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 Wake you up before I go go || Matthias

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Wake you up before I go go || Matthias   Ven 23 Mar - 20:54

Wake you up before I go go ♫
C’était vrai, bordel, qu’il aimait son copain, Itzal. Il n’avait aucun problème à le dire, c’était pas comme s’il aimait souvent. Et pas non plus comme si ça le coinçait. Avouer sa trouille, ou sa honte, ça ouais, c’était pas simple, il avait sa fierté très mal placée, ses échecs qui l’accompagnaient partout, son besoin, depuis tout petit, d’avoir l’air indestructible, le seul moyen de survivre dans la rue, mais l’amour, pfff ! Pas de quoi se la jouer grand brun ténébreux du fond de la classe. Qui ça intéressait, les mecs à la mâchoire serrée qui assumaient jamais leurs sentiments, à part les quelques machos qui restaient encore dans le coin ? À part ça, tout allait bien sous le soleil de La Nouvelle Orléans d’après Matthias, mais Itzal ne pouvait pas croire qu’il y croyait vraiment. Il aurait pu enchaîner sur son histoire de jolies filles, vu qu’il était sûr qu’il y en avait au moins une, avec sa mallette, qui lui avait tapé dans l’œil, mais à quoi bon perdre son temps sachant que Matthias ne s’en souviendrait pas. Le Vénézuélien se demanda si cette fameuse nana avait quelque chose à voir avec toute cette histoire, mais le raccourci était un peu trop facile et ne reposait sur rien. Rien, voilà ce qu’il avait pour le moment, et Matthias ne l’aidait pas vraiment, avec sa zen-attitude et son je-m’en-foutisme apparent. Okay, le bonhomme n’avait jamais été un grand stressé, mais cette fois, cela semblait vaguement artificiel à Itzal, comme une mélodie légèrement fausse sans qu’on réussisse à déterminer ce qui clochait exactement.

Et qu’est-ce qui clochait exactement chez Matthias ? En l’écoutant se marrer, l’air pépouze, en parlant de son amnésie, Itzal hallucinait complètement. Ah ouais, c’était pas bien grave ? Pour lui, il n’y avait rien de pire que se faire trifouiller la cervelle. Il voulait bien se faire découper en tranches, réduire en poussière, mais que quelqu’un s’amuse à s’incruster dans sa tête pour jouer avec ses souvenirs, ça, jamais, ça lui paraissait insoutenable. Et que Matthias lui balance en se marrant comme un jouet à piles que c’était cool, tout allait bien, aucun souci, le foutait en rogne. C’était probablement la première fois qu’il avait un peu envie de violenter son pote et il n’apprécia pas du tout cette sensation. Et il en voulut à Matthias de déclencher chez lui ce genre d’émotions, et plus encore de le voir prendre ça par-dessus la jambe. Il s’en foutait peut-être, mais il pensait quoi des autres, de ceux qui l’aimaient, donc, et qui allaient s’inquiéter pour lui ? Rien, apparemment, vu que « tout le monde perdait la mémoire ». Si Itzal l’avait un peu moins bien connu il se serait demandé s’il n’avait pas adhéré à une secte. De l’importance ? Et sa tête, elle avait de l'importance ? Parce que dans deux minutes, Itzal allait la lui arracher avec les dents.

Heureusement, et avec une certaine douceur dans la transition, finalement, ils étaient arrivés dans Storyville, quartier branché s’il en était – non, c’était juste le ghetto à putes et à camés de la ville. Pas du tout le bled préféré d’Itzal, même s’il avait connu pire, et sans un toit sur la tête, mais il avait connu meilleur, aussi, genre draps de soie et champagne au petit déj. Mais bon, le salaire de nettoyeur n’était pas terrible – à peu prés zéro dollar et des poussières – et il n’avait que ses quelques jobs faits pour le compte des mafias du coin ou de particuliers pour se payer un loyer. En plus, ici, personne ne vous emmerdait. Vous pouviez même crever dans la rue la bouche ouverte en appelant à l’aide que personne ne s’occuperait de vos affaires, ce qui l’arrangeait plutôt bien. À Garden District, il rasait les murs, toujours certain de tomber sur la patrouille des riverains suce-boules du quartier. Il se secoua, arraché de ses pensées par la voix de Matthias. Qui finalement, bordel, avait quasiment l’air normal. C’était ça qui le rendait dingue, Itzal. C’était son pote. Mais pas tout à fait. Ou pas entier. Il n’aurait su dire. Il posa son regard sur la rue cradingue qu’ils remontaient pour atteindre son immeuble et grimaça un sourire. « Ouais, c’est pas mal si t’as pas peur des morpions. Enfin si ça te démange, je peux te conseiller, y a des filles sympas dans le coin. » Il avait toujours eu une faiblesse pour les coureuses de remparts. Non pas qu’il allait aux putes tous les jours, loin de là, en fait, il associait ces femmes et ces hommes à des figures parentales, de sorte que c’était même plutôt le contraire. Plusieurs d'entre eux louaient ensemble une petite chambre de bonne dans son immeuble pour y faire des passes et s'y abriter les jours d'hiver et de temps en temps, des filles déposaient à bouffer devant sa porte. Et s’il ignorait royalement les crève-la-faim qui s’accrochaient parfois à son jean – c’était pas parce qu’il avait été à leur place qu’il était sensible à leur misère – il n’avait jamais refusé d’aider une des filles, un des gars ou une ou un de ceux qui étaient ni l’un ni l’autre ou tout à la fois quand on faisait appel à lui. C’était un métier de merde et ils n’avaient pas besoin en plus d’assurer le SAV.

