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 Remember me || Persephone

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Persephone D. Wilson
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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Mer 27 Juin - 23:07


Itzal&Perséphone




Accrochée à mon bout de mur, j'observai les déplacements d'Itzal, sa façon de se positionner et l'expression de son visage alors qu'il se concentrait, juste avant de tirer... J'aurais bien dit que tout cela était parfaitement stratégique – observer pour comprendre et donc pour vaincre – mais en fait, c'était surtout que j'aimais beaucoup regarder. J'aimais détailler, voir que l'homme deux tables plus loin avait la chemise qui dépassait de son polo et que j'avais une terrible envie de remettre en place et qu'à un endroit, une des lames de bois qui encadraient le billard était tellement usée d'avoir supporté les mains de tant de joueurs commençait doucement à se détacher. Après, à savoir si j'aurais vu passer un troupeau de mammouth roses devant moi, c'était une autre affaire... On ne savait pas toujours si ce qu'on voyait était important ou non, si ça le serait à un moment ou si ce n'était qu'un parasite inutile supplémentaire venant encombrer un esprit déjà trop plein.

« Comment ça, ‘’on’’ ? Les ordres de qui ? Ne me fais pas croire que c’est le gouvernement qui t’envoie… Tu manges à tous les râteliers, hein ? » 

Quittant mes pachydermes fuchsias, je retournai à la conversation aux paroles de mon nouvel ami et j’haussai les épaules, l’air de dire que j’étais totalement démasquée. Qui l'eu cru que je pouvais vivre aussi insouciante sans jamais me faire prendre ? Il viendrait peut être un moment où je me ferais arrêter en plein dans mes magouilles, mais en attendant, je comptais bien profiter de tous les aspects de mes deux professions, avec la légèreté du colibri qui m'était si caractéristique.

- Je mange là où il y a à manger. Comme la plupart des gens en ces terribles temps de crise...

D'une voix badine, l'air de rien. Oh, regardez, une Perséphone innocente !
Sauf qu'en réalité, je ne faisais pas que survivre : j’y prenais aussi un malin plaisir. Mais était ce vraiment essentiel de le préciser ? N’était ce pas malgré tout marqué en néons lumineux sur mon front ? 
Quant à ce qu’il en était d’une réponse claire et précise aux questions du charmant brun, on verrait pour une autre fois. Maintenant, c'était à moi de l'interroger sur ce qu'il comptait faire du sang volé.

« Moi je vais l’échanger contre un peu d’argent. Peut-être en garder pour ma conso perso… Qui sait ? C’est de l’or en barre, ce sang, les possibilités sont multiples. »

Et il avait raison. Après tout, je n’allais déjà pas ramener la cargaison toute entière, alors pourquoi pas garder encore une fiole pour moi ? Comme si j’étais du genre à me gêner. 
En attendant, mon collègue par dépit venait d'enchainer de jolis coups sous mon regard appréciateur quand enfin, la boule blanche fini par arrêter sa course sans plus faire mouche. A moi !
Me redressant totalement, je vins étudier la table avant de me positionner soigneusement, tout en continuant la conversation pour lui demander ce qu'il en était de son emploi au Gouvernement. J'étais une femme doublée d'une sorcière : si moi je ne pouvais pas faire plusieurs choses en même temps, personne ne le pouvait.

 « Pas vraiment. Je bosse toujours pour le gouvernement, sauf que je ne suis plus payé. » 

Avant de tirer le prochain coup je remontai des yeux joyeux vers Itzal. 

- Ah tu fais du bénévolat ? Je te savais gentil mais pas à ce point là ! 

Puis rapidement, mon regard clair retourna au jeu. Il y avait une boule placée juste près du milieu du billard. Si je tirais assez sur le côté, elle pouvait prendre la bonne direction. Prenant une inspiration, la main appuyée sur la table, à demi penchée au dessus du plateau, je bloquai ma respiration, pointai... et tirai dans un mouvement de mon bras gauche, sec, rapide.

