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 Undefeated | | x Solveig Eriksson

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Moi Renart

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↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que cela m'est profitable.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 Général / Lvl 9999 pour me foutre dans la merde.
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MessageSujet: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Dim 11 Mar - 18:48


« And in this world of compromise, I hit every curb, every red light, trying to keep both hands on the wheel. »



Undefeated
Solveig x Kenneth

J'avais une autre piste que je n'avais pas encore explorée jusqu'à maintenant. Ma poursuite de la vérité autour de la disparition de Stain continuait et je crois que rien n'aurait pu m'arrêter. Mon obsession était telle qu'il m'était impossible d'imaginer tout simplement mettre le holà sur mes recherches. Alors j'étais face au Little Darlings, observant le bâtiment depuis l'extérieur tout d'abord pour commencer, m'imprégnant de l'ambiance de débauche qui s'en dégageait. Ici avait été aperçu Stain pour la dernière fois. Je n'oubliais pas la dernière mission à laquelle il avait été assigné et pour laquelle nous nous étions battus également. Isak, une sœur qu'il voulait se faire, une mafia, et ce lieu. Peut-être était-ce eux qui le détenait prisonnier quelque part après avoir découvert sa véritable identité. Mais s'il était réellement dans ce bâtiment, je le trouverai sans l'ombre d'un doute. Ils ne pourraient pas me cacher son odeur.

Alors j'avais décidé de me présenter sous mon vrai jour. Kenneth Zaran, un Shadowhunter à la recherche de son collègue disparu. Pas de sous-entendus, pas de mensonges. Une vérité indéniable et mon badge de milicien. J'étais prêt à les prendre au dépourvu et a fouiller toute la bâtisse pour trouver ce salopard de Greyjoy et le ramener moi-même jusqu'à la base, et par les cheveux s'il le fallait. Si je me présentais au Little Darlings en pleine journée, c'était également pour être libre de mes mouvements sans attirer l'attention des clients ni ameuter la plèbe. Si, par nécessité, je me devais d'interroger les habitués du coin, je le ferai d'une manière différente, mais nous n'y étions pas.

Je sonnais puis frappais violemment à la porte, mais n'attendis pas très longtemps avant qu'un homme n'entrouvre la porte, clairement agacé.

« Nous sommes fermés, tu sais pas lire ? Reviens ce soir ! »

Mon pied se cala spontanément contre la porte pour empêcher l'homme de me la refermer au nez, et bien vite mon badge fut devant ses yeux d'abruti. A vrai dire, je n'avais nullement le temps ni le besoin de débattre ou de me montrer poli. Plus vite je fouillerai ce lieu, plus vite j'aurais une chance de trouver Greyjoy vivant – pour pouvoir mieux le tuer ensuite. Mon pied retrouva sa place initiale et ce fut ma main qui poussa la porte sans connaître de résistance cette fois-ci.

« Vous devriez pas avoir un mandat ou quelque chose du genre, vous avez pas le droit de rentrer chez les gens comme ça. »

Bah tiens, appelle la police, dis-je simplement pour toute réponse, l'ironie caressant chacun de mes mots.

L'homme resta silencieux et se mit en quête de me suivre, ou plutôt de surveiller le moindre de mes faits et gestes, alors qu'un autre, qui avait probablement suivi toute la situation à distance, se hâta de disparaître via une porte qui menait je-ne-sais-où. Quelque chose me disait qu'il comptait aller chercher du soutien ou du renfort, aussi inutile soit-il. Mes narines s'activèrent d'elles-mêmes alors que mes yeux commençaient à analyser les lieux, plus par réflexe que par réelle nécessité. Je n'étais jamais venu ici, je découvrais l'espace tout autant que je l'imaginais blindé de drogués et d'alcooliques. J'avais bien fait de venir ici quand tout était calme. Les odeurs n'étaient pas très prononcées, en cohérence avec le côté désert des lieux. Bien plus facile pour moi. Et ce dont j'étais sûr, c'était que Stain n'était pas venu là depuis longtemps. Son odeur était, pour tout dire, totalement absente de l'air environnant. Une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Je n'étais pas sûr de savoir.

Je vais devoir accéder à tous vos locaux, y compris le sous-sol.

« Et pourquoi ça ? Qu'est-ce qu'vous cherchez ? »

Je restais silencieux alors que je me dirigeais vers la porte que le collègue de ma nouvelle sangsue attitrée avait empruntée un peu plus tôt. Avait-il quelque chose à me cacher par là ? La porte s'ouvrit avant que je ne puisse l'atteindre et une jeune femme accompagnée de son sbire – alarme Securitas Direct – apparurent dans mon champ de vision. Je ne m'arrêtais pas pour autant, je les ignorais même, m'apprêtant à les contourner pour accéder à la pièce qu'ils venaient tout juste de quitter.



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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Lun 12 Mar - 16:10



Undefeated
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Tout était trop calme ces derniers temps, que ce soit les habitués, les miliciens, ou même son frère. C’était étrange, pour quelqu’un habitué à vivre sous pression au quotidien, dans la peur d’être arrêté ou tué au moindre débordement. Même les transactions se faisaient sans accroc. Une tempête à l’horizon, c’était ce que cela signifiait. Solveig n’était pas superstitieuse, cependant, elle était particulière effrayée et paranoïaque. Alors oui, ça l’intriguait, ça l’étonnait, ça la foutait sur les nerfs. Pourquoi, du jour au lendemain, tout s’était tu ? Isak avait arrêté d’être recherché, tout le monde payait sa dose sans qu’elle n’en tue un pour l’exemple… Pendant un moment, elle avait pensé à ce fameux résistant masqué, celui qui faisait le tour de tous les écrans. Peut-être que les miliciens et dirigeants étaient concentrés sur celui-ci ? Même si bon, la suédoise trouvait cela étonnant, qu’il leur échappe autant… Elle se contentait de suivre l’histoire de loin, de s’assurer que cela ne se rapproche pas d’elle. Grâce à l’aîné, elle n’avait aucun souci à l’horizon. Isak prenait tout sous son identité, sous son nom, et ses déboires étaient déjà suffisamment connus pour qu’il s’en moque d’une possible exposition. Finalement, le frère était utile, toujours là pour la protéger…

Et tout finit par exploser. Son cerveau n’y était pas préparé, en repos forcé après une nuit à traverser les quartiers Nord de la Nouvelle-Orléans, de fond en comble. Les premiers bruits se caractérisèrent par des coups brusques contre la porte du Little. Sur la pointe des pieds, elle se dirigea vers la fenêtre, repoussa du bout des doigts le rideau miteux qui filtrait la lumière. Un homme s’acharnait contre l’entrée. Il serait rapidement arrêté par les vigiles et gardes du corps… Elle le détailla pourtant, s’attarda sur sa silhouette. Il lui était inconnu, mais même à plusieurs dizaines de mètres, les détails apparaissaient à sa vision de métamorphe. Il était tout de noir vêtu, dans un uniforme qui lui, lui était connu. Shadowhunter. Le regard s’assombrit, et elle finit par se détacher du spectacle. Peut-être qu’aujourd’hui serait la fin de la tranquillité. Avoir le meurtre d’un représentant de l’ordre sur le dos ne serait pas une bonne publicité, mais pour protéger tous ceux de la mafia était plus important que le sang sur ses doigts. Isak lui en voudrait, l’insulterait certainement, s’il apprenait à quel point elle s’était enfoncée dans la violence. Il l’avait toujours refusé, mais si incapable qu’il était de bouger son corps bouffé par les drogues, c’était à elle de gérer.

Elle attrapa une plaquette de chocolat, gracieusement offerte par l’aîné, en grignota un morceau, perdue dans ses pensées. Elle avait estimé le problème « shadowhunter » réglé, connaissant les capacités de ses vigiles. Gros muscles, peu de cerveau, ils obéissaient aux ordres, et bien. De bons petits toutous choisis par le frère, pour l’accompagner, la protéger, la surveiller. Et elle avait plié, comme toujours, avait accepté.

Et il y eut la surprise d’entendre une course dans les escaliers, un souffle court, une odeur de peur qui flottait dans les airs. Le sourcil s’arqua, quand les poings tambourinèrent à la porte. La denrée rare fut déposée sur le comptoir de sa cuisine, le corps se hâte jusqu’à le rectangle de bois tremblant. Elle l’ouvrit à la volée, sourcil haussé, et écouta les quelques mots qu’on lui lançait, paniqué. Un shadowhunter dans les locaux, qui avait l’intention de tout fouiller. Son esprit papillonna sur le sous-sol, sur le réseau au cœur duquel était développé drogues et médicaments. Il ne fallait pas qu’il tombe dessus. Et puis, il y avait son frère à moitié mort dans son appartement. Il n’était pas en état de s’opposer à qui que ce soit. Et Solveig était une petite sœur dévouée, prête à le défendre dès que nécessaire. Alors, elle quitta la pièce, faisant claquer ses voitures sur le parquet irrégulier.

