AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Dirty neighborhood | ITZAL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 863
↳ Points : 415
↳ Arrivé depuis le : 07/03/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Deepika Padukone
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Responsable événementiel pour le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Whatever
↳ Playlist : Elastic Heart ; Sia | Dance on the moon ; Travis Scott | Take Shelter ; Years&Years | Buddha for Mary ; 30STM | The Morning ; The Weeknd
↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
↳ Multicomptes : Violet C. Forester & Esperanza O'Connell
↳ Couleur RP : Beige



les petits papiers
↳ Copyright: Shiya
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Dirty neighborhood | ITZAL   Mer 18 Avr - 10:53

Dirty neighborhood
Itzal&Priya
Il s’en était fallu de peu. Un jour viendrait où elle finirait par se faire prendre, Priya le savait. Pourtant elle ne pouvait pas s’en empêcher, c’était plus fort qu’elle. Depuis quelques temps déjà, elle prenait un malin plaisir à semer l’homme chargé de sa sécurité. Dimitri commençait à être exaspéré par le comportement de sa patronne, Priya le sentait au bord de la rupture. Elle espérait que le colosse Russe renonce à être son garde du corps. Mais pour cela il faudrait qu’il renonce à son haut salaire et à ses perspectives d’évolution et cela ne semblait pas gagner. En attendant d’user les nerfs de son employé, l’Indienne s’amusait à le faire tourner bourrique en lui échappant à la moindre occasion. Aujourd’hui elle avait un rendez-vous important, un rendez-vous qu’elle ne souhaitait pas parasiter avec la présence d’un indésirable collé à elle. Elle redoubla de ruse pour quitter son appartement discrètement, l’air de rien, persuadant Dimitri qu’elle ne sortirait pas de la journée. Elle dût s’éloigner de quelques pâtés de maison avant de faire appel à son chauffeur personnel. La vie des gens aisés était à mille lieux des pauvres qui crevaient la faim dans les bas-fonds de la ville. Il n’y avait qu’à regarder les alentours. Des habitations somptueuses bordaient de magnifiques jardins entretenus à la perfection. Garden District était un paradis sur Terre. Un paradis réservé à ceux qui avaient les moyens de l’arpenter. Et autant dire qu’ils n’avaient rien d’angéliques pour la plupart.

Après quelques minutes d’attente, une berline noire s’avança et Priya sut que c’était pour elle. La voiture n’était pas impeccable mais restait largement correct lorsqu’on savait à quel point les véhicules se faisaient rares. L’Indienne s’y engouffra, adressant à peine un regard à Shaun, son chauffeur. Elle lui indiqua la destination et plongea le nez dans ses dossiers. La voiture démarra et commença à sillonner la ville. Priya détestait la foule –sauf lorsqu’il s’agissait de ses soirées- elle ne supportait pas le contact avec autrui, c’était plus fort qu’elle. Elle affectionnait donc son petit confort et son véhicule de fonction. Mais la jeune femme commit une erreur. L’erreur de croire que tout se passerait comme prévu. Ainsi, alors qu’elle commençait à trouver le trajet bien long, elle releva la tête pour observer le paysage. Son sang se glaça, affolant son cœur qui se mit à battre à vive allure. Elle n’était pas du tout au bon endroit. Il ne fallait pas être devin pour en venir à cette conclusion. Le quartier était insalubre, jonché d’ordures, les immeubles branlants semblaient à deux doigts de s’effondrer. Le nord de la Nouvelle-Orléans ne ressemblait à rien. C’était bien pour ça que Priya ne s’y  aventurait jamais. « Shaun, qu’est-ce que vous faites ? Ce n’est pas l’endroit que je vous ai indiqué… Pourquoi avez-vous fait ce détour ? Sûrement pas pour la beauté du paysage. » raya-t-elle avec ironie. Mais l’homme derrière le volant resta silencieux. Un silence que ne rassura pas vraiment la passagère. Elle croisa alors le regard du chauffeur dans le rétroviseur, un regard qu’elle ne reconnaissait pas. Et elle comprit que ce n’était pas Shaun qui conduisait, mais un homme qui lui était totalement inconnu. Déglutissant avec peine, l’Indienne fourra ses dossiers dans son sac, jetant des œillades discrètes vers l’extérieur. « Qui êtes vous ? Et où comptez-vous m’emmener comme ça ? » questionna Priya en tentant de rester calme. Ce qu’elle n’était pas du tout.

Le prénom de cet homme devait être Karma pensa-t-elle. Elle qui s’était donné un mal fou pour semer l’employé chargé de sa sécurité, voilà qu’elle se retrouvait piégée avec un inconnu. Peut-être un fou furieux qui attendait d’être assez isolé pour la massacrer. Cette fois elle était vraiment en danger et elle s’en voulut d’avoir été aussi effrontée et imprudente. Sûrement qu’Itzal la tuerait quand elle lui raconterait ça, si toutefois elle s’en sortait vivante. « Ne vous en faites pas, ça ne sera plus très long maintenant. » répondit finalement l’homme d’une voix éraillée par trop d’années de tabac. Priya prit une grande inspiration. Il fallait qu’elle agisse et vite ou ce malade lui ferait elle-ne-savait-quoi. Peu importait ses intentions, elles étaient forcément mauvaises pour l’avoir conduite dans le pire quartier de la ville. L’Indienne scruta sa porte, sortir en marche ? Elle savait que ce vieux modèle de berline ne permettait pas de verrouiller les portes, ou peut-être était-ce parce que le système avait rendu l’âme. Quoiqu’il en soit, peu d’options s’offraient à elle. Soit elle tentait de résonner cet homme, soit elle fuyait en espérant ne pas se faire trancher la gorge un peu plus loin. Il ne lui fallut que quelques secondes pour réagir. Alors qu’ils arrivaient à un croisement, le chauffeur dût ralentir lorsqu’un chien errant se jeta presque sous ses roues. C’était le moment ou jamais. Priya se précipita à l’extérieur du véhicule, manquant de tomber. Elle se rattrapa à une benne, l’air profondément dégouté. Et voilà que la princesse pimpante se retrouvait au milieu des ordures. Tirée à quatre épingles dans un costume hors de prix beige, ses escarpins vernis rouge et son sac à main en cuir. Elle laissa échapper un juron dans sa langue natale avant de détaler dans une direction aléatoire. Le véhicule s’était stoppé net, il était sûr que le malfrat ne la laisserait pas s’échapper aussi facilement. Sûrement que lui connaissait le quartier bien mieux qu’elle. Elle qui courait sans savoir où elle allait. L’air était pestilentiel, saturé d’odeurs diverses. Priya était délicate et peu accoutumée à ce genre de chose, elle sentait la crise d’angoisse approcher. Elle eut l’impression d’avoir atterri en enfer sans savoir comment elle allait s’en sortir. « Je vais pas crever ici quand même. » finit-elle par dire, à bout de souffle. « Pas question. » sur ces mots elle bifurqua dans une ruelle qui sembla un peu plus fréquentée. Mais les silhouettes qu’elle aperçut ne la rassurèrent guère, elle allait être piégée avec son assaillant d’un côté et ces molosses de l’autre. Elle avait fuit la prostitution et ses bas-fonds pour mourir ici. L’ironie avait un goût amer…



