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 Never cared for what they say || Jooley

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Never cared for what they say || Jooley   Sam 14 Avr - 23:48

Never cared for what they say
C’était un de ces jours. Sortir de chez lui en sachant que toute sa journée allait être perdue parce que passée à larbiner pour le gouvernement le foutait n l’air. Il partait avec la rage au ventre, l’humeur massacrante, et la seule chose alors qui l’empêcher de se jeter à la gueule du maton à la sortie de la ville qui le regardait passer d’un œil à moitié moqueur, à moitié flippé – parce qu’il n’y avait bien que les nettoyeurs pour sortir ainsi tranquillou hors des murs par la grande porte, et donc les voleurs d’énergie –, la seule chose qui l’empêcher d’exploser, donc, c’était l’idée qu’il allait pouvoir passer ses nerfs sur des zombies, les massacrer, les réduire en pulpe, sans se faire chier avec problèmes de conscience. Que ces trucs ressemblent vaguement à des humains lui en touchait une sans faire bouger l’autre, comme disait l’autre. Et ça aidait que l’un deux l’air transformé en voleur d’énergie, lui. Ainsi que Brooke, même si ça lui avait sauvé la vie. Ainsi qu’Esperanza. Ces putain de zombies n’étaient bons qu’à ça, se faire arracher la tête par Itzal Macaro, qui devait bien trouver un minimum de contentement dans ce job qu’on lui imposait, à défaut du salaire minimum. Égal à zéro, en ce qui le concernait. Bande de sales petites raclures. Voilà à quoi il pensait à traversant les étendues herbues qui dansaient sous la brise au pied des murs. Dans ces moments-là, il en avait, des fantasmes : attirer les zombies tel le joueur de flûte de Hammelin, les attirer jusqu’aux portes de la ville, ouvrir les portes et les laisser se répandre dans les beaux quartier pour faire un massacre, pour leur rappeler, à toutes ces crevures, la valeur d’une vie, même les plus basses classes, leur rappeler que la vie, tout le monde y tenait, ils seraient bien forcés de s’en rendre compte quand les zombies leur boufferaient les cordes vocales. Mais tout ça, c’était ce que c’était : du rêve.

Il fallait bien qu’il s’en arrache, pour faire son job. Son ordre des priorités était strict : d’abord, survivre, penser à sa gueule. Ensuite, peut-être, chopper du zombie, et encore, moins parce que c’était ce qu’on attendait de lui que parce qu’il avait besoin de se défouler. Il fallait qu’il soit prudent, tous les sens en éveil. D’autant qu’il n’y avait pas que des zombies qui rôdaient dans le coin, hors des murs, hors de la ville. Itzal avait eu l’occasion de croiser des tas de gens, diversement intéressant. Est-ce que le gouvernement avait seulement conscience de ce qui se passait au pied de sa cité ? Itzal considérait que ce n’était pas son problème. Malgré tout, certains de ces gens étaient des paranos et plusieurs fois, Itzal avait failli avoir des ennuis. Leur affirmer sa neutralité dans les affaires des hommes ne suffisait que rarement, forcément. Alors que c’était en fait pire que de la neutralité : la ville ou la communauté, le gouvernement ou la résistance, il n’en avait simplement rien à foutre. D’un geste vif, il vérifia que son holster était ouvert, son arme chargée, la sécurité ôtée, ce qu’il avait déjà fait deux fois, mais c’était purement du réflexe. Il s’était assez éloigné de la ville pour que les herbes aient doublé de hauteur et que la nature se soit un peu accidentée – bosquets d’arbres, buissons, lisière de la forêt, autant de cachettes d’où les zombies pouvaient sortir, alors que tout autour de la ville, d’autres larbins entretenaient régulièrement la végétation pour permettre aux soldats qui gardaient les murs de l’intérieur de voir approcher quiconque souhaitait entrer dans La Nouvelle-Orléans.

