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 You kept inside and I just denied || Priya

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MessageSujet: You kept inside and I just denied || Priya   Jeu 1 Mar 2018 - 22:13

You kept inside and I just denied
C’était l’instinct qui menait ses pas plus que la raison. Au point où il en était, il savait qu’il aurait mieux fait de se rouler dans un coin sombre de la première ruelle venue et de se laisser crever comme un chien. Ne plus se montrer, jamais, à personne et surtout pas à elle. Il n’y avait rien qu’elle puisse faire pour lui et aller frapper à sa porte maintenant était une erreur à tous les niveaux. C’était cruel, c’était stupide, c’était humiliant, c’était inutile. À chaque pas qu’il faisait, il changeait d’avis. Aller la trouver, ne pas aller la trouver. Lui faire ses adieux, disparaître de sa vie sans prévenir. Lui demander de l’aide, ou se laisser crever sur place. Mais s’il continuait à avancer, c’était bien qu’il lui restait un peu d’espoir, et c’était cet espoir qui le rendait fou. Il avait été naïf de croire que ça ne lui arriverait jamais, et il était de nouveau naïf de croire qu’il survivrait aux prochaines heures. Il allait mourir, mieux valait en rester là. Mais même s’il mourait, il ne supportait pas l’idée de ne pas aller retrouver Priya. Il allait la voir pour la mettre devant le fait accompli. Elle ne savait même pas comment il passait son temps libre. Elle allait avoir un choc, et ensuite, en quelques secondes, elle devrait, comme lui, se faire à l’idée qu’il allait crever. Quelques mois auparavant, il n’aurait pas pris cette peine, et s’il l’avait prise, elle n’en aurait probablement pas été plus attristée que cela. Mais les choses avaient changé. L’idée de la quitter le rendait dingue, lui qui savait depuis le début, avec l’assurance des petits cons, qu’elle finirait par se laisser séduire. La veille encore, il en était certain, ils s’étaient trouvés pour ne plus jamais se quitter. Et à présent, il se traînait dans les rues larges et bourgeoises de son quartier, se traînait vers elle, qui n’avait aucune idée qu’il venait lui dire adieu, lui dire que tout ça ne comptait plus, que ça avait été du temps perdu. Qu’il avait toujours fait pour éveiller ses sentiments, pour mieux la planter sur place et tirer sa révérence.

Et mourir, putain, mourir ! Il n’en avait jamais eu l’intention. Jusqu’à présent, il avait plus d’une fois frôlé la mort, s’était retrouvé dans de sales situations, mais il s’en était toujours tiré d’une façon ou d’une autre. Il avait pris la sale habitude de croire que rien ne pourrait lui arriver. Et se disait même que si quelque chose arrivait, il n’en aurait rien à foutre. Et en toute honnêteté, s’il n’y avait pas eu Priya, cela l’aurait probablement moins dérangé. C’était le putain de problème quand on s’attachait aux gens. Le mal était fait, de toute façon. Il s’arrêta sous un réverbère, son bras sanguinolent contre son torse, et ne put retenir un rire étouffé. Quel connard il était. Il fit un pas de plus avant de se dire que finalement, il n’avait même pas la force d’aller jusque chez elle. Pour quoi faire de toute façon ? Il aurait mieux fait d’aller frapper à la porte de Brooke. Ou de son frère. Ou de son père – pour le mettre devant le fait accompli. Lui dire enfin ce qu’il n’avait jamais réussi à formuler tout haut, qu’il s’en sortait très bien, le petit pouilleux de douze ans, dans son orphelinat pourri, dans sa favela en carton. Qu’il aurait eu une vie de merde, au Venezuela, mais qu’il n’aurait pas connu une fin pareille. Oh, allez… Il serait mort à seize ans un flingue à la main dans une guerre de gangs, probablement. Il commençait à voir des ombres sous les réverbères, comme des ombres de son père, la mine sévère, comme si pour lui, ça revenait au même, de se faire mordre par un zombie lors d’un combat illégal ou de sauter sa prof de biologie à la fac. Le visage fantomatique du père jamais content. Voilà un autre truc qu’il se serait épargné si on ne l’avait pas adopté : les comptes à régler avec un père.

Finalement, il ne voulait pas crever dans la rue. Il repartit, en riant nerveusement. Personne dehors à cette heure, on était sage, dans ce quartier. Il ne voyait plus où il allait mais il avait emprunté cette route mille fois au moins. Le virage entre deux immeubles cossus, longer un beau jardin entretenu pour les apparences, et puis l’immeuble de Priya, la porte, le code, l’escalier, la porte… Il s’appuya un moment contre le battant. Est-ce qu’il voulait vraiment lui faire ça ? Non, pas à elle. Mais égoïstement, il voulait faire ça pour lui. Il cogna contre la porte de son poing fermé et des excuses franchirent ses lèvres, trop tôt, alors que personne n’était là pour les entendre. Il entendit le léger froufrou de son déplacement, le verrou défait derrière la porte – bien, toujours s’enfermer, il le lui répétait sans cesse, même dans ce quartier huppé. Elle ouvrit la porte et il croisa son regard un peu par hasard, alors qu’il avait eu l’intention de baisser les yeux. Merde, c’était arrivé, c’était ainsi et il n’y pouvait plus rien. Ses choix, sa vie. Il ne voulait pas la blesser, ni se faire sermonner, ni s’épancher en regrets. Regrettait-il seulement ses actes ? Il n’en était pas certain. Mais il n’était pas venu se confesser ou s’amender. Il voulait juste la voir, une dernière fois. « Priya… » Il avait l’impression que cela faisait des siècles qu’il prononçait ce nom avec la familiarité qu’ils avaient acquis l’un avec l’autre depuis qu’il s’était installé chez elle. « N’aie pas peur. » Et sans attendre, il entra dans le grand appartement, avant qu’un voisin curieux ouvre sa porte, soit témoin de la scène et appelle la milice. Bordel, voilà pourquoi il n’aurait pas dû venir. Il n’avait même pas pensé à ça, aux ennuis qu’il allait lui créer. Trop tard. Tant pis. Il se traîna jusqu’au beau canapé et s’y assit lourdement. Il était redevenu le gosse crado au milieu du salon stérilisé par l’argent de ses parents. Il avait chaud, tout son corps pulsait au rythme du battement de son cœur de plus en plus irrégulier. Putain il allait crever sur le canapé de Priya. Il n’aurait vraiment pas dû venir. Elle ne savait probablement pas comment se débarrasser d’un corps. Délirium total. Il se releva, lâcha très naturellement : « Je dois y aller. » Aller calancher dans une poubelle le plus loin possible. Puis, quand même : « Désolé. »

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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Dim 4 Mar 2018 - 17:22

You kept inside and I just denied
Itzal&Priya
Malgré l’heure tardive, Priya avait du mal à trouver le sommeil. Elle ne voulait pas se l’avouer mais l’absence d’Itzal y était pour quelque chose. Au fil du temps la jeune femme s’était habituée à sa présence. Bien qu’au début elle fut contre le fait qu’il emménage avec elle, elle avait dû se rendre à l’évidence : elle s’était mise à l’apprécier. Les choses avaient changé, leur relation avait évolué en quelque chose que l’Indienne avait du mal à définir. Une amitié teintée d’ambiguité. Malgré ça, Priya n’arrivait pas à se laisser approcher, à laisser ses souvenirs de côté. Pourtant elle sentait qu’elle était à deux doigts d’y arriver. La présence du Vénézuélien la rassurait, elle se sentait en sécurité quand il était là. Mais ce soir il tardait à rentrer. L’Indienne ne pouvait pas l’empêcher de vivre, mais plus elle y pensait, plus elle se demandait ce qu’il tramait lorsqu’il était seul. Que faisait-il de son temps libre ? A chaque fois qu’elle avait tenté d’aborder le sujet, Itzal était resté particulièrement vague. La jeune femme n’avait pas insisté après tout, c’était un grand garçon. A défaut de pouvoir s’endormir, Priya s’était installée sur son canapé. Assise en tailleur, la jeune femme feuilletait ses dossiers en cours. Elle avait un gala de charité à organiser et elle savait qu’on attendait beaucoup d’elle. Mais malheureusement pour elle sa soirée allait prendre une tournure bien plus préoccupante.

Lorsqu’on frappa à sa porte, Priya releva les yeux. La jeune femme parut inquiète. Un vague coup d’oeil vers une horloge accrochée au mur lui fit froncer les sourcils. Il était tard pour une visite de courtoisie. Prudente, elle se releva et s’approcha de la porte sur la pointe des pieds. Elle regarda à travers le judas de sa porte pour identifier le visiteur. Une fois ce dernier identifié la jeune femme déverrouilla sa porte à la hâte pour laisser Itzal entrer. Immédiatement, à la vue du visage livide du Vénézuélien, Priya comprit que quelque chose n’allait pas. Il lui demanda de ne pas avoir peur mais c’était trop tard. L’Indienne sentit son coeur accélérer dans sa cage thoracique. Elle aperçut du sang, son sang à lui. Quelque chose de grave était arrivé. Sans un mot, la jeune femme se décala pour laisser Itzal entrer puis referma à clé avant de le suivre jusque dans le salon. Elle le regarda s’effondrer sur son beau canapé, écrasant ses dossiers par la même occasion. « Qu’est-ce qui se passe Itzal ? » demanda-t-elle en tentant de garder son sang-froid. Elle n’était pas du genre à se laisser envahir par la panique. Du sang elle en avait vu, la mort elle l’avait frôlée plusieurs fois. Tout ce qu’elle voulait maintenant c’était de savoir ce qui se tramait. D’où ce sang venait et comment elle pouvait l’aider. Mais alors qu’elle arrivait à hauteur du canapé, le Vénézuélien se releva en prétextant qu’il devait y aller. Priya fronça les sourcils, elle balaya les excuses d’Itzal en agitant sa main dans les airs. Elle lui saisit le poignet avec fermeté. « Itzal tu ne vas nulle part. Tu t’assois et tu me dis ce qui t’es arrivé. Tu as une mine épouvantable et tu es blessé. Tu restes là. Et ne discute pas, c’est clair ? » ordonna-t-elle en relâchant son emprise. Son regard ne lui laissait pas le choix, elle ne le laisserait pas quitter cet endroit sans se battre. L’Indienne semblait calme pourtant elle sentait l’angoisse l’envahir. Elle prit une grande inspiration et s’éloigna vers la cuisine ouverte. Elle ne voulait pas qu’Itzal sente qu’elle était inquiète, cela ne l’aiderait pas.