« Tu savais qu’ils n’allaient pas m’exécuter, à l’époque ? Qu’ils étaient en train de lancer leur programme de nettoyeurs ? »

En même temps que la phrase raisonnait, la boule rouge fut envoyée au trou et je ne le vis même pas car je sondais le visage du brun, incrédule. Heureusement que j'avais eu le temps de tirer, parce que ce genre de question aurait pu me faire m'étouffer de surprise. Pas d'appréhension non, juste d'excitation. Peut-être que j'aimais un peu trop les conversation frôlant les sujets dangereux...
Les mains soudain posées bien à plat sur le cadre en bois, je me redressai un peu pour pouvoir regarder Itzal droit dans les yeux.

- Je ne connais pas souvent le sort de mes patients. On ne me dit pas plus que ce que je dois savoir en général. Parfois je les vois tous les jours et puis tout à coup ils disparaissent pour ne plus jamais revenir... 

Sincère. Mais j’aurais très bien pu mentir à cet instant. Je faisais ça à merveille. 
Puis je fis mine de réfléchir.

- En général si je veux connaître leur sort je dois m’en occuper moi même...

Un peu perdue dans mon idée avant de me recentrer. 

- Pourquoi, Itzal ? Tu aurais voulu que ton bourreau te raconte que tu allais avoir plein d’années d’esclavagisme devant toi ? Et puis du temps pour venir te venger ? 

Toujours dans la provocation. Perséphone voyons ! Mais une provocation gentille, avec une voix douce et un pas moins adorable sourire sur mes lèvres. Je pouvais être la personne la plus fantastique du monde, tout dépendait de comment on prenait mes remarques, mes changements d'humeur et mes oeillades joueuses. Alors à tout instant, je m'attendais à voir Itzal me sauter à la gorge pour m'achever à coup de queue de billard. C'était Itzal, dans la salle de bar, avec la queue de billard.
Le prochain coup se perdit sur le tapis avant de venir heurter une des boules rayées et de manquer de la plonger droit dans le trou. Le karma, ça. 

- Tiens, cadeau pour la peine. 

Comme si j’avais fait exprès. Peut être que j’avais fait exprès. Qui savait ? Et finissant ma bière d'un geste pour copier mon acolyte, je partis en rechercher deux autres au bar avant de revenir pour me positionner juste devant le trou que visait mon nouvel ami. Peut être que ça pourrait l’aider à manquer. 

- Et tu comptes vivre comme ça longtemps ? Avec tes pouvoirs tu pourrais en faire des choses... Parfois je me dit que vous pourriez former une armée de voleurs d’énergie et aller faire le nettoyage au milieu d’un conseil de ministre... 

Et après je me disais que moi j’aimais bien la paix, même toute relative. Et que ma vie actuelle me plaisait fort bien comme elle était. Mais j’étais curieuse et j’avais bien du mal à croire que quelqu’un comme Itzal puisse obéir aussi docilement, même quand on considérait sa situation familiale. 
Et puis j’étais de l’avis qu’on savait ce qu’on perdait et pas ce qu’on gagnait. Pas du genre pessimiste... Ou peu être un peu. Mais pour moi en temps d’apocalypse (et même en temps normaux) il était bien rare d’être bien dirigés. Alors c’était soit vivre dans un monde parallèle comme moi pour s’adapter, soit tenter sans cesse de se rebeller et finir avec un bras ou un membre de la famille en moins... De mon côté, j'avais fait mon choix. De toute façon, ce n'était plus comme si j'avais encore de la famille à sacrifier.


