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 Let them sleep while you work - Milo

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Let them sleep while you work - Milo   Ven 2 Mar - 2:04


Let them sleep while you work
Milo & Marcus


La fraîcheur matinale lui arrache un énième frisson, alors que le malinois vient se coller une fois de plus à lui, réclamant une caresse. « Buon cane. » marmonne-t-il dans sa langue natale. Bon chien, alors qu’il n’y a rien pour justifier la récompense donnée, la main glissée le long de l’échine. Mais il s’en fiche bien, il n’a pas besoin de raison pour donner un peu d’attention à son compagnon, alors qu’ils sont seuls depuis tant de temps. Tout du moins, presque seuls. Il y a bien cet équipier, quelque part, non loin, mais Marcus n’en a cure. Équipier, le mot est grand et loin de convenir à la caractérisation de leur entente. Qu’importe ce type, sa conversation est aussi agréable que le serait celle qu’il entretiendrait avec une porte. Silencieuse. Froide. À sens unique. Peut-être par sa faute. Faut dire qu’il n’a pas vraiment fait d’effort pour s’entendre avec lui. Une fois arrivés sur les lieux, l’italien n’a rien trouvé de mieux à faire que de le laisser garder la zone de décontamination en compagnie des types déjà sur place pendant qu’il patrouillerait aux alentours et s’assurerait qu’il n’y ait pas de tentatives d’excursions. Ou plutôt, se contenterait de se tenir éveillé.

Pour sûr, il est plutôt bien parti pour s’assoupir. Las de rester planté sur ses pieds après les premières patrouilles en ville, il n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’installer contre le mur et d’attendre que le temps passe. Et du temps, il lui en reste encore, à tuer. Il n’a pas la moindre idée de la durée qui s’est déjà écoulée, mais il sait qu’il en subsiste. Le soleil, à l’horizon, se lève à peine. Progressivement, la lune lui cède sa place pour qu’il puisse se hisser à son tour au-dessus de la Nouvelle-Orléans. C’est une journée de plus qui débute, une journée non des plus sympathiques. À peine entamée, elle l’agace déjà. S’il a beau être un lève-tôt, il ne supporte pas d’écourter son temps de sommeil pour travailler, bien que le caractère assez banal de celui-ci ne lui déplaise pas tant que ça. Pour une rare fois, il n’est pas question de Résistance ou de Gouvernement. Juste de routine, de sécurité. Quelque chose de classique, mais d’essentiel, ce qui le pousse encore à croire que son boulot n’est pas trop détourné de ce qu’il était à ses débuts.

Il se souvient encore des propos de la veille, encore assez proche. « Di Lorenzo, t’es de seconde partie. » lui avait lâché le type en charge d’attribuer les tâches de son groupe. Lui non plus, il ne l’apprécie pas vraiment, tout comme il n’apprécie plus grand monde. À force, c’est peut-être lui le problème, pour avoir tant de mal à coopérer. Le fait était qu’il n’avait pas eu le choix. Il avait seulement eu le droit de se coucher plus tôt pour tenter de compenser l’avancée brutale de son réveil. Nero en avait pâti lui aussi, puisque le tatoué n’avait pas souhaité le laisser chez lui. Pour faire quelques tours dans le nord de la ville avant de rejoindre sa zone de frontière à surveiller, il peut bien être de la partie. À son regard, il n’en semble pas malheureux. Il prend l’air, sans être un fardeau. Bien au contraire, il a son utilité. Il l’a prouvé, un peu plus tôt, leur attrapant au bras un type qu’ils poursuivaient. Un chien dressé a son avantage, même si certains préfèrent davantage user de leurs armes sans trop se poser de questions. Comme ce type, qui a pris le poste de contrôle.