Mettant à profit sa nature de voleur d’énergie, il élargit ses sens, et plus particulièrement son ouïe, beaucoup plus utile que la vue, pour l’heure, qui trompait trop facilement le cerveau. Aussitôt, il entendit des pas derrière lui, un peu hésitants, quasi maladroits. Nom de Dieu. La personne marchait littéralement dans ses pas. Elle le suivait. Elle, parce que c’était une femme. Pas le pas lourd d’un homme, ou traînant d’un zombie, ou léger d’un animal. Il aurait pu la semer. Ou se planquer et l’attendre. Mais honnêtement, il n’avait pas la patience. En plus, il avait une petite idée de qui il pouvait s’agir, vu que ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Il pivota sur ses talons et revint sur ses pas comme une moissonneuse-batteuse, sans laisser a moindre chance à Jooley, puisqu’il en eut la confirmation en surgissant devant elle brusquement, que c’était bien elle. « Bordel, je t’ai dit de ne pas faire ça ! » Une fois, deux fois peut-être ? Elle n’en était pas à son coup d’essai. Il trouvait ça complètement cinglé qu’elle le suive ainsi dehors, ne serait-ce que parce qu’ils ne se connaissaient pas depuis longtemps et que peut-être, il n’était absolument pas digne de confiance, merde ! Enfin si c’était le cas il l’aurait abandonnée dès la première fois. « Rentre chez toi, Jooley ! » Oh, oui, comme s’il n’avait pas déjà essayé ça, comme si elle lui avait déjà obéi. Il faillit ajouter qu’il était sérieux, et tout, mais ça aussi, il n’en avait rien à carrer, a priori. Un jour, elle allait marcher sur une branche et il lui collerait une balle dans le caisson par réflexe, et ce serait lui qui serait bien emmerdé, après, pas elle, puisqu’elle serait morte.

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MessageSujet: Re: Never cared for what they say || Jooley   Sam 21 Avr - 23:59

Never cared for what they say
Le silence craquait sous ses pas pressés. Cette petite saute déboussolée songeait à la sombre floraison de zombies et porteurs de sinistres envies qui arpentaient les pieds de la cité. Ses idées percutaient ses angoisses et dans un sursaut de lucidité, Jooley s’avoua déboussolée. Nul ne pouvait persiffler à ce sujet.
Le vent dans les hautes herbes soufflait assez pour entamer le second couplet de sa malicieuse berceuse. Les étranges sifflements du Bayou anesthésiaient ses sens. Chaque son piquait son cerveau tant et si bien que l’ensemble réuni se muait en cacophonie. Ainsi abasourdi par trop de bruits, son attention s’endormit face aux réelles menaces.

Rentre chez toi. Le message avait bondi sous son nez et un vieux réflexe se dépoussiéra. Crispée, son corps tenta l’échappé d’un sursaut paniqué. La langue se coinça entre ses dents pour éviter de geindre au milieu du bayou. Cet instant de faiblesse fendait son habituelle carapace. La brèche ainsi ouverte offrait mille possibilités à Itzal, détail que nota rapidement la demoiselle. Se renfrognant de quelques moues désapprobatrices, sa position avança pour faire face à son interlocuteur.

« Certainement pas. » Grinça une voix encore chamboulée par la surprise. Heureusement que l’homme avait rebroussé chemin jusqu’à elle. Le temps passait plus lentement par ici et la seule perspective de rebrousser chemin toute seule lui procurait des nausées. C’était stupide d’agir de la sorte mais le savoir constituait une puissance utile à la survie. Hors, Itzal possédait un savoir de taille pour résister dans ce nouveau monde. Ce petit trésor serait bientôt sien, peu importe le risque à encourir. « Qu’est-ce que tu vas faire aujourd’hui ? »

Présenter le programme rassurait Jooley dont la soif de contrôle et de planification dévorait toute logique. Si elle restait dans le coin autant savoir ce qu’elle affronterait. Quelles prévisions avaient faite Itzal ? Que venait-il chercher ? Rencontrer ? Tuer ? Sauver ? Manger ? Pourquoi venir se balader ici ? Certainement pas pour se détendre, songeait Jooley. La brune se positionnait parmi les friands d’habitudes et de règles précises à suivre. La science répondait continuellement aux mêmes lois et Jooley appréciait cette perspective. Alors se pointer dans ce monde où la théorie du chaos elle-même peinait à survivre provoquait d’immondes sueurs froides à son esprit cartésien. Sa nuit avait été animée et l’angoisse l’avait terrassée de visions d’avenir sombres et lugubres. Une préparation psychologique s’était imposée mais sans succès. Pourtant, elle se trouvait là, prête et décidée à relever les obstacles.