Et elle arriva juste à temps, sortant de la porte à l’instant où l’homme en noir s’approchait. Bon, ce n’est pas pour autant qu’il s’arrêtât, alors, Solveig posa ses doigts sur son torse, l’obligeant à ralentir par sa force, puis se stopper. « Tout doux trésor. » Son regard ambré se heurta à celui bleuté de son adversaire de la journée. Elle était glaciale, avait pris en assurance ces derniers temps. Il y avait peut-être un peu de sa tentative de suicide ultra-violente, qui l’avait obligée à se détacher de ses sentiments, ou de les utiliser pour s’affirmer. Mais tout était surtout lié aux autres femmes qu’elle avait pu rencontrer. Moïra et Marie… Deux caractères forts et inébranlables. Bien plus qu’elle ne le serait jamais. Elle, ce qui la faisait tenir, se battre, c’était Isak. Juste lui. « Je suis Solveig, ravie de vous rencontrer, monsieur… ? » Demande d’identité. Elle n’avait pas vu son badge, et ne le connaissait pas. Ce serait l’occasion d’ajouter un ennemi à la liste de ceux de la Niflheim…

Elle avança d’un pas, se rapprochant du corps de l’autre, cherchant à l’obliger à reculer. Elle n’exprimait aucune peur, contrôlant les battements de son cœur qui se seraient rapidement emballés sinon. Un geste de la main pour empêcher les vigiles de s’approcher ou d’attaquer. Si la jeune femme pouvait éviter qu’un nouveau meurtre salisse le sol du Little… C’était quand même sacrément galère à nettoyer le sang. « Cela faisait quelque temps que nous n’avions pas reçu un shadowhunter parmi nous. Vous auriez dû nous prévenir de votre visite, on vous aurait accueilli un peu mieux que cela. » Sourire carnassier, sous-entendus possibles. Même s’il bossait, cela avait fonctionné avec d’autres, alors, autant essayer aujourd’hui encore. « D’autant plus que venir seul n’est pas la meilleure des idées. » Réalité des faits, sans aucune menace. Mais en agissant comme il le faisait, au sein d’un établissement reconnu comme étant lié à une mafia… Il attirait les ennuis, et l’attention de la Mort, sur lui. Dans tous les cas, si Solveig avait voulu l’éliminer, elle n’aurait pas pris la peine de discuter avant. Elle n’aimait pas perdre son temps.

« Alors, j’aimerai que vous répondiez à la question qui vous a été posée : que cherchez-vous ? Que faites-vous par ici ? »

Et elle attendait une réponse. Sans délai.


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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Mer 14 Mar - 15:20


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Solveig x Kenneth

Si je n'aurais pas arrêté ma course pour cette femme, ce fut ses doigts qui cherchèrent mon torse qui me figea, et je reculais d'un pas pour esquiver son contact, spontanément. Tout doux trésor. Voilà une femme qui utilisait le même langage que moi. Mes pupilles verrouillées sur ses doigts remontèrent jusqu'à ses yeux et je croisais finalement son regard. A qui avais-je l'affaire et en quel honneur croyait-elle pouvoir freiner mon élan, surtout de cette façon ? Ma tête pencha très légèrement sur mon épaule alors que je jaugeais mon nouvel adversaire du moment. Je pouvais lire en elle assurance et froideur. Bien ; il semblait que je sois tombé sur quelqu'un d'un peu plus résistant que les autres. Pas pour longtemps.

Zaran, répondis-je simplement à sa brève et synthétique présentation.

Lorsque la jeune femme s'approcha d'un pas, je ne bougeais pas d'un millimètre, supportant sa proximité. Que cherchait-elle exactement ? Pas impressionné pour un sou, je redressais à peine le menton. Je ressentis une présence animale qui me frappa comme si une lumière trop vive venait de s'allumer sans prévenir. Mes yeux se plissèrent d'eux-mêmes. Je n'arrivais pas encore à identifier le dit-animal, mais le renard au fond de mes entrailles ne fut pas impressionné du tout. Inoffensif bien que de ma taille, ajouta-t-il dans un murmure. Si je pouvais sentir sa part inhumaine, pouvait-elle sentir la mienne ? Nous étions probablement sur un pied d'égalité. Un fin sourire se dessina sur mon visage à cette constatation. Quelle était son histoire ? Quel animal pouvait bien hanter ses nuits de pleine lune ? Je mémorisais son odeur, la couleur de ses yeux, chacun des traits de son visage. Une fois les premières notes prises, ce fut au tour de son odeur. Magnifique et dangereuse, quel dommage. Une association qui n'était jamais bonne pour moi. Je n'étais jamais insensible aux brunettes de ce genre.

Ce fut ses prochaines paroles qui majorèrent mon sourire. J'étais d'une humeur massacrante et j'espérais que cette femme ne me fasse pas perdre mon temps. Si j'étais prêt à la pousser de mon chemin d'un vulgaire mouvement de bras, je lui laissais encore une minute pour le faire d'elle-même sans que je n'ai à me fatiguer.

Et comment m'auriez-vous accueilli exactement ?

Qu'est-ce que les miliciens venaient faire ici, hum ? S'envoyer en l'air ou prendre leurs doses ? Probablement les deux, simultanément. Tout sauf travailler bien évidemment. Bien, jusqu'à preuve du contraire je ne valais pas mieux qu'eux, mais Solveig comprendrait rapidement que je ne mangeais pas de ce pain rassis là. Je n'étais pas quelqu'un qu'il était aisé d'acheter. Je n'étais pas bourré de vices et ce n'était pas dans mes projets de sombrer dans la drogue aujourd'hui, bien que cela aurait presque été tentant. Stain. Je voulais Stain. Rien ni personne d'autre.

Venir seul n'est pas la meilleure des idées. Elle me faisait perdre mon temps et je me demandais désormais si ça n'avait pas été tout le but de la manœuvre. Étaient-ils en train de déplacer Stain pendant que je faisais joujou avec la magnifique brune ? Une diversion féminine ? Soudainement, à cette constatation, mon sourire s'éteignit naturellement. Peut-être avaient-ils prévu de me descendre dans quelques minutes ? Mes oreilles firent spontanément le tour de la bâtisse mais je n'entendis aucun renfort. Du bluff. Uniquement du bluff. Pour le moment.

Je ne recherche ni drogue ni femmes. Vous pouvez garder tout ça pour mes collègues et pour vos débauchés, annonçais-je finalement. Votre petit réseau finira par tomber, ce n'est qu'une question de temps, mais ce ne sera probablement pas de mes mains.

Vérité absolue, honnêteté qui pouvait s'entendre dans ma voix pour qui était observateur et à l'écoute. Je n'avais que faire des mafias de ce genre. A vrai dire, je me foutais d'absolument tout, du côté du gouvernement comme du côté des hors-la-loi. Tout ce que je désirais, c'était qu'ils me laissent tous en paix. Tant que je n'étais pas missionné, j'étais quasi inoffensif. Que cette Solveig se détende, je n'allais pas l'embarquer, sauf si elle souhaitait vraiment que je lui passe les menottes autrement. Mais quel sage, cela n'était pas d'actualité.

Vous ne pourrez rien me cacher, et je pense que vous savez pourquoi, ajoutais-je finalement, partant du principe qu'elle avait ressenti la présence du canidé roux. Maintenant, nous avons deux possibilités qui s'offrent à nous. Soit vous coopérez, vous me faites faire le tour du propriétaire, et ma petite visite ne sera qu'un léger contre-temps dans votre planning de la journée. Soit je le ferai seul. Mais dans tous les cas, joli trésor, je le ferai.

Ton ferme. Aucune négociation possible. Je n'étais pas ouvert à la discussion. Je la contournais lentement avant de me retourner vers elle, à peine.

Votre décision ?

Ma patience était aussi limitée que mon agréabilité. Qu'elle se décide, et vite.



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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Jeu 15 Mar - 13:16



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Il avait reculé, un instant, quand ses doigts avaient cherché à le retenir. Bien. Il était encore assez sain d’esprit pour l’éviter, elle commençait à douter. Elle le détaillait de son regard ambré, cherchait ses failles. Elle hocha légèrement la tête à l’entente du nom, le nota dans un coin de son esprit. Il ne serait jamais oublié, qu’il en soit certain. Toute personne pénétrant sans autorisation dans l’enceinte de l’établissement était par la suite fichée. Et un shadowhunter… Encore plus. Pour savoir qui étaient leurs alliés, et leurs ennemis. Pour le moment, le seul sur la seconde liste était un certain Jenkins, qui avait eu la mauvaise idée de la chercher elle pour faire tomber la mafia, et son frère. Il n’y était parvenu, protégée comme elle l’était. Elle le savait, la métamorphe, qu’elle ne devait sa survie qu’à Niklas et ses pressions. Elle était d’ailleurs étonnée que celui-ci face à elle soit parvenu à passer entre les mailles du filet. Alors, il était soit particulièrement doué… Soit sa mission était personnelle, et personne n’était au courant. D’un côté, Solveig avait envie de pencher vers la première option, le Gouvernement étant friant de ce genre de cas. Et pourtant, l’autre était seul. Et ça lui mettait la puce à l’oreille, ou à l’instinct. Comme si quelque chose clochait.

