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 one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)

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Margarethe Hansen
SUCKER FOR PAIN

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↳ Opinion Politique : elle les méprise et maudit cette tyrannie qui ronge ce qu'il reste de monde. mais trop lâche, elle se contente de pester de loin, dans l'ombre.
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↳ Playlist : alicia keys, caged bird. tracy chapman, unsung psalm. eminem, deja vu. sia, breathe me. lana del rey, carmen.
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MessageSujet: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Sam 28 Avr - 12:00


one garden and two serpents, eden never stood a chance

Ce qu'il restait des vitrines de la rue, toutes lui renvoyaient une image maussade. Alors elle ne les regardait plus, comme elle boudait ces miroirs insolant qui déformaient son visage. Pourtant si doux disaient les autres. Pourtant si frais dans leur regard. Tu es belle, combien de fois l'avait-elle entendu cette tirade ?

Mais les autres, elle se fichait de ces autres et de leurs mots. Ils n'étaient qu'une sombre angoisse pour elle, les autres. Parce qu'elle s'efforçait de badiner pour eux, de laisser vivre ces fossettes qui égayaient ses joues. Belle, si elle l'était vraiment pour leurs yeux, alors le décalage était immense. Et même si parfois elle se disait peut-être, bien souvent, quand tout vacillait, quand la môme perdait pied, elle ne supportait plus de les entendre. Parce qu'ils ne savaient pas, ces autres. Ils ne savaient pas ce qu'elle voyait, ce qu'elle devait constamment supporter. Ils ne le voyaient pas ce reflet, celui qui la pourchassait dans l'insomnie et la dépression. Ils ne la voyaient pas tomber et serrer fort ses mains autour de sa tête, non plus désespérément prier pour que tout s'arrête. Belle, elle n'était pas belle. Ses traits faisaient peine à voir et à l'intérieur tout était noir. Voilà pourquoi tant de traces sur sa peau. Voilà pourquoi ces prunelles hagardes, pourquoi toutes ces bouteilles, ce cendrier rempli et toutes ces larmes la nuit. Voilà pourquoi ce visage bouffi. C'était ce qu'elle était, Maggie. Une dépressive, qui tentait de se soigner à coup de cachets dans la gueule. Mais rien n'avait jamais soigné ses crises de dépression. Pas les médicaments, pas l'alcool, pas plus que la drogue qui diluait constamment son sang.

Le mal, le deuil. La mort, omniprésente. Les regrets, le chaos, ces cercueils. Elle semait le trépas la môme, car trop de choses lui crevaient le coeur. C'était comme si depuis sa mort, tout la ramenait à ça, tout tournait constamment autour de ça. Rikke, elle l'avait empêché de se ôter la vie et depuis cette sombre après-midi de juin, la faucheuse la prenait tantôt comme alliée et d'autres en ennemie. Ainsi tuer, combien de fois avait-elle tué déjà ? Trois, mais combien par procuration. Et aujourd'hui encore, elle s'en allait faire de l'argent sur l'angoisse. Elle s'en allait donner à ces gens bourrés de rancunes de quoi assouvir leurs maux toujours sans leur dire que ça ne marcherait pas. Qu'elle se dégoûtait pour s'accommoder trop souvent de tout ça. Qu'elle s'écoeurait de voir le mal qu'elle répandait seulement lorsque ça n'allait pas. Mais la déprimée n'était qu'une égoïste qui ne s'intéressait qu'à sa maladie, alors qu'importe s'ils devaient être hantés eux aussi, au moins elle ne frôlerait pas seule les bas-fonds de ce monde. Petite conne nombriliste qui se répétait en boucle qu'elle n'avait pas le choix. Elle l'avait, mais préférait garder son confort de vie au détriment d'une poignée d'autres. Alors elle rentrait dans ce putain de parc en arrêtant d'imaginer ce qu'elle allait devenir, cette arme presque blottie contre son palpitant. Et il se faufilait entre les passants l'automate, jusqu'à mourir subitement une fois à hauteur de l'acquéreur. « Alors c'est toi mon client mystère, Sur ses lippes un sourire, un vrai. C'était étrange, de sentir ses lèvres s'étirer sans obligation. si je m'attendais à ça. » Son coeur battait subitement trop fort dans sa poitrine, tonnait contre la crosse du pistolet qu'elle ne sentait plus. Vision irréelle, comme une lumière au fond d'un sinistre tunnel. Le voile par-dessus ses prunelles s'en allait et elle s'éveillait trop vite, vacillait une seconde avant d'ancrer ses pieds dans la terre. Et réaliser, face à qui elle se tenait.


