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 Ain't over yet (ft. Kenneth)

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MessageSujet: Ain't over yet (ft. Kenneth)   Lun 12 Fév - 19:50


Ils ne sont pas là. Ils ne sont toujours pas là. Cela fait maintenant des jours qu'ils sont partis, qu'ils ont été enlevés, qu'ils ont disparus, qu'ils ne sont simplement plus dans ma vue. Ma paranoïa habituelle a repris ses droits, amplifiées par un sentiment naturel d'inquiétude intense. Je ne suis pas le meilleur des pères. De ça je suis conscient. Et pourtant mon instinct se revèle, là qu'ils ont disparus. Declan n'est plus là pour m'aider. Lui aussi a disparu. Nymeria n'est plus là pour m'aider. Elle aussi a disparu. Mes proches, mes aimés, semblent se vaporiser autour de moi et je ne parviens pas à croire en autre chose que ma culpabilité. Observant l'extérieur de ma fenêtre, je déglutis lentement, incapable de ne pas laisser une larme m'échapper. Cruelle qui vient creuser un sillon sur ma joue mal rasée. Sourde douleur qui étreint mon coeur alors que je me prends à croire qu'ils sont tous bien mieux lotis sans moi. Et pourtant je ne veux pas abandonner mes recherches. Pas sur mes mioches, qui sont encore bien trop jeunes pour prendre soin d'eux même. Bien sûr, je m'interroge aussi à propos de mon frère et de ma soeur, mais je sais qu'ils vont s'en sortir. L'incertitude est maîtresse dès qu'il s'agit de mes gamins.


Rageur, je balance mon poing contre le mur à mes côtés. Fracasse mes phalanges déjà abîmées de multiples coups contre de pauvres meubles innocents. Un long gémissement de douleur quitte ma gorge et je sens de nouveau l'afflux de mes sentiments prendre possession de mon être. Pas cette fois. Pas encore.


Sans réfléchir, j'attrape mon matériel et me prépare rapidement une seringue de bonheur. Oublier pour mieux réfléchir. Laisser la douleur au placard pour la remplacer par une lucidité en laquelle je suis le seul à croire. J'écarte le pull qui me sépare du froid pour laisser apparaître mon avant bras, parsemé de petites cicatrices circulaires. Je suis bien trop ancré. Je suis en train de ruiner le peu de chances qu'il me reste pour survivre dans ce monde. Seulement tant pis. Je charge un peu la dose, l'augmente pour pallier ce vide qui prend mon âme et soupire de contentement lorsque le liquide s'égare dans mes veines. Lentement je glisse contre le mur, je m'assois en fermant les yeux, laissant une douce plénitude prendre possession de mon corps.


Les minutes s'égrennent, je m'endors quelques secondes alors que le produit continue son ascension jusque mon cerveau. Et enfin j'ouvre les yeux sur le monde, étrangement plus simple à vivre avec cette douce substance. Je me relève, titube un peu face à la quantité inédite que je viens d'ingérer et prends enfin une décision. C'est la nuit. Peu importe. Je vais sortir. Je vais affronter les monstres de l'extérieur qui m'effraient tant, juste pour continuer mes recherches. Ils sont là, quelque part et ce soir, je vais les trouver. Je me couvre d'une veste, que je reconnais bientôt comme celle de Carter. Celle que je lui ai piqué sans m'en rendre compte. Celle que j'aime bien porter de temps en temps, juste pour m'entourer de son odeur. Celle que je compte bien garder.


Un fin sourire décore mes lèvres lorsque je sors finalement et mon humeur, combinaison bien agréable de la drogue et de cette veste, me permet même de ne pas penser à ce qui m'entoure. Ni les ombres, ni les bruits probablement un peu angoissant. Rien qu'un sourire. Je pourrais certainement pousser le vice à siffler, mais un bruit un peu plus prononcé que les autres, une ombre un peu plus visible, me fait m'arrêter soudain. Cela fait plusieurs minutes que je marche, je ne vois même plus le Little Darlings, je dois être bien trop éloigné. Si danger il y a, je ne pourrais probablement pas m'enfuir en courant pour me dissimuler dans la sécurité relative de cet établissement qui me loge. Je fronce les sourcils finalement, observe les alentours sans rien voir d'étrange, avant de lancer, d'une voix un peu trop incertaine. « Y'a quelqu'un? C'pas qu'je flippe mais si y'a quelqu'un juste montre toi que j'vois ta face. » Je souris encore, simule une confiance que je ne ressens pas une seconde, alors qu'un long frisson me prend. J'ai un très mauvais pressentiment, mais j'ignore pourquoi.
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Moi Renart