C’était un combat silencieux, passant par leur regard, qu’ils se livraient. A ce moment-là, elle se disait qu’avoir repris les rennes de la mafia, s’être imposée auprès des videurs et autres gros bras, ne plus être dans l’ombre de son aîné, ça lui servait, et ça n’avait pas été vain. Elle n’osait même pas imaginer ce qui aurait pu se passer s’ils avaient outrepassé un ordre. La faucheuse aurait pris plus d’une vie… « Je vous trouve presque trop naïf. » Y’avait suffisamment de calme dans ses propos, dans son sourire, pour faire grimper la tension d’un cran. Et elle assumait, la suédoise. Tant qu’elle ne faisait aucun geste violent, elle pourrait éviter une escalade trop rapide, elle pourrait contrôler. Néanmoins, elle n’irait pas s’écraser aux pieds d’un représentant du Gouvernement. Pas par conviction personnelle, mais à cause de celle de son frère. Lui voulait rester en dehors du joug de la Prohibition, et il en sera ainsi. Elle ne put s’empêcher de lâcher un léger rire, à l’évocation de la chute de la Niflheim. « Nous sommes au royaume des morts voyons, il y a peu de chances que nous chutions encore plus bas par ici. » Nouveau sourire, et les mots reprirent, dans un murmure : « Dommage que vous ne saviez pas vous amuser. »

Y’avait trop de calme dans son corps, et de peur dans son cœur. Mais la lionne veillait, dans l’ombre du panda. Elle guidait, offrait son instinct. Elle protégeait, gardait. L’apparence avait toujours été quelque chose de merveilleux, pour camoufler la réalité. Surtout lorsque l’on n’était pas seul. Ne pas se départir de son sourire, pour jouer avec les nerfs de l’autre. Il continuait de se comporter en cavalier, mais elle était la reine en ces lieux. Elle était inarrêtable, intraitable, et finirait par le faucher. Il aurait pu fuir, s’il avait eu un peu de jugeotte. Il fallait croire que son nom n’était pas encore parvenu aux oreilles de tous, tout comme son rôle dans la mafia. Plutôt utile, pour manipuler les esprits vengeurs. Elle le laissa parler, évoquer ce qu’elle estimait être l’animal en lui. Les deux propositions ne lui plaisaient guère. Donc, aucune ne serait adoptée, ne lui déplaise à lui. Mouvement effectué, il souhaitait la contourner. Bien. Il se croyait roi désormais. Sauf qu’elle était plus proche de la porte. Alors, elle s’appuya dessus, se tournant pour faire face à Zaran. Et comme il fallait tirer le rectangle pour l’ouvrir… Force contre force, qu’il teste.

« Tututu, on ne vous a jamais appris à ne pas rentrer dans les appartements d’une dame sans son accord ? » Elle avait arrêté de sourire désormais. Ce n’était pas tant qu’il voit les infrastructures qui l’emmerdait. En fait, c’était son frère, à moitié mort, qui devait être protégé. Son frère, et les deux gosses d’Eamon, qui avaient été ramenés entre temps. Alors, représentant de l’autorité ou non, métamorphe ou non, il ne foutrait pas un pied hors de la salle principale. « Si je ne peux rien vous cacher, vous devriez savoir qu’il n’y a personne ici. Pas de bombes, pas d’êtres autres, pas d’armes. » Il s’était lui-même pris au piège dans ses propos. S’il pouvait tout savoir en restant ici, à quoi bon vouloir pénétrer dans les appartements, dans l’arrière de la boutique ? Ca l’étonnait Solveig. Ca l’intriguait aussi. Ca poussait sur sa curiosité, et elle pourrait presque se laisser avoir, si y’avait pas cette conscience, cette petite voix, pour la garder dans le droit chemin. « Soyez un peu sérieux. Vous n’êtes rien ici. Tant que je n’aurais pas une raison valable autre que shadowhunter, vous n'avancerez pas. Mais peut-être que je pourrais revoir ma décision, si vous développez un peu le pourquoi de votre visite. Sinon, vous serez malheureusement obligé de partir. » Intransigeante. S’il s’était attendu à ce qu’elle finisse par le laisser seul… Elle restait à la tête du lieu, et de la mafia. Jamais elle ne plierait. Du moins était-ce l’illusion qu’elle souhaitait donner.

« Et disons que je n’aime pas particulièrement avoir des shadowhunters dans les pattes, trésor… » Comme celui qui avait été infiltré en tant que co-gérant. Elle avait fini par l’apprendre, ou plutôt le comprendre. « Vous êtes experts des stratégies retorses. » Ils avaient essayé. Mais ça n’avait pas fonctionné.


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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Jeu 15 Mar - 23:21


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Naïf. C'était un mot que j'entendais régulièrement pour me définir étrangement et je n'étais pas bien sûr de savoir pourquoi. En quoi avais-je l'air naïf ? A quel moment avais-je eu l'air de gober ses paroles sans les remettre en question ? Mettais-je au moins la bonne définition derrière ce mot ? Je commençais à en douter. J'ouvrirai un dictionnaire à l'occasion. Mais pour le moment, j'avais bien mieux à faire. Allait-elle finir par me laisser passer ou allait-elle m'obliger à utiliser la force ? Son léger rire provoqua le mien, par mimétisme, et aussi parce que la remarque de la belle brune était amusante.

Je me demande maintenant qui est le plus naïf de nous deux.

Si elle se pensait bien en sécurité ici, j'aurais aimé qu'elle comprenne que c'était une illusion. Sa petite mafia était tolérée car nous avions plus gros à attraper et qu'ils n'étaient que des pions. La différence entre elle et moi était que j'étais bien informé que je n'étais rien. Elle, semblait-elle se prendre pour une pièce importante de l'échiquier. Mais elle tomberait en temps et en heure, comme tous ses petits compagnons planqués ici. Savais-je m'amuser ? Oh que oui ; et nous venions tout juste d'aborder le sujet des échecs.

Et finalement, j'avais posé mon ultimatum. Bien évidemment, c'était sans compter sur la résistance de la belle brune. Elle s'appuya contre la porte pour la bloquer de son corps et je me figeais à proximité d'elle. Souhaitait-elle vraiment que je la porte sur mon dos et que je la balance un peu plus loin ? Allons bon.

Ses appartements ? Je fronçais à peine les sourcils. Pouvais-je la croire ? Visiblement, elle avait quelque chose d'important à cacher derrière cette porte. Un amant ? Un client ? Isak ? Ou bien Stain ? Bien. Je n'avais pas besoin de passer la porte pour me concentrer et deviner qui se trouvait à l'arrière, voir si l'odeur m'était familière. J'allais l'identifier sans difficulté. Je pris une grande bouffée d'oxygène et prêta attention aux odeurs qui s’immisçaient dans mes narines. Un homme ; un cœur qui battait un peu trop lentement. Peut-être dormait-il ? Dans tous les cas, je ne connaissais pas cette personne. Mes oreilles m'informèrent de la présence de deux autres coeurs qui, eux, contrairement au premier, battaient un peu trop vite. De stress ou alors était-ce des enfants. Dans tous les cas, aucune odeur que je connaissais ne régnait dans les appartements de la jeune femme. Peut-être uniquement sa famille. L'instinct maternel de protection ? Les femelles étaient connues pour protéger plus sévèrement leur progéniture que les mâles. Cela aurait été une explication parfaitement logique. Et à cette constatation, un fin sourire se dessina sur mon visage.

Vous mentez très mal Solveig. Très très mal, répétais-je avec un peu plus d'insistance.

Je ne pouvais pas être certain que derrière ses appartements ne se trouvait pas un couloir plus profond que mes sens sur-développés ne pouvaient pas atteindre. Alors comment être sûr à part en forçant mon chemin ? Ma réflexion fut interrompue par les nouvelles paroles de la belle brune. Vous n'êtes rien ici. Voilà au moins un point sur lequel nous étions d'accord ; mais cela ne voulait pas dire que je ne continuerais pas mon investigation. A vrai dire, j'aurais tout fait pour retrouver Stain. Tout, tant que cela ne concernait pas Lucrezia. Vendu, pillé, tué, violenté. Solveig ne ferait pas exception et son joli minois ne la sauverait pas de ma colère. J'avais fini de me faire dévorer par le système ; j'avais fini de laisser filer ce que je désirais obtenir et de me taire ou de baisser ma queue rousse entre mes jambes. Si en temps normal j'aurais fait preuve de beaucoup plus de douceur ou de civilité, ici je n'étais plus en mesure de négocier, noyé dans des émotions destructrices. Lui expliquer la raison de ma présence ici pouvait paraître raisonnable ; mais j'étais pris entre deux choix cruciaux. Soit je lui disais la vérité, rien que la vérité, et espérais d'une certaine façon que Stain n'était pas ici, ni que mes mots n'alerteraient les personnes qui le retenaient prisonnier. Cela aurait néanmoins pu, peut-être, me permettre un accès total au bâtiment sans avoir à me battre. Soit je mentais, je créais une excuse de toute pièce là maintenant, mais risquais de ne pas obtenir les faveurs de la belle brune. Le ton de sa voix démontrait une absence totale de concession. Elle ne lâcherait rien, et cela semblait presque surprenant pour le petit animal qu'elle représentait à mes yeux. Le renard s'alerta à cette constatation. Quelque chose clochait peut-être mais quoi ? Je le laissais se pencher sur ce problème.