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Itzal Macaro
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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Dim 1 Juil - 21:45

Remember me

Naturelle, spontanée, la réponse de Persephone quant à ses allégeances multiples ne fit qu’amuser le Vénézuélien, qui haussa les épaules en retour. Eh bien, elle avait raison, non ? Et lui, il s’en foutait tellement, de ce qu’elle faisait, des promesses qu’elle faisait, des deals qu’elle passait… Si ce n’était que bien sûr, aucun maître sur cette Terre n’appréciait d’apprendre que son vassal en servait un autre. Mais ça, c’était une autre histoire, quelque chose qui arriverait ou n’arriverait pas. Une expérience qu’elle vivrait, ou pas. Peut-être goûterait-elle à sa propre médecine, les cachots, les labos, l’arène, ou la survie. La dignité et la fierté contre quelques années de plus, puisqu’au moment de monter sur l’échafaud, en vérité, c’était tout ce qui comptait, vivre encore, un peu, juste quelques minutes, et on n’est jamais loin de supplier, dans ces moments-là… Le choc régulier des boules de billards, le brouhaha du bar, c’était si loin tout ça, de considérations de ce genre, de toute façon. Un nouveau sourire s’afficha sur le visage d’Itzal alors que Persephone, qui avait pris sa place au-dessus du tapis, se redressa en l’entendant lui poser la question. Il la vit du coin de l’œil qui le regardait, mais il suivait son dernier coup du regard, avec l’espoir qu’elle rate le trou – on avait le sens des priorités ou on ne l’avait pas. De toute façon, ce temps-là était fini, ce qui était arrivé était arrivé. Là, maintenant, tout de suite, seule la partie de billard comptait. Il posa de nouveau les yeux sur Persephone après la déception – elle n’avait pas manqué son coup. Il fut presque surpris par son sérieux.

Il écouta chacun de ses mots avec attention. S’il s’était souvent demandé par le passé si elle avait été sadique au point de ne lui donner aucun espoir pendant tout le temps qu’il avait passé avec elle, à croire que la mort était au bout de ce long chemin de torture. Comme tout le reste, cette idée semblait s’être évaporée dans les airs et le temps qui avançait sans attendre personne. Aussi bizarre que lui jouant au billard avec elle ce soir, alors que leur passé commun reposait en grande partie sur le fait qu’elle s’était servie de lui comme cobaye. Il y avait des choses beaucoup moins pires que ça qu’Itzal n’avait jamais pardonnées. Bizarre, vraiment. « Ça aurait compté, à l’époque. » Lui aussi était sérieux – mais un peu détaché. Juste histoire de lui répondre aussi sincèrement qu’elle venait de le faire. « Je ne voulais pas mourir. Personne dans cette situation n’en aurait envie. Sur le moment, j’aurais trouvé de l’espoir dans tes paroles, si tu avais su, et si tu me l’avais dit. Mais je te crois. » Elle n’avait aucune raison de mentir, après tout. Ce n’était pas comme si elle était soudain terriblement attachée à leur nouvelle relation. Et il savait comment les choses fonctionnaient dans le gouvernement, l’entité compartimentée par excellence. Il fallait que ses petites fourmis soient simplement des maillons de la chaîne, qu’ils n’aient surtout pas une vue d’ensemble. Il eut un hochement de tête appréciateur quand enfin son tour arriva pour jouer. Ben voyons. Il fit le tour de la table lentement le temps qu’elle revienne avec deux bières de plus. Tant qu’il n’avait pas à payer, ça lui convenait – Itzal, le gentleman 2.0.

Il n’avait pas encore repris la partie qu’elle lui sortie son délire sur une alliance de super-héros voleurs d’énergie, et il envoya rageusement la boule blanche dans une bande sans aucun résultat avec de se redresser pour la regarder, comme si la partie avait moins d’importance pour lui que remettre les choses au clair avec elle. « Tu veux qu’on mette des collants et qu’on aille sauver le monde ? Je déteste ces conneries. Les gens n’ont qu’à se sauver eux-mêmes. C’est ce que j’ai fait, et je tire le meilleur possible d’une situation merdique, mais pour ce que j’en sais, ça peut changer n’importe quand. Je peux crever demain, ou bien on se prendra une nouvelle apocalypse sur le coin de la gueule et les cartes seront de nouveau redistribuées. » Il haussa les épaules et s’écarta pour lui laisser la place. Même si un nouveau monde naissait de la décharge qu’était leur société actuellement, il y aurait toujours un gouvernement. À quoi bon lutter contre ça ? La vie était beaucoup trop courte pour perdre son temps à fantasmer un monde meilleur – et meilleur pour qui ? « Je ne dis pas que ça me plaît d’être leur larbin. Mais en ce qui concerne la chose que je suis devenu… J’en suis plutôt fier. J’ai vraiment été au fond de trous bien pires, par le passé. Et toi alors, à quoi tu rêves, quand tu penses à une vie meilleure, si seulement ce genre de trucs existe ? »

