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 Full of Hope (Mikkel)

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Solveig Eriksson
Silent screams, Violent dreams

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↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
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MessageSujet: Full of Hope (Mikkel)   Jeu 19 Avr - 11:16



Full of Hope
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Tâches blanchâtres dans sa vision, alors que le regard s’était un peu trop accroché au soleil éclatant de cet après-midi. La Nouvelle-Orléans ne cessait de la surprendre, enchaînant les météos glaciales, souvenirs de sa Suède natale, avec les températures extrêmes des déserts sahariens. Et Solveig, elle se tenait à côté de sa fenêtre, regardant au travers de la vitre pleine de crasses et de fissures. Une rénovation ne ferait pas de mal à cet appartement si miteux, si loin de l’idée de richesse que l’on se faisait de la mafia. Parfois, elle se demandait si Moïra vivait dans les mêmes conditions, ou si c’était seulement elle, puisque son frère dépensait plus d’argent dans les drogues et autres substances dépendantes que dans le maintien des infrastructures. En parlant de lui… Sa tête se pencha sur le côté, ses sens captèrent les respirations, les bruits de pas. Quelques secondes de concentration, pour capter les battements faibles de son cœur. A chaque seconde qui passait, elle s’attendait à l’entendre s’arrêter, et à elle-même devenir panda pour le restant de son existence. Certes, ce ne serait qu’une poignée d’années, puisqu’elle flétrirait au même rythme que l’animal. Serait-elle consciente alors ? Ou perdrait-elle sa propre identité, comme lors de sa première transformation forcée ?

Tant de questions, alors que le soleil courrait se cacher derrière les nuages, puis les immeubles. Une lumière orange s’étendit dans le ciel, et soudainement, Solveig ne put s’empêcher de plonger dans sa mémoire, dans ces images d’aurores boréales qui dansaient devant ses yeux. Ah, les souvenirs… Les paupières se fermèrent, comme pour permettre une meilleure immersion. Et à cet instant, elle se demandait la mafieuse, si cela n’aurait pas été mieux de ne jamais avoir été transformée. D’un côté, c’était pour se sauver, tous, de la maladie ou de la folie. Elle avait bien vu le changement chez son aîné, à l’époque, quand leur frère était mort. Elle avait vu le mental s’ébranler, se détruire. Et elle avait voulu le sauver, avant qu’il ne soit trop tard. La gamine, elle s’était dit que les rendre plus forts leur servirait, leur permettrait de vivre plus longtemps comme une famille. Mais finalement, tout n’avait été qu’une malédiction, et le karma s’était retourné contre eux. Parce qu’un deuxième frère était décédé. Et les valves de l’horreur s’étaient ouvertes, plongées l’aîné dans la folie. La sœur n’était pas un rempart assez fort. Elle ne l’avait jamais été, ne le serait jamais.

Elle s’était perdue, dans la contemplation, dans le passé. Les souvenirs, elle les chérissait, peut-être qu’elle y vivait encore, et que c’était la raison pour laquelle elle refusait de se séparer de son frère. Elle voulait retrouver l’ancien Isak, essayait de se battre pour cela. Mais c’était trop tard, bien trop tard… Les doigts ne se renfermaient que sur du vide, quand elle cherchait à le retenir. Et y’avait le goût amer qui restait en bouche, quand elle s’en rendait compte. Quand elle comprenait. Avant que la conscience calme le jeu, lui rappelle qu’elle se devait de continuer. Encore et toujours. Ne jamais abandonner.

Coups portés à la porte, ouverte à la volée. Le sourcil s’arqua en voyant le gorille qu’elle avait chargé de surveiller les fameuses missions de la Résistance Masquée. Un sombre imbécile à leur tête avait décidé d’agir, d’entraîner des innocents à sa suite. Solveig, elle avait observé de loin, elle qui n’avait rien à se reprocher. La vérité, c’était plutôt que personne n’avait aucun dossier sur elle. Son frère prenait toutes les décisions, son frère tuait, son frère était le centre de l’attention. Cependant, personne ne s’était jamais rendue compte de la femme dans l’ombre de l’homme. De la sœur qui gérait le quotidien, les business, quand l’aîné s’écroulait. Il l’avait protégée, à sa manière. Il lui offrait une liberté de mouvement certaine, en prenant pour son compte toutes les rumeurs de meurtres et de drogues. Il était derrière tout ça, même si en réalité, il était à moitié mort dans ses appartements derrière le Little Darlings. Son aura veillait sur le lieu, mais Solveig avait fini par se trouver une main de fer, une assurance qu’elle était loin de ressentir… Et c’était elle qui avait repris les rênes. Elle s’était salie les mains, pour s’affirmer. Oui, elle avait tué, quand cela avait été nécessaire. Elle avait ignoré sa conscience, sa morale, ses valeurs. Elle avait sacrifié le peu qui lui restait, pour un idéal qui s’était fait la malle depuis des siècles.

Un rapport lui fut offert sur les événements, jusqu’à ce que l’homme en vienne à la personne qui l’intéressait. Et elle ne retint que quelques mots : « blessé » et « Zone de décontamination ». Une seconde pour qu’elle attrape une veste, et elle se précipita à l’extérieur, ignorant les mises en garde de l’homme. Ah, qu’ils avaient tous tendance à oublier qui elle était, et surtout ce qu’elle était. Son instinct lui suffirait, sa force brute aussi.

Elle traversa la ville au pas de course, ignorant les sollicitations et autres cris. Rien ne l’intéressait, rien d’autre que de porter secours à la personne en détresse. Un jour, Solveig ferait tomber gouvernement et résistance, entités sans scrupule qui faisaient de la liberté leur cheval de combat, tout en désirant seulement pouvoir mieux s’en emparer et contrôler la population. Voilà pourquoi les mafias lui apparaissaient comme de moindres mots : ils ne mentaient pas, ne manipulaient pas ce peuple à grande échelle. L’horreur, ils la portaient comme un étendard, ne la dissimulaient pas sous de faux airs de mains tendues, de combats pour la liberté.

Ses sens lui permirent d’éviter une partie des shadowhunters, des miliciens patrouillant dans la zone. Et son instinct continua de la pousser vers l’avant. Elle huma les différentes odeurs, s’attarda sur celle métallique. Sang et sueur. Et elle la suivit, jusqu’à un bâtiment en retrait, abandonné. Personne ne l’avait vue, personne ne l’avait suivie, elle n’avait plus qu’à espérer que personne ne l’avait entendue. Du bout des doigts, elle poussa la porte branlante, pénétra dans l’espace, et la referma derrière. Un silence de plomb, juste entrecoupé de respirations lourdes, de cœurs paniqués. Sa voix s’éleva, alors que les yeux trouvaient la silhouette recroquevillée dans un coin. « Mikkel ? Mikkel tu vas bien ? C’est Solveig… » Devait-elle s’approcher ? Pouvait-elle seulement ?


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Mikkel G. Ievseï
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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Dim 29 Avr - 12:13


« We Live In Hope Of Deliverance From The Darkness That Surrounds Us »


Solveig & Mikkel
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Le coeur du chacal battait trop vite et trop fort, faisant tressaillir tout son corps. Les coups de feu tirés par la milice résonnaient encore dans sa tête mais son instinct ne lui dictait qu'une seule chose : la fuite. Il s'était extirpé de la voiture accidentée, se faufilant au travers de la vitre brisée, avant de ramper jusqu'à ce soupirail, juste assez large pour lui permettre de passer. Son corps meurtri avait échoué sur le carrelage d'une cave dans un glapissement de douleur et il s'était tapi dans l'obscurité. L'endroit où il se trouvait était sombre et il s'était tenu immobile pendant quelques secondes, les yeux agrandis par la terreur et les oreilles dressées. Mais il était seul dans ce bâtiment abandonné et aucun nouveau danger ne risquait de l'attaquer immédiatement. Alors, le chacal avait rassemblé ses forces pour se traîner dans un coin de la pièce, derrière un gros meuble poussiéreux, et se recroqueviller sur lui-même. Exténué par l'angoisse et la douleur, il était devenu trop difficile de se maintenir sous forme animale plus de quelques minutes... Vaincu par la faiblesse, le chacal reprit forme humaine et Mikkel perdit conscience.