Solveig avait repris la parole alors que j'étais resté parfaitement silencieux. Encore un trésor et je me demandais sincèrement qui elle était désormais. Cette assurance, cet aplomb ; soit elle jouait la comédie, soit elle était plus importante que je ne le croyais. Stratégies retorses, elle visait juste et un fin sourire se dessina sur mon visage. C'était pourquoi je faisais un excellent Shadowhunter après tout. Un pas en avant, obligeant la belle brune à coller davantage son dos contre la porte qu'elle gardait comme une lionne. Je hochais positivement la tête, un peu plus sûr de savoir à qui je m'adressais désormais. J'aurais dû prendre peur. Un renard ne ferait jamais le poids. Pourtant, autre chose commençait à grandir en moi, et même si je n'étais pas capable de l'identifier, je changeais, petit à petit. Visiblement, j'étais beaucoup plus courageux que je ne le croyais. Ma main se plaqua au dessus de sa tête, contre le bois de la porte qu'elle protégeait tant.

Je n'ai que faire de votre petite famille au dessus de nos têtes. Je recherche Stain. Je sais que vous l'avez connu et je crois savoir qui vous êtes. Une pause dans mon discours, avant de prendre les paris : Eriksson.

J'en étais sûr. Au vu des rapports de Stain, je pouvais être approximativement convaincu que je m'adressais à la maîtresse des lieux. Cet instinct de défense, le fait que l'on se réfère à elle depuis que j'étais arrivé dans la bâtisse. Elle était la petite sœur dont Stain m'avait parlé. La petite fragile de la famille, qui semblait avoir pris un coup de vieux si je comparais le dernier portrait dressé par mon ennemi juré et la personne qui se tenait droite devant moi. Intéressant ; très intéressant.

Ne devrais-je pas être en train de parler à votre frère en ce moment même ? Alors où est-il ? Vous a-t-il envoyé me divertir pendant qu'il s'occupe du cas de mon collègue ?

Cartes sur table. Il était évident qu'ils devaient savoir quelque chose et qu'il avait été découvert. L'honnêteté engendrait l'honnêteté, c'était plutôt inévitable... La plupart du temps néanmoins. S'ils pensaient pouvoir me voler Stain aussi impunément, ils se mettaient les doigts dans les yeux jusqu'à leurs cerveaux d'abrutis. Stain était à moi. Rien qu'à moi. Et je veillerai à ce que ce soit moi qui lui vole son dernier souffle, et non pas de risibles petits drogués de pacotilles.

Qui fait preuve d'une stratégie retorse désormais ? Ajoutais-je simplement avant de parfaitement changer d'attitude.

A ce questionnement, et face à la rage qui prit le contrôle de tout mon être, ma main libre saisit la jeune femme à la gorge avant de resserrer sa prise pour lui couper la respiration, pendant que je libérais mon arme de service. Bien vite, je l'obligeais à plaquer son dos contre mon torse, sans aucune douceur ou bienveillance. Je ne faisais plus preuve d'aucune patience. Cette femme allait faire le tour du propriétaire avec moi, qu'elle le veuille ou non ; ou alors j'allais me contenter de la descendre. Et si elle avait pu être quelque chose aux yeux de Stain d'une manière ou d'une autre et qui ne m'intéressait pas des moindres, elle n'était rien aux miens. Mon arme de service plaquée contre sa tempe, sécurité ôtée, alors que mon bras lui bloquait la gorge pour la maintenir contre moi, je fis un signe de tête aux sbires à proximité afin de leur ordonner de reculer. Elle me servirait non seulement de guide mais en plus de bouclier humain. Qui aurait cru que cette Solveig pourrait m'être utile à ce point hum ?

Maintenant, ma chérie, je ne vous laisse plus le choix. Vous allez me faire bénéficier d'une petite visite gratuite, mais vous avez ma parole en échange. Je ne toucherai à rien ni personne à part votre jolie frimousse, et ceci uniquement si vous m'y obligez, alors soyez rassurée. Calmez la féline qui est en vous et ne perdons pas davantage de temps. Vous m'en avez assez fait perdre comme ça.

Dommage que notre rencontre se passe ainsi. J'aurais préféré que ce soit plus facile. C'était sans compter sur les Eriksson. Mais une seule pensée tournait en boucle dans mon cerveau ramolli par la vengeance : Stain.

Ouvrez la porte, lui ordonnais-je simplement.

Plus vite elle coopérerez, plus vite tout ceci se terminerait. Je savais que je ne puais pas la confiance incarnée, surtout après ce que je venais de lui faire et la façon dont je la menaçais, mais néanmoins, malheureusement pour elle, elle ne pouvait que tenter sa chance et m'accorder le bénéfice du doute. Et, en échange, la partie encore sincère au fond de moi ferait en sorte qu'elle ne le regrette pas ; ou seulement très peu.



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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Ven 16 Mar - 23:13



Undefeated
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Elle s’était dit qu’elle avait la situation en main, qu’elle la contrôlait à la perfection. Pourtant, rien n’était plus faux. Sur le coup, peut-être que oui, la gamine avait quelques coups d’avance cette fois-ci, mais finalement… Ce n’était qu’une illusion, qui pouvait partir en fumée quand le shadowhunter en aurait marre de jouer. Elle avait toujours été naïve Solveig au fond, et le savait parfaitement. C’était sa part enfantine, toujours présente, qui s’accrochaient comme une moule à son piquet. Elle avait bien tenté de s’en décrocher, s’en débarrasser. Mais ça revenait toujours, plus ou moins violemment. Ca l’écoeurait, et elle se sentait faible alors. Avant de se rappeler que si elle l’était vraiment, Isak ne se serait pas embarrassé d’elle. Elle avait beau être sa sœur, il avait beau l’aimer, si elle était inutile, elle crèverait, comme tous les autres qui l’avaient déçu avant elle. C’était un fait. Et même ce fait, et la protection de l’un des membres les plus éminents du Gouvernement si elle s’en sortait, elle restait là, à ses côtés, et elle le protégeait. Elle se battait pour lui, s’écorchait, se détruisait. Et ce, même à un shadowhunter. Même à un être sur-entraîné croisé avec un tueur né.

Il avait gardé le silence trop longtemps. Un instant, elle espéra que sa résistance fut suffisante pour le faire fuir, ou surtout dégager. A l’inspiration qu’il avait prise, il cherchait les odeurs. Elle ne les percevait même plus, elles étaient déjà devenues partie intégrante d’elle-même. Il trouverait celle d’Isak, celle des deux gosses d’Eamon. Les gardes du corps ne pénétraient pas dans les appartements, mais ils surveillaient chaque entrée, chaque fenêtre. Surtout en journée, là où l’autre était le plus vulnérable. Et elle aussi, après une nuit passée dehors à dealer. D’ailleurs, s’il se réveillait… Y’aurait des morts. Dans son camp, et celui de l’ennemi. Le problème avec l’aîné, c’est que malgré la drogue et l’alcool… Il restait doué, contrôlant à merveille ses pouvoirs de sorcier. Et la folie lui faisait faire les pires atrocités… Elle espérait qu’il reste à moitié mort. Ca valait mieux pour sa survie. « Je suis sûre que ça vous attriste tout particulièrement, que je ne sache pas mentir. Ou alors c’est que vous êtes doué pour trouver les réponses de vous-mêmes. » Après tout, elle n’avait dit que la vérité. Il n’y avait rien de dangereux derrière les portes. Juste des corps décharnés, à peine vivants, et des gamins qui se feraient tués qu’ils osaient désobéir. Si triste comme vie…

Elle avait attendu, presque priée pour le voir partir… Mais il campait sur ses positions le petit saligaud. Et ça l’emmerdait Solveig. Ne pouvait-elle pas avoir peur, se plier comme il le désirait ? Ca aurait été plus simple, plus rapide. Néanmoins, il y avait trop de chances qu’Isak soit mis au courant. Et la jeune femme, elle craignait plus le courroux de son frère que celui du shadowhunter, ne lui en déplaise. C’était une guerre de tranchées qui se créait, quand bien même la métamorphe n’avait pas connu la réelle. Un petit souci d’époque, et tout avait été appris à l’arrache en laissant traîner ses oreilles, dans les cafés dans lesquels elle avait été serveuse, ou lors des séances photos qu’elle avait menées. Informations emmagasinées, ressorties aléatoires. Au moins, son manque de culture la faisait apparaître, naïve et mignonne. Tout ce dont elle avait besoin pour échapper aux autorités, et leur faire croire qu’elle n’était qu’une innocente citoyenne. Si innocente qu’elle était à la tête d’une mafia, et avait plus de sang sur les mains que certains de leurs miliciennes. Comme quoi, les apparences et quelques paroles stupides pouvaient suffire à détourner l’attention… Qu’ils étaient cons.

Elle ne réagit pas au rapprochement du corps de Zaran, ni même de son bras au-dessus de sa tête. Elle se contenta de croiser les siens sur sa poitrine, sans le quitter du regard. Elle ne perdrait pas. « Bien joué Sherlock, mais ce n’est pas ma famille. » Hé oui, elle était métamorphe, et donc stérile. Elle avait eu la joie de l’apprendre après son retour dans un corps humain. Etait-il au courant lui ? Ou alors pensait-il qu’elle avait été transformée il y a peu. Y’avait la lionne qui ricanait presque, tout en gardant un œil sur l’autre animal. Le panda lui… Il s’était endormi dans un coin. Non, ce n’était pas très très actif un panda roux… Elle ne tiqua pas à l’énonciation de son nom de famille, trop concentrée sur le nom qu’il avait donné. Stain… Stain… Puis elle se souvint. Fit le lien. « Oh, mais oui. Je me disais que ça me parlait. Logan Silver. Ou plutôt le shadowhunter Stain Greyjoy. » Le ton était devenu glacial. Ca restait quand même en travers de la gorge, d’avoir été manipulée pendant des semaines, des mois.