Itzal se planta devant son immeuble : quatre étages, façade en béton grise et lézardée, volets fermés aux deux premiers étages et pétés à tous les niveaux. Tadaaaaan ! Le proprio se faisait jamais insistant sur le paiement du loyer, ça c’était cool. « Je t’ai avoué mon amour. Je voulais qu’on fasse notre vie ensemble. Et tu avais accepté. On devait se retrouver pour se marier, mais t’es jamais venu à la cérémonie, mon père était déçu, si tu savais. Et voilà que tu me fais le coup de l’amnésie, tssss… » Il ouvrit la porte de l’immeuble d’un coup d’épaule et entraîna Matthias dans l’escalier, jusqu’au quatrième étage. Il s’effaça pour laisser entrer son pote dans son petit appartement. Déco minimale – c’est-à-dire rien aux murs, aucun bibelot, pas une merdouille traînant dans un coin, zéro, nada –, un canapé avachi et une table basse, des cartons poussiéreux desquels il n’avait jamais sorti les affaires dans un coin, une kitchenette américaine – concept – et sa fierté absolue, un petit balcon pour s’en griller une ou tirer à blanc sur les connards qui foutaient du bordel sous sa fenêtre les nuits où il voulait dormir. Chambre et salle de bains étaient à l’image du salon – sobres, propres et totalement vides ou presque. « Assieds-toi, fais comme chez toi. Tu trouves pas que ça en jette plus que ton Hilton ? » Ouais, c’était à chier, mais il pouvait compter sur la gentillesse naturelle de Matthias pour mentir, qu’ils soient tous les deux contents. Enfin, ou pas. Itzal alla jusqu’à son petit frigo, s’aperçut qu’il était vide, et revint se vautrer sur son canapé d’un air tout à fait naturel. « T’as vu personne pendant ces deux mois ? Pas un pote, pas une nana, personne de ton entourage ? » Les personnes qui lui fournissaient la dope et l’appart, ça comptait ? Itzal aurait rêvé de les rencontrer. « Quand on s’est vu la dernière fois, tu cherchais une choupette et tu y mettais tout ton cœur. J’imagine que c’est plus vraiment d’actualité, même si elle aussi, elle remonte à avant ton accident de l’espace. »  C’est qu’il ne voulait pas que son pote reste tout seul dans cet état. Il était prêt à aller lui acheter une copine en bas de la rue, là, tout de suite, pour qu’il ne reste pas en solo dans son appartement qui foutait les boules – se disait-il au milieu de son propre clapier de l’horreur.

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↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
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MessageSujet: Re: Wake you up before I go go || Matthias   Lun 30 Avr - 11:48

   FEATURING Itzal & Matthias
  « Je t’ai avoué mon amour. Je voulais qu’on fasse notre vie ensemble. Et tu avais accepté. On devait se retrouver pour se marier, mais t’es jamais venu à la cérémonie, mon père était déçu, si tu savais. Et voilà que tu me fais le coup de l’amnésie, tssss… » Sous la patine, Matthias percevait obscurément l’incompréhension. La peau sentait la boucherie lointaine encore et il était impossible de trop remuer les vestiges d’un passé nébuleux. Il avait accompagné sans hésitation son camarade jusque chez lui, la confiance en étendard, le sourire en écusson brillant. Itzal était solide, comme les falaises face aux océans déchirés qu’avaient été l’apocalypse et ses nuages sombres ; une figure qui suintait la tranquillité relative, l’œil d’un cyclone fait de violence et de merveilles. « Tu vas me faire pleurer. » Esquissa Matthias dans un froncement de nez amusé. Il était plus redevable que sa nonchalance ne laissait voir, plus touché que les mots ne laissaient filtrer. L’ancien vainqueur avait découvert que c’était dans la régularité que gisait le salut d’une âme, l’absence de rebonds caractérielles était la clé d’un esprit capable et d’une force indestructible – ou presque. Il continuait à rire malgré le gouffre titanesque qu’il entrevoyait à ses pieds. Il continuait à vivre même au bord d’un trou noir en forme d’amnésie terrifiante.
Non, il ne se souvenait pas. Non, il ne comprenait pas encore complètement pourquoi le gouvernement s’était à nouveau entiché de lui ainsi ni pourquoi de bien trop jolies miliciennes toquaient à sa porte. Il y avait nécessairement explication et énigmes à résoudre mais chaque chose en son temps et il n’était pas pressé de mettre la lumière sur les ténèbres.

Le diable seul savait ce qu’il risquait d’y trouver.

L’œil scanna l’appart, vide au possible, de quoi juste accomplir les rituels de corps endommagés : dormir, manger, se tenir propre et au sec, même pas forcément au chaud mais nous étions en Louisiane et le soleil collait à l’épiderme comme lamelle de cheddar orange sur un burger rabougri. « C’est top. » Fit-il avant de s’installer, les longues jambes s’étalant en contre-plongée sur une moquette usée. Il avait soif, la gorge brûlante et la salive glissant contre les parois muqueuses dans un effort ardent. « Peut-être que j’ai vu des gens… j’en sais rien. C’est tout le propos. » Matthias se mit à rire, d’une contenance sèche teintée d’un désespoir bien caché. « En fait quand je me suis réveillé, j’ai vu des docs, des jolies infirmières… de quoi me ramener à la vie. On m’a raconté que c’était une milicienne qui m’avait sortie de l’incendie. La choupette justement. Le monde est sacrément bien fait. » Matthias acquiesça, l’image couleur blé et azur, saveur paradis lointain, s’éclatant dans la rétine. Il était superstitieux de nature, l’alignement des étoiles et des planètes en fond de destinée sonore et éclatante. Persuadé que tout avait un sens, il était du genre à s’extasier devant les signes peu communs et à s’offusquer des chats noirs croisés dans la nuit.

