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 Here stands a man at the bottom of a hole he's made || Regan

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Here stands a man at the bottom of a hole he's made || Regan   Dim 25 Mar - 23:12

Here stands a man at the bottom of a hole he's made
Still sweating from the rush his body tense his hands they shake oh this, this is a man, boy here stands a man with a bullet in his clenched right hand but don't push him, son, for he's got the power to crush this land oh hear, hear him cry, boy, don't you ever leave me alone, my war is over, be my shelter from the storm, my war is over. syml the war.
La nuit, Treme enfilait ses habits de lumière. Ou quelque chose dans le genre. Ce quartier prenait une toute autre gueule dès que le soleil disparaissait derrière les remparts de la ville. Non pas que ses habitants n’étaient que des créatures diurnes. Jour ou nuit, le coin était mal famé et le type qui se serait cru protégé par les rayons du soleil aurait vite déchanté. Mais la nuit, c’était le bal des ombres. Furtives, murmurantes, rapides, semblant toujours échapper aux regards. Au coin des ruelles, au fond des impasses, sous les porches et les entrées d’immeubles et derrière les portes closes des entrepôts, des centaines de deals se faisaient, de la salive et d’autres fluides se mélangeaient, des gens crevaient, probablement. L’heure de pointe dans le quartier, mais feutrée, en toute discrétion. Il fallait savoir ce qu’on venait chercher avant de foutre les pieds ici, ce qui était le cas d’Itzal. Il avait fait la paix avec ce qu’il était depuis longtemps et en éprouvait même désormais une certaine fierté, mais s’il y avait bien une chose qui continuait à le frustrer, c’était ce besoin de se nourrir d’énergie qui revenait à intervalles réguliers. Le concept en lui-même, il aurait pu passer outre, en revanche, le fait d’être dépendant d’un besoin, comme un drogué, de voir sa vie dictée par ce besoin, lui sortait par les yeux. Il aurait voulu être le seul capitaine de son navire, au lieu de quoi il devait plier l’échine face à cette contrainte. Il avait tendance à repousser l’échéance, même s’il avait acquis assez de maturité sur le sujet pour ne pas dépasser ses limites. Au début, il avait souvent nié l’évidence, et s’était retrouver dans des coins sombres à agresser des anonymes, parfois à les tuer. Alors il attendait, mais il finissait toujours par se résoudre. Le tiraillement dans les entrailles, dans les bras, les jambes, dans les tréfonds de son âme, cette sensation d’éclatement et de déchirement à la fois, qui allait crescendo – c’était que le temps comptait.

Il n’allait pas toujours se nourrir dans les mêmes quartiers. Ce soir, il avait choisi Treme et sa Cour des miracles, et se baladait les mains dans les poches mais l’air assez méchant pour ne pas qu’on le prenne pour un touriste du dimanche, son regard glissant sur les façades, s’enfonçant dans les ombres des ruelles parallèles à la rue qu’il descendait tranquillement. Des prostituées. Des clodos. Des chiards livrés à eux-mêmes à l’air débrouillard. Des bandes, des gens seuls. Chacun avait un truc à faire, un but bien précis – même si ce but, c’était de crever sans bruit enroulé dans des cartons. Itzal jetterait probablement son dévolu sur une de ces épaves ayant déjà à moitié un pied dans la tombe. Peu importait le flacon pour peu qu’on avait l’ivresse, comme disait l’autre, et en la matière, pute ou bourgeoise, clodo ou col blanc, peu importait à Itzal. Si ce n’était que les bourgeoises et les cols blancs n’auraient jamais accepté de se laisser pomper de l’énergie, ni pour ses beaux yeux ni pour du fric, et qu’ils auraient foncé voir la milice s’il s’était avisé de leur prendre ce qu’il voulait de force. Les putes et les clodos, et tout ce qui se situait entre les deux sur le spectre de la misère, n’avaient pas ce luxe. Ils avaient besoin d’un peu de fric et étaient prêts à faire n’importe quoi pour ça, et jamais ils ne seraient allés porter plainte pour une agression, parce qu’il savait que jamais personne ne les écouterait ou ne prendrait la peine de s’occuper de leur cas. Alors c’était sans vergogne qu’Itzal profitait de cette faiblesse de classes, de cette faille ancestrale inhérente à toutes les sociétés humaines. D’abord, lui-même n’avait pas trente-six solutions, et puis filer un peu de fric à un camé ou un paumé était toujours mieux que de l’agresser.