Perdu dans ses pensées, trop occupé à refaire le monde de long en large, Marcus décroche quelques temps. Les yeux rivés sur le malinois, il s’égare, perdu au milieu de nulle part, entre ciel et terre. Jusqu’à ce que l’animal se mette en activité, reniflant d’abord l’air avec insistance. Qu’a-t-il senti cette fois ? Le brun lâche un soupir, craignant qu’il ne s’agisse encore de l’instinct chasseur de la bête, réveillé par un pauvre petit mammifère se promenant dans le coin sans n’avoir rien demandé. Le maître marmonne quelques mots, mais n’a pas le temps de râler davantage. D’un bon, le noiraud s’est élancé, prenant en chasse sa proie. L’italien s’élance à sa poursuite, constamment inquiet qu’il ne tente de s’attaquer à des choses qui le dépasseraient. Mais bien vite, il se rend compte que les sens de son compagnon n’ont pas repéré un casse-croûte, loin de là. Devant eux, un type. Alors qu’il déboule à peine face à lui, un homme, Nero lui barre déjà toute possibilité de demi-tour, crocs dehors, grognant sur l’inconnu. « Tu sors d’où toi ? » Juste ces quelques mots, le temps qu’il termine de s’approcher. Il ne l’a même pas entendu arriver, quelle andouille.

D’un geste, il somme le malinois de cesser de l’importuner avec ses grognements. Celui-ci s’exécute, mais ne prend pas une position de repos, attendant le moindre ordre. Il ne fera rien tant que l’italien ne lui aura rien demandé. Et l’italien, il n’a pas encore envie de se débarrasser de cet inconnu, visiblement un joggeur, à en juger par sa tenue. « Personne t’a dit qu’il ne faut pas se promener si près des murs de si bonne heure ? » Brièvement, il cherche du regard la zone de décontamination, où doit encore se trouver ce satané collègue, avant de replanter ses pupilles vers celui qui a interrompu son petit moment de procrastination. Des types qui courent près des murs, ce n’est pas monnaie courante. Surtout si tôt, pour apparaître si soudainement. Il parierait bien qu’il revient d’une petite virée à l’extérieur. Pourtant, il est sensé y avoir l’autre pour surveiller, c’est trop louche pour lui. Ce serait-il endormi, ce bougre, guère un des shadowhunters les plus impliqués de la Milice, alors que lui-même fait l’effort de tenir jusqu’au bout de son service ?

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MessageSujet: Re: Let them sleep while you work - Milo   Lun 12 Mar - 23:47


Let them sleep while you work
L’aube pointe enfin son nez à l’horizon, faisant briller le plumage chocolat de l’aigle. Cette nuit a encore été l’une de celles dont le sommeil fait si peur que je préfère l’éviter. Celles où je préfère m’évader, m’envoler, oublier mon côté humain et devenir l’animal. Car les cauchemars deviennent si vrais que je préfère ne pas y penser du tout, carrément oublier qui je suis. J’aurais pu m’évader dans mon paradis artificiel, mais je me suis juré d’arrêter ces conneries. Et l’animal me permet également d’oublier ce manque. Alors j’ai volé toute la nuit, chassé, observé, jusqu’à cet instant ; celui où les premiers rayons du soleil transpercent l’obscurité de la nuit et réveillent le Milo en moi. Car ils me montrent qu’il n’y a plus de quoi avoir peur et qu’il est temps de revenir, de reprendre le contrôle.

L’aigle survole le bayou longeant une bonne partie de la Nouvelle-Orléans jusqu’à arriver à la limite de la ville, au-dessus de ces grands murs. Ces murs qui nous priveraient de notre liberté pour certains et nous protégeraient de l’extérieurs pour d’autres. Pour moi, ces murs ne sont rien. Il me suffit d’un coup d’ailes pour passer de l’autre côté et oublier qu’ils sont là.

Seulement, si habituellement je laisse l’aigle se diriger automatiquement jusqu’à mon appartement avant de redevenir humain, je sens mon esprit revenir en avant bien trop vite. Je viens à peine de franchir la frontière de la ville mais je perds de l’altitude. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Je n’ai pas encore réussi à comprendre d’où vient ce phénomène, s’il vient de moi, de l’aigle ou de quelque chose d’autre. Après tout, je ne suis pas métamorphe depuis si longtemps que ça et je n’ai pas encore toutes les cartes en main. Mais le problème reste le même ; l’oiseau perd de l’altitude, le sol se rapproche et je sens ma conscience revenir en avant. La chute risque de faire mal.

