveux revenant sur le front.

Elle a fait le tour elle aussi, le pas nerveux, la silhouette sinueuse dans son appartement. Plus il la regarde, plus il ne comprend pas. Certes, elle est rousse, mais elle ressemble à ces petites pin-ups sur les cartes postales qu’on vend en bord de plage. Il lui manque juste la bouteille de coca-cola à la main et la pose langoureuse. Il n’y a rien qui indique la moindre trace de surnaturelle, rien dans son rouge à lèvres framboise, rien dans son sarcasme défiant ni même dans l’absence vertigineuse de tissu à sa jupe. « Toujours se méfier des rousses. » Marmonne-t-il dans un second verre avant de repousser la bouteille. Il faut garder les idées claires. Un minimum au moins. Elle lui a proposé de recommencer. Tout indique que c’est une très mauvaise idée, absolument tout, sauf cette petite voix au fin fond des tympans. Il est curieux. Et elle a accès à plus que lui. « Supposons que je dise oui, tu sauras t’arrêter à temps ? Si on recommence ? » Il la toise maintenant, la surplombe parce que c’est son seul et unique levier en cet instant. Elle peut le mettre à genoux d’un seul toucher, il le comprend mieux maintenant. « La dernière fois j’ai mis des heures à m’en remettre. » Il s’appuie sur le meuble derrière lui, la surveille presque. C’est l’instinct qui le pousse, le même qui l’empêchait de trop réfléchir dans l’arène. Agir sur la seconde, au bord du précipice sans rien d’autre que le mouvement qui devient perpétuel.

Il claque sa langue sur son palais. Le gong vient de sonner. « On va faire ça bien. Viens. » Matthias se détache et lui fait signe avant de s’allonger complètement sur le sofa. Ici, il ne tombera pas au moins. La langue vient tâtonner nerveusement l’émail des dents. « Fais vite. Ensuite... ensuite il faudra tout me raconter. » L’œil se fait sérieux. « Tu me devras bien ça. » Elle est prêteuse sur gages, non? Elle connait les dettes.

Le moelleux du canapé l'englobe une fraction de seconde, la respiration se fait dense et les tambours commencent.



_________________

I don’t know what’s wrong with me, I do all these dumb things and I think in all these distorted ways, you know?
- I’m burning up.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4853-matthias-peterse http://www.mercy-in-darkness.org/t5433-matthias-petersen-the-blank-book#222751

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1539
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Dim 6 Mai - 16:36

out of my head
Matthias & Ayalone



Il fallait qu'elle se libère de tout ça. Ayalone avait déjà bien trop de choses desquelles se préoccuper. Trop de problèmes pour encore se faire sucrer ses douces nuits par des flash lugubres de la vie passée de Matthias.

‹‹ Oui, normal en somme. J’espère que t'as vu des licornes… y’a moyen de prendre mon énergie mieux que ça soit dit en passant.  »

Elle aurait vraiment du le tuer. Encore une remarque du même genre et la belle rousse se défenestrait... Le défenestrait – mieux encore. Il n'était sûrement même plus nécessaire de lever les yeux au ciel pour attester de son désespoir face à la condition mentale du jeune homme. Comment pouvait-il seulement se supporter à longueur de journée ?
Mais malgré ses remarques toujours aussi navrantes, le regard que le blond posait sur elle avait changé, Aya le sentait. Il s'était fait plus méfiant, plus anxieux. Elle avait presque le sentiment qu'il la surveillait maintenant plus qu'autre chose. Avait-il peur qu'elle lui saute de nouveau à la gorge sans prévenir ? Ce ne serait pas étonnant au vu de son caractère, il devait bien avoir l'habitude des menaces de mort pesant au dessus de sa tête, non ? Ayalone aussi, sûrement, mais ce n'était pas l'histoire...

‹‹ Ma vie t’intéresse peut-être pas duchesse mais en attendant t’y a visiblement plus accès que moi.  »

Suivant l'homme des yeux, la jeune femme haussa les épaules.

- Tu me dis comment te rendre ce formidable avantage et je le fais dans la seconde ! 

Et elle le ferait. Bien sûr, pas à n'importe quel prix non plus... Les souvenirs de Matthias n'étaient pas non plus si insupportables que ça, juste terriblement agaçants et collants. Comme lui.