Il se glissa sans bruit dans une ruelle mal éclairée et devant lui, comme une nuée de moineaux, s’éparpillèrent quelques silhouettes silencieuses. Une ou deux filles à l’air fatigué l’appelèrent depuis la porte cochère où elles tentaient de s’abriter du froid et il leur adressa un salut en passant, sans ralentir. Même manège à la porte d’après. Puis encore après. Il y avait probablement plus de prostituées et de gigolos dans cette ville que de gens intéressés, mais les temps étaient durs et on faisait avec ce qu’on avait pour se sortir de la merde et survivre un jour de plus. Là-dessus, arrivé au niveau de l’entrée d’un vieil immeuble en pierre, il se figea. Une silhouette semblait chanceler devant, comme hésitant à entrer ou à sortir – une, deux, trois, j’y vais ou j’y vais pas. La silhouette semblait familière au Vénézuélien et il s’approcha, au risque de se faire alpaguer par une fille qui faisait les cent pas juste à côté. À la lueur cradingue d’un lampadaire asthmatique, Itzal eut la confirmation de ce qu’il avait cru voir. « Regan. » Un appel aussi discret que le reste de la bande-son du quartier – murmures, vociférations, cris étouffés, soupirs lascifs. Itzal ne lui demanda pas ce qu’il foutait là, vu qu’il pouvait se faire une idée tout seul, et malgré tout, il ne se gêna pas pour le déranger, là, ici, maintenant.

Ces derniers temps, ils ne s’étaient pas vus aussi souvent qu’avant, mais à la décharge de Regan, c’était un peu de la faute d’Itzal. C’était là la seule concession qu’il était prêt à faire, le voleur d’énergie. En s’approchant, il put constater que son ami – le terme était à la fois trop fort et trop faible compte tenu de leur passé commun – avait le teint terne et l’air crevé, pour ne pas dire en train de crever. Le Vénézuélien ne parvenait pas à se souvenir s’il l’avait déjà vu avec un tel air de déterré. Fut un temps où il lui aurait posé la main sur l’épaule pour le saluer, mais ce temps-là était passé, au profit d’un autre, un territoire inconnu, une pente glissante sur laquelle Itzal ne s’engageait pas de gaité de cœur. Mais dans Regan, dans ses traits fatigués et distants, dans sa posture abattue, il voyait la conséquence de ses actes à lui. Responsable, quoi. Tout ce qu’il détestait. Ce qui, d’ordinaire, l’aurait fait fuir sans se retourner, si seulement il n’avait pas l’impression d’être lié pour la vie à Regan, désormais, pour le meilleur comme pour le pire.
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Dernière édition par Itzal Macaro le Jeu 5 Avr - 22:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Here stands a man at the bottom of a hole he's made || Regan   Lun 2 Avr - 16:16


