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 no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Jeu 1 Mar - 12:07


no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake

C'était un petit appartement, pas trop mal décoré. Une haute plante dans l'entrée à côté d'un miroir qui n'avait jamais été au mur accroché, et une autre sur le rebord de l'unique fenêtre, à moitié crevée. Une table, quatre chaises dépareillées. Un petit canapé face à une télé qu'elle n'allumait jamais, qui elle non plus n'avait rien sur lequel se reposer. Enfin la kitchenette de teintes noires et blanches, comme le reste, et tout cela tenait dans une trentaine de mètres carrés. « Putain de merde. » Elle jurait, elle n'arrêtait pas de jurer, se mouvait à moitié pliée. Et elle ouvrait l'unique porte de la pièce – si l'on occultait celle de l'entrée - qui cachait une chambre, puis en ouvrait une seconde dans cette même chambre qui menait à la salle de bain. Cet appartement, si fonctionnel pour une célibataire, c'était tout ce qu'il fallait. Et c'était lumineux, ici. Aussi lumineux qu'il était sombre, ce putain de quartier. Et au moins autant que cette putain de journée.

Une serviette, une deuxième. Elle fourrait tout dans le lavabo, laissait sur ces dernières couler une eau tiède. Elle essorait vaguement la première, coupait l'eau, ôtait son haut et révélait des sous-vêtements fabriqués dans une dentelle noire de jais. Et elle grimaçait, se laissait tomber sur le sol carrelé alors que le tissu lui, venait épouser la plaie. Elle n'osait qu'à peine regarder. Pas facilement impressionnable, mais lorsqu'il s'agissait de son propre sang, son propre corps, c'était une putain d'autre histoire. Et bientôt sur le sol, des gouttes de sang s'écrasaient, noires. Incapable de jauger la quantité de liquide perdu, mais le haut qu'elle portait ce jour, lancé en boule dans le bac de douche, de blanc cassé était passé à une effrayante teinte obscure. Putain de journée, putain de connard de client réfractaire à acheter ce qu'il avait pourtant expressément demandé. Elle laissait d'entre ses lèvres se faufiler un râle, et c'était cet instant précis qu'elle avait choisi, cette sonnette rouillée, à moitié brisée, pour retentir. D'habitude, c'était les poings qui s'écrasaient sur sa porte qui sonnaient les arrivées. Parce qu'elle ne marchait qu'une fois sur trois et laissait bien souvent les invités bloqués sur le palier s'ils n'osaient par un autre moyen indiquer leur présence. Ouais, c'était plutôt joli ici, mais faussement joli. C'était minimaliste, aussi bien agencé, mais ça n'en restait pas moins pourri. Parce que c'était le nord, et que dans ce quartier l'on ne faisait que cacher la crasse sous les tapis. « C'est toi, Dieu merci. » Elle s'était traînée en sens inverse, n'avait aucune idée du temps qu'elle avait passé sur le sol de la salle de bain, ni même si elle était tout du long restée consciente. « Rentre. » Lui ordonnait-elle, de sa voix déformée par la douleur et un semblant de fièvre qui montait. Trop déphasée pour se rendre compte qu'elle venait d'ouvrir à moitié nue, le plus gros de ses tourments d'habitude prenait la dernière place du classement de ses angoisses en l'instant. « J'savais pas quoi faire, j'ai pas l'impression que ce soit trop grave mais je perd vachement de sang. Et je douille putain, dis-moi que t'as de la morphine ou une connerie de ce genre. » Et c'est alors qu'elle croisait sa silhouette, dans cette saloperie de miroir qu'à l'habitude elle fuyait. Et surtout cette tache noire qui de plus en plus s'étirait sur les mailles de cette bien trop fine serviette qu'elle maintenait contre son flanc droit. Mais incapable de se soutenir davantage, elle se laissait au sol tomber, tout en essayant de croiser le regard de celui devant qui, trop brutalement, elle se révélait.


Dernière édition par Margarethe Hansen le Jeu 17 Mai - 19:29, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Dim 18 Mar - 23:28



Crash and Burn
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Les doigts jouaient avec le bipper, celui qu’il avait tant voulu balancer par la fenêtre, qu’il aurait aimé détruire il y a quelques mois. Néanmoins, dans son métier, il n’avait pas trop le choix. Il fallait le garder, l’accrocher à sa ceinture, pour être certain d’arriver en temps et en heure en cas d’urgence. Et il se savait, s’il tentait de s’en débarrasser, on viendrait le trouver, et peut-être qu’on lui trouverait une haute trahison dans son geste. Parfois, il aimerait claquer la porte, prendre la fuite. Mais il restait. Trop accroché à la vie, à ceux qu’il appréciait. Ils diminuaient, jour après jour. Certains périssaient, d’autres tournaient le dos. Et lui, il regardait, de son regard azzuré. Il observait les fuites, les pertes. Et il s’en moquait. C’était peut-être les siècles passés en enfer qui l’avaient vacciné. Il n’avait pas peur, il n’était pas en colère, quand les amis se révélaient ennemis. Il s’en foutait, se contentait de sourire, et de les oublier. La loyauté, elle n’était là que lorsque c’était réciproque. Si leur choix avait été porté de l’abandonner, qu’il en soit ainsi. Aucune aide à l’avenir, aucune main tendue. S’il en avait l’occasion, peut-être même qu’il en profiterait pour les mettre encore plus au fond…