‹‹ Ayalone ?  »

- Quoi ? 

Ou plus gentiment « Oui, qu'est-ce qu'il y a Matthias ? » mais Ayalone n'était pas gentille, ni agréable, ni tout ce qui pouvait définir une bonne personne.

‹‹ Putain, j’ai besoin d’un verre.  »

Ah. Oui, elle aussi. Sauf que les verres ne lui faisaient rien. Ils n'avaient plus le goût de rien. Plus rien n'avait le goût de rien. Un désert de cendres. Pour toute réponse, la belle rousse laissa s'échapper un soupire. Comme elle aurait voulu avoir de nouveau le goût des choses, le goût de la vie... Mais ça avait disparu, depuis si longtemps...
En se tournant un peu pour regarder l'homme sortir de l'alcool bien dissimulé, la prêteuse sur gages ne fut pas très étonnée. A quel moment le Gouvernement pensait arriver à priver les gens de ça ? Sûrement une erreur qu'elle n'aurait pas commise si elle avait été au pouvoir... On ne pouvait pas se faire aimer en privant les Hommes de ce qu'ils avaient besoin. L'alcool en faisait partie, évidemment. L'observant distraitement vider son verre alors qu'Aya préférait arpenter son appartement plutôt que de céder et de sentir, une fois de plus, un goût de terre brûlée lui traverser la gorge, la belle rousse se fit la remarque que quelque part, Matthias était un très bel homme. Puis elle chassa loin d'elle cette pensée.

‹‹ Toujours se méfier des rousses.  »

La remarque serait peut-être passée inaperçue si Ayalone, de par sa nature monstrueuse, n'avait pas également développé ses sens de manière à entendre distinctement chacun des soupires du jeune homme et si elle se concentrait un peu, les battements rapide de son cœur.

- Toujours se méfier des hommes. 

Elle répliqua rapidement et à la même hauteur, lui n'avait assurément pas la même ouïe qu'elle mais peut-être y avait-il assez de silence pour qu'il l'ait tout de même entendue... Pour l'importance que ça avait... Restant maintenant silencieuse, la prêteuse sur gages attendait patiemment que le blond prenne une décision. Après tout, elle lui avait exposé ses idées. C'était à lui maintenant de choisir...

‹‹ Supposons que je dise oui, tu sauras t’arrêter à temps ? Si on recommence ? La dernière fois j’ai mis des heures à m’en remettre. »

Sûre d'elle, Aya l'était toujours ou sinon, elle en donnait l'impression. Pour les ambitions qu'elle avait, c'était bien un minimum.

- Oui, je m'arrêterai à temps. Je n'ai pas très faim de toute façon. 

Ce qui n'était pas totalement vrai, la faim commençait à se faire sentir, cette faim toute particulière, saisissante, hypnotisante, lui faisant terriblement penser à un vampire en manque de sang, susceptible à tout moment de perdre le fabuleux contrôle qu'elle avait sur elle... Quand on ne venait pas à l'énerver tout du moins.

‹‹ On va faire ça bien. Viens. Fais vite. Ensuite... ensuite il faudra tout me raconter. Tu me devras bien ça.  »

La jeune femme observa presque surprise le pompier s'allonger docilement sur le canapé, résigné à se soumettre à son horrible idée. Passé l'instant d'étonnement, Ayalone contourna le canapé avec la lenteur d'un félin tournant autour de sa proie. Elle aurait voulu se faire moins impatiente encore, elle aurait voulu ne pas mourir d'envie de combler ce vide en elle en lui sautant cruellement à la gorge... Mais depuis qu'il avait accepter, la dévoreuse d'énergie ne pensait plus qu'à ça.

- D'accord. 

