AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Together we make a family ♣ Lucrezia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Together we make a family ♣ Lucrezia   Dim 18 Fév - 22:38


« Family is not an important thing. It’s everything. »

Lucrezia Mantegna & Alistair Jenkins
featuring

Le soleil s’était levé il y a de cela deux bonnes heures sur la Nouvelle-Orléans. La ville s’éveillait peu à peu, les habitants s’extirpaient un à un des bras de Morphée afin de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Certains se rendaient à leur travail afin de réaliser un métier qu’ils aimaient, ou non, alors de nombreuses personnes cherchaient un boulot pour subvenir à leur besoins. D’autres ne faisaient rien de spécial de leur journée et étaient des maîtres dans l’art qu’est la procrastination, se laissant dépérir à vue d’œil. Ces individus profitaient de la sécurité de la nuit pour d’adonner à leurs pratiques illicites d’autant plus interdites par la prohibition : consommation de tout type de stupéfiants ou d’alcools par exemple. Il semble important de faire taire les mauvaises langues qui sont déjà en train d’affirmer qu’Alistair faisait parti de ces dépravés. Mais non ! Pas aujoud’hui, il faisait de son mieux pour ne plus céder à l’appel de ses vieux démons, même si ce n’était pas évident tous les jours.

Non, il venait à peine de finir son service. Il était de nuit depuis quelques jours maintenant, trop, mais bon dans leur nouvelle société, il serait impossible d’aller se plaindre à un quelconque syndicat par rapport aux conditions de travail exécrables. Non, et puis il se satisfaisait de ce qu’il avait, de son métier, il l’aimait énormément. Il se donnait vraiment à fond dans ce qu’il faisait, c’était une de ses particularités, c’était un bourreau de travail, voilà. Il avait toujours été comme ça.  Donc vous ne l’entendrez jamais se plaindre sur sa profession, non jamais. Cependant, avec le rythme soutenu, la fatigue se faisait sentir. C’était un peu comme si on avait attaché des poids à ses paupières pour qu’elles se closent toute seule. Pour un individu que l’on pourrait considérer comme « lambda », le remède à ce mal aurait rapidement été trouvé : un oreiller douillet et un matelas bien moelleux. Mais Alistair n’était pas de ces gens-là. Deux raisons le poussèrent à ne pas faire ce choix. La première était qu’il craignait de faire une crise de somnambulisme, il n’en faisait pas toutes les nuits, c’est sûr, mais sait-on jamais. Mais c’était surtout à cause de la deuxième raison, qui s’alliait parfaitement à la première. Toute la nuit, il avait ressassé les causes qui auraient poussé sa cousine à le tenir éloigné de sa personne, pourquoi se comportait-elle comme ça avec lui ?

Il ne le savait guère. Alors il tentait de recoller les morceaux, ceux des informations qu’il avait recueilli lors de leurs très brefs échanges, mais également lorsqu’il l’eut pris en filature. Oui c’est sûr que ça peut paraître un peu malsain, mais au bout d’un moment, il n’avait pas vu d’autres moyens pour obtenir des réponses à ses questions. Mais il n’avait rien, pas l’ombre d’une piste, ou presque. Et cela, ça le frustrait énormément et faisait travailler son esprit en permanence. C’était donc là, la deuxième raison, comment voulez-vous qu’un esprit si agité trouve le sommeil ? Et même s’il réussissait, il y avait un risque qu’il aille voir Lucrezia en étant somnambule, il ne serait alors pas maître de ses actes. Non il ne souhaitait pas cela. Il allait tirer l’affaire au clair aujourd’hui ! Elle n’arriverait pas à se dérober, non pas aujourd’hui. L’enquêteur savait parfaitement où il allait pouvoir l’acculer. Directement sur son lieu de travail ! Il n’aurait pas pu trouver mieux. Son appartement peut-être ? Non, car elle pouvait toujours refuser de lui ouvrir, là elle était obligée de garder sa porte ouverte tant qu’elle était en service. C’était fourbe de sa part de procéder ainsi, mais après tout, elle ne lui faciliter point la tâche.

