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 Remember me || Persephone

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Remember me || Persephone   Dim 18 Mar - 22:29

Remember me
Le problème des activités illégales, c’est qu’elles avaient tendance à très vite vous projeter dans un univers de clichés à vous rouler par terre de rire. Là tout de suite, Itzal ne savait pas s’il se sentait comme dans un film noir des années cinquante ou dans une série télé plus récente, et un poil plus neuneu, aussi. Le soir, la nuit, l’humidité ambiante, le coin absolument mal famé, et bien sûr, la notoire usine abandonnée, théâtre et témoin quasi quotidienne de trucs pas catholiques. C’était comme les cours de tennis dans le temps, il fallait limite réserver les lieux pour y mener ses petites affaires. Il faut dire que les autorités ne s’intéressaient pas à cet endroit, un fait ultra connu de tout le monde sauf desdites autorités, a priori. Itzal y voyait plus l’incapacité quasi mystique du gouvernement à prêter attention aux petites choses. Il préférait courir après des chimères telles que la communauté hors les murs ou les bars clandestins, pendant que ladite communauté et tout un tas d’autres groupuscules trafiquaient allègrement sous leur nez. Ce soir, c’était livraison de sang. Itzal se doutait que la quantité devait être lilliputienne. Ce n’était pas comme avec l’alcool où les armes, que les divers fournisseurs semblaient produire eux-mêmes par l’opération du Saint-Esprit, tel Jésus multipliant les pains. Non, le sang était une denrée rare, comme l’eau claire ou l’essence. Cela le rendait plus facile à transporter, plus facile à faire entrer dans les murs de la ville. Plus facile à voler, aussi. Itzal, ce soir, était mandaté par la Némésis. Ce sang n’était pas le leur, du moins pour le moment.

Cela faisait une heure déjà qu’il faisait le pied de grue dehors. Il avait fait le tour du bâtiment plusieurs fois, avait repéré plusieurs entrées et sorties en cas de besoin, avait regardé plusieurs personnes y entrer et d’autres en sortir. C’était pire qu’un moulin, et pas de règle tacite, bien sûr. Juste la bonne vieille loi du plus fort, ce qui en l’occurrence lui convenait très bien. Même si cela voulait dire que les choses tourneraient forcément mal et qu’il faudrait probablement improviser.  Il leva les yeux vers le ciel, et voyant arriver un gros paquet de nuages vers la lune trop brillante, sortit son arme et vérifia qu’elle était chargée et que le cran de sûreté était ôté. Dès que la lumière déclina, il plongea dans les ombres et entra d’un pas leste dans l’entrepôt. Il pouvait entendre des éclats de voix, des types qui se fichaient visiblement d’être entendus, ou qui ne se doutaient pas une seconde qu’ils s’apprêtaient à être dérangés… Dans un cas comme dans l’autre, ça faisait d’eux des idiots. Itzal déboula dans une grande salle désaffectée remplie de débris, de pièces d’industrie en tout genre, de machines cassées et de conteneurs en métal. Le Vénézuélien s’approcha en douceur, et repéra trois types en train de papoter. L’un d’eux tenait un sac à dos contre lui, les deux autres s’agitaient, négociaient apparemment. Peut-être que la transaction se passait mal et qu’Itzal n’avait qu’à attendre…

Finalement, il vit le sac à dos changer de mains, du sang contre autre chose, de petit, des médicaments peut-être – certainement pas de l’argent, en tout cas, pas en si petite quantité. Il fallait qu’il agisse, ou bien le sang lui passerait sous le nez. Laissant le fournisseur de côté, comptant sur le fait que, ayant été payé, il ne se sentirait pas concerné par ce qui allait suivre, Itzal se déplaça de manière à couper la route aux deux autres. Plaqué contre un conteneur, il les laissa le dépasser, puis sauta sur le type au sac à dos. Dans sa tête, il le mettrait KO en deux coups de poing, mais le bonhomme se défendit bien plus que ce à quoi il s’attendait. Une fois qu’il l’eut enfin mis à terre, il se redressa, persuadé que son acolyte l’attendait, une arme à la main. Au lieu de quoi, Itzal vit qu’il était au sol également. Et qu’au-dessus de lui se tenait une silhouette fine et familière, même dans la pénombre. Le sac à dos était par terre, entre eux. « Mais qu’est-ce que tu fous là, toi ? » C’était sorti tout seul, dans la violence du moment. Le choc de la revoir après tout ce temps, surtout compte tenu de la nature de leur dernière rencontre. Une vague de rage l’envahit, l’envie de lui tomber dessus et de la massacrer, qui retomba aussi soudainement qu’elle était venue. Tout ça n’avait aucun sens. Tout ce qui comptait, c’était le sang. Parce qu’il n’y avait pas d’autre raison à sa présence ici, à elle, Persephone. Enfin, et d’un troisième type, qu’Itzal avait pour l’heure complètement oublié.

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Ven 23 Mar - 21:49


Itzal&Perséphone
 





Il y avait un poil de chat sur la lame de mon couteau. Je le savais, j’en étais sure, je l’avais vu très clairement une fraction de seconde, mais sur la fine surface lisse de mon arme, il semblait jouer à disparaître à son bon vouloir et il m’était juste impossible de le retrouver. C’était étrange pourtant : je n’avais pas de chat. Surtout pas de chat blanc. Et je ne me souvenais pas en avoir éventré un les derniers temps... Tournant la lame entre mes doigts, je tentais de faire réfléchir la lumière des lampadaires sur la surface de façon à ce que ma cible laisse une ombre distincte.
Mais bientôt mes pas me firent laisser loin derrière moi la lumière de la ville, entrant dans une pénombre à l’opacité presque palpable, je rangeai la lame dans son fourreau en me promettant qu’à mon retour je finirais pas trouver ce foutu poil de chat. 
J’avais hésité un instant, à avorter ma mission pour le reconcentrer sur le vrai ennemi qui devait maintenant rire de moi, bien au chaud collé contre ma cuisse. Mais rentrer bredouille était loin d’être dans mes habitudes. J’étais un excellent soldat, puisque dans un sens, je ne travaillais que pour moi. Dans un sens, on ne travaillait tous que pour soit. Que ce soit pour une satisfaction pécuniaire ou moins vénale... 
Ce soir, c’était du sang qui m’intéressait. Une chose d’ailleurs devenue presque plus courante que les trafics d’alcool ou d’organes par les temps qui courraient. Peu de détails m’avaient été donnés, seulement le lieu et l’heure du rendez vous. J’avais donc décidé de m’en tenir au plan élaboré de l’improvisation et de compter sur mon calme et ma grandeur d’esprit pour m’inspirer sur le moment venu.

L’usine désaffectée de la nouvelle Orléans ne m’était pas totalement inconnue : j’avais récupéré le foie de quelqu’un ici un jour... Je mis cependant un peu plus de temps qu’il n’aurait dû m’en falloir pour me refaire à l’endroit à cause du manque évident de lumière. Je leur aurait installé des éclairages dignes d’un sapin de noël si j’avais eu le temps. Mais une silhouette qu'il me sembla reconnaitre se faufilant avec un naturel parfait par l'entrée principale m’apprit que j’avais encore moins de temps que ce que je pensais. 

-   Eh zut ! 

Je sifflai, cachée derrière un amas de gravas, après avoir vu ce qui m’avait tout l’air d’être un Itzal gagner la base même de mon point de rencontre. Il n’y avait pas de doute : il ne venait pas pour acheter une baguette bien cuite. Qu’à cela ne tienne, prenant une inspiration et après quelques regards circulaires (gauche, droite et de nouveau gauche, comme pour traverser la route), je me lançai vers le bâtiment en faisant attention à rester dans l’ombre – si vraiment ombre il y avait - des choses abandonnées qui décoraient lugubrement le parterre du parvis de l’usine. Prenant une entrée latérale donc je connaissais l’issue, je me glissai dans des couloirs vides dans lesquels se répercutaient des éclats de voix.
Passant à côté d’une salle, je repérai [ insérez quelque trucs illégaux divers et variés de votre choix ] et passai mon chemin. Enfin, j’arrivai à une ouverture d’où je repérai ce qui ressemblait fortement à une transaction. Peut être que je me trompais de livraison à intercepter mais pour en être certaine, il allait falloir que je leur vole leur pactole. Les manigances se passaient un peu plus à droite à une dizaines de mètres de là où je me trouvais. Main sur le manche de mon arme, je lançai un regard sur le reste de la pièce sans repérer d’autres rebelles éventuellement postés dans le cas où quelque chose se passerait mal, ni Itzal. Peut être était il quand même allé acheter sa baguette, finalement. 

Le marché fini par être conclu, une fois la marchandise échangée, j’étais quasiment certaine que le petit groupuscule allait passer devant moi et j’aurais l’avantage de l’étroitesse du couloir pour pouvoir les neutraliser les uns après les autres...  Le sac fut troqué contre de l’argent après vérification de son contenu et tandis que les hommes s’éloignaient et que je restai postée derrière mon embrasure de porte à attendre mon heure, je vis soudain celui qui était effectivement Itzal, apparaître devant les deux dealers ayant récupéré le sac avec l’évidente intention de ne pas leur faire causette. L’histoire était assez claire : je doutais qu’il soit venu ici juste pour taper du bonhomme alors qu’il pouvait très bien le faire au Bones. Et je doutais encore plus qu’il ait choisit ces deux personnes en tout particulier par pur hasard. Alors peut être que j’étais un peu parano, mais quelque chose me disait qu’il voulait le sang. C’était ballot : moi aussi. 
J’aurais pu laisser Itzal faire le sale boulot tout seul et venir récupérer le pactole après coup, à vrai dire, il semblait se débrouiller... mais mon couteau au poil de chat me démangeait depuis un petit moment déjà et me tenir tranquille n’avait jamais vraiment été mon fort.
Sortant de la cachette dans le dos du malfrat qui se demandait sûrement de quelle manière judicieuse attaquer le brun, il ne le fut pas difficile de m’approcher doucement pour lui enfoncer un couteau à travers le dos, juste entre les côtés. La chance de la scientifique qui connait l’anatomie humaine... 
L’homme s’effondra dans un fracas très peu discret et j’eus le temps de repartir à la chasse du poil de chat le temps que le voleur d’énergie ait fini sa part du travail. 