~

J'ignorais combien de temps j'étais resté évanoui, complètement nu sur le sol glacé de cette cave. Dans mes cauchemars, je revoyais les scènes de cette mission suicide dans laquelle je m'étais engagé et je tremblais, autant de froid que de terreur. J'avais pu déclencher cet incendie et lancer les fusées pour faire diversion, mais j'avais été aussitôt pris en chasse par les peacekeepers. Quand on m'avait tiré dessus, j'avais été touché au niveau de l'épaule mais je ne savais pas si la balle était ressortie ou pas. Sans doute que mon front avait heurté le pare-brise quand j'avais perdu le contrôle de cette foutue bagnole... du sang chaud me coulait sur le visage. J'avais utilisé mes dernières forces pour me transformer en chacal mais à présent, je me sentais tellement affaibli que j'étais totalement incapable de faire le moindre mouvement et la fièvre me faisait délirer. « Attendez, bande de salauds, j'arrive... deux secondes, juste... C'est pas trop tard... Le secret, putain... faut rien dire...» Mon épaule blessée me lançait atrocement et je grognais d'une voix faible dans mon demi-sommeil avant de sombrer à nouveau dans le néant.

Les heures avaient défilé à toute vitesse et à présent, les rayons du soleil s'infiltraient au travers du soupirail, éclairant la pièce délabrée où j'avais trouvé refuge. Terrassé par la fièvre, j'avais dormi longuement et profondément et l'hématome contre mon front avait fini par s'atténuer, ne laissant que des traces de sang séché sur mon visage. Par contre, ma blessure à l'épaule n'avait pas pu s'améliorer, trop grave pour mes faibles forces, et la quantité de sang que j'avais perdu me rendait fragile et pâle. Je commençais tout juste à reprendre mes esprits lorsque j'entendis le bruit d'une porte qui grinçait sur ses gonds. Est-ce que j'étais encore en train de cauchemarder ? Sous l'angoisse, ma respiration devenait plus rauque et mon cœur se déchaînait, au point de m'en faire mal. Je n'osais quitter ma cachette, le dos collé contre le mur, mes bras repliés autour de mes genoux. Mes yeux agrandis d'inquiétude étaient voilés par la douleur et la fièvre me donnait la sensation d'avoir des visions. Cette silhouette qui venait de pénétrer dans la pièce ressemblait à une meuf que je connaissais bien mais je n'avais aucun moyen de savoir si j'hallucinais ou si c'était la réalité. Lorsque sa voix s'éleva dans le silence, je tressaillis en entendant prononcer mon prénom... Sa voix était douce, il n'y avait aucune menace dans son ton et pourtant je ne pouvais empêcher cette crise d'angoisse de tempêter dans mon corps entier. « Solveig... ? » Je répétais ce prénom qu'elle venait de me donner, d'une voix enrouée et incertaine tout en lui lançant un regard paniqué. Je n'osais pas me laisser aller à éprouver un quelconque soulagement et je restai recroquevillé dans mon coin, avec une méfiance qui me faisait trembler.

« J'ai... j'me suis fait tirer dessus par les miliciens... ils ont canardé la bagnole, j'ai rien pu faire... Tu... tu les as vu ? »

Tout en parlant, j'avais redressé la tête, attentif à ce qu'il se passait autour de nous, tous mes sens en alerte. Je ne sentais la présence d'aucune autre personne dans notre entourage immédiat et j'essayais de me redresser doucement sur mes genoux. J'avais la tête comme un seau et en bougeant, la douleur qui irradiait dans mon épaule gauche me fit grimacer. J'y portai la main, mes doigts se couvrant aussitôt de mon propre sang qui coulait toujours de la plaie. Je n'arrivais pas à comprendre ce que Solveig faisait là et je la dévisageai avec désarroi. Est-ce qu'elle faisait partie des gens que Hide faisait chanter, elle aussi ? Où en était notre mission ? Lorsque mes pensées se dirigèrent vers les trois meufs qui faisaient partie de mon groupe de kamikazes, je me mordis les lèvres. Le soleil était levé et je ne m'apercevais que maintenant à quel point j'étais resté inconscient pendant longtemps. « Oh bordel, tout est foutu... Fallait que je rejoigne les autres avec cette foutue bagnole... » Je secouai la tête avec angoisse, repensant à cette caisse qui s'était encastrée dans un poteau, quand les peacekeepers m'avaient mitraillés. C'était trop tard pour espérer encore à la réussite de cette mission à présent. Et si la milice avait capturé mes complices, ils ne tarderaient sans doute pas à me débusquer, moi aussi. Comment réussir à me sauver, à poil et couvert de sang ? J'attirerais trop l'attention pour m'en sortir... Je regardais autour de moi avec désespoir avant de retrouver le regard de la sœur d'Isak. Celle que j'avais pas le droit de fréquenter, selon lui. Celle qui était devenue ma pote, malgré tout. « Mais Solveig, tu fous quoi ici ? On va tous se faire buter si on reste là... »



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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Ven 4 Mai - 3:00



Full of Hope
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Elle sentait la peur, percevait les battements effrénés d’un cœur qui se sentait pris au piège. Et sur le coup, la métamorphe s’en voulait d’être entrée aussi rapidement dans la bâtisse en ruine. Il était blessé, mal en point, et elle, elle ne pensait qu’à son inquiétude, qu’à cet égoïsme de le perdre. Il aurait fallu être plus douce, encore plus tendre qu’elle ne l’avait été. L’odeur métallique, presque qu’écoeurante, se fraya un chemin jusqu’à ses narines. Jamais la suédoise ne parviendrait à s’y habituer, alors même qu’elle s’était mise à tuer désormais. Tant de sang sur les doigts, et toujours à peine capable d’en assumer les conséquences. Finalement, ce n’était pas tant un problème d’arracher la vie sur un simple coup de tête, d’une simple balle, mais bien de ce qu’il en résultait. Ce magma rougeâtre infecte… L’odeur avait toujours été trop entêtante, et aujourd’hui, elle ne sortait pas du corps d’un inconnu, mais d’un ami, d’un être qu’elle tendait à considérer comme un petit frère. Même si Isak le refusait, lui qui cherchait à tout prix à rester le seul et unique dans sa vie. Si seulement il se rendait compte qu’il lui faudrait quitter la drogue pour avoir ce rôle unique…

Une voix lui parvint. Il était paniqué. Il avait peur. Et elle, elle sentait son cœur se serrer, en même temps que la haine du Gouvernement et de la Résistance grondait dans sa poitrine. Tous autant qu’ils étaient, ils ne méritaient que la mort. Une mort à la fois lente et douloureuse. C’était ce qu’elle leur promettait Solveig. Ils faisaient souffrir quelqu’un qu’elle aimait, appréciait et pour cela, ils paieraient. P’t’être qu’elle ne payait pas de mine comme ça la brunette, mais elle avait survécu pendant trois ans à l’hyper-violence de la Niflheim. Elle avait tenu le Little Darlings d’une main de maître, quand le frère se droguait dans un coin. Elle avait abandonné son innocence dans ce bordel, et se trimballait désormais avec une identité de tueuse inscrite sur le front. Heureusement que Zaran ne cherchait pas à la faire tomber pour cela, il avait simplement besoin d’informations sur son précieux collègue. D’ailleurs, cela lui fit penser. Quand Isak se réveillera de sa foutue transe, elle pourrait peut-être lui poser quelques questions à ce sujet. Savoir ce qu’il en était réellement. « Oui, c’est moi, Solveig… Tu n’as rien à craindre Mikkel, je ne vais pas te faire de mal… »