Il finit par s’allonger sur le dos, observant les étoiles de la Nouvelle-Orléans. Être sur le toit de l’immeuble, du monde, avait quelque chose d’assez grisant. Parfois, il aimerait s’y évader, était presque triste d’être revenu trop tard. Un long soupir quitta ses lèvres, alors que les paupières se fermaient, cachaient les pupilles bleutées. Quelques minutes dans les vapes, jusqu’à ce que le vibreur de son bipper ne le réveille. Le regard se porta sur les numéros s’affichant, et rapidement, il fut sur pied, dévalant les escaliers de l’immeuble. Il défonça presque la porte de son appartement, attrapa les trousses de premier secours et de soin, et fuit en sens inverse. Car ce qui s’était affiché, c’était une identité qu’il s’était presque juré de protéger, après avoir passé plusieurs heures à la sauver à quelques reprises. C’était une gamine qu’il ne supportait pas de voir au plus bas, et qu’il avait dans l’idée de la sortir des mafias. Il savait à quel point cela pouvait être destructeur, dangereux. Il avait appris, en y étant infiltré, par pur… Egoïsme. Il avait cru que cela l’aiderait, mais il avait surtout énormément de sang sur les mains désormais.

Les rues furent englouties sous ses grandes enjambées, et il prit de nombreux raccourcis pour arriver en temps et en heure chez la jeune femme. Et une fois devant sa porte, y’avait les doigts qui s’acharnaient sur la sonnette. Un instant, il avait hésité à éclater ses poings sur la porte, mais il était bien plus civilisé que cela. La porte s’ouvrit sur la silhouette attendue, pourtant, le soulagement ne fut que de courte durée. Il ne prêta pas attention au corps nu, ce n’était pas le moment, et la blessure était bien trop grave pour cela. « J’aurais dû faire plus vite. » Mots prononcés entre les dents serrés, alors qu’il rentrait suite à l’ordre. Il referma brutalement la porte derrière lui, ne s’attarda pas sur la décoration du lieu. Il le ferait après, quand le moment serait propice à cela. Il avait plein d’autres questions qui se bousculaient sur ses lèvres, mais il se força au silence. Ce n’était pas le moment d’embêter l’autre avec des interrogations. Déjà, s’occuper de la douleur et de la blessure. Le reste attendrait.

« J’ai pris de quoi soigner tes blessures oui. Mais ça nécessitera plus que cela. » Et elle s’effondra. Sans attendre, il souleva le poids plume pour l’allonger sur le canapé. Les trousses de soin furent posées sur la table basse, et il entreprit de dégager les différentes services et tissus empêchant la propagation du sang. Noir. Ce fut à la vision complète qu’il se rendit compte que ce n’était pas normal. Que quelque chose clochait. Mais il ne le souligna pas. Pas encore. « Comment tu t’es fait ça Margarethe ? Je pensais que tu t’étais calmée ces derniers temps… » Conversation alors qu’une seringue remplie de calmants se glissa sous la chair de la gamine. Quelques gestes, mécaniques. Il n’était pas médecin, chirurgien, mais parfois, il avait l’impression qu’on le prenait pour tel. Dérangeant. La magie se forma sur le bout de ses doigts, se glissa dans la blessure, grave. Trop grave. Il n’aimait pas la voir ainsi, il voulait qu’elle se détache de l’horreur, trouve un job à sa vraie valeur. Il le lui répétait, à chaque fois. Jamais elle n’en avait pris conscience. Après, il était pareil. Elle lui ressemblait beaucoup, quand il y pensait.

Sa magie n’avait pas suffi à tout résorber, mais au moins, le sang s’échappait en moindre quantité. Sang noir. Toujours. Il essuya le liquide poisseux de ses doigts sur une serviette, sur ses propres vêtements. Il les nettoierait, ou s’en débarrasserait plus tard. Pour le moment… « Depuis quand… Es-tu transformée ? » Les doigts cherchaient fil et aiguille, de quoi la recoudre. Et à côté, il s’en voulait. Parce qu’elle le lui avait caché. Parce qu’il n’avait pas été présent. C’était un peu être à chier comme connaissance, comme ami, non ?