 « Mais qu’est-ce que tu fous là, toi ? »

Je relevai la tête vers Itzal, arquant un sourcil face à la virulence de sa remarque. Je venais quand même de lui faire la moitié du boulot ! 

-    Mais de rien, je fais ça tous les jours.

Sauver des vies en en finissant d’autres, tout ça tout ça... une vraie héroïne. Dit avec un faux air de princesse attendant qu’on lui cire les pompes. 

-    Je suis venue faire du shopping et toi ? 

La désinvolture et un sourire au visage alors que je me penchai rapidement pour essuyer le sang de ma lame sur le blouson du type à mes pieds. Se faisant, je remarquai qu’il s’était cassé le nez dans sa chute... dans son atterrissage plutôt... ça avait du être douloureux... s’il avait encore senti quelque chose. 

-    Ceci dit on pourrait peut être dégager d’ici, l’autre à l’air d’avoir prit la poudre d’escampette mais ce n’est pas dit que nos amis ici présents n’aient pas de la famille dans le coin qui attend leur retour... 

Je me redressai, sans même toucher au sac que j’aurais aisément pu attraper en me penchant un peu. Faisant même comme si je ne l’avais pas vu. Quoi ? Mais de quel sac parlez vous ? 


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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Sam 31 Mar - 16:14

Remember me
Ce n’était pas qu’Itzal n’aurait pas cru Persephone capable de tuer quelqu’un. En fait, il était bien placé pour savoir que ça ne lui posait probablement aucun problème, de sorte qu’il n’était pas vraiment étonné par le cadavre qui gisait désormais à ses pieds. En revanche, il l’aurait plus vu trucider ses victimes à la chaîne au fond de son laboratoire, en testant il ne savait quel produit de son cru ou en leur ôtant leurs organes un à un pour voir dans quel ordre il fallait les enlever pour faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Il ne s’attendait pas vraiment à lui tomber dessus ici, dans cet endroit précis, et dans ce cadre précis. C’était un peu bas de gamme, comme endroit, et comme job aussi. Il doutait qu’elle fasse ça tous les jours, en revanche, il voulait bien croire que ce n’était pas une première, pour elle. En toute honnêteté, Itzal n’avait plus revu Persephone depuis leur dernière entrevue dans son laboratoire. Un matin, au lieu de l’emmener la voir elle, les gardes l’avaient emmené directement devant une parodie de tribunal, et ainsi était repartie sa vie. S’ils s’étaient souvent croisés lorsque tous deux travaillaient pour le gouvernement, cette petite relation professionnelle et amicale, quoiqu’un peu tordue, s’était achevée plutôt brutalement quand Itzal s’était mordre par un zombie et attrapé par la milice avant d’être jeté entre les pattes curieuses de la scientifique. Un vrai fantôme du passé, donc, mais heureusement, on pouvait compter sur elle pour tout de suite ramener l’ancienne ambiance dans la place.

En tout cas, elle n’avait pas l’air d’être surprise. Il ne savait pas si elle savait qu’il était en vie, si elle avait été tenue au courant du destin de son cobaye numéro allez-savoir. Probablement que personne n’en avait rien à faire et elle en premier lieu. Quoiqu’il en soit, elle ne semblait pas stupéfaite de le voir. En même temps, lui était totalement à sa place, ici, contrairement à elle. « Du shopping, hein ? » Eh bien pour le sang, on dira qu’il y avait rupture de stock. Itzal n’avait pas vraiment l’intention de partager. Le sang en lui-même, il s’en foutait, mais il tenait à faire le job, question de réputation – et aussi d’amitié, tout simplement. Il avait d’excellentes relations avec Moïra. « Qu’est-ce qui se passe, ça ne rapporte pas assez, les expériences scientifiques illégales ? Ou bien tu t’es fait virer et t’as changé de boulot ? » Travailler à plein temps pour la mafia, il n’y avait pas mieux pour s’assurer un avenir financièrement – revanche, les conditions de travail n’étaient pas top, l’espérance de vie chutait drastiquement, et il ne fallait pas être trop regardant sur le travail et s’asseoir bien fort sur ses valeurs si on en avait – c’était plus pratique de n’avoir aucune conscience. De ce point de vue-là il ne s’inquiétait pas trop pour Persephone. De toute façon, les « gens biens », ça n’existait plus, par les temps qui couraient. Cette engeance-là était toujours la première à mourir, quand l’humanité se prenait une petite apocalypse sur le coin de la gueule. « T’en fais pas, je comptais pas m’attarder. Toi, tu peux bien faire ce qui te chante. » Il se baissa pour ramasser le sac contenant le sang, en profita pour faire les poches des types qu’ils avaient mis à terre. Des faux papiers, un peu d’argent, deux couteaux. Il empocha les couteaux et laissa le reste.

Il entendait bien repartir par là où il était venu, mais il ne savait toujours pas ce que Persephone faisait là et il se doutait bien que sa présence n’était pas due au hasard. Il allait bien falloir qu’ils règlent cette situation, mais là où il tombait d’accord avec elle, c’était qu’il ne fallait pas qu’ils traînent ici. Il désigna le type qu’elle avait joyeusement massacré. « Merci pour ça, au fait. » Il faillit dire qu’il lui en devait une, mais il savait exactement ce qu’elle lui demanderait direct en guise de paiement. Et de toute façon, à ses yeux, c’était plutôt l’inverse. Son dû, elle l’avait pris des mois plus tôt dans son laboratoire de l’enfer, directement sur sa personne à lui. C’était lui qui se repayait, aujourd’hui. « En tout cas c’était un plaisir de te revoir, tout ça tout ça, embrasse ta femme et adieu ! » Il fit trois pas – au moins ! – avant que des voix étouffées retentissent de l’autre côté de la porte par laquelle il était arrivé. Il pivota sur ses talons en roulant des yeux. Voilà ce que ça donnait, de se la jouer nostalgie et retrouvailles. Il jeta un regard éloquent à Persephone. Il allait falloir qu’ils se barrent pas une autre route, tout simplement.

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Lun 2 Avr - 22:35

[quote="Persephone D. Wilson"]

Itzal&Perséphone





Quelle satanée situation ! Heureusement qu'il m'arrivait d'avoir quelques missions sans aucun contre temps. Bon, il y avait toujours quelques cibles qui se débattaient plus que d'autres, mais tomber face à un des hommes que j'avais torturé, ce n'était pas vraiment la meilleures des aubaines. Enfin bon, il n'avait pas l'air si fâché que ça. Je ne lui avais sûrement pas fait si mal...

« Du shopping, hein ? »

J'hochai la tête pendant un moment, les yeux dans le vide, parfaitement certaine de ce que je lui racontais.

- Ouaip...

Un sac de sang sous un bras, c'était la même classe qu'à une époque ça l'était de se balader avec un grand sachet de chez Chanel pendu à la main... Bon évidemment, des chaussures à talons avaient moins de pouvoir que ce raviveur de capacités magiques... Quoi qu'on sous-estimait sûrement trop souvent les effets d'une belle tenue...

« Qu’est-ce qui se passe, ça ne rapporte pas assez, les expériences scientifiques illégales ? Ou bien tu t’es fait virer et t’as changé de boulot ? »

J'haussai les épaules avant de passer mes mains au dessus de ma tête pour m'étirer.

- Je milite pour la diversification. Je mange à tous les râteliers si tu veux... bref je suis une opportuniste. Mais enfin, c'est pas l'homme qui se fait de l'argent des deux côtés de la loi qui va me faire la morale non ?

En réalité, il aurait pu me faire la morale. Après tout, si j'avais bien compris, son travail pour le Gouvernement n'était pas vraiment des plus volontaires... Mais tout de même.

« T’en fais pas, je comptais pas m’attarder. Toi, tu peux bien faire ce qui te chante. »

Oh, c'était dommage, on commençait enfin à parler vraiment ! Je l'aimais bien moi, Itzal. Un peu un caractère de grizzly, mais j'étais persuadée qu'il faisait un très bon ami. L'ennui était que de toute manière, même les gens que je n'avais jamais torturé n'étaient pas mes amis... Alors bon...
Lorsque le brun se pencha pour ramasser le sac et les affaires de l'homme, je fis un pas en avant, pas menaçant, pas agressif, juste pour le suivre.

« Merci pour ça, au fait. »

Il montra l'homme que je venais de neutraliser avec toute ma splendeur. J'agitai la main, modeste.

- Oh, c'est rien, ça me fait plaisir !

Ce qui n'était pas totalement faux. En réalité j'aimais beaucoup le travail d'équipe. J'étais souvent seule, j'étais extrêmement douée seule, mais je faisais des duos formidables. Que ce soit avec Winny en Enfer ou à l'époque où Kenneth ne me haïssait pas au point de certainement vouloir ma tête au bout d'une pique, j'avais excellé dans l'art de l'efficacité et de la bonne entente... Quelle chienne de vie qui séparait les gens ainsi... Bon. J'avais peut-être aidé dans certains cas... Mais si peu.

« En tout cas c’était un plaisir de te revoir, tout ça tout ça, embrasse ta femme et adieu ! »

J'ouvris grand les yeux à la manière d'un hibou dérangé en pleine sieste. Ma femme ?

- Alors oui... Justement...

Non, pas justement concernant ma femme.
Le brun commençait à s'éloigner, moi à ses trousses, quand il se figea au bruits de pas – nombreux – qui se firent soudain entendre à l'autre bout de la pièce.
Calculant mentalement le temps qu'il me restait pour baratiner mon nouveau collègue avant que les gus ne débouchent sur la grande salle, je m'avançais vers lui pour le tirer un peu par le bras vers l'arrière d'une machine qui nous laisserait quelques secondes de répit providentiel.

- Bon coco, écoute ça.

L'ayant lâché dès l'endroit de retraire atteint – je n'avais pas envie de me faire bouffer une main – je plantai maintenant mes yeux dans les siens pour témoigner de l'urgence du moment et de mon sérieux – ce qui n'était pas habituel – je pris une grande inspiration avant de continuer.

