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 have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)

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SUCKER FOR PAIN

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↳ Opinion Politique : elle les méprise et maudit cette tyrannie qui ronge ce qu'il reste de monde. mais trop lâche, elle se contente de pester de loin, dans l'ombre.
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MessageSujet: have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)   Mar 20 Fév - 18:19


have an anchor so that life doesn't toss you around

Ailleurs. Elle était ailleurs, son instinct avait pris le relais. Et c'était machinalement qu'elle avait déambulé jusqu'ici, ainsi seul le contact froid de la poignée du bar la ramenait finalement sur terre. Comme toujours, en fait. Du moins c'était relativement souvent que ses pieds devaient se débrouiller seul pour à bon port la mener. Distraite, elle l'était souvent. Et vers l'ailleurs, elle se laissait régulièrement couler. Dès qu'elle en avait l'occasion, elle laissait son esprit s'évader, s'envoler. Toujours les mêmes rues, les mêmes faciès fermés qui de toute manière l'entouraient. Rien à regarder. Rien à détailler. Rien d'intéressant ne survenait jamais dans ce quartier – Ni dans les autres d'ailleurs, ou peut-être s'y était-elle tout bonnement habituée. Après tout, elle venait du nord. Et dans le nord, c'était à chaque coin de rue que les cris fusaient. Seulement des visages louches, cachés à demi par des capuches. Des gens en bande de trois, quatre, à chaque tournant. Et les autres qui filaient, aussi vite que le permettait le vent.

Ce n'était peut-être pas mieux ici, mais disons que c'était moins pire et somme toute différent. Il y avait des commerces à peu près potables, des endroits où se poser sans avoir besoin de se demander si l'on allait on non se faire égorger. C'était plus calme, définitivement plus calme, le prouvait encore ce bar, le Old Absinthe House, à l'intérieur duquel elle venait de pénétrer. Toujours un sourire attendait les clients. Un bonjour, comment allez-vous, n'importe quoi qui vous donnait juste l'agréable impression d'exister. Ouais, c'était sympa, ici. C'était même l'endroit le plus sympa de tous ceux qu'elle fréquentait. « Hm, je vais prendre un café. » Son regard accrochait une sorte de menu qu'elle connaissait déjà par cœur pour avoir tenté de se délecter du trois-quart des possibilités. Mais la vérité, c'était qu'elle revenait constamment au café, du moins en journée – Surtout lorsqu'elle bossait après, et aujourd'hui elle bossait après, à vrai dire cette journée ne faisait même que commencer. Choix simple, des plus basiques. De toute manière, à quoi bon choisir. Elle se contentait bien souvent des propositions les moins chères ou des plus banales, celles auxquelles depuis toujours elle était habituée. Celles dont elle se rappelait encore le goût, en fait. Comme pour pouvoir faire marcher sa mémoire dès lors que le nectar touchait ses lèvres. Parce que c'était tout ce dont elle pouvait se délecter, Maggie. Ses maigres souvenirs. Puisqu'à présent, tout dans la bouche de la damnée avait le même attrait – C'est-à-dire aucun, vraiment aucun, seulement un putain de goût de cendre auquel elle peinait à s'habituer. « Ouais, un café long, s'il vous plaît. » Sourire aimable en guise de remerciements précoce, et c'était sa montre, que ses prunelles cette fois cherchaient. Dix-neuf heures, à une poignée de secondes près. Joseph ne devrait plus tarder, devrait même arriver avant la tasse qu'elle venait de commander, vu le monde de personnes dont le bar était peuplé. L'on pouvait encore aisément circuler, mais quasiment autour de toutes les tables des discussions fusaient. Des rires, aussi. Mais pas à la sienne. Non, Maggie, elle se contentait de fixer la porte d'entrée, de s'occuper de ses affaires.