Revenant dans le salon avec un verre d’eau, l’Indienne s’agenouilla près du canapé et tendit le breuvage à Itzal. Son teint ne laissait présager rien de bon. Priya ne comprenait pas trop d’où venait son sang mais elle réalisa rapidement qu’il s’agissait de quelque chose de grave, il fallait qu’elle comprenne rapidement pour agir. Itzal avait veillé sur elle, avait risqué sa vie pour elle et désormais il lui semblait normal qu’elle veille sur lui. Il était son ami -si ce n’est plus- et elle ne voulait pas le perdre. Peu importe ce qui avait pu lui arriver, Priya saurait l’écouter et être là pour lui. S’il était venu jusqu’à elle c’est que son instinct l’y avait conduit et ce n’était pas un hasard. « Bois un peu et dis moi ce qu’il y a. » dit-elle en agitant doucement le verre d’eau. Elle craignait le pire mais son visage restait impassible. Vêtue d’un pyjama de soie beige, ses cheveux tombant en cascade sur ses épaules, elle attendait la sentence.




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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Lun 5 Mar 2018 - 21:02

You kept inside and I just denied
Il aurait ri de sa situation s’il avait pu. Quelques minutes encore auparavant, il ne pensait qu’à venir jusqu’ici, qu’à frapper à sa porte pour la voir, et maintenant qu’il se tenait planté au milieu de son salon, il se sentait stupide, et il commençait à réellement s’inquiéter d’avoir fait une connerie. Venir la voir, pourquoi ? Elle ne pouvait rien pour elle. En revanche, il pouvait lui attirer un maximum d’ennuis. Et en termes de dernière impression, bonjour l’angoisse. Imaginer que la dernière image qu’elle aurait de lui serait celle d’un type en train d’agoniser sur son parquet… Non, franchement, quelle connard il avait été de venir ici, d’avoir écouté son instinct, ou sa raison, ou même son cœur, il n’en savait rien. Rien qu’à voir Priya tenter de contrôler ses émotions suffisait à le rendre fou. Ni elle ni lui n’avaient signé pour ça. Ils étaient tombés d’accord pour une colocation de principe, professionnelle et rien de plus, et ça avait finalement été plus que ça, du moins pour Itzal. Même s’il avait toujours l’impression d’avoir deux trains d’avance par rapport à elle, il la laissait venir à lui à son rythme, et ce qu’il avait fait ce soir, ce n’était rien moins que détruire sa vie à lui, et peut-être un peu la sienne aussi. Il ne le saurait jamais. Ne lui avait pas laissé le temps de lui dire ce qui était déjà clair comme de l’eau de roche pour lui. Il baissa les yeux sur la main de Priya, enroulée autour de son poignet. Là encore, il en aurait souri. Il avait fallu attendre cela pour en arriver là.

Il se laissa retomber sur le canapé, les yeux dans le vide, reprenant vie quand elle s’agenouilla face à lui avec un verre d’eau. Rien que la perspective d’avaler quelque chose suffisait à le rendre malade. Il n’arrivait pas à savoir s’il avait chaud ou froid, et en fait, c’était un peu des deux. Et ça n’allait pas aller en s’arrangeant. Elle était là et elle voulait savoir, évidemment, et il ne savait pas comment lui dire. « Je suis désolé, Priya. J’ai eu un… » Non, ce n’était pas un accident. Au moins, il ne lui mentirait pas. Il posa la main sur la blessure de son bras, autant pour la dissimuler que pour tenter d’empêcher un saignement qui semblait, comme par magie, ne jamais vouloir s’arrêter. Mais c’était le but, non ? Qu’il se vide de son sang et meure, de ça ou de la fièvre qui allait venir. C’était en tout cas ce qu’il pouvait se souhaiter de mieux. Il en avait vus, des gens crever de ce mal. « J’étais dans ce club, avec des zombies. L’un d’eux m’a mordu. » Le raccourci sévère, comme s’il lui racontait qu’il était au au club en train de boire un coup avec des zombies alors que la vérité c’était qu’il était dans le sous-sol du club, à se battre contre cette sale engeance. Il reprit, dans le désordre : « C’est ce que je fais, Priya, pour me calmer. Je suis toujours en colère, tu comprends ? Mais c’est trop tard. Il n’y a plus rien à dire. » L’ironie, c’était qu’il avait un peu perdu de ses sales habitudes depuis qu’il vivait avec elle. Et que peut-être, un jour, il aurait pu simplement découvrir une autre façon de trouver la paix. Un gémissement franchit ses lèvres alors que la douleur, émanant de son bras brûlant, pulsait dans tout son cœur. Il avait toujours l’impression que des ombres les entouraient et commençait à y voir du danger, du danger partout dans le salon de Priya, autour d’elle, qui ne lui avait jamais parue autant sans défenses avec ses cheveux défaits.

Il se leva d’un bond, se traîna dans le salon en une parodie de cent pas. Sinon, il allait la toucher, s’accrocher à elle comme un môme. Il gravissait l’échelle de l’horreur dans ses visions délirantes, d’abord, son père, le visage sévère, le regard même pas méprisant, juste déçu, comme si c’était normal et juste que les parents attendent quoi que ce soit de leurs enfants ; Brooke, aux cotés de qui il avait marché la quasi-totalité de sa vie et qui le chercherait partout, probablement des mois encore après sa mort ; et puis les amis d’enfance le crâne explosé dans la rue ou disparus entre des mains adultes et avides ; et puis, un visage sans traits, sans expression, auquel il n’avait jamais pu ou voulu donner de forme, lui qui se plaisait à se croire né de personne et certainement pas d’une mère, mais apparu dans ce monde glorieusement directement dans une poubelle, issu de la poussière et des déchets. Tellement fier, il était, de ses origines inconnues ! Mais il faut croire qu’il n’était pas plus différent des autres, qu’il n’avait rien de spécial, qu’il n’était pas un personnage principal de série télé. Comme le commun des mortels, à la fin, c’était l’ombre de sa mère, même s’il n’y en avait jamais eue dans son existence, qui se penchait pour lui voler son dernier souffle. La honte. L’abruti qu’il était. « Je vais mourir. Je devrais aller crever ailleurs qu’ici. Je suis mort. » D’autres excuses faillirent franchir ses lèvres. Au lieu de quoi, il se laissa tomber par terre là où il était, les bras autour de ses jambes repliées, la tête baissée. Un voile noir s’abattait sur sa conscience, ce ne serait plus très long. Et pas une seule fois il n’était parvenu à la regarder dans les yeux.

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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Mer 7 Mar 2018 - 15:05

You kept inside and I just denied
Itzal&Priya
C’était dingue de s’apercevoir à quel point, en une seconde à peine, tout pouvait basculer. Quelques instants plus tôt, Priya se trouvait là, assise sur son canapé qui serait bientôt maculé du sang de son garde du corps, colocataire, ami si ce n’était plus. La bonne nouvelle fut qu’Itzal ne fit pas de résistance. Il était inutile de jouer les rebelles lorsqu’ils savaient tous les deux qu’il n’irait pas très loin. Lorsque la jeune femme comprit que son verre d’eau ne servirait à rien, elle le déposa sur la table basse. Son attention se porta sur le Vénézuélien dont les lèvres semblèrent se délier. Il commença une phrase, Priya haussa un sourcil, avide d’obtenir la suite des explications. Sa mine curieuse devint furieuse. La colère se mêla à la stupéfaction. L’Indienne avait su caché son angoisse mais visiblement pas sa fureur. Elle fronça les sourcils et se releva immédiatement en croisant les bras sous sa poitrine. Elle secouait négativement la tête d’un air frénétique. Si la situation n’avait pas été aussi gravissime, sûrement qu’Itzal se serait pris la plus monumentale gifle de sa vie. Pour l’heure elle devait rester calme. Alors que le blessé continuait ses confidences, Priya se retourna vers lui. Elle glissa une mèche derrière son oreille et posa le haut de ses doigts contre ses lèvres, l’air pensif. « Donc quand tu es dehors, c’est ça que tu fais ? Tu vas risquer ta vie pour te défouler ? Si tu survis c’est moi qui vais te tuer ! » dit-elle avant jurer dans sa langue natale. La jeune femme sembla désespérée. Elle se fichait bien de ce qu’il faisait dehors, néanmoins elle aurait aimé qu’il revienne en bon état, c’était là tout ce qui faisait la différence. Pour l’instant Itzal avait raison : il n’y avait plus rien à dire. Elle aurait pu le sermonner, pointant du doigt le fait que ces clubs étaient les pires immondices de ce qu’il restait de la société mais Priya resta silencieuse. Elle s’éclipsa de nouveau mais cette fois pour se rendre dans la salle de bain.

Lorsqu’elle revint –deux minutes plus tard- Itzal se releva d’un bond. L’Indienne s’approcha légèrement mais s’arrêta lorsqu’elle comprit qu’il ne tentait pas de fuir. Il semblait perdu dans son esprit, marchant bizarrement à travers le salon immaculé. Oh non, ce n’était pas comme ça que l’Indienne avait prévu sa soirée. Des zombis… Qu’allait-il advenir d’Itzal ? Bien qu’elle n’y connaisse pas grand-chose, Priya connaissait ces êtres, ceux qui avaient survécu et qui étaient traqués par le Gouvernement. A ce moment-là, elle ne sut pas exactement ce qui serait le mieux pour le Vénézuélien. La mort ou la survie. La jeune femme balaya cette pensée en secouant légèrement la tête. Il fallait au moins soigner la plaie, l’empêcher de saigner. Elle ne savait pas si cela aurait un quelconque effet, mais elle ne savait pas non plus quoi faire d’autre. L’Indienne s’avança mais Itzal se retrouva au sol. Elle eut l’impression de faire face à un enfant. Recroquevillé il tenait ses jambes, assurant qu’il allait mourir. La jeune femme cligna plusieurs fois des paupières. Elle était choquée par l’attitude si inhabituelle d’Itzal. Il perdait la tête et peut-être bientôt la vie. De nouveau Priya s’agenouilla près de lui et prit une grande inspiration avant d’attraper son bras meurtri. Le contact avec autrui avait toujours été un souci depuis qu’elle avait été contrainte à se prostituer, le Vénézuélien s’avérait visiblement être l’exception à la règle. [color:0a1d=#beige]« Ecoute on va essayer de stopper l’hémorragie. Certains survivent, reprends toi. Utilise ta colère pour te battre, regarde toi, on dirait un enfant. » dit-elle avec un ton doux. Elle ne voulait pas l’humilier mais le motiver. Elle voulait qu’il essaie de survivre, d’être plus fort que cette fichue blessure. Il n’était qu’un idiot et s’il mourrait, l’Indienne se jurerait de le retrouver en enfer et de lui faire la peau.