Aux lueurs obscures d’un quartier qui l’est tout autant, les âmes de ceux qui ne devraient plus exister se traînent. Lamentent les murs fatigués des saletés qu’elles sèment dans leur sillage. Ces ombres de misères qui auront tôt fait de disparaître, menant l’ordre jusqu’au désordre, les nuages de miliciens se donnant la peine de venir traîner leur suprématie dans les entrailles de cet immonde que l’on condamne. Ils existent toujours pourtant, les soulards, ceux qui se vautrent dans la misère. Les corps qui se vendent au gré des désirs qu’il est nécessaire de taire et de cacher. Il ne s’étonne même plus de voir à quel point ça grouille, derrière les façades aveugles et décrépies. Ce décor en ruine puant l’abandon et le rien. Ces images modernes qui lui rappellent affreusement le Paris de son enfance. Siècle qui se veut plus évoluer mais au fond rien n’a changé. Les mots sont différents, les bouts de tissus pour cacher les corps sont devenus plus simples, moins encombrant pour celles qui se déhanchent discrètement au passage d’un amant éphémère. Les vies sont les mêmes, qu’importe l’époque, elles s’entrechoquent et se mêlent. Au gré des conversations, des rires gras de l’ivrogne titubant, des soupirs de ce plaisir qui se paie et s’arrache sans pudeur ni douceur. Il en a un nœud dans la gorge, l’appréhension violente précédant les instants de débauche secrets. Ces rendez-vous qui se donnent dans un murmure, une adresse qui se note, accompagnée d’une heure pour être certain de bien se retrouver. Et enfin mieux se séparer jusqu’à la prochaine nouvelle envie.

Goût de paradis pour ceux qui l’achètent, amertume d’un autre enfer pour lui. Les mains s’enfoncent plus encore dans les poches, poings serrés à en faire racler les ongles contre la chair. Se mutiler pour ignorer les hurlements qui lui lacèrent les tympans. Ceux de sa conscience qui râle, hurle de faire machine arrière. Voix de la raison parlant pour un corps encore mort. Brisé par la volonté d’un autre, la misère a été cachée au mieux. Une convalescence que le débauché ne respecte pas, il s’en moque. Ravale le venin de sa bile avec peine, inspire, fébrile lorsque se dessine le point final de son errance. On le croirait perdu, dans sa façon de marcher. Cette allure lente de ces êtres refusant la destination qui les attend. C’est tout ce qu’il est qui refuse la sentence. Traîne des pieds et racle l’asphalte souillé des vices de l’humanité. Un nouveau soupire s’arrache, et les pas s’amenuisent. Ralentissent puis s’arrêtent devant l’entrée de son lieu de rendez-vous. L’hésitation le prend à la gorge, le fait tressaillir et le germe du doute s’incruste dans ses pensées. Inapte à se décider, Regan reste là, planté devant une porte désespérément close qui n’attend qu’à être ouverte. Main extirpée de la poche dans laquelle elle avait trouvée refuge, prête à accomplir le dernier geste. Le regard qui se pose, mécaniquement sur les doigts pour n’y voir que le fantôme d’une alliance qu’il porte de moins en moins. Le corps a presque oublié, la mémoire se souvient encore mais défaille, creuse un fossé aux relents de tombe.

Le français frissonne, comme si une brise de malheur s’était levée pour venir lui caresser la nuque. Dans l’illusion du vent, c’est son nom qui résonne. Fait sursauter le cœur dans sa prison de chair, le pousse à battre plus fort sous le coup d’une angoisse qui le dépasse. Sévices passés ayant instaurés des pulsions de frayeur incontrôlables dans l’instinct du résistant. Lentement, il s’efforce à faire volte-face quand tout devrait le pousser à franchir la porte. Lumière sale d’un réverbère en fin d’existence, à l’image du quartier et des créatures qu’il abrite. La voix semblant inconnue, mais le visage qui s’affiche devant le sien ne l’est pas. Surprise dans les pupilles qui scrutent, les traits de l’homme lui faisant face, puis le reste de sa stature. En conclusion de son examen, Regan se redresse malgré lui. Appose des miettes de tenue à sa carcasse pourtant si proche de s’éparpiller à terre. « - Itzal. Quelle agréable surprise. » Il le susurre du bout des lèvres, y appose la courbe d’un sourire fébrile et pourtant affreusement sincère. Figure connue dans son monde en perdition, il est bien plus lumineux que le faisceau morne éclairant leur déchéance à tous les deux. L’éclat guidant la vermine, le débauché s’éloigne légèrement du porche, de son rendez-vous qui attendra.

