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 Vengeance (Itzal)

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Vengeance (Itzal)   Sam 24 Fév - 15:15



Vengeance
Where does seeking justice end and seeking vengeance begin?



Les doigts s’étaient gelés et le cerveau s’était enrayé depuis quelques jours. Ou quelques mois. Elle serait incapable de l’avouer Ambre, que quelque chose avait changé. Elle avait essayé d’ignorer la peur dans les entrailles, et les questionnements dans son esprit, mais tous les deux prenaient de plus en plus de place. Puis il y avait la vérité qui s’insinuait, jour après jour, qui faisait son petit bout de chemin. Et l’innocence volée, l’enfance arrachée, qui réclamaient vengeance ou plutôt, de retrouver le temps perdu. Ca l’effrayait la gamine d’un côté, de ressentir tout ça, ne serait-ce qu’un peu. Pourtant, elle était toujours aussi douée dans ses meurtres, dans son boulot. Armes manipulées à la perfection, traits et émotions sous contrôle… Physiquement, tout allait pour le mieux. C’était mentalement que les failles apparaissaient, s’appréciaient. Mais seul Dante pouvait les percevoir jusque-là. Parce que l’italienne, elle lui accordait une confiance totale, quasi-aveugle. Il était le seul qu’elle cherchait à voir quand tout s’effondrait, et l’unique aussi à être capable de la détruire. Après tout, c’était à cause de lui qu’elle se retrouvait dans sa situation, dans cette perte de contrôle.

Elle jeta un regard par la fenêtre. Le soleil se couchait, transformant le ciel bleu en un amas d’orange et rouge, retapissant le tout d’une explosion de violence presque magnifique. Si seulement Ambre était capable de percevoir la beauté des paysages… Tout ce qu’elle voyait là, c’était la nuit qui arrivait, et donc sa prochaine sortie. Parce qu’elle était resté bloquer toute la journée dans son appartement, à cause des blessures qu’elle avait récoltées. Si les sorciers et médecins du Gouvernement avaient empêché qu’une infection grandisse ou qu’elle y perde sa main, elle avait quand même été mise à pied quelques jours. De quoi agacer la gamine, qui ne supportait pas l’inaction, et encore moins depuis qu’elle s’interrogeait sur son passé, et ses actes. Quand la conscience n’était pas occupée, quand elle n’était pas maintenue en laisse par l’instinct et l’adrénaline, elle se libérait, et elle pointait du doigt toutes les fautes, toutes les erreurs. Une petite voix démoniaque, pour s’engouffrer dans les failles qu’Ambre avait toujours pris le temps de colmater, ou faire disparaître. Elle y était parvenue, quand il n’y avait personne pour lui faire comprendre que quelque chose clochait. Et quand son géniteur était encore là pour manipuler et contrôler. Aujourd’hui, il avait disparu, remplacé par un homme plus… Rebelle. Trop.

Le corps finit par se mouvoir, aller ranger les quelques éléments qui traînaient dans la pièce principale. Dont une peluche, qui avait élu domicile chez elle. Parce qu’Ambre, elle s’était découvert ce besoin presque viscéral d’avoir une présence à laquelle s’accrocher, depuis que Dante s’était retrouvé à dormir avec elle. Un seul soir avait suffi, et il y a peu, elle s’était décidée à acheter un petit panda. Tout doux, et même s’il ne s’agissait que d’un objet inanimé, suffisant pour elle, pour le prendre dans ses bras. Et l’esprit se calmait, s’apaisait, pour quelques heures, au vu du peu de sommeil qu’elle parvenait à récolter. L’objet fut d’ailleurs glissé sous les draps, alors qu’elle profitait d’un passage dans la chambre pour se changer. Toute de noir vêtue, mais pas en uniforme, elle n’y serait pas en tant que shadowhunter ce soir… Du moins le laisserait-elle penser. Y’avait quand même l’épée qui s’attacha autour de la taille, les poignards autour des mollets, et un pistolet pour compléter son arsenal, sous sa veste en cuir. Le bipper fut glissé dans une de ses poches, au cas où, avant qu’elle se retrouve dans la rue, et prenne la direction des quartiers nord. Le plus dangereux pour elle diront certains.

Elle ne prêtait pas attention aux hommes et femmes qui se promenaient, allaient à la recherche de leur dose de drogue, ou leur boulot secondaire. Pour le moment, la gamine n’était pas là pour cela. Elle attendait le signal, alors que son bras poussait la porte d’entrée d’un des bars illégaux qui pullulaient depuis le début de la prohibition. C’était étonnant, qu’elle les connaisse et ne fasse rien, non ? La raison en était bien simple : certains dirigeants aimaient s’y rendre, et les ordres étaient clairs, il ne fallait pas s’en prendre à eux, juste attendre qu’on leur demande le contraire. Et en tant que bon petit soldat, Ambre suivait, sans se poser de questions.

Aucun regard ne fut porté sur les autres présents, aucune attention. Elle ne chercha pas dans la foule névrosée des traits connus. Peut-être qu’elle aurait dû, pour se préparer au pire. Parce qu’on la détestait, et qu’elle avait des ennemis à de nombreux endroits, dans toutes les strates de cette société pourrie. Elle avait tué des proches, elle en avait envoyé d’autres en prison, au Colosseum. Elle avait détruit tant de vies, sans le moindre remords, même celles de proches… Et aujourd’hui, elle y réfléchirait peut-être à deux fois, pour les rares qui comptaient pour elle.