En rentrant de son service, il se rendit donc à l’hôpital qui ne devait pas désemplir que ce soit la nuit ou en journée. Les médecins devaient vraiment avoir un moral d’acier pour supporter ce stress permanant. Il questionna une assistante présente à l’accueil du bâtiment pour qu’elle lui indique le cabinet dans lequel sa cousine officiait. L’information prise, il se lança à l’assaut des marches pour gravir les étages et se dirigea à travers le dédale de couloirs qui étaient numérotés. Alistair réussit à trouver sa cible et entra dans une petite pièce qui semblait ressembler à une salle d’attente, celle-ci était bondée, plus aucune place assise et une secrétaire tempérait l’impatience des patients. En voyant le nouvel arrivant, elle le héla en prenant de la voix pour se faire entendre : « - Monsieur ! Puis-je vous aider, monsieur ? Vous avez rendez-vous avec le docteur ? ». Les yeux du blond s’éternisèrent sur la porte en face de lui sur laquelle était inscrite l’identité de sa cousine, oui c’était bien là. Il s’avança à travers la pièce et se contenta de répondre froidement : « - Pas de rendez-vous, non. Mais j’ose espérer que cela ne durera pas trop longtemps ». La secrétaire jaugea son interlocuteur et bégaya quelques mots dont le policier ne se soucia guère « Par…Pardon ?! Vous pensez que ça fonctionne comme ça… » Et voyant qu’Alistair avait déjà traversé la quasi-totalité de la pièce sans qu’elle ait pu faire quoi que ce soit pour l’y arrêter, elle se contenta de prévenir la personne derrière la porte en beuglant un : « DOCTEUR ! » assez fort que la principale intéressée l’entende.

Rien ne semblait pouvoir le perturber dans sa démarche, arrivé à la porte, il se saisit de la poignée et pénétra dans le bureau de sa cousine. Il s’avança de deux pas dans la pièce pour refermer derrière lui tout en présentant quelques politesses. «  Bonjour Luc’. Comment vas-tu ? ». C’était une simple formalité, il n’était pas là pour prendre de ses nouvelles, non il avait une bien autre idée en tête. « Tu ne dois pas être vraiment surprise de me voir débarquer ici. Après tout, comme tu te démènes pour me tenir éloigner le plus possible de toi, tu devais être consciente que j’allais être d’autant plus suspicieux et que des tonnes de questions me tourmenteraient. Questions auxquelles tu vas devoir apporter des réponses aujourd’hui. »

Revenir en haut Aller en bas

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1673
↳ Points : 875
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 27
↳ Avatar : Rachel Weisz
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Neurologue & patronne de la Menrva
↳ Opinion Politique : Officiellement pro-gouvernement, finance officieusement la résistance.
↳ Playlist : Close your eyes - Digital Daggers || Radioactive - Cover by Lindsey Stirling & Pentagonix || Digital Wolrd - Amaranthe || House of the Raising Sun - White Buffalo || Roundtable Rival - Lindsey Stirling || Monsters - Ruelle
↳ Citation : " The scariest part is letting go. So let the words slip out of your mouth."
↳ Multicomptes : Feu Dariya
↳ Couleur RP : #e4e4f4



les petits papiers
↳ Copyright: Zazou | June | Christina Perri
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Together we make a family ♣ Lucrezia   Dim 25 Fév - 11:51


« Family is not an important thing. It’s everything. »

Lucrezia & Alistair
featuring

Revenir travailler à l’hôpital me coûtait vraiment. J’avais l’impression d’être un imposteur et que tout le monde pouvait le voir écrit sur mon visage. J’étais mal à l’aise dans ce qui avait été mon élément pendant tant d’années. Mais d’un autre côté, nous étions bien loin de mes débuts, de ces années insouciantes où le monde tournait encore rond. J’y avais mené une vie paisible dans ce monde-là, pas que la vie m’y ait aidé, mais j’avais fait en sorte que mon quotidien soit d’une incurable banalité. L’opposé de ma vie d’aujourd’hui en somme. Passer si proche d’une mort que j’avais acceptée, m’avait ôté d’un poids, celui de ne jamais revenir ici pour jouer ce semblant de mascarade. Tout au fond de moi subsistait toujours cette petite flamme qui m’avait poussé à me dédier à mon travail, mais elle semblait désormais sur le point de s’éteindre, vacillante.

J’aurais préféré rester terrée chez Kenneth plutôt que d’emprunter les couloirs froids de l’hôpital ce matin-là. J’évoluais pourtant dans ces lieux que je connaissais par cœur, la boule au ventre. Je ne fis aucun détour et fonçais dans ce qui était encore mon antre. Je saluais à peine la femme très méritante qui me supportait depuis quelque temps et à laquelle je ne facilitais pas du tout la vie. J’ignorais les quelques patients déjà présent et refermais la porte de mon bureau rapidement. Ce n’est qu’une fois adossée à celle-ci que j’eus l’impression de prendre une première vraie respiration. Mes yeux se rouvrirent sur l’espace à peine éclairé par les premières lueurs du jour, cette pièce me procurait un faux sentiment de sécurité qui aurait pu me faire vomir ce matin. Je n’étais en sécurité nulle part, la vie me l’avait bien appris, mais je devais lutter tous les jours à cette facilité que j’avais à me laisser bercer par de douces illusions.