Priya laissa tomber les compresses, le désinfectant et le bandage qu’elle tenait sous le bras. La blessure n’était pas belle à voir. « Bon. » murmura-t-elle en faisant son maximum pour garder son sang-froid. Elle attrapa une compresse qu’elle imbiba de désinfectant. « Ca va sûrement faire mal, de toute façon vu comme tu as l’air de souffrir, ça ne pourra pas être pire… » lança-t-elle d’un air résigné. Bien qu’elle ne soit pas convaincue de l’utilité de ses gestes, la jeune femme préféra tenter le tout pour le tout plutôt que de regarder Itzal mourir et perdre l’esprit. Ça lui aurait fait trop mal au cœur. La seule personne qui lui avait fait envisager que peut-être, tous les hommes n’étaient pas des brutes assoiffées de sexe, ne pouvait pas s’éteindre sous ses yeux sans qu’elle ne fasse quelque chose. S’il survivait elle serait heureuse bien qu’il ne soit plus totalement lui-même… Cette pensée lui provoqua un léger frisson, elle y réfléchirait plus tard car pour le moment rien ne présageait que le Vénézuélien survivrait. Après qu’elle ait remonté la manche d’Itzal au maximum, s’assurant ainsi qu’elle ne la gênerait pas dans sa manœuvre, Priya déposa doucement la compresse imbibée sur l’une des nombreuses traces de dent qui parsemait la peau du blessé. Elle espéra un instant qu’elle s’était endormie sur son canapé et que tout ceci ne s’avérerait être un mauvais rêve…



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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Sam 10 Mar 2018 - 19:36

You kept inside and I just denied
Qu’est-ce qui lui disait, au fond, qu’elle en aurait quelque chose à faire ? Comment pouvait-il être sûr qu’elle accepte de le garder chez elle, qu’elle compatisse à son sort, en admettant que ce soit cela qu’il était venu chercher auprès d’elle ? Elle pouvait très bien le foutre dehors en l’accusant d’avoir ruiné sa vie. Ou lui dire qu’elle était désolée pour lui sans que vraiment, au final, sa disparition imminente ne la touche plus que cela. Pour elle, il ne savait plus ce qu’il devait souhaiter. Qu’elle s’en foute, oui, c’était bien la meilleure chose à faire pour elle, pour qu’elle traverse cette soirée sans dommages, et le reste de sa vie aussi. Pour lui, bien sûr, c’était l’inverse. Objectivement, il ne voulait pas qu’elle souffre, mais au point où il en était, il n’était plus capable de se mentir. Elle avait compté pour lui ces dernières années et au seuil de sa mort, c’était bel et bien auprès d’elle qu’il était venu se réfugier. Mais il n’avait aucune certitude sur comment elle allait réagir à sa présence ici, dans cet état. Lui qui se satisfaisait de moins en moins de leur espèce de colocation pleine de sous-entendus, aurait tout donné en cette seconde pour revenir à ce statu quo. Et trop occupé qu’il était à tourner en rond dans sa tête, il ne prêtait même plus attention à ce qui l’entourait, et à Priya, surtout. De peur qu’en la regardant, il lise le rejet dans ses yeux. Ou pire, une absence totale d’émotions. De peur qu’elle lui demande de partir, quand bien même c’était ce qu’elle aurait dû faire de toute façon, et ce qu’il aurait dû faire avant même qu’elle le lui demande. Partir. Ne jamais être venu. Ne jamais l’avoir connue. Pas, en tout cas, si tout devait se terminer ainsi. Les propos incompréhensibles de Priya, en d’autres circonstances, auraient arraché un sourire en coin à Itzal, qui se plaisait lui aussi à parler en espagnol en sa présence, et c’était à celui ou à celle qui s’en agaçait en premier. Mais cette fois, il ne pouvait pas deviner ce qu’elle disait, ce qu’elle se disait à elle-même. Probablement qu’elle l’insultait. Cette pensée amena un sourire sur ses lèvres. Voilà. Voilà pourquoi aujourd’hui, ici, ça l’emmerdait d’en finir avec la vie. Parce qu’il avait quelque chose à regretter, désormais, et c’était putain de désagréable, comme sensation de gâchis.

Il eut conscience de la présence de Priya face à lui, qui lui parlait doucement, et il releva enfin la tête pour la regarder longuement, pendant qu’elle s’occupait de sa blessure. S’occuper les mains et l’esprit, à défaut de pouvoir faire quoi que ce soit d’autre. Il baissa les yeux sur sa blessure. «  C’est ta faute, tu sais. » Sa voix était redevenue calme. « Je crois que je m’en foutais, de mourir, avant de te rencontrer. » Et tout était dit, en quelque sorte. Il n’avait plus à faire attention à ne pas la faire fuir, vu ce qui l’attendait. Survivre ? Il y croyait à peine, et puis, survivre pour devenir quoi ? Et pour vivre comment, avec le massacre systématique des survivants d’attaques de zombies organisé par le gouvernement ? Eh bien, il allait déjà attendre de survivre pour se poser ces questions, sans vraiment être sûr de préférer cela à la mort. Il tendit la main doucement, n’ayant perdu aucun des anciens réflexes qu’il avait acquis avec elle, et effleura une mèche de ses longs cheveux. « Je regrette de ne pas savoir tout de toi, maintenant. » Mais les regrets, c’était bien le pire, et il préféra ne plus y penser. Il ôta son bras des mains de Priya. Il n’y avait rien à faire de toute façon et il n’avait pas envie de la voir avec du sang sur les mains. Saigner partout dans son appartement, soit, mais pas sur elle. Il pressa la compresse sur sa blessure lui-même et laissa échapper un petit rire nerveux. « Si tu te retrouves avec mon cadavre sur les bras, va voir… » Qui, hein ? C’était complètement glauque, ce qu’il était en train de faire, mais en même il fallait bien en parler parce qu’il n’était pas question que Priya passe par des voies légales pour faire évacuer ses fesses toutes froides de son appartement, ou c’en serait fini de sa carrière et peut-être même de sa vie telle qu’elle était actuellement.

Il avait l’impression que quelque chose s’agitait en lui, griffait aux parois ou quelque chose comme ça, et il s’allongea à même le sol, les yeux rivés au plafond. Il se sentait bizarrement plus apaisé. « Merci de ne pas m’avoir foutu dehors. Désolé d’être venu ici. Si je n’avais pas été aussi idiot, je crois qu’on aurait fait un super couple. » Il savait qu’elle n’était pas à l’aise avec ce genre de conversation, mais lui n’avait jamais eu ce problème, et ne se sentait plus obligé à présent de la ménager. De toute façon, il ne lui demandait rien en retour, c’était bien là leur accord tacite, qu’ils avaient tous deux accepté, ce jeu auquel ils se livraient, en se rendant compte sans en parler que le jeu devenait de plus en plus sérieux. Tu crois qu’un gosse des rues crasseux et violent comme toi aurait pu prétendre à quoi que ce soit avec elle ? Les ombres autour de lui se moquaient, et c’était vrai qu’il se sentait étrangement dédoublé, comme il l’avait toujours été, toute sa vie, l’inné et l’acquis, la petite brute vénézuélienne et le gosse de riche américain, et maintenant, vivant ou mort, allez savoir. On te donne tout et tu n’es pas capable de garder quoi ce soit, se moqua son père quelque part au milieu des ombres, et Itzal ferma les yeux. « Tais-toi… » Juste un souffle, adressé aux ténèbres venues l’accompagner, où qu’il aille.

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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Mer 14 Mar 2018 - 12:00

You kept inside and I just denied
Itzal&Priya
Concentrée sur sa tâche peu glorieuse, Priya ne préféra pas relever les yeux vers Itzal lorsqu’elle sentit son regard sur elle. Bien qu’elle soit du genre à ne rien laisser paraître, cette fois elle savait qu’elle pouvait craquer à tout moment. Pourtant l’instant semblait mal choisi pour fondre en larmes. La situation était critique et désespérée. Malheureusement pour elle, Itzal semblait avoir envie de discuter. L’indienne aurait préféré qu’il se taise, qu’il garde les dernières forces qu’il lui restait. Elle aurait préféré qu’il ne dise rien plutôt que de la mettre mal à l’aise. Car voilà l’effet qu’eut sa déclaration. Priya soupira et finit par redresser la tête pour regarder son patient du jour. Elle lui en voulait énormément. Il avait été l’un des rares hommes à avoir compté dans sa vie et il avait tout gâché. Voilà pourquoi elle était en colère. « Ca ne t’a pas empêché d’aller risquer ta vie. » dit-elle en le fixant. Sa voix était restée calme néanmoins on pouvait y deviner toute l’amertume du monde. Elle s’en voulait de ne pas avoir pu apaiser la colère qui l’animait, de ne pas avoir pu empêcher ça. Et s’il mourrait, elle s’en voudrait encore pendant longtemps, elle le savait. Itzal approcha sa main, Priya ne bougea pas d’un cil, elle se laissa faire. Quelques temps auparavant, sûrement que la jeune femme se serait vivement écartée, repoussant la main du Vénézuélien en lui rappelant qu’elle n’aimait pas qu’on la touche. Mais ce temps-là était révolu. Itzal avait su faire tomber les barrières derrière lesquelles Priya se cachait depuis des années. L’ironie était que cela n’avait servi à rien puisque lui-même venait d’être terrassé. Il avait gagné une bataille mais était en marge de perdre la guerre. Priya lui accorda un sourire triste. Itzal ignorait qu’il valait mieux pour lui qu’il ne sache pas tout à propos d’elle, qu’il ignore son côté sombre et tout ce qu’elle y cachait depuis des années. Elle était soulagée dans un sens même si cela la rendait triste. « Tu en sais déjà bien assez. Une femme doit savoir garder une part de mystère. » Dit-elle avec douceur. Cela ressemblait bien trop à des adieux et elle détestait ça.