_________________
 
Indian Diamond
Can you even see what you're fighting for ? Blood lust in a holy war. In the end, the choice was clear, take a shot in the face of fear. Fist up in the firing line, times are changing. sign by Solosand
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 3320
↳ Points : 537
↳ Arrivé depuis le : 18/09/2017
↳ Age : 100
↳ Avatar : juan pablo raba
↳ Age du Personnage : 36 ans
↳ Métier : nettoyeur, il arrondit ses fins de mois avec des petits boulots divers en lien avec ses compétences
↳ Opinion Politique : anti-tout
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist : AC/DC thunderstruck / FOO FIGHTERS best of you / METALLICA nothing else matters / SKIN zola jesus / IRON MAIDEN the troopers / UTRB one way or another / TENACIOUS D tribute / GODSMACK voodoo
↳ Citation : « The rules of the game are what you can do to the enemy and what you can stop him from doing to you. I am your enemy from now on. » o.s.card
↳ Multicomptes : nope
↳ Couleur RP : indianred



les petits papiers
↳ Copyright: sciencebiaatch (profil) - jiubilee et slamncram (fiches et sign) - CryingShame (vava) - shiya (liens)
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Dirty neighborhood | ITZAL   Dim 22 Avr - 23:08

Dirty neighborhood
Des coups sourds tapés à sa porte d’entrée arrachèrent Itzal du sommeil, et pendant quelques secondes, il ne comprit pas ce qui lui arrivait, compte tenu du fait qu’il était en train de cauchemarder de femmes brûlant vives sur des bûchers. La première chose qui franchit ses lèvres fut un juron à l’adresse de la sorcière à cause de qui pas une de ses nuits n’était tranquille, puis il brailla : « Ouais, ouais, j’arrive ! » à l’attention de la brute qui tentait visiblement de défoncer sa porte. Est-ce que c’était une heure pour déranger les gens, pour les réveiller ? Jetant un coup d’œil à sa montre, il dut se rendre à l’évidence : ce n’était surtout pas une heure pour roupiller, mais Itzal dormait peu et quand il le pouvait. Son quotidien ne lui permettait pas plus que cela. Il se leva mollement, défroissant son tee-shirt d’un geste ; il s’était endormi tout habillé, s’était écroulé sur son matelas aussitôt rentré de sa dernière sortie à l’extérieur. Il rejoignit l’entrée de son appartement d’un pas lourd et ouvrit le battant brutalement, tombant nez à nez avec un chiard haut comme trois pommes, le nez morveux et les yeux rouges. C’était Morpion, le môme sociopathe d’une des prostituées qui habitaient l’immeuble et se servaient de la chambre de bonne du dessus pour leurs passes. Le gosse occupait ses journées à jouer au pied de l’immeuble ou à tourner en rond dans la cage d’escalier en attendant que sa mère ait fini et détestait qu’Itzal l’appelle Morpion. Le Vénézuélien lui avait expliqué que pourtant il y avait un lien entre sa naissance, sa mère et les morpions, mais à ce stade, Leana, la prostituée et mère en question, lui avait collé son poing dans la gueule pour le faire taire. Il n’avait plus abordé le sujet des morpions de Leana devant son fils, mais le surnom était resté. « Maman dit qu’elle a besoin de toi, putain ! » Itzal aplatit sa main sur le crâne du môme pour lui apprendre à s’exprimer aussi mal, avant de sortit à sa suite. Ce n’était pas la première fois qu’une des filles tapait à la porte des appartements de l’immeuble. Dans l’ensemble, les gens qui vivaient ici étaient des cas sociaux, mais des gens solidaires. La misère, ça rendait égoïste, mais ça rendait charitable, aussi, en tout cas bien plus que quiconque avait du fric.

Il dépassa Morpion, lui faisant signe de l’attendre dans le couloir, avant d’entrer dans la minuscule chambre, où Leana et un gros lard se faisaient face, l’air aussi énervé l’un que l’autre. En voyant Itzal, le client perdit un peu de sa superbe, devinant probablement tout de suite comment est-ce que ça allait finir pour lui. Mais Itzal était pour l’heure plus énervé contre la prostituée que contre lui. « Il veut pas me payer ce qu’il me doit ! » s’exclama la jeune femme avant qu’Itzal ait pu ouvrir la bouche. Ce à quoi le client répondit que Leana ne lui avait pas donné tout ce dont ils avaient convenu, et avant que les deux débiles n’entrent dans les détails, Itzal poussa un grognement, enroula son bras autour du type et le traîna hors de la chambre, ignorant ses glapissements et les cris d’encouragement de Morpion qui leur emboîta le pas. Le Vénézuélien descendit l’escalier sur cinq étages avec le bonhomme sous le bras, en profitant pour lui faire les poches. En bas, il tendit un billet froissé à Moprion, qui s’en saisit avidement et disparut retrouver sa mère sans même un remerciement pour le service après-vente. « Vous ne vous en sortirez pas comme ça ! » beugla le client. Itzal le traîna jusqu’au coin de la rue et le jeta sur le trottoir. « Menace-moi encore une fois et… » Une autre silhouette surgissant sous son nez l’empêcha d’aller au bout de sa propre menace. Bordel, quelle journée ! Il se tourna vers la nouvelle venue, une ado qui faisait la manche pas très loin d’ici, et le client de Leana en profita pour se faire la belle. « Il se passe quelque chose rue des clodos », souffla l’ado avant de disparaître tout aussi sec. C’était ainsi que les choses se savaient, dans ce quartier. Les nouvelles se propageaient sous forme de murmures, à qui voulait les entendre. Les habitants rebaptisaient à loisir les rues de Storyville, de sorte que des « rues des clodos », il y en avait des tas, mais la gamine avait pointé une direction du doigt, et c’est par là qu’Itzal se dirigea, guidé par l’instinct, la conviction que le quelque chose qui se passait nécessitait sa présence.