Je me réveille à terre, nu et prends le temps de récupérer mes esprits avant de regarder autour de moi, la tête embrumée. Je sais que je n’ai pas vraiment le droit de traîner, que près des murs la milice patrouille. Alors je ramène mes jambes contre moi et me redresse. Je ressens une forte douleur dans le bas du dos et au poignet. Fais chier. J’ai également plusieurs écorchures mais je ne m’en fais pas, ce genre de blessures ne font jamais long à cicatriser. Mais pour l’instant, ce qui me préoccupe le plus, c’est ma nudité. Si la milice me voit comme ça, je suis embarqué direct. Comme ces incidents m’arrivent quand même fréquemment, j’ai pris l’habitude de planquer des habits un peu partout. Je n’attends pas plus longtemps et me lève, ignorant la douleur lacérant mon dos, filant droit vers l’une de mes cachettes.

Je me retrouve ainsi en jogging, quelques minutes plus tard. Il est plus facile de se faire passer pour un coureur qu’un simple passant. Je soupire un bon coup et prends le chemin de mon appartement, priant pour ne croiser personne. Il ne faut pas beaucoup de temps avant que j’entende au loin un chien filer droit sur moi. N’ayant aucun espoir de semer l’animal, je me contente de continuer d’avancer, attendant qu’il arrive jusqu’à moi, tous crocs dehors, m’accueillant avec des grognements. Je préfère m’immobiliser, peu rassuré. On n’est jamais trop sûr des intentions d’un animal, aussi dressé qu’il puisse l’être. Le maître ne tarde pas et semble aussi sympa que son chien.

« Dis à ton clébard de me lâcher. » L’aigle parle, s’agite contre ma tempe, mécontent de ce prédateur qui ne devrait pas être le sien. Trop habitué à se retrouver seul dans les cieux, unique maître des courants. A terre, tout est différent. Enfermé dans une cage de verre à l’intérieur de ma boîte crânienne, le danger vient de partout. La faiblesse de cette enveloppe humaine, l’impossibilité de partir d’un battement d’ailes, tout semble fait pour finir mort sur le bitume. Alors l’aigle fait rage, tambourine mon crâne, se manifeste face à ce chien qu’il considère comme un rival. Quant à moi, je tente de ne pas le laisser prendre le dessus, ne pas trop parler à ma place. Mais l’odeur du chien me fait retrousser le nez. Il empeste, pue la rivalité. Les sens de l’animal font partie de moi malgré tout. Son odorat est le mien, ses ressentis aussi. Ce chien me met mal à l’aise même si autrefois j’aurais apprécié sa présence. Alors mon regard se pose sur son propriétaire, pas mon regard habituellement doux, non, ce regard noir, plein de fatigue. « J’savais pas qu’on risquait de se faire arrêter si on était trop près des murs, et surtout, qu’il y avait des heures de visites. La liberté est définitivement morte. » Je n’ai jamais fait partie de ceux qui provoquent. J’ai toujours fait partie du pourcentage silencieux de la population, de ceux qui préfèrent rester dans leur coin et ne pas se créer d’emmerdes. Ce caractère plus explosif était apparu avec l’aigle. Une sorte de comportement inconscient, bien plus conflictuel qu’avant. Et avec la fatigue, il ressort plus facilement, j’ai moins de contrôle sur lui. « Et je cours… Ça se voit non ? J’préfère le faire le matin, voir la tronche de la milice après une bonne nuit, ça donne du courage. » Mon regard aurait habituellement fuit celui du milicien, mais pas cette fois. L’aigle défie, tente de montrer son ampleur, réussit à me retrancher dans un coin de ma tête pour se mettre en avant. « Dis-moi plutôt quel est ton problème ou laisse-moi passer mon chemin. J’ai autre chose à foutre que d’me justifier devant toi. »

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MessageSujet: Re: Let them sleep while you work - Milo   Mar 3 Avr - 23:47