C’était douloureux pour elle, de le voir ainsi, dans un tel état de détresse, à tel point qu’il était effrayé par elle… Pourtant, sur la pointe des pieds, sans violence aucun, elle se rapprocha, s’accroupit à quelques dizaines de centimètres de lui. Si elle ne pénétrait pas dans son espace vital, elle tenait à être dans son champ de vision, pour qu’il se rassure. La tête se secoua négativement et les murmures continuèrent, apaisants : « Il n’y avait personne autour de l’endroit quand je me suis approchée. Tu n’as plus rien à craindre Mikkel. » Pause. « Je n’ai pas fait attention à la voiture, mais il n’y a aucun humain. » Elle se répétait, toujours. C’était son moyen de le rassurer, qu’il l’écoute au travers de la douleur. Car Solveig, elle était un peu masochiste. Elle, elle savait faire face à de nombreuses souffrances, à cause des scarifications qu’elle s’infligeait. Cependant, ce n’était pas le cas de tous. Encore moins si les miliciens avaient été des connards jusqu’au bout…   « Dis-moi Mikkel… Ils t’ont blessé avec des balles en argent ? Ou des balles normales ? » Savoir si les blessures allaient cicatriser facilement, ou si elle allait avoir besoin d’une aide extérieure pour le soigner.

Elle le laissa divaguer, ne comprenant pas tout. Son informateur n’avait pas eu l’occasion de lui donner tous les détails de cette mission suicide. Et puis, Solveig avait décollé d’un coup en apprenant la nouvelle, sans laisser le temps à l’autre de parler. « Je suis désolée. » Elle n’était pas utile de ce côté-là, mais ses excuses étaient sincères. Si elle était venue plus tôt, peut-être qu’elle aurait pu lui donner un coup de main pour s’en sortir, avec ce défi à la con. Mais elle avait été lente, trop lente, à vouloir éviter les patrouilles et âmes vagabondes. En ne voulant pas se faire arrêter, et prendre du retard, elle avait été trop lente. « Quelqu’un m’a rapporté ta présence ici, blessé. Alors je suis venue. Et tu n’as pas à t’en faire, les miliciens sont occupés autre part en ce moment… Et certains sont payés par Isak pour fermer les yeux sur moi et mes activités. » Et sur le Little, et sur la Niflheim en général. C’était une protection pour tout le business, mais surtout pour elle, qui était supposément incapable de se défendre. Elle sortit d’un sac un peignoir, qu’elle tendit à Mikkel. Elle n’osait pas encore trop s’approcher de lui, le trouvant toujours effrayé. « Tu veux me parler un peu de ce qui s’est passé ? Le temps de récupérer un peu d’énergie. » Ne pas le brusquer, tant que ses sens ne détectaient aucun danger…


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Mikkel G. Ievseï
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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Mar 22 Mai - 12:16


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Solveig & Mikkel
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J'aurais préféré ne jamais me réveiller. A présent, les tourbillons d'angoisse me perforaient le crâne et je replongeais dans la tourmente, harcelé par les vents agressifs de la peur. Le danger était partout autour de moi, dans le froid de ce vieux bâtiment qui piquait mon corps nu, dans l'odeur de mon propre sang, dans les murmures inaudibles qui glissaient dans la pénombre. Mais une voix chaleureuse surpassait tout ça pour venir jusqu'à moi et m'envelopper doucement. Tu n’as rien à craindre Mikkel, je ne vais pas te faire de mal. Je relâchai un soupir tremblant. Le mal. Le mal était partout dans ce monde, mais il était surtout en moi. Dans ces émotions qui compressaient mon cœur et m'infligeaient une douleur sourde et de plus en plus oppressante, une douleur qui concurrençait la brûlure lancinante de mon épaule. Mes pensées étaient confuses et les derniers souvenirs affluaient à ma conscience alors que je dévisageai Solveig d'un regard terrorisé. A sa réponse, je fermai les yeux, déglutissant difficilement. Cette boule douloureuse me serrait la gorge et je tentai de respirer profondément, percevant plus intensément cette odeur qui se rapprochait de moi. Une odeur amie et rassurante qui s'entortillait autour de moi pour venir m'habiller doucement.

Lorsque l'angoisse écrase la raison, l'instinct compense le reste et les sens surnaturels prennent le dessus sur la réflexion. Dans de lentes inspirations, je laissai cette odeur me remplir pour apaiser l'angoisse. Le panda roux était doux et tendre, la lionne se montrait protectrice et solide. Solveig paraissait de mon âge mais elle était beaucoup plus ancienne en réalité. Elle s'était toujours montrée chaleureuse avec moi et peu m'importait ses raisons, peu m'importait qu'elle était la sœur de mon dealer. Elle compensait ce manque d'image féminine qui m'avait toujours si cruellement fait souffrir. Ma vraie mère m'avait abandonné, Laura m'avait abandonné. Solveig se comportait envers moi comme une sœur aînée, sans rien attendre en retour. Et elle était là.

Je l'écoutais me rassurer sur l'absence de danger et à sa question, je retrouvai son regard, toujours posé sur moi. Dans une légère grimace, je tentai de bouger mon épaule, y portant mes doigts tremblants et couverts de sang poisseux. Jamais je n'avais été blessé par des balles en argent mais à vrai dire, je ne m'étais jamais fait tirer dessus du tout. Tout en la dévisageant d'un regard désorienté, je balbutiai quelques mots d'une voix faible et tremblante d'inquiétude. « J'sais pas... ça fait mal... mais j'crois que ça brûle pas vraiment... » Bordel oui, je morflais, mais sans doute pas autant que la fois où j'avais voulu mettre ma gourmette en argent. J'en savais rien à l'époque que ce métal était mauvais pour les gars comme moi et j'avais écopé d'une belle cicatrice au poignet en guise d'avertissement. « J'crois que c'est juste des putain de balles normales... j'aurais crevé sinon... » Et peut-être que ça aurait été mieux comme ça...

En voyant la lumière du jour, j'avais réalisé subitement que j'avais échoué dans ma mission et mon cœur avait palpité dans des spasmes chaotiques. Les yeux agrandis par l’anxiété, je fixai Solveig qui me parlait et je me redressai doucement sur mes genoux, le dos toujours collé à ce mur humide et froid. Alors, elle était vraiment là pour moi... ? Je clignai des yeux, troublé par cette idée qu'elle soit réellement venue à mon secours. Ma vue devenait plus floue alors que je sentais des larmes me piquer et s'accrocher en équilibre contre mes cils. Je les refoulai en reniflant dans un murmure entrecoupés de soupirs étouffés. Le rictus qui me barrait la bouche cachait tant bien que mal mes émotions. « T'es venue pour moi ? J'avais oublié que t'avais le bras vachement long pour un panda. Isak va encore piquer sa crise s'il apprend ça. Cool... C'est cool... » Baissant le regard sur le vêtement qu'elle me tendait, j'hésitai un instant, attentif aux bruits qui nous entouraient. Il n'y avait personne, elle me l'avait répété, et je finis par hocher doucement la tête avant de me résoudre à tendre une main tremblante vers ce peignoir. Impossible de maîtriser ces foutus tremblements. Le froid, la peur et la souffrance me secouaient au point de me faire vaciller. Je plongeai mon bras valide dans une manche avant d'essayer maladroitement de m'envelopper de ce tissus chaud, dans un léger hoquet de douleur. Je n'arrivai qu'à recouvrir la moitié de mon corps avant de faire une pause, réfléchissant à la question de Solveig dans un frisson. Qu'est ce qui s'était passé ? Il me fallu une poignée de secondes pour rassembler mes pensées et lui fournir une réponse cohérente et je repris la parole d'une voix hésitante, les souvenirs me revenant au fur et à mesure où je les lui racontais.