Dernière édition par Margarethe Hansen le Jeu 17 Mai - 19:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)   Dim 25 Mar - 21:44





Maggie & Joseph

have an anchor so that life doesn't toss you around

L'impression que le soleil disparaît chaque jour un peu plus s'intensifie et j'ai le sentiment que le ciel est à quelques pas de mes épaules, aujourd'hui. Pourtant, il est là-haut, lové dans les nuages. La nature surgit hors des murs de la ville et récupère ce qui lui revient, la pollution ne peut qu'aller à reculons, mais il n'y a rien de naturel dans les quartiers de la Nouvelle-Orléans. Le ciel est toujours menaçant, couvert d'une aura sombre, opaque. Comme s'il allait nous écraser. Quelque chose ne tourne définitivement pas rond dans cette ville, me dis-je avec évidence. J'arpente un quartier trop connu, que je fréquente désormais jour et nuit. Quoique – moins ces derniers temps, il faut l'admettre. Avec Maisy, tout est étrange. Comme si j'étais voué à rendre toutes mes relations étranges, pressé de les réduire à néant.
À mes pieds, la chienne trottine calmement, profitant des derniers rayons de soleil que la naissance du crépuscule a encore à offrir. Si elle peinait à être obéissante, ces dernières semaines ont été productives. Beaucoup plus docile, elle grossit à vue d’œil et doit aujourd'hui peser une cinquantaine de kilos. Tendant le bras, je frôle sa fourrure du bout des doigts. La rue s'assombrit tranquillement et me donne une indication de l'heure – mais je sais d'avance que je suis en retard, comme d'habitude. Toujours pressé, toujours à la hâte, et tout ça sans vraiment me dépêcher. Toujours un peu mal élevé. La chienne marche à quelques centimètres de mes jambes et je n'ai plus à perdre de temps pour la rappeler continuellement à l'ordre, c'est déjà ça de gagné. Mais Maggie n'aura plus à attendre encore longtemps, car je discerne déjà le bâtiment qui abrite le bar dans lequel nous devons nous retrouver.

La porte s'ouvre sur ma silhouette, suivie de celle de la chienne, et j'ai une drôle d'impression. Comme si les menaces du gouvernement n'avaient aucune emprise sur cet endroit. Comme si le temps n'était pas passé, comme s'il n'y avait pas dans les rues ce relent de mort. Cette pourriture qui s'accroche aux murs décrépis, cette misère qui traîne dans les caniveaux et s'y attarde. Les doigts s'emparent avec force de l'épais collier en cuir de la chienne, intriguée par toutes les personnes agglutinées près du bar, elles-mêmes jetant quelques coups d’œil à la bête imposante. Lorsque je repère Maggie, je me dirige jusqu'à sa table, légèrement voûté pour tenir Nootka, à laquelle j'intime de s'asseoir à deux reprises avant qu'elle ne daigne oublier les inconnus qui l'entourent. Mais à peine remarque-t-elle la présence de l'ancienne prostituée qu'elle s'empresse d'aller la saluer et j'abandonne, prenant place à la table. « J'espère que t'attends pas depuis trop longtemps. » Un sourire se dessine dans ma barbe et je prends mes aises sur le siège. Être avec Maggie est toujours agréable – il y a chez elle quelque chose de familier, de commun, qui est rassurant. Plusieurs choses, en réalité. Les discussions sont souvent simples, la conversation se mène avec aisance. Il n'y a de réel jugement ni chez elle, ni chez moi – ce n'est pas si coutumier que ça, même à l'époque damnée que nous arpentons.

Dernièrement, je n'ai plus vraiment eu l'occasion de la voir – alors j'ai créé l'occasion, puisqu'elle ne se présentait plus spontanément. Un achat par-ci, un troc par-là, un bavardage au détour d'une visite au Bones, les poings en sang et le cœur à mille. Elle ne m'a pas toujours vu sous mon meilleur jour, et je crois que c'est réciproque. C'est positif, et ça ne l'est pas tant que ça – cette relation est souillée à la racine. Nos caractères respectifs ne permettraient certainement pas autre chose.
Mais pour l'heure, je souris, satisfait d'être à sa table. Dans son dos, je vois le serveur lui apporter sa commande et je fouille les poches de ma veste. Un billet lui est tendu lorsqu'il arrive et je m'empresse de commander une bière dans la foulée. Le taux d'alcool qui coule dans mes veines dégringole, je le sens.
« Un café, hein ? » Les prunelles observent la tasse qui trône devant mon interlocutrice, et remontent jusqu'à son visage. Cette jolie figure aux traits juvéniles, cette blondeur candide, ces yeux de jade. Une vision qui m'adoucit encore un peu, et je tends machinalement la main vers la chienne, passant machinalement les doigts sur son crâne. Si mon intonation est teintée de perplexité, c'est que Maggie ne s'est pas toujours contentée d'un simple café. Je la connais moins depuis quelques temps, j'imagine. Depuis un départ précipité du Little, depuis un drôle de silence, me dis-je avec une légère amertume. J'imagine que j'accepte difficilement de perdre le contrôle. Et au final, avec Maggie, je ne sais pas si je l'ai déjà eu. C'est un combat constant, à celui qui prendra la main, puis la reprendra indéfiniment après l'avoir perdue. C'est ce que j'aime – quand c'est trop facile, lorsque c'est donné sur un joli coussin, ça n'a pas le même goût.