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MessageSujet: Re: Ain't over yet (ft. Kenneth)   Lun 12 Fév - 23:41


Marie m'avait mis sur une piste intéressante. Stain était porté disparu et mon obsession s'était transformée en rage. Il ne pouvait pas s'en sortir aussi facilement et si ce salopard se cachait quelque part, je le retrouverai. Cette fois-ci je ne lui laisserais plus aucune chance de s'en sortir, je le descendrai et mettrai fin à cette mascarade. Il ne pouvait pas m'échapper de cette façon. Je ne pourrais jamais me pardonner d'avoir attendu si longtemps avant d'avoir réclamé mon dû : une vengeance pleinement méritée.

L'enveloppe de Marie tombait à pic et je savais qu'elle ne faisait jamais rien sans rien. Peut-être avait-elle des réponses ; à l'occasion il faudrait que je la rencontre à nouveau. Je pensais régulièrement à elle et la façon dont nous nous étions quittés était indigne de nous. Mais pour le moment, j'avais plus urgent : Eamon Grimes. Cet homme tombait comme un cheveu sur la soupe et c'était souvent ces cheveux là qui étaient les plus intéressants.

Je m'étais alors renseigné sur ce type, déplaçant mon obsession sur lui à défaut de pouvoir la diriger sur Stain qui n'était plus là. Il avait partagé la cellule de Stain. Sans doute avaient-ils partagé bien plus. Et c'était ce que je souhaitais découvrir. Mon plan était parfaitement élaboré dans ma tête et l'appliquer n'allait pas être très difficile. Ma motivation était telle que je ne me posais aucune question. Le bien ou le mal, peu m'importait tant que cet homme parlait et me disait ce qu'il savait. Peut-être connaissait-il la planque de Stain ; peut-être même qu'ils se voyaient encore. Peut-être que Stain avait tout prévu depuis longtemps et qu'il en avait parlé un soir de désespoir dans leur cellule étroite. Je ne pouvais pas croire qu'ils n'avaient partagé que deux lits superposés. J'allais faire parler cet Eamon Grimes, coûte que coûte.

Je savais que je devais me contrôler. Facile à dire, difficile à faire quand mon sang était en ébullition depuis que Stain avait disparu. La culpabilité me rongeait les entrailles et je n'avais rien trouvé de plus intelligent que de faire payer le monde entier pour mes propres erreurs. C'était pourquoi j'étais appuyé contre le mur froid et humide de cette ruelle malfamée du quartier nord de la Nouvelle-Orléans. Je savais où habitait Eamon ; ce dernier s'était fait arrêter et j'avais accédé à son dossier sans aucune difficulté. Travailler pour le Gouvernement avait été la meilleure décision que j'avais prise ces dernières années. Grâce à lui, j'avais rencontré Lucrezia, j'avais pu me rapprocher de Stain, j'étais non seulement en sécurité mais en plus je pouvais accéder aux informations dont j'avais besoin.

Aller chercher Eamon chez lui était une mauvaise idée vu l'endroit où il habitait ; j'allais me faire repérer très vite et arrêter tout aussi vite. Alors j'avais décidé de l'enlever et de l'emmener là où personne ne le trouverait pendant quelques heures, juste le temps de le faire parler. Il serait un homme libre ensuite. Ou pas... Il faudrait que je me méfie à ce qu'il ne me dénonce pas auprès du Gouvernement. Néanmoins, il aurait plus à perdre à tenter de se battre contre moi plutôt qu'à coopérer. C'était lui, le criminel officiel. Quelque chose me disait qu'il n'aurait pas très envie de traîner dans les locaux des forces de l'ordre à nouveau.