Une légère vibration dans la poche, sonnerie pour lui indiquer qu’il était temps de bouger. Elle disparut du bar, se glissa dans une ruelle adjacente, réajusta les bandages autour de sa main droite. Ne restait plus que l’espoir que rien ne dérape ce soir…


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MessageSujet: Re: Vengeance (Itzal)   Jeu 1 Mar - 19:37

Vengeance


Personne n’aimait que le passé s’incruste sans prévenir dans une existence. Une calme soirée, une soirée comme les autres, c’était ainsi qu’on appelait ces moments. Un type dans un bar, parmi plein d’autres types dans plein d’autres bars, et l’impression, même si on brisait la loi, même si l’alcool était cher et dégueulasse, même si les gens crevaient ouvertement la dalle et devenaient clairement de plus en plus cinglés, que la vie était banale. Que cette nuit serait à ranger parmi ces millions d’autres heures oubliables dont sont fabriquées les vies. Le type dans le bar, ce soir, était Itzal. Qui, histoire d’illustrer la notoire définition de la folie, continuait de claquer le peu qu’il avait en alcool quand bien même il n’en sentait plus le goût et n’y trouvait plus aucun plaisir. Sa fierté d’être ce qu’il était, tempérée par cette seule et unique anicroche… Enfin, ça et cette histoire de visions merdiques qu’il se collait quand il se nourrissait. Mais l’alcool, eh bien, au sens littéral du terme : l’opium du peuple. Et franchement, tout le monde avait droit à ce genre de petit plaisir, particulièrement compte tenu du monde bien merdique dans lequel ils vivaient. Mais ce n’était plus un plaisir pour lui. Et pourtant il insistait, s’entêtait, et était là ce soir : bar, tabouret, verre, bière. Au milieu d’autres paumés solitaires, faits de tout bois. Surtout des mecs. Plein de vieux. Les regards baissés, parce qu’on n’était pas là pour socialiser, fallait pas déconner. Plus personne n’avait la force de se faire des copains, aujourd’hui. Non, on voulait la paix, on était prêts à tout pour ça – et surtout à accepter les conneries du gouvernement en échange de l’ordre et de la sécurité bien-aimés, même si c’était du flan. Qui pouvait prétendre se sentir en sécurité, a fortiori grâce au gouvernement ?

Personne ne levait les yeux quand quelqu’un pénétrait dans le bar. La seule chose qui aurait pu arracher les clients à la morne contemplation du fond de leur verre était le débarquement en masse de la milice, qui faisait régulièrement des descentes dans ce genre d’établissement – le faisant fermer deux jours avant qu’un autre petit malin ne réinvestisse les lieux pour y lancer un nouveau commerce, tout aussi illicite. Ce qui était ironique, vu que la personne qui passa la porte en toute discrétion au moment où il levait les yeux était justement de la milice. Itzal n’avait plus pensé à Ambre depuis longtemps, mais il n’avait jamais oublié son visage, et à la seconde où il la vie, toute la rage et la haine d’alors l’envahirent de nouveau avec la force de l’époque, comme si leur dernière rencontre datait d’hier. Un partie plus raisonnable de lui se tendit, prête à se barrer par la porte de derrière au cas où la nabote avait toute une bande de Terminators miliciens sur les talons, mais au bout de quelques secondes, il fut clair qu’Ambre était venue là toute seule, et pas pour le boulot, ou du moins pas officiellement. Il put donc se détendre et s’occuper tout entier des émotions violentes que la vision de cette petite garce éveillait en lui. Il avait fait la paix avec ce qu’il était depuis longtemps, mais pour en arriver là, il en avait bavé, et Ambre avait fait partie du problème, en avait même été à l’origine, ou presque. Se rêver une vengeance, à l’époque, l’avait aidé à supporter les jours en prison, même si ça tenait plus du songe éveillé que de quelque chose de réaliste, surtout qu’à l’époque il ne savait qu’il allait survivre. Lâcher l’affaire, mettre cette histoire derrière lui, telle était l’attitude saine à avoir, et par la force des choses, avec le temps, c’était exactement ce qu’il avait fait.

Et puis elle s’était pointée. Et ça ne changeait rien au fait qu’en théorie, il n’avait rien à lui dire et aurait dû se barrer et l’oublier. Au lieu de quoi, sans savoir pourquoi et sans aucune intention concrète, il se leva et la suivit quand elle sortit du bar quelque temps plus tard. Il se pouvait encore qu’elle soit là en mission, en civil. Elle n’était pas là par hasard et il la voyait mal se pointer dans un bar pour s’arsouiller joyeusement alors qu’elle ne savait clairement pas s’amuser. Là-dessus, ses souvenirs ne le trahissaient pas, cette gamine était un robot. Soit sa bande était planquée dans le coin, soit elle était là pour une raison personnelle… ce qui aurait vachement surpris le Vénézuélien. Cacher des trucs à sa hiérarchie, agir en dehors des lignes, elle ? Et pourtant, elle avait indéniablement un comportement louche, ce dont, dans l’absolu, Itzal se foutait complètement. Cela l’arrangea simplement qu’elle ait la tête ailleurs, car elle ne le remarqua pas alors qu’il était planqué  dans les ombres grâce à son don. Sa voix jaillit des ténèbres. « Tu permets que je m’incruste à ta petite fête ? » Peut-être qu’elle était passée du côté obscur, après tout. Naaan, il n’y croyait pas une seconde. Mais sa présence ici prouvait qu’elle avait changé, d’une façon ou d’une autre. Ou bien c’était lui qui avait changé. Il sortit des ombres, restant le dos au mur, partagé entre une ancienne colère et une rage nouvelle, et au milieu de ça, rien qu’une immense confusion. « Tu attendais quelqu’un, peut-être… » Elle pouvait très bien ne pas se souvenir de lui. Pour lui, il n’y avait eu qu’une Ambre, mais elle, des types comme lui, elle en avait tabassés et tués des dizaines et des dizaines. Mais il saurait lui rafraîchir la mémoire, au besoin.