Et le petit, il voulait parler à l’aîné. Elle ricana un instant, secoua sa tête négativement. Ses cheveux bruns voletaient de chaque côté, alors que sa voix se faisait doucereuse : « Il aurait envoyé d’autres femmes pour vous divertir, vous le savez très bien, votre collègue a dû vous transmettre tout un tas de rapports au sujet de l’établissement. » Solveig était intouchable, et Isak tuait tous ceux qui osaient poser ne serait-ce que le petit doigt sur elle. Elle en avait vu plusieurs se faire éventrer, assassiner pour cette raison. « Mon frère est occupé pour le moment, et je gère l’endroit. Il va falloir vous contenter de moi comme interlocutrice. » Les femmes avaient pris possession des mafias dans la ville… Elle attendit quelques secondes, souriant à la réplique suivante. « Et votre cher ami n’est pas… » La phrase se coupa, souffle stoppé par une poigne puissante autour de sa gorge. Elle s’y attendait. Ne s’y attendait pas. C’était violent. Trop. Y’avait la peur qui s’immisça, l’passé qui refaisait surface. L’étouffement rappela la perte de contrôle d’Isak, le feu mis à l’appartement, les douleurs provoquées par les pouvoirs. Et le suicide.

Elle entendait à peine les mots, l’ouïe bousillée par ce cœur et sa course effrénée. Elle ne contrôlait plus. Et c’était dangereux, bien que l’autre ne s’en rendait pas compte. La dernière fois, de graves blessures avaient été faites. « Si l’ordre est donné, ils tireront sur moi pour vous tuer. » Elle avait perçu le signe pour faire reculer les gorilles, les muscles qui roulaient contre son dos. La suédoise n’aimait pas le bras sur sa gorge, l’arme sur sa tempe. Mais elle n’avait pas peur de mourir. C’était peut-être ce qui sauverait ses secrets ce soir… « Votre parole ne vaut rien. Mais j’espère que votre corps sera suffisamment résistant pour quelques expériences. » C’était des murmures, avec le bras qui entravait sa respiration. Et elle finit par plier l’échine. Ses doigts se posèrent sur la poignée, tremblants, alors qu’elle tentait de contrôler les flashs qui revenaient, les fausses odeurs qui l’embrouillaient.

Le premier lieu qu’ils croiseraient serait son appartement, à quelques pas des anciens de l’aîné. Ceux-là-mêmes qui avaient brûlé. La visite aurait pu parfaitement se dérouler, mais c’était trop dur. Solveig n’avait jamais bien réagi face à la panique, à l’effroi qui se glissait dans ses veines. Et finalement, elle craqua. Trop de souvenirs, alors qu’elle était entravée. Elle ne reconnaissait plus Zaran de son aîné. Sa jambe prit appui sur le mur, si proche dans l’étroit couloir, et elle se déchaîna soudainement. Le corps si mou si fit violence, et les muscles réagirent à la fraction de seconde. Suffisamment pour échapper à la poigne de l’homme. P’t’être que dans son instinct, elle chercha à s’emparer de l’arme. Qu’importait, y’avait les paroles qui s’enchaînaient, presque trop fortes : « Ne me touche pas ! » Le cœur s’était emballé. Un peu plus, et la lionne reprenait le dessus. « Je refuse que tu m’approches… » La folie dans l’fond de l’âme. Respiration lourde, mots se butant les uns aux autres, l’accent refaisant surface. « J’sais pas où il est ton putain de Stain. Il a pris la fuite du jour au lendemain. Il pouvait pas s’en prendre à Isak, alors il a choisi la lâcheté. » Elle en avait rien à foutre de lui ou de Zaran. Ils n’étaient que des putains de connards. Et elle, elle perdait certainement bien. « Tu dois bien le sentir qu’il n’est pas là. A moins que ce ne soit une transformation récente sur toi. Alors pourquoi venir quand même ? Si tu veux me butter, ne te gênes pas. »

Elle était déjà morte après tout. Scarifications courant sur les bras, et parfois les cuisses. Elle s’arrachait la peau, à défaut de pouvoir détruire son âme…


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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Mar 20 Mar - 12:54


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Cette Solveig marquait un point : j'étais très doué pour trouver les réponses par moi-même. Et rien ne pourrait m'arrêter dans mes recherches, à part la mort. Est-ce que cette femme oserait lever la main sur moi ? Ca, j'en étais moins sûr. Sherlock ne me paraissait pas être un surnom aberrant, merci au roux au fond de mes entrailles. Peut-être aurais-je dû le nommer ainsi ? Si en temps normal il aurait fait le beau et se serait pavané, aujourd'hui il était tout particulièrement sérieux. Comme moi. D'accord, ce n'était pas des membres de la famille de Solveig mais cela ne changeait rien. S'ils se trouvaient dans ses appartements, elle devait avoir sa part de responsabilité auprès d'eux d'une manière ou d'une autre, quelle que soit leurs véritables relations.

Bien. Ca y était, la mémoire lui était revenue. Stain Greyjoy. Oui, celui-là même. Je l'écoutais attentivement, ignorais son petit rire condescendant et restais silencieux. Je pouvais sentir la rage s'emparer de moi. Tic toc. Une fois de trop et je perdais patience, l'interrompant dans son élan. J'avais fini par user la force. Elle aurait dû s'y attendre, nous n'avions pas toute l'après-midi.

Les sbires tireraient sur la sœur de leur chef ? Sans aucun doute ; étrangement, j'y croyais. Dans ces mafias, tout ce qui comptait, c'était la drogue et le profit. Les vies humaines, y compris celles des leurs, ne comptaient pas. C'était notamment pourquoi je méprisais tant ce genre de milieux d'hypocrites et de dangereux psychopathes. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais déjà abattu ce bâtiment et brûlé toute la marchandise. Ensuite, je me serais occupé des cas de tous ces dealers qui brisaient des vies pour de l'argent. Mais malheureusement, je n'avais pas ce pouvoir. Qu'ils se méfient néanmoins que le Gouvernement ne finisse pas par sortir l'artillerie lourde sur un coup de tête.

Solveig Eriksson avait raison sur une chose : ma parole ne valait rien ; néanmoins, c'était tout ce qu'il me restait dans ce bas monde, et je m'acharnais au quotidien à conserver cet honneur qui faisait cruellement défaut désormais.

Arrêtez trésor, je tremble de peur, répondis-je calmement à ses murmures qui sonnaient comme des menaces.

J'étais le genre d'hommes à ne pas prendre au sérieux les menaces ; du moins à les ignorer, jusqu'à, effectivement, que je sois dans une merde la plus totale. Jusqu'à maintenant, cette attitude m'avait valu quelques bouffées de chaleur, mais j'avais toujours réussi à m'en sortir. J'espérais que cette fois-ci ne ferait pas exception.

Finalement, Solveig avait fini par ouvrir la porte, contrainte et forcée. Si mes bras n'avaient pas bougé d'un millimètre, mes yeux, eux, vagabondaient, cherchant la moindre information qui aurait pu m'être utile. Bien évidemment, il n'y avait rien. Rien du tout. Tout avait été calme et si j'avais pris soin d'observer autour de moi, j'avais été bien naïf de croire que Solveig resterait tranquille pendant notre petite visite. Bien vite, elle s'agita, et j'eus beau resserrer spontanément ma prise autour d'elle, je n'eus pas d'autre choix que de la relâcher. Je reculais de moi-même alors qu'elle essayait d'atteindre mon arme, et en une fraction de seconde, je la repris en joue, espérant qu'elle s'immobilise d'elle-même et qu'elle ne me saute pas à la gorge dans sa folie passagère. Bon Dieu, cette visite aurait pu se passer à la perfection, si elle n'avait pas péter son câble. Si elle avait fait des efforts pour se contrôler jusqu'à maintenant, il semblait désormais que j'entre-apercevais son vrai visage. Son cœur battait si fort qu'il aurait pu me rendre sourd. Je pouvais deviner les traumatismes sous-jacents, et peut-être n'aurais-je jamais dû poser mes mains sur elle de cette façon. J'avais été le fautif, mais j'essayais d'éviter de penser à ça maintenant. Je gardais la tête haute, mes mains figées sur mon arme de service pointant la belle brune. Il semblait que, parfois, je ne mesurais plus mes gestes et que j'étais un peu trop impulsif. Si cette femme était une civile, probablement aurais-je dû garder mes mains dans mes poches. Mais s'il y avait bien une folie passagère dont il fallait parler, c'était bien de la mienne. J'aurais tout fait pour retrouver Stain, y compris brutaliser cette femme.

Sa panique calma néanmoins ma hargne ainsi que ma détermination à la bousculer davantage pour obtenir ce que je désirais. Un bref instant. Stain avait... fui ?

Le sale petit bâtard, murmurais-je entre mes dents dans une vulgarité agressive.

Étrangement, je croyais cette femme. Où s'était-il donc barré ? Que s'était-il passé nom de Dieu ? Spontanément, j'abaissais mon arme. Pourquoi venir quand même ? C'était vrai, je ne sentais pas sa présence, nulle part dans ce bâtiment. Pour le moment.