- Y a l'air d'avoir du monde qui vient, moi je connais les sorties de secours et toi, t'as un truc qui m’intéresse.

Clair, net, précis, ne me remerciez pas c'est gratuit.
Enfin non, plus le coup, ça ne l'état pas.

- Alors soit t'as une arme secrète qui mec K.O. dix bonhommes en même temps sans te faire voler ta poche de sang, soit on fait un deal là maintenant, et je t'aide à sortir d'ici vivant.

Je penchai ma tête sur le côté, à la manière d'un chiot intrigué. A me demander s'il allait céder à ma proposition ou si j'allais devoir l'aider à allonger une dizaine d'hommes certainement armés avant de m'attaquer à lui. Il allait définitivement que je révise mes formules de grimoire pour les prochains temps...

- Ce sang, je le veux.

J'indiquai au passage le sac qu'il tenait encore, au cas où ça n'était pas assez clair.

- Mais évidemment, tu vas pas tout vouloir me donner, alors on va discuter pendant vingt ans, je vais avancer que je t'ai aidé, tu vas avancé que t'étais là en premier. Et si on ne se fait pas tuer par les autres parce qu'on a parlé trop longtemps, on va vouloir s'entre tuer. Moi j'ai des pouvoirs, toi t'as tes machins maléfiques et va y avoir un mort de plus, sinon deux si on fait bien les choses, et on aura rien gagné. Alors disons cinquante/cinquante tout de suite. OK ?

Le fait que j'étais sérieuse avait beau ressortir difficilement du ton de ma voix, il devait passer dans mes yeux. L'homme devait avoir à peser le pour ou le contre. Risquer d'affronter une petite armée dont il ne savait rien, ou partir avec moi. L'équation n'était pas compliquée, surtout s'il pensait pouvoir me berner une fois tiré d'affaires. J'osais tout de même avoir le faible espoir qu'il savait être un homme de parole même avec une femme ambivalente – je pesais mes mots – comme moi.

- Décides toi vite. Ils arrivent...

L'espoir fait vivre.


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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Jeu 12 Avr - 19:47

Remember me

Avait-elle changé ? Difficile à dire, évidemment, dans ces circonstances. Déjà, il s’était posé la question du fond de sa labo, pendant qu’elle se la jouait Edward aux mains d’argent et qu’il se disait qu’elle n’avait plus rien à voir avec le canon qu’il croisait dans les couloirs et avec qui il avait des échanges un peu cinglés mais somme toute assez marrants. Et aujourd’hui, quand il la regardait, il n’arrivait pas à voir la cinglée du labo d’il y a quelques mois. Mais peut-être qu’elle n’avait pas changé du tout, du début à la fin, peut-être juste qu’elle avait caché son jeu, sûrement, même. Qu’elle n’avait pas été honnête, et qui l’était, quand il s’agissait de sa personnalité, de toute façon ? Et peut-être aussi que c’était lui qui avait changé, même s’il n’en avait pas l’impression. Au fond, ce n’était qu’une question de situation. Acte un, ils étaient tous les deux employés du gouvernement, se foutaient tous les deux d’être des suppôts de Satan et mentaient tous les deux plus ou moins ouvertement sur ce qu’ils étaient et ce qu’ils faisaient en dehors du boulot. Acte deux, elle était le bourreau et il était la victime… de son point de vue à lui, du moins. Son masque était tombé, il n’avait plus rien à cacher, et elle, probablement plus le choix, ou du moins avait-elle dû allier l’intérêt et le désagréable. Acte trois… Itzal et Persephone dans un entrepôt abandonné, un sac de sang entre eux, des criminels aux trousses. Qui étaient-ils, désormais ? Pour elle, il n’en savait foutrement rien, et en ce qui le concernait, lui, tout était clair. « Je ne dois plus rien à loi, moi, je suis un criminel à plein temps. J’en déduis que ce n’est pas ton cas. » N’avait-elle pas toujours louvoyé en eaux troubles, après tout ?

Il n’était pas certain de s’en sortir avec une pirouette et effectivement, il l’entendit le suivre aussitôt qu’il commença à se tirer, même s’ils ne purent aller bien loin. Ils n’étaient pas seuls. Ils auraient tout le temps plus tard de se disputer pour le sang, puisque c’était ce qui se profilait à l’horizon. Il se laissa entraîner à l’abri d’un conteneur et écouta sagement le deal que lui proposait Perse. Il crut bien qu’elle allait lui faire un plan à l’envers, du genre l’aider à sortir contre le sang, point barre, et s’apprêtait à avancer que sinon, il avait son propre plan, la planter là et la laisser faire diversion pendant qu’il s’en allait tranquillou. Mais finalement, elle se montra raisonnable, tellement raisonnable qu’il ne la crut pas une seconde capable d’en rester là, un sage partage à cinquante-cinquante. C’est donc avec l’hypocrisie la plus totale qu’il répondit : « Okay, ça marche, on se barre et on partage. » Cela dit, il n’était pas contre l’idée. Même s’il avait totalement confiance en lui pour avoir le dessus sur elle en cas de bagarre, sans même connaître la nature exacte de ses pouvoirs. Mais il n’avait pas envie d’en arriver là, tout simplement. Bizarre, comme le temps apaisait certaines haines et en conservait d’autres intactes, comme le feu sous la cendre. En revanche, le temps ne l’avait pas rendu débile et il était loin de faire confiance à Persephone. D’ailleurs, elle non plus ne devait pas lui faire confiance. Mais ils n’avaient pas vraiment le choix. Il passa la sangle du sac à dos sur son épaule pour sortir son arme de son holster. « Je te suis, je couvre tes arrières. » En ça, elle pouvait lui faire confiance. Il était bon à ce genre de trucs, et en plus, ça lui plaisait. Sans compter que c’étaient aussi ses arrières à lui qu’il couvrirait.

Il la laissa ouvrir la route, tous les sens aux aguets et même plus, ses dons de voleur d’énergie s’avérant bien utile dans ce genre de situation. Il identifia six pas différents, dont deux plus lourds que les quatre autres. Il capta également quelques mots, et renifla avant de souffler : « Des machins maléfiques, franchement… C’est tout ce que tu as réussi à apprendre malgré tout ce temps que j’ai passé dans ton labo ? Tu parles d’une scientifique… » Il était presque vexé. « Six types, dont deux armoires à glace. Ils se sont séparés pour fouiller l’entrepôt. » Les fameux groupes de un. Vu qu’ils étaient deux, eux, cela tournait à leur avantage.

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Sam 28 Avr - 18:06



Itzal&Perséphone
 





Méchante n’était pas le première mot avec lequel je me serais décrite. Égoïste, certainement, centrée sur moi même et mes nombreux intérêts. La méchanceté n’était souvent qu’un dommage collatéral. Je prenais certes du plaisir à ce que je faisais, disséquer pour la science, voler pour continuer à exister... mais je n’étais pas cruelle... Ou bien peut être que je l’étais totalement ! Haha qui savait ? 

« Je ne dois plus rien à loi, moi, je suis un criminel à plein temps. J’en déduis que ce n’est pas ton cas. »

Et lui alors ? Qui était il ? Je sondais Itzal la tête un peu penchée sur le côté ? Comme si j’en avais quelque chose à faire du bon ou du mauvais. Mais quand même, j’avais envie de me poser la question - parce que pourquoi pas ? De mon côté il avait toujours eu l’air d’un homme bon. De ce qu’on qualifiait d’homme bon histoire de mettre des gens dans des cases. Mais n’étions nous tous pas des opportunistes ? Des égocentriques qui œuvraient tous ardemment pour leur propre bonheur... Il y avait seulement des personnes qui avaient la chance d’être rendus heureux par le bonheur des autres - mais ce n’était pas de leur ressort. On ne choisissait pas ce qui faisait notre bonheur. Alors à qui la faute ? Qui décidait de nos aspirations ou de nos envies ? Le destin ? Le hasard ? L’éducation ? Au pire on s’en fout ? 

- Ah, tu as posé ta démission ? 

Ignorant sa remarque me concernant. À vrai dire, j’étais plus concernée par le fait que je n’allais plus pouvoir croiser le bel homme sur mon lieu de travail. C’était bien dommage, c’était toujours agréable de rencontrer quelques sympathiques personnages entre ses murs sombres et dégoulinants de vices. 
Quoi qu’il en soit, que nous soyons ou non de bons hors la loi, il me fallait maintenant négocier. Un marché simple, que je m’attendais à devoir défendre bec et ongles à la vitesse de l’éclair... Mais qu’Itzal accepta presque immédiatement et il ne fit aucun effort pour cacher l’hypocrisie dans le ton de sa voix. Oh. Zut. Le niveau que j’imaginais déjà bas de sa confiance en moi devait être pire encore que ce que je pensais ! En plus j’avais déjà préparer tout un discours sur les dangers de la bataille et les bienfaits de la fuite... Bon, au moins avait il accepté. Mais il allait définitivement falloir que j’arrête d’essayer de me trouver des alliés dans les personnes que j’avais torturées... 

« Je te suis, je couvre tes arrières. »

Un petit grognement exprimant ma concession s’échappa d’entre mes lèvres. 

- Mouais. Fais ça bien. 

Qui ressemblait plus à « n’essaie même pas d’en profiter pour t’échapper : j’ai des yeux dans le dos ». Maintenant que c’était fait, il fallait partir. Jetant un dernier regard à la poche de sang et à Itzal en général pour jauger de son intention ou non de réellement me suivre, je finis par tourner les talons pour m’en retourner par là d’où j’étais venue.
Filant dans le couloir, je n’avais pas besoin de regarder en arrière pour entendre les pas de mon compagnon de coup fourré, mais je lançai tout de même à quelques reprises des coups d’œil au dessus de mon épaule car j’avais tendance à croire qu’on n’était jamais assez prudents. 

 « Des machins maléfiques, franchement… C’est tout ce que tu as réussi à apprendre malgré tout ce temps que j’ai passé dans ton labo ? Tu parles d’une scientifique… »

Me retournant vers le brun plus franchement cette fois, sans arrêter mon pas rapide et non sans avoir jeté un regard loin derrière nous pour m’assurer que nous n’étions pas encore poursuivit de trop près, je finis par lui servir un air faux, tangent entre la supériorité et la vexation. 