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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Mar 10 Juil - 20:34


Itzal&Perséphone





La nature reprenait toujours ses droits. Voilà autre chose en quoi je croyais. Il suffisait de voir les Hommes ici ce soir, plongés dans les vices, l’interdit, juste parce que tout ce qu’on leur avait défendu était ce qui les rendait heureux. L’alcool, le jeu, plein de manières de délier les langues et de rendre les rires plus légers, plus faciles. Et puis parce que tout ça nous éloignait de l’apocalypse, des événements extérieurs, cela nous raccrochait à la vie normale que nous pouvions avoir eu un jour, il y avait de ça de trop longues années... 

« Ça aurait compté, à l’époque. » 

L’espoir... C’était vraiment ce qu’Itzal aurait voulu que je lui donne ? Honnêtement, à mon avis, même si j’avais su qu’il continuerait à vivre, je n’aurais rien dit du tout. Je n’allais pas non plus lui donner un Schokobon à chaque fin de séance et lui dire qu'il avait été un brave garçon... Quand bien même c'était vrai !

 « Je ne voulais pas mourir. Personne dans cette situation n’en aurait envie. Sur le moment, j’aurais trouvé de l’espoir dans tes paroles, si tu avais su, et si tu me l’avais dit. Mais je te crois. » 

Mon regard se fit soudain étonné. Très étonné. Et puis je pouffai. Pensait-il le reste du monde à sa hauteur ou ne se savait-il pas plus haut que l’ersatz de population ?

- Tu plaisantes ? Tu sais combien de gens m’ont supplié de mettre fin à leurs souffrances ? Certains ne supportent pas l’humiliation que la torture représente ou les traces laissées, qu’elles soient physiques ou mentales. 

« Certains » la plupart plutôt !
Parfois, j’arrivais même à apercevoir un éclat de gratitude dans leurs yeux avant de les tuer... De rien, de rien, tout le plaisir était pour moi ! 
Puis j’agitais une main vers Itzal en prenant un ton confident. 

- Mais tu n’es pas comme tout le monde, tu le sais, n’est ce pas ? 

Non, parce que ce déjà, n’était pas tout le monde qui sortait boire des bières avec son bourreau en se disputant gentiment quelques centilitres de sang. Un étonnant personnage que cet homme là... C'était sûrement pour ça que je l'aimais bien !
Une personne tout en force et en douceur. Une douceur brute... Si ça n'existait pas avant, Itzal l'avait inventé. Disons que c'était comme un rocher poli... Ou un hérisson. Piquant sur le dos, tout doux sur le bidon. Et d'ailleurs en parlant de piquants... N'avait il pas tendance à vouloir s'en servir à force de commencer à savoir les utiliser ?

 « Tu veux qu’on mette des collants et qu’on aille sauver le monde ? Je déteste ces conneries. Les gens n’ont qu’à se sauver eux-mêmes. C’est ce que j’ai fait, et je tire le meilleur possible d’une situation merdique, mais pour ce que j’en sais, ça peut changer n’importe quand. Je peux crever demain, ou bien on se prendra une nouvelle apocalypse sur le coin de la gueule et les cartes seront de nouveau redistribuées. »


À la première phrase j’avais déjà éclaté de rire, posant la queue de billard contre la table parce que même si c'était à nouveau mon tour, j'étais incapable de faire quoi que ce soit de pertinent pour le moment. L'image d'Itzal en tutu collants s'était imposée dans ma tête et je ne faisais même pas d'efforts pour l'en sortir.

- Quoi ? Non bien sûr que non ! 

Et quand mon hilarité se fût calmée au bout d'un petit moment, je pu continuer. 

