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 Demons stuck inside our blood - Milo

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Mikkel G. Ievseï
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MessageSujet: Demons stuck inside our blood - Milo   Sam 24 Fév - 16:12


« Demons stuck inside our blood »



Milo & Mikkel
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Parce qu'il hurle à la mort, rôde autour des cimetières et se nourrit de cadavres, le chacal est un animal de mauvais augure. Il est le symbole du désir, de l'avidité, de la cruauté, de la sensualité, en somme des sentiments et des sensations exacerbés. Son heure est la plus sombre, juste avant l'aube, quand vous pouvez l'entendre hurler pour saluer le jour nouveau.

Elle était si sombre, mon heure. J'avais la sensation d'être aveuglé par tout ce sang qui n'en finissait pas de s'échapper du corps des autres. Des blessés par dizaines, ne cessaient d'affluer dans les couloirs de l'hôpital, ramenés en urgence par les brancardiers vers les salles d'opération. Depuis ces dernières semaines, on se trouvait dans un état d'alerte maximal, toujours sur le pied de guerre, à courir dans tous les sens pour essayer de sauver des vies. Je ne pensais même plus à faire les poches des macchabées, il y en avait trop. La morgue de l'hôpital était pleine et chaque matin, ma première tâche consistait à transporter les corps de ceux qui avaient succombé durant la nuit. Chacun de mes sens était complètement saturé : trop d'odeurs, trop de bruits, trop d'horreurs à contempler. Mes émotions, toujours trop intenses, en étaient peut-être arrivées elles aussi à leur point de saturation. J'avais vu trop d'enfants agoniser dans la souffrance, j'avais entendu trop de hurlements de douleur, j'étais anesthésié par le parfum âcre du sang et de la mort. Je n'étais plus qu'un robot qui courait pour conduire des corps ensanglantés d'un point à un autre. Un robot qui ne pensait plus et se contentait d'agir.

« Y'a plus de place ! »
« Hein ? »

Mes mains crispées sur le brancard, je dévisageais l'infirmière responsable avec incompréhension. Le jeune garçon qui gisait sur le lit à roulette que je poussais, était encore sous l'effet de l'anesthésie totale. Il venait de subir une opération grave, suite aux blessures étranges qui déchiraient son corps. Personne n'aurait pu dire ce qui avait causé ces meurtrissures cruelles, on aurait dit qu'une bête sauvage avait tenté de le dévorer. Le pire, c'était qu'il n'était pas le seul à avoir abouti à l'hôpital dans cet état sinistre. Mes collègues parlaient beaucoup. Ils disaient que c'était sûrement un coup des mecs bizarres de cette communauté hors des murs, que c'était des sauvages et même des cannibales. Il y avait trop de gens de la ville qui disparaissaient depuis qu'on parlait d'eux, ce n'était pas normal. Récemment, j'avais même entendu dire qu'un groupe de gars s'étaient décidé à s'unir pour foutre le feu au campement de ces tordus et s'en débarrasser une bonne fois pour toute. Pour ma part, je ne savais pas trop quoi penser de tout ça et en vérité, j'en avais un peu rien à foutre. Ce qui m'emmerdait présentement, c'était que j'avais un enfant blessé sur ma civière et qu'il avait besoin d'être installé dans une chambre.

« Non, non, j'en veux pas dans mon service, toutes les chambres débordent déjà, on n'en peut plus ici. Débrouille toi pour lui trouver une place ailleurs. »
« Tu te fous de ma gueule ? »

Visiblement, non. Pincée, elle me renvoya un regard acide avant de se détourner pour se dépécher de répondre aux mille demandes qu'elle devait gérer à la fois. Je me retrouvais seul avec mon patient inconscient et je poussai un soupir résigné. Même si je n'étais qu'un simple brancardier, je savais que la surveillance post-opératoire était vachement importante, je ne pouvais pas laisser ce gosse n'importe où. Après avoir rapidement rejoint le bout du couloir, j'avais parcouru toute l'aile ouest de l'hôpital pour lui trouver une chambre, sans rencontrer le moindre succès, parce que je me faisais remballer systématiquement. Il y avait trop de blessés et le personnel de l'hôpital n'était clairement pas assez nombreux pour réussir à gérer la situation.

J'avais bossé toute la journée, j'étais fatigué autant physiquement que moralement. Les nerfs à fleur de peau, je commençais à ressentir durement l'accumulation de stress de ces dernières semaines. Dans un profond soupir, je regardai ma montre. Ça faisait déjà un bon moment que j'avais entamé des heures sup qui ne seraient même pas payées, tout ça parce que je n'avais pas envie d'abandonner ce gamin endormi dans n'importe quel coin de ce maudit hôpital. Sans doute que personne n'en avait rien à foutre de lui, c'était juste un mourant de plus qui ne passerait pas la nuit. Il y en avait des tas dans le même cas que lui, et alors, quelle importance ? Mais quand même... J'avais beau n'être qu'un sale chacal cynique, il y avait sans doute des limites à ma saloperie.

C'est alors que j'aperçus un gars, revêtu de son uniforme d'infirmier, qui allait et venait entre les chambres. Probablement qu'il serait tout aussi hargneux que les autres et qu'il m'aboierait sèchement d'aller voir ailleurs. Mais il en fallait plus pour décourager Mikkel. Je le hélai aussitôt, d'un air engageant, lui faisant signe de se ramener. « Hep ! Toi là !» Merde, comment il s'appelait déjà. Je le connaissais, bien-sûr, j'avais sans doute déjà échangé quelques mots avec lui, comme avec la plupart de mes collègues de l'hosto. On n'avait pas rigolé ensemble un jour, la fois où j'avais collé un poisson d'avril sur le dos de l'infirmière principale ? Il me faisait l'effet d'être un bon gars, avec toujours un sourire imprimé sur la face, un peu paumé, un peu gauche mais pas trop chiant. Sûr que j'allais réussir à l'amadouer, celui-là.

« Hé, Tintin ! » J'avais toujours un moyen mnémotechnique pour me souvenir des noms des gens, c'était cool. Pourtant j'étais pas bien sûr de mon coup, vu qu'il n'avait pas trop l'air de réagir à son nom. Je claquai des doigts pour attirer son attention, m'avançant vers lui pour chercher son regard, lui offrant un sourire aussi sensuel que naturel.

