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 Bad memories || Andreï x Lucrezia

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Bad memories || Andreï x Lucrezia   Dim 8 Avr - 17:00

Le colloseum, cet édifice monstrueux qui habitait l’essence même du mal que propageait notre gouvernement. Ce lieu, dit de « justice », alors qu’on n’y assistait ni plus ni moins qu’à des exécutions sommaires, mises en scène pour faire peur à une population trop sujette à la rébellion. Le bâtiment en lui-même était là pour rappeler à quiconque, que le gouvernement restait le seul maître de nos existences. Une tactique payante avec le plus gros du peuple qui survivait comme il le pouvait dans le dernier bastion de l’humanité. Penser qu’à un moment de ma vie, j’avais été à la disposition de cette mascarade, de ce pouvoir cruel et sans merci, cela me rendait malade de honte. Aveugle, comme tant d’autres, il avait fallu que je perde un proche pour me réveiller. Je ne valais pas mieux que l’ensemble des moutons trouillards qui restaient dans le rang au final. Je n’avais pas le mérite des rebelles qui s’étaient levés dès le début contre cette oppression, qui allaient jusqu’à donner leurs vies dans les rues crasseuses. Qu’étais-je à côté d’eux ? Je restais la planquée que j’avais toujours été. J’apportais une maigre contribution à la lutte par l’argent, mais ce n’était pas suffisant, ce ne le serait jamais, je le savais. Il faudrait bien plus que des dollars pour abattre la machine, et au fond, je ne croyais pas vraiment en cette résistance, nous n’avions aucune chance. Nous ne faisions que mettre temporairement des bâtons dans les roues du gouvernement, qui ralentissait à peine.

Lorsque les leaders de la résistance avaient fini par plier, par passer ces arrangements affreux, j’avais compris, que nous étions sur le bord de l’extinction, et ce n’était pas quelques actions d’extrémistes disséminés qui allaient changer quoi que ce soit. Nous étions tous humains, tous susceptibles de flancher face à la force brute du gouvernement, et jamais nous ne vaincrions. Pourtant, cette lutte restait ce qui m’animait, pourquoi vivre autrement. Alors malgré mon manque de foi, je continuais sur la voie que j’avais choisie. Incertaine des conséquences de mes actions, mais déterminée à ne jamais baisser les bras. Je m’imposais donc de venir régulièrement assister aux divers jugements qui se déroulaient dans l’enceinte, pour ne pas oublier, pour ne pas perdre de vue mon objectif, pour toujours me concentrer sur le seul et unique ennemi.

J’observais le bâtiment depuis de longues minutes, le soleil effleurant ma peau au rythme du vent qui agitait les arbres autour de moi. Il était pourtant l’heure de se mettre en route, de pénétrer dans les entrailles de la bête et d’observer l’ennemi abattre une par une, les composantes hostiles qui composaient notre mouvement. Je jetais un coup d’œil rapide au l’affichage, peu envieuse de connaître la liste des condamnés, la boule au ventre de peur de découvrir un visage familier. La première chose qui me frappa, fut la longueur de ladite liste. 8 procès… 8 vies condamnées. Comme si nous n’étions déjà pas trop peu nombreux pour survivre. Mes yeux parcoururent enfin les différents noms, jusqu’à ce que je tombe sur celui de David. Sans être proche, je l’avais côtoyé pendant des années à l’hôpital. Infirmier de son état, il avait toujours été d’une efficacité appréciable. La folie de notre monde n’en finirait donc jamais. Nous étions peu, encore moins à avoir des compétences médicales, et l’on se privait de ressources clé pour le bon plaisir du roi. J’hésitais un instant à faire demi-tour, je n’avais pas envie d’assister à ça, je n’étais pas certaine de pouvoir le supporter. Mais un coup d’œil autour de moi m’apprit que j’étais dans les dernières présentes dans le hall, sortir n’était plus une option sans se faire remarquer par la sécurité.

C’est avec une enclume dans les entrailles que je pris la direction des gradins, mes jambes me portant par automatisme vers les plus hauts rangs, où je me laissais tomber dans un coin, loin de toutes autres personnes. « Rester de marbre », mon mantra pour survivre à une nouvelle séance d’exécution. Je croisais donc nonchalamment les jambes afin de m’installer le plus naturellement possible. Quelques secondes plus tard, le silence se fit dans les gradins et la lumière se fit plus violente en contrebas, mettant en valeur le premier condamné. Que le spectacle commence.

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MessageSujet: Re: Bad memories || Andreï x Lucrezia   Mar 17 Avr - 0:28