« Alors, tu t'fais à ta nouvelle vie ? Ça s'passe bien ? » Prendre de ses nouvelles tout en laissant perler sur ma langue une goutte d'amertume. Elle aurait pu venir me voir, elle aurait pu m'en parler. Mais tu n'es pas suffisamment de confiance, Joseph. Il y a dans tes yeux la lueur de monstre qui rôde dans tes entrailles, de la chose qui habite ton âme depuis l'enfance, et personne ne te ferait assez confiance pour les choses vraiment importantes.
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MessageSujet: Re: have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)   Sam 31 Mar - 11:31

L'ouïe, au fil des minutes, elle était devenue imperméable à toutes ces discussions qui l'entouraient, qui fusaient bonnement dans l'air. Mais vite tout reprenait vie, reprenait sens. Et Maggie, elle reprenait contenance alors que la carrure de Joseph se dessinait dans l'entrée. Accompagné, son ami. De cette petite chienne qu'elle n'avait pas souvent rencontré. D'ailleurs assurément pas assez, puisque lorsque la boule de poils se ruait vers elle pour la saluer, elle se rendait compte qu'il avait bien doublé de volume, l'animal. Alors elle souriait, passait les mains dans sa fourrure, lui jetait un regard comme pour s'excuser de ne pas l'avoir vu grandir. Et elle réalisait alors, que la vie continuait bien sans elle. Que son ancienne existence s'était brutalement arrêtée, mais que ceux qui en faisaient partie continuaient d'exister.

Et ça faisait mal, un peu - beaucoup, souvent. Même si elle était ravie pour eux, elle jalousait leur routine. Celle qu'elle n'avait plus, celle qu'elle avait abandonnée. Celle qu'elle avait trop vite remplacée par une autre, qui ne la faisait pas autant sourire. Alors elle regrettait, ouais. Et tout ça avait eu le temps de filer dans sa tête à la simple vision de ce chien qui se couchait maintenant aux pieds de Joseph. C'était triste, putain. Elle était triste, sa vie. Mais elle était souvent triste, Maggie. « A peine cinq minutes, t'en fais pas. Le serveur arrivait dans son dos, stoppait le fil de ses pensées négatives. Il déposait le liquide insipide sur la table, alors elle le remerciait d'un signe de tête. Ça ou autre chose, tu sais. Elle haussait les épaules, souriait. Des bières, il m'en faut dix pour commencer à sentir autre chose que le goût de la cendre, alors j'ai arrêté d'en commander. Ça me coûte trop cher, et je passe pour une soûlarde. » Elle était drôle, Maggie. Mais elle était surtout désinvolte, alors parfois, ça pouvait mettre mal à l'aise. Parce qu'elle faisait de la peine cette gosse. Qu'elle leur faisait de la peine, aux gens. Ça se voyait dans leurs prunelles, alors qu'il n'y avait aucune raison de se tourmenter pour elle. Car elle était devenue une bête - plutôt féroce par moment, en jugeaient certains incidents - et qu'on avait rarement de compassion pour les monstres. Du moins personne ne devrait en avoir et ce, même s'ils avaient un minois attirant. « Disons que ça se passe. Ni très bien, ni mal. Elle enroulait ses doigts autour de la tasse encore chaude, qu'elle finirait par se forcer à boire. Mais pas maintenant. Mais je commence à m'habituer ouais, ça va faire quatre ou cinq mois que je bosse au Bones maintenant. C'est un peu le même genre de clientèle tu sais, alors je ne suis pas trop dépaysée. » Pas le même genre de prestations pourtant. Et s'il y avait quelque chose de bon à prendre là-dedans, c'était ça. Aussi amèrement regrettait-elle le Little Darlings, ses activités là-bas ne lui manquaient pas. « Tu connais l'endroit de toute façon, donc tu vois le genre. Le serveur revenait, déposait la bière de Joseph sur la table. Et elle le gratifiait d'un sourire, cette fois, avant de reprendre dès qu'il s'éloignait. Même si ça fait un bail que je ne t'ai pas croisé là-bas, ni ailleurs en fait. Ça va toi, en ce moment ? » Des banalités pour quiconque les entendaient. Mais ils savaient se parler, ces deux-là. Ils savaient lire entre les lignes, mais surtout partageaient quelque chose, dans leur chaire, au plus profond de leur être, qui les reliait, qui les aidait, qui faisait qu'ils n'avaient même pas besoin de se parler, parfois.
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MessageSujet: Re: have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)   Mer 11 Avr - 22:18