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MessageSujet: Re: Never cared for what they say || Jooley   Sam 28 Avr - 17:35

Never cared for what they say
Faisait-elle demi-tour pour rentrer chez elle comme il le lui avait ordonné ? Certainement pas, évidemment. En fait, l’insolente s’avança plus encore vers lui, osa répondre – certainement pas, donc. Rien que ça. Il ne pouvait pas la saisir par le bras et la traîner comme une gosse difficile jusque chez elle, ou même jusqu’aux portes de la ville, l’abri que tant d’hommes et de femmes chérissaient mais qui semblait n’avoir aucune valeur pour elle. Il ne pouvait pas repasser le poste de contrôle comme ça, les soldats l’en empêcheraient. Il n’était pas payé à rien foutre, il était censé passer sa journée dehors à chasser les zombies. D’ailleurs, il n’était pas payé du tout, mais ça n’empêcherait pas la milice de l’empêcher de rentrer. Et que ferait-il à la gamine, d’ailleurs, s’ils les voyaient se pointer tous les deux ? Itzal ne savait même pas comment elle s’était débrouillée pour sortir. Les allées et venues étaient contrôlées, on ne sortait pas pour rien, le tourisme, c’était fini, et ceux qui voulaient promener leur chien se contentaient des quartiers sud. Bien sûr, il y avait cent façons de se tirer de la ville en évitant les avant-postes. Jooley avait de la ressource, malgré tout. La ressource de sortir hors des murs sans s’y être vraiment préparée. Alors voilà, si elle ne voulait pas rentrer, il ne pouvait pas l’y forcer, si elle voulait le suivre, il ne pouvait pas l’en empêcher, et même s’il clamait qu’il s’en foutait et traçait sa route sans l’attendre, il savait qu’il finirait par se retourner toutes les cinq minutes pour vérifier qu’elle n’était pas en train de se faire dépecer par des zombies, égorger par des truands ou même qu’elle n’avait pas mis la jambe dans un piège à loup.

Qu’est-ce qu’il allait faire ? Il en resta le bec ouvert pendant un moment, avant de désigner la nature environnante d’un geste du bras. « J’en sais rien, qu’est-ce que t’en penses ? Une petite rando ? Ramasser des fraises ? » Comme s’il pouvait lui dire ce qu’il faisait vraiment là. Lui dire qu’il était forcé par le gouvernement à patrouiller autour de la ville et à nettoyer les environs des zombies qui se baladaient, seuls ou en meute. Cela en dirait un peu trop sur qui il était, non ? Et puis, finalement, autant pour détourner la conversation que parce qu’il s’avouait vaincu, il lui fit signe de le suivre. « Reste près de moi. Regarde où tu mets les pieds. Et sois attentive aux bruits… » Aux bruits de quoi, de zombies ? C’était difficile à décrire. Mais il y avait les autres, aussi. Les animaux sauvages ou redevenus sauvages, et puis les pires, les hommes. Itzal avait eu l’occasion de tomber sur certains allumés qui refusaient la vie en ville, et il ne pensait pas à ces clodos de la communauté, non, des cinglés solitaires qui vivaient les années de leur vie avec cette petite apocalypse. Itzal jeta un regard en coin à Jooley. « Tu as une arme sur toi ? » Là comme ça, ça n’avait pas l’air, mais enfin ça valait le coup de lui demander avant de lui confier son couteau préféré.

Il se remit en marche, comme un bulldozer, avant de ralentir pour vérifier qu’elle le suivait bien. « Pourquoi tu fais ça, dis-moi ? Tu n’en as pas déjà assez bavé pour arriver jusqu’ici, pour te mettre à l’abri dans les murs de la ville ? Il n’y a rien là-dehors. » Il fallait bien pourtant qu’une motivation la pousse à faire ça, quelque chose de carrément viscéral, ou vital, ou même suicidaire, parce que rien n’attirait personne ici, plus maintenant que la nature leur avait craché dessus, les avait forcés à s’entasser derrière des remparts.

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MessageSujet: Re: Never cared for what they say || Jooley   Mar 1 Mai - 20:25

Never cared for what they say
Le maître du sarcasme entrait en scène. Applaudissement de soupirs lassés et stand up ! Jooley levait les yeux au ciel à la remarque pour emboiter directement le pas. Le temps de jouter de quelques piques verbales tisserait quelques liens maladroits entre un bourru et une déglinguée ? Le doute s’imposait à ce sujet.  

« Oh, chic. On peut même faire un petit pique-nique ? » Poursuivit-elle en joignant ses mains sur son cœur comme une enfant devant un film romantique.