J'ai besoin d'être sûr... J'ai juste besoin d'être sûr, répétais-je.

Je ne pouvais pas me permettre de me faire manipuler et passer à côté de quelque chose. Je ne pouvais pas laisser quelqu'un d'autre me voler ma vengeance. J'avais besoin de retrouver Stain. C'était vital, nécessaire pour ma santé mentale. Il suffisait de voir ce que mon désespoir me faisait faire pour comprendre à quel point je devais le retrouver.

Basiquement, je n'avais rien contre cette femme et la tuer ne m'aurait personnellement rien apporté, à part peut-être des ennuis supplémentaires. La sécurité réenclenchée, mon arme de service retrouva sa place, rangée dans son étui.

Depuis combien de temps a-t-il déserté ?

C'était peut-être encore pire que je le croyais. Peut-être avais-je manqué une étape importante entre sa mission au sein de la mafia Niflheim et aujourd'hui. Il aurait alors été évident que je cherchais au mauvais endroit au mauvais moment, mais cela ne me décourageait pas pour autant. Un battement de cœur faiblard et irrégulier me fit à peine tourner la tête dans l'étroit couloir, m'alertant sur un état de santé précaire. Cela n'avait aucun rapport avec la situation actuelle, mais je me devais de dire quelque chose, aussi inutile soit-il, surtout lorsqu'on savait que Solveig était une métamorphe comme moi.

Je ne sais pas qui se trouve à proximité de nous et ce qu'il a, mais il se pourrait que vous ayez besoin de le réanimer très bientôt, lançais-je presque innocemment.

Mes yeux se reposèrent sur Solveig alors que mes mains se calaient dans mes poches. Emprisonner Stain, si elle me mentait, près d'un presque-mort paraissait presque impossible voire totalement incohérent. De plus, j'en étais sûr : il y avait des enfants à proximité.

Je vous le demande poliment, une dernière fois. Puis-je accéder à votre sous-sol ?

Il était évident que Stain n'était pas prisonnier dans l'espace personnel de cette femme ni du mourant et des enfants qui se trouvaient dans le coin. Néanmoins, le sous-sol était un espace isolé, caché du reste. Peut-être que les murs étaient plus épais, peut-être avaient-ils tout prévu pour dissimuler Stain à la perfection. Je ne pouvais pas faire confiance à Solveig, ni la croire sans remettre en question chacune de ses paroles. Alors, j'allais aller au bout de mes recherches. J'étais venu ici pour une raison et j'étais têtu. Tant que je n'aurais pas vu de mes propres yeux, pas identifié les odeurs dans tout le bâtiment, je ne pouvais pas partir. Comme je l'avais dit un peu plus tôt : j'avais besoin d'être sûr.



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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Mer 21 Mar - 11:57



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Elle ne savait pas pourquoi elle avait dérapé ainsi. Ca avait été si soudain, mais elle avait été toujours été ainsi. Tout avait juste été décuplé depuis l’attaque d’Isak. Cœur brisée d’une gamine qui n’avait toujours cherché que l’approbation et le soutien de son aîné, quitte à s’enfermer dans les tourments les plus violents. Chaque pulsation était à même de lui arracher une grimace de douleur, mais la mafieuse était bien incapable de se contrôler. Ca avait complètement échappé à son contrôle, à l’image qu’elle tentait d’offrir au monde. Cependant, contrairement à Moïra, elle était nettement plus instable la suédoise, pas faite dans le même bois. Après tout, ce n’était pas son idée à elle de créer cette foutue mafia, mais celle de son aîné. Homme qui, actuellement, était aussi vivant qu’un zombie. Heureusement que son aura était suffisante à maintenir l’entreprise, à éloigner le Gouvernement. Ou alors était-ce simplement que les charmes offerts par le Little Darlings leur manqueraient trop, si celui-ci venait à être détruire. L’égoïsme de l’être humain dans toute sa splendeur… Tant que le lieu leur servait, leur était utile, il resterait. Et finalement, Solveig faisait en sorte que ce soit le cas. Parce que c’était gage de survie. Et que c’était la direction dans laquelle la poussait son instinct. Toujours le suivre.

Les pupilles dilatées ne relâchaient pas l’arme pointée dans sa direction. Tire. Réclamation d’un esprit brisée, mort à laquelle elle s’était enchaînée, que jamais elle n’avait franchi. Zaran aurait pu la donner, et peut-être qu’elle aurait dû l’y forcer. En attaquant, en le poussant à bout. Ca pourrait être si simple. Et puis, il n’aurait pas survécu longtemps à son geste, aurait payé pour avoir levé la main sur elle, l’avoir poussé à un ultime face-à-face avec la Faucheuse. Isak l’aurait tué. Il aurait viré fou aussi, se ferait perdu. C’était peut-être cette pensée, celle d’abandonner un aîné, de le mener au suicide, qui l’empêcha de bouger, alors que toute une partie de son être réclamait le contraire. Ses doigts tremblaient, alors, elle les cacha en croisant les bras. Comme si c’était suffisant. Aussi lisible qu’un livre ouvert, voilà ce qu’elle devait être, quand les émotions la submergeaient. Notamment la peur. Parce qu’elle était effrayée actuellement. Pas tant contre le shadowhunter en lui-même, mais contre la violence et le souvenir qu’il véhiculait. A cet instant, elle voyait autant l’aîné déformé par un besoin de se faire pardonner qu’un inconnu en recherche de réponses. Et l’impact de la violence s’en retrouvait décuplée. Parce que c’était son frère. Parce qu’il avait déjà tenté de la tuer alors qu’il avait juré qu’il la protègerait…

Elle aurait pu rire, à la remarque de Kenneth et son insulte envers son collègue. Elle aurait pu comprendre que le shadowhunter n’était pas là pour retrouver Stain sur ordre du Gouvernement, mais que c’était plus… Personnel. Néanmoins, elle percevait les émotions, sentiments qui émanaient du métamorphe. Y’avait un besoin irrépressible de s’en prendre à l’autre, qui jouait sur son jugement. Et p’t’être que ce fut ce qui poussa Solveig à changer. Sans forcément se calmer, mais à offrir ce qu’il voulait. Quelques secondes dans le sous-sol, pour s’assurer que son cher ami n’était pas là. Même si la gamine avait eu envie de le tuer ce Logan, ce foutu menteur. Après, p’t’être qu’Isak lui avait réglé son compte. La suédoise ne savait jamais trop où était son frère, quand il s’barrait. Il ne le lui disait jamais. Il refusait de la mêler aux meurtres et à la violence, sans savoir que désormais, elle avait du sang sur les mains. Parce qu’il fallait bien gérer les clients mécontents, les concurrents un peu trop coriaces, ou les quelques êtres assez fous pour essayer de la tuer. Alors, elle avait appris la gamine. A planter un poignard en plein cœur, à égorger, à arracher une tête ou un membre avec sa mâchoire puissante.

« Besoin d’être sûr de quoi ? T’es représentant du Gouvernement, comme ton collègue. Il devrait être avec toi, dans votre foutu QG. On ne tue pas ici, même les connards dans votre genre. » L’arme s’était baissée, mais elle continua d’être sur ses gardes, presqu’effrayée. Elle avait vu de quoi il était capable, à quelle rapidité il pouvait sortir son arme, avec quelle facilité il avait imposé sa force. La suédoise s’était fait avoir une fois, mais il n’y en aurait pas de deuxième. S’adapter, pour survivre. Elle était passée maîtresse de ce domaine, ces derniers mois. « T’as pas l’air de l’apprécier. Pourquoi venir le chercher jusqu’ici alors ? » L’hypocrisie, elle était plus présente au sein de ce Gouvernement que dans le milieu mafieux. Parce que dans le second, on savait dans quoi on s’embarquait. On savait qu’il n’y aurait pas de sentiments entre les membres, les sous-fifres. Enfin, Solveig avait toujours eu un rapport différent de ce point de vue-là. Son instinct de protectrice la poussait plus facilement à aider ceux qui s’écroulaient au sein de la Niflheim que les tuer. C’était ce qu’elle avait fait avec Margarethe, en camouflant le meurtre d’un notable de la Nouvelle-Orléans, et en organisant un transfert vers la Némésis. C’était ça, la lionne s’occupant de ses petits…

« Quelques semaines je dirai. J’pensais que sa mission s’était tout simplement terminée, ou qu’il commençait à craindre pour sa couverture. J’me suis pas trop posée de questions, tant qu’on était débarrassé de lui. » Ils l’avaient su quelque temps avant son départ, de ce qu’il était réellement. Parce qu’une gueule détruite à l’acide, ce n’était pas commun. Et un mec comme ça, ça pouvait cacher des choses. Des secrets. Des problèmes. Alors ils avaient creusé, envoyé leurs sous-fifres extraire des informations. Jusqu’à trouver ce que ce fouteur de merde était réellement. Rien n’avait été dévoilé. Et il avait fini par disparaître. Solveig estimait qu’il avait pris la fuite. Et c’était peut-être ce qu’il y avait de mieux à dire. Elle se tendit à la remarque concernant l’être en détresse, réagit à la seconde suivante. « Ne t’inquiète pas, il va se réveiller. Faudra que tu sois parti avant en revanche. » Face à elle, Zaran avait une chance de s’en sortir. Face à son frère… D’ailleurs, en y pensant, il y aurait des morts quand il apprendra la venue d’un shadowhunter. Quelques gorilles se feraient exterminés, pour l’avoir laissé pénétrer en ces lieux, mais surtout pour lui avoir permis de toucher à sa sœur. C’était toujours la même chose. Même si cette fois-là, la gamine avait peur qu’il s’en prenne à elle aussi.