Elle souffla presque, avant de s'asseoir sur le canapé, contre le flanc du blond – ils n'en étaient plus là. La prêteuse sur gages songea faiblement à lui demander s'il était sûr avant de commencer. Mais la prévenance n'était pas vraiment le trait de caractère principal d'Aya...
Alors elle évita de jeter un coup d'oeil au visage de l'homme, prit une inspiration et saisit son poignet.

made by black arrow

_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 2350
↳ Points : 806
↳ Arrivé depuis le : 04/06/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Garrett Hedlund
↳ Age du Personnage : 33 ans, Jesus style
↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
↳ Citation : "We made it, buddy. Welcome to Paradise."
↳ Multicomptes : Konstantin Timlat
↳ Couleur RP : tomato



les petits papiers
↳ Copyright: Songbird (ava) Exordium (sign) Casterlys (graph)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Mer 23 Mai - 11:58

   FEATURING Ayalone & Matthias
S’il perçoit son agacement, il est probable qu’il s’en délecte quelque peu, trouvant un réconfort sournois dans les éclats d’humeur d’Ayalone. La rousse a des œillades comme des incendies et Matthias y répond d’un sourire teinté d’amertume. C’est lui qui aurait dû l’être – nerveux - et à vrai dire, c’était le cas ici. Le corps allongé, l’ancien vainqueur des jeux se force à respirer lentement, les conseils de méditation de ses parents hippies lui revenant en cascade comme une madeleine inattendue. En vain évidemment. Le long frisson qui le zèbre lorsqu’elle appose sa main sur son poignet ne peut être caché et il ouvre la bouche avant de la refermer, l’envie de lui rappeler de ne parler de tout ceci à personne d’autre. Comme si elle voulait le faire. Comme si elle pouvait le faire. « Tu me dis comment te rendre ce formidable avantage et je le fais dans la seconde ! » Lui avait-elle dit. C’était si terrible que ça alors ? Il a beau cherché dans les tréfonds de son esprit, certains souvenirs semblent coincés derrière des portes lourdes, chromés et impénétrables.
Curieusement, il en éprouve un mince filet de honte, comme si c’était là sa faute et qu’il aurait dû se souvenir envers et malgré tout. « Si tu me vois devenir violet, tu t’arrêtes hein. » Il l’observe du coin de l’œil, rongée visiblement par la situation. Elle aussi. Devoir se coltiner les rêves d’autrui aurait pu être amusant dans un autre monde que celui-ci. L’apocalypse a un gout de cendre jusque dans les songes, rendant putride le moindre rêve. « Tu sais, j’en ai vu des merdes depuis que je suis en Louisiane mais je pense sincèrement que c’est le pompon là. »
Faim, elle a parlé d’avoir faim. C’était donc bien l’idée de nourriture qui était en jeu ici tels les vampires des romans gothiques. « T’as un plus joli nez que Tom Cruise c’est toujours ça de pris. » Il n’a aucune envie de servir de bifteck ni même de frites mais elle prend déjà tandis qu’il s’offre.

Trop vite, il sent la flammèche de la gourmandise lui lécher les veines, les tympans se crispe sous la demande impérieuse et la faim interminable se propage en lui jusqu’à ralentir sa respiration en une vague alarmante. Crack, une chambre d’hôpital au lit défait. La faim submerge et irradie le long de la colonne vertébrale. Crack, une gueule ouverte et pleine de bave dans la forêt. Le corps gronde sous les stimulis et le poignet se tend sous les doigts fins d’Ayalone. Crack, les aiguilles sur les bras. L’oxygène commence à lui manquer et il tire tandis qu’Ayalone lâche.

Elle a promis.

Elle a tenu parole au moins.

La sensation est obscure et il avale à grande goulée l’air environnant. Le salon lui semble être un gigantesque fatras avec lui au milieu. Incapable de parler, il ferme les yeux un instant, lutte pour ne pas s’endormir. « Mmmmm » Les images lui échappent à nouveau, après tout c’est elle qui ne les reçoit pas lui. C’est la curiosité qui l’oblige à trouver la force de tourner son visage vers elle. Ayalone a les brûlants d’une fièvre qu’il ignore. Il ne l’envie pas en cet instant, elle est esclave de ses fringales contre-nature, obligé de se nourrir d’une façon étrange et cannibale. Les doigts viennent tapoter faiblement la main qu’elle a laissé en suspens. « S’va’ller. » Il est moins épuisé que la dernière fois mais la lourdeur des muscles le rend groggy et il se balance afin de se remettre en position assise, le grognement sourd roulant au fond de la gorge dans un soupir animal. « De…depuis quand ? » Ce n’est pas la bonne question. Il voulait demander ce qu’elle avait vu mais la curiosité l’emporte. Il en oublie sa propre histoire, peu importe de toute façon, ce qui est fait est fait et il va bien. Il se doute de la noirceur, commence à la voir dans le regard d’Itzal, d’Ayalone ou même de Katsiaryna. Il n’a pas tant envie que ça de soulever le voile.