Finalement, mes yeux fermés se rouvrirent d'eux-mêmes lorsque j'identifiais des pas dans la nuit. Est-ce que ma cible sortait finalement de chez elle ? Si, en temps normal, un sourire aurait pu s'afficher sur mon visage, ce ne fut pas le cas ce soir. J'étais trop affecté par la disparition de Stain pour apprécier ma chasse. Je laissais Eamon passer à côté de la ruelle dans laquelle je m'étais dissimulé avant de finalement décoller mon dos du mur. Mes bras se décroisèrent d'eux-mêmes avant que mes mains ne se calent spontanément dans mes poches, comme à mon habitude. Y'a quelqu'un ? C'pas qu'je flippe mais si y'a quelqu'un juste montre toi que j'vois ta face. Son sourire n'avait pas quitté son visage et je révélais le mien en quittant la ruelle pour m'exposer à la lumière de l'artère principale toute aussi calme.

Bonsoir.

Je le détaillais, de haut en bas et son inverse, avant de caler définitivement mes yeux dans les siens. J'en profitais également pour m'imprégner de son odeur par la même occasion. Quelque chose n'allait pas. Il y avait un mélange flagrant et je distinguais deux odeurs sur la même personne. Néanmoins, c'était lui, aucune erreur possible. Mes mains quittèrent mes poches, et comme à chaque fois que c'était le cas, ça n'annonçait rien de bon. Dans un bond, tel le prédateur que j'étais, je passais derrière lui pour l'attraper par la gorge avec mon bras et le verrouillais avec le second. Je l'entraînais dans la ruelle sombre et laissais les secondes s'écouler pour qu'il finisse par manquer d'oxygène, puis je m'assurais de l'avoir assommé suffisamment avant de le relâcher.


***


Je l'avais traîné jusqu'à une ancienne petite boutique complètement abandonnée de la ruelle et l'avais laissé reprendre connaissance de lui même. J'avais pris soin de lui retirer sa veste que je gardais à proximité. C'était elle, la pièce différente qui ne collait pas avec le restant. Ce n'était pas la sienne, les odeurs étaient formelles. Mais peu importait, je me concentrais à nouveau sur ma cible et lui attachais pieds et poings et condamnais sa bouche afin qu'il n'hurle pas dès son réveil. Je m'accroupis d'ailleurs près de lui aux premiers signes et je le laissais retrouver parfaitement ses esprits avant d'instaurer les règles. Ma main attrapa avec violence ses cheveux et je redressais sa tête de force.

Je veux simplement parler. Si tu réponds à mes questions, je te laisserai repartir sans la moindre égratignure. Mais résiste ou raconte-moi des conneries et il y aura des conséquences.

C'était simple. Ca avait toujours été très simple avec moi d'ailleurs. Je ne prenais aucun plaisir à blesser mon prochain, mais je n'hésitais pas à utiliser la force pour obtenir ce que je désirais.

Je vais retirer ce que je t'ai fourré dans la bouche. Si tu appelles au secours, je te donnerai réellement une bonne raison de le faire.

Grâce à mes dons, j'aurais le temps d'entendre quelqu'un arriver depuis la ruelle. Il serait difficile de me surprendre. Néanmoins, je ne comptais pas me surestimer, ni sous-estimer cet homme. Je relâchais lentement ses cheveux et libérais sa bouche comme promis.

J'aimerais que nous parlions de Stain Greyjoy. Il me semble que vous vous connaissez bien tous les deux. Je ne vais pas passer par quatre chemins : Je veux savoir où il se cache. Alors je t'écoute. Tu as toute mon attention.

J'insinuais clairement qu'il savait où il se cachait et je n'en attendais pas moins de ce type. J'espérais sincèrement qu'il possède des informations à me confier afin que je ne perde pas patience. Pas pour moi, mais plutôt pour lui...

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MessageSujet: Re: Ain't over yet (ft. Kenneth)   Mer 28 Fév - 17:40


Ce n'est qu'un vil mensonge, que je dissimule pourtant dans un sourire. J'affirme une confiance en moi que je ne ressens pas une seconde alors que le frisson prend possession de mon être. Une sourde inquiétude envahi mon esprit, si bien que je ne peux m'empêcher de sursauter lorsqu'une personne, quitte effectivement les ombres dans un sourire, qui ne m'annonce rien de bon. Le mien se perd dans le pas que je fais en arrière pour lui échapper inconsciemment. Mes yeux le parcourent rapidement, cherche le connu dans les traits de l'homme. Peine perdue. Ce n'est qu'un homme croisé au hasard. Du moins c'est ainsi que je le conçois, pendant encore quelques secondes. Mes lippes s'étirent de nouveau, comme pour ne pas l'effrayer de ma présence à l'extérieur à cette heure de la nuit. La suite est si rapide que je ne comprends pas ce qu'il se passe. Mon esprit, encore ralenti par les abus de la soirée, n'analyse pas la situation. Ce n'est que lorsque le noir m'envahit que je comprends...