Maggie & Joseph

have an anchor so that life doesn't toss you around

Dans ses perles bleues, le chagrin est immuable. Cette tristesse douce et un peu amère à mes yeux, que j'ai vue des dizaines, centaines de fois dans les orbites d'une frangine fantomatique. Alors j'observe celles de Maggie, trop habitué à lire la peine sur les traits d'un doux visage pour réagir. Je m'y noie, dans cette peine contemplée silencieusement, parce que les démons ont toujours eu ce goût si particulier pour moi. Un horrible goût de reviens-y, sans cesse. Les poupées aux os de laine brisés par le temps ont toujours su exercer cette attirance incompréhensible vis-à-vis de ma personne.
Un sourire amusé répond à sa plaisanterie – une soûlarde, si ce n'était que ça. Mieux vaut être une soûlarde que revêtir le masque du monstre, me dis-je. Quoique. En ce qui me concerne, je n'ai pas su choisir et patauge dans les deux. Une main penchée vers la chienne, je lui octroie encore un peu d'attention avant de l'oublier, le temps d'un petit quart d'heure. D'un mouvement de la tête, je balaie la pièce du regard, laissant traîner les prunelles ici ou là, m'attardant sur quelques détails insignifiants. Aujourd'hui, toutes les mirettes sont teintées de désarroi, de ce manque de vitalité évident. Et je reviens à celles de Maggie, poussant un soupir ; certains n'ont vraiment pas de chance, c'est tout.

L'écoutant parler, je sens les lèvres se pincer sous la barbe. L'amertume, balayée par la contemplation de son visage, est déjà de retour. Elle ne disparaît pas même avec une gorgée de bière, et je repose le verre sur la table. Observe un instant le cercle humide qu'il a laissé lors de son premier passage, l'effleurant du bout des doigts, tandis qu'elle poursuit. Quatre ou cinq mois, c'est bien ça. Tiraillé, c'est un sourire un peu acide qui se dessine sur mes lèvres ; je ne sais plus très bien comment réagir avec elle. Avec Maggie, rien ne change, et le temps n'a qu'une maigre emprise sur notre relation. Peu importent l'absence et l'éloignement que la vie nous impose – de mon côté, en tous les cas. « C'est bien. » Soufflé-je simplement d'une voix rauque, hochant la tête. Évidemment, il vaut mieux la savoir au Bones qu'au Little, habillée plutôt que nue. Peut-être que le changement intervient trop tard et qu'on ne peut plus recoller ce qui a été tant brisé, me dis-je malgré tout. De toute évidence elle ne va pas mieux, bien au contraire. Mais je n'ai rien à dire. Elle l'a clairement fait comprendre lors d'un départ précipité, trop brusque à mon goût.