« - Ca fait longtemps… Je craignais qu’il te soit arrivé quelque chose, ou bien que tu te sois mis dans l’idée de m’éviter. »
Insolence à fleur de peau, comme un mauvais cadeau que l’on offre avec le plus bel entrain du monde. Des picotements lui dévorent joyeusement la peau, l’esquisse sale d’une promesse macabre, l’arrivée incongrue du voleur d’énergie comme une solution à ses problèmes. Il l’a déploré, cette distance qui s’est instaurée entre eux. Faisant naître dans les tréfonds de ses entrailles les sévices du manque. D’un besoin latent de le voir, qu’importe la raison. Ses traits creusés dans un marbre de sépulture se réveillent, doucement, légèrement. S’animent d’un souffle nouveau. « - Un besoin primaire à satisfaire ? » Nulle place au doute dans les paroles dont le sens, pour une oreille étrangère, tomberait dans le scabreux. Ils savent, tous les deux, ce que le français veut dire. Ce qu’il insinue dans ces simples mots. Cette invitation qui s’invite dans l’ombre d’une phrase soufflée discrètement pour ne pas être entendue des ombres bougeant autour d’eux.

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MessageSujet: Re: Here stands a man at the bottom of a hole he's made || Regan   Dim 8 Avr - 21:28

La nuit déformait tout, ou peut-être rendait-elle aux choses aux gens leur aspect véritable. Faisait tomber les masques, déchirait les voiles. Des fois, Itzal n’était pas certain d’avoir Regan sous les yeux, ou juste son fantôme, et ce sentiment l’étreignait plus fort encore sous la lueur grisâtre de la Lune. Et il était de plus en plus persuadé qu’un jour, c’était ce qui arriverait. Que le jeune homme viendrait lui rendre visite avec son regard hanté et son sourire sincère et dénué de joie, pendant qu’à l’autre bout de la ville, dans un quartier pourri, quelqu’un serait en train de sortir le corps sans vie de Regan du caniveau. Et quand ce jour viendrait, le Vénézuélien savait exactement ce qu’il ressentirait : de la culpabilité. À tort ou à raison, et qu’il le veuille ou non, il se sentait désormais responsable, un peu, de Regan ; au moins responsable de certains de ses malheurs. Il mettait facilement  cela sur le compte de ce qui unissait, les avait uni, pendant quelque temps. Il n’y avait aucun sens à lutter contre cela : Itzal avait vu et revu des choses au sujet du Français qu’il ne pouvait tout simplement pas oublier. Ni même ignorer. L’agréable surprise, déjà, pour lui, c’était de le voir en vie – comme une victoire, à chaque fois. Une nuit de plus. Nuit après nuit. Et si Itzal n’était pas du genre à se laisser entraîner dans la chute des autres, il n’avait rien contre le fait de plonger délibérément dans l’abîme à leur suite si c’était pour les en arracher. Inutile de lui demander ce qu’il faisait là, il le savait très bien, et toute forme de parlotte type météo et comment vont les enfants le faisait grincer des dents. Il adressa à Regan un sourire de traviole. Difficile de nier. Bien sûr qu’il l’évitait. Et bien sûr que Regan l’avait deviné. Alors ils étaient là, à tous les deux savoir ce que l’autre voulait, à tous les deux savoir que c’était ce dont ils avaient besoin, et à se douter pourtant que la soirée n’irait pas comme l’un d’eux le voudrait…