Rien n'est du au hasard.


[...]



Ma gorge me brûle, alors que je tente laborieusement de reprendre ma respiration. Mon soufffle me manque, je ne parviens pas à prendre de grandes goulées d'air pour m'approcher de la survie. Je retrouve cette sensation étouffante, de ma tentative de suicide en prison. Cette corde autour de mon cou. Cet air qui me manque et que je ne parviens pas à retrouver. Les ressentis sont les mêmes, dans cette situation pourtant bien différente. Je ne suis pas en train de mourir. Si je ne peux respirer, c'est à cause de l'entrave qui barre ma bouche. Si je ne peux bouger, c'est à cause de ces liens qui me scie la peau. Il me faut quelques secondes de plus pour enfin ouvrir les yeux et les relever douloureusement vers mon bourreau. Je scrute ses traits de nouveau, prêt à trouver les réponses aux questions qui me taraudent, mais qui reste pourtant inassouvies. Je ne le connais pas. De ça je suis certain. De fait, je ne comprends pas ce qui le motive. Et c'est par la panique que je réponds à cette constatation. Je commence à peine à m'agiter, lorsqu'il lance les règles du jeu, en attrapant violemment mes cheveux, qu'il tire sans ménagement. Un grognement de douleur m'échappe d'ailleurs, mais ce ne sont pas ses actes qui me glace le sang, mais plutôt ses propos. Menaces dévoilées, qui résonnent dans ma tête comme une arme sur le point de se déclencher. Il me veut quelque chose. Seulement j'ai beau y penser, je suis incapable de savoir quoi. Mes prunelles se posent finalement dans les siennes, cherchent une réponse qu'elles ne trouvent pas.


Si bien que mon coeur s'emballe, bat tellement vite qu'il doit l'entendre cogner contre ma cage thoracique. Je suis mort de peur. Et il doit probablement le voir aussi. Piètre prisonnier que je fais là. Pourtant lorsqu'il me somme de conserver le silence, lorsqu'il me dit qu'il va libérer ma bouche, je me permets tout de même de hocher la tête. Je ne souhaite pas le contrarier et attirer ses foudres. Lui, tient sa promesse en échange et lorsqu'enfin, le baillon me quitte, je prends une grande inspiration, qui me fait tousser finalement. Depuis cette fois, où j'ai échoué, l'air a une saveur particulière, que je retrouve avec joie. Il me faut quelques secondes pour reprendre un semblant de contenance, avant qu'il ne reprenne la parole. Propos que j'accueille dans un éclat de rire amer que je ne peux réfréner. Bien loin du chaton apeuré que je lui ai présenté jusque là, je me présente cette fois plein de facétie, à la simple mention du nom. Mon ancien colocataire de cellule. L'amant de ma soeur. Celui que j'ai appris à apprécier, en me nourrissant sur lui à intervalles réguliers. Cet homme là. C'est cet homme là qu'il cherche. Alors oui, je ris... Pour ne pas éclater en sanglots face à l'évidence de son absence à lui aussi. Probablement avec ma soeur s'ils ne sont pas morts. Et là bas, quelque part, dans un monde dans lequel je ne suis pas.


Un lent soupir remplace bientôt l'amusement, alors que d'une voix rendue rauque par son étranglement précedent, je finis par répondre. « Greyjoy hein. Bon sang j'aurais jamais cru entendre son nom d'nouveau. Sans déconner, il est probablement mort et enterré dans un coin. Qu'est ce que j'en sais moi? J'sais même pas pourquoi tu crois qu'j'sais quelque chose, j'le connais à peine le gus. Tu crois qu'c'est mon pote ou quoi? » Mon ton devient agressif au fil des mots, j'en viens même à mentir un peu, comme pour le convaincre de me laisser partir. Stain n'est plus mon problème. Il ne l'a jamais été de toute façon... « C'pas qu'j'm'ennuie mais j'ai des choses à faire. Laisse moi m'tirer. »
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MessageSujet: Re: Ain't over yet (ft. Kenneth)   Ven 2 Mar - 20:24


Le cœur de Grimes faisait un bruit ahurissant. Je pouvais deviner dans quel état de stress il était et c'était exactement ce que j'avais voulu. Ma petite pièce de théâtre, qui n'en était pas réellement une au fond, était d'une efficacité redoutable. Maintenant que l'homme était en condition, j'espérais qu'il parlerait.