« Yo ! Milou ? » Ah ouais tiens, il avait bien une gueule à s’appeler comme ça, je devais être dans le bon. Je l'accostai donc, sans plus de préambule, posant ma main sur son épaule avec une certaine lassitude que j'intensifiai dans un soupir à fendre l'âme. « Dis voir, faut que tu me fasses un miracle, superman. J'ai un patient sur les bras je sais vraiment pas où le ranger. Dans l'autre bloc, ils mettent carrément les gens dans le couloir, ça fait désordre. T'as une place plus confortable pour lui dans ton service ? Promis, si tu m'aides, j'te revaudrai ça. » Pour un peu, j'aurais bien battu des cils. Sérieusement, j'étais trop fatigué pour faire de gros efforts mais merde, ça devrait bien suffire. Je lui désignai la civière où reposait l'enfant, toujours endormi. « Il vient de subir une opération assez grave, j'peux pas le laisser dans les courants d'air. Au fait... il est cool ton parfum. C'est ton shampoing qui sent comme ça ? » Ajoutais-je d'un ton complaisant. Un compliment, ça mangeait pas de pain et ça mettait toujours de bonne humeur, après tout. Cela dit, c'était vrai qu'il avait une drôle d'odeur ce gars là. Une odeur... animale.



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MessageSujet: Re: Demons stuck inside our blood - Milo   Mer 28 Fév - 0:13


Demons stuck inside our blood
L’horreur, l’angoisse, le stress. C’était notre quotidien depuis plusieurs semaines. Les patients allaient et venaient, le personnel était débordé, les chambres étaient pleines, il fallait parfois refuser du monde. La peur avait envahi l’entièreté de l’hôpital obligé de faire face à ces mystérieuses attaques. Les rumeurs tournaient, les suppositions se mêlaient mais au fond, il n’y avait aucune réelle réponse. Nous étions démunis face à ces meurtriers fantômes. Et la colère grondait, dans le fond. On parlait d’attaque de ce camp en dehors des murs, on parlait de rébellion, on parlait de coup monté. Mais personne ne savait rien. Juste des rumeurs. Alors les gens comme moi couraient d’un patient à l’autre, faisaient leur possible, se prenaient parfois des insultes car nous ne pouvions rien faire et les journées continuaient ainsi ; à la course. Fini les quotas, les minutes obligatoires par patient. Envolés. Il fallait faire vite, mais bien. Et ce rythme ne me correspondait pas. Je me sentais submergé, noyé au milieu de cette masse de gens. Je n’avais jamais été de ceux qui aimaient la foule, je la fuyais. Mais la foule était malheureusement venue à moi et je ne pouvais rien y faire. Mes sens étaient submergés eux aussi. Il y avait trop de monde pour que je ne retrouve mes repères et je me retrouvais avec un mal de tête et un tournis constant. Et pour ne rien arranger, j’avais également décidé de baisser mes doses de morphine, pour mon propre bien. Le manque pointait donc lui aussi le bout de son nez. Les tremblements recommençaient doucement mais sûrement. Mais je n’avais pas le droit de m’arrêter, aussi fatigué que je puisse l’être. Seulement, allait venir le moment où mon corps ne suivrait plus, même si la fin de mon service approchait.

Alors les allers-retours continuaient, la tête prête à exploser. Je sentais la nervosité me gagner, par-dessus tout. Je tentai de la mettre de côté alors que j’entrais dans une nouvelle chambre pour changer les pansements d’un patient. Entièrement détaché de mon corps, les gestes se faisaient rapidement mais restaient sûrs et précis. Une fois fait, je me dirigeai vers le patient d’en face pour noter les chiffres indiqués sur les machines. Mais le stylo ne marcha pas. « Fais chier, putain. » Je me dirigeai rapidement vers le box des infirmiers vers le milieu du couloir pour y chercher un nouveau stylo puis retournai dans le couloir, tentant d’écrire en marchant. Sans succès. Je dus donc m’arrêter pour écrire. Une voix surpassa alors le brouhaha général, appelant quelqu’un, mais trop habitué à tout ce bruit environnant, je n’y prêtai même pas attention. Je ne relevai donc pas les yeux de mon dossier jusqu’à que la voix ne se fasse réentendre. Fronçant les sourcils, je relevai les yeux, regardant devant moi qui pouvait bien appeler ainsi. Je compris enfin qu’on s’adressait à moi en entendant mon prénom - ou presque – suivit d’un claquement de doigts. C’était un des brancardiers de l’hôpital avec qui j’avais déjà dû discuter, forcément. Il avait un nom à consonnance étrangère. Slave ? Ou Russe ? Mikkel non ? Je plantai mon regard dans le sien, quelque peu agacé malgré son sourire, toujours à bout de nerfs, et me contentai de l’écouter. Sa main vint se poser sur mon épaule et je ne bougeai pas. Il commença un long monologue au sujet de son patient à placer quelque part, évoquant le manque de place. Mes yeux se plantèrent sur la civière en question puis se reposèrent sur Mikkel quelques secondes plus tard. Il termina sa tirade par un compliment sur mon odeur. Fatigué et peu enclin à entrer dans son jeu, je soupirai longuement.

« Ecoute Mickey… » Humour de fatigue bonsoir… « …c’est le bordel partout franchement. Chez nous aussi c’est plein. » Je regardai autour de moi, puis soupirai une nouvelle fois. « Mais bon, j’vais pas laisser ton patient finir par passer sa nuit dans l’ascenseur, alors amène-toi, on va aller voir si on peut pas le mettre quelque part. » Je tournai les talons et lui fis signe de me suivre, longeant le long couloir, regardant dans chaque salle si une place serait par hasard disponible. Puis je m’adressai à Mikkel, d’une voix fatiguée. « Les victimes continuent d’arriver ? C’est toujours le bordel là en bas ? » Me retournant de temps en temps pour lui faire face, vérifier qu’il suivait toujours, nous continuions notre inspection. « Comme j’te disais, c’est plein. On les entasse dans les chambres et on sait franchement plus où les mettre. »

Arrivant devant la dernière chambre, j’y jetai un œil puis me tournai vers le russe. « Y’a rien. On en fait quoi du coup ? » Mon regard chercha le sien avant de se tourner vers notre environnement. Le personnel continuait de s’afférer comme dans une fourmilière, n’arrangeant pas mon tournis. Je jetai un œil à ma montre et soupirai. Le temps passait si lentement même si je n’avais pas le temps de réfléchir avec toute cette agitation. Je me passai une main sur le front et décidai de me confier à Mikkel. « Bon, je finis dans une heure, mais si je continues, je vais péter un plomb. Faut que je fasse une pause. » Sentant que le brancardier était autant à bout que moi, je me risquai à lui proposer de venir avec moi. « J’connais une bonne planque, mais faut que tu promettes de fermer ta gueule à ce sujet. » Avisant la civière de la tête. « Et faut qu’on le case quelque part. » Je laissai enfin apparaître un léger sourire crispé. « Partant ? »

C’est que je ne savais pas si je pouvais avoir confiance en lui, si le mettre au courant de mon petit manège illégal serait une bonne idée ou si je me mettais simplement dans la merde. Mais le trop plein d’informations me tuait le cerveau, je n’arrivais même plus à distinguer les odeurs ou les sons, il me fallait un instant de répit dans un endroit isolé. Alors Ievseï, ai-je raison de te faire confiance ou comptes-tu me faire regretter cet instant de faiblesse ?