« Ouais, c'est vrai. J'ai moins d'temps, mais c'est pas l'envie qui manque. Tu m'y reverras bientôt, ça m'démange et... » Haussant les épaules, je ne poursuis pas. Ça me démange, presque au sens propre. Cette colère aveugle sommeille dans mes entrailles et ne s'étiole jamais. Et puis, il faut être pragmatique cicatriser la chair qui s'abîme et noircit pour ne pas que le monstre se dévoile à la vue de tous. La vie ne tenait qu'à un fil, il y a quelques temps. Il s'est aujourd'hui épaissi ; Maisy attend de moi que j'essaie de ne pas mourir, comme le fait sûrement ma sœur. Un coup d’œil vers la chienne l'inclue dans le lot. S'il n'y avait que moi, comme ça a toujours été le cas, les choses seraient beaucoup plus simples. Haussant les épaules, une nouvelle gorgée de bière s'écrase dans mon gosier.
Les poings entraînés dès l'enfance pour cogner ressentent le manque d'entraînement, et les veines meurtries souffrent de recevoir si peu d'adrénaline. « Faut croire qu'on peut pas penser qu'à soi. » C'est simpliste, mais ça fera l'affaire. J'engloutis le verre qui m'a été porté et la blonde ne s'approche même pas de sa tasse – la cendre, me dis-je. Détournant les yeux, je pense à Kriss et à son désintérêt pour la nourriture. Elle n'avait d'yeux que pour autre chose, ce petit quelque chose qui avait su colorer son visage et redonner vie à ses prunelles éteintes. Les monstres se cachent décidément sous les plus jolis des minois.

Il faudrait répondre à sa question, mais je n'ai sur la langue que les restes acides d'une pilule mal avalée. « Tu t'entends aussi bien avec ton supérieur qu'avec l'ancien, j'espère ? » Plongeant les yeux dans ses deux boules de chagrin, je l'observe. L'ancien, ça peut indifféremment faire référence à Solveig comme à moi-même. J'ai l'art de me victimiser, de prendre le bon rôle – et surtout, j'ai l'impression d'avoir été laissé au bord de la route. Une impression tenace, qui terrasse la réalité et m'abandonne aux pieds des insécurités les plus profondes que je puisse entretenir. Comme si elle avait sincèrement préféré Solveig, je suis comme un gosse stupide qui aurait perdu sa copine d'école au profit d'une autre.
Reprenant presque aussitôt la parole, je poursuis : « Sinon, j'suis égal à moi-même, tu sais. » Mensonge. Tout change, plus rien ne va, et ça dure depuis des mois. Le seul point positif, c'est que j'ai su me détacher de la came – tapotant le verre qui me fait face du bout des doigts, je me fais la réflexion que je bois, en revanche, beaucoup plus qu'avant. Un sourire fantomatique sur les lèvres, je souffle après un silence : « On pourrait s'casser. J'y pense tous les jours, ou presque. » La fuite, chez moi, c'est toujours la solution favorite. La proposition n'en est pas vraiment une, mais elle est plus révélatrice que n'importe quelle autre belle parole. Et au final, je prévois déjà de l'emmener quelque part dès lors que nos consommations seront englouties. Dans cet endroit, brusquement, j'étouffe.
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MessageSujet: Re: have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)   Mer 18 Avr - 12:55

C'est bien, qu'il soufflait. Bien. C'était souvent ce qu'elle disait aussi, Maggie. A défaut d'autres mots, de vouloir dire autre chose. Et parce que ça allait, au fond. Parce que ça pourrait être pire. Bien. Parce qu'elle était toujours en vie alors qu'elle aurait dû trente fois périr. « Je ne sais pas si je me languis de te revoir au Bones, parce qu'il y risquait sa vie, parce qu'elle tressaillait chaque fois qu'il posait le pied dans l'arène. Parce que c'était un tout autre homme que celui qui portait nonchalamment sa bière à ses lèvres. mais te voir tout court me fait plaisir en tout cas. » Et la rassurait. Vieil ami, lorsqu'elle pensait à lui son esprit se laissait aller à la nostalgie. La mélancolie aussi. Elle regrettait. Et elle regrettait plus encore - si c'était possible - lorsque les souvenirs laissaient place au réel. A ce genre de conversation, à ce type de confrontation. Et elle redoutait les questions, autant qu'avec fièvre elle les attendait. Elle ne voulait pas répondre, mais en même temps se délectait de replonger dans les tréfonds d'une mémoire souillée par les regrets et la peine. Aussi de faire resurgir tout ça, toute cette merde, qui faisait qu'elle était là, devant cette tasse qu'elle ne buvait toujours pas.