Nouvelle demande, à laquelle elle rechignerait quand même à accéder. S’il n’y avait pas eu des bruits de course au-dessus de leur tête, peut-être qu’elle aurait été une nouvelle fois à l’affrontement. Cependant, elle ne pouvait pas risquer la vie d’enfants dans ses manigances. Elle avait encore trop de cœur pour cela. Il en fallait bien un, entre le frère et la sœur… « A une condition. Ton arme ne vient pas avec toi. » Et elle serait inflexible sur cela. Déjà, elle n’avait pas envie de la récupérer une seconde fois contre la tempe. Et ensuite, avec les produits chimiques utilisés… La moindre étincelle pourrait être fatale. Alors, s’il veut garder son arme à feu, il n’entrera pas au sous-sol. « Je ne pense pas qu’elle te soit vraiment utile, tu dois avoir l’entraînement pour me contrôler même sans elle. » Et s’il refusait… Soit, il n’aurait qu’à partir. Elle priait juste pour qu’Isak ne se réveille pas entre temps. « Alors ? »

Il n’avait qu’à le faire, pour que la porte s’ouvre à lui…


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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Jeu 29 Mar - 14:16


« And in this world of compromise, I hit every curb, every red light, trying to keep both hands on the wheel. »



Undefeated
Solveig x Kenneth

On ne tue pas ici, un bref mouvement de menton plus tard, je laissais passer cette remarque aussi idiote que l'existence même de ce lieu. Peut-être ne tuaient-ils pas précisément ici, mais très sûrement tuaient-ils plus que les autres. Néanmoins, j'avais lâché prise. Mon impulsivité ne m'avait jamais vraiment rendu service, mais ici, cela avait eu le don de calmer Solveig dans son élan. En apparence en tout cas. Cela ne pardonnait pas mon geste et mes doigts autour de sa gorge, mais je ne comptais pas m'excuser. Dealer avec douceur avec ce genre de personnages n'était pas toujours la meilleure stratégie de toute façon. Mais je peinais toujours davantage à me pardonner lorsque mes pulsions me poussaient à agresser une femme, aussi dangereuse soit-elle.

Sans arme entre nous désormais, j'écoutais attentivement les mots de Solveig. Mais y répondre ? J'en étais moins sûr. Pourquoi venir chercher Stain jusqu'ici si je n'avais pas l'air de l'apprécier ? Parce que c'était exactement tout l'inverse justement. Je restais silencieux, peu enclin à informer Solveig de mes véritables intentions, tout simplement parce que cela ne la concernait pas, ni de près, ni de loin. Ce que je ressentais resterait pour moi. La seule chose qu'elle pouvait faire pour moi désormais, c'était me montrer le sous-sol de ce lieu de malheur. On dit souvent qu'entre la haine et l'amour il n'y a qu'un pas, mais en réalité, ces deux sentiments n'étaient réunis que par une seule caractéristique : l'obsession. Néanmoins, je notais que mes mauvais sentiments pour Greyjoy pouvaient être remarqués par un inconnu. Pas surprenant que notre relation ait empiré avant sa disparition. Je peinais de plus en plus à masquer mes véritables émotions et à jouer la comédie. Je m'étais essoufflé ces derniers temps. Finalement, j'avais exactement eu ce que je méritais.

J'avais conduit mon entretien avec la parfaite coopération de Solveig. Finalement, mettre les points sur les i avait été utile. J'avais cependant bien noté qu'elle était passé au tutoiement, et ceci de manière parfaitement naturelle ; et parce qu'elle répondait à mes questions, je la laissais prendre ses aises dans notre communication. J'appris alors que Stain avait déserté le Little Darlings depuis quelques semaines, et même si c'était imprécis, cela ne semblait pas correspondre à sa véritable et récente disparition. Difficile à dire néanmoins. Peut-être ne nous étions-nous pas rendus compte tout de suite de sa disparition étant donné qu'il était censé être infiltré et discret. Solveig semblait pourtant sincère. Mais les femmes mentaient bien. Je ne pouvais pas prendre pour argent comptant tout ce qu'elle me disait. Je me contentais de hocher positivement la tête, ne commentant aucun de ses propos.

Faudra que tu sois parti avant en revanche. Quelqu'un de plus agressif que Solveig ? Parlions-nous de son frère ? Qui pouvait bien régner plus sévèrement sur ce lieu que la belle brune mis à part lui ? Mes yeux se posèrent sur le mur qui abritait le chef du Little Darlings, comme si je pouvais voir à travers, et d'une certaine manière je le pouvais. J'aurais pu en finir en une fraction de seconde. Une balle dans la tête quand il était dans l'impossibilité de se défendre ni même de ressentir quoi que ce soit. S'il allait se réveiller comme le disait si bien Solveig, alors il ne pouvait qu'être complètement défoncé. Le pire pour un mafieux était de tomber dans sa propre merde ; comme si le propriétaire d'un bar pouvait être alcoolique. J'hésitais un bref instant. Assommer Solveig sans un bruit, et m'occuper du gérant Eriksson. Mes yeux se reposèrent sur la belle brune, impassible. Dix secondes de silence, à peine, pour réfléchir à appliquer un plan bancal et lâche qui s'était formé dans mon esprit plus rapidement encore. Je soupirais silencieusement.

Bien, lançais-je finalement, abandonnant mon idée aussi brutalement qu'elle avait popé dans mon esprit.

Ce n'était pas dans mon protocole d'agir avec autant de lâcheté et de tromperie, et ceci même si j'étais un renard. Mais j'espérais ne pas le regretter. Ma priorité, actuellement, était de m'assurer que Stain ne se trouvait pas dans les locaux du Little Darlings, pas de faire le ménage dans les réseaux criminels de la Nouvelle-Orléans, et encore moins sans ordres de mes supérieurs. Ne jamais perdre de vue son objectif premier. C'était comme ça qu'on foirait une mission. Exactement comme ça et pas autrement.

J'avais alors recentré cet échange sur le sous-sol que je souhaitais explorer. Et je ne comptais pas partir sans y avoir jeté un coup d'oeil. Solveig dût le ressentir car, finalement, elle consentait à m'autoriser l'accès, mais à une condition bien précise. Bien, nous négocions maintenant, et cela montrait une collaboration efficace. Pas sûr néanmoins qu'elle ne retournerait pas sa veste au moment opportun. La méfiance faisait autant partie de moi que ma capacité à négocier, c'était pourquoi il était difficile de me surprendre. Toujours garder à l'esprit les possibilités et calculer tous les paramètres.

Rien ne me disait que la belle brune ne me tendait pas un vulgaire piège dans le sous-sol. Si les activités illégales s'y passaient, et si Stain était réellement prisonnier là-bas, alors le lieu devait être bien gardé. Sans arme, je tomberais à la merci des mafieux et je serais bien vite à genoux. Néanmoins, en y réfléchissant davantage, ce n'était pas mon arme de service qui me sauverait d'un tel guet-apens. Si je me devais de faire un pas confiant dans sa direction pour prouver ma bonne foi, je risquais tout de même ma vie. Mais que pouvais-je bien faire d'autre ? Et comme si elle lisait dans mes pensées, Solveig ajoutait un argument imparable : j'étais formé à me défendre, même sans arme à feu. Mais je perdais un sacré avantage sur une personne détenant un flingue en face de moi, c'était une évidence. Me mettre en difficulté n'était pas forcément mon truc, même si cela semblait m'arriver régulièrement, mais le deal semblait clair. Et non négociable. Alors ? Je la dévisageais, peut-être un peu trop intensément l'espace d'un instant, notant qu'une femme comme elle pourrait aisément me tenir par les couilles si je me laissais aller. Mais voilà, je n'étais pas disponible et rejoindre une telle mafia ne faisait pas partie de mon programme personnel ni de mes projets. Je pouvais néanmoins comprendre pourquoi Stain avait cherché à l'amadouer d'une manière ou d'une autre. Un rire m'échappa brusquement. Bref. Sincère aussi. Comme si j'avais abaissé un mur sans prévenir. Je dégainais une nouvelle fois mon arme sans jamais la pointer en direction de la jeune femme. Je retirais le chargeur, plus par réflexe qu'autre chose, et tendis pacifiquement les deux parties de mon arme de service à la belle brune, un sourire verrouillé sur mes lèvres.

Autre chose trésor ? Si vous voulez me fouiller, ne vous gênez surtout pas.

Mais je ne comptais pas me séparer de mes lames dissimulées dans mon costume de clown noir. Amusé d'accord, c'était drôle, mais il ne fallait pas trop en demander non plus.

Je fais un pas en guise de bonne foi. J'avançais spontanément dans sa direction, comme pour imager mes bonnes intentions. J'espère que tu en feras de même et que tu tiendras tes engagements, la tutoyais-je à mon tour.