Bad memories

Lucrezia & Andreï

Ce n’est qu’avec un regard peu convaincu que j’entre dans le colosseum. A dire vrai, oui, il serait bien, bien plus facile d’être plus convaincu que moi à cet instant. Mais même temps, ce n’est pas de ma faute : je suis un peu de ceux que le Gouvernement ne peut pas voir en peinture, et où est ce que je me pointe ? Et bien au cœur de sa parodie ridicule de justice. Et avec des pop-corn, en plus, histoire de me fondre dans la masse, de me fondre dans une masse qui me juge. J’hausse les épaules : qu’est-ce qu’ils regardent ces cons ?, je jette un coup d’œil à l’affichage sans vraiment y lire les noms qui y sont inscrits, parce que ce n’est pas pour eux que je viens, non. Eux, ils sont déjà condamnés, aux dernières nouvelles. C’est pour quelqu’un d’autre que je suis là, quelqu’un qui vient de s’arrêter devant cette liste, qui l’a lue attentivement. Quelqu’un qui continue son chemin, que je fixe avec attention. Quelqu’un avec qui j’ai une affaire à régler. Les gus – huit, c’est ça ? – qui vont être le circenses du Colisée aujourd’hui, ils ont déjà été condamnés. Moi, ce qui m’intéresse, c’est cette Barabbas qui est en train de prendre la direction des gradins, pas ce qui nous entoure, pas ceux qui nous entourent et nous surveillent. Le hall se vide et se dépeuple, au fur et à mesure que les spectateurs se déplacent, m’écœurent un peu par ce qu’ils sous-entendent, quand bien même en faire partie ne me pose strictement aucun problème. Je déteste ceux qui prennent la violence pour un jeu, mais les morts n’ont aucun intérêt pour moi. Je déteste ceux qui blessent et qui torturent par plaisir, cela fait des années que je n’ai pas hésité à frapper sans la moindre retenue. Je déteste ceux qui se repaissent de la souffrance des autres, mais moi, je me nourris de la vie de la première personne venue. M’en prendre d’une manière ou d’une autre à tout ceux qui m’entourent, ce serait soulever une fois encore une vague histoire d’hôpital qui se foutrait de la charité, et je n’ai pas que ça à faire. Elle se laisse tomber dans un coin. Le plus haut possible, tiens. Qu’est-ce qu’elle fout là, putain ? Je suis là pour elle. Et uniquement pour elle. Lentement, mon regard passe sur elle, note sa nonchalance affectée, glisse sans s’arrêter et même sans ralentir, fruit d’années d’entraînement à ce petit jeu. Et je me mets à monter moi aussi les gradins, un à un, comme à la recherche de la place idéale qui me conviendra. Et au fur et à mesure que les marches se déploient derrière moi, ma colère monte. Petit à petit. Je la garde sous contrôle, comme une vieille amie. Je la laisse prendre de l’ampleur, je la cultive avec soin, chargée de rancœur et d’abandon. L’abandon, nouvelle émotion, nouvelle connaissance dans ma vie, tiens. Exacerbée par la présence d’Anastasia, exacerbée par ses lèvres posées sur les miens, par son rejet, par son dégoût, exacerbée par cette distance imposée entre elle et moi. Noyée dans les bras et les draps de certaines, rendue confuse par l’argent, le flirt, et ces nuits passées dans des bras inconnus, ou pas. Découverte à cause d’elle, de cette femme qui s’est installée. A cause de celle qu’elle a condamnée. Je crois. A cause de moi, aussi. Lara a été la première à crever, dans des arènes presque comme celle en contrebas, à laquelle je tourne le dos.

Une marche, deux marches, j’arrive au niveau de son rang. Une marche encore, je le dépasse, je me glisse sur la rangée. Et je passe par-dessus le siège pour m’installer à côté d’elle. Sans sourciller, sans hésiter. Je lui offre un sourire. Insolent. Avant de me caler confortablement. Je ne sais pas ce qui me retient de l’étrangler. De lui planter un couteau dans le ventre et de la regarder se débattre. Peut-être le besoin d’en savoir plus. De comprendre. C’est marrant, ce besoin de comprendre, tiens. Je ne l’avais pas, jusqu’à ce qu’Anastasia revienne dans ma vie. C’est marrant, ce besoin de savoir, tiens. La disparition de Seraphina m’a pris de court, a saboté les bases de ce qu’on était en train de construire, de ce qu’on tentait de construire, de ce qu’on avait commencé à construire. Et j’ai détourné le regard de ces ruines, parce que c’était ce qu’il y avait de plus simple. Jusqu’à ce qu’Anastasia revienne. Et me force à les regarder. Sans que je ne comprenne pourquoi. Me force à les supporter. Et fasse naître ce besoin de comprendre. De la chercher. De remonter, petit à petit, ces conneries. De ces peintures, juste avant qu’elle ne disparaisse, à cette mafia, autour de laquelle j’ai gravité, plus ou moins. De cette mafia que j’ai tenté d’observer, sans aucun savoir-faire dans le domaine, sans plus aucune compétence pour ça depuis qu’on m’a enlevé le rat, jusqu’à elle. Et cette envie de vomir, à la savoir en vie. Sans savoir si elle, elle est en vie. Le spectacle commence, le premier candidat est là. Et moi, je me penche sur ma voisine, comme sur le ton de la confidence. « Rappelle moi, il a fait quoi, celui-là ? » Je lui tends le paquet de pop-corn que je me suis trouvé en arrivant. Enfin, pop-corn, c’est un bien grand mot : c’est davantage un paquet de fruits secs mais c’est tout comme, c’est de quoi grignoter et c’est le principal. « Il a fait disparaître une innocente et s’est ensuite fait éjecter de la mafia dont il était le chef ? » Je sais, innocente, c’est vite parler quand on sait que c’est Seraphina que j’évoque, mais…

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Life is old there, older than the trees ; Country roads, take me home ; To the place I belongJohn Denver©️ by anaëlle.


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