Alors elle haussait les épaules, la môme. Elle souriait vaguement, pour gagner du temps. Et c'était un combat interne qui commençait, puisqu'elle crevait d'envie de cracher ses réponses, de hurler ses regrets. Mais elle ne le ferait pas, Maggie. Ni maintenant, peut-être jamais. Parce qu'elle était fière, beaucoup trop fière. Et parce qu'elle avait dit que ça allait, alors même si c'était ce qu'elle répétait continuellement, elle ne pouvait pas faire machine arrière. Et ce n'était pas quelque chose qu'elle désirait de toute façon, puisque se faire plaindre, c'était quelque chose qu'elle haïssait. Elle se savait frêle, elle savait que c'était l'image que son visage renvoyait, son corps tout entier même, mais elle ne voulait pas le confirmer. Surtout pas. A quoi bon, si ce n'était se tirer elle-même plus vite vers le fond. « Pas vraiment, ce n'est pas la même chose. Bourrée d'orgueil, mais honnête quand même. Si les patrons de mafias se ressemblaient tous, l'image qu'ils renvoyaient était parfois bien loin de la véritable, de celle que peu à peu, l'on devinait lorsqu'ils se laissaient approcher. Pour Moïra par contre, c'était la même. Aucune surprise ou découverte, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Moi ou une autre, tant qu'on sait sourire et annoncer des couleurs. C'est froid quoi, même avec les collègues. Personne ne se parle vraiment en fait, on est là pour bosser et basta. » L'index dessinait machinalement sur la table, et son sourire, il peinait à perdurer. « Après c'est le principe même du travail tu me diras, on est pas là pour déconner. Mais bon ouais, ce n'est pas la même chose, ça change. » Et pas en bien.

Parfois, elle avait l'impression qu'elle riait jadis, au Little Darling's. Mais c'était la routine morose qui parlait, ce présent insipide qui édulcorait le passé. Parce qu'elle ne déconnait pas là-bas non plus. En fait, elle passait plus de temps à retenir des larmes qui sur la fin ne voulaient même plus monter. Mais elle était entourée. « S'casser, hein ? Et se casser où ? » Elle enroulait enfin ses doigts autour de la tasse tiède, mais la porcelaine ne bougeait pas d'un centimètre. Comme forcée de se tenir droite, se rapprocher de la table et prêter attention au liquide de jais lorsque les serveurs passaient et repassaient. « J'y pensais aussi parfois, avant. Mais ça fait un moment que cette idée ne m'avait pas traversé l'esprit pour être honnête. Le dos regagnait son dossier, les épaules s'affaissaient. Pas que ça ne me plairait pas, mais je me suis résignée à finir mes jours dans cette ville de merde. » Pourquoi la quitter. Et pour rejoindre qui ? Ils avaient sûrement tous péri hors des frontières. « Parce que d'après ce qu'ils disent, il n'y a plus nulle part où aller de toute façon. Alors quitte à crever, autant que ce soit là plutôt qu'en plein désert, hein ? Même si ça finira sûrement comme ça ici aussi, on gagne seulement quelques mois de plus que les autres. » Les autres, s'il y en avait encore. Elle avait vu de ses yeux le monde défaillir lorsqu'elle avait été forcée de se rendre à New-York, et elle le voyait encore tous les jours ici. Alors s'il y avait une chose à propos de laquelle la propagande disait vrai, c'était sûrement ça.
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MessageSujet: Re: have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)   Mer 30 Mai - 22:01