- Liberté d’expression.

Ca faisait depuis bien longtemps qu'on utilisait de toute façon cette chose à tort et à travers pour justifier tout et n'importe quoi, non ? Alors comme je profitais de tout ce qui était profitable, j'estimais en avoir le droit également.

- Tu veux quand même pas que je te parles à chaque fois avec un dictionnaire médical, si ? 

Et quand l’idée me traversa soudain, mon expression se changea en malice. 

- Ou alors peut être qu’il faut que tu reviennes dans mon laboratoire pour que je puisse apprendre de nouveaux termes ? 

Je souris, ravie de ma petite illumination. Oh quoi ? Il n’allait quand même pas me tenir rigueur pour avoir fait mon travail ? Ce n’était pas non plus comme si je l’avais privé d’une jambe ou d’un de ses sens. Bon, je lui avais peut être laissé quelques traces psychologiques. Mais son corps était toujours entier et s’il avait une famille, des amis, un chien - à ma connaissance en tout cas - je n’y avais pas touché ! 

 « Six types, dont deux armoires à glace. Ils se sont séparés pour fouiller l’entrepôt. » 

Passant devant plusieurs portes closes, j’accélérai le pas sans plus un regard vers mon coéquipier qui me faisait un petite démonstration sur son ouïe aiguisée. En réalité, j’étais plutôt admirative de sa capacité. Mais je n’aurais certainement pas fait l’échange au vue des autres choses qui allaient avec cette extraordinaire écoute...

- Merci Superman. Je te déconseille de regarder à travers les murs par contre, il y a des choses pas très propres qui se passent par ici. 

Persephone, sois sérieuse deux minutes, il en va de ta mission ! 
Un instant, je relevai ma main à mes lèvres pour mordre légèrement dans mon index afin de me remettre dans le droit chemin.

- Ils sont encore loin ? 

Nous aurions pu courir mais dans ce genre d’endroit, attirer l’attention était la dernière des choses que nous souhaitions faire. Je préférais rester aux aguets, avancer doucement pour être la plus vigilante possible... Comme quoi, il arrivait tout de même que des éclairs de prudence me traversent ! De toute façon nous y serions bientôt et...
Me figeant soudain, j’eus le réflexe de tendre une main en arrière pour intimer à mon collègue de se coller contre le mur. Des coups de feu venaient de résonner à moins d'une centaine de mètres de là, sur la droite. Qui savait s'ils nous étaient seulement destinés ? Mais si nous nous prenions une balle, qu'elle soit pour nous ou non ne ferait pas beaucoup de différence dans les conséquences.

- Zut. Ca venait de la direction qu'on devait prendre...

Foncer dans la bataille ou risque de rencontrer nos assaillants. Le choix était fait.

- On a pas le choix, préviens moi si tu entends quelque chose, Clark Kent.

Avant de prendre le chemin de gauche qui je l'espérais, finirait tout de même par nous mener tout aussi rapidement vers notre salvation et la suite de notre marché...

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Mar 8 Mai - 14:15

Remember me

Si elle voulait appeler ça « démission », c’était son choix de mot. Pour Itzal, le jour où le gouvernement pour lequel il travaillait s’était retourné contre lui pour un détail aussi minuscule qu’une contamination par un zombie, il était devenu clair pour les deux partis que le Vénézuélien ne devait plus rien à ses anciens patrons. Il sortait tuer des zombies parce qu’il n’avait pas le choix mais il ne s’agissait pas d’un échange de bons procédés, il n’était pas payé, n’était pas officiellement un bon travailleurs corporate et puisqu’il était tombé plus bas que terre, ne risquait plus grand-chose à mener des activités illicites. Après tout, qu’est-ce que le gouvernement pouvait faire de plus contre lui ? Le foutre en prison ? Il avait déjà fait de multiples séjours dans les cachots du tribunal, et après ? Le condamner à mort ? Comme s’ils pouvaient se passer d’esclaves corvéables à merci comme lui, qu’on envoyait au casse-pipe dehors pour protéger l’armée régulière qui restait assise sur son cul, à présent. Non, vraiment, traité comme un chien, Itzal n’en pensait pas moins qu’il avait de la valeur pour eux, et il se permettait tous les écarts. Et peut-être que jusqu’à présent, il avait eu de la chance. Ou peut-être que quelqu’un le protégeait encore, là-bas dans les bureaux du gouvernement – il avait bien sa petite idée, mais pas question d’aller trouver son frère pour lui poser la question. Quoiqu’il en soit, le terme « démission » était largement galvaudé et cela ne fit que le faire sourire méchamment. En tout cas, ce n’était pas le cas de Perséphone, apparemment, qui évitait soigneusement le sujet. Ben tiens.

En attendant, ils étaient là, comme deux idiots, à tenter de sauver leur peau parce que soyons honnête, Itzal n’avait pas l’intention de rendre l’âme à cause d’une poche de sang, aussi précieuse soit la cargaison. Des deux, c’était elle la plus cinglée, et elle qui en aurait été capable. Pour l’heure, point de stress, cela dit, vu qu’ils étaient là, à évoquer le bon vieux temps… Il la gratifia d’un regard entendu. « T’aimerais ça, hein ? Mais les expériences de scientifiques fous, c’est fini pour moi, merci, et c’est un peu ta faute. » Oui, hein, après tout elle lui en avait fait baver. Malgré tout ils étaient là tous les deux, unis dans la lose, à essayer de se barrer d’ici. Itzal avait l’impression désormais que quoi qu’elle fasse, Persephone ne réussirait jamais à se faire complètement détester par lui, comme s’il gardait en lui une faiblesse pour elle, depuis le premier jour, la première rencontre et la première conversation stupide qu’ils avaient pu avoir. « Je suis sûr que tu as tous les jours l’occasion de récupérer des pauvres types comme moi chopés par les chiens de garde du gouvernement. » Il eut une petite pensée pour tous ses frères et sœurs voleurs d’énergie qui se faisaient arrêter et emmener dans les entrailles du Colosseum en sachant très bien ce qui les attendait : un choix entre l’esclavage ou la mort. Et, dans un cas comme dans l’autre, probablement, un petit séjour tout frais payé dans les laboratoires des dinguos comme Persephone.

Mais pas le temps de broder sur le sujet, l’ennemi se rapprochait. Itzal en compta six, et jusqu’à ce qu’ils se séparent comme des neuneus, ça en faisait quatre de trop, mais à présent, ils avaient leur chance. Il ricana à la remarque de Persephone. « Oh, tu t’inquiète pour moi ? C’est trop mignon. » Ils auraient pu jouer à ça toute la nuit, cela dit. Il se plaqua contre le mur à sa demande. Les coups de feu étaient tout proches, mais quel idiot tirait ainsi à l’aveuglette ? À moins bien sûr que plusieurs bandes étaient impliquées, que l’info sur le sang ait largement circulé et que tout le monde voulait sa part. Ça allait vite se transformer en Battle Royale, cette histoire. Il gloussa dans le dos de Persephone, murmura : « Alors ça fait de toi mon Jimmy ou ma Loïs Lane, dis-moi ? », avant de se fondre dans les ombres comme un caméléon, parce que deux précautions valaient mieux qu’une. Il la suivait en silence, et capta assez rapidement des pas dans leur dos. Deux types les suivaient, ou plutôt, vu leur démarche balourde, empruntaient le même chemin sans se rendre compte que devant eux se trouvaient ceux qui présentement possédaient le sang. « Attends une seconde. » Il sortit son arme, se retourna et attendit patiemment que les deux débiles apparaissent. Avant de le voir, lui, par illusion d’optique, leur œil serait attiré par Persephone. Il leva son pistolet et, alors qu’ils se figeaient en se rendant compte qu’ils n’étaient pas seul, tira deux fois, une balle pour chacun. Ils s’effondrèrent sans un bruit. Le flingue, en revanche, en fit, du bruit. Mais ce n’était pas comme si des coups de feu n’avaient pas déjà retenti une minute plus tôt. De toute façon, l’endroit allait bientôt se transformer en Ok Corral, alors peu importait. « Tu vois, on n’a jamais eu l’occasion de se montrer nos vrais visages, mais je suis sûr que ce soir on va enfin faire vraiment connaissance. » Les deux types s’étaient effondrés sans un cri, en avant toute, donc. De toute façon, Itzal mentait un peu. En ce qui le concernait, lui, il savait qu’il n’avait jamais été aussi vulnérable que ce jour où il s’était retrouvé attaché à une table dans le laboratoire de Persephone. Sa vie n’avait jamais été aussi merdique qu’à ce moment-là, où il avait tout perdu, où plus rien n’avait d’importance et où il était sûr, et même pressé, de mourir. De ce bref et pathétique moment de son existence, il n’y avait eu qu’un seul autre témoin, et c’était elle.

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Sam 26 Mai - 15:19


Itzal&Perséphone





Était il nécessaire de dire que je prenais beaucoup de plaisir à mener mes expériences ? Sûrement pas. Mais j'en prenais plus encore lorsque j’avais la chance de pouvoir m’occuper de quelqu’un de ma connaissance ou dont je venais à apprécier le caractère. Évidemment, à un certain point d’expérimentations et de douleur mes petites souris finissaient toujours par avoir les mêmes réactions : me détester, me détester profondément et sans aucune retenue. Mais ce n’était pas grave, je n’avais jamais eu besoin qu’on m’aime pour aimer en retour. J’avais inconditionnellement aimé ma sœur... On voyait bien où ça m’avait mené. Mais ce n’était pas grave parce que j’étais comme ça. Quand bien même je m’étais promis de ne plus jamais me trouver quelqu’un pouvant devenir mon mari - quand on avait déjà combattu la peine avec la folie, la prochaine étape ne pouvait être que la mort et je n’avais pas envie de ressentir un chagrin assez fort pour en arriver là, pas encore - je m’attachais aux gens au bon vouloir de mon cœur. Et Itzal était attachant. Itzal était mon ami imaginaire. Même si je n’étais que son bourreau. C’était un joli titre bourreau, j’allais m’en contenter. 