Il tourna au coin d’une ruelle éclairée par un seul malheureux lampadaire en état de marche, les autres ayant rendu l’âme depuis longtemps. Trois types étaient regroupés devant lui, lui tournant le dos, et face à eux, Itzal distingua une silhouette frêle, qu’il reconnut tout de suite, mais son cerveau, lui, refusa cette information. C’était beaucoup trop délirant pour être vrai. Les trois gugusses s’avançaient vers elle, et vu ses fringues, vu sa posture, ce n’était pas bien étonnant, et bordel bien sûr que c’était Priya. Si sa raison luttait encore, son corps, lui, était déjà en mouvement. Il était sortit sans son flingue, mais il avait toujours son couteau militaire glissé dans sa botte et ça ferait l’affaire. Après, les questions. Après, l’engueulade qu’il lui réservait. Avant d’arriver sur eux, il s’empara des ombres de la ruelle, s’y drapa aussi sec, les lança à l’assaut des poubelles, cageots et autres débris qui jonchaient la rue et qui, comme sous l’action d’un esprit frappeur, se jetèrent à la gueule des trois bonhommes. Peut-être bien qu’ils n’avaient aucune mauvaise intention. Itzal s’en foutait complètement. Occupés qu’ils étaient à brailler et à s’épousseter, Itzal sortit des ombres devant eux, et son premier regard fut pour Priya. Il faillit lui demander. Qu’est-ce qu’elle foutait là, qu’est-ce qu’elle foutait là habillée comme ça, tous ses bijoux apparents, la totale ? Mais dans son dos, les types avaient fini de brailler. Itzal tourna le dos à Priya et leur fit face. Il en reconnut un, qu’il croisait de temps en temps au Bones, à qui il parlait de temps en temps, et l’autre le reconnut aussi. Savait de quoi il était capable. Il leva les mains, geste universel ; on ne veut pas d’histoires. Non pas qu’ils avaient la trouille. Non pas que s’ils avaient été d’une autre humeur, ils ne lui auraient pas sauté dessus. Parfois, il fallait juste un peu de chance, et ce fut une de ces fois. Itzal les regarda disparaître dans la pénombre, avant de se retourner vers Priya.

« Qu’est-ce qui t’est arrivé, bordel ? » Voilà, il avait réussi à ne pas l’accuser directement de s’être pointée ici comme une fleur, car en vérité, il n’y avait aucune chance pour qu’elle soit là de son plein gré. Pourquoi est-ce qu’elle serait entrée dans cette antichambre de l’enfer qu’était Storyville, pour venir le voir ? Ben voyons. D’autres bruits de pas, des murmures dans les ombres, soudain Itzal se sentait parano, avait l’impression que tous les losers du quartier se ramenaient, attirés comme des moustiques par la flamme de bougie qu’était Priya, plantée là dans son habit de lumière. D’abord, sortir de là. De cette rue, de ce quartier. Mais il n’hallucinait pas, il entendait bien des pas s’approcher, lourds, déterminés.

Codage par Libella sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Gif [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

_________________
One day you will perish
You will lie with the rest of your kind in the dirt. Your dreams forgotten, your horrors effaced. Your bones will turn to sand. And upon that sand… a new god will walk. One that will never die. Because this world doesn’t belong to you or the people who came before. It belongs to someone who has yet to come. ©endlesslove
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5190-itzal-macaro-been-there-d http://www.mercy-in-darkness.org/t5193-time-and-time-again-itzal#210897

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 863
↳ Points : 415
↳ Arrivé depuis le : 07/03/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Deepika Padukone
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Responsable événementiel pour le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Whatever
↳ Playlist : Elastic Heart ; Sia | Dance on the moon ; Travis Scott | Take Shelter ; Years&Years | Buddha for Mary ; 30STM | The Morning ; The Weeknd
↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
↳ Multicomptes : Violet C. Forester & Esperanza O'Connell
↳ Couleur RP : Beige



les petits papiers
↳ Copyright: Shiya
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Dirty neighborhood | ITZAL   Mer 25 Avr - 8:44

Dirty neighborhood
Itzal&Priya
Son souffle se fit de plus en plus rare. Priya avait l’impression qu’elle courrait depuis des heures. Ses talons hauts claquaient contre le sol, anéantissant toutes ses chances de se faire discrète. Elle avait bien pensé à s’en débarrasser, histoire d’aller plus vite, mais l’idée de se prendre une seringue dans la chair l’avait vite calmée. Elle courrait donc vers sa fin car au vu de la situation qui empirait, elle se dit qu’elle n’avait plus aucune chance de s’en sortir. Les trois silhouettes l’avaient repérée et s’avançaient vers elle comme une meute de prédateurs affamée. L’Indienne ralentit la cadence, de toute façon elle était à bout de souffle et ne se voyait pas courir indéfiniment. Elle ne pouvait pas faire demi-tour au risque de se retrouver nez-à-nez avec l’usurpateur. Elle bouillonnait de frustration. Elle se sentait idiote de n’avoir pas prêté attention au visage de cet homme. Elle payait le prix fort pour avoir voulu jouer les effrontées. Pour avoir voulu fuir l’homme chargé de sa sécurité, pour avoir été aussi têtue qu’une mule. Maintenant elle se retrouvait coincée. Elle finit de ralentir puis se stoppa net lorsqu’une énième silhouette se dessina derrière les trois autres. La situation empirait, chose que Priya n’aurait pas cru possible à ce stade. Elle se voyait déjà pourrir dans une de ces bennes puantes, dépouillée de tous ses bijoux et ses vêtements. Elle connaissait ce genre de quartiers, les bas-fonds de la ville, la populace qu’on ne veut pas voir, qu’on cache. Elle les avait arpenté ces ruelles crades jadis à New-York, lorsqu’elle était forcée de marchander son corps. Et voilà où elle terminerait. Son ascension n’avait servi qu’à la ramener au point de départ. Essoufflée, l’Indienne eut quand même assez de souffle pour hurler de terreur lorsque les bonhommes qui s’avançaient furent attaqués par elle-ne-savait-quoi. La jeune femme était pétrifiée, elle s’était collée contre le mur poisseux en se cachant le visage derrière les mains. Elle avait peur qu’on s’en prenne à elle. Les hommes hurlèrent à leur tour, gigotèrent dans tous les sens sans comprendre. Une véritable vision d’horreur.