Maggie & Joseph

have an anchor so that life doesn't toss you around

Dans la poitrine, une pression qui enfle comme un ballon de baudruche. Lentement, sûrement, gonflé au rythme des secondes qui passent inexorablement. D'un hochement de tête je réponds, silencieux ; il n'y a pas grand-chose à craindre lorsque je vais au Bones, me dis-je avec assurance. Tout est dans la tête, hein ? Certain d'en réchapper à chaque fois, je me fraie un chemin jusqu'à la survie.
Un sourire triste vient, non pas éclairer son visage, mais ajouter encore un peu plus de chagrin à ses traits fatigués. Ce faciès devient difficile à contempler, brusqué dans sa douceur par tant d'émotions douloureuses, et les prunelles s'en détournent complètement. Une main sur le crâne de la chienne, l'autre serrée autour du verre humide, je continue de hocher faiblement la tête. Les lèvres s'étirent à peine lorsqu'elle reprend la parole, un peu plus prolixe mais pas plus rassurante pour autant. J'écoute, essaie de démêler le vrai du faux dans les miettes qu'elle accepte de partager avec moi. Ça change, dit-elle. J'imagine le changement négatif à l'écoute de son intonation et ne peux en rester qu'à des suppositions. Alors je ne réponds rien, les yeux toujours ailleurs, partout sauf sur son visage. Les doigts glissent dans les poils de la chienne, qui se contente d'un peu d'attention. Il faudrait demander, discuter, tirer les vers du nez. Mais je n'y arrive pas, pas tout de suite – le bruit ambiant me dérange, et quelque chose d'autre me parasite l'esprit.

À sa question, je n'ai qu'un haussement d'épaules à répondre. Se casser, tout simplement. Ou rêvasser du jour où on pourra, peut-être, le faire. Errer dans les songes et les espoirs, si vains soient-ils, c'est l'occupation la plus douce-amère que je connaisse. Terriblement tentantes, ces sirènes attirent toujours mon attention. Parler de mes rêveries à Maggie ne ferait que creuser l'affliction sur son visage. Les yeux baissés sur la table, à explorer les perles de condensation qui se perdent ici ou là, je l'écoute. La pression continue de grossir dans ma poitrine, remonte lentement dans ma gorge. Douloureuse. Si les paroles de la blonde sont déprimantes, elles sont suintantes de vérité. C'est peut-être ça, le plus déprimant. Les doigts échoués sur le crâne de la bête depuis quelques secondes se mettent à remuer faiblement, comme pour animer mon corps d'un mouvement quelconque.
Qu'est-ce qu'on t'a fait, Maggie. La voix souffle dans mon crâne ; qu'est-ce que tu lui as fait, Joseph. Tu chapeautais cette histoire, tu étais à la tête d'un harem souillé par une luxure imposée. Forcée. Insidieuse, la bête s'éveille et s'exprime, le timbre puissant et rauque dans mon crâne. Tu récupérais le fric de ses passes. C'était peut-être l'argent le plus sale que tu pouvais trouver, à ce moment-là. Mais tu le prenais.

La main libre s'abat sur la table, dictée par un instinct primaire – focaliser mon attention, et ne surtout plus écouter cette saloperie. Me contenter sur Maggie. Maggie. Les doigts glissent, incertains, jusqu'aux siens. Lorsque le contact est créé, je relève naturellement les yeux vers ses océans de chagrin. « Je sais. » soufflé-je. Il n'y a rien de plus à dire. Cette vie qu'elle méprise est exécrée par tous, subie par la population entière. Les doigts entourent les siens, dans un mouvement qui se veut réconfortant. « Viens, on sort. J'étouffe ici. » À peine entamé-je un mouvement que la chienne se lève, ouvre la marche lorsqu'elle se précipite vers la sortie. La blonde n'a même pas touché à son café, de toute façon.
L'air au-dehors est frais, agréable sur un visage que je sens brûlant. Le regret de ne pas avoir croisé Maggie davantage durant ces derniers mois est brusquement amer. « J'aurais p't'être du venir te voir un peu plus, au début. » Pour faciliter la transition, m'assurer que tout allait bien. Mais je savais que ça n'allait pas bien, ni de son côté ni du mien. Alors, à quoi bon ? « C'était juste un peu bizarre. T'es partie si vite. » Lâché-je. Un coup d’œil lui est lancé pendant que nous marchons, bref. Juste pour vérifier sa réaction, le premier battement de cil ou la moue spontanée.