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Mikkel G. Ievseï
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MessageSujet: Re: Demons stuck inside our blood - Milo   Mar 6 Mar - 13:46


« Demons stuck inside our blood »



Milo & Mikkel
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Ça faisait bien longtemps qu'on ne m'avait plus appelé Mickey, tiens, un surnom de souris qu'on m'avait placardé à l'école maternelle et qui m'avait suivit jusqu'à la fin de mes primaires. Pour un peu, je lui aurais bien répondu par le petit rire * que je parvenais si bien à imiter et qui me valait systématiquement le regard attendri de ma maîtresse d'école. Mais vu la gueule que Milou tirait, je compris qu'il valait mieux éviter. Au lieu de ça, je hochai vigoureusement la tête, le front plissé dans une expression de totale compassion. Bien-sûr, je me doutais que c'était plein chez eux aussi mais il allait bien faire un effort, non ? Ce que je pressentais dans son attitude se révéla exact et je relâchai un soupir de soulagement, libérant enfin son épaule pour rattraper le lit roulant et lui emboîter le pas. « J'savais que j'pouvais compter sur toi, t'es le meilleur ami d'l'homme, Milou ! » Roulant mes épaules, endolories par ma journée de labeur, je poussai donc le chariot, tout en répondant à ses questions, d'une voix dynamique en dépit de ma lassitude.

« Mais ouais, ça n'arrête pas, les ambulances nous chient un flot de victimes en continu, une vraie diarrhée t'sais ! Pardon pour l'image mais bon. C'est carrément l'bordel, je sais même pas combien de fois j'ai fait le tour de ce maudit hôpital aujourd'hui, j'vais user mes savates à force et mes pieds aussi, jusqu'à l'os. Faudra que j'en commande des plus confortables merde, il est passé où le syndicat ?  Nan mais j'te jure...»

Tout en discutant, je suivais mon guide pour inspecter les chambres, le désespoir allant croissant. Il semblait bien qu'il n'y avait plus la moindre place pour mon pauvre patient en effet et j’acquiesçai aux remarques de l'infirmier, mes soupirs en échos aux siens. Pourtant, je conservai toujours un fond d'optimisme, persuadé qu'on réussirait bien à trouver un endroit correct à un moment donné. Jusqu'à ce que nous ayons inspecté la dernière chambre et que mon collègue prononce tout haut la mauvaise nouvelle. Qu'est ce qu'on allait faire, alors ? « La blase... j'en sais rien j't'avoue. J'vais pas le ramener chez moi, non plus. » Sans dec, j'avais même pas de chambre chez moi, je dormais moi-même dans le salon de mon paternel. Je secouai la tête, le regard réellement désorienté pour le coup. Sans que j'aie besoin d'en faire deux tonnes pour une fois, je me sentais assez démuni par la situation et je gonflai mes joues, cherchant une solution autour de nous, sans en voir aucune. Les membres de l'équipe soignante nous bousculaient presque en passant, il y avait tellement de bruit que j'avais l'impression que ma tête allait exploser. Aux paroles du gamin, je lui lançai un regard déconfit. Genre il allait prendre une pause. Et quoi, il allait m'abandonner ?

« Tu m'étonnes. J'ai fini depuis vingt minutes moi en principe, j'suis pas en meilleur état que toi. »

Je me mordillai les lèvres, ne sachant que faire lorsqu'il poursuivit, son annonce me faisant aussitôt tinter l'oreille. Une bonne planque ? Je cillai un peu avant de plisser les yeux, sincèrement intrigué. A l'entendre, il connaissait un endroit mystérieux où on pouvait installer les patients en trop mais bien sûr, il ne fallait pas que les autres le sachent, autrement tout le monde allait s'en servir ? « C'est quoi ta planque mystère, la salle sur demande comme à Poudlard ? » Parfois, elle est là, parfois, elle n'y est pas, mais quand elle apparaît, elle contient toujours ce qu'on cherche. Je plissai le front avec curiosité. En vérité, j'étais tellement fatigué que j'étais prêt à croire à tout ce qu'on me dirait. Je levai donc la main droite, d'un air grave tout en plongeant dans son regard. « Sur mon honneur, j'te promet que je dirai jamais rien, même pas en rêve. » Sûr que je parlais souvent en dormant mais je devrais être capable de me retenir. « Un peu que j'suis partant, sérieux j'en peux plus là. J'te suivrai jusqu'en enfer,  vas-y montre le chemin. »

Et c'était parti. Poussant le chariot, je suivis donc l'infirmier dans les méandres de l'hôpital, sans que personne ne pense à nous demander où on allait ni ce qu'on était en train de faire. Simplement parce que personne n'en avait rien à foutre. On bifurqua dans un couloir pour emprunter un ascenseur et continuer ainsi notre périple jusque dans les profondeurs de l'Adventist Hospital. Dans le couloir où nous avions abouti, il n'y avait a priori pas de chambres et je ne voyais pas réellement où mon collègue avait décidé de nous emmener. Lui offrant un regard interrogatif, je continuais à pousser mon chariot avec bonne volonté, même si la douleur irradiait dans tous mes muscles et qu'un étau avait encerclé mon crâne douloureusement, sous l'accumulation de fatigue. Je le hélai d'une voix intriguée.

« Tu m'emmène où, Harry, voir Hermione ? Non mais sérieux... c'est quoi ta planque hein ? »

A ce qu'il me semblait, on était dans le couloir où se trouvaient les stocks de médicaments, un lieu où les brancardiers n'avaient rien à foutre habituellement. Non seulement on ne possédait pas les passes pour y accéder mais ça nous était rigoureusement interdit, à moins d'être accompagné d'un infirmier évidemment. Puisque j'étais avec Milou, ça me permettait donc de découvrir le lieu des trésors cachés, ces médocs qui valaient leur pesant d'or au marché noir, non seulement pour les malades mais également pour les accro à certains substances. Une lueur trouble s'alluma alors au fond de ma tête tandis que mon regard sur l'infirmier se transformait, s'ornant des étincelles du vice et de la joie malsaine. Contourner le règlement, désobéir aux règles, s'enfoncer dans la décadence et la débauche. Tout ce que j'aimais en somme. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire de chacal.

