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 And my scars remind me that the past is real (angie&andreï)

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: And my scars remind me that the past is real (angie&andreï)   Mer 20 Juin - 20:19


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & Angie Carlsson

And my scars remind me that the past is real

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.
(c) Baudelaire - icons (c) DΛNDELION





Les reproches encore et les reproches toujours.
Ces putains de reproches qu’il me largue comme si j’étais la fautive. Et c’est toi, toi qui as foutu les doigts dans les plaies pour les étirer, pour balancer du sel à l’intérieur. Et maintenant tu t’étonnes que ça suppure ? Idiot ! T’es rien qu’un putain d’idiot.
Elle est plaisante, la colère. Celle qui anime Angie quand Angélina se brise à chaque inspiration. Ça grouille à l’intime, cette envie de lui faire mal, de lui couper la langue pour qu’il se taise, qu’il se taise à tout jamais. La mioche désespère, quémande, réclame l’attention qu’il ne veut plus lui porter, Andreï. Mais Angélina veut Constant. Elle s’en fout de lui, du grand. Il est moche et il est méchant, elle ne l’aime pas beaucoup voir pas du tout. Parce qu’il est trop con, lui aussi. Elle aime pas sa grosse voix et les mots qui sortent de sa bouche, ceux qui font mal et qui écorchent.
Et même si Angie revient, largue un morceau de papier comme pour pouvoir se débarrasser au plus vite de cette lourde tâche. Même si elle réclame un tarif dont tout le monde se fout sauf peut-être lui, surtout lui. Mais la réponse me fait vaciller. L’oubli. Cet oubli qu’il réclame comme si ça pouvait être aussi facile que ça. Le reste n’est que fracture à l’intime. Elle s’échine, Angélina, ne veut pas oublier, ne veut pas que Constant disparaisse et avec lui, le seul qu’elle n’ait jamais connu ; le seul qui connaisse ses secrets. Alors ça lui fait mal, ouais, un mal de chien à la gosse. Des douleurs partout, partout, à la poitrine et à la tête et même au bide. Elle veut pas, de ce prix là parce qu’elle n’est pas prête à le payer, elle.
Mais Angie pense que c’est peut-être mieux ainsi. Oublier, c’est si facile. Enterrer à nouveau tout ça et la mioche et les secrets et peut-être même Andreï. Et ça devrait me soulager, me faire un bien fou, m’ôter une épine du pied et du poids sur mes épaules. Pourtant, ça ne change rien. Douleur aussi vivace qu’au premier jour et le sentiment qu’il est en train de me trahir ne cesse d’enfler à la poitrine. Questions qu’il pose et auxquelles j’aimerais répondre. Lui claquer que les pourquoi il les connaît déjà. Que c’est de sa faute à lui, de sa curiosité, de Constant, de ce qu’il est. T’avais juste à fermer ta gueule et à suivre les consignes. Mais t’as tout gâché, t’as tout foutu en l’air et t’oses me le reprocher. On pouvait baiser après un contrat ou avant, maintenant il n’y a plus rien. Rien que des billets qui passeront de ma main à la tienne. Et je n’ai pas envie, moi. J’ai plus envie de ça.

Et je ne réponds pas, incapable de faire taire Angélina qui s’ébroue toujours. Parce qu’elle veut lui dire, elle, qu’elle oubliera rien du tout. Qu’il peut toujours faire semblant qu’elle n’existe pas et qu’il n’existe pas, ça changera jamais rien. C’est trop tard maintenant. Trop tard parce que tu l’as réveillé quand j’ai mis des années à la faire taire, à la museler. Toi, t’es venu et t’as posé des questions, exigé des réponses et t’assumes rien du tout. T’es qu’un lâche.
Le quand tout aussitôt qu’il demande. Ce quand dont je me fous et dont je ne veux plus rien entendre, trop blessée, trop anéantie par tout ce qu’il vient de dire. L’échine se paralyse et le myocarde semble ralentir comme si le sang me quittait avant de se mettre à tambouriner à vive allure. Les laisser crever, c’est ce qu’il veut, c’est ce qu’il désire. Comme une putain de monnaie d’échange. Mais ça marche pas ça fait par une mort pour une vie. Ça fait juste une mort pour une mort, j’ai quoi à y gagner, moi là-dedans ? Rien. Rien du tout. Et je me fous que t’aies besoin de fric, qu’il n’y ait que ça qui compte, je m’en fous, ouais, parce que t’es plus rien, tu veux être plus rien, c’est ce que t’as dit Andreï.
Et je recule d’un pas, voudrais ne plus avoir à l’entendre, regrette déjà d’être venue lui parler. Je ne veux plus le voir, le revoir. Je ne veux pas l’oublier non plus. Je veux juste que ça s’arrête, que tout cesse avant que je ne perde la tête.
Un peu bancal, je me balance d’un pied sur l’autre, comme une gosse qui s’en branle de ce qu’on lui raconte, qui n’attend que la fin pour se barrer.