Pris sur le fait, donc. « Je ne peux rien te cacher. » Plus maintenant en tout cas, enfin pas en ce qui concernait sa nature et les besoins qui allaient avec. C’était une des raisons qui faisaient qu’Itzal voulait mettre un terme à leur partenariat. Le côté pratique de la chose ne suffisait pas à contrebalancer tous les inconvénients apparus avec le temps. « Je ne vais pas avoir trop de mal à trouver ce que je cherche. Tu sais comment est le quartier. » Et Regan lui-même était bien venu pour une raison bien à lui, dans ce ghetto qui vous offrait tout ce dont vous avez besoin à condition que vous soyez prêt à en payer le prix. Itzal savait exactement ce que le Français faisait là, même si à ce stade il n’aurait su dire s’il fallait parler de besoin primaire ou de nécessité irrémédiable. Ce serait si facile, en vérité. Il était là, face à lui, à l’observer, à se dire qu’il pouvait tout aussi bien prendre à Regan ce dont il avait besoin, et Regan l’en remercierait peut-être même, et ensuite Itzal se sentirait merdique, mais qu’est-ce que c’était, le regret, à côté du sentiment d’être enfin complet, de ne plus marcher dans la rue avec ce vide dans le corps, qui s’agitait et se transformait peu à peu en monstre dont il n’aurait bientôt plus le contrôle ? Il eut soudain envie de cogner sur le mur ou de shooter dans une poubelle, bref, de passer sa colère sur quelque chose, au lieu de quoi il fourra les mains dans ses poches, s’occupa l’esprit avec ça, à défaut d’autre chose.

Mais ce qui dansait devant ses yeux, en cette seconde, c’était une autre image de Regan, qui plusieurs fois déjà était partie à l’assaut de son âme, ce gamin au sourire modeste, les doigts entremêlés à ceux d’une gamine, du blanc sans prétention et l’image même du genre de bonheur qui ne durera qu’un instant. Et Itzal le savait bien, que ça n’avait duré qu’un instant. Et que ce gamin était mort quelque part sur des pavés rougis de sang, et que ce qui en restait aujourd’hui, c’était le spectre qu’il avait sous les yeux. Il ne parvenait même pas à croire que ce qu’il avait vu au gré de ces insupportables visions avait quoi que ce soit à voir avec le Regan qu’il connaissait, lui. « J’imagine que le timing est mal choisi pour parler de ça, mais tu n’as pas tort quand tu dis que je t’évitais. » Totalement raison, même. Est-ce qu’ils n’en avaient pas déjà parlé ? Et probablement que ça aurait mérité qu’ils se posent quelque part, au calme, pour tout mettre au clair. Mais ça n’était pas leur genre. Itzal désigna la porte devant laquelle Regan se tenait, l’air coincé entre deux mondes. « Tu ne vas pas être à la bourre ? » Comme si ça pouvait être aussi facile. Comme si ça pouvait se terminer ainsi. Itzal en rêverait, en quelque sorte. Mais ce serait tricher.

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MessageSujet: Re: Here stands a man at the bottom of a hole he's made || Regan   Dim 15 Avr - 19:45


Morne sourire sur les lippes, en un rictus faussement amusé venu s’apposer sur le visage fatigué. Rien lui cacher, ou lui offrir seulement ce qu’il est autorisé à voir. S’immiscer dans la vie d’un autre jusqu’à sentir l’étrangeté d’un lien singulier se tendre entre les deux corps. Liés l’un à l’autre, dans leur dépendance. Se retrouver à nouveau sur la route de l’homme est un retour dans les abysses d’une addiction sale. Il en a le cœur qui tressaille et tout son corps qui hurle sa souffrance. En oublie presque la raison première de sa venue dans ce bouge détestable. L’autre âme attendant à l’étage, derrière les fenêtres aveugles d’un immeuble en fin de vie. Le repère de la débauche obscène qui se rétribue et se cache pour ne pas mourir entre les griffes de la tyrannie. Frissons le long de l’échine, un froid mordant contre la chair, les bras du résistant se replient sur sa poitrine, se croisent comme pour le protéger d’une brise qu’il est le seul à ressentir. Le souffle putride de ses propres démons, de ces choses qui le répugnent et l’entraînent toujours un peu dans les tréfonds de son enfer personnel. Semblables, l’un et l’autre. A lutter contre des choses qui ne peuvent être combattues. Route toute tracée d’une existence déjà programmée, dévié n’est qu’un contretemps pour mieux y revenir.