 « T’aimerais ça, hein ? Mais les expériences de scientifiques fous, c’est fini pour moi, merci, et c’est un peu ta faute. »

Il me plaquait ! Il me larguait là en vieille chaussette avec le « tout est fini entre nous » des grandes scènes de cinéma. 
Une petite moue boudeuse, déçue à cette annonce et puis portant ma main dans un geste exagérément théâtrale avant de répliquer : 

- Au moins j’en aurais profité quand je le pouvais. 

Et puis plus sincèrement en le regardant soudain dans les yeux : 

- Tu as été un excellente souris, sois sûr que je ne t’oublierai pas. 

Sans qu’on mon cerveau ait décidé sur le moment si c’était une déclaration ou si je me foutais parfaitement de lui. Je lui laissais le choix de la réponse, moi je n’avais pas envie de choisir.

 « Je suis sûr que tu as tous les jours l’occasion de récupérer des pauvres types comme moi chopés par les chiens de garde du gouvernement. »

S’il savait que parfois certains venaient de leur plein gré ! Qu’ils arrivaient en espérant permettre à la science d’avancer suffisamment pour retirer leur anomalie, leur malédiction dont ils ne voulait pas (après qui voulait d’une malédiction ?). Ils me voyaient comme une sauveuse. Mais bon, je ne les sauvais pas souvent. Il fallait croire qu'il était bien difficile de libérer quelqu'un de sa situation surnaturelle. Plus encore quand mon but était uniquement de comprendre et pas de guérir.
Quoi qu'il en soit, Itzal n'avait pas à savoir. Je n'étais après tout que la méchante personne qui torturait des gens pour des avancées quasiment anecdotiques.

- Oui, mais ils ne sont pas tous aussi sympas que toi ! 

Avec un sourire avant de prendre la fuite. Le tout était de ne pas se faire attraper pendant nos joyeuses retrouvailles par de vilain voleurs de sang... Non pas comme nous, nous on était pas vilains.
Je conseillais d'ailleurs à mon compagnon d'infortune super héros de ne pas aller se brûler le regard en observant à travers les murs.

« Oh, tu t’inquiète pour moi ? C’est trop mignon. »

Je me retournais un instant, toute investie que j'étais dans ma mission de garder son esprit pure et innocent.

- Bien sûr ! Je t'aime bien. Tu pourrais mourir de peur. Et quelque chose me dit que tu serais moins sympathique une fois mort. Je dis ça parce qu'il y a des gens qui le seraient plus, tu vois, s'ils arrêtaient de parler, s'ils arrêtaient de respirer tout court.

Puis le coup de feu retentit. Les coups de feu.
Mon cœur battait dans ma poitrine, rapidement. Ce n'était pas la peur, mais l'excitation qui m'agitait alors que nous étions maintenant plaqués contre le mûr. Et puis j'entendis un rire derrière moi qui me fit tourner la tête.

« Alors ça fait de toi mon Jimmy ou ma Loïs Lane, dis-moi ? »

La question était intéressante. Si bien que j'y réfléchis sérieusement. Mais à quelle question est-ce que je ne réfléchissais pas sérieusement ? Y avait-il seulement une interrogation que je ne pensais pas valoir la peine de considérer ?

- Je ne suis pas sûre d'être assez niaise pour faire une bonne Loïs...

Le regard un peu perdu à réfléchir... Eh ! Ils ne finissaient pas ensemble Loïs et Clark ? Un regard pétillant se releva vers Itzal alors que je chuchotais toujours pour lui répondre, mais un chuchotement enthousiaste !

- C'est un message ? Tu veux que je devienne ta Mme Kent ?

Oh oui, chouette ! J'adorais les mariages il y avait toujours plein de macarons et quelques drames.

- Honnêtement, je me voyais bien le Lex Luthor, tu ne crois pas ?

Nous n'avons sûrement pas que ça à faire de parler Comics toute la nuit, mais moi ça me plaisait bien. Et comme quand quelque chose m'amusait, je me foutais du reste... Pourquoi ne pas en profiter ?

« Attends une seconde. »

A l'interpellation de l'homme je me stoppai net. Le voyant sortir une arme j'attendis de voir ce qu'il allait faire, confiante. Après tout il aurait pu la sortir plus tôt, me tirer dessus et récupérer très rapidement le sac de sang pour s'en aller tout seul, libre en me laissant comme buffet encore fumant aux autres. Il ne l'avait pas fait.
Soudain j'entendis des pas aux bout du couloir, le grand brun devait les avoir entendu depuis un moment. Au moment où ils apparurent à l'angle du mur, leurs yeux se posèrent sur moi et deux balles virent les accueillir.

« Tu vois, on n’a jamais eu l’occasion de se montrer nos vrais visages, mais je suis sûr que ce soir on va enfin faire vraiment connaissance. »

Cette précision !

- Mon vrai visage ? Je suis un caméléon moi, monsieur. En général je préfère faire connaissance autour d'un verre... Mais c'est vrai qu'une usine désaffectée avec des gens qui essaient de nous tuer, c'est sympa aussi !

Je dis mais j'étais encore entrain d'admirer ce travail d'orfèvre qu'il avait fait. Les balles leurs avaient foncé droit dedans. Du travail propre, précis, impressionnant.

- Dis donc, tu m'avais caché ta précision au tir ! Tu dois gérer aux fléchettes.

Il me semblait me souvenir d'un bar, pas très loin de chez moi, peut-être même pas trop illégale où on pouvait faire quelques parties et gagner un verre de rhum après un certain nombres de points. Hum... C'était peut-être illégale quand même alors...

- Bon, sortons d'ici. Quelque chose me dit que ça va barder dans pas longtemps.

Parce qu'avec le bruit incroyable qu'il y avait eu, les autres n'allaient pas tarder à arriver, fourches et flambeaux en main.
Me retournant donc je repris le chemin de la sortie, doucement, silencieusement, rasant les murs.
Deux couloirs plus loin, nous tombions sur deux hommes supplémentaires. Peut-être nos assaillants, peut-être d'autres personnes, quoi qu'il en soit ils étaient armés et je n'avais aucune espèce de pitié.

- C'est à mon tour de me la péter, garde bien ma demi poche de sang.

J'intimai au voleur d'énergie avant de partir en avant, à la rencontre des deux hommes qui avaient juste eu le temps de me prendre en joue avant d'être atteint par la douleur. Une douleur terrible, diffuse, dans le crâne, les membre, même dans des parties qu'ils ne pensaient sûrement pas avoir. Mon influence se fit violente, les hommes furent bientôt à terre, armes lâchées, se tenant la tête sûrement parce que quelque part, ils devaient inconsciemment savoir que c'était à cet endroit que je les attaquais. La lame fut retirée de son fourreau et en deux coups, les gorges furent tranchées. C'était plus facile : la peau était tellement fine à cet endroit, tellement fine, protégeant si peu ce qui était tellement important... c'était plus artistique aussi, j'aurais voulu avoir un sabre pour encore plus de magnificence mais on faisait bien avec ce qu'on avait..
Les corps déjà à genoux finirent de s’effondrer, rependant du sang... Sur l'herbe verte de la plaine... Joyeuse, je me retournais vers Itzal.

- Bon M Kent, on va se faire cette partie de fléchettes ?

A ce moment là, une balle frôla mon oreille. Eh merde.


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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Mar 29 Mai - 23:47

Remember me

C’est gratifié de l’award du meilleur cobaye de la cuvée 2017 qu’Itzal avançait désormais dans ce fichu couloir, et s’il ne prit pas la peine de répondre à Persephone sur ce sujet encore sensible, il sourit malgré tout, à part lui. Impossible de ne pas apprécier l’humour dans les pires moments, c’était justement le meilleur moment pour s’en faire le chantre. Bizarrement, il avait un peu l’impression de retrouver la dynamique qu’ils avaient eu au début, quand ils étaient tous les deux dans le même camp, c’est-à-dire le camp des crevures qui travaillaient pour le gouvernement par intérêt et non pas par conviction. À cette époque déjà, même s’il y avait toujours une distance entre eux, elle balançait des énormités qui ne le lassaient jamais. En fermant les yeux très fort et en se voilant la face, il aurait presque pu imaginer reprendre leur relation là où ils l’avaient laissée, avant le petit interlude morbide qu’ils avaient connu. Ce qui était sûr, c’était qu’en cette seconde, elle était sa seule alliée ici, et ça aurait été trop bête de s’en passer. Même si elle avait l’air de croire qu’il n’était pas mort, comme les autres, mais Itzal, certains jours, en doutait lui-même. N’était-il pas un zombie, après tout ? Un zombie qui aurait réussi à conserver assez de cellules grises pour fonctionner au quotidien… Cependant, il n’avait pas trop envie de poser la question à Persephone, ça risquerait de la passionner et de lui donner de mauvaises idées.

Il préférait largement discuter super-héros de comics, sauf qu’il n’eut pas le temps de répondre à sa comparse que deux types vinrent demander à ce qu’on s’occupe deux, ce dont Itzal s’acquitta sans se faire prier. « Je crois que je te préfèrerais encore niaise que chauve, tout de même. » Et puis Loïs n’était pas niaise, et quand on y réfléchissait bien, elle était la seule personne sur la planète à avoir de l’influence sur Superman. Comme n’importe quel gamin, Itzal avait passé des heures à lire et relire des comics. Accroché à une page cradingue trouvée dans une poubelle, il rêvait de l’Amérique, celle du nord, celle des Blancs, des gangs et des super-héros. Il avait eu le temps d’en revenir, de ses rêves de gosse, cela dit. Appris à se contenter de peu pour toujours et à jamais. Comme un verre dans un bar, par exemple, puisqu’elle en parlait. « Je prends ça comme une invitation. Je ne dis jamais non à un verre gratuit. » Et puis, sa remarque de l’espace, qui lui rappela soudain à qui il s’adressait, et il lui lança un regard en coin. Bien sûr qu’elle ne s’était pas intéressée à lui en tant que personne. Il n’avait été qu’une expérience. Et avant cela, ils n’étaient ni l’un ni l’autre entrés dans les détails concernant leurs métiers respectifs. « Ouais, je m’y connais un peu en armes à feu. » Vu qu’il en maniait depuis qu’il avait cinq ans. Mais c’était une vilaine raison. « J’étais garde du corps. J’imagine que tu étais trop occupée à mater mes globules rouges pour lire mon dossier jusqu’au bout. » Le bout qui parlait de lui comme d’une entité humaine, quoi.