Itzal décida de se soigner seul, Priya n’opposa aucune résistance. Au fond elle était résignée. Elle ne voulait pas le voir mourir mais elle ne pouvait pas le laisser seul dans une situation pareille. S’il devait s’éteindre ce soir, elle voulait être là jusqu’à la fin. Néanmoins elle ne supporta pas qu’il évoque « l’après ». L’Indienne posa son index contre ses lèvres, lui indiquant de ne pas poursuivre. Elle n’était pas encore prête à l’imaginer sans vie même si elle s’y préparait depuis qu’elle avait compris ce qui lui était arrivé. Lorsqu’il s’allongea, Priya posa sa main contre son front. Itzal était brûlant, on aurait dit qu’un feu le dévorait de l’intérieur. L’indienne se mordit la lèvre inférieure. Pourquoi avait-il fallut que cela tombe sur lui ? Après tout il avait su la protéger durant des mois et des mois mais allait mourir à cause d’un mort-vivant ? A cause d’un combat stupide… Que seraient-ils devenus si tout ceci n’était pas arrivé ? Priya l’observa et secoua doucement la tête en souriant. Un super couple ? Peut-être était-ce ça la réponse à sa question. Voilà ce qu’ils auraient pu devenir. « Je ne sais pas, c’est vrai que tu n’es qu’un idiot. Tu crois que ça aurait pu donner quelque chose de super ? Quoique…j’aurais pu rééquilibrer la balance. » plaisanta-t-elle en souriant. Il ne servait plus à rien de s’offusquer. Priya n’avait jamais songé à former un couple avec qui que ce soit depuis qu’elle avait échappé à l’enfer.  L’idée commençait seulement à lui effleurer l’esprit mais cette triste soirée mettait un terme à toutes ses interrogations. Itzal allait mourir, elle devait l’apaiser, lui montrer qu’elle était là pour lui et qu’elle l’accompagnerait jusqu’à la fin. « Et puis de toute façon, j’aurais été plutôt vexée que tu ailles voir ailleurs dans une telle situation. C’est à moi de te protéger maintenant. » lança la jeune femme en inclinant légèrement la tête.

Finalement Itzal sembla divaguer. Ses paupières étaient désormais closes, il murmura quelque chose. Priya sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Elle le perdait, le Vénézuélien s’enfonçait dans les ténèbres et l’Indienne savait qu’elle ne pourrait pas l’accompagner plus loin. « Tu n’es qu’un imbécile. » murmura-t-elle en se penchant pour embrasser son front brûlant. Elle était impuissante, démunie face à cette détresse. Elle finit par s’allonger près de lui, fixant le plafond en silence. Désormais il ne lui restait plus qu’à attendre que le destin fasse son œuvre. Une œuvre lugubre que Priya maudissait. Elle craignait que ses prières ne soient vaines, qu’aucunes divinités ne puissent venir en aide à Itzal. Elle tourna la tête vers lui. Elle non plus ne savait pas tout de lui. Malgré tout elle était certaine d’une chose : elle était tombée sous le charme de ce qu’elle connaissait de lui. Cela avait mis du temps avant qu’elle ne s’en rende compte, avant qu’elle ne baisse sa garde pour découvrir l’homme derrière le garde du corps. Malheureusement la mort était sur le point de leur barrer la route, redressant les barricades terrassées par Itzal.




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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Sam 17 Mar 2018 - 17:52

You kept inside and I just denied


Il ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire faible. Le fait qu’il soit en train d’agoniser à ses pieds n’empêchait pas Priya de le rabrouer, jusqu’au bout. Mais c’était bien de cette femme-là, avec ce caractère-là, qui avait su attirer son attention. Et puis, elle avait raison. Ça ne l’avait pas empêché d’aller s’enfoncer dans les entrailles du Bones à la recherche d’un peu d’adrénaline et de beaucoup de violence. Peut-être que s’ils avaient pu vraiment vivre quelque chose, n’importe quoi, de plus que ce qu’ils avaient déjà, cela l’aurait réellement changé. Il en aurait été transformé, les livres et les films étaient pleins de ces histoires à l’eau de rose, après tout, non ? Eh bien ils ne le sauraient jamais, et il plaidait coupable. Il crut sentir un contact frais sur son front mais il n’en était pas certain et n’avait plus la force d’ouvrir les yeux. Il voulait désespérément pourtant confirmer une dernière fois la présence de Priya à ses côtés. Sentir sa présence, entendre sa voix, n’importe quoi. Il ne pouvait que lui faire confiance, égoïstement, souhaiter qu’elle soit à ses côtés jusqu’à ce qu’il décroche de la réalité. « Je vais te manquer… » Un murmure, à peine un souffle, ou même rien du tout, il n’en savait rien, ne savait pas s’il l’avait dit ou n’avait eu que la force de le penser. C’était tout ce qu’il lui restait. Après ça, il n’y avait plus grand-chose, rien que des ténèbres si pensantes qu’il avait l’impression d’étouffer, et le feu dans ses veines, dans tout son corps, l’impression qu’il allait se déchirer, les hallucinations et les fantômes, la solitude de devoir, à la fin, affronter ça seul, et la sensation floue que finalement, la mort, ça ne pouvait pas être pire que ça. S’il se débattait, s’il appelait Priya, Brooke, son frère, son père, il n’en eut pas conscience, et probablement que ce combat-là se joua dans sa tête, à mesure que la folie du corps gagnait son esprit. Cent ans, mille ans, ou quelques heures seulement.


=========


D’abord, la douleur. Preuve qu’il était en vie, c’était ce que disait l’adage, mais en cet instant, Itzal n’avait certainement pas les idées assez claires pour en prendre conscience. Parce que d’abord, tout ce qu’il put faire, ce fut ouvrir les yeux, sans comprendre qui il était, où il était et encore moins ce qu’il faisait là. Ce « là » étant qui plus est non-identifié pour l’heure. Il se concentra sur sa respiration, dont chacune faisait entrer du feu dans ses poumons. Petit à petit, la douleur fut tout ce qui resta ; dans ses bras, ses jambes, sous son crâne. Il avait l’impression d’être passé sous un train. Plusieurs fois. Il fixa son attention sur le plafond blanc qui le surplombait en essayant de se souvenir de sa propre personne et de se replacer dans la réalité, quelle qu’elle soit. Quelque chose le dérangeait, sans qu’il sache quoi. Comme si un vide agaçant emplissait une partie de lui-même, quelque chose qui n’allait pas. Finalement, il sentit le sol dur sous son dos et en tournant légèrement le visage sur la droite, il vit des meubles, un appartement, un endroit qu’il connaissait. Et en tournant la tête de l’autre côté, il la vit.

Il était chez Priya. Et Priya était là. Il était venu chez elle pour mourir et soit il était mort et l’enfer existait et il ressemblait exactement à la vie, ce qui ne l’aurait pas étonné vu à quoi se résumait l’existence ces temps-ci, soit il n’était pas mort. Il ne croyait pas à l’enfer au sens mystique du terme, et quiconque y croyait encore après que les portes de Darkness Falls se soient ouvertes n’était qu’un crétin, de sorte qu’il dut bien se rendre à l’évidence. Il était vivant, ou du moins il était quelque chose d’approchant. Il avait été mordu par un zombie, ça y était, il se souvenait. Et les implications de sa survie, à laquelle il n’avait pas cru une seule seconde, étaient si vastes qu’il préféra lutter contre toutes les questions qui l’assaillirent et tenter de profiter du fait qu’il était en vie. Pour fêter ça, il leva une main et ce simple mouvement déclencha toute une série de réactions imprévues, et pour commencer, la douleur fulgura dans tout son côté droit, lui arrachant un grognement. Et aussi, quelque chose sembla se réveiller en lui. Quelque chose qu’il ne pouvait pas identifier, qui semblait en sommeil, comme une braise sous la cendre. Un monstre endormi.

Niant et repoussant cette idée, il roula sur le côté et réussit à se redresser. C’était la pire gueule de bois qu’il ait jamais vécu, sauf que ce n’en était pas une, mais autant le voir ainsi, vu qu’il ressentait à peu près les mêmes symptômes. La lumière qui filtrait doucement à travers les rideaux de Priya le renseignait sur le fait qu’ils étaient le matin – mais le matin de quel jour ? Et aussi douce soit-elle, il lui agressait les yeux. Eh merde. Il n’était pas mort. Eh merde. « Priya… » Un murmure, à peine un souffle, comme un écho de la veille. Ce qu’il était devenu, ce qu’il était désormais, toutes les conséquences que cela allait entraîner, pour lui, pour elle et pour des tas d’autres gens et des montagnes d’autres trucs, tout ça, il ne parvenait pas à y penser. Il ne pensait pas à grand-chose, de toute façon, là tout de suite. Il posa les yeux sur elle, confus plutôt que soulagé. Et maintenant, hein ?