La silhouette, la quatrième, se dessina  finalement au travers des ombres. Une silhouette que Priya –bien que terrorisée- reconnut immédiatement. Itzal, il était là, les bras levés en signe de paix. La jeune femme n’en revenait pas. Une partie d’elle était soulagée pendant qu’une autre craignait le pire. Elle ne supportait pas l’idée de passer pour une demoiselle en détresse, ce qu’elle était pourtant à ce moment là. Légèrement rassurée, elle s’avança vers lui tandis que les autres prenaient la fuite, les laissant seuls dans la ruelle glauque et puante. Lorsqu’Itzal la questionna, Priya haussa les épaules. Elle savait que si elle disait la vérité, elle se ferait passer un savon, chose dont elle n’avait aucune envie à cet instant. « Ecoute faut qu’on bouge, y’a un malade qui veut ma peau, s’il-te-plait ne me pose pas de questions. » dit-elle, l’air grave et préoccupé. En effet derrière eux de lourds pas s’avançaient. L’Indienne ignorait tout de cet agresseur, une chose était pourtant sûre : il était déterminé à atteindre sa cible. Tandis que l’homme semblait s’approcher de plus en plus, Priya prit une grande inspiration avant de saisir  la main du Vénézuélien. « Sors nous de là, il est sûrement armé. » dit-elle en jetant des œillades inquiètes vers le bout de la rue. Ses doigts se crispèrent sur la main d’Itzal, trahissant l’angoisse qui l’animait. Le teint de Priya était livide, c’était l’une des rares fois où Itzal la verrait dans un état pareil. La panique perçait ses prunelles, ses muscles se crispaient à mesure que l’autre approchait. Il fallait qu’ils partent, n’importe où mais qu’ils partent d’ici. Priya tira sur la main du Vénézuélien, elle espérait qu’il ne veuille pas aller à la confrontation, elle ignorait comment il comptait réagir.

« Allez, je te raconterais. » implora-t-elle en tirant un peu plus sur sa main.

Elle n’était pas sûre de vouloir lui dire ce qui s’était passé, néanmoins elle était certaine qu’elle voulait quitter cette rue au plus vite. Après tout l’usurpateur avait dû réfléchir, monter son plan avec réflexion pour que Priya ne remarque rien. Il avait dû la suivre et apprendre ses habitudes, peut-être même qu’il était parvenu à obtenir son planning. Il y avait donc peu de chances pour qu’il abandonne aussi facilement. Les cris poussés quelques temps plus tôt avait dû l’alerter, lui faire retrouver sa trace dans ce dédale de ruelles crasseuses. D’ailleurs, il ne devait pas être le seul à avoir été alerté. Pour toutes les raisons du monde, il fallait fuir. Les explications viendraient après, quand Priya serait calmée, rassurée. Quand elle aurait repris son souffle, quand elle aurait échappé à ce malade qui venait de surgir à l’autre bout de la rue. Il s’approchait vite bien qu’à cette distance, Priya ne put deviner la lueur démente qui animait son regard.



_________________
 
Indian Diamond
Can you even see what you're fighting for ? Blood lust in a holy war. In the end, the choice was clear, take a shot in the face of fear. Fist up in the firing line, times are changing. sign by Solosand
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 3320
↳ Points : 537
↳ Arrivé depuis le : 18/09/2017
↳ Age : 100
↳ Avatar : juan pablo raba
↳ Age du Personnage : 36 ans
↳ Métier : nettoyeur, il arrondit ses fins de mois avec des petits boulots divers en lien avec ses compétences
↳ Opinion Politique : anti-tout
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist : AC/DC thunderstruck / FOO FIGHTERS best of you / METALLICA nothing else matters / SKIN zola jesus / IRON MAIDEN the troopers / UTRB one way or another / TENACIOUS D tribute / GODSMACK voodoo
↳ Citation : « The rules of the game are what you can do to the enemy and what you can stop him from doing to you. I am your enemy from now on. » o.s.card
↳ Multicomptes : nope
↳ Couleur RP : indianred



les petits papiers
↳ Copyright: sciencebiaatch (profil) - jiubilee et slamncram (fiches et sign) - CryingShame (vava) - shiya (liens)
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Dirty neighborhood | ITZAL   Mar 1 Mai - 12:56

Dirty neighborhood
Itzal était certain qu’en d’autres circonstances, jamais il n’aurait utilisé sa nature de voleur d’énergie en présence de Priya. L’avoir revue il y a quelque temps, la revoir aujourd’hui, réveillait de façon bien trop agaçante la rage et l’humiliation qu’il avait ressentie des mois plus tôt quand elle l’avait chassé de son appartement, quand elle avait posé sur lui un regard dégoûté et effrayé à la fois et lui avait dit, droit dans les yeux, qu’il lui faisait peur. Que sa transformation changeait tout, et en premier lieu la façon dont elle le voyait, dont elle l’imaginait. Il n’oublierait jamais ses mots et son regard. Et il n’y avait bien qu’une question de vie ou de mort qui pourrait le faire agir comme un voleur d’énergie face à elle, et c’était exactement de cela qu’il s’agissait. Voilà ce qu’il était, ce qu’elle n’avait pas voulu voir à l’époque, ni voulu apprendre à connaître, ni même essayer d’accepter. Et encore, c’était là l’aspect le plus reluisant, le plus pratique de la chose. Arriverait un jour où il devrait lui montrer l’autre facette de ce bordel. Vraiment ? Ce jour arriverait-il vraiment ? En avait-il envie ? Et surtout, était-ce vraiment le moment de se poser cette question ? Priya avait parfaitement résumé la chose : fallait qu’ils bougent, plus tard les prises de tête.