Et la gêne enfle dans ma gorge, épaisse et douloureuse dans ma trachée. Comme si le corps ressentait les non-dits, il assume les poids d'un esprit un peu tourmenté. Enfonçant une main dans la poche de ma veste, je nous dirige dans les rues et décide de nous mener au sud de la ville. Si nous n'avons pas de chance de nous tirer d'ici, tant pis ; une bouffée d'oxygène ne pourra pas nous faire de mal. Alors on marche, un peu ; et dans ma trachée, la boule enfle. Comme un besoin de régurgiter quelque chose d'avarié, de parfaitement indigeste. Un truc qui aurait dû être digéré depuis des mois. « Tu peux revenir quand tu veux, tu sais. C'était pas le luxe mais... Enfin, tu peux même revenir et rien faire. Juste servir, ou... J'sais pas, merde. » Retenant les prochaines propositions – 'Je peux en parler à Isak, il sera sûrement pas contre' –, je m'interromps. Penche le visage vers elle. « T'as l'air tellement déprimé. Tu sais qu'tu peux tout me dire, alors si y a quelque chose qui va pas à ton nouveau boulot... J'connais bien Moïra, y a toujours moyen d'améliorer ta condition. » Indélicat peut-être, mais la franchise n'attend pas. Elle n'a jamais attendu, entre Maggie et moi, pour se manifester. Ça ne doit pas commencer aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: have an anchor so that life doesn't toss you around (joseph)   Sam 2 Juin - 18:23

Si l'ami s'avérait peu loquace depuis tout à l'heure, c'était la môme qui s'imposait le mutisme maintenant. Gênée par ce flot de remords qui tenait en deux pauvres phrases, ses esgourdes peinaient à les recevoir quand le corps tout entier voulait s'éloigner et peut-être disparaître tout à fait. « T'inquiète pas pour moi, qu'elle balançait, et elle s'écartait pour laisser passer une dame d'un âge certain, qui séparait le temps d'une seconde et demi leurs âmes bourrées de regrets. c'est juste que je me sens un peu seule là-bas. » Et c'était vrai, mais s'il n'y avait que ça qui lui donnait l'envie de filer. C'était un tout. Et surtout tout ce qu'elle avait laissé. « Et c'est con à dire, mais je me rends compte que les relations avec les boss changent beaucoup de choses suivant leur nature. Voilà qu'ils marchaient d'une même foulée, s'engouffraient dans les rues qui se désertaient un peu plus à chaque pas, pourtant la môme se sentait oppressée. Je ne dis pas que Moïra n'est pas bien, en fait j'en sais rien parce que je la vois trop rarement pour la juger, mais ce n'est pas Solveig quoi. Sa main se faufilait jusque dans sa poche pour en sortir une cigarette et le briquet qui allait avec. Et t'es pas là non plus. » Qu'elle lâchait, puis portait le tube à ses lèvres comme pour s'empêcher d'en laisser filer plus. Les regrets ne servaient à rien et hantaient suffisamment ses nuits. Pourquoi les rameuter ? « Après de là à revenir, j'suis pas sûre d'en avoir envie et même si c'était le cas, ça serait délicat. Être une girouette dans ce milieu, elle marquait une pause et manquait de s'étouffer en recrachant les premiers nuages de fumée. Troublée par le bruit d'une bagnole qui frôlait leurs silhouettes, elle se raidissait. bref tu sais tout ça aussi bien que moi. » Putain de milice, les hyènes déambulaient partout dans la ville dès que la nuit s'apprêtait à tomber et rendaient les phrases encore plus pénibles à laisser s'échapper.

Alors une fois recrachée, la deuxième bouffée de nicotine emportait avec elle l'avalanche de mots qui brossaient le fil de ses pensées. Des non-dits, des murmures. Des phrases censurées et des regards entendus. C'était leur quotidien, c'était leur manière de se parler jadis et ça restait difficile de ne pas terrer les aveux quelque part entre les lignes. « J'devrais pas te demander ça, mais ça va au Little ? Ses lippes osaient, mais la voix baissait d'une octave. Pas besoin d'entrer dans les détails, mais tant qu'on en parle. » Quatre mois qu'elle se tenait éloignée de l'endroit, et pas une journée sans qu'il ne tourmente son esprit. Putain ce qu'il lui manquait ce mouroir, à la masochiste.

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ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.
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