« J'ai essayé de couper l’électricité des tours du gouvernement... j'étais avec trois meufs que j'connaissais pas. J'étais censé faire diversion pendant qu'elles coupaient les fils, et venir les récupérer après mais... ça s'est mal passé. T'aurais pas dû venir, ça craint à mort et tu prends des risques en rôdant ici...» Je me mordillai les lèvres, mes doigts crispés sur le bord du peignoir. « C'est... c'est l'autre guignol qui nous a obligé à faire ça. Tu sais ? » Ce mec masqué qui brouillait les écrans de télé. Hide. Elle devait l'avoir vu, elle aussi. On l'avait tous vu régulièrement ces derniers mois, lorsqu'il piratait les émissions du gouvernement pour nous placarder sa tronche de gugus et nous parler de résistance. Je soupirai profondément, le cœur si lourd qu'il m'empêchait de me tenir droit, mes épaules étaient affaissées et je baissai un peu la tête, la nuque trop raide. « J'ai reçu une lettre... il a dit que si jamais j'obéissais pas, il dirait à tout le monde qu'il m'avait vu avec un certain mec. Ce mec... oh bordel... » En réalisant soudainement les conséquences de mon échec, mon visage blêmit violemment. Ce mec, ça pouvait être que Lazlo, j'en étais tellement certain, il faisait partie de la résistance et sa dernière mission avait été avortée à cause de moi, alors si Hide voulait se venger de lui et moi par la même occasion, ça ne pouvait être que ça. Ma voix s'étrangla alors que je me redressais trop vivement. « Putain... faut que j'aille le prévenir... » J'allais courir à moitié à poil, sans être capable de tenir sur mes jambes mais si Lazlo risquait des emmerdes, il fallait le mettre en garde absolument. Lorsque je retombai dans un gémissement de douleur, j'expulsai un juron russe qui se fondit dans un sanglot étouffé. « Sol... Solveig, aide moi, s'te plait... » Des mots que je ne prononçais jamais sans avoir l'impression qu'ils m'arrachaient la gueule et pourtant... Aide moi...



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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Ven 15 Juin - 22:43



Full of Hope
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Elle avait envie de s’approcher de lui, de le prendre dans ses bras. Mais y’avait rien à faire, y’avait toujours ce rejet latent qu’elle sentait de lui. Comme une vague qui la retenait. Solveig ne voulait pas s’imposer, alors, elle tendait juste la main, elle prononçait juste quelques paroles d’une voix qu’elle souhaitait douce. Dans un premier temps, il fallait le calmer, il fallait qu’elle sache jusqu’où il était blessé. Ca avait été suffisamment grave pour outrepasser ses pouvoirs d’auto-guérison, cependant, elle ne pouvait pas savoir si l’argent était impliqué là-dedans. Il bougeait, et aucune sensation de brûlure n’était visible. Solveig se mordit la lèvre inférieure, accrocha son regard à celui de Mikkel. Elle attendit ses réactions, ses mots. Trop de temps, trop d’hésitations. Ca la bouffait, mais y’avait pas grand-chose qu’elle pouvait faire. Alors, elle rongea son frein. Elle lui souriait juste avec douceur, pour le pousser à se confier. Tout était une question d’apparences, tout était une question de manipulation oui. Pourtant, la métamorphe ne le faisait pas dans une optique malsaine ou mauvaise. Non, il n’y avait rien de tout cela, juste une inquiétude vive, si vive… Ca lui serrait le cœur, ça lui foutait une nausée monstre. Mais elle restait là, plantée comme un piquet, accroupie sur le sol, l’odeur de sang emplissant ses narines. La lionne s’agitait…

« D’accord, ce devait être des balles normales, je vais pouvoir soigner cela alors. » Elle avait de quoi le rafistoler, le temps que ses dons reviennent. Elle secoua doucement la tête, murmura : « Non, tu ne serais pas mort non plus. Ca t’aurait juste fait terriblement souffrir, et t’aurais pas pu arrêter l’épanchement de sang. » N’était-elle pas en train de le stresser encore plus en agissant ainsi ? Néanmoins, elle était désormais sûre de ce qui s’était passé. Aucune blessure qui le mettrait en danger de mort. Un peu de répit enfin… Fallait juste qu’ils sortent d’ici. Puis elle le vit pleurer, et sa gorge se serra ; Pourquoi avait-il les larmes aux yeux ? Qu’avait-elle dit, qu’avait-elle fait ? Etait-ce sa venue qui le faisait réagir ainsi ? N’avait-il aucune famille, aucun ami pour se préoccuper de lui ? Ca l’enrageait, et une fraction de seconde durant, une lueur sauvage s’empara de ses iris ambrées. Les paupières se fermèrent, et elle se jura de retrouver ceux qui l’avaient abandonné. Parce que pleurer pour une telle raison, ça montrait un malaise profond. Et elle le connaissait bien ce sentiment…

Solveig se tendit à l’évocation de son frère, et laissa un rire amer s’échapper de ses lèvres. Comme s’il était en état de faire quoi que ce soit Isak… « Evidemment que je suis venue pour toi Mikkel ! T’es mon ami, t’es mon petit frère, et je ne te laisserai pas crever, j’viendrai toujours te chercher. » Pause, alors que ses pupilles se posaient à nouveau sur Mikkel. « Isak ne posera pas une seule main sur toi, ou je le tuerai. » Qu’importait si ça la condamnait, elle ne voulait pas que le chacal soit blessé à nouveau. Puis elle l’écouta parler, raconter. Y’avait aucun mot pour l’interrompre, juste un silence attentif. Il devait donc couper l’électricité avec trois autres personnes… Elle n’avait vu aucune âme vivante dans le coin, ne percevait aucun autre battement de cœur que les leurs. Elles n’étaient donc plus ici, et à en juger par les odeurs, cela faisait un bout de temps qu’elles avaient fui. Elles s’étaient battues pour leur survie en fait… Pas pour celle de leur allié. La nature humaine dans toute sa splendeur, l’individualisme qui pourrissait cette société. Elle était dégoûtée Solveig. Dégoûtée et en colère.