Choupette était simultanément un très bon et très mauvais terme pour décrire la biélorusse qu’il avait croisé à plusieurs reprises et toujours dans d’étranges circonstances ; la raideur martiale, le regard glacé et les paroles militaires s’exposant au bord de lèvres de poupée framboise avait été un mélange de sucre et de sel dont il était friand. Le sourire glissa sur le visage du vainqueur à sa mention, l’ironie perlant au bout des cils dans un amusement assumé.  L’image fut balayée pourtant rapidement. « Elle veut pas céder à mes charmes légendaires. Le côté professionnel… tu vois comment les trois quarts de la milice sont corruptibles et tu peux les retrouver sur la table de la mafia locale à chaque fois ? Elle mange pas de ce pain-là celle-ci. » Une pointe de fierté dans la voix, comme si c’était là quelque chose de tellement exceptionnelle qu’il fallait le souligner. Pourtant être un bon milicien était dangereux - et rare- en soi, effrayant aussi mais si le danger avait été une jolie sirène dans un lagon bleu océan, Matthias y aurait plongé sans ambages avec une pina colada en main. « Tu connais le gouvernement, ils m’ont sauvé du coup j’ai une dette… » Il fronça le nez. Le Gouvernement provisoire (ou plutôt éternel ici) aimait à croire qu’il servait et faisait les hommes. Une nouvelle colonie humaine pour un nouveau monde en déroute. Il confondait la création avec la propriété et, en tant que tel, se retrouvait fatalement souvent déçu par ses ouailles – possessivement, paternellement – les forçant à choisir alors ce qu’il lui semblait être la « bonne » voie. L’unique voie. « Le boulot est bizarre mais je vais m’y faire. » Je me suis fait à pire. C’était là sur le bout de la langue et dans l’air, l’odeur du sable et du sang d’une arène lointaine. « Ils m’oublieront bien assez vite à nouveau, arrête de te faire du souci on dirait une mémé. Trop de bordel dans la ville et avec la communauté à l’extérieur, c’est une question de semaines. Je mentirais cela dit en disant que j’ai pas été soulagé d’avoir été soigné et dorloté. » Le regard croisa celui d’Itzal : ils étaient bien placés pour savoir que les frontières entre ce qui était bon ou mal n’avaient plus de mise à la Nouvelle Orléans. Oui, il était mordu d’une milicienne qui serait probablement à le coller pour des raisons purement professionnelles et qui au vu de son intégrité ne serait pas tenté de mélanger boulot et plaisir. Oui, c’était le gouvernement qui l’avait soigné après un accident quand bien même c’était lui aussi qui l’avait poussé vers la mort il y a des années de cela.

Rien n’avait beaucoup de sens mais des créatures rôdaient dans la forêt et des sorciers déclamaient du latin les nuits de pleine lune aussi Matthias afficha un sourire inquisiteur, prenant ce qu’on lui donnait, s’entêtant tranquillement pour le reste. « Je suppose que je suis dur à crever. Un truc dans ce genre. Pour l’instant, je vais faire ce qu’on me demande. J’aviserai ensuite. » Les doigts vinrent gratter la barbe naissante, le rêche agréable contre la peau. « On me demande pas grand-chose d’ailleurs. Si j’ai bien capté le blabla qu’on m’a fait, faut rassurer la populace rapport à la famine qui se profile et qui pue sévère. » Matthias fronça les sourcils, le regard pesant sur son ami cherchant une quelconque trace de fatigue. « T’as eu des soucis à ce niveau ? Tu vas... enfin, ça roule ? » Ce que faisait Itzal lui était toujours un peu un mystère. L’homme qui avait choisi de vivre loin d’une famille pourtant aisée était de ces roublards ascendant débrouille qui trouvaient toujours le moyen de survivre.



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MessageSujet: Re: Wake you up before I go go || Matthias   Sam 12 Mai - 22:16

Wake you up before I go go ♫
C’était top. Itzal en aurait presque eu soudain les larmes aux yeux. C’était top, disait son copain, et il était tellement mignon, comme un petit agent immobilier stagiaire pas payé mais plein de bonne volonté. De toute façon, le Vénézuélien n’accueillait jamais personne chez lui, mis à part une nana de temps en temps, qui en général se barrait avant le lever du jour, quand il faisait trop sombre pour qu’elles aient le temps de flipper – si seulement elles avaient connu mieux un jour. Et dans ce petit nid d’amour, Matthias se laissait aller aux confidences. Se réveiller dans un lit d’hôpital, sans savoir où, ni quoi, ni pourquoi, et qui sont ces gens… Itzal pouvait imaginer le malaise. L’envie de se raccrocher à ces gens, aussi, à ces visages, à cette nouvelle vie qui débutait, apparemment, née des cendres, au sens littéral du terme, de l’ancienne. Puisqu’il n’y avait que cela, pourquoi envisager autre chose, pourquoi se risquer à regarder dans l’abîme ? Le Vénézuélien regretta presque d’avoir tenté de lui forcer la main. Pour l’heure, il n’y avait rien à faire. Il ne pouvait qu’écouter son pote et essayer de lui faire comprendre qu’il était là pour lui s’il en avait besoin. Quand il en aurait besoin, même. Parce qu’il en avait besoin, et qu’il s’en rendrait compte un jour, Itzal l’espérait. Un jour, le type sympa qu’il était regarderait dans l’abîme, ne pourrait pas s’en empêcher, et l’abîme l’observerait en retour, et ce serait la crise.