Mais de nouveau, pas le temps de sortir les mouchoirs. Deux autres types se pointèrent, et Persephone s’en occupa, à sa manière, c’est-à-dire dégueulassement. Ben tiens. Il la rejoignit et baissa les yeux sur les cadavres. « Pas mal. Mais j’ai l’impression que tu triches. Pourquoi tu t'es jamais servi de ça sur moi ? » Bien pratique n’empêche ce petit truc qui lui avait permis d’immobiliser les types. Il ne savait pas comment elle avait fait, ne voulait pas savoir, en fait, car jusqu’à présent, ses interactions avec les sorcières avaient toujours mal fini. Pour lui, s’entend. D’autre tirs retentirent soudain et par réflexe, il se plaqua contre le mur pour offrir le moins de chair possible aux balles, et plaqua Persephone tout aussi brutalement contre la paroi à côté de lui. S’emparant des ombres du couloir, il les amassa, en fit comme un mur épais entre eux et les tireurs. En vérité, pas de quoi arrêter les balles, mais le changement dans l’air, légèrement plus épais, à l’échelle atomique, suffisait à détourner les balles de quelques centimètres. « Viens on se casse, y en a marre ! » Oui parce que c’était bien joli tout ça mais ils n’étaient Jésus ni l’un l’autre et ils allaient finir par s’en prendre une, de balle, même par hasard. À ce stade, mieux valait courir, ce qu’il fit, en se disant qu’elle allait forcément le suivre puisque c’était lui qui avait le sang. Il n’avait aucune idée de la partie de l’usine dans laquelle ils se trouvaient, mais se guidait en fonction de l’air plus frais qu’il ressentait devant lui, en espérant que cela signifiait qu’il y avait une sortie. Dans leur dos, on se mit aussi à courir, et à brailler, sans oublier de continuer à tirer. Mais tirer en courant, ça ne marchait même pas dans les films, alors dans la réalité…

Et finalement, le miracle fut : au travers du toit métallique défoncé, la lumière fut, ou plutôt la lueur macabre de la nuit. Itzal ralentit et se retourna, décidé, si Persephone ne l’avait pas suivi, à ne pas faire demi-tour pour aller la chercher parce que bon. Ce faisant, il perçut la présence d’autres personnes à l’extérieur. Comme un comité d’accueil. Bien bien, il allait falloir se sortir d’ici en ninja.

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Sam 9 Juin - 21:58


Itzal&Perséphone
 





« Je crois que je te préfèrerais encore niaise que chauve, tout de même. » 

- Tout pour l’apparence. 

Je bougonnai faussement en passant une main distraite dans mes longs cheveux blonds. Il était vrai que lorsqu'il s'était agit de changer d'apparence, je n'avais pas choisit le modèle le plus moche qu'il y avait en magasin... Et je n'avais pas non plus laissé qui que ce soit poser un doigt sur ma crinière, que ce soit en longueur ou en couleur. Il me semblait que je préférais également la niaiserie au fait d’être chauve mais je n’allais rien en dire, il me fallait tenir ma position toute nouvelle de militante pour la beauté intérieure. Quoi que j’étais quasiment sûre que l’ancienne Perséphone était déjà une grande fan de l’idée... Pour ça aussi qu’elle avait choisit un mari beau à mourir, évidemment. Ah, à mourir. Trop drôle Persy ! Mais on ne parlait pas d’Andrew. Jamais. On n’y pensait pas non plus. Voilà, c’était fini. 

 « Je prends ça comme une invitation. Je ne dis jamais non à un verre gratuit. »

Me redressant un peu, un grand sourire sur les lèvres.

- D'accord ! 

Pour sceller le deal. Parce que je ne proposais pas des verres sur des coups de tête ! Enfin... Si, justement. Mais je savais tenir ma parole, surtout quand ça impliquait une bonne soirée en prévision ! 

« Ouais, je m’y connais un peu en armes à feu. J’étais garde du corps. J’imagine que tu étais trop occupée à mater mes globules rouges pour lire mon dossier jusqu’au bout. »

Le visage du charmant brun avait changé, la rancoeur semblait être revenue un peu sur ses traits. Oh pitchoune fais pas ces yeux là ! J’agitai la main pour signifier que tout ça ne voulait rien dire, on n'était plus dans mon laboratoire maintenant, il n'était plus ma petite souris... Pas pour le moment.

- Garde du corps ne veut pas dire bon garde du corps... ou Deadshot... quand on voit combien de temps certains restaurateurs restent dans le métier sans faire faillite...

Des restaurants terribles, avec des charges faramineuses ! Bon évidemment, de nos jours c'était différent, pas comme si on pouvait encore sortir de la ville pour tester le chinois à la mode dans la capitale d'en face... Mais le temps n'était pas aux discussions et nos futurs cibles – les miennes – n'avaient pas de temps à perdre.
Et elles n'en perdirent pas.

 « Pas mal. Mais j’ai l’impression que tu triches. Pourquoi tu t'es jamais servi de ça sur moi ? »

Un sourire éclatant brilla sur mes lèvres. Il n’allait pas aimer ma réponse. Ma voix mielleuse et ma bouche en cœur le prédirent :

- Pour ne pas te faire mal, Itzal. 

Pas la peine de faire semblant, il savait que je ne faisais pas partie des gentils. Je n’étais pas non plus méchante concrètement. Juste pas gentille, très égoïste et outrageusement opportuniste. Et je savais bien que je lui en avais fait, du mal, mais voilà, j’aurais pu faire pire ! Évidemment si sur le moment ça avait eu un quelconque intérêt je me serais servie de mes pouvoirs mais ça n’en avait pas eu. Quel petit chanceux ! 
Et puis les nouveaux tirs de balle résonnèrent de toute part, me manquèrent de peu. En un mouvement, le brun m'avait attiré contre le mur pour me mettre hors de portée des balles, ensuite, je le vis dresser un mur avec les ombres de la pièce... Hum, satané pouvoir, j'en avais fait les frais plus d'une fois dans le laboratoire avec certains de ses congénères...

« Viens on se casse, y en a marre ! »

Itzal avait raison. Il fallait s'en aller avant qu'un nouveau groupe, plus nombreux cette fois, ne nous tombe dessus... Ou que l'une des balles finisse par faire de nous des passoires à nouilles géantes.
Se décollant du mûr, nous nous mimes bientôt à travers les couloirs à grande vitesse, poursuivit à grandes enjambées par nos assaillants qui qu'ils soient.
La course fut très courte et beaucoup trop longue à la fois quand enfin, Itzal nous mena à une sortie. Moi, j'étais exténuée. Sportive, endurante, certes, mais je ne faisais quand même pas des marathons tous les weekends.
Arrivée à hauteur du brun, soufflant comme un cheval après une journée d'efforts dans les pâturages, je finis par me prononcer.

- Suis moi... Je sais où on est.

Passant devant lui, reprenant ma place de guide touristique, j'ignorai l'ouverture dans le toit pour poursuivre, deux couloirs plus loin, où un trou béant découpait le mûr pour mener directement sur la forêt adjacente.
Une fois arrivée à une distance respectueuse, quand tous les bruits et les cris furent étouffés par la végétation épaisse, je me permis de ralentir avant de me retourner vers Itzal.

- On est assez loin ?

Je chuchotai, je savais qu'il avait une meilleure ouïe que la mienne.
Puis après un petit moment, j'étirai mes bras au dessus de ma tête comme j'aimais le faire et parce que ça détendait un peu mes pauvres muscles endoloris par la course.

- Alors ce verre on va se le boire ou bien c'est déjà le moment où tu tente de t'enfuir avec le sac de sang en espérant que la blonde un peu folle ait oublié tout ça ?

Avec une petite moue boudeuse en tentant de distinguer les traits du charmant brun dans l'obscurité.

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Mar 12 Juin - 21:57

Remember me

Il avait l’impression d’en apprendre plus sur Persephone en une heure qu’en tout le temps, en bien ou en mal, qu’ils avaient pu passer ensemble jusqu’à ce jour. Par exemple, comme ça faisait deux fois qu’elle faisait référence à des personnages de comics, il allait finir par croire qu’il avait affaire à une fan. Autant dire que venant de sa part, il ne s’y serait pas attendu. Il l’avait d’abord connue en talons aiguilles et tirée à quatre épingle, puis en scientifique cinglée, maintenant elle errait dans les coins à mafieux et lui parlait de Deadshot. Et d’abord, Itzal se considérait au moins aussi bon que Deadshot, voire meilleur, il gratifia donc Persephone d’un petit rire entendu et méprisant. Bien sûr qu’il était bon à ce qu’il faisait. Si ça n’avait pas été le cas, il aurait été mort depuis longtemps, de toute façon. L’autre chose qu’il venait d’apprendre sur elle, c’était qu’elle était dotée de quelques dons plutôt pratiques, mais ça, bizarrement, ça l’étonnait moins. Et ça remettait certaines choses en perspective la concernant, parce qu’il savait bien que pas mal de gens un peu plus qu’humains avaient vécu plusieurs vies, parfois au sens littéral du terme. Mais tout cela avait-il seulement de l’importance en comparaison de l’éventualité de se faire payer un verre ? Parce qu’entre la prohibition et les stocks réduits, en ce moment, c’était une galère de trouver de quoi se rincer le gosier, et plus encore de payer pour ça. Et même si pour lui, l’alcool n’avait plus aucun goût, il se faisait quand même un devoir de ne pas perdre certaines habitudes. Surtout que même si c’était devenu dégueulasse,  il pouvait tout de même toujours se mettre minable, ce qui était un peu le but de quiconque buvait de l’alcool.