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MessageSujet: Re: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Ven 23 Mar - 14:58

« Comment ça plus putain ? Crachait-elle, et le visage de douleur grimaçait, alors qu'elle se sentait soulever, qu'il la portait jusqu'au canapé. Tu ne peux pas régler ça ici, toi-même ? » Elle cessait de chercher son regard, effort surhumain que de lever le sien suffisamment haut pour se faire. Alors elle se contentait de fermer ses paupières - trop longuement parfois, car elle sentait l'épuisement monter et qu'il devenait de plus en plus difficile de les relever. « Tu dois pouvoir. » Une affirmation, presque un ordre qui d'entre ses lèvres étonnement vivaces s'échappait. Mais agressive au fil des secondes devenait la voix. Provocante, offensive. Déformée par cette angoisse qui la rongeait, et qu'elle arrêtait d'essayer de maîtriser. « Ça fait bien une heure que je suis comme ça, je serai déjà morte si c'était grave. » Faible. Trop faible pour se concentrer, pour véritablement comprendre ce qu'il lui disait. Elle espérait se fourvoyer, ou qu'il faisait exprès de se montrer dramatique, peut-être pour véritablement la faire flipper cette fois. Cette fois ouais, parce que ce n'était pas la première fois qu'elle le bippait, loin d'être la première fois qu'il la soignait. Presque devenu son médecin attitré au fil des mois - et ce même s'il n'en avait pas les capacités, du moins sur le papier. Son sang, maintes fois déjà il l'avait essuyé, vu couler. Et pourtant pas ces derniers mois. Alors ce qui s'avérait déjà compliqué de base, l'était à cette heure davantage. Il devrait se débrouiller seul cette fois, et tant pis si elle devait en crever, ils n'avaient pas le choix. Et il avait déjà dû comprendre pourquoi. « J'étais très calme moi, c'est le gars qui m'a planté qui ne l'était pas. » Elle sentait quelque chose glisser dans ses veines. Et ça la brûlait, mais putain, ce n'était rien comparé à l'instant ou il se rapprochait de la plaie. Alors elle imaginait déjà le fil et l'aiguille passer à vif dans sa chaire, et ça lui arrachait un frisson, qui lui parcourait le corps entier. « Je ne l'ai même pas vu venir, il a sorti une lame de sa manche et s'est tiré en courant, comme un putain de lapin. » Un spasme, puis c'était tout son flanc qui semblait s'engourdir, doucement. Mais impossible de savoir si c'était le produit qui faisait effet, ou simplement son cerveau qui machinalement l'anesthésiait. Toujours est-il qu'elle avait mal. Et putain, la douleur semblait encore s'intensifier lorsqu'il cessait de la toucher - ce qui devait signifier que c'était définitivement sa cervelle qui faisait des siennes. « Les gens sont barges, j'te jure. » Des barges ouais, aussi barges qu'elle. Parce qu'elle n'était si différente de tous ces gens qu'elle servait. Elle évoluait dans le même milieu, était même sûrement souvent en plus piteux état qu'eux. Mais elle était du bon côté de la barrière, même si cela restait relatif. Elle ne faisait que fournir, mais finalement engendrait ce genre de barbaries. La faute au système, qu'elle se disait. Et c'était sûrement vrai. Parce que, qu'est-ce qu'elle était supposé faire sinon, se laisser crever dans le caniveau ? Il restait si peu de métiers honorables maintenant - aussi difficile était-ce déjà d'en trouver avant pour les gens qui comme elle, n'avaient pas un CV reluisant. Alors maintenant, ouais. Maintenant que tout était parti en vrille, qu'est-ce qu'ils pouvaient faire d'autre, les gens comme elle ? Fallait bien bouffer, fallait bien se loger. Fallait bien survivre, ou du moins tenter de le faire. Alors c'était ce qu'elle faisait, elle tentait de survivre, en refourguant toutes ces merdes au péril de sa vie. En tuant des gens, indirectement. Mais ça, ça lui sortait vite de la tête. Parce qu'elle ne pouvait se permettre de trop réfléchir aux conséquences de ses actes. Ils lui revenaient seulement en pleine tête lorsqu'elle se retrouvait dans cet état. Et elle se demandait si ça valait le coup, chaque fois, mais finissait par répondre positivement, dès lors qu'elle se retrouvait à nouveau sur ses deux jambes.