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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Mar 20 Mar 2018 - 16:26

You kept inside and I just denied
Itzal&Priya
Si elle avait vécu bien des nuits synonymes d’enfer, celle-ci venait s’ajouter à cette longue liste. Interminable, angoissante et parfaitement détestable. Itzal avait choisi son appartement pour venir mourir près d’elle. Elle n’avait pas bien saisi si cela l’avait flatté ou fichu les jetons. Priya préféra quand même cette solution plutôt qu’on vienne lui apprendre que son garde du corps avait été retrouvé mort dans une poubelle d’un quartier lugubre. Cette pensée l’avait plusieurs fois faite frissonner. Elle avait imaginé la scène, l’avait même rêvé lorsqu’elle s’était légèrement assoupie. Itzal venait de pousser son dernier soupir. La jeune femme l’avait longuement regardé sans un mot. Un silence macabre s’était abattu dans son salon. Durant un long moment elle n’osa bouger puis se leva pour aller contempler la vue que lui offrait la baie vitrée de son loft. Elle envia les rares silhouettes qu’elle parvint à distinguer. Ces gens eux n’avaient pas un potentiel cadavre dans leur salon. Bien plus qu’un corps sans vie, il s’agissait d’Itzal et voilà où était la problématique. Après avoir rassemblé la dernière dose de sang-froid qu’il lui restait, Priya s’approcha d’Itzal. Elle constata que l’air continuait de soulever son torse. Il n’était pas mort, pas encore. Elle ne voulait pas rater l’instant durant lequel elle constaterait qu’il cesserait de respirer. Elle voulait être avec lui alors elle retourna s’assoir près de lui. Puis, voyant que cela prendrait du temps, elle s’allongea puis…

… son dos lui faisait un mal de chien. Cela faisait bien longtemps que Priya s’était habituée à son petit confort, autant dire que dormir parterre ne l’enchantait pas. Elle mit un certain temps à émerger. Pendant quelques secondes elle oublia pourquoi elle se réveillait sur le sol de son salon. Elle oublia qu’elle avait succombé à l’épuisement. Elle oublia qu’Itzal devait être mort à l’heure qu’il était. L’Indienne –qui tournait le dos au cadavre supposé- n’eut pas la force de se retourner. Elle n’était pas prête à faire face à la réalité. Elle ferma les yeux comme si elle espérait qu’en se tournant elle ne verrait rien. Comme si tout cela n’avait été qu’un affreux cauchemar. Mais ce fut sans compter sur l’imprévu. Imprévu qui prit la voix d’Itzal et qui appela son prénom dans un murmure. Comme une proie prise en chasse, Priya se leva d’un bond pour s’écarter. En un rien de temps elle avait bondit pour s’éloigner du mort qui, visiblement, n’était pas si mort que ça. « Oh mon dieu… » murmura-t-elle lorsqu’elle vit Itzal remuer. Certes il n’avait pas l’air en grande forme et avait une mine épouvantable. Pourtant… « Tu es vivant ! » s’exclama-t-elle sans pour autant paraître joyeuse.  Malgré ce que son visage laissait paraître, Priya était soulagée mais dans un sens seulement.

Si d’ordinaire la jeune femme était craintive quand il s’agissait de contact avec autrui, la chose semblait s’être empirée. Après tout elle était novice concernant les réactions que pouvaient avoir ceux qu’on appelait les « voleurs d’énergie ». Itzal pouvait-il la tuer rien qu’en la regardant ? La jeune femme eut un frisson. Non, c’était idiot. Toujours vêtue de son pyjama en soie, Priya daigna s’approcher mais garda tout de même une distance qu’elle jugea nécessaire. « Comment tu te sens ? » demanda-t-elle en le regardant d’un drôle d’air. Le pauvre devait se sentir terriblement mal. Priya ne préféra pas imaginer. Elle commençait à reprendre peu à peu ses esprits. Elle s’était préparée à ce qu’Itzal meurt auquel cas elle ne se serait pas gênée pour être un peu plus taquine avec lui. Elle n’aurait jamais appuyé le fait qu’ils auraient pu former « un super couple » et n’aurait pas tenté de rester éveiller toute la nuit. Plus elle y pensait et plus elle bouillonnait de l’intérieur. Car si Itzal était si mal en point c’était de sa faute. Le pire était qu’il lui avait fait une peur bleue en débarquant chez elle à l’article de la mort. Toute cette comédie pour rien. Qu’allait-il se passer maintenant ? Maintenant qu’il avait tout gâché. La jeune femme croisa les bras, montrant qu’elle n’était plus aussi ouverte que la veille à la discussion. Surtout en ce qui les concernait eux deux et les vagues sentiments qui les unissaient. Car à ce moment même, la seule émotion qui animait l’Indienne était la colère. Elle s’était bien retenue de faire la morale au Vénézuélien sachant qu’il allait mourir mais désormais qu’il était vivant. « Je ne sais pas si la vie est la meilleure option. Est-ce que ta colère est passée au moins ? » questionna-t-elle avec une pointe d’ironie dans la voix. S’il n’avait pas eu aussi mauvaise mine, sûrement que Priya se serait ruée sur lui pour le secouer dans tous les sens, lui hurlant dans les oreilles à quel point il avait été fou de lui faire une telle farce. A quel point elle lui en voulait. Mais chaque chose en son temps, pour l’instant il fallait s’assurer qu’Itzal tienne au moins sur ses jambes et qu’elle n’était pas en pleine hallucination. Elle était au moins sûre qu’il n’était pas devenu un zombi puisqu’il avait parlé. A moins que tout ceci ne soit le fruit d’un songe… un songe qui durait bien trop longtemps pour que la jeune femme n’en sorte indemne.




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Dernière édition par Priya Gadhavi le Ven 6 Avr 2018 - 22:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Ven 23 Mar 2018 - 23:22

You kept inside and I just denied


Son regard finit par s’accoutumer, douloureusement, à la lumière. Tout était flou, mais il voyait sa silhouette s’agiter, et même s’il ne l’avait pas vue du tout, il aurait su qu’elle était là. Elle était encore là. Elle n’était pas partie, n’avait pas fui, n’avait appelé les éboueurs pour exfiltrer fissa son cadavre de son salon. Au cœur de cette situation qui lui échappait totalement, dans le chaos qui régnait dans sa tête, dan l’état de confusion extrême dans lequel il se trouvait, il se raccrocha à cette idée. Il était vivant et elle était là. En forçant un peu, et s’injectant une substance quelque peu illicite, il aurait presque pu se convaincre que par rapport à la veille, à la dernière fois où il lui avait dit au revoir, rien n’avait changé. Il l’entendit s’exclamer, sans trop avoir si elle se réjouissait ou pas, et grogna en signe d’assentiment, parce que de toute façon qu’est-ce qu’il pouvait faire de plus que se réveiller et l’appeler pour lui prouver qu’il était vivant ? Mais le fait de l’entendre de sa bouche fut comme un électrochoc. S’il était vivant, c’est qu’il n’était plus le même homme que la veille, s’il était seulement toujours un homme, et pas autre chose. Il leva le visage vers elle, qui le regardait, dans un état comme jamais il ne lui avait vu, elle qui était toujours tirée à quatre épingles et mettait un point d’honneur à ce qu’ils n’en arrivent pas à un degré d’intimité tel qu’il la voit se balader en pyjama dans son appartement. Mais ce qu’il remarqua surtout, c’était qu’elle gardait ses distances. Il esquissa un sourire sans joie. « Mieux que prévu. » Trop tôt pour un peu d’humour ? Probablement. Il aurait bien voulu ramper jusqu’à la cuisine pour se coller le bec sous le robinet, au lieu de quoi il s’assit, laissant à son crâne le temps de suivre le mouvement. Le vertige disparut, mais il restait encore une sensation étrange, étrangère, qu’il ne parvenait pas à identifier. Eh bien, il n’était définitivement plus le même. Et il savait exactement ce qu’il était devenu. Cela ne servait à rien de se voiler la face. Et cependant, il lui semblait urgent, avant tout le reste, de rétablir la communication avec Priya. « Et toi, comment vas-tu ? »

Il savait parfaitement ce qui lui passait par la tête le concernant. Elle n’avait pas besoin de parler, sa posture était plus claire que des mots. Son visage fermé, son regard indécis, qui devait se repasser le film de la veille à la lumière d’aujourd’hui et générer une tempête de regrets. Il aurait voulu la rassurer, la consoler, la faire rire, sauf qu’il savait très bien que ce qu’elle ressentait en cet instant n’avait pas grand-chose à voir avec les émotions telle qu’une personne lambda les aurait ressentie. Chez Priya, il y avait toujours la raison qui se mettait en travers du chemin, et cette distance vitale, plus efficace que n’importe quel rempart qu’elle pouvait bâtir autour d’elle. Il esquissa un geste vers elle, tendit la main, sans bouger, un geste dérisoire. Est-ce qu’ils ne pouvaient pas aller dormir quelques heures et parler plus tard ? Mais s’il rentrait chez lui piquer un somme, il savait qu’en revenant, il trouverait porte close. Et peut-être qu’il l’aurait mérité. Mais des mots avaient été prononcés la veille et s’il n’avait plus sa forme d’antan, il avait toute sa mémoire. Ce qui avait été dit ne pouvait être repris. Lui ne regrettait rien. Et il voulait qu’elle ne regrette rien non plus. Il lui lança un regard appuyé et répondit calmement : « Désolé d’être en vie, alors. Tu sais où sont mes armes, si tu veux rétablir cette injustice. » Il pouvait jouer à ce jeu-là, et décider de la prendre au mot pour toutes ces choses qu’elle disait sans les penser, juste pour lui rappeler sa place et la sienne et l’absence de quoi que ce soit entre eux. « Je te dirai ça plus tard, pour la colère. Pour le moment, on pourrait peut-être discuter devant un café. »

Il réussit à se lever en titubant, à aller jusqu’à l’évier de la cuisine, et se passa la tête sous l’eau, avant de baisser les yeux sur son bras. Le sang avait séché, éclaboussant ses tatouages de traînée malvenue. En plein milieu de son tatouage en forme de gerbe de blé stylisée, comme une fracture, un des emblèmes du Venezuela, la plaie, rouge et boursouflée, pulsait doucement. Brooke allait le tuer. Nom de Dieu, il allait falloir qu’il parle à Brooke. Et à son frère. Et à d’autres… Ou bien il pouvait ne pas en parler du tout. Priya garderait son secret… non ? En un éclair, il entrevit son avenir immédiat, fait désormais de parano, de dissimulation et de l’ombre de la milice sur ses talons. Il se retourna, s’adossa à l’évier et regarda longuement Priya, la détaillant de son regard encore brillant de fièvre. « S’il te plaît, ne te renferme pas. N’aie pas peur. Je sais que certaines choses vont changer. Mais je te promets que d’autres sont toujours les mêmes. Je suis toujours moi. » Il ne savait même pas ce qu’il était, à présent, en vérité. Et Priya devait bien le savoir. Malgré tout, il avait toute sa tête. Et il ressentait toujours la même chose en la regardant, plantée là à l’autre bout de la pièce, le regard sombre et tempétueux, les cheveux ébouriffés. Quelque chose se tordit en lui. Une sensation physique ou émotionnelle, il n’aurait su le dire.