Mais d’abord, il allait falloir survivre à cette soirée. Ça avait l’air con dit comme ça, mais les assaillants étaient partout et leur tiraient dessus sans poser de questions. Il suffisait d’une seule balle mal placée pour bouffer les pissenlits par la racine, la nature était stricte là-dessus, et leurs natures respectives ne faisaient pas d’eux des immortels, loin de là. Elle, elle savait bien qu’il saignait toujours, même si son sang avait une sale gueule, et lui savait bien que les sorcières n’avaient pas neuf vies. Sur son injonction, il la suivit, couvrant leurs arrières. Ils eurent tôt fait de sortir de l’entrepôt et de s’enfoncer dans la végétation, et avec elle la nuit noire et humide. Youpi, tout ce qu’il adorait. Itzal n’avait qu’une hâte, c’était de retourner en ville. Il tendit l’oreille, et finit par secouer la tête. « C’est bon, ouais. Ils sont en train de se battre entre eux. » Qui que ce soit, ils n’étaient pas vraiment les rois de l’organisation. Le Vénézuélien secoua la tête en réponse aux propos de la blonde et s’agenouilla pour enfin ouvrir le sac. Est-ce que ça l’aurait pas un peu fait marrer d’y trouver que dalle, ou du sang répandu à l’intérieur ? Mais non, c’était un peu mieux que cela : dans petit récipient, cinq tubes à essai remplis de sang – l’odeur ne trompait pas. Cinq. Et ils étaient deux. « Je te propose de jouer le cinquième tube au bar. Fléchettes, billard, mots croisés, concours de vannes, tout ce que tu voudras, choisis ton arme. Ce qui veut dire que ouais, allons boire, on l’a bien mérité. » Surtout qu’il voulait son verre gratos. Il retira deux tubes du récipient qu’il glissa dans un paquet de cigarettes dans sa poche – pour ce qu’il comptait en faire, pas besoin de garder ça au frais – et remballa le sang en songeant qu’il aurait été facile de s’enfuir, oui, de se confondre dans les ombres et de disparaître sans un bruit ni un mouvement. Mais c’était un peu trop tard pour ça. Au lieu de quoi il tendit le sac avec les trois tubes restants à Persephone.

Heureusement, la civilisation n’était pas bien loin, encore que le coin craignait un peu, mais ils s’en fichaient un peu, non ? Il se tourna vers Persephone alors qu’ils approchaient des premiers bâtiments habités, et donc des premiers troquets. « T’es une fière travailleuse du gouvernement, ce soir, ou une criminelle ? On peut aller se payer un cocktail fluo à Garden District, si c’est plus ton genre. » Qu’il était galant, n’empêche. Alors qu’elle ne l’avait pas franchement mérité, sa gentillesse. Mais comment ne pas croire que leurs routes ne cessaient de se croiser par hasard seulement ? Et que dans tout ça, ils avaient tous les deux été victimes ou acteurs des circonstances.

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Dernière édition par Itzal Macaro le Sam 23 Juin - 20:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Dim 17 Juin - 22:10


Itzal&Perséphone
 




Est-ce qu'Itzal allait tenter de partir ? Est-ce que notre petite course poursuite avait su le faire changer d'avis sur moi ? Est-ce que ça avait au moins amoindrit les effets de plusieurs séances de torture ? Je n’en savais fichtrement rien. Mais une chose était certaine : je n’avais plus aucune envie de me battre... j’avais envie que la trêve soit signée. Que nous puissions nous supporter malgré tout. Je n’avais pas envie de me battre, mais je le ferais s’il le fallait. 
Avant tout, je m’assurai que je nous avais mit à l’écart pour savoir si au cas où on se mettait dessus, personne ne puisse nous entendre. 

« C’est bon, ouais. Ils sont en train de se battre entre eux. » 

Fort bien, fort bien, dissiper les pigeons pour pouvoir garder le pain pour soi. Et quel pain ! 
La question tomba donc pour savoir s’il allait falloir se battre pour le croûton entre nous. Je vis Itzal s’agenouiller sans sembler réfléchir une seconde à ma question. Il n’avait pas l’air d’en avoir besoin. Ouvrant le sac, il en inspecta le contenu et je choisis de lui faire confiance. Qui pouvait penser qu’après avoir été trahie par ma propre sœur jumelle j’aurais encore la capacité de croire quelqu’un ? Et puis le grand brun ouvrir le sac assez grand pour que je puisse voir cinq récipients intacts. Cinq. On faisait moitié moitié sur le dernier croissant ? 

« Je te propose de jouer le cinquième tube au bar. Fléchettes, billard, mots croisés, concours de vannes, tout ce que tu voudras, choisis ton arme. Ce qui veut dire que ouais, allons boire, on l’a bien mérité. »

Des yeux pétillants se relevèrent vers Itzal. Je savais bien que je pouvais lui faire confiance ! Quelqu’un qui, après avoir été torturé de sang froid, ne vous tirait pas directement une balle entre les deux yeux était clairement bon à croire. Maintenant, c’était moi qui avait le choix des armes. Je n’étais pas mauvaise aux fléchettes, mais lorsque j’étais en études scientifiques, il y avait un billard dans la salle de repos. Nous avions passé des heures là bas avec Andrew...

- Va pour le billard !

Je lâchai avec le large sourire d’une enfant à qui on vient de promettre une glace. C'était décidé : Itzal était mon nouveau meilleur ami ! Un ami qui me tendit bientôt le sac avec trois des contenants que je jetai avec joie et un air ravi par dessus mon épaule tout en nous mettant en route pour l'heure de l'apéro.



Arrivés en ville, Itzal proposa :

« T’es une fière travailleuse du gouvernement, ce soir, ou une criminelle ? On peut aller se payer un cocktail fluo à Garden District, si c’est plus ton genre. »

Un cocktail fluo. Un petit rire s'échappa de mes lèvres. Lançant un regard malicieux à Itzal je répondis :

- Je connais un des rares endroits où ils proposent encore de la bière. Partant ?

Nous n'étions plus très loin de l'Est de la Nouvelle-Orléans de là où nous étions ressortis. Nous pouvions y arriver en moins d'une dizaine de minutes.
L'entrainant donc vers chez moi, je prit une des ruelles qui courrait derrière le French Quarter. Il s'agissait d'une entrée secrète à l'arrière d'une pizzeria qui n'était pas mauvaise mais ne valait pas celles que maman faisait avant. La poignée se trouvait sous une petite table installée au bas d'un miroir à la bordure dorée. Lançant un petit sourire à Itzal, je lançai un regard en arrière avant de lui ouvrir la porte pour le laisser passer devant moi avant de prendre sa suite.
La salle était bondée de connaisseurs, de rebelles. A se demander comment autant de gens pouvaient être au courant de tous ces endroits secrets sans jamais que le Gouvernement ne l'apprenne... Ma théorie à moi c'était que tous les gens ici n'étaient pas tous dans la rébellion. Pas à cent pour cent. C'étaient des opportunistes. J'en étais l'exemple parfait.
A notre gauche s'étalait un grand bar en bois. Les alcools étaient présents mais leurs prix exorbitants, rareté oblige. Et à droite, quelques tables et puis plusieurs billards.
Presque sautillante avec mon sac sur le dos, je pris d'abord la direction de la boisson. Ca commençait à faire soif.

- Une blonde pour moi, chef !

Puis me retournant vers le grand brun avec toujours cet air d'avoir gagné un concours.

- Et toi ?

Une fois la pinte en main et le barmaid réglé directement pour les deux consommations (ce qu'on pouvait bien gagner avec deux métiers dangereux), je m'adossai un instant à la planche en bois en regardant la salle, contenant un peu mon impatience.

- Alors, prêt à perdre le cinquième flacon ?

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Sam 23 Juin - 21:01

Remember me

Il n’aurait pas dû être étonné que son idée de jouer le cinquième tube de sang plaise à Persephone. Après tout, c’était définitivement le genre de trucs qui l’amusaient, et cela il le savait depuis le début. Mais trop longtemps, il avait associé cette fichue bonne femme à sa trahison, du moins ce que lui considérait comme une trahison. Avec le recul, il le savait bien : il serait tombé entre les mains de n’importe quel autre médecin du gouvernement, il en aurait peut-être encore plus bavé. Mais cela ne changeait rien au fait qu’elle s’était éclatée, dans ce labo. Et qu’elle était, au-delà de ça, complice de ces ordures qui avaient réduit le Vénézuélien à un bout de viande tout juste bon à être attaché à une table puis exécuté. Ou, en l’occurrence, réduit en esclavage. Ces choses-là ne partiraient pas en un clin d’œil, s’il les oubliait jamais. Mais désormais, il se disait qu’il pouvait faire avec, probablement. Peut-être. Il était prêt à se donner une chance – et à lui donner une chance, à elle. En attendant, il ne savait jamais comment il allait réagir face à elle, à ce qu’elle lui disait, colère ou dépit, amusement ou mépris. Comme si elles étaient deux face à lui, la Persephone qu’il avait haïe et continuerait de détester, et celle qui petit à petit apaisait sa rancune. Cela lui rappelait un peu ce qu’il avait vu chez elle quand il s’était nourrie d’elle dans son laboratoire, cette sensation de ne plus réussir à la voir distinctement, des souvenirs qui n’étaient pas les siens assaillant son esprit et l’empêchant de la voir clairement face à lui pendant quelques secondes. Duale, elle l’était, et il le sentait bien, de sorte qu’il s’étonnait encore de la voir s’amuser à l’idée d’une petite compétition plus ou moins innocente. De réagir comme une gamine, même, comme s’il venait de lui faire un cadeau. À croire que personne ne lui avait jamais fait ce genre de proposition.