Et le couperet tombait entre deux tremblements, celui qu'elle redoutait. Depuis quand. Putain, si peu de temps et en même temps trop longtemps. Alors elle se rendait compte qu'elle ne le voyait pas si souvent, Orfeo. Qu'elle ne l'avait pas vu depuis. Et pourtant ils se rencontraient trop. « Plus de six mois, un râle de douleur suivait la réponse, coupait la phrase. ça fait un bail, hein ? Qu'on ne s'était pas vu. Je ne suis peut-être pas si irrécupérable finalement. » Les lèvres se tordaient en un semblant de sourire, mais le faciès était presque entièrement enfoui dans les cousins, le rendant invisible. « J'espère que t'es soumis au serment d'Hippocrate, même si c'est un peu tard pour te poser la question. » Légère, étaient ses réponses. Parce qu'elle était insouciante, Maggie, voir inconsciente. Parce qu'elle prenait tout ainsi, à la légère. Parce que c'était plus facile. Parce que ça ne servait à rien de pleurer sur son putain de sort, parce qu'il valait mieux rire, même si les rires étaient souvent factices.
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MessageSujet: Re: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Mar 27 Mar - 19:23



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Il avait les dents serrées, quand elle lui donna l’ordre de régler le souci par lui-même. Quand est-ce que ceux l’entourant comprendraient qu’il n’était ni Dieu, ni Jésus, et que des miracles, il ne pouvait pas en faire. Après tout, elle avait une partie du flanc et du ventre écorchée, à vif. Et à la quantité de sang que les tissus avaient absorbée, elle avait de la chance d’être encore consciente. Putain, pourquoi personne n’avait envie d’aller voir un vrai médecin, pas son équivalent italien et moyen-âgeux de pacotille ? « J’vais faire de mon mieux, et tu le sais. Mais j’peux pas tout réparer d’un claquement de doigt. » Faudrait qu’elle s’en rende compte. Rapidement, il se détourna de ses propos, se concentra sur la blessure. Une goutte de sueur perla le long de sa tempe, alors que la magie se formait, se desservait dans le corps de la jeune femme. Il mettait tout en œuvre pour que la plaie se referme, cesse de dégueuler le sang noirâtre. Il ne réfléchissait pas sur ses gestes, malgré le danger que ça pourrait être. Après tout, il n’avait aucune idée de comment cette nature pouvait se transmettre. Pour les sorciers, c’était génétique, pour les métamorphes, c’était lié à un sort, à une distorsion de leur humanité par un mage. Et pour eux, c’était quoi exactement ? En soi, ça ne le dérangeait pas. Mais en savoir plus pourrait aussi l’aider. A mieux comprendre, à ne pas prendre peur ou poser des questions connes.

« T’es juste plus résistante que la moyenne. Et t’as eu de la chance que rien de mortel n’ait été touché. » Il continuait de parler, d’un côté, pour la maintenir éveillée. Parce que finalement, il ne pourrait pas appeler des collègues ou l’hôpital s’il commençait à la perdre. Elle était de ces voleurs d’énergie, de ceux qu’on n’appréciait pas dans les environs. Lui, il s’en moquait. La personne humaine, derrière le corps, lui importait plus que la nature de celui-ci. C’était con, et peu pensaient comme lui. Néanmoins, il s’accrochait à ses principes. Pour quelques mois, quelques années encore. Avant que tout se casse la gueule. Il l’écouta parler, alors qu’elle lui donnait la raison pour laquelle elle avait fini dans cet état. Un gars qui l’avait plantée… Orfeo espérait qu’il aurait l’intelligence de faire profil bas pendant un moment. Sinon, il ferait comme avec Niklas. Même si c’était dangereux, il recommencerait. P’t’être qu’il avait bien pris goût à la violence, au sang sur ses phalanges. Enfin, il ne l’évoquerait pas à Margarethe. « Ils sont barges, et pourtant, tu continues de bosser à leurs côtés. Tu mérites mieux. Tu devrais te sortir de là tu sais, avant que les blessures ne deviennent fatales. »

Il avait espéré, longtemps, qu’elle se détache de ses activités, quand bien même lui s’était enfoncé dans l’horreur de son boulot officieux. Il avait nettoyé de nombreuses scènes de crime, avait été considéré comme tueur par certaines familles. C’était frôler la mort que d’aller sur de tels lieux. Cependant, quand il s’agissait de lui, il s’en moquait bien. La Faucheuse était presque devenue une amie proche, à force de venir discuter avec.

Plus de six mois. Six mois qu’elle était dans cet état, et qu’il n’était pas au courant. Six mois qu’il ne l’avait pas vue donc, qu’il avait estimé, prié, pour qu’elle se soit juste détachée du monde mafieux. Six mois… C’était long six mois, quand on y pensait. Une gaze pleine d’alcool pour nettoyer la plaie, l’observer. Puis il attrapa de quoi la recoudre, se plongeant dans le silence, quitte à la faire stressée. De très longues secondes, minutes de concentration, pour éviter de tout foirer, avant qu’un bandage recouvre le tout. « Je terminerai la cicatrisation demain. » Il n’avait pas la force psychique de le faire ce soir. « Oui, ça faisait longtemps que t’avais pas eu à me sonner… Je pensais que ça allait mieux, que tu t’étais sortie de tout ça. » De l’espoir, un peu fou. Y’avait les doigts qui frottèrent son front, y laissèrent une trace noirâtre. Les nerfs étaient à vif. Il soupira longuement, reprit la parole. « Y’a aucune chance que j’en parle. Pas envie que tu finisses enfermée ou tuée. » Parce que c’était ce qu’ils faisaient des gens comme toi… L’humanité n’avait jamais été leur point fort, à ce foutu gouvernement. Orfeo attrapa un oreiller, le rendit un peu plus mou avant de le glisser derrière le crâne. « Tu t’en sors… Avec tout ça ? » Parler. Juste parler, et être certain qu’il ne la perde pas. On ne savait jamais, avec de telles blessures…