« - Dépotoir à ciel ouvert où sont balancés les déchets de la ville… Etonnant d’ailleurs, qu’il perdure malgré tout ce qui est fait pour l’éradiquer. » Il le lâche dans un souffle. Amer et cynique, presque séducteur sur les notes de certains mots. L’enjôleur connait bien son rôle, les ficelles de ce métier qui l’insupporte mais qui dicte ce qu’il est depuis trop longtemps pour être abandonné. Déchet sans attache, pris puis jeter sans pudeur, il s’en accommode et se persuade que c’est ce qui lui sied le mieux. Autre chose serait une perte de temps. Inutile aussi, même si ses efforts ne lui ont pas permis d’obtenir ce qu’il espérait en choisissant d’accéder aux bassesses du reste de monde. Nouveau sourire, plus franc cette fois sur le faciès fatigué. S’éviter pour mieux se croiser au détour d’un hasard malencontreux. Combien de chance de se tenir au même endroit, au même instant quand la ville offre suffisamment de recoins pour s’y vautrer sans se soucier des autres ? Peu, très peu même. Sordide destin reliant des âmes faites pour se comprendre et se détruire. S’aider pour mieux s’abimer.

« - Le hasard fait bien les choses dans ce cas. » Il le susurre, presque moqueur. Laisse perler sur le bout de sa langue les notes d’un soulagement honteux. L’éveil de ces envies déroutantes qui trébuchent dans sa caboche. L’appel du vide qui survient lorsque les doigts d’Itzal agrippent sa chair. Contact mortifère aux airs de salut pour le résistant. Ignorant des choses qu’il transmet à son tortionnaire d’un instant en plus de son énergie. Ces images venues de sa mémoire, ces morceaux de lui qu’il jette au quatre vents lorsqu’il se laisse dépérir pour alimenter la force d’un autre. Il se moque des contre parties, se fout éperdument des à-côtés, égoïste dans son besoin de tout oublier, en un odieux caprice qui ne sera jamais satisfait. Le manque est affolant, hurle plus fort encore maintenant que l’évidence se tient à côté de lui. Regan s’agite un bref instant, des picotements d’inconforts dans les membres et au coin des lèvres. Bien sûr qu’il va être en retard, qu’il va perdre du temps, et de l’argent. Une part de lui s’en inquiète. Infime face à cet autre morceau de son être qui n’en a que faire.

« - Non… Enfin si, certainement, mais peu importe. Se faire désirer fait aussi partie du jeu. » Haussement d’épaule, trop sensuel pour être nonchalant. De l’autre côté de cette porte, il  n’y a que de la satisfaction égoïste. Celle de l’autre, et certainement pas la sienne. Franchir la ligne, sans aucune autre contrepartie et conserver ce trou béant dans sa poitrine sans aucune chance de pouvoir le remplir. Avec du vide, celui dans sa tête et ses nerfs, cette paix de passage qui fait du bien dans une douleur presque moelleuse tant elle est douce. Alors il se redresse, l’insolent. Se rapproche même, d’un pas fébrile, innocent dans les contours de la tentation qu’il représente.

« - T’aurais-je offensé Itzal ? » Très certainement, d’une manière qui le dépasse et qu’il ne peut pas vraiment comprendre. A peine essayer de le faire. Les yeux se relèvent, parcourent l’imposante silhouette une nouvelle fois comme pour s’assurer qu’il existe, qu’il est bien là. S’achève l’examen lorsque les regards se croisent et s’arriment l’un à l’autre. Frissons, à nouveau. D’infimes décharges électriques le long de la chair, il s’en mordrait la lèvre s’il se laissait faire. A défaut, il reste immobile, proche sans véritablement l’être. Il suffirait pourtant de lever la main pour la poser contre cette épaule qu’il devine tendue d’une nervosité presque instinctive.