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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Mar 27 Mar 2018 - 14:43

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Il était clair dans son attitude que Priya n’était pas ravie de la situation. En retrait, les bras croisés, l’Indienne regardait Itzal l’air mal à l’aise. Bien sûr qu’il se sentait mieux que prévu, puisqu’il n’était pas mort. Quant à elle, elle ne pouvait pas en dire de même. Elle ne savait pas ce qu’elle ressentait mais ce n’était en aucun cas de la joie. L’appréhension lui tordait l’estomac.  Lorsqu’Itzal la questionna sur son état, la jeune femme haussa les épaules. « Je suis épuisée, je n’ai pas beaucoup dormi, je voulais t’accompagner jusqu’au bout et finalement… » finalement elle était tombée d’épuisement, rongée par le stress et l’inquiétude. Terrifiée à l’idée de se réveiller auprès du cadavre de l’homme qu’elle aurait potentiellement pu aimer. Mais désormais l’hypothèse lui semblait bien loin. Le fait que le Vénézuélien s’en soit sorti venait de chambouler ses certitudes. Les sentiments et l’attachement étaient des choses qui terrorisaient Priya. La veille, pensant qu’elle n’aurait jamais à affronter ses sentiments, il lui avait été plus facile de se libérer, de se laisser aller. Mais maintenant qu’Itzal était bien vivant, que les rayons du soleil baignaient son vaste salon, tout avait l’air différent.

Malgré l’épreuve qu’il venait de traverser, Itzal n’avait en rien perdu de sa répartie légendaire. L’Indienne haussa les sourcils d’agacement. Bien sûr elle avait commencé en lui lançant une remarque cinglante mais elle ne l’estimait pas en condition de riposter. Elle décroisa ses bras pour venir passer une main dans sa longue chevelure. « Méfie-toi, comme tu l’as si bien dit tu ne connais pas tout de moi. » Répliqua-t-elle sans la moindre nuance. Oh oui, elle aurait voulu le tuer sur place pour avoir été cet imbécile imprudent. Pour l’avoir mise dans une telle situation. Elle soupira et finit par secouer négativement la tête. « Tu ne veux pas que je fasse cuir le petit-déjeuner pendant que tu y es ? » dit-elle en commençant à s’agiter. Discuter devant un café, était-il sérieux ? L’Indienne n’avait sûrement pas envie d’un café et n’avait sûrement pas envie de parler. Qu’y avait-il à dire de plus ? Itzal avait ruiné leurs chances, désormais il devrait fuir, se cacher et rester loin des membres du Gouvernement, ce qui l’incluait elle également. « Je n’ai pas envie de discuter, il n’y a rien à dire Itzal. Il va falloir que tu partes et qu’on ne se revoit plus jamais. Ça serait trop risqué pour tous les deux. C’est terminé. » lança la jeune femme avant de venir se masser le front.

Tout était terminé. Leur collaboration professionnelle, leur colocation, leur potentielle relation, leur avenir commun. Bien que Priya n’ait jamais su où tout cela les mènerait, elle avait pris goût à cette situation, à cette ambiguïté, à ce flirt. Le souci était désormais tout autre, elle devait clairement faire un choix. Prendre des risques ou jouer la sécurité ? Ses yeux noisette se posèrent sur Itzal dans un long silence. Il ne pouvait en être autrement. Si elle acceptait d’ouvrir la discussion elle avait peur de ce qui pouvait arriver. Peut-être flancherait-elle devant ses arguments, devant ses sentiments. Elle n’était pas prête pour tout ça. Elle était à peine préparée à envisager une relation que maintenant tout semblait impossible. Elle avait peur, peur pour sa vie mais peur pour celle d’Itzal également. Ce poids finirait par l’écraser, l’anéantir et bien que cela lui fasse mal au cœur, il fallait rester rationnelle, même dans une situation aussi catastrophique. L’Indienne recula lorsque le Vénézuélien parvint à se hisser sur ses jambes. Elle resta derrière le bar qui la séparait de la cuisine. Elle appréhendait chacun des mouvements de son ancien garde du corps. Il était drôle comme les choses pouvaient vite basculer. L’homme censé la faire se sentir en sécurité lui faisait désormais peur…

Lorsqu’Itzal insista, Priya redressa sa main droite, lui faisant signe de se taire. « Je crois que tu ne réalises pas. » dit-elle sur un ton agacé. Comment pouvait-il lui demander une chose pareille ? De ne pas avoir peur, lui assurer que seulement certaines choses changeraient… qu’il était toujours lui. C’en était assez. « Itzal arrête. Tu sais très bien que tout va changer, tout. Tu es toujours le même mais qui es-tu ? Tu vas continuer à aller te battre dès que j’aurais le dos tourné ? Tu sais très bien ce que le Gouvernement fait aux gens comme toi. Vous…vous êtes dangereux. Tu es censé me protéger. Ce n’est plus possible il faut que tu partes. Que tu quittes la ville. » lâcha la jeune femme avant de soupirer. Elle vint s’asseoir sur l’un des hauts tabourets qui bordaient le bar. Elle se prit la tête entre les mains et se mit à marmonner dans sa langue natale. Le cauchemar continuait et il semblait parti pour ne jamais prendre fin. Elle aurait préféré ne pas savoir, ne pas être là, pouvoir remonter le temps… Hélas rien de cela n’était possible et cette constatation amère n’annonçait rien de positif bien au contraire.





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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Sam 31 Mar 2018 - 20:42

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Pour lui, la prise de conscience était plus lente. Peut-être parce qu’il n’avait pas eu toute la nuit pour réfléchir aux différentes hypothèses, persuadé qu’il était de mourir. Et il y avait eu un moment où son esprit avait tout simplement cessé de fonctionner normalement pour mieux l’abreuver d’hallucinations stupides, et de toute façon, ça occupait toute la place, d’agoniser, pas de place pour réfléchir à l’avenir. La prise de conscience somme toute rafraîchissante qu’il n’était pas mort laissait cependant assez rapidement la place à autre chose, de beaucoup plus amer, et ce grâce à Priya, qui elle, ne faisait pas dans la nuance, comme à son habitude. Si un mur avait pu croiser les bras, c’est exactement ce à quoi elle aurait ressemblé, là, tout de suite. Il aurait bien aimé se permettre quelques petits fantasmes de plus, tant qu’à faire, imaginer qu’elle était tellement soulagée, ou fatiguée, ou incrédule, qu’elle ne savait comment réagir, sans compter ce qu’elle lui avait dit la veille et que d’ordinaire, il aurait fallu lui arracher avec des tenailles. Mais il la connaissait – au moins un peu, et du moins dans sa façon de penser – et il savait que la Priya qu’il avait sous les yeux n’était pas l’avatar d’une Priya en joie de le voir debout dans son salon. Non, elle était sérieuse, il n’y avait pas de place pour la nuance, et lui sentit soudain une fatigue de plomb s’abattre sur ses épaules. En une seconde, il put imaginer la discussion brève et intense qui les attendait, la conclusion inéluctable et l’évidence absolue qui en découlerait – pour elle. Et il n’était pas prêt à ça, pas encore. Il n’était pas mort, ce qui était en soit un miracle, et peut-être qu’un second miracle pouvait arriver. Il encaissa les mots, partir, plus jamais, terminé.  Terminé. Pour que quelque chose soit terminé, il fallait bien que ce quelque chose ait existé. Il écouta patiemment tout ce qu’elle lui disait avec l’impression de rêver, ou de subir encore une hallucination. Quand elle se mit à marmonner dans sa langue natale, la tête entre les mains, il prit enfin une grande inspiration. Il avait retenu son souffle à chacune de ses paroles. Quitter la ville. Drastique, comme toujours. Il lui tourna le dos pour se rendre dans la salle de bains, autant pour se rafraîchir un minimum que pour gagner du temps, pour lui et, pourquoi pas, pour elle.

Il ouvrit le robinet d’eau froide en grand et passa la tête sous le jet, y restant quelques secondes. Laissant les images de la veille venir à l’assaut de sa mémoire, encore et encore. Il frotta le sang sur son bras, les yeux rivés sur le bourrelet rougeâtre de sa cicatrice, puis tenta de nettoyer le sang sur son tee-shirt, en vain, songea à l’enlever et à le jeter, puis faillit rire tout seul en imaginant la tête de Priya, alors il se contenta de le garder, souillé et trempé, encore pire qu’avant. Comme la situation tout entière. Il osa enfin lever les yeux et fixer son reflet dans le miroir, les mains appuyées sur la faïence immaculée du lavabo. Avait-il changé ? Il ne voyait rien de spécial dans son regard, sur son visage, mais il ne pouvait nier sentir quelque chose en lui, un vide, ou au contraire un trop-plein, quelque chose qui le dérangeait légèrement, qui occupait son esprit de plus en plus à mesure que les minutes passaient. Il savait exactement ce qui allait se passer ensuite. Il savait que Priya avait raison sur un point : il allait falloir qu’il quitte cet appartement très vite. Mais pas pour toujours, il s’y refusait. Il préféra ne pas penser à la suite. Préféra se concentrer sur ce qui l’attendait : mener un débat perdu d’avance avec la femme la plus têtue de la planète. Il quitta la salle de bains, revint dans le salon, la chercha des yeux. Était-elle partie ? Sentant qu’il allait faire le difficile, comme un môme renâclant à subir sa punition, s’était-elle barrée, tout simplement ? Il en doutait. Elle devait savoir qu’il aurait été capable de rester là, à l’attendre, aussi longtemps qu’il le faudrait. Mais, il y avait ce compte à rebours que ni l’un ni l’autre n’ignorait… Et pourtant, si elle voulait qu’il parte, elle devrait le foutre dehors elle-même, à mains nues s’il le fallait. Alors, finalement, son regard la trouva. Elle était là.