Elle avait opté pour le billard, et optait aussi pour le bar. Il était plutôt content d’échapper aux quartiers chics et à l’hypocrisie de ses clubs dont les gérants voulaient très fort faire croire qu’ils ne planquaient pas des caisses de whisky dans leurs caves. Au lieu de quoi, elle opta pour de la bière, et l’entraîna dans le French Quarter, zone neutre s’il en était. Elle connaissait les lieux, clairement. Mais il savait déjà qu’elle menait une double-vie. En ce qui le concernait, cocktail fluo ou bière, cela ne faisait aucune différence pour lui vu que l’alcool avait un goût de cendre depuis sa transformation. Mais clairement, la bière dans ce qui était ostensiblement un bar clandestin serait moins chère, alors il était tout pour. Il la suivit, amusé par son aisance dans ces lieux. Il commanda la même chose que Persephone et la laissa payer, avec plus de satisfaction qu’il en aurait à descendre sa pinte. Il observa la salle, comme toujours quand il débarquait dans un lieu qu’il ne connaissait pas. Les bars clandestins avaient tendance, forcément, à attirer la Milice. C’était logique, au bout d’un moment. Ce genre d’établissement ouvrait, florissant, puis se faisait fermer par les chiens du gouvernement, pendant que deux autres ouvraient ailleurs pour répondre à la demande nouvellement créée. Son regard balaya les visages, repéra les sorties, puis enfin, tomba sur quelques tables de billard dans un coin. « T’ai-je jamais connue si optimiste ? » C’était une question rhétorique, bien entendu. Il rejoignit le billard, posa sa pinte sur le bord et réunit les boules colorées dans le triangle pour préparer le jeu. S’emparant des deux queues, il en tendit une à Persephone. « Honneur aux dames. » Un concept dont il n’avait en vérité rien à foutre – ce n’était pas qu’il était macho, c’était qu’il s’en foutait réellement.

Il la regarda Persephone démarrer la partie, récupérant sa pinte pour la protéger des mouvements de la jeune femme. Il en avala une gorgée avec une grimace qui pouvait tout dire et son contraire, comme quand n’importe qui buvait de l’alcool, même si dans son cas, c’était un mélange de dégoût et de déception. Mais tout irait bien. Les effets de l’alcool étaient toujours les mêmes, et comme l’avait dit un type probablement très intelligent, peu importait le flacon pourvu qu’il y ait l’ivresse. « Alors tu viens souvent ici ? Ça fait partie de tout ce que tu caches à tes employeurs, ça et les missions kamikazes pour récupérer quelques gouttes de sang ? » Il haussa un sourcil en voyant les boules de billard se disperser sur le tapis et une première d’entre elles filer dans un trou. « Qu’est-ce que tu comptes en faire, d’ailleurs ? Tu n’as pas assez de sujets à qui ponctionner du sang dans tes labos ? » Il avait du mal à imaginer qu’elle puisse en faire le même usage que lui – le revendre, pour la consommation des créatures plus tout à fait humaines comme lui, mais après tout, pourquoi pas…

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Dim 24 Juin - 21:17


Itzal&Perséphone




Dans mon élément, voilà où j'étais. Le milieu du vice, le milieu du plaisir surtout. Ce genre d'endroit suffisait à m'amuser, une note de musique suffisait à m'amuser. Une goutte d'alcool aussi. Il en faut, peu pour être heureux... J'aurais du me faire tatouer ça quelque part. Sur le nez peut-être. Et tout autour des gens buvaient, des gens riaient, comme si dehors tout était normal, comme si toute cette folie n'avait pas lieu. J'adorais ça, faire semblant, vivre dans un autre monde même si tout s'écroulait autour. Ca avait sûrement commencé quand j'avais chuté, entrainé par le mouvement brut de ma sœur jumelle, quand mon corps perdait l'équilibre et que ma tête allait inévitablement heurter le meuble. Sûrement que c'était là que les illusions avaient commencé, que j'avais débuté dans le déni. Ne voir que ce que je voulais. Et là, maintenant, voilà ce que je voulais voir : moi, avec mon nouvel ami, se préparant pour une joyeuse soirée.

« T’ai-je jamais connue si optimiste ? »

Moi ? Optimiste ? Non, j'était l'Optimisme même ! Une pile d'énergie, de joie et de rire. Un petit faon sautillant dans la lumière du printemps. J'étais un papillon. Un joli papillon. Et pour toute réponse, je fit à l'homme un grand sourire ravi. Puis je le suivis jusqu'à une des tables de jeu inoccupées.

« Honneur aux dames. »

Je saisis la queue de billard en inclinant un peu la tête et avec une petite courbette. Si dame j'étais, en dame je me comportais. Dommage que je n'avais pas de jupette à soulever pour parfaire le tout.

- Merci mon bon monsieur.

Avant de me pencher au dessus de la table, de viser la boule la plus en avant et de casser le jeu. La formation en triangle explosa dans toutes les directions.

« Alors tu viens souvent ici ? Ça fait partie de tout ce que tu caches à tes employeurs, ça et les missions kamikazes pour récupérer quelques gouttes de sang ? »

Une boule rouge vint se nicher dans un des trous, mais mon visage ne perdit pas sa concentration. Déjà que j'avais du mal avec tout ce vocabulaire fort peu chrétien, il ne valait mieux pas en plus que je me mette à fanfaronner de suite. Je passai tout de même devant Itzal d'un petit air satisfait avant de me placer derrière une autre boule rouge que la blanche lorgnait gentiment.

- Je vais, je viens un peu partout où le vent me porte. Je suis une femme libre et indépendante.

Pour toute réponse. Pour dire que je ne devais rien au Gouvernement, hormis mon salaire et ma place quelque peu privilégiée... Ce qui n'était quand même pas rien en temps d'Apocalypse... mais bon, je faisais du bon boulot, c'était mérité !

- Je prends les rouges.

Je dis en tapant dans une deuxième boule rouge que j'envoyais directement dans le prochain trou. Comme si ce n'était pas déjà évident depuis que j'avais casé la première à sa destination finale.

- Chance du débutant.

En souriant grandement. Débutant, mon œil.

« Qu’est-ce que tu comptes en faire, d’ailleurs ? Tu n’as pas assez de sujets à qui ponctionner du sang dans tes labos ? »

A ses paroles, la boule blanche manqua sa cible, sans rien toucher d'autre. Zut. Il avait deux coups au moins. Me reculant pour laisser la place au charmant brun, je descendit une gorgée de plus de la bière.

- C'est ceux là qu'on m'a dit de récupérer. Ca va peut-être t'étonner Itzal, mais il m'arrive d'obéir aux ordres.

Rarement, de temps en temps, quand ça m'arrangeait.
L'observant faire, le regardant se positionner.

- Et toi alors ? Tu vas en faire quoi ?

Cette bière descendait un peu trop vite. Il fallait croire que cette course avait donné soif. Est-ce que l'eau ça coutait cher en temps de pénurie ?

- Tu as réussis à t'échapper du Gouvernement alors ?

En venant m'adosser au mur le plus proche, en attendant que revienne mon tour.

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Lun 25 Juin - 22:07

Remember me

Ben voyons. Il était sûr que l’argument de la femme libre et indépendant passait super bien aux entretiens annuels de la direction. Il y avait peu de chance que quiconque au boulot soit au courant de ses activités extra-professionnelles – à moins qu’elle n’agisse justement en leur nom, mais il avait du mal à y croire, et ça rendrait tout ça bien pathétique. Itzal suivait les mouvements de Persephone d’un œil critique, alors qu’elle enchaînait les points. Débutante, c’est cela. Personne n’était débutant à rien dans cette ville. Tout le monde ici, qui pouvait se vanter d’avoir survécu, était expert en tout, billard compris. Heureusement, la bonne vieille technique de la déconcentration marchait toujours aussi bien. Il esquissa un sourire satisfait quand elle rata enfin un trou, et prit sa place pour commencer à engranger les points à son tour. Les réponses de Persephone lui faire hausser les sourcils, mais il refusa de se laisser déconcentrer à son tour, et envoya une boule rayée dans un coin, avec plus de violence que nécessaire, mais l’important, c’était que ça passait. Il se redressa alors pour la regarder de travers. « Comment ça, ‘’on’’ ? Les ordres de qui ? Ne me fais pas croire que c’est le gouvernement qui t’envoie… Tu manges à tous les râteliers, hein ? » Qui est-ce que ça intéressait, le sang, dans cette ville ? Absolument tout le monde qui ne pouvait pas s’en procurer, c’est-à-dire la population, pas le gouvernement. Et pour qui est-ce que cette pénurie était bonne, et bonne pour les affaires ? Exactement les mêmes que ceux pour qui Itzal lui-même était venu se soir récupérer le paquet. Persephone et la mafia. Comme le titre d’un conte de fées. Il fit une pause pour gober un peu de sa bière sans goût et se plaça pour rentrer une seconde boule rayée.

« Moi je vais l’échanger contre un peu d’argent. Peut-être en garder pour ma conso perso… Qui sait ? C’est de l’or en barre, ce sang, les possibilités sont multiples. » Du sang, il en fallait bien s’il voulait maîtriser sa nature et en tirer le meilleur. Dans sa vie quotidienne, il avait besoin des avantages que sa transformation en voleur d’énergie lui avait apportés, et pour ce faire, il avait besoin de sang, et il n’était pas le seul dans son cas. Il cogna une troisième boule, qui alla heurter la bande et s’immobilisa au milieu du tapis. Il haussa les épaules et laissa la place à son adversaire du jour, sans répondre à sa question tout de suite. Comment formuler les choses ? Il ne s’était pas échappé. Il ne leur avait échappé et crèverait probablement en travaillant pour eux – ou par eux. « Pas vraiment. Je bosse toujours pour le gouvernement, sauf que je ne suis plus payé. » Il termina sa bière d’un trait et lui lança un regard éloquent. « Tu savais qu’ils n’allaient pas m’exécuter, à l’époque ? Qu’ils étaient en train de lancer leur programme de nettoyeurs ? »

Si elle avait su, la moindre des choses, ça aurait été de le lui dire, non ? Il avait cru pendant tout ce temps qu’il allait mourir, ce qui avait rendu son passage dans son labo encore plus éprouvant, savoir qu’il douillait pour que dalle, pour crever à la fin de l’histoire, comme une souris. Penser à ce temps révolu lui rappela de nouveau ces choses singulières qu’il avait vues chez elle, sans jamais avoir de réelles réponses. Peut-être qu’elle avait réellement cru elle aussi qu’il serait exécuté. Et qu’elle avait cru qu’il emporterait ses secrets dans la tombe. Finalement, elle ne semblait pas lui en tenir rigueur, si seulement elle s’en souvenait. Maintenant qu’ils se comportaient plus ou moins civilement l’un avec l’autre, peut-être bien qu’il lui poserait la question. Enfin pas tant qu’elle tenait une queue de billard entre les mains.

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