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MessageSujet: Re: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Dim 1 Avr - 20:03

Plus résistante que la moyenne. En raison de sa condition, ouais, sur le papier. Ou simplement plus éprouvée, plus habituée, même si c'était terrible de penser cela. Mais peut-être que c'était vrai, que les corps des bandits se remettaient plus vite, parce qu'ils étaient habitués à saigner. Ouais, devait y avoir du vrai dans cela, parce que ça devait être comme les douleurs. Au début, certaines étaient terribles, et puis à force d'être endurées elles devenaient supportables, puis presque insipides. L'on s'habituait à tout, presque sans exception. Et puis les maux physiques n'étaient souvent pas les pires. Non, il y avait des choses qui faisaient plus mal encore qu'un flanc lacéré. Elle le savait. Alors ça ne l'empêchait pas de morfler maintenant, mais ça recalait les cris de peine, ça éloignait les larmes de ses pommettes.

Mais il y avait bien des choses auxquelles on ne s'habituait pas. Quelques-unes, pas beaucoup, mais il y en avait. Comme les reproches, et surtout ceux qui s'échappaient des lèvres d'amis. De ces personnes qui ne mentaient pas. De ces gens qui crachaient leurs vérités, même si elles n'étaient pas bonnes à entendre et que personne ne voulait les écouter. Ça, c'était le genre de truc qui faisait vraiment mal. Et c'était pire que de la peau écorchée, parce qu'on ne pouvait pas foutre de pansements sur ce type de plaie. Alors fallait juste prendre sur soi, attendre que ça veuille bien se refermer. Même si la cicatrisation était toujours bien difficile, puisque souvent, elle ne se faisait qu'en acquiesçant, qu'en les écoutant, ces gens. Qu'en les écoutant vraiment, pour éviter aux blâmes de s'accumuler, et donc aux plaies de se sur-infecter. « J'sais pas si je mérite mieux, elle tentait de chercher son regard, forçait le cou à se tourner. Mais je ne mérite sûrement pas ça, ouais. » Fatales, le mot était lancé. Combien avaient failli l'être, fatales ? Beaucoup. Beaucoup trop, pour une si jeune fille.

Un silence, reposant. Il s'installait, mais devenait vite angoissant. Alors elle était presque contente d'entendre qu'elle devrait repasser sur le billard demain. Les aiguilles, toutes ces conneries, avant elle n'aimait pas ça. C'était toujours la croix et la bannière quand elle était petite, pour lui administrer ses vaccins ou vérifier le taux de globules dans ses veines. Parfois elle riait, lorsqu'elle y pensait - lorsqu'elle était défoncée. Parce que se planter des aiguilles dans la peau, c'était devenu son quotidien. Mais la vérité c'est que bien souvent, elle aimerait redevenir cette petite qui craignait les piqûres. Elle, c'était presque quelqu'un de bien. « J'ai essayé, soufflait-elle tout en relevant la tête, pour laisser se lover le coussin qu'il plaçait. j'ai vraiment essayé, depuis ça, elle se forçait à vraiment soutenir son regard cette fois, comme pour le sonder, voir ce qui s'y trouvait. la morsure, toutes les merdes que ça a engendré. Ça m'a vraiment fait flipper, et je me suis dit que si je ne faisais pas partie de ce milieu, ça ne serait pas arrivé. Alors j'ai essayé de changer, de plus réfléchir avant d'agir, bref toutes les conneries qu'on me disait. » Qu'il lui disait, lui aussi. Et qu'il ne semblait pas vouloir arrêter de répéter. « Mais faut croire qu'on ne se refait pas, ou alors je n'ai pas encore payé ma dette, parce que je ne l'ai vraiment pas cherché cette fois. » Endettée, elle l'était. Émotionnellement auprès de tant de gens, mais surtout auprès du karma. Elle avait fait trop de mal et continuait à en faire. Qui sait si toute une vie suffirait à se racheter. « Bref, j'sais pas pourquoi j'essaye de me justifier, tu ne dois pas vraiment me prendre au sérieux de toute façon. A trop crier au loup, hein. » Plus personne ne venait, pourtant il était encore là. Même si elle promettait, à chaque fois. De faire des efforts, de quitter tout ça. « Mais j'ai vraiment essayé, ces six derniers mois. Sauf que ça ne paye pas d'être quelqu'un de bien, la preuve. » Ses iris, au magicien, elles ne disaient rien. Maggie, elle n'y voyait rien. Alors elle arrêtait de le regarder, finissait par fixer cette satanée télévision qui prenait la poussière, et qui de toute façon n'avait jamais vraiment marché.
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MessageSujet: Re: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Mar 22 Mai - 1:00