Entre les aboiements du malinois et la lassitude qui pèse, frappant à coups sourds réguliers sur ses tympans, il est bien contraint de se décrocher brutalement de ses pensées. Court sans trop savoir ce qu’il fait, suivant son compagnon plus par réflexe protecteur que par réel intérêt pour ce qui a pu les tirer de leur tranquillité. Peu importe de sur qui ou sur quoi ils peuvent bien tomber, il s’en fiche bien. S’il préférerait s’éviter une créature apocalyptique, ou tout autre danger, il serait presque déçu de s’être autant activé pour une simple bête sans importance. Mais ce n’est aucune bête qui se présente à lui, seulement un type. Un type, comme il y en a tant d’autres dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Un type, comme il y en a tant d’autres en dehors des murs, à survivre dans le monde hostile. Il pourrait être irréprochable, tout comme il pourrait être une erreur de le laisser reprendre sa course comme si de rien n’était. Et ça, ça le fait sacrément chier, Marcus. Il ne sait pas quoi en penser, ignore dans quel panier le mettre.

Curieusement, il n’est pourtant pas d’humeur à lâcher le morceau. Non pas que fermer les yeux le dérange, loin de là, mais plutôt que l’idée d’avoir veillé sans qu’il ne se passe rien d’intéressant le révulse. Et puis, elles l’ennuient plus qu’autre chose, ces différentes politiques. Garder un œil sur la Résistance et la Communauté pendant que la dictature ne cesse de régner ? Trop peu pour lui. Mettre un peu de mauvaise foi, et laisser glisser quelques brindilles dans les rouages du Gouvernement ? Voici qui est toujours négociable. Dans le fond, cet imprévu n’est pas si malvenu, bien qu’il se méfie, par principe, par envie de fourrer son grain de sel à la moindre occasion ; et se consoler de son inutilité en faisant chier son monde. Le clébard semble le rejoindre sur son avis, s’entêtant à rester aux aguets malgré l’ordre de laisser l’inconnu tranquille, à présent qu’il est interrompu dans son activité.

Un soupir d’agacement lui échappe, alors que l’autre le somme d’éloigner davantage le noiraud. « Sinon quoi ? Tu veux me menacer aussi ? » siffle-t-il entre ses dents, n’appréciant pas son intervention. Il y en a qui l’embarqueraient juste pour avoir cru pouvoir dicter sa conduite à un membre de la sacro-sainte milice, ou même pour moins que ça, par simple esprit d’opposition. L’italien, lui, n’en fait pas autant. Il n’est pas encore con à ce point, heureusement pour le pseudo-rebelle. Combien de temps le restera-t-il ? Il l’ignore. Jusqu’à perdre son calme, probablement. Jusqu’à ce qu’il décide qu’il est temps pour lui de se débarrasser de cette garde, de trouver toutes les excuses possibles pour rentrer plus tôt, quitter ce collègue à la compagnie si froide, certainement assoupi comme un trou depuis un long moment, s’il n’est pas occupé à négocier les termes de sa corruption avec ceux de l’extérieur. Corruption qui pourrait s’avérer intéressante, bien qu’il soit encore trop rigide pour devenir pourri à ce point.

Main qui tape contre sa cuisse, rappelant Nero à ses pieds, lui glissant une caresse de récompense, avant que ses bras ne se croisent contre son torse. Il ne le lâche pas du regard, titillé entre deux tentations. Se laisser camper sur son humeur globalement contrariée, et le garder plus longtemps, l’interroger, par principe, parce qu’il se méfie et a envie d’agacer autant qu’il peut l’être. Mais d’un autre côté, l’indifférence qui murmure qu’ils ne sont pas à une personne près, qu’il peut bien le laisser filer sans trop faire d’histoires, raison qui dicte de garder son mauvais poil pour lui. Et la balance tangue un court instant qui lui semble durer une éternité. Le choix est fait, face à l’attitude de l’autre et ses propos, justes mais profondément agaçants. Il le sait bien, ô combien les restrictions tournent au ridicule, ô combien eux-même, miliciens, se retrouvent souvent à fermer les yeux, ne les appliquant pas sur leur temps libre. Il court souvent, lui aussi, il sait qu’il n’est pas spécialement agréable de fouler les rues, que la nature, du moins leur environnement, respirer un peu d’air, n’est jamais de refus.