Et si elle essayait de me doubler ? Et bien... Je m'adapterais à ce moment là. Après tout, c'était mon truc, l'adaptabilité.

En route, s'il te plaît, lançais-je en piqûre de rappel alors que je tendais le bras pour l'encourager à bouger, me penchant à peine comme un gentleman.

Je n'avais pas toute la journée et honnêtement, même si la compagnie de Solveig devenait de moins en moins désagréable, je n'avais vraiment pas de temps à perdre. Plus vite je sortirais d'ici, mieux je me porterais. Si Stain n'était pas ici, je pourrais continuer mes recherches ; et en réalité, une partie de moi était persuadée que cet enfoiré ne se trouvait pas dans ce bâtiment. Mais confiance sans contrôle était synonyme de connerie. Et je ne pouvais pas me permettre d'être plus con que je ne l'avais été jusqu'à maintenant.



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MessageSujet: Re: Undefeated | | x Solveig Eriksson    Mer 16 Mai - 3:27



Undefeated
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Elle attendait, avec cette patience développée au fil des années. Déjà, elle avait vécu enfermée dans un corps qui n’était pas le sien, un petit panda roux parfaitement mignon et inoffensif. Puis y’avait eu New-York, la Nouvelle-Orléans. Son frère et les barreaux imposés autour de son appartement. Qu’ils soient métaphoriques ou non, ils existaient aux yeux de la métamorphe. Et en aucun cas, elle ne pouvait les franchir. Alors, gentiment, elle avait attendu, assise sur un canapé, à fixer une porte qui tremblait mais ne s’ouvrait jamais. Solveig, elle avait toujours été dans cette prison dorée, si proche de toute cette violence, tout ce sang qui dégoulinait, et pourtant protégée. L’innocence toujours présente, bien qu’à demi-voilée. L’innocence sacrifiée, pour continuer une vie de princesse, d’opulence. C’était ce qu’Isak voulait lui offrir, depuis leur enfance. Elle devait faire preuve de patience à l’époque, c’était ce qui lui répétait. Et aujourd’hui, cette même patience était mise à l’épreuve d’un silence trop lourd, trop tendu. Zaran voulait une vengeance, un homme. Solveig voulait qu’il lui foute la paix, et dégage. Lui avait l’avantage de l’autorité dans les rues de la ville, elle au Little Darlings. Ils jouaient à un jeu dangereux. Cependant, à celui de l’influence, la femme l’emporterait haut-la-main.

Elle ne savait pas pourquoi ses pensées divaguaient ainsi. Alors, son regard se reporta avec plus d’attention sur la silhouette du milicien. Il ne lui fallait pas oublier qu’elle n’avait plus forcément l’appui de Niklas désormais, vu son silence radio des dernières semaines. Peut-être que même elle s’était détachée, petit à petit. A force de consacrer son temps à la Niflheim et Isak, elle avait fini par tirer plus ou moins un trait sur cet amant et sa stabilité. Après tout, jamais elle ne pourrait abandonner sa première maison… Surtout avec les deux gamins qu’elle avait sur les bras maintenant. Parce qu’Eamon s’était barré. Il avait disparu. Et en fait, il n’avait pas intérêt à revenir, parce que Solveig n’aurait aucune hésitation à l’éviscérer et lui faire bouffer ses foutues entrailles. D’ailleurs, faudra qu’elle dépêche quelques gorilles à sa suite. S’ils le trouvaient rapidement, peut-être que la punition serait plus douce…

Lueur sauvage dans ses iris à cette pensée. Bien sûr que non. On ne se jouait pas des engagements pris. Il avait abandonné des enfants, qui eux avaient confiance en lui. Il avait trahi un lien de parenté si important… Pour elle qui n’avait jamais connu son père, elle lui en voulait pour eux, même si elle n’était en rien liée à eux.

Chaque inspiration brisait le silence qui s’était installé. A cet instant, Solveig crevait d’envie de lire les pensées de l’autre. A l’odeur, elle ne percevait pas de dangers imminents, de coups de sang à prévoir. Tout était trop calme, alors, elle restait sur ses gardes. La lionne était désormais éveillée, prête à défendre son trésor coûte que coûte. Que ce soit son frère, la mafia. Peut-être qu’il la sous-estimait, ce Zaran. Certainement en fait. Elle était tant restée dans l’ombre que personne ne la pensait capable de faire quoi que ce soit. Cela offrait de la liberté de mouvement, à défaut de lui permettre de tout gérer d’une main de maître… Bon, en réalité, elle se débrouillait bien. Sans Joseph, personne ne remettait ses ordres en question. Fallait bien un peu de résistance pour mettre du piment…

Un mot, et un nouveau silence. Elle attendait toujours la mafieuse. Sans un geste, sans une parole. Droite comme un piquet, dans ses bottes. Le rire l’étonna, lui fit arquer un sourcil. Il était sincère, elle pouvait le deviner. Mais elle, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas ri, ou même souri. Fallait abandonner le positif pour diriger une mafia. Et elle, elle s’était anesthésiée le cœur à grands renforts de meurtres. C’était plus simple. Tellement plus simple.

Deux morceaux d’armes dans sa direction, et une phrase qui aurait pu la faire soupirer en d’autres circonstances. Pourtant, elle se contenta d’une réponse synthétique, un sourire copié au sien sur son visage : « Non, je vais m’en passer pour ce soir. Je sais que tu ne portes rien en argent de toute manière, et ton point faible reste facilement atteignable. » Hé oui, il était métamorphe aussi. Du coup, leur faiblesse principale n’en était plus une. Et une blessure faite avec une arme humaine ne la dérangeait pas, ses bras en étant l’exemple-même. Donc, les autres lames qu’il pouvait posséder ne l’intéressaient clairement pas. Après, le reste, c’était peut-être de la frime. Mais si elle arrivait à enfoncer son genou dans ses parties intimes avec sa force… Il restait un homme. Et elle avait cru comprendre que c’était tout sauf agréable…

Les doigts récupérèrent les deux objets, les soupesèrent. C’était de bonne facture, comme attendu d’une arme du gouvernement. Solveig ne sera pas forcément capable de s’en sortir, mais les balles seront toujours utiles… Elle releva les yeux, sourit à nouveau, sans joie. « Je ne fais pas partie de ceux qui remettent leurs paroles en question. » C’était ce qui la différenciait de son frère. Elle avait encore l’honnêteté et l’honneur en son cœur. « Contrairement à certains, aussi menteurs que lâches. » Les membres du gouvernement étaient visés oui, mais surtout Stain. Ah, il avait menti si longtemps. Et avait fui. Même pas foutu de se battre. Elle était plutôt contente finalement, que son frère ait demandé l’ordre de lui cramer le visage à l’acide à un de ses gorilles en prison. Le karma en avance…. « Oui, bien sûr. » Pourtant, elle attendit une seconde de plus. Elle ne pouvait pas s’embarrasser du canon de l’arme, seul le chargeur ayant un intérêt à ses yeux… Usant de sa force, le métal se plia sous sa poigne. Inutilisable désormais. Et elle l’envoya valser à l’autre bout du couloir d’un mouvement de bras. Le chargeur glissa dans la ceinture de son jean dans la foulée. « Maintenant nous pouvons y aller. »

Quelques pas pour arriver jusqu’à la porte, et sa main droite se glissa sous son chemisier, pour arracher la petite clef accrochée à son pendentif. Peu la possédaient. A vrai dire, depuis le départ de Mackenzie, à part Solveig, il n’y avait plus personne… Elle tourna dans la serrure et la porte s’ouvrir, dévoilant un escalier particulièrement sombre pour un humain, absolument pas pour les nyctalopes qu’ils étaient. Nouveaux bruits de course, et elle se glissa la première sur les marches. Au moins, il ne pourrait pas dire qu’elle veuille l’enfermer en-dessous tout seul. « Tu penseras à refermer derrière toi. » En réalité, elle était prévue pour se refermer d’elle-même. Et la clef était nécessaire pour la rouvrir aussi. Oui, c’était quand même bien foutu et protégé. Et puis bon, c’était aussi pour éviter qu’il y ait des soucis si un feu venait à prendre ou si un produit chimique se répandait. C’était dangereux, comme activité…

Ils arrivèrent dans la cave. Si Solveig s’était habituée aux diverses odeurs, le mélange pouvait être écœurant pour un non-initié, encore plus si la personne a des sens plus développés que la moyenne. Enfin, il survivra, elle n’en doutait pas. Ses doigts trouvèrent la lumière, de quoi éclairer un peu plus cette enfilade de pièces plongées dans le noir. « Et voilà. Tu as le droit de te promener si tu veux, mais tu n’y trouveras personne. Tu pourras juste repartir avec un peu de drogue si t’en as envie. » Tant qu’il y était hein… Solveig n’aimait pas savoir qu’un milicien était entré jusqu’ici, mais elle n’avait guère le choix. Et s’il lui prendrait l’envie de parler, le chantage serait une bonne option… « Tu ne serais pas venu jusque-là pour le sauver, non ? » Le provoquer oui. Chercher une réponse à sa venue surtout. Mais tout n’était qu’une hypothèse, se basant sur le fait que le gouvernement n’enverrait pas un homme pour sauver l’un des siens. Parce que les miliciens n’étaient que des pièces remplaçables sur un échiquier déjà tâché de sang…



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