Mais enfin, parlons peu mais parlons bien, c’est-à-dire parlons femme à attaché-case. Parce que oui, rien que ça, c’était cette même bonne femme dont il lui avait parlé la dernière fois, qui semblait déjà occuper toutes ses pensées, en bien ou en mal, qui revenait sur le tapis, et dans la vie de Matthias, par un hasard tellement extraordinaire qu’Itzal en aurait vomi, en fait. Donc, parce que « le monde est sacrément bien fait », cette femme, qui appartenait au gouvernement, avec qui il avait vécu une folle aventure surnaturelle, et qui avait disparu de la circulation à défaut de ses pensées, réapparaissait dans sa vie pour la lui sauver, la vie. Et elle appartenait à la milice. Pas du tout un complot, donc. Il se retint de grogner comme un vieux cabot et fixa son regard au plafond auréolé de tâches d’humidité et d’autres trucs dont il ne voulait pas connaître l’origine. Il n’avait pas besoin de regarder son pote pour savoir qu’il était accro. Accro par les sentiments ou par autre chose, il n’en savait rien et ne voulait pas savoir. Cette fille l’avait marqué au fer rouge. Et peut-être aussi que c’était pour elle qu’il changeait de vie aussi facilement, parce qu’elle faisait partie de ce nouveau package. Le gouvernement, le bel appart, la fille, le nouveau départ, et des cachetons le soir pour bien dormir. Itzal abaissa les yeux sur Matthias, avec l’impression de lui faire coucou depuis l’autre rive d’un fleuve s’élargissant un peu plus à chaque mot qui franchissait les lèvres de son copain. Pour lui, une milicienne incorruptible, c’était la pire chose qui soit, un véritable pentacle de Satan, la loi de Murphy faite femme. Probablement que si Itzal croisait cette sale engeance, elle l’égorgerait avec le premier truc qui lui tomberait sous la main parce que c’était son job. Mais pas de souci, hein, Itzal accepterait totalement d’être le témoin de mariage de son pote. « T’es amoureux, alors ? Tu me la présenteras ? » Au moins, c’était simple, comme question. Même si la réponse, évidemment, non parce que hein, voilà…

Geuh, une dette. Entendre prononcer ce mot, pour Itzal, c'était comme écouter quelqu'un gerber. Les dettes, c'étaient comme les promesses, elles n'engageaient que ceux qui les croyaient. Et au gouvernement en plus, alors ça c'était quand même puissant, comme concept. Comme si le prolétariat devait quoi que ce soit à qui que ce soit, quelle blague. Se faire sauver la vie n'avait rien d'un droit, c'était une obligation, et même une évidence, et c'était censé être gratuit. « Si j’avais pu, je t’aurais sauvé moi-même. Et tu n’aurais jamais eu à te sentir redevable. » Il crut bien entendre du désespoir dans sa voix, et il se secoua sur le canapé. « Mais je suis pas assez sexy pour ça, et puis j’ai pas d’attaché-case. » Mais oui il connaissait le gouvernement, mais oui. Il le connaissait jusque dans sa moelle pourrie, ses os friables, ses pieds nus et crasseux et sa tête bien faite veillant avec gourmandise sur eux tous. Il en avait fait partie, il en connaissait les rouages, et en connaissait aussi toute la cruauté, avait fait les frais de sa trahison, du moins l’aurait-il ressenti comme tel s’il avait jamais attendu quoi que ce soit de sa part. Entité obscure et tentaculaire, et eux, ils en parlaient comme d’un « il », comme d’un « il » dont il faudrait être redevable, mais après tout, « il » pouvait tout à fait venir frapper à sa porte et réclamer son dû. « Il » était comme ça. Il laissa échapper un petit rire. « Oublier, c’est la dernière chose qu’ils savent faire, au gouvernement. Et je les connais, leurs bonnes actions. Ils m’ont sauvé la vie, à moi aussi, en quelque sorte, et je paye ma dette tous les jours depuis, que je le veuille ou non. J’ai pas le choix. Et je suis pas sûr que tu l’aies non plus. » Il haussa les épaules. Dans son cas, c’était payer sa dette ou mourir, littéralement. Ils l’avaient pris, l’avaient tenu, lui avaient dit « la mort ou l’esclavage », et lui, Itzal, eh ben, il n’était pas un héros, alors esclavage ça avait été, et il avait eu la vie sauve. La vie sauvée. C’était pareil, non ?

Enfin bref. Son copain avait le sourire malgré tout. Dans la merde jusqu’au coup, mais qui ne l’était pas ? Ils surnageaient dans les égouts, entre les cadavres de leur libre-arbitre et de leur fierté, et quelque part là-bas, plus loin, flottait ce qui restait de leur esprit rebelle, s’il avait vraiment existé un jour, ou si ça avait été juste pour de faux. « Aaaah, alors tu vas participer à leur propagande ? Je t’ai toujours dis que tu avais une trop belle gueule pour ton bien. » Rien qu’un coup de couteau ne puisse arranger, mais c’était là un trait d’humour trop noir pour l’ambiance apaisée qui s’installait petit à petit. Allez. Allez, quoi ! Matthias le disait : attendre et voir, et d’ici là, suivre le courant. Itzal était du genre rocher, à refuser, à s’oppose, à s’arc-bouter jusqu’à se briser. Son copain avait plus l’air de donner dans le proverbial roseau. Tout allait bien. Au moins lui avait-il remis la main dessus. Il sourit de nouveau. « Je vais te voir tous les jours à la télé ! » Comblé, il était. Il agita la main vers Matthias. « Bien sûr que je vais bien. J’en suis pas à ma première famine. » Et puis, aussi, il se nourrissait d’autre chose, à côté, hein ? Fun fact ! Mais comme c’était pas drôle, en fait, il ne développa pas non plus dans cette direction. « D’accord, alors fais attention à toi, garde les yeux ouverts, et profite bien de la bouffe du gouvernement au nom de tous les miteux de la ville, s’il te plaît. D’ailleurs, si tu veux vraiment aider les gens, en plus de les rassurer, tu peux faire du trafic de médocs et de bouffe. Tu te ferais un sacré argent de poche. » Business is business, c'était la première leçon que son son père lui avait inculquée en arrivant sur cette belle terre d'Amérique, et après tout lui-même vivait bien de petits trafics, il connaissait le marché.