L’urgence, il la ressentit surtout parce que Priya, même si fidèle à elle-même, gardait son calme, lui avait saisi la main et avait pâli, et dans une sorte de dédoublement du temps, il eut l’impression d’être renvoyé des années auparavant. Que ce soit pour le boulot ou pas, il devait la protéger. La faire sortir de cette ruelle, de ce quartier, la rendre à son monde, à sa vie. Ici, c’était chez lui. Là-bas, où elle serait en sécurité, c’était chez elle. Aussi simple que ça. Il porta par réflexe la main à son holster avant de se rappeler qu’il ne l’avait pas, et encore moins son flingue. Bravo, connard. Une ruelle, un type. Il avait toutes ses chances. Il l’attendrait là et l’accueillerait comme il se doit, réception de l’ambassadeur façon Storyville. Mais Priya tirait sur son bras, le suppliait de partir, et d’abord, il ne pouvait tout simplement pas lui dire de s’enfuir et de partir en courant dans les ruelles de ce trou à rat où elle ne ferait pas vingt mètres avant de tomber sur une autre sangsue. Il commença à reculer, entraînant Priya avec lui, quand le type apparut au bout de la ruelle, et de nouveau, Itzal eut envie d’aller le voir, de se confronter à lui, qui il était, ce qu’il lui voulait… et ensuite quoi ? Faire remonter l’info à sa hiérarchie, comme dans le temps ? Sauf qu’il n’était plus au bon vieux temps. Plus de hiérarchie, plus de cadre légal, plus rien pour les protéger l’un et l’autre qu’eux-mêmes. Le type leva le bras et un éclair jaillit contre le mur sur leur droite. Il venait de leur tirer dessus, rien que ça. « Cours ! » Et tout en lui donnant cet ordre, il joignit le geste à la parole, la tirant littéralement, la portant presque pour sauter par-dessus un tas de poubelle, n’essayant pas vraiment d’adapter sa vitesse à la sienne mais plutôt à l’entraîner derrière lui, dans ces ruelles qu’il connaissait par cœur, l’empêchant de tomber, ne lui laissant pas vraiment le choix. Dans leur dos, d’autres bruits secs de détonation.

Un silencieux, voilà avec quoi le bonhomme leur avait tiré dessus. Il ne voulait pas attirer l’attention sur lui, pas même dans ce quartier où on pouvait se faire égorger en public sans faire trop de vagues. Un professionnel ? Qui ne voulait pas tuer Priya, sinon il n’aurait pas raté son tir. Il voulait de l’argent, ou de la visibilité s’il la gardait en otage. En revanche, il se foutait bien de faire exploser le caisson au type qui se trouvait à côté d’elle. Peu importait. Soudain, Itzal se rappela cette fichue fiesta organisée par Priya, lors de laquelle elle avait été blessée, avait failli se vider de son sang, et il ralentit sa course, s’arrêta complètement. « Ça va ? Tu n’es pas blessée ? » Il résista à l’envie de vérifier de ses propres yeux, mais elle saurait très bien elle-même si quelque chose n’allait pas. Il ferma les yeux et laissa son ouïe se déployer aux alentours. Capter des centaines de bruits du quotidien, des pas lents ou pressés, des chuchotements et des gémissements, des cris et tous les sons de la violence ordinaire et de la misère quotidienne. Et au milieu, des pas, régulier, assurés. Pas encore proches, mais c’était lui. « Qui est ce mec ? Et où est l’idiot du village qui te sert de garde du corps ? » Franchement, il était injuste avec Dimitri. Le type lui avait fait plutôt bonne impression. Et lui-même, avant d’apprendre toutes les ruses de sioux de Priya, avait perdu cette dernière plus d’une fois, au début de leur collaboration.

Et maintenant quoi ? Il aurait pu la ramener chez lui. L’idée le mettait vaguement mal à l’aise, ce qui l’énerva dans la foulée, évidemment. « Itzal ! » Le Vénézuélien réussit à ne pas sursauter en voyant Morpion jaillir d’une fissure dans le mur de l’immeuble contre lequel ils se tenaient. « Y a un type qui donne de l’argent contre des infos sur cette nana. Mais j’ai rien dit, hein ! » Et le gosse brandit une liasse de billets froissés, trois fois rien, évidemment, mais l’el dorado pour les gens d’ici, et Itzal en oublia même de le réprimander sur ses manières. « Et t’as pris son fric quand même. T’es vraiment idiot, toi. » Ce type ne savait pas où il avait mis les pieds. Il se pouvait très bien que Storyville ait sa peau, l’entoure de ses ténèbres, le saisissent de ses dizaines de mains avides et squelettiques et l’avale, le dissolve et n’en laisse rien. Tout se gardait, rien ne se perdait, on ne retrouverait même pas les semelles de ses chaussures. Il se tourna vers Priya. « Tu as un portable ? Tu peux communiquer avec l’extérieur ? » L’extérieur. Tout était dit. Et si elle en avait un, ce qui serait un miracle vu que quelques rares membres du Gouvernement en possédaient un, et qu’elle appelait il ne savait qui, est-ce que l’armée se pointerait ici en char pour venir la chercher ? Il fallait qu’il prenne les devants.

« Morpion, passe-moi ton pull ! » Le gosse obéit sans discuter. Le pull était dix fois trop grand pour Morpion, avait l'air de s'être fait passer dessus par une moissonneuse-batteuse et honnêtement, il y avait de fortes chances pour que le gosse l’air trouvé dans une poubelle – ou pire, que ce soit une fringue oubliée par un des clients de sa mère. Itzal se contenta de le tendre à Priya sans un mot. Morpion la regardait avec des yeux de merlan frit, il n’avait jamais vu de femme comme elle si ce n’était à la télé dans les émissions de propagande destinées à faire croire aux gosses qu’eux aussi pouvaient devenir comme elle. « Tombe pas amoureux, hein ? » se moqua Itzal, s’attirant un regard méchant du gamin, qui disparut dans les ombres, même si le Vénézuélien était sûr qu’il ne s’éloignerait pas d’eux, curieux comme il était. Il posa de nouveau les yeux sur Priya. « Enlève tes bijoux. Jette-les, s’il faut. Sinon c’est tout le quartier qui va te courir après. » Et lui, il n’avait qu’un seul job : la conduire quelque part où elle serait en sécurité, c’est-à-dire sortir de ce ghetto, sans croiser la route du Terminator qui lui courait après. C’était facile, il suffisait de marcher.