« Ça sent bon l'esprit festif par ici, non ? Alors dis moi un peu ce que t'as en réserve, superman... »

*:
 



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MessageSujet: Re: Demons stuck inside our blood - Milo   Ven 23 Mar - 20:12


Demons stuck inside our blood
Mon regard scannait les iris bleutées de Mikkel, cherchant toujours à savoir si j’allais regretter de lui faire confiance ou pas. Seul l’avenir me le dirait je suppose ? Le monde qui nous entourait me paraissait si flou, si irréel tant mes sens étaient submergés. C’était comme être dans un vilain cauchemar sans pouvoir se réveiller. Une sensation cotonnée, cette impression de flotter dans le vide, mais que la tête pesait une tonne. Car c’était le cas. Ma tête allait exploser face à cet amas de sensations dispersées dans tous les coins, agressant chacun de mes sens. L’impression de tournis accentuée par l’état de manque. Mais je n’étais certainement pas le seul dans cet état. Le personnel autour de nous courait d’un côté à l’autre de l’hôpital, nous bousculait. Et Mikkel, face à moi, devait aussi être aussi mal. Il me le confirma d’ailleurs. Il avait fini depuis de longues minutes. Un nouveau soupir accompagna les paroles du brun. « Ça aurait clairement été cool de trouver la salle sur demande, mais c’est pas ça. » Me remémorant l’époque où nous regardions Harry Potter, je sentis une vague de nostalgie m’attraper dans son filet. Je chassai donc ces pensées, écoutant le brun me jurer qu’il ne dirait rien. « C’est simple, si tu balances, on est tous les deux virés, voire pire. Donc joues pas au con et tout ira bien. » Et sur les nouvelles paroles de Mikkel, j’hochai la tête et me mis en route.

Je connaissais le chemin par cœur et aurait pu le faire les yeux fermés. Je menais le brancardier à-travers le labyrinthe de l’Adventist Hospital, jusqu’aux sous-sols, prenant garde tout de même à qui croisait notre route. C’est que si j’avais ma place ici, le brun en revanche n’avait rien à y faire. Sa simple présence éveillerait la curiosité et je n’avais pas envie de devoir me creuser les méninges pour chercher une excuse. J’avais juste envie de fuir, me retrouver loin de cette agitation et retrouver mon calme. J’avais toujours préféré la solitude à la compagnie, j’avais donc besoin de me retrouver seul pour retrouver ma sérénité. Ajouter Mikkel ne me dérangeait pas plus que ça, tant qu’il n’y avait que lui.

Notre route croisa quelques visages familiers que je saluai rapidement, espérant qu’ils ne s’arrêtent pas pour discuter ou demander qui m’accompagnait. Mais l’agitation semblait générale et on sentait la frénésie jusque dans les sous-sols habituellement habités par un silence de mort. Les couloirs se suivaient les uns derrière les autres, allongeant notre aventure et je sentis l’impatience gagner le brancardier. « On y est bientôt. » Me rappelant le présence du blessé, je réfléchis en même temps à un endroit où le caser. Je n’avais pas spécialement envie de le garder dans la même pièce que nous. Il risquait de nous balancer. J’avais déjà peu confiance en Mikkel alors un patient lambda… Les salles défilaient de chaque côté, portant des noms qui ferait pâlir la plupart des contrebandiers. Comme quoi, aider les autres avaient parfois du bon.

Je m’arrêtai devant un simple local d’entretien et me tournai vers le brun, avisant le chariot qu’il poussait. « On va le laisser là-dedans en attendant. Il y fait bon, il est pas vraiment conscient, donc on devrait pas avoir de problème avec lui. J’le veux pas dans la même salle que nous, j’veux pas d’emmerdes. Après, si t’as une autre idée, je t’écoute, mais j’vois vraiment pas où le mettre. » Attendant quelques secondes une réponses de sa part, je portai une main à ma tempe, cherchant à calmer le mal de tête. Je finis par ouvrir la porte du local et invitai le brancardier à y placer le patient. « T’en fais pas, on le récupère après ton Roméo. » Sauf si on l’oublie. Je refermai la porte derrière le charriot et emmenai à nouveau le russe à travers les couloirs. « Ca sent effectivement la fête, mais pour l’instant je cherche plutôt le calme. Tu feras ce que tu veux. » Je tentai un sourire peu convaincu. Putain ce que j’avais la tronche dans les choux-fleurs.

La porte des médicaments se présenta enfin à nous et je regardai une derrière fois le brun avant de déverrouiller la porte. Elle s’ouvrit sur une longue salle pleine d’étagères remplies de flacons et sachets différents. Je refermai la porte derrière nous et souris cette fois sincèrement en voyant la tête que faisait le russe. « Touche pas à tout, mais si tu veux te servir d’un ou deux trucs, fais-toi plaisir. Ils le remarqueront pas. » Si j’avais pu profiter régulièrement de la morphine sans que personne ne s’en rende compte, je doutais qu’ils verraient ces quelques éléments manquants.

Suivant des yeux le brun, je m’assis à même le sol sans me diriger machinalement vers le stock de morphine. J’avais dit que j’arrêterais cette merde. Je pouvais tenir, j’en étais capable. Les tremblements étaient présents et le manque me tambourinait la tempe, mais je savais que j’en étais capable. Je profitai de l’accalmie pour refaire connaissance avec mes sens, retrouvant enfin mon ouïe et mon odorat. L’odeur des sous-sols et des stocks vint me piquer le nez tout en me provoquant un sentiment d’apaisement. Elle était associée à la morphine traversant mes veines et rien que son odeur me calmait déjà. Mêlé à tout ça, le parfum du brun vint lui aussi me chatouiller les narines. Je n’avais pas l’habitude de sentir quelque chose comme ça. Si normalement les patients sentaient la chair, le shampoing ou que sais-je, Mikkel, lui, sentait différemment. L’aigle vint taper contre mon crâne, cherchant à m’alarmer de quelque chose, mais le lien ne se fit pas immédiatement. J’étais fatigué et laisser mon cerveau turbiner comme ça m’épuisait. Je laissai donc ce détail de côté et me concentrai sur ce que faisais le brancardier. Je le connaissais si peu alors que nous travaillions plus ou moins tous les jours dans le même bâtiment. « C’est quoi ton truc à toi ? T’es du genre Monsieur Parfait ? » Je parcourrai du regard les étagères puis retombai sur Mikkel. « Ou t’es Monsieur Je-Me-Dope-A-Ce-Que-Je-Trouve ? » Sachant que je tombais plutôt dans la deuxième catégorie comme la plupart de la population de la Nouvelle-Orléans, je ne serais pas étonné s’il m’annonçait une quelconque addiction.