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MessageSujet: Re: Wake you up before I go go || Matthias   Ven 25 Mai - 15:39

   FEATURING Itzal & Matthias
 « T’es amoureux, alors ? Tu me la présenteras ? » Il eut un rire malgré lui. On était un peu tout le temps amoureux quand les épées de Damoclès stagnaient au-dessus de vos cheveux. « J’ai envie d’elle » aurait sonné plus correct mais c’était un peu la même chose, non ? Le désir n’avait de source que dans des besoins primaires qui flottaient à la surface de cœur sanguinolent. Un peu comme la nappe blanche sur du lait fraîchement bouilli. Il était certain qu’une fois enlevé, ce serait suffisant et il n’y aurait plus rien qu’une surface beige et lisse qui n’accaparerait plus aucun des deux.  

(Il a toujours aimé se bercer d’illusions.)

« Si j’avais pu, je t’aurais sauvé moi-même. Et tu n’aurais jamais eu à te sentir redevable. » Les mots se gravèrent, brûlants, sur une âme décontenancée. Matthias se tu acceptant ce que son ami lui donnait si généreusement, eut même un large sourire à la plaisanterie légère. C’était stupide mais il se sentait en sécurité ici et ce n’était pas là quelque chose de si fréquent en Louisiane ; l’impression confortable d’avoir quelqu’un qui était là pour lui si besoin, l’amitié en vagues chatoyantes venant embrasser la plage. Il aurait voulu partager plus mais les souvenirs s’effritaient dés qu’il cherchait à les attraper, l’esprit comme un énorme gruyère aux trop grandes cavités.

L’aveu du vénézuélien lui fit froncer les sourcils pourtant. « Ta dette ? » Le brun ne s’embarrassa pas d’explications tandis qu’il passait déjà à autre chose. Ils étaient cons tout les deux à penser qu’ils pouvaient s’en sortir chacun dans leurs coins. « De quelle dette tu parles, tu, t’as eu un accident ? » C’était bien Itzal ça, aux portes de l’Hadès et pas un mot sur sa souffrance. « Itzal… » Le reproche roula sous le zébrage du prénom entre eux. Fais ce que je dis mais pas ce que je fais, hein… La langue claqua sur le palais comme une remontrance tacite. Ce n’était pas bien sérieux mais il y avait un temps et une heure et le blond ramena ses cheveux en arrière, la réflexion revenant en boomerang sur les propos de l’homme assis à ses côtés. « Figure-toi… et ça va p’tet te paraître bizarre… mais j’ai toujours frôlé tout ce bazar de marché noir sans vraiment y toucher. Je sais pas vraiment pourquoi. C’est comme si à chaque fois, j’allais prendre le chemin mais une autre route se présente et puis hop, plus rien. A vrai dire… j’ai une connaissance, je crois qu’elle trempe dedans à cause de son frangin complètement déglingué. Pas un peu hein. Complètement. Tu te souviens de l’histoire des filles qui disparaissaient à un moment et qu’on retrouvait soi-disant au lac Sainte Katherine ? Moi on me dit que c’est de sa faute, j’y crois sans problèmes. » Solveig aurait été plus futée ou moins sous le syndrome de Stockholm, elle aurait tenu son frère par la consommation des drogues sous laquelle elle-même semblait sombrer. Il y avait trop longtemps qu’il ne l’avait revu cela dit et il fronça ses lèvres se demandant où elle était passée. « Level Arckham asylum si tu vois ce que je veux dire. » La proposition était toujours là, vibrante et fantomatique. « J’aime pas les médocs. » Il se tu à nouveau, sérieux pendant quelques secondes, l’image de certains autres vainqueurs gravés dans les rétines. « On m’a traité de naïf souvent, de type qui voulait pas voir… » Les doigts tapotèrent le sofa, seul signe de nervosité dans l’océan d’un corps à l’aise et détendu. « … en attendant l’idée de me noyer dans des paradis artificiels, très peu pour moi. J’aime autant faire ça entre les jambes de jolis gens. » Finit-il dans un sourire et un dodelinement de tête amusé. « Je sais qu’on n’est pas obligé d’en prendre quand on en vend mais je suis pas doc alors je saurais pas trop quoi filer. C’est un coup à revendre des strepsils à tout le monde et leur dire que ça va les doper. Autant dire que je me fais buter en moins de deux semaines. Quant à la bouffe… bientôt y’en aura pas assez de toute façon. Je vais pas mettre des conserves de côté, j’ai déjà grave la dalle. » Il ne savait pas encore que cela serait bientôt pire avec le raid de la Communauté, que la nourriture se ferait plus éparse dans les assiettes. « Peut être qu’on devrait faire quelque chose cela dit, t'as pas tord … créer un truc pour que les gens aillent mieux… j’aurai dit un club de jardinage comme ça chacun fait pousser ses patates mais j’ai la main aussi verte que le Vision des Avengers. » Il eut un regard pour Itzal et sa carrure de superman. « T’as jamais pensé à apprendre aux gens à se battre ? Monnayant finances je veux dire. Parce que bon, les gens en auraient besoin surtout en bordure. Hey même moi je dirais pas non et pas seulement parce que tu serais sexy dans une bagarre tu vois, je ne suis pas si vénale que ça… enfin... » Le sourire se creusa sous une légère œillade faussement désolée. « Tout ce que j’ai dégommé dans… enfin l’arène c’est… différent… c’est … » Il chercha un bref instant le bon terme, l’image du sang giclant partout sur ses avant-bras en tatouage indélébile. « … l’inspiration du moment. »




