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 Get out alive (Marcus)

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Get out alive (Marcus)   Lun 16 Avr - 23:11



Get out alive
No time for rest, no pillow for my head...



Dans les vapes, elle titubait, cherchait son chemin dans les ruelles crasseuses de la Nouvelle-Orléans. Jamais elle n’aurait cru un jour fuir, courir pour sa survie. Jamais son corps et son esprit n’avaient été aussi éprouvés, ébranlés. Toutes les convictions se faisaient la malle, tout ce qu’elle estimait statique avait disparu. Et elle était là, seule, perdue dans cette réalité bien trop violente, trop crue pour elle… Il n’y avait pas eu beaucoup de personnes auxquelles elle s’était accrochée, au fil des années. Parce qu’elle l’avait appris dès son plus jeune âge : On n’était jamais mieux trahi que par ceux qu’on aimait. Elle en découvrait avec amertume le goût.

Quelques secondes de pause, quelques inspirations pour calmer la nausée qui l’envahissait. Elle était au bord du gouffre Ambre, cherchant à faire face aux événements, mais incapable dans le même temps de comprendre tout ce qui venait de se passer. Sous le choc, engourdie par la douleur, elle ne pouvait que subir la mémoire totale de son esprit, et les éclats qu’il ramenait dans sa conscience, ceux de cette terrible soirée.

**

Dire qu’elle ne s’attendait pas à de la colère venant de Niklas Ivanov serait faux. Elle connaissait le porte-parole, pour l’avoir côtoyé pendant presque huit ans. Et la gamine, elle était passée outre un ordre formel : celui de ne pas s’approcher d’Isak Eriksson. A peu de choses près, elle y laissait la vie, même si la vérité était qu’elle y avait déjà laissé quelques plumes. Une mafia sur le dos, sa relation avec Dante écornée à jamais, et finalement, les conneries qui s’enchaînaient. Itzal, Kenneth, Lucrezia… La shadowhunter avait fini avec une main en sang lors de sa dernière confrontation, douleur physique tant en phase avec l’épreuve psychologique qu’elle subissait… Ses repères ne se résumaient qu’à un seul être, un dernier fil toujours entier : Ivanov.

Alors, les premières remarques, les premières insultes, bien à l’abri derrière les grands murs de la villa, au milieu du Garden District, elle les avait encaissées, tête basse. C’était mérité après tout. Elle avait désobéi, pour sauver et rétablir définitivement l’honneur de quelqu’un qu’elle estimait important pour elle… Et elle pensait le contraire vrai aussi. Que lui la considérait un peu comme sa fille, comme un être humain à protéger. C’était cette pensée, ce ressenti qui la faisait tenir, alors que les éléments s’acharnaient contre elle. Le phare tiendrait, qu’importait les remous, les vagues…

Mais il ne pouvait faire face à l’Apocalypse.

A la violence verbale s’ajouta un geste. Coup porté au visage, lèvre inférieure fendue sous le choc. Elle recula sous la force de l’impact, regard groggy. Venait-il de la frapper, sans se retenir ? Jamais elle n’aurait imaginé qu’il soit capable d’une telle force. Alors, elle restait sonnée, interdite, de longues secondes. Trop longues. Si seulement elle avait réagi, si seulement elle avait pris la courte fenêtre de battement pour prendre la fuite…. Mais la sidération l’avait clouée sur place, elle, la mercenaire, la tueuse sans émotion. De psychopathe, elle n’avait que le masque. Y’avait une larme qui s’échappait, de ses grands yeux écarquillés.

Les doigts se serrèrent autour de son poignet, décomposant la peau de la gamine. Toucher mortel, décomposition rapide. Et elle paniqua. Le cœur s’emballa, le corps chercha à se débattre, se détacher, briser le contact si brûlant… Mais la main était inflexible, changea de place. La gorge était un lieu de choix, mais l’instinct de survie lui permit certainement d’éviter la mort par décapitation nécrosée… Mouvement de recul, pour échapper la douleur, pieds pris dans la table basse, chute sur un vase, dizaines d’éclats de verre plantés dans la chair de sa cuisse. Souffrance minime, même si se redresser était une véritable torture. L’odeur métallique du sang emplissait désormais l’espace, s’accrochait à son palais. C’était le sien. Premières nausées, alors qu’une chaise explosait en mille morceaux non loin d’elle. Ses bras se levèrent devant son visage, pour se protéger de cette nouvelle potentielle attaque. Et finalement, quelque chose pénétra dans sa chair. Poignard susurra sa mémoire, habituée aux objets tranchants, aux armes. Filaments de sang sur la peau blanchâtre, alors qu’elle se dégageait une énième fois. Cette fois-ci, sa course se fit vers la sortie.