Crash and Burn
no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake



Y’avait comme un hic, comme une partie de lui qui se déchirait, d’apprendre une telle chose. Il n’avait pas conscience de ce qu’elle avait pu traverser, et continuer simplement de mitrailler de paroles et demi-reproches. Parce qu’il avait peur Orfeo. Il avait peur de ne pas réussir à la sauver, de la voir périr dans ce sang noirâtre, entre ses doigts. Il était effrayé de ne pas être assez puissant, sans se rendre compte que si la blessure avait été mortelle, jamais il ne l’aurait été, qu’importait son entrainement ou sa puissance. C’était triste finalement. Les sorciers n’avaient aucun don offensif, et même le meilleur d’entre eux ne pourrait sauver quelqu’un d’une mort certaine. A part en le transformant. Et encore, le facteur risque était si important… Il passa son bras sur son front, essayant les perles de concentration qui s’y suspendaient. « Tu le sais peut-être pas, hé bien moi, je te le dis. » Le ton était presque cassant, mais ses nerfs arrivaient à bout en même temps que son énergie. Elle ne méritait pas cela. Elle ne méritait ni les coups, ni les blessures, ni les mafias, ni sa nature, ni la traque qui allait s’ensuivre. Au vu de son lien de subordination avec le gouvernement, il aurait dû bipper les shadowhunters dès qu’il avait su pour Maggie. Mais il en était incapable, comme toujours.

Oui, elle avait essayé, et il croyait ses mots. Il savait aussi à quel point il était malheureusement compliqué de se détacher du monde mafieux. Même lui, ça lui collait toujours à la peau, alors que l’organisation à laquelle il appartenait avait disparu. Il soutenait son regard, alors qu’elle parlait. Elle devait en avoir besoin… « Je te crois tu sais ? Je me doute, que tu as fait tout ce que tu as pu, mais on s’arrache pas de ce monde si facilement. » Il aurait aimé l’aider, il aurait aimé faire plus. Mais Orfeo, il ne savait pas bien comment faire. Jamais il n’avait sorti quelqu’un du trou. Son frère ? Il l’avait enfoncé à la première occasion. Lucrezia ? Porté disparue aux dernières nouvelles. Beatriz ? Elle glissait un peu plus chaque jour dans l’horreur. Tous ceux qu’il appréciait, qui avaient de l’importance pour lui, il n’avait jamais pu les aider comme il le voulait. Parce qu’au fond, lui-même se trouvait au fond du gouffre. Et on ne peut pas tendre la main à quelqu’un si on est en-dessous de lui, non ? Son regard se voila quelques secondes, avec les souvenirs qui remontaient.

Il eut la main qui se posa sur le bras de la jeune femme, le serra doucement. « Je dois être chiant à te répéter la même chose à chaque fois. Ca ne t’aide pas j’imagine ? » Se remettre en question, et arrêter peut-être, de le redire. Pourtant, il ne voulait pas qu’elle se déprécie, il souhaitait qu’elle sache à quel point elle valait mieux. Parce que personne ne lui dirait dans ce monde de barges, rongé par les ténèbres. C’était à celui qui détruirait l’autre le plus vite. La gentillesse, elle avait été sacrifiée sur l’autel de la survie. « Je te prendrai toujours au sérieux. » Y’avait le regard qui ne trompait pas, s’enfonçait dans celui de Maggie. Peut-être qu’elle ne le croirait pas non plus sur le coup, qu’importait. Il savait qu’il disait la vérité, et c’était tout ce qui importait. Et la dernière phrase, le couperet qui tranchait l’espoir… « Je veux bien te croire que ça ne paie pas… » Mais il était là. Et il sera toujours là. « Mais personnellement, je continuerai autant que possible. A essayer de faire le bien. A soutenir les gens. Parce que y’a personne d’autre qui le fait. Parce que tout le monde s’en fout. » Il était presque triste, son murmure, tout comme le sourire qui se frayait un chemin sur son visage. D’un soupir, il activa de nouveau son don de guérison, même si ses batteries étaient à plat. Quelques secondes de plus, pour la soigner mieux.