« Je veux pas, je veux plus. Je veux plus que tu le fasses et je veux pas oublier. Je veux pas mourir, je veux pas qu’elle m’oublie et Constant aussi. Et c’est pas grave, c’est pas grave s’ils sont encore là demain ou dans une semaine ou dans un mois. C’est pas grave, ils sont là depuis des années déjà. Et Constant, il aura pas sa vengeance et toi t’auras plus jamais l’argent. »

Mine boudeuse, les bras se croisent et se plaquent sous la poitrine. Tête brune trop têtue qui ne veut pas obéir, qui ne veut pas se laisser mourir. Et c’est de sa faute à lui, parce qu’il a attaqué de front, qu’il l’a libéré et lui a donné les pleins pouvoirs. Angie, elle ne sait pas gérer, elle ne sait même pas si elle veut les voir crever ou juste les laisser moisir dans un recoin merdique de la ville. Et je sais qu’il a menti, je sais et j’ai compris, qu’il voulait plus me voir, Andreï. Parce qu’il veut tuer Constant et c’est méchant, c’est vraiment méchant. Angélina aussi, elle se souvient que Angie, elle a voulu la tuer, qu’elle l’assomme tous les soirs ou presque à coup de drogue, de cachets, d’injection, d’alcool. Et elle aime pas ça, Angélina, ne voir que le flou et puis le noir. Ce noir qui la terrifie chaque soir, elle a jamais aimé le noir. Sauf celui du ciel parce qu’il a des étoiles, des petits points lumineux qu’elle aime compter ; qu’elle n’a jamais le temps de toutes les avoir avant de s’endormir mais ça l’apaise, la môme. Ça l’apaise de savoir qu’elles seront là demain, et après-demain, si le ciel ne se couvre pas de nuages. Mais même derrière les nuages, elles seront là. Parce qu’elles ne m’abandonneront pas, elles. Elle se fatigue, la petite, se recroqueville un peu sur elle-même sans pour autant s’affaler par terre. Elle voudrait dormir, fermer ses petits yeux, ne plus penser au malheureux, à Constant. Constant qu’elle imagine hurler et se battre dans la carcasse épaisse du mâle.

« Et les cauchemars c’est toi qui les as appelés, c’est toi qui as été les chercher. Alors moi, moi, je peux rien faire pour toi. Ça s’achète pas, le sommeil et les jolis rêves. »


Timbre enfantin, toujours, Angélina qui ne veut plus laisser sa place. Parce qu’il lui permet d’exister, il est la raison qui fait qu’elle est revenue, un peu plus forte et plus puissante. Et elle continue, s’avance d’un pas, minaude quelques secondes avant de lui chuchoter à l’oreille, un fabuleux secret.

« Angie, elle pense plus à toi, elle t’aime plus je crois. Avant, avant elle pensait à toi et à ce que tu lui feras mais maintenant tu feras plus rien parce que je suis là. »


Petite peste, bien heureuse de sa victoire sur le mâle. Ce type qu’elle ne peut plus toucher, Angie, qu’elle n’arrive plus à imaginer nu sous ses doigts. Parce qu’il y a Constant, indéniablement et parce que tout a volé en éclats sans qu’elle ne comprenne comment ni pourquoi.
Battements de cils et Angie revient, repousse la gamine, la punie dans un coin. Distance reprise, je recule d’un pas puis deux. Mine torve, les poings se serrent. Parce que je ne veux plus qu’il travaille pour moi mais que si je ne lui propose rien, plus aucun contrat, alors il s’en ira, il disparaîtra. Parce qu’il n’y a que ça qui l’attire depuis le début. Ce fric que je lui file avec aisance et qu’il fourre dans ses poches sans se demander d’où il vient et s’il est propre.

« Je te recontacterai. Je n’ai pas envie que l’on se hâte et que l’on se foire. J’ai besoin… De prendre l’air, de la distance. Ça va nous mener à rien tout ça. »


Y a les déficiences trop profondes encore et la mioche que je peine à museler et à ranger dès qu’il est là. J’ai besoin de réfléchir, de peser le pour et le contre. Est-ce que j’ai vraiment envie de les savoir morts ? Est-ce que je n’ai pas envie de croire qu’ils me reconnaissent et qu’ils crèvent à chaque fois que j’apparais sur leur écran tv ? Et je l’abandonne avant qu’il ne le fasse le premier.