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MessageSujet: Re: Here stands a man at the bottom of a hole he's made || Regan   Sam 21 Avr - 19:04

Qu’il disparaisse, ce quartier, et c’était probablement la fin de la ville. L’apocalypse et la chute de la civilisation n’avaient rien changé aux bonnes vieilles bases sur lesquelles reposait ce qui restait de l’humanité. Les médicaments des nantis ne sortaient pas plus d’usines high-tech que les drogues dures qu’ils s’enfilaient dans les toilettes rutilantes des bâtiments gouvernementaux, la force de travail qui leur permettait de ne rien foutre de leurs journées était toujours la même : les soutiers des bas quartiers trop heureux d’obtenir en échange de quoi bouffer, survivre et même se payer l’existence misérable et rêvée de ceux qui savent à la naissance qu’ils n’auront rien de plus que le peu qu’ils sauront arracher aux chanceux et aux braves. Sans Treme, La Nouvelle-Orléans crèverait de ne pas avoir tout ce qu’elle n’osait se payer de peur de franchir les lignes, et sans la ville et ses habitants, Treme ne serait qu’un cimetière, c’était aussi vrai. Symbiotiques, la crasse et la dorure, le putain et le soldat, le riche et le rat des ruelles de ce bien beau ghetto. Voilà pourquoi malgré les grands discours des politiques, ce quartier était plus vivant que jamais, parce qu’ils en avaient besoin. Pour toutes leurs activités illégales, et bien sûr, pour les montrer du doigts, ces rues mal éclairées, pour les accuser, ces clodos, ces putes et ces assassins, pour rappeler au bon peuple pourquoi la milice existait et pourquoi on jugeait sans procès, on condamnait à mort sans hésiter. Qui ici était dupe ? Certainement pas Itzal. Pas Regan non plus. Pas même le plus sénile des vieux qui faisaient la manche à chaque quartier ou le plus jeunes des gamins aux pieds nus et au nez noir qui tendaient la main à chaque passant. Business is business, et tout se monnayait, et surtout la sécurité et le pouvoir. Et l’argent.

Que faisait Regan, planté là sur son pas de porte, à le regarder avec ses yeux brillants ? Itzal le savait bien, voyait bien qu’il était déjà prêt à faire faux bon à son pervers du jour rien que pour, peut-être, pourquoi pas, s’il y avait moyen, si tout ça n’était qu’un malentendu… Et lui, le voleur, le menteur, qui se disait presque que ce serait plus simple de lui donner ce qu’il voulait, de se nourrir, pour en finir, aujourd’hui au moins, et on verrait bien la prochaine fois… Cheminement de pensée du drogué, de l’alcoolique notoire, du lâche intégral. Hasard qui faisait bien les choses ou crime puis châtiment, dans cet ordre, un genre de punition cosmique pour tous les deux, puisqu’ils étaient tous les deux des lâches. Pourquoi Regan faisait ce job, Itzal n’en savait rien. Ce qu’il voyait de lui quand il lui prenait de l’énergie – puisqu’à lui, il ne la volait pas – ne lui avait jamais permis de comprendre l’ensemble du tableau, et comment l’aurait-il pu, avec ces flashes qui montaient à l’assaut des remparts de sa conscience à chaque fois, sans queue ni tête, redondants parfois, sans début ni fin, sans chronologie aucune ? Ce qu’il savait, c’était qu’il avait été heureux, un jour, et que le type qui se tenait devant lui aujourd’hui ne l’était pas. Voilà, une vie : un résumé. Dans le pas que Regan fit vers lui, Itzal vit toutes les conséquences, bonnes et mauvaises, qui découleraient de la décision qu’ils avaient à prendre. Encore que ça ne dépendait pas vraiment de Regan, en la matière. Il pouvait le laisser monter voir son client, récupérer son fric, continuer son existence, ou bien il pouvait le retenir, se dire que l’autre, là-haut, n’aurait qu’à se la foutre derrière l’oreille, mais ensuite quoi, quelle contrepartie, quel dédommagement pour le rouquin ? Pour Itzal, c’était facile, c’était tout ce dont il avait besoin en cette seconde, là, sous ses yeux, aussi facile que ça. Il leva le visage vers les fenêtres obstruée et anonymes de l’immeuble où attendait le client du jour, avec l’envie soudaine d’y aller à la place de Regan – mais pas pour lui donner ce qu’il voulait.