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MessageSujet: Re: Vengeance (Itzal)   Lun 12 Mar - 18:18



Vengeance
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Elle aurait dû faire attention, ça lui aurait évité bien des soucis… Et finalement, n’était-ce pas ce qu’elle avait toujours fait, ce qu’on lui avait toujours appris ? Le bon petit soldat qui ne baissait jamais la garde, et qui aujourd’hui faisait une grave erreur. Elle n’avait plus l’esprit d’il y avait quelques mois. Beaucoup de choses avaient changé, beaucoup d’éléments embrouillaient ses pensées et réflexions. La gamine était plus concentrée sur sa conscience nouvellement acquise, les sentiments contradictoires qu’éveillait Dante en elle, et ce passé qu’elle devinait anormal, qu’elle se ressassait désormais. Alors, elle avait perdu de son attention, de ce regard si observateur, à même de retenir le moindre détail, le moindre être avec un comportement suspect. Peut-être qu’elle aurait perçu le regard brûlant sur sa peau, la haine à son encontre. Quoi que, sur ce point, c’était peut-être par habitude qu’elle avait pêché. Qu’importait le lieu où elle allait, avec ou sans uniforme, elle était désormais connue. Aucune autre blonde ne se trimballait avec une épée à la Nouvelle-Orléans. C’était si désuet… Et si dévastateur. Personne ne savait comment y faire face. Il était facile de deviner la trajectoire d’une balle, ou l’instant auquel quelqu’un appuierait sur la détente, quand on en avait l’habitude. Face à l’inconnu… Ambre avait toujours eu un coup d’avance grâce à cela. A l’ajouter à tous les avances qu’elle pouvait prendre. Son âge, son entraînement, son visage de poupée… Imbattable.

Sauf qu’elle n’était pas invincible, pas parfaite. Elle s’en sortait seulement parce qu’elle parvenait à utiliser ses coups à la perfection, parce qu’elle anticipait. Juste une attention particulière aux autres, à leurs capacités, à leurs possibilités. C’était pour cela qu’elle était douée lorsqu’il s’agissait de traquer et arrêter un criminel. Elle s’adaptait, parvenait à comprendre la fuite, et l’interceptait. Mais si elle oubliait d’y porter attention… Elle perdait. Comme aujourd’hui. Elle n’avait pas perçu toute la colère, le regard posé sur elle. La soldat ne se serait pas attendue à se faire aborder, silhouette et voix sorties des ténèbres. Les yeux se relevèrent, calmes, froids. L’agacement n’était pas perceptible, si ce n’était par ses muscles plus tendus qu’auparavant. Mais c’était plutôt normal, lorsqu’on se sentait agressé, et qu’on ne percevait pas la personne s’approchant. Ce qui était le cas pour Ambre, pour quelques secondes encore. Pourtant, elle avait déjà une idée de qui était là. Et le visage dans l’éclairage tremblotant de la ruelle ne fit que confirmer ce qu’elle savait déjà. Itzal Macaro, voleur d’énergie qu’elle avait arrêté plusieurs mois auparavant, qui avait croupi en prison, était devenu nettoyeur pour le Gouvernement. Et malgré tout…

« T’es qui ? » Le ton n’était ni avenant, ni agréable. A vrai dire, il pourrait apparaître comme menaçant. Ambre n’avait pas envie de s’embarrasser d’un membre de la populace, alors, autant le rendre insignifiant, et attendre qu’il dégage. Tant qu’il serait là, elle ne pourrait pas effectuer sa mission d’assassinat. Et ça, c’était emmerdant. Rater une mission n’était pas possible, même si elle n’était pas la seule sur le coup. Ce soir, elle serait à la fois actrice et spectatrice. Possible tueuse, mais aussi là pour s’assurer que personne ne s’approchait du lieu, éliminer les témoins. Elle n’était qu’un pion qui bougerait aux envies de dirigeants capricieux. Peut-être qu’elle ne servirait à rien, peut-être qu’elle serait l’instigatrice de l’horreur. Y’eut une certaine ironie, un léger sarcasme, quand elle lâcha : « J’attends mon copain. » Oui, bien sûr. N’importe qui la connaissant saurait que c’était faux. Personne n’aurait envie d’être aux côtés d’une tueuse, c’était un fait. Pas d’amis, de petit ami, de personnes à qui elle manquerait si elle crevait. Rien d’autre que de la solitude.