Il répète : « Depuis quand t’es comme … comme ça ? » Il attend avant d'ajouter.  « Je crois qu'on est... au-delà de l'intime là, tu... tu peux dire. »

Il connait Ayalone depuis plusieurs années maintenant, leurs dynamiques tendues et leurs échanges houleux mais il ne perçoit le changement que maintenant. Se pourrait-il que ce soit antérieur pourtant ? Il n’a jamais su vraiment comment l’envisager elle et ses rouges à lèvres onéreux, ses talons vertigineux et ses impatiences. Il se ramène en arrière, se met à l’aise sur son canapé, le torse encore pétri d’une respiration ondulante. Il la fixe, curieux, les paupières lourdes d’une fatigue écrasante avant de passer une main dans ses cheveux. «  Je sais pas comment ne pas rêver, poupette. Tu vas devoir... t’habituer j’en ai bien peur. » Il n’y a pas de solutions à leurs problèmes : ni à son amnésie, ni à cette faim qui la dévore.

Autant admettre l’inexorable dès à présent : ils sont tout deux condamnés.



_________________

I don’t know what’s wrong with me, I do all these dumb things and I think in all these distorted ways, you know?
- I’m burning up.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4853-matthias-peterse http://www.mercy-in-darkness.org/t5433-matthias-petersen-the-blank-book#222751

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1539
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Mer 6 Juin - 20:43

out of my head
Matthias & Ayalone




Le beau blond ne savait pas se tenir tranquille et encore moins se taire. Ayalone aurait de loin préféré pouvoir régler son problème avec un Matthias inconscient. Mais à moins de lui ôter la vie – ce qui était malheureusement impensable – elle devrait supporter ses jérémiades incessantes. Peut-être que lui retirer un peu de son énergie aurait le don de le calmer quelque peu, mais aussi logique que cela puisse paraître, Aya en doutait tout de même...

‹‹  Si tu me vois devenir violet, tu t’arrêtes hein.  »

La belle rousse lâcha un soupire. Sûrement que s'il tournait violet, elle ne s'arrêterait pas, parfaitement intentionnellement.

‹‹ Tu sais, j’en ai vu des merdes depuis que je suis en Louisiane mais je pense sincèrement que c’est le pompon là.  »

« Si tu savais ce que moi j’ai vu » elle songea, mais elle tut, elle étouffa. Ce n’était pas le moment. Alors comme seul avertissement elle laissa s'échapper :

- Matthias... 

S'il existait une médaille pour la pénibilité, il méritait sa récompense sur le champ !

‹‹ T’as un plus joli nez que Tom Cruise c’est toujours ça de pris.  »

Sûrement Ayalone aurait-elle du savoir qui était Tom Cruise, mais il n'était pas facile de se tenir à jour avec la culture quand on vivait pendant six siècles en Enfer... Et de toute façon elle s'en contre-foutait parfaitement !

- Pourquoi parmi tous les pouvoirs que j'ai, je n'ai pas celui de te faire taire ? 

Elle marmonna, la mâchoire serrée.
Mais il n'était plus temps pour les flèches empoisonnées lancées au dessus d'un champ de bataille en carton. Elle devait tenter de régler son problème, de le régler définitivement. Alors la belle rousse accrocha sa main au poignet de l'homme.