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MessageSujet: Re: Demons stuck inside our blood - Milo   Sam 14 Avr - 13:25


« Demons stuck inside our blood »



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Je ne m'attendais pas à ce que ce mec en blouse blanche me fasse un miracle mais tout de même, il attisait sacrément ma curiosité avec ses mystères. Puisque j'avais promis de me la fermer, je n'avais plus qu'à le suivre, de plus en plus intrigué par ses mises en garde. A l'entendre, il m'embarquait dans un truc franchement illégal, et sans doute que ça en aurait fait flipper plus d'un, mais étrangement, ça ne faisait qu'augmenter mon intérêt. Non pas que le simple fait d'être malhonnête me rende jouasse, j'étais pas si perfide que ça, mais les lieux interdits renfermaient en général une certaine valeur. Si j'avais des moyens d'en tirer profit, je ne voyais pas pourquoi je jouerais au con avec lui. Pas tout de suite en tous cas.

Si j'avais suivi Harry Potter au lieu de Milou, sûr que la salle sur demande aurait eu une autre gueule. Quand il me désigna ce local d'entretien, je lui renvoyai un regard blasé avant de hausser les épaules. « C'est ça ou le couloir de toute façon. Bah, j'pense qu'il y sera bien, oui. » Et non, je n'avais pas d'autres idées, pas plus que l'envie de hanter l'hôpital avec ce chariot pour tout le reste de ma vie. Dès que l'infirmier eut ouvert la porte du local, j'y poussai donc mon patient, toujours inconscient, avant de reculer en massant ma nuque endolorie. Le commentaire de mon collègue me fit retourner la tête vers lui sur une vague moue. Genre, mon Roméo.

« Déconne pas, j'les prend pas au berceau. » C'était sorti tout seul, un peu trop spontanément, dans un claquement de langue. J'analysai l'expression de Milou avant de reprendre, dans un sourire enjôleur. « J'suis censé préférer les Juliette en plus, comme chacun sait. Et même si j'appréciais quand y'a du monde au balcon - pour rester dans le thème – mes intentions envers mes patients resteraient en permanence chastes, pures, platoniques et tout ce qui s'ensuit. C'est ton cas aussi, non ? » Ta gueule Mikkel. Je ne pouvais pas m'empêcher d'en rajouter trois couches en mode fouteur de gens dès qu'on me titillait, c'était plus fort que moi. Mais c'était tout de même rare de nos jours, de tomber sur un mec qui ose faire ce genre de sous-entendus, aussi innocents soient-ils. La prohibition rendait les gens anxieux et méfiants, au point d'éviter toute allusion licencieuse, même infime. Mais si cet infirmier avait assez de couilles pour désobéir aux règles de l'hôpital, il se lâchait probablement aussi pour le reste. A croire que j'avais pas tant que ça la gueule d'une balance, pour qu'il me fasse confiance. Ou qu'il était trop fatigué pour se soucier de quoique ce soit.

« On peut faire une fête calme,  j'suis pas sectaire. »

Je l'avais accompagné jusqu'à cette salle mystérieuse et lorsqu'il déverrouilla cette porte, j'eus du mal à retenir mon sourire de s'étirer jusqu'à mes oreilles. La caverne d'Ali Baba était à ma portée et j'y pénétrai avec délice, humant les odeurs différentes qui flottaient dans l'air. Comme un gosse dans un magasin de jouets, j'avais envie de sautiller entre les rayons, tout en me promenant face aux diverses étagères, remplies de flacons à ma portée. La proposition de mon Sésame m'arracha un éclat de rire joyeux. Fais-toi plaisir qu'il me disait. Ah putain, fallait pas me le dire deux fois. Les médoc étaient le truc qui se revendait le mieux au marché noir, je l'avais déjà constaté en refourguant ceux qu'Andreï me filait, ça valait carrément une fortune ! Et là, je me retrouvais dans une véritable mine où j'avais plus qu'à me servir. Oubliant l'infirmier pendant quelques minutes, je me concentrai sur les produits, les examinant avec attention, en quête de ceux dont je pourrais tirer le meilleur prix. Mon seul souci, c'était que je n'avais pas de grandes poches et je cherchai déjà des yeux ce qui pourrait faire office de sac à commissions. Il faudrait aussi que je reste discret en ressortant de l'hôpital, parce que même si on ne fouillait pas les brancardiers à la sortie, je ne devrais pas pour autant attirer l'attention...

Tout en réfléchissant, je m'était arrêté devant une étagère, et la présence de Milou se rappela soudainement à moi, en l'entendant me parler. « Hmm, monsieur quoi ? » Je le cherchai distraitement du regard avant de l'apercevoir enfin, assis à même le sol. Monsieur Je-Me-Dope-A-Ce-Que-Je-Trouve. Plissant les yeux avec incertitude, j'attardai mon regard sur le corps nerveux du mec en blanc et son  visage, presque aussi pâle que son uniforme. Il avait l'air de trembler, comme s'il était parcouru de frissons. Oh celui là, il n'avait certainement pas choisi ce local uniquement pour la quiétude et la tranquillité de son ambiance. C'était quand même pas à un vieux chacal qu'on allait apprendre à faire la grimace... Dans un premier temps, je fis semblant de rien, répondant à sa question d'un ton léger et amusé. « La réponse est évidente, il suffit de me regarder pour savoir que je suis parfait. Nan mais tu m'en poses des questions, M'sieur, j'veux-du-calme. Tu veux qu'on joue à action-vérité ? Remarque, ça pourrait être drôle. »

Avec nonchalance, je ramassai un flacon de sirop à base de codéine, le débouchant pour le renifler tout en continuant à flâner dans la pièce. « Quand j'étais au lycée, on se faisait du purple drank avec mes potes. J'aimais bien Justin Bieber aussi. Bon okay, me juge pas, j'étais jeune. Mais donc, on mélangeait ce sirop avec du soda et de la grenadine, comme un cocktail. Après, en cours, on avait l'impression de voler. C'était fun. » Malheureusement, ici, on n'avait ni soda, ni grenadine. Cela dit, on avait des tas d'autres choses intéressantes... « Après, ça m'est arrivé de prendre des trucs en soirée, pour me marrer, mais j'le ferais jamais tout seul, ça n'a rien de drôle sinon. Hé j'te parle de ça, c'était avant la prohibition, bien entendu, quand j'étais jeune et con, tout ça. »