Elle le détailla, de la tête aux pieds. Il semblait plus assuré, plus en harmonie avec sa nature. Bon point pour lui, nettement pour elle, même si la gamine ne le montrait pas. Elle se contentait de croiser ses bras, cachant au passage les bandages sur sa peau. Elle affichait un visage glacial, des traits figés dans le marbre, une nonchalance certaine, alors que son épaule s’appuya contre le mur le plus proche. Elle faisait en sorte de ne pas se montrer, se sentir menacée, bien que la réalité soit différente. Dans son esprit, le signal d’alarme était tiré depuis le début. Danger perçu, intégré. « Tu me veux quoi du coup ? » Il n’avait pas l’air de vouloir partir et elle, elle continuait à jouer les andouilles, les crânes vides. S’il décidait de l’attaquer… Elle serait peut-être dans la merde. Sa force physique était amoindrie par rapport à la dernière fois, et l’autre semblait avoir gagné en contrôle, assurance, et puissance. Un premier nouveau contact qui ne la réjouissait guère. Néanmoins, elle s’estimait prête à fuir en cas d’attaque. « Je n’ai pas vraiment de temps à perdre avec un type dans ton genre. » Toujours aussi impertinente, hein ?


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MessageSujet: Re: Vengeance (Itzal)   Sam 17 Mar - 10:26

Vengeance


Pendant quelques secondes, quand il sortit de l’ombre et qu’elle se tourna vers lui, il lui sembla la retrouver, telle qu’il en avait gardé le souvenir. Le visage d’une neutralité glaciale, le regard brûlant démentant cette pseudo-absence d’émotion, les mots qui claquaient dans l’air comme un coup de fouet, et bien sûr, ce mépris automatique, quasi machinal… Mais justement, tout ça tenait lieu du réflexe plutôt que d’autre chose. Elle n’avait pas changé, voilà ce que se dit Itzal sur le moment, et c’était parfait, en vérité. Il n’aurait pas voulu qu’elle soit différente du souvenir qu’il avait gardé d’elle et qu’il avait passé des semaines à haïr. Pas facile de détester une gamine. Pas facile de se visualiser ce visage et de vouloir le détruire à coups de poing. Surtout qu’avec un peu d’objectivité, Itzal savait bien ce qui avait fait d’elle ce qu’elle était, et que quelqu’un avec un peu de cœur ou de la poussière à la place du cerveau lui aurait pardonné, et l’aurait plainte, aussi. Heureusement, Itzal ne s’était pas payé ce luxe. Des enfants soldats, il en avait vus plein, il en avait fait partie lui-même, et pourtant, ça ne l’avait pas empêché en pensées de la massacrer. Y penser pour ne pas passer à l’acte, voilà l’attitude sainte d’esprit !

Et pourtant, peut-être était-ce dû à la situation qui n'était plus du tout la même, mais Itzal se sentait cette fois en position de force. Il n'était plus poursuivi, il n'était plus hors la loi. Il était déjà au fond du trou et ne pouvait pas tomber plus bas. Elle n'avait plus aucun pouvoir sur elle, si ce n'était peut-être physiquement - elle lui avait bien mis une raclée une fois. Mais c'était une autre fois, un autre temps. Et malgré cela, malgré ses envies récurrentes de lui refaire son joli portrait, maintenant qu'il l'avait face à elle, qu'il avait l'occasion de faire de ses rêves une réalité, il n'en avait plus vraiment la volonté. Sa colère était toujours là, toute la souffrance qu’elle lui avait causé, mais ces émotions avaient vieilli, s’étaient affadies. Le cœur n’y était plus… Même s’il avait ressenti le besoin de se confronter à elle, sans vraiment penser à la suite. Sa petite sortie sur son copain imaginaire lui arracha un rire bref. Soit les temps avaient vachement changé, soit elle mentait vraiment mal. D’ailleurs, le mensonge, voilà bien quelque chose qui l’étonna, venant de sa part. Lors de leur dernière conversation, il lui avait semblé évident qu’Ambre n’avait aucun problème avec la vérité, même la plus douloureuse. « Toi, un copain ? Tu t’es laissé pousser un petit cœur depuis notre dernière rencontre ? » Il se foutait d’elle, parce que lui, c’était en la considérant humaine qu’il avait tenté de la battre, elle qui voulait si fort se voir comme un cyborg assassin. Il s’était dit que le karma se manifesterait ainsi, qu’un jour sa conscience s’éveillerait et que ses crimes, alors, la feraient souffrir.

Il la regarda s’appuyer contre le mur, adopter une attitude faussement nonchalante, alors qu’il pouvait imaginer tous ses instincts à fond et ses yeux le scanner comme un robot. « Comment ça se passe à la maison, tu lui racontes ta journée de travail pendant qu’il fait la vaisselle ? » À moins qu’elle se soit dégoté un petit assassin comme elle, et alors il préférait ne pas imaginer leurs conversations autour de la table. « Un type dans son genre. » Oui, elle savait exactement quel genre de type il était, il fallait lui reconnaître ça. Il haussa les épaules, fourra les mains dans ses poches, pressant contre ses côtes le flingue qu’il portait sur lui. Pas spécialement pour elle, non. Il l’aurait cru deux minutes avant encore, pourtant. « Honnêtement, je croyais que je te voulais morte, ou quelque chose d’approchant. Et je ne m’attendais pas à ce que tu te souviennes de moi. » Il pencha la tête, sans trop savoir s’il avait de la peine pour elle ou si l’idée, au contraire, l’enchantait : « Est-ce que tu te rappelles chaque personne que tu as trucidé sur ordre ? » Sacrée torture, non ?