Mais il a décidé de ne pas le laisser continuer sa virée dans l’immédiat. « Tu l’as si bien relevé, j’vais pas essayé de te dire le contraire. » Ses orbes glacées soutiennent le sombre regard qui lui est lancé. La présence même de ces murs soutien les propos du type, dont il ne connaît pas le nom, pour l’instant, la réalité n’est pas voilée au point de les rendre invisibles. Et il hausse un sourcil, ne sachant trop quoi penser des paroles qui suivent. Cherche-t-il la confrontation ? A-t-il vraiment envie de le pousser à s’agacer un trop grand coup, à perdre patience et saisir cette arme encore sagement logée dans son étui ? « T’y mets pas non plus du tien. » marmonne-t-il. « Si t’as rien à te reprocher, pourquoi tu refuses de coopérer sagement alors ? Tu veux que je t’embarque pour tenir tête à un représentant de l’ordre, p’têtre ? Ou tu vas réfléchir un coup, me donner ton nom, te mettre à ta place et arrêter de me donner des ordres ? » Et finalement, main qui glisse le long de son corps, rejoint l’étui, en dé-clipse le fermoir, jouant enfin sur la crosse.

Soit, il va sans doute choisir la facilité, si la coopération ne semble pas de mise. « Mon problème, tu vois, c’est que tu m’agaces plus que tu me donnes envie de te foutre la paix. Alors jte laisse le choix. Soit tu m’accompagnes tranquillement voir mon collègue en noir, soit t’y vas quand même mais mon flingue logé entre tes omoplates. » Parce que l’autre bosse plus souvent en frontière que lui, parce qu’il connaît davantage ceux qui peuvent aller et venir comme bon leur semble, pour s’en être acheté le droit. Claquement de doigts qui réveille l’attention du chien, qui vient tout juste de se détendre. Il lui donne le choix, celui de lui donner envie d’être un peu sympas et d’oublier sa sale nuit, ou le contraire.

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MessageSujet: Re: Let them sleep while you work - Milo   Sam 12 Mai - 11:41


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Oh j’aurais pu le menacer. L’aigle ne demande que ça, de la confrontation. Cet homme devant lui qui ne devrait pas me questionner, ce chien qui ne devrait pas le défier, alors il piaille, bat des ailes dans ma tête, ne demande qu’à se faire libérer. Il n’aime pas cet homme, il aimerait lui montrer ce dont il est capable, lui montrer qu’on ne se frotte pas à moi ainsi. Alors le regard reste noir, reste celui de l’aigle mais la bouche ne s’ouvre pas. L'animal garde peut-être encore un contrôle sur moi, ce n’est pas pour autant que je vais perdre mes capacités cognitives. Répondre au milicien ne m’apporterait que des ennuis. Je me tais, le jauge, la pulsation tambourinant ma tempe. Le volatile est encore proche, la transformation est bien trop récente pour qu’il se taise, pour qu’il s’endorme. Il a encore en lui le plaisir du vent dans ses ailes et ne demande qu’à réitérer l’opération. Il attend la moindre occasion pour prendre le contrôle, la moindre faiblesse de ma part. Et si cette occasion se présentait, je crains le sort du pauvre milicien. Car si je pouvais me retenir, l’aigle, lui, ne se ferait pas prier pour le déchiqueter. L’instinct animal, la loi de la jungle. Manger ou être mangé. Et la peau tatouée du milicien n’aurait aucune chance face aux serres aiguisées de l’animal.