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MessageSujet: Re: Wake you up before I go go || Matthias   Lun 28 Mai - 22:48

Wake you up before I go go ♫
Dans la tête d’Itzal, frère ou pote, ça se confondait, c’était la même chose. Il ne cherchait pas à faire pencher la balance dans un sens ou dans un autre, à faire une liste de pour et de contre, de ceci et de cela. De frère de sang, il n’en avait pas, ou du moins il ne l’avait jamais su. Des frères de cœur, en revanche, c’était autre chose. Il se disait que Matthias avait tout d’un frère et/ou d’un ami puisque dès qu’il discutait avec lui, il se sentait détendu, tout prêt à être un type un peu meilleur, à moins grogner, à moins râler, à voir le monde de façon un peu plus rose, juste pour élever un peu son niveau perso, pour l’autre, là, assis face à lui. Léger sentiment de possession vis-à-vis de lui, tout en cherchant à l’impressionner, ou plus probablement, à ne pas le décevoir, ce qui n’était pas la même chose, en termes d’attentes. Et puis, aussi, la langue se déliait. C’était plus facile de parler, d’aligner les mots et de leur donner à peu près le sens de ceux qu’il avait dans la tête. Pas encore idéal, pas encore la panacée – dans son monde idéal, les gens ne s’adressaient la parole que pour dire des trucs utiles, mais enfin bon, un homme pouvait rêver. Et puis, voir Matthias flipper un peu pour quelques mots balancés dans l’air comme une poignée de sable, ça aussi, ça lui faisait quelque chose, autre chose que l’agacement habituel que ça aurait déclenché chez lui de la part de n’importe qui d’autre. Mêle-toi de tes affaires !... ne fut ce pas qu’il répondit, donc. Le miracle de la vie sociale. Et Matthias n’avait été qu’honnêteté avec lui jusqu’à présent, même s’il ne lui racontait que ce qu’il croyait savoir. « Ouais, comment dire… J’ai brisé la loi, tu vois le genre, il suffit de peu pour devenir un criminel, pour tes nouveaux employeurs. Désolé je ne voulais pas le dire comme ça. Enfin si, en fait. Mais je ne t’en veux pas à toi. Comme je me suis fait attraper, j’ai fini au pied de l’échafaud. Et comme je suis toujours là pour en parler, tu penses bien que le gouvernement m’a proposé un chantage adorable. Mais l’important c’est que j’ai échappé à l’arène et aux lions de cette cinglée. » Cinglée rousse. Il était pas beau ce nouveau monde où on exécutait les gens comme quatre mille ans auparavant ? C’était chouette, quand même, le progrès. « Et si je veux que ça continue comme ça, je dois payer ma dette » Jamais de sa vie il n’avait autant réussi à transmettre l’italique dans sa voix – le truc c’était de prendre un ton un peu traînant, meuaaa deeetteuuuh…

Là-dessus, Matthias rebondit sur sa petite sortie, ou comment arrondir ses fins de mois en jouant au con, une activité qui de tout temps avait rapporté plein de fric à plein de gens. Itzal secoua la tête pendant les trente bonnes secondes où son pote lui fit peu ou prou le portrait de Solveig et de son sociopathe de frère que le Vénézuélien avait jusque-là réussi à éviter. Il avait entendu dire que le type était de retour et Itzal ne s’était pas fait prier pour réduire ses activités auprès de la Nifhleim, parce que bon, il voulait bien être un peu con mais pas être non plus le porte-parole de la planète Connard. Apparemment, la vie de Matthias se résumait à collusioner avec tous les cinglés de la ville et celle d’Itzal à le découvrir de façon inopinée et vachement violente. Mais bordel ça sera quoi la prochaine fois, il lui annoncerait avoir déterré Staline et Mao pour une garden-party ? « Je crois que je vois de qui tu parles. Tu fais très bien de bifurquer, va. » Non parce que bon, dix problèmes à la fois dans la vie d’un seul homme, ça suffirait, non ? Au moins Matthias ne prenait-il pas son idée de devenir dealer très au sérieux. Oui, il avait plein de bonnes raisons pour ne pas tremper là-dedans – et quelques mauvaises aussi, mais tout d’un coup, Itzal se vit en vilain canard grassouillet essayant de pousser son petit frère et fumer son premier joint ou un truc comme ça. Il hocha sagement la tête, décidé à supporter sans limite la sage attitude de son copain – POUR UNE FOIS QU’IL AVAIT UNE SAGE ATTITUDE. Il le pensa si fort qu’il crut être devenu télépathe, mais comme Matthias ne réagit pas, il en déduisit que non. « Tu penses trop aux autres, c’est clair que t’as pas l’étoffe d’une crevure de mafieux. » Et si ça, c’était pas le plus beau des compliments made in Itzal…