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MessageSujet: Re: Vengeance (Itzal)   Jeu 22 Mar - 22:26



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Ambre, elle avait toujours eu un rapport étrange avec son passé, qu’il soit proche ou lointain. Elle le détestait, voulait s’en débarrasser, de lui et son poids. Que ce soit les réminiscences liées à son entraînement, son géniteur, ou les différentes missions qu’on lui avait demandées, contre de l’argent, il y avait plusieurs années, ou les rappels de sa mémoire sur tous ceux qu’elle avait tabassés, éliminés sur ordre d’un gouvernement dictatorial. Elle aurait voulu les jeter, oublier. Malheureusement, les souvenirs s’accrochaient, telles des moules au poteau de son esprit. La gamine avait beau secouer, s’essayer à des techniques plus ou moins obscures, développer des tactiques personnelles, tout restait, rien ne partait. C’était ce qui avait servi lorsqu’il s’agissait d’apprendre, que ce soit de nouvelles langues ou un rôle supplémentaire. Petite soldate n’ayant même pas besoin de rappel de mission. Un moment durant, elle avait été ce que son géniteur avait toujours rêvé de trouver sous ses ordres. Mais aujourd’hui, la milicienne, elle était surtout bouffée par des milliards et des milliards d’informations, submergée par cela. Parce qu’elle n’oubliait pas. Parce qu’elle n’oublierait jamais, jusqu’à virer folle.

Une remarque, de la méchanceté. Certains auraient réagi, rué dans les brancards, ri devant ces paroles. Elle… Elle le détaillait, l’observait juste. Sans un mot prononcé, sans une once de colère ou d’agacement dans les iris. S’il voulait jouer à la provoquer, il n’y arriverait pas. Mais il avait déjà essayé une fois, sans succès. Pourquoi recommencer ? Lui n’avait pas l’air de l’avoir oublié, l’avait presque dit. Et à côté, Ambre avait caché ses souvenirs. Après tout, en tant que shadowhunter, elle pouvait mettre cela sur le compte du nombre d’êtres qu’elle avait éliminé depuis son ascension à l’élite. « Ca semble t’étonner. Peut-être es-tu simplement jaloux, que je sois plus heureuse que toi. » Se mêler au jeu, le pousser à lui, faire une erreur. C’était le but, pour se donner une raison de le tuer. Pour se faire passer à tabac aussi. Il était nettement plus facile d’arracher une vie de cette façon désormais. Et elle avait tant à relâcher, tant à détruire. Et le carcan de l’autorité l’en empêchait, d’un côté. Aujourd’hui, elle n’était plus vraiment capable de savoir dans quel camp elle se situait. Elle s’égarait, se cherchait, tombant seulement sur des éclats et des pierres.

Il n’apparaissait pas violent. C’était quelque chose qui l’étonnait Ambre, puisqu’en temps normal, un être humain, ça cherchait la vengeance. Comme Niklas l’avait fait. Comme Kenneth ou Lucrezia. Comme Dante. C’était logique. Lui n’agissait pas logiquement, compte tenu de leur passé commun. Intéressant… « Tu veux vraiment que je te détaille notre vie de couple ? La curiosité est un bien vilain défaut pourtant. » Certains s’étaient fait tuer pour moins que cela, par le passé. S’en rendait-il compte ? Non, certainement pas. Il était trop con encore. Comme tous les autres. « Mais il ne fait pas la vaisselle. Il a un boulot assez prenant. » Elle ne flanchait même pas, s’enfonçant sans souci dans le mensonge. Ca lui rappelait les innombrables identités qu’elle avait endossées, avec lesquelles elle avait joué. C’était facile, de s’inventer une vie, une âme, des émotions. Avec son visage, les gens tombaient dans le piège. C’était si facile, d’être quelqu’un d’autre, une image que l’on jetterait ensuite. Bien plus que d’être réelle, ou soi-même. « Tu peux t’ajouter sur la liste d’attente de ceux qui veulent ma mort, avec plus ou moins de véhémence. Peut-être qu’en vous regroupant, vous parviendrez à faire quelque chose. » Encore faudrait-il qu’ils soient capables de mettre leur individualité de côté. Et ça, ce n’était pas gagné.

Les bras se croisèrent sur sa poitrine. Elle était dans le contrôle, comme toujours. Elle masquait les incertitudes, redevenait le bon robot qu’on avait créé. Parce qu’elle se rappelait, que sortir de son chemin n’était pas une bonne idée. Marcus ne l’avait pas apprécié, ses supérieurs non plus. Alors… Elle serait elle. Ou plutôt, cet éclat qu’elle renvoyait au monde, aussi faux que tous les masques qu’elle avait endossés. « Le cerveau n’est pas capable de se rappeler de tous les noms et visages croisés au cours d’une existence. » A moins d’être malade, écorché. C’était son cas, mais Itzal n’avait pas besoin de le savoir. Offrir une partie de ses compétences au regard d’un ennemi ne serait pas des plus intelligents. « J’aurais viré folle si tel avait été le cas. » Et pourtant, derrière ses orbites, c’était ce qui arrivait. Des noms et des visages par centaines, des pans entiers d’histoires et de vies qu’elle avait appris. Mais n’était-elle pas déjà folle ?