Codage par Libella sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Gif [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

_________________
One day you will perish
You will lie with the rest of your kind in the dirt. Your dreams forgotten, your horrors effaced. Your bones will turn to sand. And upon that sand… a new god will walk. One that will never die. Because this world doesn’t belong to you or the people who came before. It belongs to someone who has yet to come. ©endlesslove
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5190-itzal-macaro-been-there-d http://www.mercy-in-darkness.org/t5193-time-and-time-again-itzal#210897

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 863
↳ Points : 415
↳ Arrivé depuis le : 07/03/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Deepika Padukone
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Responsable événementiel pour le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Whatever
↳ Playlist : Elastic Heart ; Sia | Dance on the moon ; Travis Scott | Take Shelter ; Years&Years | Buddha for Mary ; 30STM | The Morning ; The Weeknd
↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
↳ Multicomptes : Violet C. Forester & Esperanza O'Connell
↳ Couleur RP : Beige



les petits papiers
↳ Copyright: Shiya
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Dirty neighborhood | ITZAL   Lun 7 Mai - 11:37

Dirty neighborhood
Itzal&Priya
L’urgence faisait pâlir Priya à mesure que les secondes s’égrainaient. Il arrivait, il était tout proche, beaucoup trop proche. La jeune femme implora Itzal qui sembla se plonger dans une réflexion intense. Ce n’était pas le moment, chaque instant était précieux. Au bout de la ruelle la silhouette surgit, déterminée, menaçante. Une arme apparut dans le champ de vision de Priya, tout alla très vite. Elle ne vit rien venir, seulement un sifflement qui l’électrisa. Heureusement pour elle, Itzal la tira en lui ordonnant de courir. Ce fut comme si l’Indienne avait été prise dans une vague immense, elle se laissa emporter sans réellement comprendre. Le Vénézuélien la guida à travers les immondices, l’aidant à braver les obstacles qui entravaient leur route. Après quelques minutes de course, la fuite s’arrêta. Priya peinait à reprendre son souffle. Elle regardait Itzal avec de grands yeux, essayant d’assimiler sa question. Après quelques secondes elle secoua négativement la tête. Non elle n’était pas blessée… pour l’instant en tout cas. Elle n’en revenait pas. Qui était ce type qui leur collait aux basques comme une sangsue ? Pourquoi était-il si déterminé ? Un frisson secoua Priya. Elle commençait à prendre conscience de la situation. Et puis vint finalement la question fatidique. Priya se redressa, son souffle redevenant stable. Elle passa une main dans sa chevelure ce qui, chez elle, était un signe d’anxiété. Elle laissa s’écouler quelques secondes avant de finalement parler. « Je ne sais pas qui est ce type ! Tout ce que je sais c’est qu’il veut ma peau… J’ai… j’ai semé Dimitri. Ce gars a pris la place de mon chauffeur j’ai pas fait attention et… » elle soupira puis se pinça les lèvres. Elle osa à peine relever les yeux vers Itzal, comme une petite fille qui avait peur qu’on la gronde. « Ecoutes c’est bon, t’énerves pas, je suis plus une gamine. J’aurais pas dû, je pense que j’ai bien compris maintenant. » prévint-elle en reprenant un peu d’aplomb malgré son teint livide.

Heureusement pour elle, Priya fut sauvée par l’apparition d’un môme. Elle sursauta puis le regarda avec curiosité. Elle fit la moue en pensant aux enfants contraints de grandir dans un quartier aussi glauque. Puis cela lui rappela son enfance à elle, dans les bidonvilles indiens. Et puis l’annonce la fit avaler sa salive avec difficulté. Voilà que sa tête était mise à prix. Cette situation devenait vraiment catastrophique, c’était un cauchemar. « Pas si idiot que ça. » lança la jeune femme en apercevant les billets qu’agitait l’enfant. Elle aurait sûrement fait pareil à l’époque. Mais la question n’était pas là. Lorsqu’Itzal se tourna vers elle, Priya parut un peu plus stressée. « Non je n’ai pas pris ce qui me sert de téléphone. Putain mais c’est pas vrai, c’est qui ce dingue… » souffla la jeune femme en se prenant la tête entre les mains, elle perdait pieds. Elle réalisa à quel point elle avait eu de la chance de tomber sur Itzal. Peut-être que le destin ne l’avait pas complètement abandonnée sur ce coup ci. Priya appréhendait la fin de toute cette histoire. Si elle s’en sortait, elle savait qu’Itzal lui passerait le savon de sa vie, et qu’à force il finirait par s’inquiéter encore plus pour elle. Si elle ne s’en sortait pas…