« Oui, je crois qu’il se fait appeler… Hide. Je ne sais pas trop qui il est, mais il m’inspire encore moins confiance que le gouvernement. » C’est-à-dire quelque chose proche de zéro, voire négatif. Cependant, les dirigeants restaient accessibles. On connaissait leur identité, leur lieu de vie. L’autre… Il était insaisissable, caché derrière son masque, derrière ses écrans. Si Solveig le trouvait un jour, il ne survivrait pas. L’ultraviolence coulait dans ses veines, bien trop impactée par cet aîné qu’elle avait tant aimé. Y’avait qu’à voir sa vie aujourd’hui. L’innocence était partie, l’innocence s’était volatilisée… Elle le vit bouger, le sentit vouloir se lever, et retomber dans la foulée. Il n’avait pas la force de marcher. Et il y eut les supplications, les mots murmurés. Elle craque. En deux pas, elle se retrouva aux côtés de Mikkel, tomba à genoux. Les doigts trouvèrent le peignoir, pour le positionner bien mieux sur ses épaules, autour de son corps. Puis elle l’attira contre elle, dans ses bras, pour le bercer. Les mots furent murmurés, pour le rassurer. « Calme-toi Mikkel, tu ne peux pas y aller pour le moment. » Ca ne serait pas suffisant pour l’empêcher de partir en courant, de s’inquiéter, alors, elle continua : « Dis-moi pour qui tu t’inquiètes, et j’irai le trouver moi-même s’il le faut. »

Il pourrait refuser, mais n’en aurait aucun intérêt. Elle détaillait ses traits, la fatigue qu’il renvoyait. Et chaque faille, chaque faiblesse réveillait un peu plus sa haine et sa colère. Deux émotions bien dangereuses entre les mains d’un Eriksson. « On va déjà s’occuper de quitter cet endroit d’accord ? Tu vas t’appuyer sur moi, on va aller à l’abri, et on se chargera de retrouver l’autre après. » Une demi-proposition, sans que le choix semble laisser. Elle avait beaucoup appris Solveig, maintenant que son nom se libérait de l’ombre de l’aîné…


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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Jeu 21 Juin - 23:50


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Solveig & Mikkel
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Dans ma tête, le chacal ne cessait de hurler à la mort, comme si ce chant lugubre devait m'aider à rester réveillé, à lutter contre cette fièvre qui me rendait trop lourd. J'aurais voulu céder à l'engourdissement, fermer les yeux et replonger dans le néant, j'aurais voulu cesser enfin de lutter. Mais l'instinct de survie de l'animal me poussait à résister avec acharnement, à respirer encore, à me concentrer sur les paroles de cette fille qui me regardait avec trop d'attention. Si ses yeux avaient relâché les miens, peut-être que mon front aurait ployé vers le sol et que j'aurais sombré à nouveau, sans même éprouver l'envie de faire le moindre effort pour guérir. La magie surnaturelle n'aurait pas pu régénérer un être privé d'élan vital, un être qui n'avait plus la moindre envie de rester vivant. Mais sans me toucher, Soveig parvenait pourtant à me maintenir à la surface, comme un noyé à qui l'on tend la main et qui s'y accroche, désespérément. C'était peut-être pas des balles en argent qui m'avaient transpercé, mais je voyais mal comment j'aurais pu douiller plus que ça. Mon cœur me faisait terriblement souffrir, sans que je sois capable d'arrêter l'épanchement d'émotions douloureuses...

Non, je ne voulais pas qu'elle voit mes larmes mais elles m'étaient venues malgré moi, affluant dans mes yeux jusqu'à me troubler la vue. Sous les battements erratiques de mon cœur, les pulsations cardiaques battaient à mes tempes et j'avais fermé les yeux quelques secondes, en l'entendant me faire ces promesses. Peut-être que j'étais en train de les rêver. Peut-être que je me tapais des hallu et que dans la réalité, j'étais toujours complètement seul dans cette baraque sinistre, à confondre les craquements du plancher et les courants d'air avec les voix de ceux que j'aimais. Pourtant, quand j'avais regardé à nouveau, l'image de Solveig était toujours bien là, ses yeux posés sur moi. Elle viendrait toujours me chercher. Elle me défendrait...Un frisson violent m'avait fait trembler à ces mots et je l'avais dévisagé avec effarement alors qu'elle envisageait de tuer son frère pour m'éviter le pire. La mort, l'extrême violence, la terreur. La vision d'un fauve aux crocs ensanglantés s'était imposée soudain à mes pensées et j'avais doucement hoché la tête, la gorge serrée et les prunelles vacillantes. Tuer Isak ? Elle qui l'aimait tant ... Que lui avait-il fait pour lui inspirer autant de colère... ?

Il avait du mal à réfléchir correctement, mon cerveau délirant. Pourtant, en me forçant à rassembler mes pensées, un nouveau sursaut d'angoisse, plus concrète, était venu me bousculer. Je réalisais soudainement que le maître chanteur risquait à tout moment de mettre sa menace à exécution et cette simple idée me rendait dingue alors que j'étais même juste incapable de me remettre debout ! La peur au ventre, je peinais à maîtriser mes sanglots de frustration alors que j'imaginais déjà le danger rouler comme un Tsunami dévastateur jusqu'à la volière de Lazlo. Et moi, je ne pouvais rien faire, absolument rien, je restais là, cloué au sol comme je le faisais depuis des dizaines d'heures, alors que le temps jouait contre nous. Peut-être que j'avais perdu plusieurs litres de sang, j'en savais trop rien, mais j'étais tellement faible, que mon mouvement trop rapide me fila un vertige violent. Ma vue se brouilla alors que des sifflements résonnaient à mes oreilles et je sentis quelqu'un m'attraper. Quelqu'un qui m'entourait d'un tissus chaud avant de m'attirer dans ses bras. Un nouveau juron étouffé gronda dans ma gorge et je me raidis avant d'entendre cette voix murmurer contre ma tempe. Une voix qui allumait soudain un nouvel espoir. Elle irait le trouver elle-même...

Les yeux fermés, je relâchai un soupir tremblant contre son cou avant de redresser lentement le visage pour trouver son regard et la scruter un moment, le front plissé par l'incertitude. « Tu le ferais ? Tu ferais vraiment tout ça pour moi ? » Elle paraissait sincère et l'envie de la croire se mêlaient à mes émotions chaotiques, à cette méfiance constante, à cette rage qui me brûlait le ventre. Pourtant, sa proposition me paraissait la plus logique, dans l'urgence de l'instant. Je me raclai la gorge avant de hocher la tête en m'appuyant sur elle pour tenter de me redresser à nouveau, sans perdre de temps. « D'acc... D'accord, foutons le camps d'ici... » Me mordant la joue, je contraignis mon corps transi à se mettre en branle et à se relever enfin, sur des jambes vacillantes. Encore ankylosé, ma tête me tournait et j'essayai de maîtriser la nausée qui me soulevait le cœur. Pourtant, grâce au soutien de Solveig, je parvins à retrouver ma verticale et à prendre quelques inspirations, jusqu'à ce que la sensation de vertige se dissipe et que ma vue soit claire à nouveau. Le corps couvert de sang et de poussière, j'attachai maladroitement la ceinture du peignoir à ma taille avant de fouler le sol, glacé et rugueux sous mes pieds. Alors, il fallu avancer, nous faufiler dans la pénombre de cette maison délabrée pour espérer en trouver une sortie sans risque. On traversa ainsi les pièces couvertes de gravats et de meubles défoncés pour se retrouver non loin d'une porte qui donnait sur la rue.