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MessageSujet: Re: Vengeance (Itzal)   Mar 27 Mar - 21:51

Vengeance


Il aurait adoré y croire, à cette histoire de petit copain. Pour le coup, Itzal en aurait été franchement étonné. Il l’écoutait parler en se demandant où était passé la micro-soldat au cœur de pierre qui lui jurait de toutes les forces de son absence de conviction personnelle que jamais, non, jamais elle ne désobéirait aux ordres, ne se permettrait de ressentir quoi que ce soit ou ne se remettrait en question. Il lui semblait bien que pour entretenir une relation, même une relation tordue comme ça devait forcément l’être, il fallait déroger à pas mal de règles imposées par la milice. Un boulot prenant. Ah. Un banquier, ou un ministre. Imaginaire ou pas, cela le fit rire, une telle image. Il se contenta de la toiser, narquois. « On trouve de tout dans ce monde, même des gens capables de t’aimer, j'imagine... » Avec un de ces entrains... Et pourquoi pas après tout ? Il ne faisait que dire la vérité. Mais même en forçant, il devait bien se rendre à l’évidence : il n’avait plus aucune violence en lui, en tout cas pas vis-à-vis d’elle. Soit il avait trop d’ennemis et avait priorisé inconsciemment sa liste à abattre, soit, tout simplement, il était passé à autre chose. Le fait d’avoir fait la paix avec ce qu’il était, et d’en concevoir même une certaine fierté, ne devait pas être étranger à l’affaire, évidemment.

Il se laissait aller à cette belle histoire, était presque curieux de rencontrer le miracle incarné qui avait su faire fondre le petit cœur de cette nabote. Se disait que si seulement ça avait été vrai, alors elle aurait eu, en quelque sorte, ce qu’elle méritait. Mais malgré les mensonges, sa posture et son attitude, il voyait bien qu’elle avait changé. Il ne savait pas vraiment en quoi, pourquoi, et s’en fichait. Il avait bien assez à faire avec ses propres démons, et pour commencer, il cherchait encore à savoir ce qu’il lui voulait, ce qu’il voulait lui dire, ou même lui faire.  « Je ne veux pas te tuer. » Comme lui-même avait du mal à y croire, il ne savait pas quoi ajouter d’autre à cela, alors il n’en dit pas plus. C’était à croire qu’elle était tellement habituée à ce qu’on lui tombe dessus pour lui faire la peau que chez elle, penser qu’on en voulait à sa vie était un automatisme. Il balaya d’un geste ses cours de neurologie, vu que le cerveau était tout à fait capable de se souvenir de tout ou de parties d’une vie, et que pour ce qu’il en savait, c’était son cas à elle. En tout cas, il était sûr que, si elle ne souvenait pas de lui, elle se souvenait d’autres. On n’oubliait jamais certaines des personnes qu’on avait tuées. La première. La dernière. Celle qui ressemblait vaguement à un proche, ou pire, à soi-même. Celle qui avait le meurtre et le feu dans le regard. Quoiqu’il en soit, il pouvait tout à fait imaginer qu’il ne fasse pas partie des VIP de sa mémoire, et qu’elle mente ou pas, de toute façon, ça ne lui faisait ni chaud ni froid.

Il fut secoué d’un petit rire. « Ouais, pour moi, t’es déjà folle au dernier degré, mais je pense pas que dans ce monde, ce soit un véritable défaut. Ce serait plutôt un bon moyen de se défendre. » Peut-être bien que buter des gens ne l’empêchait pas de dormir, mais que la dernière pâquerette qu’elle avait écrabouillée lui faisait encore faire des cauchemars la nuit. Chacun son spectre de valeurs. La folie, c’était un truc comme un autre pour se protéger, même si c’était certainement pas le plus sain des moyens. Il aurait été mal placé pour faire la leçon, de ce point de vue-là. « Alors j’imagine que rien n’a changé, et que tu cours toujours après les abominations sur ordre du gouvernement. T’as pas l’air beaucoup plus épanouie que la dernière fois qu’on s’est vus. Tu devrais peut-être prendre des vacances. » C’était cruel de sa part s’il commençait à s’amuser ? C’est que taquiner un robot dans son genre, c’était franchement drôle, à condition qu’elle soit vraiment le robot dont il se souvenait, évidement. L’impact des mots pouvait être aussi violent que celui d’une balle. Il fouilla les ténèbres autour d’eux de son regard sombre, se demandant si ses potes n’allaient pas débarquer pour de bon, s’il n’avait pas vraiment déboulé au milieu d’une mission. Mais autant dire que foutre le boxon dans une opération des forces spéciales de l’horreur de la milice était une idée plutôt réjouissante. Même que si elle se barrait, il allait la suivre, tiens.

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MessageSujet: Re: Vengeance (Itzal)   Mer 2 Mai - 1:24



Vengeance
Where does seeking justice end and seeking vengeance begin?