Dernière édition par Margarethe Hansen le Dim 24 Juin - 17:57, édité 3 fois
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Regan Faulkner
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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Mer 2 Mai - 19:56


Il y a l’hésitation comme un bon vin que l’on déguste. Celle qui glisse, fiévreuse, le long de la trachée pour mieux s’infiltrer dans les autres fibres de l’être. La pensée insolente murmurant que tout ceci est ridicule. Sa seule présence ici est une hérésie. Une aberration pour celui qui rechigne et ne peut s’empêcher de trembler devant l’objet du crime. Armes crachant le feu et la poudre qu’il abhorre de tout son être. Celles qui lui ont brutalement ôté la vie, en traitresses assassines dont sa peau est à jamais marquée. Celle qui lui a volé son épouse. Elle aussi suinte la traîtrise, à croire que l’acte n’est jamais sincère. Toujours souillé par la félonie. Agir le plus rapidement possible pour éviter à l’ennemi toute chance de réplique. Il en a horreur et pourtant il a fini par se dire l’odieux pourquoi pas. Résistant blessé, brisé et fatigué. De trembler lorsque hurlent ses propres cauchemars, un sursaut d’angoisse à chaque bruit qu’il juge suspect. Le corps se remet de ses blessures, difficilement mais il y parvient. L’esprit lui se gangrène et ne parvient pas à dissiper les tourments. Ils restent présents, gravés dans sa mémoire, qu’importent les moyens dont il use pour s’en défaire.

Il n’a vu dans la proposition qu’une échappatoire éphémère. Un moyen d’avancer, de quelques pas hésitants pour mieux reculer. Pas vraiment convaincu de l’utilité de l’entreprise, il a préféré laisser un autre se charger de prendre contact et de régler l’affaire. Argent sale passant d’une main à d’autres, dans l’illégal comme tout ce qui peut se passer dans cette maudite ville. Entre les mailles du filet encore une fois quand la Prohibition semble se resserrer un peu plus chaque jours. Question de temps avant que le pire lui tombe dessus, Regan en est conscient et a déjà commencé à se faire un peu plus discret. Peine perdue, une part de lui s’en doute. Si la justice avariée doit lui tomber dessus, elle le fera et il ne donne pas cher de ce qu’il restera de sa peau à ce moment-là. Se défendre sonne alors comme la meilleure solution qui lui reste. S’il avait été capable de le faire, quelques mois plus tôt, peut-être n’aurait-il pas à souffrir de ces terreurs nouvelles. Nul besoin non plus de s’accrocher à la présence d’un autre supposé néfaste.

Personne ne lui prête attention, à l’homme fatigué qui reste planté là. A l’orée d’une allée, les mains enfoncées dans les poches de sa veste. Les pupilles qui vacillent d’un visage à l’autre pour essayer de se faire une idée, appréhender qui pourrait bien être le porteur de sa sentence de mort. Anarchiste aux mains tachées de sang, pour une bonne cause. Jamais vraiment pour des raisons aussi personnelles que celles qui le poussent à écraser sa phobie. Il n’est pas certain de pouvoir le faire vraiment. Trembler et presser la détente ne vont pas ensembles. Alors qu’il s’enlise dans ses élucubrations aux relents de sang et d’acier brûlé, une voix volète jusqu’à lui. Trop souvent entendue pour ne pas seulement la reconnaître et sentir le vide dans sa poitrine se combler d’une étrange chaleur. Maelstrom de plein de choses, toutes plus différentes et sublimes les unes que les autres. Les émeraudes chatoyantes se posent finalement sur la silhouette arrêtée devant la sienne. Ce visage rayonnant des accents d’un autre temps. L’incongru de la situation a presque quelque chose d’amusant. S’il était question d’estimer les chances qu’ils avaient de se retrouver là, elles seraient bien peu nombreuses. Retrouvailles aux airs d’illégal comme la genèse de leur relation, ces fils souillés qui les lient l’un à l’autre.

« - Maggie. » L’évidente surprise s’imprime dans le timbre, sur l’esquisse de ce sourire qui n’appartient qu’à lui qui vient de se poser sur ses lèvres. « - Je ne pensais pas te revoir… Dans un tel contexte. » Loin de leur monde dépravé, leur bulle de tout et de rien qui les protégeait. Sous le regard du monde, tout semble si différent.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Dim 6 Mai - 16:41

La môme frissonnait maintenant. Elle était mal à l'aise, elle ne savait quoi faire de ses bras, s'il fallait bouger les jambes ou laisser filer une autre phrase. A mille lieues des échanges qu'elle avait l'habitude de faire, d'ailleurs l'espace d'un instant - le temps de se plonger dans les prunelles de l'autre - elle l'oubliait la transaction. Bien loin la mafieuse, là ne se tenait qu'une jeune femme intimidée, qu'une môme désarmée face à l'incongru de la situation. Regan. Elle savait que chaque rencontre représentait un risque, si seulement elle s'attendait à celui-ci.