Jusqu’à quand était ce délicieux de céder à la tentation ? Ayalone aurait voulu que la sensation soit infini, qu’elle dure du moment où elle posait ses doigts sur la peau du beau blond jusqu’à la fin de sa triste existence. Elle aurait voulu au moins que les effets se dissipent lentement, imperceptiblement. Mais ce n’était pas le cas. Lorsque la faim s’était faite ressentir, lorsqu’elle avait décidé de la laisser gagner - encore - et maintenant qu’elle se rassasiait goulûment, elle se haïssait. Le plaisir avait un goût de défaite. La satisfaction de répulsion. Elle dévorait son énergie comme une sangsue, elle perdait la tête, elle perdait le contrôle. Elle s’abreuvait de sa vie comme une créature au bord de la famine alors même qu’elle croyait un instant plus tôt sa faim à peine entamé. 
Mais elle devrait s’arrêter, bientôt, avant de lui faire du mal, sa raison le savait mais tout son être ne voulait pas l’entendre alors que l’énergie semblait se déverser en elle comme une drogue libératrice. Alors sa prise jusqu’à la délicate se referma plus violemment, emprisonnant sa main comme la serre d’un charognard autour de sa proie. Ça ne voulait plus le lâcher. Ayalone n’aurait pas dû commencer, s’arrêter était si douloureux, si frustrant. Et en même temps les images l’assaillaient, des images d’une histoire qui ne la regardait pas, des images sombres qu’elle ne voulait pas voir, revoir, des horreurs qu’elle ne voulait pas vivre par procuration, elle avait déjà assez de ses propres cauchemars. Et puis soudain, au delà des flash qui envahissaient son esprit comme des centaines de parasites, la prêteuse sur gages se rendit compte de sa main crispée, de l’air qu’elle devait avoir, cet air affamé, bestial, détestable. Et elle lâcha Matthias. 

‹‹ Mmmmm  »

Essoufflée, les joues rosies par une honte qu’elle ne pouvait surmonter, Aya se contenta d’abord d’observer le beau blond, le temps de reprendre ses esprits, le temps de voir s’afficher sur son visage le dégoût et l’horreur qu’elle attendait d’y trouver. 

‹‹ S’va’ller.  »

Lorsqu’il accompagna ses mots d’un geste de la main sur la sienne, la voleuse d’énergie se releva précipitamment pour s’éloigner. Elle le devait : la tentation de lui voler le reste de son énergie était encore trop présente. Se rendait il compte de l’effort qu’elle avait fourni pour se détacher de lui, pour ne pas le tuer ? Et ça n’avait rien régler, elle en était quasiment certaine. Elle continuerait à voir son passé, à vivre son histoire. Elle n’avait pas trouvé de solution et le poids de cette nouvelle défaite pesait sur sa poitrine comme un étau refusant de la laisser respirer correctement. 

‹‹ De…depuis quand ?  »

La voix de Matthias lui parvenait de loin. Qu’est ce qui empêchait vraiment la Daybreaker de finir son travail ? La sympathie ? Il ne lui en restait qu’une miette. La pitié ? Elle ne connaissait pas ? L’altruisme ? Rongé depuis longtemps par les déceptions et la haine. Alors quoi ? 

‹‹ Depuis quand t’es comme … comme ça ?  »

Ayalone inspira profondément, un peu sortie de ses pensées par le pompier. C’était la faim qui pensait encore pour elle. C’était la faim qu’elle devait à nouveau parfaitement étouffer pour ne plus la laisser prendre le contrôle de ses mouvements. 

- Depuis trop longtemps.  

Elle souffla, presque que de crainte que parler trop fort puisse réveiller le monstre. Les lèvres serrées, ses grands yeux perdus au lointain et ses traits tirés, épuisés. 

‹‹ Je crois qu'on est... au-delà de l'intime là, tu... tu peux dire.  »

La jeune femme lâcha un énième soupire avant de relever ses iris verts sur le visage de Matthias, sondant un moment son expression, réfléchissant à si elle voulait parler ou non ou si elle allait juste passer en furie devant lui et claquer la porte pour aller digérer sa défaite ailleurs. Elle n’en fit rien. 

- Depuis plusieurs siècles. Mais c’était plus facile à contrôler en enfer.  

Là où tuer n’était pas un problème. Là où tuer était normal pour survivre. Les lois ne s’appliquaient pas bien différemment à la Nouvelle-Orléans, juste que le Gouvernement ne savait pas l’assumer. Ils ne savaient pas prendre les bonnes décisions, elle aurait su le faire, elle savait décider pour les autres, mais pas pour elle. 

‹‹ Je sais pas comment ne pas rêver, poupette. Tu vas devoir... t’habituer j’en ai bien peur.  »

Fallait il seulement encore soupirer ou son exaspération se peignait elle aussi bien sûr son visage que ses colères ?

- Moi non plus...  