Pourquoi continuait-elle de s’enfoncer dans le mensonge ? Une partie d’elle évoquait à quel point cela lui était facile, d’exprimer des idées ou des réalités qui lui étaient inconnues. Et une autre refusait surtout d’admettre ses faiblesses, de les dévoiler à un autre être, d’autant plus lorsque celui-ci était loin d’être amical. Par sa faute à elle, certes. Les mains dans les poches, elle enserra un petit couteau. L’objet ne payait pas de mine, la lame s’attirerait peut-être le rire de l’homme, mais maniée par un expert, elle serait mortelle. Et Ambre n’était pas n’importe qui.  Elle observait, détaillait. Elle n’osait pas s’approcher ou reculer, de craindre que le geste le pousse à agir plus tôt. Pourtant, elle savait que le temps lui était compté. Techniquement, elle devrait être en position sous peu, pour éviter que les cibles des miliciens s’échappent. Oh, certes, même en restant ici elle serait dans leur chemin. Cependant, la présence du zombie lui serait préjudiciable. Peut-être qu’il s’opposerait à elle, tenterait de les défendre eux. Et dans ces cas-là, tout allait foirer. Ambre ne pouvait pas se le permettre, pas alors qu’elle était si près de la sellette. Kenneth avait de quoi la faire tomber. Et elle n’avait aucune idée de quand il allait se décider.

Il y avait toujours que du vide et de la froideur sur son visage, quand les propos s’arrachèrent des lèvres de l’autre. Pourtant, une petite part d’elle se serrait au fond de son cœur. Les vestiges de son innocence d’enfant, de ses sentiments égarés. Elle s’enfonçait avec tant de facilité dans le mensonge, peut-être parce qu’elle avait envie d’y croire aussi, parce qu’elle en avait besoin. Il n’y avait que de la solitude sinon, et ce besoin de toujours faire attention à ses arrières, même dans un lieu qui aurait dû être rassurant, et sécurisé. « Je ne suis pas si monstrueuse que cela, par rapport à ce qui peuple la Nouvelle-Orléans. » C’est faux. « Alors, ce n’est pas vraiment étonnant. » Elle continuait de voguer sur une eau de plus en plus tumultueuse. Mais elle s’accrochait, contre vents et marées. Même si tout finirait par s’écrouler. L’homme ne la croyait pas, elle n’était guère stupide. Cependant, offrir l’illusion que tout allait bien dans sa vie à elle, c’était aussi un moyen de s’en prendre à lui. Lui, le monstre, l’inhumain. Ne plus penser à elle, la tueuse, la psychopathe.

La phrase suivante l’étonna, la fit rire. C’était instinctif comme réponse, tout comme les paroles qu’elle déversa : « C’est une nouveauté pour moi tiens ! Peut-être que je vais enfin pouvoir ouvrir une liste des personnes qui ne veulent pas me tuer. » Ironie, quand tu nous tiens… Il n’y aurait aucun nom dessus. Parce qu’évidemment, la plupart des personnes en contact avec elle n’avait pas beaucoup envie de la voir vivre. Souvent, c’était parce qu’elle les avait arrêtés, eux ou un membre de la famille. Ou alors elle les avait tués. Bref, un amas de haine dans sa direction. Et elle s’y était habituée. Elle s'était habituée à tout… La suite ne lui fit ni chaud ni froid. Cependant, elle avait de plus en plus la désagréable impression qu’il était capable de la comprendre, de percer certaines de ses défenses. La folie… Son géniteur l’était, fou. Mais terriblement intelligent. Sa génitrice aussi. Ils étaient des génies profondément atteints. Et peut-être qu’elle aurait préféré que jamais ils ne se rencontrent. « Je vais prendre ça pour un compliment. » Elle tentait de rester calme, sereine. En réalité, le biper vibra à nouveau, nouvel avertissement. Peut-être le dernier. Ses dents mordillèrent l’intérieur de sa joue. Il fallait trouver une solution.

Sa voix finit par devenir insupportable. Et la langue de la gamine finit par claquer sur son palais. Le bruit se réverba en écho sur les murs. Sublime construction cette ville. « Depuis quand mon épanouissement devient-il préoccupation d’un criminel ? » Elle tentait de garder un ton calme et maîtrisé, mais la vérité était moins sereine. Savoir qu’elle louperait une mission la rendait tendue. D’une attitude nonchalante, elle se rapprocha, mains toujours fichées dans les poches. Elle n’hésita pas une seconde avant d’envahir son espace personnel. Il avait voulu commencer à jouer, elle pouvait très bien continuer. « Vacances ? Es-tu toujours aussi naïf ? Ce terme n’existe plus dans notre monde. A part si tu considères la mort comme des vacances. » Glaciale. Et passablement agacée. Quelques centimètres en plus de grapiller, et la voix se transforma en murmure. « Je peux quand même te donner un conseil : évite d’énerver quelqu’un que tu ne connais pas. » Parce qu’il ne connaissait qu’une partie d’elle finalement. Partie qui avait été mise à l’épreuve ces derniers temps, et qui se briserait sous peu. « Tu es doué. Et moi, je le suis nettement moins pour me retenir quand on m’insulte. » Ce n’était pas tant une insulte que des remarques particulièrement pertinentes. Les doigts toujours autour de la lame, elle se disait que c’était le moment idéal pour l’assassiner. Un simple coup porté… Mais les ordres avaient été énoncées. Pas d’effusion de sang. Et sa conscience s’en était mêlée aussi. Il ne l’avait pas attaqué. Et elle n’avait aucune raison de s’en prendre à lui outre ses sentiments personnels. Agaçant.