Trop agile, rapide pour son âge, il la rattrapa. Enième coup, corps brisé, lame portée en direction de son visage. Simple égratignure sur la joue, à quelques millimètres de l’œil. Et elle réagit, l’entrainement rattrapant les années. Quelques secondes pour le sonner, et prendre la suite.

Cours. Cours pour ta vie.

Y’avait rien eu d’autre que cet instinct, cette voix, cette peur dans les entrailles, qui lui ordonnaient tous de fuir. Car au-delà des blessures physiques, il y avait tout son mental qui s’brisait, s’cassait la gueule. Tout ce qu’elle avait construit, tout ce en quoi elle avait cru… Les failles explosaient, les portes si solides s’arrachaient de leurs gongs. Que devait-elle croire ? Qui devait-elle croire ? Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi tous ces mensonges ?

Elle courrait juste pour mettre de la distance, sans savoir où elle allait, sans savoir où elle s’arrêterait.

**

Et son cerveau complétait le vide, le mal-être, en rappelant sans cesse à sa mémoire les événements. Bon dieu qu’elle haïssait cet esprit. Bon dieu qu’elle se détestait… Les nécroses avaient disparu dans leur grande majorité, mais la souffrance, la sensation, la brûlure… Tout restait ancré. Tout, dans les moindres détails, ressentis. Et la nausée revenait, plus forte que jamais. Elle fut obligée de ralentir, à cause du sang qu’elle perdait, de la cuisse dans un état pitoyable, des perles transparentes qui roulaient sur ses joues, brouillaient sa vision. Le peu qui lui restait. Elle tenta de s’appuyer sur un mur qu’elle pensait percevoir non loin, mais s’écroula lamentablement au sol. Avec des bouts de vêtements arrachés, une partie de pantalon en lambeaux, elle passerait certainement pour une sans-abri aux yeux des rares qui seront encore de sortie à cette heure-là.

Elle était perdue, si perdue….


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MessageSujet: Re: Get out alive (Marcus)   Mer 25 Avr - 1:46

« Hé Di Lorenzo ! On s’arrête un coup ? » Brusquement, il se retourne, remarquant enfin que ses deux collègues ont calé quelques mètres en arrière. Regard dardé en leur direction, il hésite un instant avant de laisser glisser ses méprisants iris vers la devanture devant laquelle ils se trouvent. Désapprobateur, il laisse échapper un soupir, devinant bien aisément les pensées des deux hommes qui l’accompagnent. « Me faites pas croire que c’est pour des arrestations. » Il ne connaît pas suffisamment ces types pour se positionner facilement dans leurs esprits, mais a déjà eu l’occasion de patrouiller plusieurs fois de nuit en leur compagnie. Les bars aux allures de bordels, ils ne lui ont jamais semblé les observer d’un mauvais œil, bien au contraire de l’italien, qui a encore du mal à y entrer. « Allez, à cette heure personne ne viendra nous reprocher de prendre un peu de bon temps ! » Et il s’agace, ses yeux roulant dans leurs orbites avant de chercher un autre comparse, posté plus loin. Nero l’observe, intrigué de l’échange, surpris également de cet arrêt soudain. Et le brun se décide, rapidement. « Sans moi, mais allez-y, j’dirai rien. » Les talons sont tournés, et la marche peut reprendre.

Les quartiers douteux du nord ne sont pas quittés de suite, à son grand regret. Arpentant les rues en silence, il suit le malinois, qui lui montre la route, longeant les murs dans l’ombre des faibles lampadaires d’une allure vagabonde. De temps à autres, Marcus le perd de vue, est tenté de s’inquiéter avant qu’il ne réapparaisse finalement et qu’ils continuent leur route. Selon les pavés qu’ils arpentent, leur route croise celle de plus ou moins de fantômes. S’entame alors un long échange de regards plus ou moins noirs avant qu’ils ne soient plus à portée de le faire. Et leur solitude reprend, jusqu’à croiser une nouvelle âme portant plus ou moins de poids sur sa conscience à la distinction de son uniforme gris. Épaules qui s’abaissent généralement de soulagement, une fois le peacekeeper croisé sans se faire embêter. Ce dernier n’en a cure, ne s’intéresse pas aux rares passants. Il ne compte pas se compliquer la nuit à interpeller quiconque le croisera sous simple prétexte de ne pas se fier à sa tronche, il ne serait pas couché autrement. Du moment qu’il n’y a rien de bien relevable qui se présente devant lui, il se contente de faire de cette sortie une simple balade délestée de deux bavards.