Elle avoua du bout des lèvres, une nouvelle fois perdue dans les lames du plancher. Sa faim s’était calmée, elle le sentait maintenant, la bête était rassasiée. Mais son esprit n’en allait pas beaucoup mieux. Elle venait d’essuyer une nouvelle défaite au pays des échecs. Elle était épuisée. Alors la belle rousse qui ne savait que se tenir droite et fière pour contrebalancer ses ennuis, se rapprocha de nouveau du beau blond pour s’asseoir à ses côtés, glissant au fond du canapé avant de fermer les yeux, défaite. 

- Tu es sûr que veux que je te raconte ce que j’ai vu ?  

Elle n’en avait pas envie et elle n’avait pas l’habitude d’être prévenante non plus. Mais Matthias avait été plus tolérant avec Ayalone qu’elle ne l’aurait jamais été avec lui, alors elle lui devait au moins ça. Et en même temps, la voleuse d’énergie gardait l’espoir que partager ses rêves allégeraient le poids qu’elle portait, voir l’en débarrasserait totalement. Quand la gentillesse faisait un pas, l’égoïsme en faisait trois.


made by black arrow

_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 2350
↳ Points : 806
↳ Arrivé depuis le : 04/06/2017
↳ Age : 26
↳ Avatar : Garrett Hedlund
↳ Age du Personnage : 33 ans, Jesus style
↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
↳ Citation : "We made it, buddy. Welcome to Paradise."
↳ Multicomptes : Konstantin Timlat
↳ Couleur RP : tomato



les petits papiers
↳ Copyright: Songbird (ava) Exordium (sign) Casterlys (graph)
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Mar 12 Juin - 14:54

   FEATURING Ayalone & Matthias
« Pourquoi parmi tous les pouvoirs que j'ai, je n'ai pas celui de te faire taire ? » Matthias laisse échapper un rire en forme de soupir épuisé. « Celui-là chérie, j’ai bien peur que tout le monde ne le veuille. » Il n’y peut rien s’il est bavard de nature. Tout le monde aimait bien faire des mystères et garder ses sentiments pour soi comme des Picsou devant des coffres-forts. A quoi bon à vrai dire ? On ne faisait ça que devant les loups et les renards, histoire de ne pas finir en kebab et Ayalone ressemble davantage au petit chaperon rouge.

Des leurres que tout ceci…

Il a idée que rien n’ira plus normalement maintenant. La main ivoire aux ongles si soignés s’éloigne et il demande, un peu fébrile. Il sait que quelque chose cloche mais c’est un peu comme les bruits la nuit dans les placards quand on est enfant. Il y a quelque chose mais c’est plus simple de mettre sa tête sous l’édredon et de s’endormir même si c’est en tremblant. « Depuis trop longtemps. » Ça n’a aucune consistance pour lui. Le temps est abstrait dans sa forme, les jours s’écoulent en lave volcanique épaisse le long d’un calendrier obsolète. L’Apocalypse a balayé les saisons, s’est mis en tête de réarranger la chronologie des hommes et de leurs désirs. Matthias secoue la tête, la douleur sibylline à l’arrière de la nuque mais avant qu’il ne parle, elle rajoute : « Depuis plusieurs siècles. Mais c’était plus facile à contrôler en enfer. » Il rit, dents blanches et barbe de plusieurs jours. Il rit parce que c’est drôle. « La Nouvelle Orléans c’est pas Byzance mais quand même… » Il y a toujours des failles et le sourire s’affaisse. Elle ne rit pas, elle. « Attends… » Il n’a plus de salive sur la langue et il se pose sèchement sur l’arrière du sofa, la mine incrédule. Il y a toujours des failles mais il a toujours réussi à les recouvrir d’un voile amusant. Il se doute que Béatriz n’est pas juste douée pour tirer les cartes, s’aperçoit facilement que le vaudou des rues délabrés de la ville n’est pas qu’un folklore et que les histoires de monstres dans les forêts… Il fronce les sourcils, un souvenir confus lui vrillant les tempes. La main glisse sur le cou pour se masser et il fait non de la tête. Les Enfers. Putain, mais on est où là ? « Je me doute que t’es Diabolo ou même Santanas, t’es rousse mais c’est pas une raison pour dire un truc pareil aussi sérieusement… surtout après m’avoir bouffé. Enfin, pas comme ça. Maintenant j’aurai préféré. » Il fronce le nez et se lève, le corps chancelant. Trop rapide, trop violent, mais l’idée de rester immobile ne lui plait pas.