Mais je garde le contrôle, écoute l’homme me répondre, me confier qu’il n’apprécie pas mon comportement et si l’aigle aimerait répondre à ses remarques de manières acerbes, moi je ne le fais pas. Car il a raison, je n’ai pas à parler à l’autorité de cette manière. Mais l’instinct animal est dur à contrôler, je ne suis pas métamorphe depuis si longtemps que ça après tout, je m’étonne même parfois des progrès que j’ai fait et à quel point ils ont été rapides. Or, tout contrôler n’est pas possible, pas en l’instant, réussir à gérer la voix de l’aigle me donne du fil à retordre. Il piaille encore, manifeste son mécontentement et l’espace d’une seconde, je l’écoute. Mon poing se ferme, le regard se fait plus dur mais l’homme descend la main vers son étui vers son arme et même si l’instinct du volatile m’aurait demander d’attaquer, de me défendre, j’arrive à garder le contrôle, à revenir en premier rang. Il ne le fait que par précaution, je ne risque rien – normalement.

Je finis par penser que je devrais coopérer. Même si je ne porte pas vraiment la milice dans mon cœur, cet homme ne fait que son boulot. Je n’ai effectivement rien à cacher. Il ne peut pas découvrir que je viens du dessus des murs, c’est impossible, alors que ferait-il à un coureur hein ? La confrontation m’apporterait bien plus de problèmes et j’estime m’être déjà assez mis dans la mouise ces derniers temps.

Je jette un œil à sa main titillant son arme avant de replonger mon regard dans le sien. « Milo Aldrin. Et j’ai rien contre aller rendre une petite visite à ton collègue. Seulement, il t’aidera pas beaucoup puisque je viens pas de l’extérieur, je courais simplement le long des murs. » Je n’ai pas choisi la solution de facilité par lâcheté mais même l’aigle ne fait pas le poids face à la cruauté d’une arme à feu. Surtout si les balles sont en argent. Je l’ai appris à mes dépends, l’argent n’est pas bon pour nous. La douleur est si forte, la cicatrice ne se referme jamais vraiment. Alors mon instinct humain a pris le dessus, a enfoui l’aigle au fond de mon esprit l’espace d’un instant. Mais un claquement de doigt de la part du tatoué le réveille, que très peu heureusement. Le regard de défi revient. « Après, s’tu veux le déranger pour rien, allons-y. Mais faudra pas venir chialer parce que tu t’seras fait remballer pour interruption de sa sieste. »

Et c’est reparti. L’aigle qui s’agite. Je laisse échapper un petit soupire, légèrement fatigué par cette joute à l’intérieur de ma tête. J’ai l’impression de ne pas toujours être moi-même et c’est usant. Même s’il y a beaucoup d’avantages à être un métamorphe, tout ce côté lutte continuelle le gâche un peu. Alors je tente de retrancher le rapace, ma main vient se loger dans mes cheveux et le regard fuit un instant le milicien. « J’crois qu’on est tous fatigués. J’veux pas d’emmerdes. » Ma main descend le long de ma nuque, puis mon regard se repose dans celui du tatoué. « J’bosse à l’hôpital, j’viens pas de l’extérieur, si c’est ça qui t’inquiète. »

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MessageSujet: Re: Let them sleep while you work - Milo   Mer 6 Juin - 1:41

Il n’est que contrariété. Où qu’il soit, quoi qu’il se passe, il trouve systématiquement raison de voir noir. C’est plus fort que lui, il ne le contrôle pas, ce besoin constant de râler, d’exprimer son désaccord, son mécontentement. Noie quotidiennement son insatisfaction dans des grognements, au point d’en tourner en rond. Tout est sujet d’agacement, alors que les occasions d’être simplement satisfait se font rares, pour la simple raison qu’il ne lève pas assez haut le menton pour les apercevoir, se contente de saisir toutes les possibilités d’exaspération, de rester dans son éternel brouillard. Il n’en sortira pas de si tôt, ce serait trop lui demander, alors qu’il y a trouvé son équilibre, un drôle d’équilibre, mais qui suffit à ne pas lui faire perdre la tête. Que ferait-il sans cela ? Que deviendrait-il ? Il ne peut pas le savoir, ne le veut pas. Au fond de lui, cette menace de perdre pied, de se retrouver submerger, de perdre le contrôle, de mal finir. S’en protège à sa manière, s’isolant de toute source d’égarement possible. Qu’on lui râle dessus autant qu’il peut le faire. Qu’on le regarde de haut autant qu’il se plaît à le faire. Qu’on lui tienne tête autant qu’il a besoin de le faire. Il ne demande pas qu’on l’apprécie, ce serait trop de complications pour sa conscience.