« Regarde-moi, Priya. » Il écarta légèrement les bras, sans plus s’avancer vers elle. Qu’elle ait peur, qu’elle soit écœurée, voilà bien ce qui le terrifiait le plus. Et si c’était la raison qui parlait en elle, alors le combat était perdu, cela aussi il le savait. Mais il voulait croire qu’il restait autre chose, une part d’elle qu’elle ne contrôlait pas et qu’il pouvait atteindre, et convaincre. « Je peux tout à fait cacher ça au reste du monde. Je peux continuer à vivre normalement. Je peux faire en sorte que tu ne te rendes compte de rien, au quotidien, et le Gouvernement non plus. » Il parlait d’un ton calme. Elle saurait. Il pouvait faire en sorte que rien ne se voit ou ne se sache, mais pas lui faire oublier, cette soirée, cette nuit, et ce qu’il était devenu aujourd’hui. Et s’il avait cru une seule seconde que ça puisse influencer Priya, il lui aurait tout promis, ne plus se battre, ne plus rien lui cacher, même si en vérité elle ne voulait probablement pas tout savoir de lui, et lui cachait encore plus d’elle qu’il ne l’avait fait de lui. Tout ça, il était prêt à l’accepter, plutôt que de retrouver brutalement confronté au vide, à la fin de tout. « Tu dis que je suis dangereux, mais je l’étais déjà avant. Et je sais de quoi tu veux parler, mais je sais aussi que je trouverai une solution. Il n’y a rien chez moi qui m’empêchera de continuer à te protéger. » Rien chez lui qui avait changé, de ce point de vue-là, du moins. Mais il savait, il avait la conscience aiguë que tout cela ne dépendait plus de lui. Que sa vie lui échappait comme du sable ou de l’eau entre ses doigts, car celle désormais qui contrôlait son existence, c’était Priya. Et elle aussi avait changé, cette nuit-là. En même temps que lui. Contrainte et forcée. Par sa faute à lui, elle avait changé. Il le voyait à son regard, les yeux qu’elle posait sur lui et qui était empli d’un sentiment qu’il ne parvenait plus à définir.

Tous ses instincts lui hurlaient d’aller vers elle, mais sa discipline, son expérience à ses côtés, l’en empêchaient. Englué au sol, avec l’impression que s’il faisait un seul pas vers elle, elle hurlerait, intérieurement au moins. Cette femme n’était pas une mauviette. Et la voir reculer face à lui, lire la peur dans son regard, il ne pouvait pas l’imaginer. Il préférait ne pas courir le risque, même si c’était se mentir à lui-même. « Priya… On peut y arriver. On a connu pire. » Vraiment ? Pour lui, cela avait été pire de la voir se vider de son sang, mais elle ne serait peut-être pas du même avis.

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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Mer 4 Avr 2018 - 10:44

You kept inside and I just denied
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Le cauchemar de Priya ne semblait pas décidé à prendre fin. Elle avait espéré durant de longues minutes que tout ceci ne soit qu’un songe. Elle avait presque souhaité se réveiller au milieu de son salon et constater qu’Itzal n’était plus. Malheureusement la réalité était bien là et se jouait d’eux d’une façon assez perverse. Priya était la reine des décisions radicales. Elle n’avait pas le temps d’écouter ses sentiments pourtant là, c’était eux qui prenaient le contrôle. Malgré les apparences, l’Indienne était terrorisée. Elle ne parvenait pas à envisager autre chose que la fuite pour Itzal. Les risques étaient bien trop grands pour que tout ceci ne soit réduit qu’à un évènement mineur. Perchée sur son haut tabouret, Priya continuait de marmonner. Elle était submergée. Elle était en colère et triste. Elle avait été naïve de croire que peut-être, les choses auraient pu enfin changer pour elle. Qu’elle allait peut-être pouvoir redonner sa confiance à quelqu’un. Mais Itzal venait de balayer tous ses espoirs. Lorsque la jeune femme redressa la tête, elle constata que le voleur d’énergie junior s’était évaporé. Etait-il possible qu’elle ait finalement rêvé toute la scène ? Elle regarda derrière elle et grimaça à la vue du salon en désordre et souillé. Non elle n’avait pas rêvé et d’ailleurs le bruit de l’eau qui coule la rappela à l’ordre. Elle profita de l’absence d’Itzal pour aller revêtir un peignoir de satin noir. La couleur du deuil, le deuil d’une relation naissante.

Une fois revenue dans le salon, Priya s’affaira à rassembler ses dossiers. Certains étaient souillés de sang ce qui la fit soupirer. Lorsqu’il le fallait, l’Indienne savait se munir d’un masque d’une impassibilité infaillible. Cela faisait parfois presque peur et la faisait ressembler à la Reine des Neiges. Une reine au cœur de glace dont les sentiments semblaient piégés par le gel.  Plongée dans ses pensées, elle ne perçut pas son hôte revenir, sa voix grave la fit alors sursauter et elle laissa tomber quelques dossiers. Elle se retourna alors vers le Vénézuélien l’air peu aimable. Il voulait qu’elle le regarde, soit. Il voulait lui imposer cette vision d’horreur d’un tee-shirt trempé et souillé de sang, soit. Mais s’il voulait la faire changer d’avis, il y passerait un bout de temps, voire une éternité. Sa plaidoirie l’agaça au plus au point. Ses sourcils se froncèrent tandis qu’elle secouait négativement la tête, prête à exploser. Priya finit par laisser échapper un petit rire sans joie et passa nerveusement une main dans ses cheveux. « Arrête de mentir ! Tu ne sais pas ce qui va se passer, tu n’en sais rien. Tu dois accepter la vérité Itzal. C’est trop dangereux, tu ne berneras personne, ils finiront pas t’attraper ! » s’écria-t-elle en haussant le ton. Elle se retenait de hurler, car elle n’était pas de ceux qui perdent leur sang-froid aussi rapidement, pourtant elle sentait tout son corps bouillir sous la frustration. Elle savait Itzal au moins aussi têtu qu’elle et elle savait que la partie était loin d’être gagnée. Qu’il faudrait qu’elle redouble d’efforts pour qu’il accepte de partir. Elle sentait aussi la fatigue lui tirer le corps ce qui annonçait un combat bien pénible.

D’ailleurs Itzal n’en démordait pas. Il voulait paraître confiant, minimiser la chose pourtant Priya resta de marbre, le visage empli de doutes. Il était sûr que le pont qu’il avait construit vers elle venait de s’effondrer. Que plus jamais Priya ne le laisserait approcher. Peut-être qu’il pourrait lui faire du mal sans même s’en rendre compte. La jeune femme soupira en croisant les bras. « Il n’y a rien chez toi qui t’empêchera de me protéger ? C’est une blague j’espère. C’est de toi qu’il faut me protéger maintenant. C’est toi le danger. » assura-t-elle avec un air grave. C’était la strict vérité. Comment Itzal pouvait être si sûr, comment pouvait-il être persuadé qu’il parviendrait à se contrôler et à berner son monde ? Priya ne pouvait prendre le risque de tout perdre et puis dans un sens, c’était le prétexte idéal pour le pousser à sortir de sa vie. Le prétexte idéal pour qu’elle n’ait plus à affronter ses sentiments naissants… Bien sûr elle n’en dirait rien et userait de la nouvelle nature d’Itzal pour le mettre à la porte. « Itzal il n’y a rien de pire que ça. Tu dois partir. Cette ville est trop dangereuse pour toi désormais. Je ne peux pas prendre ce risque, je ne veux plus te voir. Tu me fais peur, c'est clair ? Et je ne serais jamais tranquille à côté de quelqu'un comme toi. » avoua-t-elle en le regardant dans les yeux. Puisqu’il ne voulait visiblement pas comprendre, Priya userait de la manière forte. La carte de la peur, la carte du dégoût. De cette manière peut-être que le Vénézuélien finirait pas fuir de lui-même, comprenant qu’il n’y aurait plus rien à faire si ce n’est redevenir humain. « Je ne peux pas risquer ma vie et ma carrière parce que tu as décidé d’aller faire mumuse avec des zombis. Je n’assumerais pas tes choix à ta place. Tu as pensé à moi quand tu allais faire tes horreurs hein ? Tu as pensé aux risques que tu prenais ? Tu es devenu un monstre et tu es le seul responsable, ne m'embarque pas là dedans. » lança l’Indienne en décroisant ses bras. Il ne fallait pas qu’elle flanche autrement la situation deviendrait trop dure à gérer. Il fallait bien qu’un des deux se montre responsable et visiblement, Itzal n’était pas prêt pour ça. « J’ai des choses à faire, je dois ranger ce bazar et j’aimerais être seule maintenant. » maintenant et pour un moment encore car il faudrait bien qu’elle digère tout ça avant de pouvoir affronter le monde extérieur.




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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Ven 13 Avr 2018 - 22:53

You kept inside and I just denied


Mentir, lui ? Elle le savait, pourtant qu’il ne mentait pas, jamais. Qu’il ne manquait jamais une occasion de dire la vérité, surtout quand elle pouvait faire autant de ravages qu’un poing dans la gueule. Non pas qu’il ait envie de mettre son poing dans la figure de Priya, du moins physiquement. Mais il y avait cette fierté chez elle, parce qu’il était certain que c’était de cela qu’il s’agissait, de sa fierté, de sa rage, de la trahison qu’elle devait voir en lui désormais, quand elle posait les yeux sur lui. Comme s’il avait fait exprès, comme s’il était coupable d’avoir voulu la trahir, elle. Soudain, dans son regard, il se voyait menteur, criminel, horreur absolue, moins-que-rien, également. Le regard d’une femme du gouvernement comme il en avait vus des centaines, et qu’il haïssait, le regard d’anonymes passant devant sa petite carcasse d’enfant crevant la dalle dans la poussière des rues de sa favela, et qu’il avait haï. Était-il possible qu’elle ait autant changé en une nuit. Que l’affection qu’il avait cru qu’elle lui portait soit aussi mince, aussi fragile que cela, pour disparaître à la première difficulté, aussi énorme soit-elle ? Même pas, elle n’essayait. Même pas, elle ne lui laissait une chance. Ne se permettait même pas le regret, la tristesse. Non, c’était la colère et la fierté, autant de traits de sa personnalité qu’il aimait et détestait à la fois. C’était ainsi qu’elle traçait son chemin, et il l’en remerciait d’ordinaire puisque ça lui avait permis de survivre dans ce monde, mais cette fois, cela le mettait en rage. Et probablement qu’il y avait aussi sa fierté à lui. Son orgueil blessé d’être ainsi repoussé, rejeté, déjà quasi oublié, même si c’était pour le show, même si une fois qu’ils se seraient quitté, puisqu’ils allaient se quitter, c’était inéluctable, peut-être qu’alors elle tomberait le masque. Et il lui en voulut de le garder, ce masque, jusqu’au bout, de ne même pas lui donner quelque chose, un signe, un geste, une parole. Une lueur dans le regard. Pour lui faire comprendre que malgré tout, il y avait eu, ils avaient été, ils auraient pu être…