Il finit par se stopper quand même. Parce que c’était trop. Et parce qu’il ne pouvait pas risquer l’évanouissement dans un tel moment. Les doigts ensanglantés frottèrent les paupières, alors qu’il demanda : « Tu veux que je te change de pièce ? Peut-être qu’un lit sera mieux pour te reposer et récupérer ? » Il s’inquiétait pour elle oui. Elle aurait besoin de temps pour que son corps intègre les médicaments et les soins…


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MessageSujet: Re: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Mar 29 Mai - 15:11

Elle sentait à peine la main de l'autre sur son bras. Et si elle exécrait tout contact sur son épiderme, elle ne pouvait nier, cette fois, seulement cette fois, que la chaleur d'une peau contre la sienne pouvait ne pas toujours s'avérer détestable. Mais pas plus évident de se laisser voir ainsi. Malgré l'agréable de ce regard qui ne jugeait pas, la môme n'avait jamais été plus à découvert qu'en cet instant. Presque à nue, au sens propre comme au figuré. De sa plaie s'écoulait les maintes secrets qu'elle s'efforçait de garder depuis des mois, et ça ne faisait pas du bien. « Je crois qu'on ne peut jamais vraiment s'en arracher, une fois que t'as mis le doigt dans l'engrenage... » Faible, ou trop résignée pour terminer cette phrase criante de vérité. Il n'y avait rien de plus vrai. Comme il n'y avait rien de plus fort que les liens qui rattachaient une âme à la mafia qu'elle servait. Et si l'on pouvait en fuir une avant l'aube, l'autre n'attendait pas le crépuscule pour prendre les fuyards dans ses filets.

Alors l'on pouvait s'éloigner certes et même faire quelques pas en arrière, mais le précipice ne se déplaçait pas lui, il attendait sagement au bout du tunnel. Reculer pour mieux sauter, l'adage demeurait plus vrai que jamais depuis que la môme s'était infiltrée dans cet univers bien trop grand pour elle. Mais elle était consciente de cette chute qui l'attendait, alors contrairement à d'autres, elle pouvait s'y préparer. Au moins l'appréhender. A défaut de pouvoir pleinement l'accepter. « Ça n'aide pas à faire avancer la situation nan, mais ça fait du bien d'entendre de genre de trucs. » Brève quinte de toux qu'elle tentait de parer, parce que ça lui arrachait les tripes putain, parce que ça faisait un mal de chien et que sur ses joues des larmes recommençaient à couler. Alors elle se pliait le plus possible, se recroquevillait complètement sur elle-même et tentait de respirer. Mais la douleur était féroce, et elle n'était pas de taille pour vaincre cet adversaire. « J'sais pas si tu le penses vraiment ou si tu dis ça seulement pour que j'me flingue pas dans la nuit, mais dans les deux cas ça fait du bien ouais, je crois. » Contrairement à cette putain de torture que lui faisait subir sa chaire meurtrie.

Mais doucement la douleur s'en allait, et qu'importe si c'était pour mieux revenir. Elle profitait du répit, elle se laissait aller ailleurs - et durant quelques secondes, trop peut-être. « Tu sais, ça m'arrive aussi de tendre la main, parce que ouais, personne ne se retourne sur les plus démunis. Les gens te laissent crever dans le caniveau sans vergogne, ça craint. Qu'elle balance entre deux raclements de gorge. Alors je vois si je peux aider parfois, mais honnêtement je n'ai pas ta patience et je crois que j'ai assez à faire avec mon propre cas. » Pourtant elle ne passait guère de temps à soigner ses blessures, et tant à tenter de les oublier. Que de temps perdu, par lâcheté. « C'est dégueulasse hein, d'être égoïste, mais c'est ce nouveau monde qui veut ça. Je crois qu'on a pas vraiment le choix en fait, et je crois que c'est ça qui te guette. Son regard fuyait l'écran de télévision, mais peinait à accrocher celui du soignant. De te faire bouffer je veux dire, parce que t'es trop bon. Remarque c'est aussi ce qui se passe quand on est mauvais, la preuve en image, mais ça met plus de temps. » Qu'elle laissait filer tout en esquissant un rire qui lui broyait les entrailles. « Les cons vivent longtemps. » Et elle fermait les yeux, laissait ses paupières s'abaisser sans même penser à lutter. Parce que ça faisait du bien. Ça faisait du bien ouais, de se laisser partir.