Sortir de la ville lui avait demandé des ressources de réflexions et de jugeote. Alors qu’Itzal ne s’amuse pas à jouer les idiots. Inutile avec elle. Ce monde n’avait gardé que les plus malins pour survivre. Les courageux, les faibles, les bons, ils étaient morts pour la plus part ! Heureusement, l’homme finissait par prendre le pli et entrait dans le vif du sujet. Son arme avait été façonnée avec les moyens du bord. Aussi, un long et fin scalpel sauta entre ses doigts. Sa finesse jouait en sa défaveur. Son tranchant n’enviait rien à un couteau classique mais le manche avait été conçu pour la précision et la finesse. Il lui glisserait entre les doigts s’il venait à explorer les profondeurs de la mort. Consciente de ce défaut, la brunette avait enroulé un épais élastique en caoutchouc autour du métal.

« Elle est à moi. Je la garde. » Pesta Jooley en s’imaginant déjà Itzal serrer les fesses face à la menace dormant dans son dos. Mais sa protestation avorta puisqu’il avançait déjà à vive allure parmi la flore locale. L’intérêt pour sa lame de pacotille vexa la brunette. « On t’a jamais dit que c’était pas la taille qui compte…. » Murmura-t-elle en sachant pertinemment qu’il l’entendait parfaitement. Marcher dans ses pas réclamait toute l’attention du monde et la vitesse qu’il adoptait finirait par l’achever. Pourtant, tous ses efforts s’orientait vers les quelques consignes que lui avait imposé le guide. Il ne comprenait pas sa démarche et l’infirmière ne pouvait l’en blâmer. Ses connaissances du bas de l’échelle ou de la chaine alimentaire se limitaient à de rares témoignages ou observations car il était le genre d'homme à bouffer avant d'être bouffé. Aussi, sa remarque titillait de douloureux souvenirs que Jooley s’arrangeait pour garder enfouis. Pas le temps de les traiter, particulièrement lorsqu’ils éveillaient en elle des vagues de colère capables de la transformer en bête sauvage. La meilleure parade face à cette rage s’imposa rapidement.

« Honey, après tout ce que l’on a vécu, je ne laisserai jamais un mur nous séparer. » Railla-t-elle avec un brin d’humour surfait.  Qu’avaient tous ces hommes à lui poser cette question ? Pourquoi est-ce qu’ils ne pouvaient simplement la laisser gérer sa vie sans s’imaginer que c’était le destin qui la plaçait là ou qu’elle avait une raison particulièrement de les suivre eux et pas un autre ! « Ca vous arrive souvent de sortir seul ? C’est pas un peu débile, d’ailleurs ? Il ne faudrait pas plutôt sortir par trois, genre. Ca multiplie les chances de survie en fait. Si t’es blessé tu fais quoi ? »

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MessageSujet: Re: Never cared for what they say || Jooley   Mar 8 Mai - 14:45

Never cared for what they say
En réponse à sa question, comme une assistante de magicien, Jooley fit apparaître une lame entre ses mains, et Itzal résista à la tentation de se pencher pour mieux la regarder tellement c’était petit, fragile et inutile. Parfait pour trancher une gorge d’humain dans une ruelle sombre, par derrière, par surprise et si la victime se laissait un peu faire. Mais ici, dehors ? Qu’est-ce qu’elle comptait faire avec ça contre un alligator ou un des félins chassés jusqu’ici par le froid polaire qui s’était abattu sur le nord du pays ? Sans parler des zombies, évidemment. Elle allait en mettre, du temps, à leur trancher la tête, avec son couteau à beurre. Mais il n’était pas son père. Il haussa les épaules, tourna les talons et se mit en route. L’entendit grogner dans son dos, mais refusa de rentrer dans son jeu. C’était elle qui était venue, elle qui avait fait ce choix, sans rien savoir des règles de base, sans même s’y intéresser, alors pourquoi est-ce qu’il jouerait les père Castor avec elle ? Oh, merde, il savait bien pourquoi. Il savait bien qu’il y viendrait, et qu’au moindre problème, il aurait envie de sauver son cul d’abord, mais qu’il tenterait de l’aider, elle. Qu’elle la garde, son aiguille à tricoter, si ça pouvait lui faire plaisir. Et tant mieux pour son petit copain, si elle pensait que la taille ne comptait pas, mais quand il s’agissait de défendre sa vie, la nature était stricte, moche et vulgaire, et un gros couteau, c’était toujours mieux qu’un truc bricolé avec du scotch.