- Je suis bien dans les derniers à vouloir une rébellion et tu penses bien que tant que mes arrières sont confortablement installés, je me fiche de la condition des autres. 

On était clair la dessus non ? Perséphone la sadique égoïste, tout ça tout ça... Pas besoin de se voiler la face ou de lui mentir, de toute manière il avait vu le pire de moi, et comme j’assumais ça...

- Je pensais juste que tu étais plus du genre à te rebeller... Je ne sais pas. Peut être qu’effectivement les collants t’iraient bien. 

Dans ma tête en tout cas, c'était peut-être drôle, mais saillant.

- Tu sais, tu as une tête de super héros. Un mélange entre Hercules et Robin des Bois. Et si ça peut te rassurer, il y a juste Robin qui porte un legging. 

Peut-être d'anti-héros d'ailleurs. C'était souvent mieux qu'un héros. Le genre de personnage qui ne fait pas exprès d'être bon, qui n'a même pas vraiment envie de l'être, mais qui ne peut s'empêcher, dans sa myriade de mauvais choix, de sauver le chaton de la noyade... Miaou.

- Ne me dis pas que tu ne donnerais pas au moins la moitié de ton repas à un enfant dans la rue ? 

Parce que sinon j’allais être incurablement déçue. Vraiment. Incurable.

« Je ne dis pas que ça me plaît d’être leur larbin. Mais en ce qui concerne la chose que je suis devenu… J’en suis plutôt fier. J’ai vraiment été au fond de trous bien pires, par le passé. Et toi alors, à quoi tu rêves, quand tu penses à une vie meilleure, si seulement ce genre de trucs existe ? »

La question méritait réflexion. Une réflexion que je me permis en affichant une mine sérieuse et en me penchant à nouveau au dessus de la table de billard. Parce que bon, c'était bien marrant tout ça, mais on n'avancerait pas beaucoup si je m'arrêtais pour toutes les choses qui m'amusaient.
M'accordant un instant pour viser, je plaçai la pointe juste en face de la boule blanche.
Ce à quoi je rêvais... Ce à quoi je rêvais...
J'avais rêvé d'une revanche. On me l'avait volé.
J'avais rêvé de retrouver mon fiancé. Il avait disparu.
J'avais rêvé de rejoindre ma famille. On les avait décimés. Tous. Les uns. Après. Les. Autres.
Alors peut-être que pour éviter les catastrophes, j'avais arrêté de rêver.

- J'aimerais une tarte aux fraises. On ne fait plus trop ça de nos jours. Le beurre, la crème, les œufs, les fraises, tout ça...

La boule rouge glissa doucement le long de la table avant de tomber dans le trou.

- Et un jour dans un parc d'attraction.

Oui, une tarte aux fraises et un parc d'attraction, ça je pouvais m'autoriser à le souhaiter. Personne ne pouvait rien m'enlever s'il n'y avait déjà rien, pas vrai ?

- Et toi ? Tu veux quoi, Itzal ?

Tandis que je me replaçai autour du billard, prête pour le prochain coup.


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MessageSujet: Re: Remember me || Persephone   Dim 22 Juil - 16:35