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MessageSujet: Re: no matter how much a snake sheds skin, it's still a snake (orfeo)   Mer 27 Juin - 23:57



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Il avait l’impression que la discussion tournait en rond. Peut-être était-ce lié à sa fatigue, ou à la blessure de la jeune femme. Les deux campaient sur leurs positions, semblant refuser les propos de l’autre. Orfeo avait depuis quelque temps décidé de n’en faire qu’à sa tête, et de s’opposer à un peu près tout le monde, même des personnes plus sensées que lui. Parce que oui, il considérait quand même Maggie comme plus sensée, et les mots qu’elle prononça ensuite ne firent qu’accentuer ce ressenti. Si lui avait vécu l’enfer à Darkness Falls, si son esprit en gardait encore des traces aujourd’hui, il pouvait se targuer d’être passé outre les horreurs depuis quatre ans. Il en avait pourtant vu, mais à aucun moment il n’avait été en difficulté lui-même depuis quatre ans. L’Apocalypse, il l’avait suivie de bien loin, ne s’y était jamais accroché. Lucrezia avait cherché à l’en protéger, y était parvenue. Et maintenant, elle avait disparu. Il fallait croire que les gens dans son entourage ne survivaient pas bien longtemps, incapable qu’il était… Il aurait dû la protéger, mais y’avait rien eu à faire. Au jeu du bras de fer politique, Ivanov devait être nettement plus puissant que lui.

« T’as raison. C’est tellement plus compliqué qu’il n’y paraît. » Lui était en tort, et peut-être qu’il devrait arrêter de refuser de l’être. Ce n’était pas la fin du monde, que d’accepter que l’autre avait raison. Et Maggie n’était pas Rafael, elle n’avait rien à voir avec lui, Orfeo devrait baisser sa garde…

Pourtant, elle pourrait le tuer si elle le désirait, et il avait hésité un instant à se proposer comme nourriture. Il savait que cela aurait pu l’aider, mais elle l’aurait mal pris. Combien de voleurs d’énergie acceptaient leur condition ? Bien peu. En étant traqués par le Gouvernement, considérés comme des monstres, il n’y avait rien qui était fait pour eux, pour qu’ils puissent s’adopter, se comprendre. On avait décidé de leur élimination pendant longtemps, avant de les faire devenir chair à pâté. Et rien que d’imaginer Maggie en nettoyeuse l’écoeurait au plus haut point. Un être vivant n’avait pas à être refoulé, détruit ainsi… « J’ai pas le temps pour te mentir Maggie. » Il était trop épuisé, trop à cran pour cela, il faudrait qu’elle s’en rende compte. Puis brosser les gens dans le sens du poil, il avait fini par abandonner. C’était finalement plus facile de s’opposer à eux.

Il sourit doucement à la suite de ses propos. L’individualisme avait toujours eu sa place dans la société. Que ce soit aujourd’hui ou hier, les Hommes avaient toujours voulu faire passer leurs intérêts propres avant ceux des autres. Manipulations, tueries, traitrises… Tant que cela fonctionnait, ils s’entretueraient. Peut-être finiraient-ils tous morts, pris dans une guerre aux enjeux les dépassant… C’était triste quand même, de crever pour des idéaux qui n’étaient pas les siens, pour un combat des puissants… « Ce n’est pas mal d’être égoïste. L’être humain est fait pour l’être, que ce soit aujourd’hui ou il y a huit cents ans, je peux t’assurer que rien n’a changé. » Il avait toujours à l’esprit l’image du bûcher, la sensation de brûlure, l’odeur de sa propre chair carbonisée, et le regard de son frère planté dans le sien… Les Hommes ne se défendaient qu’eux-mêmes. Et ils étaient prêts à renier leur famille, leurs amis, toute personne un tant soit peu proche d’eux, à sacrifier quiconque leur sera utile pour leur avancement. « Je suis ravi que tu me vois aussi positivement. Mais il faut déjà que tu t’occupes de toi avant de voir pour les autres. T’as bien assez de soucis. » Lui ne regardait plus les siens, ceux qui s’accumulaient dans un coin de son esprit et de son cœur. Ce n’était pas utile, ça ne ferait que le faire souffrir…

Les cons vivent plus longtemps, oui, elle n’avait pas tort. L’ombre du sourire se fit plus sarcastique, et il ne put pas s’empêcher de lâcher : « Dans ce cas-là, je dois être particulièrement con. » Pas loin de huit cents ans quand même, il avait fallu qu’il s’accroche. Il ne sut jamais si Maggie l’avait entendu, puisque sa respiration s’apaisa, preuve qu’elle s’était enfin endormie. Ca ne pourrait que lui faire du bien, de se reposer. Il hésita un instant, puis décida de la bouger. Le canapé ne serait pas des plus agréables, et il tenait à ce que son sommeil soit profond et réparateur. Y’eut les bras qui soulevèrent le corps léger de la mafieuse, quelques pas qui furent faits jusqu’à la chambre. Il la déposa sur le lit, fit un bandage au niveau de la blessure pour éviter que les draps ne virent au noir, et la recouvra de sa couverture. Lui se glissa dans la salle de bain, pour essayer de retirer une partie du sang de sa peau, avant d’échouer dans le canapé, toujours éveillé…



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