Parce que maintenant je ne l'étais plus. Bien entendu. Tout en parlant, j'inspectai l'étagère réservée aux opiacés, où se trouvait la morphine, sous diverses formes, et mon regard s'éclaira. Bingo, c'était le trésor qu'il me fallait ! Sûr qu'au marché noir, je devrais en tirer une somme des plus intéressante. J'entrepris donc posément d'en remplir mes poches avant de revenir vers mon complice, d'un pas toujours tranquille. Doucement, je m'agenouillai en face de lui, le regard pétillant de malice, les lèvres pincées sur un sourire chafouin. Sans plus rien dire, je disposai une partie de mon butin sur le sol entre lui et moi avant de l'interroger du regard. J'inclinai la tête et je murmurai du bout des lèvres, dans une mine angélique. « Et toi alors ? T'es plutôt Monsieur rasoir ou Monsieur j'me marre ... ? » Mon doigt resta posé sur le flacon de morphine un léger instant avant de le pousser lentement vers lui. « Action ou vérité, mon vieux Milou. A toi de jouer. »




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MessageSujet: Re: Demons stuck inside our blood - Milo   Sam 12 Mai - 11:51


Demons stuck inside our blood
Je regardais Mikkel se déplacer parmi les étagères, touchant à tout, lisant toutes les étiquettes et je me pris à m’amuser à deviner pour quelles raisons le russe pouvait bien vouloir prendre tous ces produits. Était-ce pour sa propre consommation, pour le marché noir ou autre chose ? Je l’analysai de haut en bas sans vraiment pouvoir y répondre. Il n’avait pas la tronche des gros bras des mafias, même si ça faisait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds au marché noir. Quant à sa propre consommation, je n’avais pas souvenir d’avoir vu les mêmes marques que les miennes sur ses bras. Mais je n’avais pas eu souvent l’occasion de le voir les manches retroussées. Et il pouvait consommer tant d’autres choses. Je le regardais donc, pensif, alors que lui gambadait comme un lapin, aussi excité qu’une puce.

Son manège dura quelques minutes avant que je ne prenne la parole et qu’il finisse par se tourner vers moi. Son regard s’arrêta un peu trop longtemps sur moi et je plissai les yeux, tout en l’écoutant me raconter ses histoires. Il était un peu trop bavard à mon goût, préférant la solitude à la compagnie. Mais je l’avais amené ici, j’assumerais. Il se retourna et je tentai de calmer mes tremblements d’une manière ou d’une autre. Seulement, les flacons en vue sur les étagères ne m’aidaient pas. Je pensai à quel point il serait facile de me lever, d’en attraper un et de me l’injecter. Tout se jouerait en l’espace de quoi, dix minutes, même pas. Et que serait une simple injection hein ? Je serais plus calme, plus serein, moins tremblant et je pourrais mieux réfléchir. A quoi bon m’infliger cette abstinence ? Je ne faisais de mal à personne, je me sentirais mieux. J’aurais pu me lever et me joindre au brun dans sa recherche, mais celui-ci s’adressa à nouveau à moi et me proposa de jouer à action-vérité. Drôle ? Je me souvins du temps où ce jeu était le passe-temps favori de mes amis. Planqués derrière les bâtiments de l’école, l’impression d’être des rebelles. Les bonnes excuses pour embrasser une fille sans conséquences et les autres défis poussés trop loin qui valaient des visites dans le bureau du directeur. Je n’avais jamais aimé ce jeu. Les questions bien trop intimes à mon goût, ce sentiment d’obligation à se dévoiler, cette sensation de rejet si j’avais le malheur de refuser d’y jouer. Trop réservé, trop en retrait pour ce genre de jeu, je n’avais aucun plaisir à y jouer. C’est pourquoi entendre le russe me le proposer me renvoya ce sentiment désagréable de ma préadolescence.

Mais Mikkel reprit sa recherche et la parole, me contant l’une de ses histoires d’enfance. Je ne pus m’empêcher de pouffer à certaines de ses remarques tout en le regardant continuer de fouiller. Je n’avais pas eu les mêmes plaisirs que lui étant jeune, ayant fait la plupart de mes expériences seul. Et la plupart de ces vilains vices que j’avaient aujourd’hui étaient apparus bien plus tard. J’avais toujours été qualifié d’enfant sage, calme, peut-être un peu trop isolé. Certaines choses avaient bien changé. La sagesse n’était plus et si le calme m’habitait encore, l’aigle se permettait parfois de me le faire oublier. Un tourbillon de sentiments, un claquement d’ailes et Milo n’était plus.

Mon cœur se serra d’ailleurs en voyant Mikkel s’approcher du stock de morphine. Un sentiment étrange, nouveau, se propagea en moi. C’était comme si j’avais envie de pousser le russe et de prendre sa place face aux flacons. Une sorte de possessivité envers la morphine. Les tremblements repartirent de plus belle alors que je me battais contre mon propre corps pour qu’il ne se jette pas sur le brancardier. Surtout qu’il s’était attelé à s’en remplir les poches. Je compris vite d’après la quantité qu’il ne comptait pas les consumer. Non, il allait les revendre, ce qui répondait à ma question de tout à l’heure, mais qui n’arrangeait pas mon cas. Ma jalousie grandissait, je voulais que les flacons restent à leur place, pour satisfaire mes propres veines. J’avais fait l’effort d’amener le russe jusqu’ici, ce n’était pas pour qu’il emmène mon plaisir plus loin, vers des inconnus. J’aurais pu me jeter en avant, l’empêcher de les prendre, mais il se tourna vers moi et vint en ma direction, les poches pleines de cette tentation.

Je fermai les yeux un instant, cherchant à retrouver mes esprits, mais Mikkel reprit la parole. Je rouvris donc les yeux et les plantai dans les siens. Il était agenouillé face à moi et avait pris soin d’étaler les flacons sur le sol. Et ce sourire, ce sourire qui en disait long. L’aigle tapa contre ma tempe, m’alertant, me hurlant de fuir, mais je le fis taire, subjugué par les produits devant mes yeux. Il m’interrogea du regard et sur le coup, je ne sus quoi dire. Il prit la parole à ma place, me posant une autre question. Je soupirai longuement, le regard passant de Mikkel aux flacons à plusieurs reprises. « Tout dépend des circonstances. » Mais le russe ne s’arrêta pas là et poussa l’une des fioles vers moi tout en reprononçant le nom d’action ou vérité. Je lâchai le produit du regard et finis par me concentrer sur le brun, l’œil cherchant quelque peu le défi. « Quelque chose me dit que tu veux plus jouer que moi. » Pourtant, j’avais envie de jouer, de tendre la main et d’attraper la jouissance. Mais j’avais fait des promesses, j’essayais de changer. Alors je penchai la tête sur le côté et repoussai la fiole vers lui. « J’ai arrêté cette merde. » Du moins, c’est ce que je voulais me persuader. L’arrêt était si récent que j’étais sûr qu’une analyse trouverait encore des restes de morphine dans mon sang.