Remember me

Fin à leurs souffrances, tu parles. Itzal était bien placé pour savoir qu’il n’aurait jamais fait ça, lui. Bordel, il n’avait pas envie de mourir, c’était déjà assez chiant que ça viendrait naturellement dans quelques années, s’il vivait assez longtemps pour avoir des rides et des cheveux blancs, ce dont il doutait… Lui, il avait choisi la souffrance et la vie, et pas la délivrance dans la mort. Manquerait plus que ça. Il avait même vendu son âme au diable pour quelques années de plus, et il était sûr qu’il lui restait encore des trucs à troquer si l’occasion se présentait à nouveau, un reste de fierté, un zeste d’orgueil, un fond de dignité… Les gens n’avaient rien dans le ventre, ou quoi ? Il haussa les épaules en laissant échapper un rire cynique. « Faut dire que t’as la main un peu lourde, des fois… » Oui, tout de même ,il y avait ça. Est-ce que c’était malsain de blaguer sur les capacités de Persephone à torturer les gens en sachant qu’elle avait œuvré sur Itzal lui-même ? Aahahaha héhé tu te souviens de quand tu m’as enfoncé ton scalpel ici ou quand tu m’as foutu ce produit dégueulasse dans les veines ? Heureusement que les bières faisaient leur petit effet. L’alcool émoussait non seulement ses performances au billard – on va dire que c’était ça – mais atténua aussi le choc quand il crut que Persephone voulait monter une ligue des justiciers ou quelque chose dans ce goût-là. Heureusement, elle rectifia vite le tir et il la retrouva bien là, égoïste à cent pour cent, tel que tout le monde aurait dû être dans ce monde. Dans les derniers, ouais, et dans ce groupe des derniers, Itzal en était aussi, à tenir la lanterne rouge, et à faire ses choix de manière supra-égocentrique, à sauver la peau de lui ou d’elle, mais seulement d’eux, là, parce qu’ils comptaient, les autres pouvaient aller se faire plier.

Les yeux braqués sur le jeu, puis la question moqueuse de Persephone, et il porta sa bière à ses lèvres, en profitant pour lever les yeux au ciel, sans répondre, alors que la réponse était claire. Si, il donnerait la moitié de son repas à un gosse crevant de fin dans la rue, et l’autre moitié au gosse d’après, probablement. Il avait été ce gosse-là et s’il était encore vivant pour se rappeler de cette grande époque c’était parce que, même dans l’antichambre de l’enfer qu’était la favela qui l’avait vu naître, il y avait eu des gens assez sympas pour lui donner à bouffer de temps en temps. Ça aurait été sacrément faux-cul de sa part de cracher sur les miséreux – d’ailleurs, ça ne lui était jamais venu à l’esprit. Quelque part, que Persephone tape aussi prés de ce qui l’avait construit, lui, le mit un brin mal à l’aise. Cette femme était une sorcière, dans tous les sens du terme. Heureusement qu’elle aussi semblait accorder un peu de réflexion à sa question à lui. À quoi rêvaient les blondes ? Les sorcières rêvaient-elles seulement ? Et les moutons ? Il fut tenté de lui piquer sa place autour de la table de billard, mais elle n’avait pas oublié de jouer pour autant. La réponse vint, aussi vaine que le néant, et il haussa les épaules. Des tartes. « Tu pourras toujours en faire ton emblème si tu tiens à ton idée de collants. ‘La Tarte’, ça fait un super alias. » Elle aussi avait une tête de super-héroïne, non ? Et lui était un connard, au cas où les gens l’auraient oublié. Du genre à fixer les boules de billard qu’elle jouait en tentant de les dévier de leur course par la seule force de sa pensée. « C’est pas bon pour la santé de rêver à des trucs qui n’arriveront jamais. » Ils avaient plus de chance de tomber sur un camion-citerne rempli de sang à l’extérieur du bar que sur une boulangerie. Il se permit un juron distingué en suivant le jeu des yeux.

« Moi je veux juste qu’on me foute la paix pour le peu de temps que j’ai à passer dans cette poubelle. Pas torture, pas de menaces de mort, pas de chantage. Et si le gouvernement pouvait arrêter de se la jouer régime totalitaire, j’aimerais bien que la prohibition soit levée, qu’on puisse boire entre potes sans devoir se planquer. » Voilà, des petites choses simples, mais accessibles, pourquoi pas ? Critiquer le gouvernement à haute voix, c’était probablement un crime, marqué quelque part dans une loi obscure, ou peut-être même pas obscure, il n’en savait rien. « Tu pourrais leur faire passer mes doléances, tiens, puisque tu es dans leurs petits papiers. Faire du lobbyisme pour tous les alcoolos de la ville, voilà une cause noble, un but à atteindre. Et qui sait si une belle carrière dans la politique ne t’attend pas quelque part… » Persephone, présidente. Pas mal, non ?

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