En m’asseyant derrière mon bureau, je pris la décision de faire fi de ce malaise qui ne me quittait pas. J’étais ici pour soigner les gens, c’était mon boulot, ma passion même, et cela exigeait que je mette mes propres états d’âme de côté. Ainsi, commença ma journée, à enchaîner quelques rendez-vous plus ou moins bénins, la sensation d’être une mafieuse ratée en train de se prendre pour un médecin bien installée comme humeur du jour. J’aurais pu arriver au bout de cette journée sans trop d’encombres en prenant sur moi, si seulement elle avait été banale elle aussi… Le cri de mon assistante me fit sursauter alors que j’étais sur le point de terminer la lecture du dossier de mon prochain patient. J’eus à peine le temps de froncer les sourcils et de me lever de ma chaise que la porte s’ouvrit pour me laisser apercevoir un visage que j’aurais préféré ne pas voir. Ce qui me brisait le cœur en même temps. Alistair avait été ce qui m’avait été de plus proche comme famille. Il ne méritait pas mon dédain et mon mépris. J’ai été pourtant contrainte à cause de mes choix de vie. Il payait sans savoir mes décisions égoïstes, encore une chose que je préférais ignorer pour ne pas me détester. Pourtant il était encore là aujourd’hui, pour quelle raison, j’allais le découvrir bientôt, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir évalué son état général en un coup d’œil. Le manque de sommeil qui l’avait caractérisé semblait ne pas l’avoir lâché. Et malgré sa démarche assurée, je pouvais voir qu’il portait encore sa croix comme un condamné. Mon devoir était de l’aider, au lieu de cela je le laissais se débattre seul pour protéger mes petits secrets.

J’avoue ne pas avoir été prête à ça, ce qui expliqua probablement la latence qu’il m’avait fallu pour mettre en place un masque froid sur mon visage. Avait-il vu la surprise et la peine dans mon regard ? J’espérais que non. Je détournais alors les yeux de lui pour les reposer sur le dossier ouvert sur mon bureau, tout en me réinstallant sur ma chaise. Je n’avais pas d’autre choix que de l’ignorer pour l’éloigner. Je répondis tout de même à sa salutation, ma réponse dénotant avec la sienne. Un simple « Alistair » lâché sur un ton neutre alors que je faisais semblant de me replonger dans ma lecture. Je voulus rester neutre pendant son petit discours, mais je ne pus m’empêcher de serrer avec force le stylo suspendu entre mes doigts. Je n’avais pas besoin qu’il vienne me cracher au visage mon comportement pour me sentir coupable des atrocités que je lui faisais subir. Je ne pouvais pas me laisser amadouer, je ne pouvais pas me laisser battre par mes regrets. La meilleure défense était-elle l’attaque ou la passivité ? Je ne savais plus sur quel tableau jouer pour l’éloigner de moi et de mes activités. Je fermais les yeux un moment, rassemblant le courage qu’il me faudrait pour l’affronter et le blesser encore une fois.  Je les rouvris en poussant un faux soupir de lassitude alors que je relevais enfin les yeux vers lui.

Veux-tu réellement que nous discutions de qui a repoussé l’autre en premier ? Nous n’avons plus cinq ans et pourtant j’ai l’impression de devoir jouer à ce jeu-là avec toi.
De froide, je dus me forcer à paraître en colère, mon regard à peine plus dur que précédemment, j’enchaînais sans lui laisser le temps d’en caser une. Tu as disparu, aucune nouvelle pendant des années. J’ai été là pour toi quand tu en as eu besoin, même quand tu as décidé que tu n’avais plus besoin de moi. L’amertume de mon ton n’était pas contre Ali, même s’il pouvait l’interpréter ainsi, mais envers moi-même. J’étais en train de manipuler la vérité à mon avantage et je m’en dégoûtais, pourtant il me fallait continuer à être cette garce égoïste jusqu’au bout. Et toi, où étais-tu quand j’ai eu besoin de toi ? Toi seul le sais. Quant à moi, tu m’as juste abandonné quand j’ai eu désespérément besoin de quelqu’un sur qui compter. Ma colère n’était plus feinte, la douleur de la perte de mon fils allumait toujours ce feu de révolte en moi et le monde entier était coupable pour ça, Alistair compris. Alors ça te suffit comme réponses ou tu en veux encore ? Le retour de la simulation pour faire couler du mépris dans chacun de mes mots. Je voulais le dégoûter, le pousser à se retourner et claquer la porte avec la ferme intention de ne plus jamais m’adresser la parole.


_________________

damn it all down
Took one to the chest without even a sound so. What are you worth? The things you love or the people you hurt ? Wait a minute take a step back. Gotta think twice before react, because a promise not kept is the road to exile.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3767-lucrezia-mantegn
 

Together we make a family ♣ Lucrezia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Live Fast, Die Young and Make a Beautiful Corpse - Anastasia Vanderbilt ❀
» MAKE YOUR OWN FAIRYTALES
» And in the end, the love you take is equal to the love you make ✖ Diana Angelus Leroy
» Family First : II
» You're bringing new life to your family tree now ◮ Alistair & Andy

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-