« C’était sympa d’te revoir, Andreï. »


Les mains s’enfoncent dans les poches et je recule, je fuis, le délaisse intentionnellement et même pas pour lui nuire. Moi, je peux rien faire contre tes cauchemars, je peux rien faire si tu veux le tuer. Je peux pas cautionner, te regarder le crever sans rien dire. Constant c’est toi, c’est un bout de toi comme Angélina est le mien même si c’est déplaisant, affligeant, perturbant. C’est eux qui font qui nous sommes, même si c’est bancal, pas banal ; même si on est défaillant, qu’on ne marche plus droit et qu’on raisonne différemment. Ça fait nos faiblesses et nos forces. Et moi, moi je peux pas la faire taire, Angélina. Je peux pas l’enfouir au plus profond en attendant qu’elle s’asphyxie.
Et par sa faute les cauchemars perdureront et le gouffre continuera de se creuser, de vouloir m’avaler. A cause de lui, tout est devenu sombre et compliqué. Ouais, c’est ta faute si je pars à la dérive.


(C) MR. CHAOTIK

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MessageSujet: Re: And my scars remind me that the past is real (angie&andreï)   Ven 13 Juil - 16:37

And my scars remind me that the past is real

Angie & Andreï

Faut pas croire que je me leurre : mon instabilité, je ne la nie pas. Je ne la revendique pas non plus. Je compose avec. Je sais que je ne communique jamais vraiment que par la violence, que par la violence des gestes, la violence des mots, la violence des regards et la violence de tout ce que je ressens. Parce que la violence, finalement, ça transmet bien plus que tout ce qu’on pourrait croire. Ça marque, définitivement. Ça écœure, ça impressionne, ça se retient. Une beigne se retient, la douleur se retient, les crachats se retiennent. Et ça maintient éveillé. Sur le qui-vive. Faut pas croire que je me leurre, je sais très bien ce que je suis, un con fini. Et elle, avec ses grands yeux décaféinés, elle est une conne finie si elle a cru que j’étais quelqu’un d’autre juste parce que Constant s’est permis de se la ramener, juste parce qu’une discussion, et quelques marques sur ses cuisses, ont réveillé le gosse, l’ont extirpé de la tombe et lui ont pincé les joues pour lui donner l’air vivant. Sauf qu’il est mort, sauf que je ne veux pas de lui, sauf qu’il n’est pas viable, ce cafard. Il n’y a que ce que je suis, un taré, il n’y a que ce que je suis, un homme brisé, il n’y a que ce que je suis, un assassin instable. Plus un môme, plus un innocent meurtri, juste un homme recroquevillé sur la colère, la colère dense et poisseuse, un homme violent, un menteur, un fuyard, un connard. Et un père de merde, aussi, histoire de faire combo. Faut pas croire que je me leurre, je sais très bien ce que je suis.

C’est elle qui s’est trompée sur mon compte, et si elle chougne maintenant, si elle m’en veut maintenant, et bien elle n’a qu’à s’en prendre qu’à elle-même. Elle n’a qu’à s’en prendre à la môme qui chiale et qui râle. Pas à moi. Moi, je n’ai rien fait. Je serre les poings, je me contente de serrer les poings. De cracher ce que je veux, ce que j’exige. L’oubli. C’est ça que je veux, comme prix à payer pour les exécutions qu’elle m’a demandé. Je veux l’oubli, je veux qu’on piétine Constant, je veux qu’on le laisse en terre, dans son cercueil, recroquevillé dans les lambeaux de son innocence. Le gosse n’a pas à survécu, il est mort, avec ses grands yeux bleus remplis d’espoir, il est mort recroquevillé dans un fossé. Et il ne mérite pas qu’on se souvienne de lui, c’était une putain de connerie que de croire le contraire. « Je veux pas, je veux plus. Je veux plus que tu le fasses et je veux pas oublier. Je veux pas mourir, je veux pas qu’elle m’oublie et Constant aussi. Et c’est pas grave, c’est pas grave s’ils sont encore là demain ou dans une semaine ou dans un mois. C’est pas grave, ils sont là depuis des années déjà. Et Constant, il aura pas sa vengeance et toi t’auras plus jamais l’argent. » Il hurle, Constant. Moi, j’arque un sourcil, moi, je me pare d’une moue méprisante, moi, je me laisse submerger par le dégoût et la colère. « Va te faire foutre, Angie » J’ai que ces mots là à la gorge, je crois. Je ne sais pas ce qui m’énerve le plus, entre sa volonté de me voler la vengeance qu’elle m’a tendue, ou le fait qu’elle me retire des mains les contrats juteux qu’elle y foutait jusque-là, mais je sais qu’elle fourmille sous mon épiderme, la colère, cette énergie qui me consume, qui me pousse à respirer, qui me pousse à jurer, encore et encore, dans mon russe d’adoption, qui me pousse à l’insulter, à la frapper, encore et encore, pour arracher à sa sale gueule de gamine la moue boudeuse qui s’y accroche, pour dissiper de son regard les mots échangés, les étoiles aveuglantes et les silences noués de ce surplus d’émotions qu’on sait pas gérer correctement, ni l’un, ni l’autre. J’ai envie de creuser sous sa peau pour enlever tout ça, pour oublier et noyer dans le sang ces démons que j’ai réveillé en étant trop curieux. Elle fourmille sous mon épiderme, la colère, elle me murmure de lui laisser les rênes, jusqu’à ce que l’écoeurement me fasse rendre tripes et boyaux sur son cadavre, à Angie.