Une soirée somme toute banale, passée à errer dans les rues en préventif. Progressivement, il quitte le nord afin d’entamer la seconde partie de sa ronde. Les rues évoluent tout autant que l’allure des rares citoyens qu’il y rencontre. Le nord devient est, doux quartier qu’il habite. L’air y est meilleur, tout autant que son humeur. Le sommeil pesant sur les paupières se voit contraint de céder de sa place à un peu plus d’enthousiasme. Le contentement d’être près de chez soi, de savoir qu’il n’y a pas grande vermine dans ce coin, que le plus dur est passé avec brio. La route est encore longue, il lui reste bien plusieurs petites heures avant de retrouver son appartement. Il est supposé terminer dans la zone ouest, avant d’être libéré de son service, de ne plus chercher à démasquer la moindre activité susceptible de s’élever contre le sacro-saint Gouvernement. De toute manière, il compte fermer les yeux, sachant que les deux hommes laissés en arrière feront au moins une interpellation pour la forme, afin de feindre l’implication de la prétendue patrouille et de s’éviter des soupçons.

À mesure que les minutes filent, les habitations défilent et il ne tarde pas à se situer parfaitement. Il se trouve seulement à une dizaine de minutes de chez lui et la tentation de rentrer plus tôt le titille un instant, avant qu’il se décide à continuer sa ronde. Tant que le calme est là, et qu’il n’a pas grand-chose à faire que d’en être satisfait. Pourtant, Nero disparaît une nouvelle fois, lui qui semblait pourtant avoir commencé à se calmer, à s’être suffisamment défoulé pour lui tenir sagement compagnie. L’italien le somme de revenir dans sa langue natale, d’abord d’un sifflement entre les dents, avant de hausser légèrement le ton, voulant conserver sa discrétion. L’animal tarde à refaire surface et affiche alors un air qui pousse l’italien à froncer les sourcils. Qu’a-t-il détecté ? « Mostra. » ordonne-t-il pour que le noiraud le guide jusqu’à sa trouvaille. Le chien glisse à nouveau au coin d’un carrefour, et l’italien est contraint de se presser pour le garder en vue. Ils ne marchent pas bien longtemps avant que Nero s’arrête, lançant de légers aboiements.

Ne cachant sa surprise, le tatoué marque un temps d’arrêt, pensant un instant halluciner. Devant lui gît un corps en piètre état dont la figure, malgré la luminosité plus faible, n’échappe pas à Marcus. « Ambre ? » interroge-t-il bêtement, stupéfait, avant de se dépêcher de s’agenouiller à côté d’elle. « ‘tain mais dans quel état tu t’es mise ? » Rapidement, il s’agenouille à ses côtés, constate l’ampleur des dégâts, marmonne quelques jurons dans sa langue natale, alors qu’il ne peut que constater qu’il n’aura pas de réponse de si tôt. Inquiet, il fouille ses poches, trouve son bipper, s’apprête à l’utiliser, avant de se stopper aussitôt dans son élan. Non, il ne peut pas lui faire ça. Il a largement assez connaissance de l’aversion de la shadowhunter pour l’hôpital et le personnel médical. Elle le tuerait, si elle reprenait conscience en un tel lieu, en particulier avec tout ce temps de rétablissement qui risque de l’attendre. Aversion qu’il comprend parfaitement, puisqu’il la partage. Un soupir, avant de planter son regard vers les traits de son visage, hésitant. Soit, il va prendre le risque d’avoir sa vie entre ses mains. Sans plus traîner, il retire son tee-shirt, le noue autour de la cuisse labourée afin de luter tant bien que mal contre l’écoulement de sang et la soulève, l’amène dans le seul lieu qui lui semble sûr et proche : son chez-lui.

La route lui semble terriblement longue, non pas du fait de la porter, mais plutôt des émotions qui se bousculent dans son esprit alors qu’il n’est en mesure de rien faire de plus hormis de se presser. Il ne sait pas ce qu’il lui a pris, regrette un instant son choix trop impulsif. Mais il y a cette surprise, principalement, qui sème la confusion en son être. Jamais il n’aurait cru en venir un jour à lui venir en aide, à elle, l’inébranlable machine à tuer. Depuis la mine, l’hésitation ne l’a jamais quitté, et elle revient à la charge, alors que la crainte d’être arrivé trop tard le traverse. Tentant le tout pour le tout, il pénètre dans son appartement en cherchant son souffle, l’installe rapidement sur son lit, qui lui semble plus confortable que son canapé. Court jusqu’à sa salle de bain, attrape tout ce qui pourrait l’aider et qui lui passe sous la main. S’occupe de stopper le sang, de bander de son mieux toutes les plaies qu’il voit, d’appliquer un baume cicatrisant sur les plus petites. Ce ne sera pas assez, il faudra repasser, il le sait, mais préfère la couvrir d’abord, sommer Nero de se coucher près d’elle pour lui apporter un peu de chaleur, pendant qu’il file trouver un autre haut avant de s’installer sur le canapé et d’attendre, toute fatigue l’ayant quitté.

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We dream, we wake on a cold hillside, we pursue the dream again. In the beginning was the dream, and the work of disenchantment never ends.
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