« Non, tu ne m’as pas offensé. » Putain, l’idée que Regan puisse croire cela. Itzal se sentait exaspéré contre lui-même, mais c’était la faim qui s’exprimait, la fébrilité qui avait envahi ses membres et contre laquelle il luttait à chaque fois que son regard effleurait la peau pâle du Français. « Tu m’as toujours donné tout ce dont j’avais besoin sans rien demander en retour. Tu m’as aidé quand j’en avais besoin. Et je crois que de mon côté, je n’ai rien fait de bien pour toi. » Comment dire en face à un camé qu’il était camé, surtout si le camé en question le savait, que tout le monde, là, dans cette discussion, était au courant ? « J’ai l’impression que tu crèves lentement, et j’ai ma part de responsabilité dans l’affaire. Je crois qu’on devrait arrêter notre échange de bons procédés, parce que finalement, ça ne me paraît pas si bon pour ça. » Le problème, finalement, c’était qu’il était là, à prétendre savoir ce qui était bon pour Regan, alors qu’il n’en savait rien. Mais il savait que lui voler de l’énergie participait au problème et ça lui suffisait. Il savait aussi que d’autres avant lui avaient prétendu savoir ce qui était bon pour d’autres, dans la vie du Français. Itzal ne pouvait parler que pour sa partie, et sa partie, c’était qu’à chaque fois qu’il ponctionnait Regan de son énergie vitale, Regan semblait dépérir un peu plus. Mais il n’y avait pas que ça. Il y avait aussi ces images, cette vie justement qui grignotait son âme à chaque fois, au Vénézuélien, un contact aussi violent que la marée se fracassant sur des falaises en pleine tempête, et qui induisait cette intimité qu’il trouvait de plus en plus pesante, comme un échange à sens unique qui le ferait sombrer petit à petit dans des ténèbres qui ne lui appartenaient pas.

« C’est de plus en plus compliqué pour moi aussi. » Fini la lâcheté, au moins pour ce soir. « Et j’aimerais bien que ne plus te prendre de l’énergie ne signifie pas qu’on se dise adieu. » Mais la vérité, c’était que Regan pouvait aller chercher ce qu’il avait avec Itzal partout ailleurs s’il le voulait. Que simplement lui couper les vannes n’aiderait que lui, alors que le Français aurait des dizaines d’autres opportunités pour se foutre en l’air à petite dose. Et l’autre vérité, plus immédiate, plus brûlante, c’était qu’en cette seconde, Itzal avait bien du mal à s’en tenir à ses propres belles paroles, le regard fixé sur Regan, qui dans la pénombre, dans ce quartier pourri, entre deux poubelles et trois abris à clodos, brillaient à ses yeux d’une lueur quasi divine – celle du soulagement à venir s’il se nourrissait de lui.

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You will lie with the rest of your kind in the dirt. Your dreams forgotten, your horrors effaced. Your bones will turn to sand. And upon that sand… a new god will walk. One that will never die. Because this world doesn’t belong to you or the people who came before. It belongs to someone who has yet to come. ©endlesslove
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Here stands a man at the bottom of a hole he's made || Regan

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