Peut-être que dans une poignée d'années elles pourraient prêter à rire ces retrouvailles, les faire sourire. Mais seulement eux, puisqu'il ne conviendrait jamais de laisser les murs entendre leurs histoires. Car il n'y avait rien de joli à conter à part peut-être le fond. L'attachement, la douceur des moments ensemble et cette quiétude qu'ils s'offraient jadis sans limite aucune. Ces deux-là étaient heureux ensemble. Ils étaient bien, dans leur bulle. Ils ne pensaient qu'au présent et jamais au futur qui devenait passé maintenant. Mais peut-être qu'ils auraient dû. Ces âmes naïves, elles s'étaient peut-être trompées. Ensorcelées l'une par l'autre dès qu'elles se trouvaient à proximité, il n'avait finalement rien d'enfantin ce jeu, pas plus que cette relation n'avait été teintée de légèreté. Elle le comprenait trop tard la môme, elle le comprenait ce jour-ci, alors que ses iris peinaient toujours à se détacher de lui. « Tu veux t'asseoir ? Qu'elle lâchait, hésitante. Elle voyait ce banc à quelques mètres, le désignait du menton, mais ne tardait à regretter son geste. A moins que tu sois pressé ? Excuse-moi, je ne m'attendais vraiment pas à te voir pour le coup, je suis un peu... Tremblante, bouleversée ? Ailleurs. » Elle perdait la notion de tout. Du temps, de l'instant. De ce qu'elle disait, de ce qu'il était venu faire. Et elle, où était passé l'automate qui s'était faufilé jusque-là en fendant le plus opaque des brouillards ? Elle avait subitement ouvert les yeux, trop violemment, mais elle ne voulait pas voir. Ni l'absurde de la situation, ni ressentir les émotions.

Et tout ça, toute cette situation, elle ne semblait être qu'un mirage. Alors la môme se voyait contaminée par la peur. Celle de s'approcher et de le voir s'éloigner. Celle de s'approcher, et de pouvoir vérifier qu'il était bien là, trop réel. C'est le moment que choisissait l'arme pour faire frissonner sa peau, et la froideur du canon qu'elle percevait au travers du tissu de ses vêtements la forçait à faire un pas de plus vers la réalité. « C'est pour toi ? Mais dès que la première syllabe s'envolait, elle comprenait son erreur. Et elle redevenait débutante. Elle ne savait plus ce qu'il fallait dire ni ce qu'elle devait faire. Elle ne voulait pas continuer cette conversation, mais son coeur était trop ancré dans le moment présent. Nan ne répond pas, ça ne me regarde pas. Trop prévenante, trop cordiale. Où était la kamikaze qui gardait le menton bien haut face aux clients et ce quitte à se prendre des coups de couteau. Si sa patronne la voyait. Si elle-même pouvait se voir. C'est juste que toi avec ça dans les mains, elle haussait les épaules, mais ne pouvait se résoudre à le lâcher des yeux. j'sais pas, je ne pensais pas que c'était ton truc. » Mais qu'est-ce qu'elle savait de lui finalement, de lui en dehors de leur bulle. Ils n'étaient plus les mêmes dans ce parc, et elle ne savait plus vraiment qui être non plus.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Dim 13 Mai - 17:01


Touche et tout s’écroule. Elle semble si délicate, la jeune femme debout devant lui. Trop belle pour se salir dans la saleté qu’elle dessert. Beauté de crépuscule au milieu d’aurores éclatantes, il a appris à se perdre contre la chaleur de sa présence. Un rayon de tendresse dans leurs instants volés, des restes d’une vie passée accrochées aux mèches blondes. Sans-cœur s’étant perdu dans les promesses de rien, une poussière que l’on change en sable pour se persuader qu’un jour, l’océan viendra s’y échouer. Il s’est perdu, Regan, dans les silences et les regards qu’il s’est permis de lui offrir. Trop cassé pour connaître les limites d’un jeu auquel il n’a jamais su joué. Rien de beau sous la surface. Le stupre de leur univers pour souiller le pure d’une relation étrange que peu parviendrait à comprendre. Besoin l’un de l’autre pour se sentir vivant. Exister dans les prunelles d’un autre être à défaut de fixer le vide des siennes. Il l’a aimé, de cette façon tordue qui lui est propre, parce qu’elle était cassée comme lui. Défaite et abandonnée là où personne ne prête attention. Usée et jetée ensuite.