Et il lui faut bien quelqu’un à emmerder, pour essuyer sa mauvaise humeur. N’importe qui fait l’affaire, il ne choisit pas, ce n’est qu’une question de timing. Ce type tombe mal, il n’y a rien de plus à déclarer. Il lui faut sa tête de turc, décharger sa frustration d’être envoyé comme une merde pour garder un mur à la con dans un coin qui n’a rien d’enchantant à ses yeux. Il y a aussi cette fatigue qui commence à lui peser, cerner ses yeux de poches gonflées d’une nouvelle nuit loin de son tendre oreiller. La patience lui manque donc grandement, et il le fait savoir, largement. D’ordinaire, il ne se veut pas très bavard, mais lui-même ne sait plus ce qu’il fait, se contentant de satisfaire le serpent sifflant dans ses oreilles, en pleine possession de son instinct. L’autre se calme pourtant, fait silence quelques instants, ne lui renvoyant que l’image d’un gros chien s’acharnant à s’aboyer sur un plus petit, qui courbe pourtant l’échine en signe de soumission, pour se débarrasser de lui. Il est le plus gros, parce qu’il a son rang avec lui. Face à un supérieur, il ferait moins le fier, nettement.

Un nom complet lui est donné, ainsi qu’une obtempération. Fronce les sourcils, alors qu’il se rend compte combien il se fout dans l’inconfort tout seul. Il n’en a cure, de son collègue. Qu’il dorme, qu’il profite de son confort pendant que lui a passé la nuit dehors, à tuer le temps de son mieux. Il l’emmerde autant que la Milice, tout en en étant dépendant. Mais si l’autre semble chercher à le tempérer, ça ne dure pas. Ce regard sur le ton du défi revient, le pique à nouveau, le tente. Il n’en est pas certain, d’avoir envie d’être conciliant. « Et bien on y va alors. » se contente-t-il de déclarer en réponse, n’étant pas le moins de monde intimidé à l’idée de se faire gueuler dessus par un de ces assassins de noir vêtus. Il ne les aime pas, ces types, se satisfait de chaque occasion de confrontation. Il pousse ainsi Milo, puisque tel est son nom, à mettre un pied devant l’autre, à vérifier la qualité de sommeil de l’autre. Pourtant, le discours est vite revu, le poussant à s’arrêter, à écouter, un fond de raison s’éveillant dans son regard noir. Il est fatigué, oui, ce n’est pas nouveau. Il s’est peut-être encore laissé emporter par ses nerfs usés, oui, ce n’est pas impossible.

« À l’hôpital » marmonne-t-il, réfléchissant. Il lui serait facile de le retrouver, il a assez d’informations. Hausse un sourcil, l’observant un instant, avant de se décider. « Ça m’arrangerait bien d’interrompre une sieste. » lâche-t-il. Pourtant, ce ne serait qu’une satisfaction de brève durée. « Mais je crois que ça m’arrange plus de t’escorter plus loin de la muraille. Donc je vais te faire confiance pour ne pas m’avoir raconté de conneries. » Consigne qu’on ne lui a jamais donné, mais qu’il invente, parce que ça l’arrangerait bien de bouger un peu, de s’éloigner de ce poste qu’il n’a pas demandé, lui qui préfère de loin patrouiller. Sans perdre davantage de temps, ne comptant pas se donner l’occasion de changer d’avis, il prend une autre direction, relâche sa pression, l’incite à le suivre d’un mouvement de tête. « Évite à l’avenir de trop traîner dans le coin, il y a plus con que moi. » Bien plus con. Il est inoffensif, comparé à certains. Mais ça, l’autre doit le savoir. Tous n’acceptent pas de se calmer, abusent bien mieux de la protection que leur donne leur uniforme. Il les comprend, Marcus. C’est parfois, et souvent, bien plus simple que de se poser des questions, de tenter de croire en un peu d’honnêteté.

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