Pas dans un univers qui apparemment aurait un enfer de façon officiel.

« J’espère qu’il y a un Valhalla du coup aussi parce qu’on est mal. Trop de monde en bas. Ah mais merde. » Il est obligé de se rasseoir, l’énergie volatile encore. La tête disparaît sous le plat immense de ses mains et il ramène ses cheveux en arrière, plus perplexe encore que devant un match de curling. « Je sais pas ce que tu me racontes, je comprends pas. M’en veut pas hein mais elles sont où tes cornes et aussi je sais pas t’es pas censée… être méchante ou un truc comme ça ? . » Il ne peut rien faire ni pour elle ni pour lui. Il appuie ses mains sur ses hanches. « Tu es sûr que veux que je te raconte ce que j’ai vu ? » Il écarquille les yeux. « C’est-à-dire que là j’hésite à te faire prendre un bain dans de l'eau bénite en récitant trois ave maria encore… mais ouais… shoot. » Il n’était plus à ça prêt après tout.

Il avait un putain de démon qui devait peser 50kg à tout casser avec une frimousse toute chouquette dans son salon quand même.



_________________

I don’t know what’s wrong with me, I do all these dumb things and I think in all these distorted ways, you know?
- I’m burning up.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4853-matthias-peterse http://www.mercy-in-darkness.org/t5433-matthias-petersen-the-blank-book#222751

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1539
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   Dim 17 Juin - 17:05

out of my head
Matthias & Ayalone



Il ne l’avait pas cru au début quand elle avait parlé de siècles d’existence. Comme il ne l’avait pas prise au sérieux, a son arrivée, quand elle lui avait dit être venue aujourd’hui pour prendre son énergie parce qu’elle rêvait de lui de manière fort peu naturelle et fort gênante... Et puis de la même manière, ses traits s’étaient soudain changés pour une expression moins moqueuse, plus concernée. Ayalone en aurait ressenti une certaine satisfaction si la situation n’avait pas été aussi frustrante : elle n’était arrivée à rien, elle en aurait mit sa main à couper. 

‹‹ Attends…Je me doute que t’es Diabolo ou même Santanas, t’es rousse mais c’est pas une raison pour dire un truc pareil aussi sérieusement… surtout après m’avoir bouffé. Enfin, pas comme ça. Maintenant j’aurai préféré.  »

La belle rousse haussa des épaules. Ses remarques ne l’intéressaient pas, qu’il la croit ne l’intéressait pas beaucoup plus. Était elle la première personne qui lui parlait de siècles de vie ou bien était il dans un déni tel qu’il en avait oublié tous les indice ? 

‹‹ J’espère qu’il y a un Valhalla du coup aussi parce qu’on est mal. Trop de monde en bas. Ah mais merde. »

Ayalone avait arrêté de répondre. Il fallait croire qu’elle avait laissé tomber pour l’instant l’idée le ramener au calme. Qu’il parte donc dans ses délires, ça semblait lui faire du bien... et si ce n’était pas le cas, ce n’était tout de même pas le problème de la jeune femme. Mais si elle devait tout de même considérer sa remarque, Ayalone devait bien avouer qu’elle ne croyait pas en un paradis, quelque soit sa forme. Elle croyait à l’enfer par la force des choses, parce qu’elle y avait été, parce qu’elle savait ce que c’était... Mais dans ce monde construit sur les péchés et la cruauté, il n’y avait pas de paradis, pas d’eden et sûrement aucune terre promise à l’horizon. 

‹‹ Je sais pas ce que tu me racontes, je comprends pas. M’en veut pas hein mais elles sont où tes cornes et aussi je sais pas t’es pas censée… être méchante ou un truc comme ça ?  »

Cette fois ci, la belle rousse révéla la tête vers Matthias. 

- Tu ne me trouves pas méchante ?  