Elle veut plus que je tue ses parents ? Rien à foutre. Elle ne veut pas oublier ? Rien à foutre. Elle ne veut pas mourir, ce souvenir de gamine qui la submerge ? Rien à foutre : elle est vouée à mourir de toute manière. Parce que lorsque l’adulte reprendra le contrôle, je sais qu’elle l’écrasera entre ses doigts.  J’espère qu’elle l’écrasera entre ses doigts. J’espère parce que je doute qu’il y ait une autre solution pour aller de l’avant. Et effacer les cauchemars qui m’envahissent à chaque fois que je ferme les yeux, qui font remonter la bile et les angoisses, qui plongent Constant dans la panique, dans une panique qu’il n’a jamais eue, mais qui le noie, toujours plus. Et qui me terrifie. Des cauchemars de haine, de violence, de colère et de solitude, toujours de solitude. Une solitude corrosive, qui gangrène le cœur, se creuse un chemin dans la poitrine comme autant de parasites et de rongeurs, une solitude oubliée, ravivée. Est-ce qu’elle peut comprendre ça, Angie, hein ? Que tuer Constant, oublier à nouveau tout ça, planquer à nouveau tout ça sous un amas de déni, c’est le seul moyen de survivre sans se perdre ? « Et les cauchemars c’est toi qui les as appelés, c’est toi qui as été les chercher. Alors moi, moi, je peux rien faire pour toi. Ça s’achète pas, le sommeil et les jolis rêves. Angie, elle pense plus à toi, elle t’aime plus je crois. Avant, avant elle pensait à toi et à ce que tu lui feras mais maintenant tu feras plus rien parce que je suis là. » Ma main veut aller saisir sa gorge, à cette pimbêche, pour la faire taire, définitivement, tuer les deux filles, la môme et l’adulte, d’un coup d’un seul et se débarrasser de ces conneries. Ma main veut venir serrer son joli petit cou, presser sa trachée, parcheminer sa peau avant de faire craquer la nuque et se retrouver à ne tenir plus qu’une poupée de chiffon. Mais non, je reste immobile, des torrents de colère dans le regard et dans ma mâchoire contractée de fureur.  

Et elle, elle recule. Et elle, elle perd la légèreté de la môme pour ne laisser place qu’à la vieille. La vieille carcasse brisée, ce monstre de Frankenstein hasardeux. Ces cuisses marquées, ces courbes qui attirent l’œil, cette violence au coin de la prunelle. Et ces poings serrés. « Je te recontacterai. Je n’ai pas envie que l’on se hâte et que l’on se foire. J’ai besoin… De prendre l’air, de la distance. Ça va nous mener à rien tout ça. » Silence. Ca ne nous mène déjà à rien. « C’était sympa d’te revoir, Andreï. » Silence, encore. Elle recule. Je la suis du regard. Et c’est quand je suis sûr qu’elle est suffisamment loin pour ne pas revenir en arrière, que je relève le menton. « Mouais, pareil. Mais, hé, Angie ! La prochaine fois… » La prochaine fois de quoi ? « La prochaine fois, je laisserai la lumière éteinte. » Ca sonne comme de vague excuse, ça sonne comme une vague promesse. La prochaine fois, quand je tenterai d’oublier, de faire comme si rien ne s’est jamais passé. La prochaine fois, elle a été claire, il n’y aura pas vraiment de prochaine fois. Et ça fait sacrément chier quand on y pense. « Constant n’a pas besoin de toi. » Moi, en revanche. Je jure, je lâche un chapelet de jurons, en me passant une main sur le visage. Putain, quelle merde.

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It's been a while, you've been walking alone, It's been a while since your heart had a home, You remember the way you came tumbling down Down to your knees like never before You're at the bottom in a bottomless town And as you lie on the floor©️ by anaëlle.
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