Je cherchais à me persuader intérieurement que dire non était la solution, mais l’envie était là, les fantômes du passé me poussaient à dire oui, à céder. Je ne comprenais pas ce que Mikkel cherchait à accomplir, mais au fond, avais-je besoin de savoir ? Alors l’aigle vint retaper contre mon crâne, essayant de me protéger et ma main se porta à ma tempe. La fatigue était toujours présente et je sentais un tourbillon de questions m’envahir. Pourquoi Mikkel ? Pourquoi moi ? Pourquoi la morphine ? Pourquoi cette tentation ? Qu’obtiendrait-il en me retournant au vice ? Alors je me redressai, me mettant sur mes genoux, comme lui et je replantai mon regard noir dans le sien. « Et si tu me disais la vérité plutôt Mickey. Je t’ai amené ici, j’y ai bien droit non ? » J’avançai légèrement ma tête, une posture que l’aigle aimait me faire adopter, une façon de me rendre plus menaçant peut-être. « Qu’est-ce que tu veux hein ? »



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MessageSujet: Re: Demons stuck inside our blood - Milo   Ven 15 Juin - 15:55


« Demons stuck inside our blood »



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Au jeu de la vérité, ce petit gars là n'était manifestement pas doué. "Ça dépend." Genre, ça dépend. C'était absolument pas une réponse ça. Dans les circonstances actuelles, le vieux Milou semblait plutôt du genre rasoir et je commençais à me demander si ça lui arrivait de s'amuser de temps en temps. J'avais pourtant cru l'entendre pouffer à un moment donné, mais à présent, il avait l'air clairement sur la défensive. Agenouillé devant lui, je l'entendis soupirer à fendre l'âme sans pour autant me démonter. Avec son attitude blasée, il voulait peut-être me faire comprendre que je l'emmerdais royalement ? Trop tard, mon pote, fallait pas m'emmener avec toi si tu voulais te torturer tranquille. Maintenant, on serait deux sur le coup. A ses réparties provocantes, je plissai le front en accentuant le sourire ingénu qui ornait mon visage. Sans chercher à le contredire, je me contentais de le fixer, mon silence narquois pour seul commentaire. Sa réponse me prouvait que je ne m'étais pas trompé et qu'il était bel et bien accro à la morphine, comme je l'avais deviné en le voyant si avide et tremblant. Quand il repoussa la fiole, je suivis son geste du regard avant d'ancrer à nouveau mes yeux aux siens. Ah ouais, il avait arrêté cette merde ? Clairement, ça me laissait sceptique vu comment il avait l'air crispé. Qu'est ce qu'il était venu foutre ici alors hein. J'allais le lui faire remarquer, quand mon attention fut à nouveau captée par autre chose, qui me fit froncer un peu les sourcils.

Maintenant que j'étais à nouveau tout proche de lui, il y avait toujours cette drôle d'odeur qui venait me chatouiller les narines, par-delà celle de la morphine. C'était difficile de qualifier les parfums et pourtant, j'essayais de le faire distraitement pendant que l'infirmier se redressait sur ses genoux pour me fixer dans le blanc des yeux. Sans réussir à poser des mots sur ces nuances, je sentais que ce qui se dégageait de Milou était différent. J'avais rarement senti une odeur aussi piquante, comme si quelque chose de sauvage se cachait sous sa peau, comme si ce n'était pas réellement un humain mais... autre chose. Et si je me retenais encore de le faire dans l'immédiat, j'aurais bien été renifler sa tignasse de plus près, rien que pour satisfaire ma curiosité. Sans doute qu'on ne se connaissait pas assez bien pour que je m'y laisse aller et j'essayais de mesurer le pourcentage de risques de me prendre sa main dans la gueule si jamais je tentais le coup. Des fois, les gens étaient tellement susceptibles, on ne savait jamais... Mais pendant que je réfléchissais à tout ça, monsieur rasoir lui, il exigeait la vérité. J'opposai un sourire mutin à son attitude farouche, restant face à lui en le respirant, l'air de rien.

« Ce que j'veux ? Ben, tu l'as dit toi-même, champion, moi j'veux juste jouer. » C'était une éternelle vérité bien-sûr et le chacal ricanait dans ma tête dans de joyeux glapissements, même si je restais attentif à des choses plus sérieuses. Doucement, je ramassai le flacon qu'il venait de refuser avoir de m'asseoir pacifiquement sur mes talons. Je repris d'une voix suave, tout en gardant le regard levé vers lui. «  Faut pas te fâcher, je peux le garder pour moi, si t'en veux pas...  Après tout, maintenant que t'as arrêté, tu respires la joie de vivre, hm ?» Ben ouais, il était joyeux comme une porte de prison. Tout en manipulant la fiole entre mes doigts, je le narguais sans réussir à m'en empêcher. Le chacal-fripon était fondamentalement une personnalité chaotique avec un humour parfois cruel, malgré lui. Comme l'archétype de l'enfant-divin, cette petite créature mythique des légendes, une part d'ombre primitive mais pas absolument mauvaise. « C'est pourtant dommage d'avoir accès à tout ça, sans même en profiter. En plus, les gens sont tous débordés, c'est le soir rêvé pour goûter à tout ce qu'on veut en étant sûr de pas être dérangé.» Le chacal rusé, plein d’innocence et de convoitise, enfreignait toutes les règles et déclenchait toutes les catastrophes. Mais il tombait également dans tous les pièges, y compris ceux qu’il avait tendus lui-même.