Rien ne permettait de savoir ce qui nous attendait dehors. Alors avant de courir vers l'inconnu, ma main se glissa doucement pour entourer la sienne et la serrer doucement. Mes yeux clairs encore brillants de larmes trop salées plongèrent dans les siens pour les soutenir un moment. « T'es une fille bizarre et flippante... mais t'es bien la seule à avoir assez de couille pour récupérer un chacal sous le nez des peacekeepers. » Assez de couilles pour s'opposer à son caïd de frangin. Un infime sourire étira le coin de mes lèvres alors que j'entremêlais mes doigts aux siens. « Ton p'tit frère a salement merdé, t'avais déjà assez avec l'autre... T'en fais pas pour Isak d'ailleurs, t'auras pas à le bouffer, il m'fait pas peur. » Je roulai des yeux, mon front encore livide d'angoisse avant de hausser les épaules. « Ce qui m'fait flipper c'est ce que Hide s'apprête à révéler... sur Lazlo et moi. C'est pour cet ami que j'm'inquiète, il vit dans l'ancienne usine du Treme. Faut vraiment que j’aille le prévenir...» Prévenir Lazlo mais pour lui dire quoi ? "Tiens toi à carreau parce que ton connard de meilleur ami a encore merdé ?" Ancien meilleur ami... Je relâchai un soupir, baissant un peu le regard. « J'sais même pas si c'est lui qui est visé. Ça peut être n'importe quel mec avec qui j'ai fait des trucs... hm... prohibés. Genre... ça pourrait aussi être Isak ? » Je redressai un regard incertain vers elle, sans savoir ce qu'elle pourrait bien penser de tout ça. Depuis que j'avais reçu cette lettre de chantage, je m'étais perdu en mille conjectures, tournant et retournant le problème dans ma tête, jusqu'à en aboutir à la conclusion qui me paraissait la plus logique mais je ne pouvais être sûr de rien. « Mon pote est dans le collimateur de Hide lui aussi, c'est pour ça que... enfin j'en sais rien. » Je me mordillai les lèvres dans un frisson de fièvre. Et ce que c'était bien de raconter à Solveig que l'Oiseleur faisait partie de la résistance ? Qu'il avait échoué dans une de ses missions à cause de moi ? Je ne savais plus ce que je devais faire et je détachai doucement ma main de la sienne, dans un murmure. « J'ai pas envie que t'aies des ennuis par ma faute, toi non plus... »



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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Mar 26 Juin - 23:38



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Elle ne supportait pas de le voir autant dans le mal. Solveig avait toujours été aussi paradoxale, à haïr la violence et la douleur autant qu’elle l’admirait, qu’elle en avait besoin. Sans souffrance, elle ne serait plus en vie. Elle ne serait qu’une serpillère posée en tas dans un coin, loin de la lionne que beaucoup croisaient. Elle avait appris à se battre ainsi, à se relever sous l’impact de la douleur. C’était pour cela que la lame avait creusé des sillons dans sa peau à plusieurs reprises, l’unique raison pour laquelle elle continuait, même si la Faucheuse n’était jamais loin. Voir ses yeux noirs la chercher lui donnait l’illusion d’être plus qu’un tas de merde. En réalité, jamais elle n’avait été forte la métamorphe. Et elle qui soulignait sans cesse à son frère que la drogue n’était pas une solution, elle avait trouvé une addiction bien dangereuse avec la souffrance… Physique, mentale, elle s’entravait, entravait son développement. Elle aurait pu être tellement mieux, avoir un bien meilleur statut, si seulement elle avait délaissé les boulets et l’impression de vie que cela lui transmettait. L’ivresse du danger, l’ivresse de la Mort, pour se dire que tout n’était pas fini, tout n’était pas perdu.

Elle gardait la silhouette tremblante contre elle, le corps de celui qu’elle avait été amenée à considérer comme son petit frère. Ca n’aurait pas plu à Isak, s’il avait su que la relation allait au-delà d’amicale, bien plus fusionnelle qu’elle ne devrait l’être. Elle soutint le regard lancé par Mikkel, répondit avec douceur : « Oui je le ferai. J’ai l’argent et la puissance pour le retrouver, et le mettre sous protection si besoin. Je ne laisserai pas un connard masqué ou un dirigeant faire du mal à quiconque dans mon entourage. » Aujourd’hui, elle crachait autant sur la résistance que sur le Gouvernement. Cependant, Hide avait toute sa haine à cette minute précise, lui qui pensait que s’en prendre à des citoyens le rendrait plus attirant, plus humain. Il n’était rien d’autre qu’un monstre, une anomalie à éliminer. Et si cela faisait plaisir à Mikkel, Solveig serait capable de placer une partie des ressources de la mafia à sa recherche. Isak allait grandement apprécier… Qu’importait. Elle avait fini par se détacher de lui, par devenir la reine de la savane qu’il avait tant détestée. Elle tuait, si cela était nécessaire. Elle était impitoyable, que ce soit avec les siens, ou avec les ennemis. L’innocente avait fui, elle avait juste coulé…

Elle soutint Mikkel jusqu’à la sortie, sans un mot. Tous ses sens étaient réclamés pour observer et percevoir les alentours. Personne ne semblait se promener en cette chaude nuit, ce qui arrangeait bien Solveig. Si elle avait effectivement des miliciens payés pour fermer les yeux sur elle et son business, d’autres faisaient un peu trop de zèle. Il faudrait les tuer, les éliminer si ceux-ci leur tombaient dessus. Le chacal découvrirait alors la facette la plus sombre de la lionne. En aurait-il peur ? L’accepterait-il ? Elle ne savait pas bien Solveig, comment considérer l’avenir. Jamais il n’avait été aussi incertain, aussi lointain. Un regard se porta vers l’horizon, une fois la porte entrouverte. Personne ne l’attaquait, personne ne s’approchait. Ils seraient seuls au monde pendant quelques dizaines de minutes encore. En fait, le plus compliqué serait de traverser la ville, pas de quitter les lieux. « Flippante ? Je te fais vraiment peur ? » Elle souriait doucement. Cela n’avait jamais été son objectif. Elle aurait préféré rester faible et innocente, mais y’avait pas possibilité dans ce foutu monde. « Tu sais, l’argent et la force brute suffisent à les faire plier. J’ai aucun mérité, parce que c’est d’Isak dont ils ont peur. »

Elle, elle était simplement assez suicidaire pour se trimbaler au milieu de la ville avec un mec en sang, à moitié mort, mais aussi se pointer dans l’un des lieux les plus protégés de la Nouvelle-Orléans. Elle était folle… « Ferme-la, tu ne me causes aucun souci. Je suis venue de mon plein gré jusqu’ici. » Mikkel serra ses doigts, et elle lui adressa un doux sourire. Elle avait choisi de venir l’aider, et pour ce qu’il avait pu lui apporter par le passé, ce n’était pas cher payé. En revanche, il avait beau dire qu’il n’avait pas peur, son odeur clamait le contraire. « Si tu le dis… » Elle l’écoutait à nouveau. P’t’être qu’elle voulait pas souligner qu’elle savait qu’il mentait. Ce n’était pas à faire, pas aujourd’hui. Alors, elle laissa simplement passer pour cette fois.

« Qu’importe qui est visé. Si faut aller trouver tous ceux que tu penses peuvent l’être, je m’en charge. Et vraiment, tu crois que quelqu’un irait s’en prendre à mon frère ? De toute façon, c’est un secret pour personne qu’il se complaît dans l’alcool et le sexe. L’unique personne qui aura des problèmes dans ce cas, c’est toi, et je ne le tolère pas. » Et Solveig était si semblable à son aîné… Tout ce qui était intolérable à ses yeux, elle le détruisait, l’éliminait. Un nouveau regard aux alentours et doucement, elle le pressa d’avancer, le tirant et le soutenant à la fois. A trop rester, ils finiraient par attirer l’attention sur eux, ce qu’elle ne désirait pas. « Quels liens avez-vous avec Hide ? » Quels liens avez-vous avec la Résistance ? La question était sous-jacente, et pourtant bien présente. Solveig n’appréciait guère les secrets, surtout lorsqu’ils menaient à des situations aussi dangereuses. Puis Mikkel se détacha, et les propos enflammèrent l’esprit de la métamorphe. « Tu sais quoi ? J’en aurais jamais par ta faute. Les soucis, je les créais moi-même, par ma simple présence et mon identité. Si on veut me tuer, c’est parce que je suis mafieuse, parce que je peux arracher la tête à n’importe qui s’opposant à moi. Mes ennemis, je me les fais toute seule, tu n’y seras pour rien. »