J'avais alors libéré sa bouche et, à ma plus grande appréciation, il n'avait pas cherché à crier. Je le laissais se reprendre, car je n'étais pas tant un sauvage, j'avais juste une patience extrêmement limitée. Néanmoins, ce que je n'avais pas prévu, c'était qu'il se mette à rigoler comme un attardé. Je l'observais silencieusement, mes yeux le détaillant. Ses pupilles dilatées m'indiquaient qu'il ne tournait pas au sucre et je hochais spontanément la tête face à cette constatation. Super, vraiment génial. J'espérais qu'il n'était pas trop shooté et qu'il pourrait répondre à mes questions, sinon il faudrait que j'attende qu'il redescende de là-haut, en espérant qu'il ne me fasse pas un syndrome de manque dans le processus.

Je le laissais se calmer de lui-même, ne le quittant pas des yeux avec mon sérieux si caractéristique. Ca ne m'amusait pas, pouvait-il le deviner ? Et lorsque finalement il soupira, je sus qu'une remarque allait franchir ses lèvres et accompagner cette sorte de lassitude. Mort et enterré dans un coin hein ? Son attitude un peu plus agressive à mesure que les mots franchissaient sa bouche ne laissait pas traduire une confiance absolue. Mieux encore, il avait choisi de me balancer les mots mort et enterré, et pas en train de courir dans la forêt, de faire quelque chose d'illégal ou bien d'arrêter des criminels dans les bas fonds de la Nouvelle-Orléans... C'était un peu trop précis pour son propre bien, quel dommage. Il pensait juste dans tous les cas : je croyais qu'ils étaient potes ; et j'étais également persuadé qu'il avait quelques réponses à apporter à mes questions. D'accord, peut-être que cet idiot ne savait pas tout, et je doutais que Stain se soit confié à ce type ; il était évident qu'un tel drogué n'était qu'un clown. Je jugeais un peu vite, c'est ça ? Peut-être. Mais peu importait. Ce dont j'étais persuadé, c'était que des années de prison avec la même personne, ça créait forcément des liens. Personne ne pourrait me convaincre de l'inverse. Grimes avait forcément quelque chose à me donner, à me mettre sous la dent, à grignoter. Une piste, un indice, quoi que ce soit. J'étais si désespéré que j'aurais pris tout et n'importe quoi. Même la plus mince et insignifiante information.

Mon sourire étira mes lèvres lorsque Grimes ajouta ses dernières paroles et ma main attrapa ses cheveux. Me prenait-il à la rigolade ou quelque chose du genre ? Il croyait que j'étais venu m'amuser peut-être ? Ce qui était sûr, c'était que ce ne serait pas son cas. Je me redressais à peine pour lui coller mon poing libre dans la figure. Et puisque j'étais si bien lancé, je lui en collais un second avant de relâcher ses cheveux, rompant notre contact. Serait-il un peu plus convaincu après ça ? Je pouvais toujours tenter ma chance, avant de le tabasser à nouveau.

Je réitère ma question : Où est Stain ?

Allait-il m'obliger à le torturer ? Je priais pour que non. Certes, cela m'aurait défoulé, mais j'aurais préféré éviter d'en arriver là. Ce n'était pas ce que j'étais ; et si je torturais régulièrement dans l'exercice de mon travail, ce n'était que par nécessité. Je ne pouvais cacher pourtant que la profonde rage que je ressentais en ce moment m'aidait à en prendre du plaisir. J'avais eu l'espoir de pouvoir lui faire assez peur sans avoir à le frapper mais, finalement, il faudrait peut-être que je me brise quelques phalanges avant qu'il n'accepte de réellement communiquer. Je n'étais pas encore prêt à lui demander moins que la localisation de Greyjoy ; mais il s'avérait que si ce Grimes ne savait rien, il faudrait tout de même qu'il me donne quelque chose. Comprenait-il que je ne comptais pas le relâcher tant qu'il ne m'apporterait rien ? Il faudrait qu'il se mette à table à un moment ou à un autre, surtout s'il tenait à sa belle gueule.

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