D'un geste vif, j'avais déjà ouvert le flacon pour en faire tomber le contenu sur le sol et les cachets y roulèrent pour s'éparpiller dans un bruit léger. J'avais souvent vu Isak se préparer sa came et il m'était arrivé plus qu'à mon tour d'en consommer avec lui. Le dealer était hyper possessif avec ses produits et il réagissait avec une violence de dingue quand j'y touchais sans sa permission. Sans doute parce qu'il était complètement accro lui-même. Je ne connaissais Milo qu'assez superficiellement mais il avait toujours donné l'air d'être un mec calme, le genre de type introverti qui préférait s'isoler mais qui paraissait plutôt gentil. Rien à voir avec la brutalité d'Isak. Pourtant, quand il m'avait lancé ce regard noir, j'avais vu pour la première fois quelque chose d'agressif dans les yeux sombres de l'infirmier. Non pas que j'avais envie qu'il s'énerve contre moi, mais le voir avachi dans son coin, à soupirer et à bader, c'était tout de même pas plus agréable. Alors, dans mon envie de le bousculer un peu, je commençais à écraser les pilules sous son nez, au moyen du flacon de verre. Je m'y prenais comme un gros bourrin et j'en étais parfaitement conscient, c'était carrément un crime de massacrer un produit pareil mais ça ne m'empêchait pas d’œuvrer avec enthousiasme, réduisant les cachets en poudre sur le carrelage jusqu'à en faire un petit tas.

« Passe-moi ton badge, Milou, j'vais le rouler pour m'en faire une paille. T'es sûr que tu veux pas m'accompagner ? J'te demande hein, la moindre des politesse. » Je redressai les yeux vers lui, cherchant son regard. « Au fait, dis moi pourquoi tu veux arrêter. T'as des scrupules de plus être ce jeune homme propre sur lui et parfait sous tous les rapports ?»

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MessageSujet: Re: Demons stuck inside our blood - Milo   Mar 10 Juil - 11:20


Demons stuck inside our blood

La posture de défi se faisait tremblante. Agenouillé ainsi, je maîtrisais moins mon corps et j’avais l’impression que le sol allait s’écrouler sous moi. Mikkel voulait jouer, il le disait clairement, mais je ne comprenais pas pourquoi il avait jeté son dévolu sur moi ainsi. Oui je l’avais amené ici, oui je m’étais mis seul en position de tentation, mais pourquoi vouloir jouer comme ça avec moi. Je me laissai retomber sur mes fesses, lâchant un instant le regard du brun qui en profita pour reprendre la parole. Mes yeux se plantèrent sur la fiole qu’il manipulait, légèrement hypnotisé par ce qu’elle contenait. Et Mikkel continuait de parler, tentait d’embrouiller mon cerveau, de me faire céder. Mon corps entier hurlait de lui prendre cette fiole et de la consumer et j’avais des soubresauts d’hésitation. Mais les promesses faites à Lazlo trottaient dans un coin de ma tête. Et Liam, qui avait promis de m’aider si je laissais mes conneries de côté. J’avais toujours tenu mes promesses jusqu’à maintenant, mais que valent celles d’un addict ? Mon corps réclamait ce qu’il tenait entre ses doigts, j’en avais besoin, j’en avais envie.

Le bruit sourd de l’ouverture de la fiole me fit sursauter. La vision des cachets renversés sur le sol me laissa un goût amer. Mikkel me manipulait, je le sentais. Ce sourire sur son visage, sa façon de bouger, de m’observer. Il cherchait quelque chose, il tentait de me faire jouer. Et comme un con, j’étais hypnotisé par ce qu’il faisait malgré les tentatives de l’aigle pour me réveiller l’esprit. Il piaffait, il claquait, l’aigle, je l’entendais, mais je ne l’écoutais pas. Tout ce qui comptait, c’était la rondeur de ces cachets, la perfection de leur couleur. Et mes yeux brillaient face à cette beauté, suivaient leur mouvement. Mais Mikkel commença à les écraser, sans douceur, sans respect et mon regard quitta les cachets pour chercher les iris du brancardier. Un court instant, cherchant à comprendre ce qu’il faisait, avant de se reperdre dans la blancheur du produit. Les cachets étaient devenus poudre, mais la manière utilisée par le brun n’était pas la bonne. Mon sang se mit à bouillir, je dus retenir les spasmes qui voulaient me pousser vers lui, pour l’envoyer loin de ce massacre, pour que je répare son erreur. Il s’y prenait tellement mal que j’en souffrais. Mes doigts s’entremêlèrent nerveusement, sans que le regard ne lâche la poudre blanche. La pression montait toujours plus. Puis Mikkel parla encore mais je ne l’écoutais même pas. Il parlait de mon badge, puis de la raison de mon arrêt, mais mes yeux étaient subjugués par ses gestes maladroits. Il le faisait exprès sûrement en plus, mais la raison n’était plus là, je n’arrivais plus à réfléchir. Même l’aigle s’était arrêté de taper.

Il continua d’écraser la poudre et c’en fut trop pour moi. Le corps pris possession de mon esprit, le regard devint noir et je me jetai sur Mikkel. Je le poussai maladroitement loin de la morphine alors que les tremblements envahissaient tout mon corps. « T’es en train de tout massacrer putain. » Oh il le savait sûrement. Je veux jouer qu’il avait dit et c’était ce qu’il faisait. Il jouait avec moi, jouait avec mes sentiments, jouait avec mon addiction et ça lui plaisait certainement. Je me penchai à mon tour sur les cachets malmenés et attrapai la fiole qu’il utilisait pour finir délicatement ce qu’il avait commencé. Malgré les tremblements, le geste était sûr, direct, démontrant mes années d’expérience. J’en avais abusé de la morphine, bien trop souvent.

Je me trouvais dans un état second, trop en manque. J’avais réussi à arrêter plusieurs jours, voire même semaines. Tout s’était confondu, je ne savais même plus depuis combien de temps je ne l’avais pas fait. J’aurais pu tenir, arrêter pour de bon, mais pas avec Mikkel, pas avec ces paroles, pas avec ces gestes. La poudre ressembla enfin à ce qu’elle était censée être et mes yeux brillaient face à sa beauté. Me rappelant la présence du brancardier, mon bras se pointa en sa direction et lui fit signe de venir voir. Comme un enfant ayant découvert une cachette secrète, ou comme un camé trop heureux de retrouver sa dose. Alors je me levai, sans vraiment quitter la poudre des yeux et je cherchai les petits tuyaux dont je me servais parfois, quand je n’utilisais pas la morphine liquide. Je revins auprès de Mikkel et commençai à tracer des lignes dans la poudre. La main se tendit à nouveau vers lui pour lui tendre l’un des tuyaux. « Tiens. » Je ne savais pas si Mikkel comptait participer ou s’il cherchait simplement à me faire craquer, mais maintenant qu’il était là, c’était pour consommer. Je me penchai en premier pour renifler la poudre, lentement mais sûrement puis je me relevai, me frottant le nez. Le regard chercha celui de Mikkel, l’interrogeant à mon tour quant à ses intentions. Allait-il se joindre à moi ou pas.


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