Il lui jeta un coup d’œil par-dessus l’épaule, en se demandant si elle n’était pas un peu cinglée, elle aussi, comme toutes les bonnes femmes sur qui il tombait en ce moment. Pourquoi lui ? Pourquoi elle n’allait pas emmerder quelqu’un d’autre ? Pourquoi est-ce qu’elle prenait ça sur le ton de la blague ? Il savait qu’elle avait traversé le pays pour arriver ici, il savait qu’elle savait tous les dangers que représentait l’extérieur. Bonjour le système de défense à deux balles. Une blague pour ne pas faire face à la réalité ? Ils marchaient sur des morts, en cette seconde, un vrai cimetière rempli de gens comme eux, qui avaient cru qu’ils s’en sortiraient, qu’ils seraient différents des autres, ou qui n’avaient simplement pas eu le choix. Ils marchaient sur les tombes de personnes qu’ils avaient tous deux connu. Cela étant dit, à quoi bon philosopher… Il ne put s’empêcher de se marrer à sa remarque, mais un rire tinté d’amertume. Il se voyait bien aller parler à la DRH du gouvernement, ou pourquoi pas au syndicat, tiens ? Il état sûr que ses doléances seraient écoutées, c’est vrai, quoi, l’envoyer tout seul au casse-pipe… alors que c’était le principe même du programme nettoyeurs. Mais elle n’était pas au courant de ça, a priori, en tout cas lui ne lui en avait jamais parlé. N’était-ce pas un peu connu, à force ? Il n’en savait rien. Il était totalement insensible à la propagande du gouvernement, y avait travaillé, s’était retrouvé des deux côtés de la barrière et savait exactement comment ces trucs-là fonctionnaient. Mais il n’était pas étonné que la population soit gardée dans l’ignorance, ou même le mensonge. Et quant à sa situation personnelle, il n’en parlait pas, donc il ne pouvait pas reprocher à Jooley de ne pas savoir. Il haussa les épaules. « C’est l’armée qu’il faudrait envoyer, pas trois mecs en short avec un flingue chacun. Mais le gouvernement n’a pas envie de gâcher les précieuses vies de ses soldats. Ils sont bien mieux mis à contribution assis sur leur cul ou à tabasser la population de temps en temps pour lui rappeler de ne pas trop ouvrir leur gueule. »

Avisant une coulée de boue sous les herbes hautes devant lui, il l’enjamba et la désigna du menton à Jooley, sans un mot. Si elle voulait mettre la jambe là-dedans, à son aise, mais elle en passerait, du temps, ensuite, à décoller les sangsues de sa peau, sans parler de tout ce qui avait contaminé les points d’eau qui n’étaient pas contrôlés par la ville. Des fois, il se demandait comment faisaient les cinglés qui vivaient seuls dans la nature pour trouver de l’eau potable, sans parler de la Communauté. Dont il ne fallait justement pas parler. « Quand je me blesse, je fais comme tout le monde, j’ai mal et je regrette bien d’avoir été aussi con, et j’attends que ça guérisse. » Et il devait bien reconnaître que c’était chiant. Son métabolisme de voleur d’énergie accélérait la guérison désormais, malgré tout le job était dangereux et il revenait rarement sans un bobo. Il avait réchappé de justesse à la mort plus d’une fois, et dans ces cas-là, il ne pouvait que se vider de son sang par terre chez lui ou, s’il avait un peu d’argent, aller dans une des cliniques clandestines de Storyville, où les médecins étaient autoproclamés. « Je ne sors pas parce que j’en ai envie, tu sais ? On est différents, là-dessus, toi et moi. Je suis là parce que le gouvernement m’y oblige. Mais si tu veux leur écrire un courrier pour leur demander de mettre plus de moyens dans leurs missions d’exploration, n’hésite pas. Moi, personne ne m’écoute. » Il leva le nez du chemin qu’il invisible qu’il suivait pour la regarder. « Et toi, tu feras quoi quand tu te blesseras ? » S’il la prenait pour ce qu’elle était, pur ce dont elle avait l’air, alors un simple brin d’herbe un peu coupant aurait pu lui filer le tétanos, mais il n’était pas con au point de se fier aux apparences. Surtout par les temps qui couraient.

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