C’était presque trop glacial comparé à ce qu’elle avait été. Mais fallait se rendre à l’évidence : les corps s’entassaient désormais sur son chemin, et son frère n’était plus la seule ombre planant sur la Nouvelle-Orléans…

Elle récupéra la main de Mikkel, entreprit de s’avancer à nouveau. Ne pas rester sur place, ça leur serait mortel sinon…  


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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Dim 1 Juil - 3:20


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La fièvre ne m'aidait pas à ordonner les pensées qui s'entrechoquaient dans ma tête, en un douloureux désordre. Dans l'état où je me trouvais, je parvenais encore moins à dissimuler mes émotions sur mon visage toujours trop expressif. « Bien-sûr que oui, t'es une vraie terreur. Ça te fait plaisir j'espère. » Évidemment qu'elle était flippante. J'avais beau dédramatiser par un sourire faiblard en réponse au sien, c'était pourtant la vérité. Solveig était bel et bien capable de me foutre les jetons avec une facilité déconcertante mais j'aimais ça. J'aimais sa force brute de lionne, tout autant que le pouvoir que lui donnait son fric, parce que dans ces cas là, j'avais cette impression presque naïve qu'elle était indestructible et que rien ne l'arrêterait jamais, même pas Isak. C'était mieux que de l'imaginer fragile et délicate, à l'image de ce pauvre petit panda roux qui aurait pu se faire descendre si facilement. Je haussai doucement les épaules à l'évocation de son frère. Qui n'avait pas peur de lui ? Je venais parfois à me le demander. A part elle et moi, bien entendu... Ou pas. Mais, tandis que je serrais la main de Solveig, j'avais la sensation qu'elle ne ressentait plus qu'une immense colère, une colère sourde et profonde. Plus rien ne semblait l'effrayer alors qu'elle semblait prête à régler tous mes problèmes et je la fixai quelques secondes, sensible à la détermination qui se dégageait de ses mots.

« J'avoue, ton frère n'a jamais été très discret... Enfin j'en sais rien, Hide est resté super flou dans ses menaces mais il a l'air tellement vicieux ce gars, on sait jamais. » Certes, le gouvernement connaissait déjà tous les crimes d'Isak mais avec ce foutu clown masqué, je m'attendais carrément aux pires crapuleries. « Isak est peut-être un connard mais ça me plairait pas qu'il ait trop d'emmerdes. Du coup bah... tu pourras toujours lui dire de faire gaffe au cas où.» Ce qui était sûr, comme elle le disait, c'étaient les problèmes qui ne tarderaient pas à me tomber sur ma gueule à moi. Mais qu'est ce qu'on en avait à foutre de moi ? Solveig avait l'air de s'en préoccuper en tous cas... Il aurait été beaucoup plus simple de ne pas la laisser m'aider, de retourner mourir dans mon coin en me cachant la tête entre les bras et laisser l'engourdissement prendre le dessus. La tentation était tellement grande que j'en frissonnai, sans cesser de dévisager Solveig avec une incertitude qui faisait vaciller mes prunelles. « Si tu le tolères pas alors... j'suis d'accord avec toi. » Si seulement j'avais pu lui prêter les commandes de mon cerveau dans l'immédiat, je l'aurais fait pour me permettre de souffler un peu.

A sa question, je plissai le front, tout en la laissant m'entraîner à sa suite, lançant des regards attentifs aux environs. « Si ça se trouve, ce Hide là veut  livrer mon ami au gouvernement en même temps que moi, tu vois ? Moi j'ai pas de liens avec ce bouffon mais j'crois que mon pote en a, vu que lui, il se bat pour... pour la liberté.» Je lui murmurais ces explications d'une voix très basse pendant qu'on marchait dans l'ombre. Solveig m'avait dit qu'elle m'aiderait à protéger Lazlo. La Niflheim était une mafia riche et puissante et sans doute qu'ils pouvaient graisser la patte de certains peacekeepers, mais est-ce que ça serait suffisant pour éviter les représailles, si Hide mettait ses menaces à exécution ? Au fond de moi, j'avais juste l'horrible impression d'entraîner tout ceux à qui je tenais vers le fond et j'apercevais déjà l'ombre de la mort flotter au dessus du visage de Solveig. Pourtant, elle m'assurait une fois encore qu'elle assumait les propres risques qu'elle courrait et je saisis encore une fois cette lueur d'assurance dans son regard. Elle avait beaucoup changé ces derniers temps, elle devenait de plus en plus féroce et parfois, dans certaines de ses expressions, je revoyais dans ses traits la dureté d'Isak. « C'est dingue comme tu m'rassures... Si tu peux éviter d'arracher des têtes ce soir, ce serait quand même mieux. » J'avais déjà assez envie de gerber comme ça. La gorge serrée, je hochai la tête quand elle me prit la main pour m'encourager à avancer plus vite et ainsi, on pressa le pas, nous faufilant dans les ruelles sombres.

Au début, on ne croisa personne, mais après avoir parcouru à peine une centaine de mètres, un bruit de pas se fit entendre. J'étais certain que Solveig ne pouvait que l'avoir entendu, elle aussi, en tant que métamorphe on partageait les mêmes pouvoirs et je croisai son regard pendant que je humai dans l'air la présence de plusieurs personnes, qui se tenaient non loin de nous. « Des Peacekeepers ? » Non, je m'aperçus bien vite à leurs uniformes noirs, que je pouvais discerner même dans la pénombre, que c'était bien pire. Les Shadowhunters étaient là pour tuer et si on les avait envoyé patrouiller dans la zone, c'était sûrement en rapport avec l'attentat de la veille. Ils avançaient à quatre et sans doute qu'ils étaient armés jusqu'aux dents. Je n'en avais jamais vu mais je savais que certains possédaient des armes en argent ou même des seringues qui permettaient de blesser cruellement les gars comme nous. Et vu comme j'étais déjà pas bien vaillant, je me voyais très mal me bagarrer contre des brutes pareilles... Sans qu'ils ne nous aient remarqué, ils avaient l'air d'inspecter des maisons, comme s'ils cherchaient quelque chose, ou quelqu'un.

« Putain de merde... Tu crois qu'ils me cherchent ? » Difficile de le savoir mais tels qu'ils étaient là, ils nous bloquaient le passage et je n'aurais pu qu'attirer l'attention, avec le sang dont j'étais recouvert et que ce peignoir cachait à peine. « Si je réussissais à me transformer, je guérirais plus vite mais j'suis pas sûr d'y arriver. » Ce serait extrêmement dur, il me faudrait du temps et beaucoup de concentration pour y parvenir, surtout vu mon état de faiblesse, et même si j'y parvenais, je ne pourrais maintenir ma forme animale que quelques minutes tout au plus. Du temps, on n'en avait pas beaucoup. Pourtant, je ne voyais pas vraiment quoi tenter, parce que c'était sûr que si je continuais à rester là à me vider de mon sang, je serais incapable de courir pour échapper à la milice... J'interrogeais Solveig du regard, avec un vague espoir. « Tu crois qu'ils se laisseraient corrompre si tu leur promets une masse de fric ? » Que ces flics soient des ripoux ou particulièrement lent pour fouiller les baraques, le temps que je me transforme à mon aise... Je ne voyais pas quoi souhaiter d'autre.



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Solveig Eriksson
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MessageSujet: Re: Full of Hope (Mikkel)   Sam 7 Juil - 17:47



Full of Hope
I'm coming to save you, and i'll fight until the end.