Plongée dans sa réflexion, guettant les extrémités de la ruelle, la jeune femme ne prêta pas attention au troc qui s’opérait sous ses yeux. Elle comprit quand Itzal lui tendit le pull XL. L’Indienne parut dégoûtée en se saisissant du vêtement. Malgré sa grimace, elle l’enfila sans rechigner. Ce n’était pas le moment de faire des manières. Elle accorda un sourire tendre à l’enfant et lui ébouriffa les cheveux. Eh oui, les hommes qui n’avaient pas encore atteint le stade de la puberté trouvaient encore grâce à ses yeux. Morpion, comme l’appelait Itzal fila, laissant les adultes avec leurs problèmes. Priya perdit son sourire lorsque le Vénézuélien lui intima d’abandonner ses bijoux. « Itzal ça vaut une fortune ! Hors de question. » s’indigna-t-elle en détachant son collier de pierres précieuses. « Tiens, je préfère que tu les gardes. » continua-t-elle en détachant son bracelet de perles véritables. Priya s’attacha les cheveux en un chignon négligé après avoir tendu son butin à son complice du jour. Elle se crispa lorsqu’elle entendit que quelqu’un approchait. Par reflex elle revint se saisir de la main du Vénézuélien. « Tu habites loin d’ici ? Tu crois qu’on ne serait pas en sécurité chez toi ? » demanda-t-elle avant de lancer une œillade inquiète vers le bout de la ruelle. C’était trop tard, deux silhouettes s’avançaient vers eux. L’Indienne fut néanmoins soulagée de constater que son assaillant ne faisait pas parti du lot. Néanmoins, il devint évident que tout le quartier devait s’être lancé à sa recherche. Il s’agissait là d’un homme et d’une femme, lui ressemblait plus à un sans abri qu’autre chose quant à la femme, ses cheveux gras et ses yeux hagards ne laissaient transparaître aucune vie. Pourtant ils s’approchaient comme deux zombis à la poursuite de leur nourriture. Paniquée, Priya ne sut quoi faire. S’ils se mettaient à fuir, sûrement que cela éveillerait l’attention. Le regard de l’Indienne se planta sur Itzal, il fallait faire quelque chose et vite. Sans réfléchir d’avantage, la jeune femme poussa son ancien garde du corps contre le mur derrière eux. Puis elle fit quelque chose de surprenant : elle l’embrassa. C’était à peine si elle n’avait pas oublié comment on faisait tellement cela était un geste rare chez elle. Pourtant c’était la seule idée qui lui vint à l’esprit. Elle enroula ses bras autour de la nuque d’Itzal et ne cessa de retenir ses lèvres prisonnières des siennes. Un couple qui se bécote dans une ruelle sombre devait être assez courant par ici. Les poursuivants ne semblaient pas très malins et passeraient sûrement à côté sans y prêter attention, Priya l’espérait de toutes ses forces en tout cas.



_________________
 
Indian Diamond
Can you even see what you're fighting for ? Blood lust in a holy war. In the end, the choice was clear, take a shot in the face of fear. Fist up in the firing line, times are changing. sign by Solosand
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 3320
↳ Points : 537
↳ Arrivé depuis le : 18/09/2017
↳ Age : 100
↳ Avatar : juan pablo raba
↳ Age du Personnage : 36 ans
↳ Métier : nettoyeur, il arrondit ses fins de mois avec des petits boulots divers en lien avec ses compétences
↳ Opinion Politique : anti-tout
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist : AC/DC thunderstruck / FOO FIGHTERS best of you / METALLICA nothing else matters / SKIN zola jesus / IRON MAIDEN the troopers / UTRB one way or another / TENACIOUS D tribute / GODSMACK voodoo
↳ Citation : « The rules of the game are what you can do to the enemy and what you can stop him from doing to you. I am your enemy from now on. » o.s.card
↳ Multicomptes : nope
↳ Couleur RP : indianred



les petits papiers
↳ Copyright: sciencebiaatch (profil) - jiubilee et slamncram (fiches et sign) - CryingShame (vava) - shiya (liens)
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Dirty neighborhood | ITZAL   Sam 12 Mai - 15:03

Dirty neighborhood
Chaque seconde de calme était précieuse. Il fallait qu’il les mette à profit pour se calmer, pour commencer, pour concentrer la colère qui menacer de l’étouffer sur une seule personne : le futur cadavre qui leur courait après. Itzal n’en avait pas après Priya, en vérité, c’était juste qu’elle était là et qu’en semant son garde du corps, elle s’était fourrée dans cette situation, contre laquelle il avait passé des années à la prévenir, et probablement que son nouveau garde du corps avait pris la relève, comme un disque éternellement rayé. Mais ce n’était pas la faute de Priya si quelqu’un tentait de s’en prendre à elle. Ses choix de vie, à la limite, mais dans le fond, tout le monde pouvait se faire tuer à n’importe quel moment pour n’importe quelle raison stupide, et Itzal se foutait bien de tout le monde. Pour l’heure, seul ce moment comptait. Il fallait réfléchir, aussi, à la meilleure option possible. Et effectivement, s’énerver ne servirait à rien. En plus, ce moment servirait plus que n’importe quel sermon à faire enfin entrer un peu de plomb dans la tête de Priya – au sens imagé du terme, merci bien, et seulement pour quelques semaines, probablement. Comme quand elle avait été blessée lors de ce gala envahi par la Résistance. Cela l’avait calmée. Un peu. Pendant quelques jours. Il contint donc un soupir agacé, qui lui resta en travers de la gorge, et grogna à la place : « S’il voulait te tuer il l’aurait fait tout à l’heure. Pour le moment il se donne beaucoup de mal pour te mettre la main dessus. » Il baissa les yeux sur elle. C’est qu’elle était précieuse, cette femme. Pour des tas de raisons et pour beaucoup de monde. Il garda pour lui le reste de ses réflexions : peut-être valait-il mieux qu’il la tue plutôt qu’il la capture. Et peut-être aussi que la tuer, au final, c’était le plan B, au cas où il n’aurait pas réussi à l’attraper. Itzal aurait tout donné pour repartir en arrière et aller confronter le type directement. Mais il sentait encore le contact de la main de Priya sur son bras, comme une présence fantôme qui le retenait en arrière.