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MessageSujet: Re: Vengeance (Itzal)   Mar 8 Mai - 16:13

Vengeance


Est-ce que c’était une conversation qu’ils avaient ? Oh, comme les temps changeaient. Et les gens avec. La dernière fois, ils n’avaient pas vraiment eu le temps d’échanger des gentillesses, trop occupés qu’ils étaient à essayer de se trucider l’un l’autre. Encore que c’était un peu trop rapidement résumé. Elle voulait le capturer. Il voulait s’enfuir. Il ne pouvait pas, alors il aurait bien voulu la tuer. Et elle l’aurait tué, lui, s’il ne lui avait pas laissé le choix. Au final, elle l’avait eu, parce qu’il n’avait pas pu se résoudre à la tuer. Autant dire que leur relation était fondée sur des bases saines. Enfin, si on pouvait parler de relation. Il crut bien qu’elle faisait de l’humour, à un moment, mais c’était tellement incongru, venant d’elle, qu’il n’en fut pas certain. Pas si monstrueuse, il voulait bien le lui accorder, sans forcer, même, et il hocha la tête en guise d’assentiment. Des monstres, des vrais, il y en avait plein les rues de cette ville, et ils n’étaient pas ceux qu’on croit. Ils n’étaient pas tous sortis des enfers, ne se transformaient pas tous en créatures diverses, portaient parfois l’apparence et le visage de monsieur tout le monde, et allait travailler le matin pour retourner à leur petite famille le soir. Des gens normaux. De vrais monstres à l’intérieur. Ceux-là même du cerveau desquels était sortie un jour l’idée de créer des soldats en les choisissant au berceau, pour en faire des robots. Ou d’envoyer des types comme lui se faire tuer à l’extérieur dans l’indifférence générale. Voilà qui étaient les vrais monstres. Et à côté d’eux, aux yeux d’Itzal, Ambre n’était qu’une gamine et un énorme dommage collatéral. « T’as rien d’un monstre. T’es juste naïve de croire que tu vas pouvoir échapper à ta conscience toute ta vie. » Il haussa les épaules. Ils avaient déjà eu cette conversation, enfin, en quelque sorte.

Et puis, finalement, elle fit quelque chose d’inédit pour lui : elle perdit son sang froid. Il faut croire qu’il avait réussi à l’énerver. Pas si robot que ça finalement, ou alors elle avait changé. Il lui avait balancé des trucs bien pires la première fois et il n’avait jamais réussi à lui arracher une réaction. Elle avait été froide, neutre et sans pitié jusqu’au bout, ça avait été comme essayer de communiquer avec un mur. Et voilà que soudain, ses réponses claquaient dans l’air comme des coups de fouet et elle se rapprochait de lui. Tout ce à quoi il put penser, alors qu’elle se tenait si près, c’était qu’elle était vraiment minuscule, comme fille. Alors comme ça, pas de congés payés pour les enfants-soldats du gouvernement ? Il fallait tout de suite en parler au délégué du personnel ! Le pire, c’était qu’elle lui racontait ça comme si elle lui parlait du fonctionnement de sa petite entreprise, et alors quoi, elle regrettait de ne pas en avoir, des vacances, c’était ça ? Il ne bougea pas d’un millimètre. Il était sûr qu’elle avait une arme sur elle et qu’elle hésitait à s’en servir. Lui aussi en avait une, après tout, et elle devait s’en douter tout pareil. La démesure de sa réaction en disait plus long sur elle que n’importe laquelle de ses paroles, en tout cas. Il faillit la repousser avant de se dire que s’il la touchait maintenant il pourrait certainement dire adieu à sa main – voire à son bras tout entier. « Tu as une drôle de conception de l’insulte. Si j’ai touché une corde sensible, c’est que je suis beaucoup plus malin que tu ne le crois. » Et franchement, elle avait vraiment besoin de vacances, mais il décida sagement de ne pas en rajouter une couche avec ça. En plus, il se doutait qu’il n’y avait pas de démission possible, dans sa partie. Et que le seul moyen de quitter son job, c’était de crever. Jeune, probablement. Mais après tout, pourquoi ne pas tout quitter, pourquoi ne pas tout plaquer ? Au prix de quoi, devenir une paria, une criminelle, justement ? Qu’est-ce que ça pouvait faire ?

« Et grâce à toi, je ne suis pas un criminel, tu te souviens ? Je suis officiellement employé par le gouvernement. Pour faire son sale boulot. Mais en tout bien tout honneur. » Il ne lui manquait plus que le contrat de travail, la feuille de paye et la mutuelle, mais bon, on ne pouvait pas tout avoir, hein ? Il leva les deux mains, comme pour les poser sur ses épaules, pour la faire reculer. Après tout, la patience, ce n’était pas son fort, à lui non plus. « Ma vie a changé, et j’y trouve mon compte. Apparemment, c’est pas ton cas, ou bien tu ne serais pas aussi susceptible, non ? C’est quoi, ton problème ? Une crise de conscience ? Si tu veux changer de vie, tu n’as qu’à le faire. À moins que tu n’aies besoin d’aide ? Des fois, il suffit de demander. » Il se moquait de nouveau. Parce que les mots étaient trop sérieux pour être balancés comme ça à la face d’une micro-sociopathe. Encore que visiblement, peu importait la forme, le fond de sa pensée énerverait toujours la gamine.

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