Mais il semblait qu’il avait créé un monstre. Pendant une seconde, Itzal crut que Matthias allait lui proposer d’ouvrir un cercle de l’amitié, de mettre en place un camp d’été ou même une secte, mais non, ouf. « Non j’y ai jamais pensé. D’abord, si tout le monde se bat comme moi, je ne pourrai plus les battre, et mon gagne-pain repose pas mal sur le fait que je peux torgnoler la majorité des habitants de cette ville. Et je crois que depuis le temps, les gens qui le veulent ont appris à se défendre. On n’a pas vraiment besoin de plus de violence, hein ? » Il observa son pote, puis laissa échapper un soupir et se leva pour aller se laisser tomber à côté de lui sur le canapé. Non, pas pour lui faire un gros câlin. Enfin, pas ailleurs que dans sa tête. « Désolé que t’aies eu à subir ça. Rien que de voir jour après jour des gens se faire dégommer dans cette antichambre de l’enfer, ça m’a rendu malade. » Il contempla son pote. « C’est pas un squelette que t’as dans le placard, toi, hein ? C’est tout un cimetière. Comment t’as fait pour te fourrer dans autant d’ennuis en une seule vie… » Il doutait qu’il y ait une réponse à ça, autre que le pas-de-bol-mon-gars, alors il ne posa pas vraiment la question. « En tout cas, maintenant que je sais où t’es et toi où je suis, n’hésite pas à me demander quoi que ce soit. Je suis plein de ressources et j’ai aucune conscience, encore mieux qu’Amazon. Tu finiras par te remettre la caboche à l’endroit. » Et retrouver la mémoire ? Allez, ça, ce serait la phase deux, le but ultime, le truc auquel il ne faudrait pas trop penser sous peine de rager. Il tapota le genou de Matthias. Tout irait bien. En tout ça, ce serait difficile de faire pire, quoi.

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MessageSujet: Re: Wake you up before I go go || Matthias   Mar 12 Juin - 14:26

   FEATURING Itzal & Matthias
Les informations déboulèrent comme petits poussins dans une basse-cour étroite et Matthias acquiesça comprenant partiellement à quel point son ami était dans la mouise. Il savait le gouvernement tatillon sur certains points mais pas nécessairement sur la criminalité, tout du moins pas de ce qu’il avait pu sentir du coin de l’œil à divers étages. Il était de notoriété que des enveloppes circulaient après tout sous les tables et que certains grands noms voire ministres fricotaient joyeusement avec les mafias locales. Ce qui n’avait d’ailleurs aucun sens selon lui et son esprit un peu simpliste : le pouvoir - à priori - ça ne se partageait pas trop.

Tandis qu’Itzal expliquait son histoire, le blond prit mesure du gros merdier. Avoir les institutions suprêmes collées à soi ne pouvait rien donner de bon. Si Itzal avait échappé à l’arène c’est que le deal avait été des plus cuisants. Le regard tomba sur les bras de son camarade un bref instant. Il était taillé comme un soldat, la carrure athlétique, le muscle sur et la peur en berne, une arme en gros et pas des moindre. Putain, dans quoi t’as bien pu te fourrer Itz’ ? Le vénézuélien n’épilogua pas pourtant donnant le minimum. Ce n’était déjà pas si mal quand on connaissait la discrétion naturelle dont le brun pouvait faire preuve et Matthias se promit de farfouiller dans les archives du gouvernement pour aider son pote. C’était la moindre des choses mais au-delà, il y avait une rébellion tacite, une façon silencieuse de se dire qu’il travaillait peut-être pour eux mais qu’il savait encore où sa loyauté résidait. Tout du moins aimait-il le croire.

« Je crois que je vois de qui tu parles. Tu fais très bien de bifurquer, va. » Tu m’étonnes. Un sourire grimace s’étala sur son visage. Le frère de la rouquine junkie était donc loin de faire l’unanimité et ce même dans les bas-fonds de la cité. Voilà qui n’était en aucun cas surprenant mais qui restait tout de même bon à savoir. Du reste, Itzal avait raison : il n’avait jamais eu la carrure pour rentrer dans la mafia. Il faisait illusion, les manières caméléons et le sourire charmeur mais l’odeur nauséabonde des trafiquants locales ne l’attiraient pas plus que ça. Quitte à donner son âme au diable, il valait mieux que ce soit au gouvernement n’en déplaise à la plupart des gens. Au moins, Matthias percevait-il l’intérêt d’un pouvoir centralisé dans un monde en reconstitution chaotique.

« Non c’est sur… après c’est dur d’être en mode zen et petits biscuits quand t’es dans un pays où y’a plus de crocodiles que d’habitants. » C’était épuisant en vérité, cette constante spirale de violences. L’ombre d’Itzal à ses côtés lui sembla un bref instant comme un oasis et il étala ses jambes devant lui. « Ah ça ? » Il eut un sourire à la question, le clin d’œil inconséquent et léger comme un papillon en plein après-midi d’été. « C’est une spécialité. Mais c’est pas moi hein, c’est les problèmes qui m’aiment. Que veux-tu, je suis irrésistible. » Le danger était une jolie fille, c’était bien normal de flirter avec. Un zeste de joie quasi enfantine illumina un instant ses traits, la connerie patentée en bandoulière.

Puis le rire mourut à la tape amicale.

« Tu vas en avoir encore plus si tu restes dans mon secteur. Si on me surveille, on va te surveiller. » Mathématique. Et vu ce que venait de lui dire Itzal, tout le monde risquait gros ici. « Je sais que tu veux m’aider, mais je vais bien je t’assure … » La main passa sur la mâchoire. « Aussi bien qu’on peut aller dans ce monde où y’a trop de moustiques et où t’as des sorciers vaudous à tous les coins de rues. » Matthias tapota allègrement son ventre comme pour couper court aux tergiversations. « Je veux pas faire le copain ingrat mais je meurs de faim en fait. Soit on va chasser des poissons à trois têtes au lac, soit faut me nourrir. J’accepte les épis de maïs et les champignons mais en fricassée. » Un temps. « Tu sais qu’yen a un qui a proposé des émissions culinaires dans la grille de prog ? Soi-disant, plus un pays a de pauvres, plus il aime regarde des trucs qu’il pourra jamais avoir. C’est spé. Ça doit expliquer pourquoi on a encore Miss Nouvelle Orléans. » Il haussa les épaules. « En soi l'idée n’est pas immonde je suppose. On aurait pu tourner ça au Mary-Rose, la proprio aurait crisé mais hé. »