Elle aurait pu rire aux propos de Mikkel, arguant de leur stupidité, les démontant avec des arguments précis et irréfutables. Elle aurait pu rire, sauf qu’il avait raison. Elle était flippante. Elle n’était plus la petite fille perdue il y a quelques années. Elle avait survécu à toutes les horreurs de ce monde. Elle s’était battue, elle avait tué. Elle était devenue celle qu’elle n’avait jamais voulu devenir. Elle avait abandonné son humanité, s’était glissée dans la même folie que son aîné. Néanmoins, lui était capable de l’endormir à grand renforts de drogues dans les veines et sexe. Pas elle. Elle avait la lucidité dans sa folie, dans chacun de ses actes. Et avec l’apathie venait le dégoût, cette sensation amère sur sa langue. Valait-elle plus que les membres du gouvernement auxquels elle s’opposait d’une manière ou d’une autre ? Valait-elle mieux qu’Hide lui-même, balançant ses propres ouailles dans la gueule du loup ? Non. Elle était tout autant un monstre que ceux qu’elle dénigrait, ceux qu’elle haïssait. Et y’avait rien qui pouvait changer ce point. Elle aurait beau dire qu’elle le faisait pour protéger les siens, n’était-ce pas la raison avancée par tous les Hommes, quel que soit leur camp désormais ? Si. Parce qu’on désirait toujours protéger sa famille, ses proches, ses valeurs…

« Non, ça ne me fait pas plaisir… » Ce n’était qu’un murmure qui s’échappait de ses lèvres, alors que le regard se détournait. Elle n’était qu’un monstre, sans aucun excuse possible. Et certainement viendrait le jour où Mikkel serait sa victime, quand elle aurait définitivement sacrifié sa raison. Y’avait personne pour l’arrêter, pour la stopper avant qu’elle ne dévale la pente. Fallait dire, Solveig n’avait pas vraiment d’amis. Elle aidait beaucoup, que ce soit Mikkel, Maggie, Yeka… Mais y’avait personne à qui parler quand tout s’écroulait. Et pourtant, tout était en miettes autour d’elle. Sa vie comme son esprit s’effritaient, et y’avait que la solitude pour lui répondre. Mais ça, personne ne le saurait jamais. « J’aimerai bien le voir essayer de descendre l’une des mafias les plus puissantes de la Nouvelle-Orléans. Il n’a pas d’emprise sur nos hommes, à part s’il parvient à leur offrir plus d’argent. » Elle en doutait clairement, le ton de sa voix le laissait transparaître. Il y avait quand même une sacrée différence entre mafia et Résistance, notamment car la première était officieusement tolérée, contrairement à la seconde… « Je lui dirai s’il est toujours en vie demain. »

Il pouvait crever, et elle aussi par la même occasion. Et petit à petit, elle en venait à chercher comment briser ce lien, comment retrouver une pseudo-liberté. Elle avait commencé à fouiller, chercher dans des coins peu recommandables. Mais elle était Reine dans les quartiers Nord, son nom se murmurait sur les lèvres, que ce soit empreint de frayeur ou de besoin. Elle aliénait ceux dans le besoin, réduisait en poussière l’autorité. Pourtant, y’avait encore une part d’elle à la recherche de l’innocence, de la petite fille. Et elle ne se rendait pas compte qu’elle la piétinait allègrement. « Finalement, ça ne paie pas trop de se battre pour cette liberté. » C’était un fait, et ce serait ironique pour celle pieds et mains à une mafia de dire le contraire… Et elle n’était pas rassurante. Le sourire se fit triste sur son visage. Perdrait-elle aussi ce petit frère que la Providence lui avait offert ? Son esprit s’échappa une seconde vers Laura. Qu’en penserait-elle ? Un soupir quitta ses lèvres. « On ne devrait pas avoir à en arriver là. Et de toute façon, t’auras pas à le voir. » Finalement, c’était bouffer ou se faire bouffer. Et Solveig ne laisserait pas crever Mikkel pour épargner son cœur et l’image qu’il avait d’elle. Il lui avait beaucoup apporté, elle devait au moins le protéger à son tour…

C’était dans le silence que le chemin se poursuivit. Un silence de mort, lui permettant néanmoins de capter le moindre son dans les rues adjacentes. C’était ainsi qu’elle évita plusieurs groupes de personnes, modifiant son itinéraire dès que possible. Pourtant, ce qui devait arriver arriva. Un nouveau, et cette fois-ci, aucune issue possible, à part faire demi-tour et courir. En l’état, ce serait du suicide pour Mikkel de faire cela. Alors, la suédoise abandonna l’idée, ravala la peur qui naissait dans son cœur à l’entente des armes, des fers se heurtant. « Ils ne sont que deux dans tous les cas. » Sa voix gardait son assurance, ses doigts se serrèrent en un poing pour empêcher les tremblements de s’afficher. Ils avaient beau être deux, peut-être que les renforts n’étaient pas loin, qu’ils s’étaient juste séparés pour fouiller quelques maisons… Enfin, il était temps d’aller vérifier, et de voir si par hasard ils ne faisaient pas partie de ceux payés par la Niflheim… « C’est trop tôt pour qu’ils soient lancés à ta recherche. » Ca nécessitait du temps de mettre en place de telles traques. Puis tout ça pour un homme tel que Mikkel… Ils ne l’avaient jamais fait pour Hide, ni pour les mafias, alors ce serait étonnant. Même si le gouvernement ne prenait pas toujours des décisions logiques. Elle guida Mikkel jusque dans une alcôve, à l’abri des regards. « Essaie de faire ce que tu peux, je vais essayer de détourner leur attention, et de libérer le chemin. » Un dernier sourire, elle le serra dans ses bras avant de quitter son champ de vision.

Quelques pas pour se rapprocher des silhouettes, de leur uniforme ténébreux. C’était prendre des risques pour rien, mais il fallait qu’ils dégagent avant que les deux métamorphes puissent passer. Alors, elle se battrait si nécessaire, puisque Mikkel ne la verrait pas.

Elle reconnut l’un des deux visages. Ce serait un ennemi en moins. En tout cas, ils étaient suffisamment entraînés pour braquer leurs armes sur elle dès qu’elle s’approcha un peu trop près. Un canon fut rapidement baissé, l’autre non. Evidemment, la chevelure de feu et les iris ambrées ne passaient pas inaperçues, notamment à cause des éclats de ces derniers temps. Qu’importait. Elle ne prit pas le temps de réfléchir, de s’attarder sur la peur bouffant ses entrailles, et elle attaqua. Mouvement étonnant pour le milicien, ce qui lui sauva la vie. Pourtant, un coup de feu partit, brisant le silence de la rue. Elle ne perçut pas la douleur, alors que la balle lui transperça l’épaule gauche. Ce n’était que du sang, qu’une éclaboussure… La main droite se posa sur le torse de l’homme, et de sa force de métamorphe, elle le bascula contre le mur, brisant de multiples côtes, touchant cœur et poumons. Et l’agonie prit place devant ses yeux.

Elle aurait aimé dire qu’elle s’en foutait, mais une fois l’adrénaline retombée, et la douleur prise en pleine face, elle rendit les derniers restes de son repas. Un seul rejet, et un crachat de sang contre un mur débraillé. Doucement, elle reprit le contrôle sur son corps. Le second milicien était parti, certainement peu enclin à tuer celle la payant grassement… Enfin, tant mieux.

Son épaule cicatrisait déjà, lentement mais sûrement. La joie d’avoir pactisé depuis longtemps avec les bestioles en elle… La jeune femme revint sur ses pas, pour retrouver Mikkel. Etait-il parvenu à se transformer ? « La voie est libre pendant quelques minutes au moins. »


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Full of Hope (Mikkel)

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