Presque sincèrement étonnée. Aussi réaliste qu’elle se devait d’être, la jeune femme savait qu’elle n’était pas un modèle de bonté et d’altruisme, mais puisque ça n’altérait pas ses plans, elle ne voyait pas de raison de changer. 
Quoi qu’il en soit, avec son comportement, elle se serait attendu à ce que le beau blond la déteste. Ne l’avait il pas traitée de diablesse quelques instants plus tôt ? Mais peut être fallait il croire qu’avec lui, rien n’était jamais comme avec tout le monde... 

Maintenant, il s’agissait peut être de lui rendre quelque peu la monnaie de sa pièce en lui racontant un peu de ce qu'elle avait vu.

‹‹ C’est-à-dire que là j’hésite à te faire prendre un bain dans de l'eau bénite en récitant trois ave maria encore… mais ouais… shoot.  »

Aya prit une inspiration. Si l’homme n’avait pas déjà été debout, elle se serait levée du canapé pour reprendre les sens pas, histoire de passer ses nerfs là dedans. Mais puisqu’il occupait déjà l’espace debout, elle se contenta de rester assise. 

- Tu sais que ton esprit n’a pas endormi tous ces souvenirs pour rien, n’est ce pas ?  

Encore une question, prévoyante. C’était peut être lui qui influençait sa presque sympathie...
La belle rousse attendit un petit moment avant de reprendre, sans y mettre les formes cette fois. 

- Ce n'étaient que des images, parfois un peu floues, mais il y avait du sang, souvent beaucoup de sang. 

Se souvenir de ces images ne faisait pas plaisir à Ayalone, elle qui les avait tues jusqu'à là, qui avait refusé de les imprimer et le faisait maintenant par obligation sociale.

- J'ai revu une partie des jeux, de ce que tu y as fait...  

Parce que ça la belle rousse le savait : qu'il avait été vainqueur des Hunter's Season n'était un secret pour personne et elle avait déjà en partie été au courant de ce qui s'était passé. S'informer faisait après tout partie de sa raison d'être. Et ce qu'on pouvait faire pour survivre n'était pas un mystère pour la voleuse d'énergie. Bien au contraire. Elle même en avait été témoin, elle même en avait fait les frais, elle même en avait fait des victimes. De très nombreuses victimes. Elle n'allait pas le juger, mais elle ne voulait pas avoir les images de ses victimes passer derrière ses paupières, les siennes elle les avait déjà vues. La jeune femme veilla donc à garder ses grands yeux clairs ouverts, braqués sur le blond.

- J'ai vu une créature aussi. Quelque chose qui ressemblait à ce que j'avais déjà vu... Au début j'ai cru que c'était un de mes souvenirs. Mais ce n'était pas dans l'environnement que je connaissais. Et il y avait une femme que je ne connais pas. 

Sondant son visage plus intensément, Ayalone le regarda curieusement.

- Tu t'es retrouvé près d'une brèche ? 

Celles dont elle avait entendu parlé, celles qu'on avait chuchoté sans oser les crier. Les gens avaient dit voir des monstres, les gens avaient dit voir des souvenirs, des démons revenus du passé. Alors la belle rousse avait écouté les gens parler et s'était tenue très loin de ce qui ressemblait fort à six cent ans de son enfer personnel.
Et puis soudain, comme brûlée à vif :

- Bon, j’ai perdu beaucoup trop de temps ici.  

Elle se leva dans un seul mouvement avant de partir, décidée vers la porte d’entrée. 
Les images s'enfonçaient dans son esprit, alors qu'elle était venu les effacer. Comme si elle n'avait pas assez d'une vie trop longue pour en avoir maintenant une petite demi douzaine dans son crâne, l'assaillant chaque nuits, encombrant son esprit déjà surchargé qui avait déjà trop peu de repos. Cela ne s'arrêterait-il donc jamais ?
Et puis comme dans une aimable salutation : 

- Ne pleure pas quand je serai partie, ça ne sert à rien.  

Avant de se retourner dans une valse de cheveux roux et de claquer la porte derrière elle, masquant comme toujours, sa défaite derrière de grandes impressions. 

made by black arrow


_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.   

Revenir en haut Aller en bas
 

Another apple to slice into pieces ft Ayalone H.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Pieces detachees - GW
» Partenariat avec Green Apple *-*
» We were not meant to be together – ft. Apple
» { APPLE SPRING } • ressources avatars & codes
» Apple Spring

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-