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MessageSujet: Re: Wake you up before I go go || Matthias   Ven 15 Juin - 20:53

Wake you up before I go go ♫
Juste comme ça, pendant quelques secondes, ce fut comme s’ils étaient de retour à New York, du moins pour Itzal. Matthias se marrant doucement, prétendant que c’étaient les ennuis qui étaient attirés par lui et par l’inverse, et le petit sourire tordu que cela amena sur les lèvres du Vénézuélien… Ne manquait que le bar pourri, à l’atmosphère feutrée des établissements méconnus qui ne tournaient que grâce aux habitués leveurs de coude. Et la certitude que lorsqu’ils se quitteraient tout à l’heure, ils se reverraient. Que même s’il ne savait pas plus alors qu’aujourd’hui de quoi serait fait le lendemain, le plus gros danger qui le guettait, lui, c’était de ne pas avoir assez d’argent à la fin du mois pour ne pas avoir à choisir entre la bouffe et les clopes. Le bon vieux temps ? Pas vraiment, mais quand même vaguement moins anxiogène que maintenant. Et peut-être aussi que Matthias et lui étaient un peu plus sur la même longueur d’onde alors. Mais quand bien même : il refusait l’aide qu’Itzal était tout prêt à lui proposer, et Itzal refusait, en pensée, de renoncer à l’aider. Avant, ils auraient été d’accord. Opposés en presque tout à présent, mais quand même, le deal, non verbal, était le même : plus question de se débarrasser de moi, mon bonhomme. « Oh, tu vas me faire pleurer. Tu m’as bien regardé ? Je suis indestructible. Si j’aimais porter des collants, tu me verrais déjà bondir de toit en toit. » C’était une croyance qu’il portait en lui depuis tout petit, tant il avait échappé à une mort obscure, banale et anonyme un nombre incalculable de fois. À l’apogée de son délire, cependant, il s’était fait mordre par un zombie, ce qui avait mis un certain coup à sa théorie de l’invincibilité, mais finalement, il n’était pas mort, hein ? Une preuve de plus, bonnes gens ! « Et si ça peut te consoler, le gouvernement ne peut plus vraiment faire quoi que ce soit contre moi. Autant s’en prendre à une poubelle. Ils savent déjà qui je suis crois-moi, on se fait coucou régulièrement. » Parce qu’il ne fallait être là pour ses potes que quand ils allaient mal ? Ben tiens. Itzal allait finir par sérieusement penser à lui coller une puce GPS derrière l’oreille, à celui-là. Il en avait marre de la technique de l’anguille.

Et puis de toute façon, Matthias ne lui faciliterait pas la tâche. S’il voulait disparaître à nouveau, Itzal ne pouvait pas vraiment l’en empêcher. Dans cette vie, ce n’était pas les crocos, les moustiques et les sorcières qui lui foutaient les boules. C’était cette vie de chien, cette vie solitaire au milieu de milliers de gens solitaires. À quoi ça servait ? Autant se coller une balle dans le caisson tout de suite. Chassant ces noires pensées, il se secoua. Bon, à part les lacets de ses chaussures, il ne pouvait pas vraiment proposer de quoi bouffer à Matthias. Il faut dire qu’il n’avait pas vraiment prévu de l’avoir chez lui – vu qu’il n’était pas certain, à la base, de réussir à lui mettre la main dessus. La mention du Mary Rose lui arracha un sourire de traviole. « Dis donc, tu fréquentes du beau monde, maintenant. Je suis content de le savoir, au moins je sais que je te croiserai là-bas. En attendant, je peux t’emmener dans un établissement qui sera un peu moins bien noté, mais la bouffe est gratos et c’est juste en bas de chez moi. » Accessoirement, c’était un bordel, mais les types qui pensaient que les prostituées n’étaient bonnes qu’à baiser n’avaient aucune imagination. Il désigna la porte à Matthias d’un geste théâtral. Il lui aurait bien filé un double des clés, s’il en avait eu un.

« Je crois que tu vas trouver tes marques dans ton nouveau job. Propose-leur de diffuser du foot et de la télé-réalité, la prochaine fois. Comment disait l’autre, déjà ? L’opium du peuple ? Vous auriez tort de vous priver, ça marche à chaque fois. » Lui, il s’en foutait. Que les gens, les pauvres, les riches, perdent des heures de leur vie à s’auto-convaincre de ce que leur montrait leur écran plutôt que de regarder la réalité merdique en face. Que Matthias participe à ces conneries, que ces conneries existent. Itzal s’en foutait tant que son pote survivait à sa nouvelle vie. Dans la vie, il y avait de tout, du collabo au résistant, et puis il y avait ceux qui prenaient la fuite, et Itzal était un fuyard de première catégorie, un vrai champion. Même si c’était les fuyards qu’on emmerdait le plus, parce qu’on n’aimait pas que le fuyard ne prenne pas position. Mais tout ça, c’était du rien, du vent, du nada. « Vends-leur ta belle gueule s’il le faut, tant que ça t’évite les ennuis, à partir de maintenant, d’accord ? C’est tout ce que j’attends de toi. Survis, bonhomme. Qu’on puisse se remettre à boire coude à coude quelque part dans cette ville. » Et même si fréquenter le gouvernement, ça finirait forcément par lui attirer des emmerdes. De toute façon, Matthias aurait des emmerdes même avec le Dalaï-lama. Mais tout ça, ce serait pour plus tard. Pour maintenant, il n’y avait qu’un seul impératif : se remplir la panse d’un ragoût dégueulasse au bordel du coin de la rue. La vie, la vraie, pas celle à la télé, mais qui faisait quand même un peu rêver.

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