La claque, ce fut ce constat qu’il se refusait à admettre. Jamais il ne pourrait la blesser. Il se serait fait sauter le caisson avant de lui sauter à la gorge. Cela faisait plus de quatre longues années qu’il veillait sur elle. Elle le savait, elle le savait, bordel, ou alors, elle avait trop fait d’effort pour ne jamais le voir autrement que par le prisme de ses propres trouilles, elle ne l’avait jamais compris, jamais imaginé plus que ce qu’elle voulait qu’il soit. Il lui jeta un regard noir, serra les poings, une attitude qui n’avait rien à voir avec ce qu’il était devenu, ça non. « Tu mens. À moi, ou à toi-même, mais ce que tu dis, bordel, tu t’en es persuadée toute seule. Ou alors, pas une seule fois, en toutes ces années, tu n’as eu confiance en moi. » Il était déjà dangereux avant. Elle lui avait fait confiance. Et il était absolument sûr de lui, sûr de pouvoir maîtriser sa nouvelle nature, sûr de pouvoir la protéger. C’était elle qui ne le croyait pas, lui. Ou qui ne voulait pas le croire. Pour lui, ce n’était qu’un mur de plus à franchir, qu’une vie de plus à changer. Rien de neuf dans son existence. Il ne perdait pas le fil – gosse des rue, orphelin des bonnes sœurs, fils adoptif de wasp ultra-puissants, rebut de la société, larbin du gouvernement à la réputation nationale, et maintenant… Encore autre chose, il verrait bien, il s’en foutait, peu importait. « Je t’en prie, ne prétends pas que c’est pour moi que tu t’inquiètes parce que tu n’as pas le courage de me dire de quoi il s’agit vraiment. » Mais ça ne demandait aucun courage, en vérité. Elle avait peur de lui, il la dégoûtait. Voilà, comment se défendre contre ça ? L’ironie du sort, c’était qu’il n’était pas franchement un type reluisant avant cela, mais ça ne l’avait pas empêchée de lui laisser une chance de lui prouver quoique ce soit qu’elle ait besoin en guise de preuve de sa bonne fois. Tout ça, il n’y croyait pas. Ou du moins, il ne savait plus que croire, parmi toutes ces raisons qui se bousculaient dans sa bouche, comme si elle-même ne savait pas laquelle choisir.

C’était peut-être pour elle qu’elle faisait ça. Pour sa carrière, pour son quotidien trop brutalement bousculé, pour ses trouilles perpétuelles, silencieuses et fantomatiques auxquelles elle ne lui avait jamais laissé accès. Pour son image, son ego et sa fierté. C’était peut-être aussi pour lui. Mais elle n’allait pas changer d’avis. Il n’allait pas la supplier. Il ne la convaincrait pas et il ne se laisserait pas convaincre, mais au final, il allait perdre cette bataille parce qu’à mesure que les rayons du soleil filtrait par les fenêtres de son loft, il sentait cette horrible sensation monter en lui. Et il lui avait promis, craché cette promesse à la gueule, qu’il ne s’en prendrait jamais à elle. Et pour tenir cette promesse, il allait falloir qu’il s’en aille, exactement comme elle le voulait. Il ne put s’en empêcher, il lâcha un rire bref et amer. « Priya, ça fait un moment que je pense à toi. S’il y a bien quelque chose dont tu ne peux pas m’accuser, c’est de ça. Et je n’ai pas oublié notre conversation d’hier. Tout ce que tu racontes, c’est du vent, putain ! » Bien sûr qu’il s’énervait. Elle était comme la glace, et lui comme le feu, aussi stupide que ce soit. Il chercha des yeux une lampe ou un écran plat à fracasser, et ne trouvant rien, se contenta de se prendre la tête à deux mains. Un monstre, putain. Voilà ce qu’elle venait de balancer. Et cela le calma aussi vite qu’il s’était énervé. Il abaissa les mains, et resta planté là, à la regarder, à fouiller son regard à la recherche d’un signe, même infime, qu’elle regrettait ses paroles. Mais en cette seconde, il avait tout simplement l’impression de ne plus la connaître. Et, même s'il ne se l'avouerait pas tout de suite pour la sauvegarde de sa santé mentale, elle venait de le blesser plus sûrement que si elle lui avait passé une lame au travers du corps.

« Je vois. » Bien sûr que non il ne voyait pas. Ou du moins il n’acceptait pas. Des paroles beaucoup plus méchantes lui vinrent à l’esprit et il les retint à grand-peine. Soudain, il avait envie, il avait besoin de la détester. Comme son reflet à elle, l’orgueil debout, droit dans ses bottes, le mensonge aux lèvres. « Toi aussi, tu es devenue quelqu’un que je ne reconnais plus. » Il allait la haïr. Il allait prendre la pire décision de sa vie sous le coup de cette haine – obéir exactement à ses ordres et tenter de quitter la ville. Il rêverait souvent de la revoir, pour pouvoir lui dire à quel point il avait la haine, et parce qu’elle lui manquerait, bien sûr. Et il finirait par la comprendre. Et ils finiraient par se retrouver. Tout cela, il n’en avait aucune idée. Tout cela, il n’essaya même pas de l’imaginer tandis qu’il lui tournait le dos après un dernier regard glacial, ouvrait sa porte et partait, sans même se retourner.

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MessageSujet: Re: You kept inside and I just denied || Priya   Lun 16 Avr 2018 - 12:51

You kept inside and I just denied
Itzal&Priya
La bataille que livrait Priya face à Itzal s’annonça plus éprouvante qu’elle ne l’aurait –naïvement- imaginée. Elle se heurtait face à un mur, un titan aussi redoutable qu’elle, aussi têtu qu’elle pouvait l’être. Bien qu’elle tenta de ravaler tous les sentiments qu’elle pouvait éprouver, toute la tendresse qu’elle avait pu avoir pour l’homme en face d’elle, l’exercice s’avéra périlleux. Bien sûr qu’Itzal pouvait lire en elle, qu’il la connaissait mieux que quiconque dans cette ville et qu’il ne se laisserait pas aisément berner par de simples paroles. Il répliqua aussi durement, assurant qu’elle se mentait à elle-même. Dans le fond peut-être n’avait-il par tort mais Priya ne voulait pas se laisser envahir par le doute, pas maintenant. Le but ultime était de faire reculer l’adversaire, de le faire flancher en le perdant, en fragilisant ses convictions. En lui faisant croire que ce qu’il avait aperçu d’elle dans ses moments de faiblesses n’était qu’un leurre. Un mensonge. Elle resta de marbre en le fixant, silencieuse. Elle était la mer qui se retire avant le tsunami, l’énorme vague qui ravagerait tout sur son passage. Avait-elle eu confiance en lui ? Oui, et pourtant cela ne l’avait pas empêché d’aller commettre des immondices dans son dos. Sûrement que sa fierté prenait part à l’affrontement à ce moment là. Peut-être qu’elle se trompait en le rejetant de cette manière…après tout, est-ce qu’Itzal était capable de lui faire du mal ? Priya balaya cette pensée d’un froncement de sourcil convaincu, reprenant ses accusations et ses mots assassins.

Itzal toucha un point sensible pourtant Priya resta totalement impassible, le visage fermé. Dans le fond le voleur d’énergie n’avait pas tort. Bien qu’elle fût inquiète pour l’avenir d’Itzal, il y avait autre chose. De la peur, de la fierté et une grosse part de déni. Elle cédait à la facilité, bien qu’il n’y ait rien eut de facile à se montrer si dure envers l’homme auquel elle tenait. Mais elle devait le faire car Itzal en serait visiblement incapable. Il s’efforcerait de tout faire pour rester près d’elle et tout ça finirait mal. Soit parce qu’il se ferait attraper, soit parce qu’elle finirait par l’aimer plus que de raison et qu’elle se sentait incapable de gérer ça… Alors elle se montra catégorique, blessante, balayant les propos d’Itzal du revers de la main. « Ne me parle pas de confiance… » souffla-t-elle à peine eut-il terminé. Elle poursuivit ensuite, l’assénant un peu plus de paroles amères, repoussantes, espérant que ces dernières feraient enfin leur effet. L’escalades de propos blessants sembla énervé Itzal. Priya dut se retenir de sursauter. Certes elle avait déjà vu Itzal en colère, mais jamais ils n’avaient eu de disputes aussi profondes et aussi chargée d’émotions et d’enjeux cruciaux. Plantée devant lui, elle le fixait d’un air agacé. « Je ne vois pas de quelle conversation tu parles, tu as dû divaguer. Arrête de vouloir me berner, ça ne marche pas. » mentit-elle. Dieu qu’elle s’en voulait de devoir en arriver à ce genre de mensonges. Mais si Itzal s’accrochait à ces mots, s’il espérait alors ils seraient perdus tous les deux.

La dernière remarque de Priya eut le don de faire cesser les hostilités. Ce fut comme si elle venait de toucher l’adversaire, de le terrasser et que ce dernier baissait les armes. A ce moment précis, elle put lire toute la résignation du monde dans le regard du Vénézuélien. Elle avait fait mouche en se montrant de glace. Ce n’était pas ce qu’elle avait voulu, mais ce qu’il avait fallu pour qu’Itzal cesse d’insister et qu’il se rende compte à l’évidence. Elle l’avait blessé, terrassé. Sûrement qu’il la détesterait pour le restant de sa vie. Mais tout ce qui importait à Priya à ce moment là, c’était qu’il vive, peu importait qu’il la haïsse ou non tant qu’il restait vivant. Peut-être qu’un jour il comprendrait, peut-être que non… A sa dernière remarque, la jeune femme eut un léger sourire. Si seulement il savait qu’il était à mille lieux de la connaître. « Tu n’as jamais su qui j’étais vraiment. » murmura-t-elle tandis que son invité faisait demi-tour. Et sûrement qu’il ne saurait jamais vraiment qui elle était. C’était d’ailleurs pour ça qu’il n’avait rien vu à son stratagème et qu’il se résignait à fuir. Priya resta plantée au milieu du salon, digérant ce qu’elle avait pris en pleine figure. Il faudrait un moment avant que ces deux là ne pansent leurs plaies.


THE END


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