Il la regarda enfiler le pull cradingue et secoua la tête, ne pouvant s’empêcher d’esquisser un sourire. Même ainsi, même après qu’elle eut passé les mains dans ses cheveux pour les décoiffer, on n’aurait pas pu la prendre pour ce qu’elle n’était pas. Son sourire disparut aussi sec cependant quand elle rechigna à se débarrasser de ses bijoux. Il s’en empara en jurant en espagnol et avec la ferme intention de les « perdre » dans une poubelle dès que possible, les fourrant dans sa poche en attendant, et les oubliant aussitôt comme Priya lui reprenait la main. Le Vénézuélien jeta un coup d’œil vers les nouveaux venus. Deux camés, il les connaissait par cœur, avait grandi au pays de la drogue pas chère et savait depuis toujours qu’il n’y avait pas pire engeance que ces gens-là. Pour deux dollars et le fantasme d’une dose, ils étaient près à tuer père et mère. L’addiction ne se contrôlait pas et ne s’embarrassait pas d’une conscience. Dans le meilleur des cas ils n’étaient pas au courant du micro-contrat que l’autre avait mis sur la tête de Priya et ce fut là la seule réflexion qui eut le temps de traverser l’esprit d’Itzal avant que l’Indienne ne le plaque contre le mur pour sceller ses lèvres aux siennes, enroulant ses bras autour de son cou pour le tirer à elle. Son premier réflexe fut de protester, non pas pour lui mais pour elle, trop habitué qu’il avait été pendant des années à respecter son espace vital, mais ses mots furent étouffés par ce baiser de l’espace. Il aurait bien aimé en profiter. Il aurait adoré que ce soit en d’autres circonstances, et en d’autres temps. Il finit par poser ses mains sur la taille de Priya, mais pour les faire pivoter, qu’elle soit dos au mur et lui dos à la rue et aux camés qui s’approchaient, et qui évidemment venaient droit sur eux. Réflexes ancrés jusque dans ses os. Il brisa leur étreinte, perdit quelques secondes précieuses pour la regarder dans les yeux, dit dans un souffle : « Mieux vaut tard que jamais. » Ou bien, pas vraiment, en fait ? Ils pourraient parler de cela plus tard, ou ne jamais en parler, justement. Ça ferait une super histoire de premier baiser à raconter à leurs petits enfants qu’ils n’auraient jamais.

« Eh, mec, hey… » Itzal pivota sur ses talons pour faire face aux camés, qui le regardaient avec des yeux hallucinés et tentaient d’apercevoir Priya derrière lui, mais il ne bougea pas d’un millimètre. « Mec, t’as pas un peu d’argent ? Juste, tu sais, si tu la payes moins, tu peux… » Oh comme le ciel était clément parfois. Il avait besoin d’évacuer sa colère et voilà qu’un camé se pointait avec sa copine et tentait de le convaincre de moins payer la prostituée avec laquelle il était pour lui filer quelques dollars. Itzal décida qu’il n’était pas d’accord avec cet odieux deal capitaliste, et aussi, un camé étant plus collant qu’un chewing-gum sous la semelle, qu’il n’avait pas le temps d’expliquer poliment au type que la dame n’était pas une pute, alors il lui colla son poing dans la gueule et sentit la mâchoire craquer sous la force du coup. Sa copine resta immobile, la bouche ouverte, ses dents pourries et pointues pires qu’une gueule de requin, et Itzal la saisit par le bras. Elle se mit à hurler et lui griffa la joue, mais le Vénézuélien l’envoya heurter le mur et elle s’effondra comme une poupée de chiffon, la faisant taire au passage. Putain, ce qu’il détestait les camés – même si la drogue, ça rapportait pas mal, il devait bien l’admettre, pas d’hypocrisie de sa part. Il se retourna vers Priya et se rappela ce qu’elle avait fait. Et il sentit parfaitement le sourire qu’il afficha d’une oreille à l’autre. Il l’effaça aussi sec, parce que ce n’était pas drôle, en fait, et aussi que, la connaissant, elle allait elle-même lui faire ravaler dans dix secondes. « Viens. On va attendre que ça se calme dans le quartier, ça sert à rien d’essayer d’en sortir maintenant. » Il passa un bras autour de ses épaules et la rapprocha de lui, dissimulant son visage. Ouais, ça tombait mal, mais c’était comme ça. Et il considérait qu’il pouvait se permettre ce geste, après ce qu’elle avait fait une minute plus tôt.

C’est donc à contrecœur qu’il se dirigea vers son immeuble, empruntant des tours et des détours pour ce faire. Il y avait une chance que le type, grâce au bouche à oreille, les retrouve malgré tout, de sorte qu’il décida de ne pas aller se réfugier dans le bordel du coin, histoire de ne pas leur attirer des ennuis, du moins pas tant qu’il n’en avait pas absolument besoin. Au pire, lui, il pourrait déménager, si besoin. Une fois au pied de la façade lézardée, il relâcha Priya et laissa échapper un soupir. Que dire ? Son niveau de vie avait sensiblement baissé le jour où elle l’avait foutu à la porte de chez elle – et où il s’était foutu tout seul à la porte de sa propre vie dorée. Il entra dans l’immeuble, lui fit monter les quatre étages avant d’ouvrir la porte même pas verrouillée de chez lui, puis de la refermer sur eux. Voilà voilà, bienvenue dans le palace. Évidemment, Morpion était là, une de ses précieuses cannettes de bière à la main, vautré sur le canapé avachi, l’un des seuls meubles de la pièce, les accueillant tel un méchant de film, par un : « Je savais que vous reviendrez ici. » Itzal alla directement à la fenêtre pour vérifier la rue, puis revint verrouiller la porte, avant de se tourner vers le gamin qui haussa les épaules et leva les yeux au ciel, vers la chambre de bonne du dessus. « Okay, tu peux rester, et tu peux même garder la bière si tu restes sur le balcon, et tu me préviens si tu vois quelqu’un de louche traîner dans la rue. » Le marmot leva le pouce et cligna des deux yeux avant d’ouvrir la fenêtre pour se poster comme une vigie sur le balcon. Itzal la repoussa sur lui et enfin, se tourna vers Priya, qu’il n’avait pas regardée depuis qu’il l’avait fait monter dans son appartement. Elle était là, au milieu de son salon, tellement pas à sa place que c’en était presque drôle, si ça n’avait pas été aussi pathétique. « Je peux t’offrir un truc à boire ? » Vu que sa dernière bière était présentement entre les mains d’un gosse de huit ans, il y avait intérêt à ce qu’elle ne veuille que de l’eau, en fait.

Codage par Libella sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Gif [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

_________________
One day you will perish
You will lie with the rest of your kind in the dirt. Your dreams forgotten, your horrors effaced. Your bones will turn to sand. And upon that sand… a new god will walk. One that will never die. Because this world doesn’t belong to you or the people who came before. It belongs to someone who has yet to come. ©endlesslove
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5190-itzal-macaro-been-there-d http://www.mercy-in-darkness.org/t5193-time-and-time-again-itzal#210897

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Dirty neighborhood | ITZAL   

Revenir en haut Aller en bas
 

Dirty neighborhood | ITZAL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Northern New Orleans :: Storyville-