Immobile dans le silence, Regan ne parvient pas à se défaire de la vision s’apposant devant ses yeux. Il effleure du bout des cils la silhouette revenue des limbes. Maggie. L’instant lui semble faux, presque une illusion qu’un autre distillerait dans son esprit pour le faire ployer le genou. La voix est la sienne, fait renaître les fourmillements dans la chair. La tiédeur douce dans la poitrine, celle qui fait s’épanouir le cœur, l’apaise. Elle hésite, bouleversée. Appose dans son attitude, ses silences et ses paroles tout ce qui reste encrassé dans les méandres de l’être du rouquin. Gaucherie partagée révélant aux yeux d’un ciel morne tout ce qui n’avait rien d’innocent entre eux. Et contempler l’œuvre en plein jour la rend hideuse. Trop dysfonctionnelle pour être sublimée. Il aimerait pouvoir se fermer comme il sait si bien le faire, que la trafiquante reste hors de son univers. Ne plus la laisser entrer dans ses tourments et ses affects comme il pouvait le faire, mais les failles agissent pour lui. L’invitent malgré la distance, malgré le malaise.

« - Ne t’excuses pas, je ne m’attendais pas non plus à te voir. » Murmure tout aussi hésitant. « - J’ai tout mon temps. » Qu’est-ce que le temps quand plus rien ne nous appartient ? La main se lève, s’avance pour effleurer un bras, une épaule. Mais elle ne le fait pas, se contente dans le geste d’inviter à se déplacer. Se rapprocher du banc comme s’il s’agissait d’un roc dans le chaos de leur rencontre. S’éloigner des sentiers battus et s’isoler. Pour se convaincre que c’était beau, parfait. Retrouver le souvenir perdu des temps passés, et en refaire un présent juste pour quelques instants.

Pupilles qui s’égarent contre les courbes, là où se devine la présence de l’arme. Celle qui lui tend les bras mais qu’il ne se sent pas prêt à saisir. « - Ca ne l’est pas. Et je doute que ça le soit un jour. Et je ne suis pas certain non plus de réellement pouvoir m’en servir, mais on m’a soufflé que ça pouvait avoir quelque chose de… Rassurant. » Il n’y croit pas, encore moins maintenant qu’il est celui prononçant ces mots. Sa souffrance est trop  ancrée en lui encore pour qu’il se sente vierge de toute angoisse. « - Pour éviter les mauvaises rencontres ou se protéger de pire. » Ou en finir d’une balle contre la tempe. Une détresse infinie s’appose sur ses traits. Une fraction de seconde puis elle est soufflée par un écho de rire dont la légèreté semble elle aussi plombée. « - Tu restes dans l'interdit, mais tout doit être bien différent. Tu vas bien ? » Banale d’une conversation qui ne l’est pas. L’improbable duo arrivé à côté du banc, mais il ne sait pas comment s’y assoir. Plus à l’aise lorsqu’il est question de se mettre à nu que d’affronter ses propres chimères.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Jeu 17 Mai - 13:53

Ah, l'Amérique. Malgré l'apocalypse elle ne laissait ses moeurs périr derrière elle. Même le dernier jour du monde, ils le passeraient à prôner leurs bêtises. Les armes, presque en libre service si tant est qu'une poignée de billets trônait au fond des poches. Savoir cela n'avait rien d'apaisant. Rien. Et tout d'inquiétant même. Alors elle fronçait les sourcils la môme, mais le laissait aller au bout de ses dires. Rassurant. Il ne faisait pas bon ménage avec arme l'adjectif. Le mot n'allait avec rien. Rien de bon du moins. Car porter une arme, c'était torturer son âme à l'infini. Obnubilée par la gâchette, elle ne songeait plus normalement et cessait à jamais d'être une aide au jugement. « Ce n'est pas rassurant. Ce sont les instruments du diable et ils le ramènent à ta porte. » Noir. Tout se teintait de jais lorsqu'une arme trônait quelque part dans les vêtements. Il fallait le savoir. Il faudrait le savoir avant de la ramener au sein de son foyer - qui n'aurait plus rien de rassurant justement, dès lors. Rassurant. Quelle ineptie lorsqu'il s'agissait de ces morceaux de ferraille. Elle ne pouvait pas croire qu'il le pensait aussi. Non, impossible. Il n'était pas convainquant. « Les mauvaises rencontres se font dans tous les cas. La nuance c'est que sans tu te sentiras peut-être sans défense oui, mais avec tu penseras en faire à tous les coins de rues. » Lui revenait en tête une conversation, qui datait de quelques semaines avant ce jour. Si le bien n'attirait pas forcément le bien, l'adage contraire lui, se vérifiait chaque fois. « Et avant même de la sortir il faut se préparer à tirer. Les gens n'ont plus peur, Regan. Les méchants étaient vraiment méchants maintenant, salivaient à l'idée de saigner et faire saigner. Et les autres, les petites frappes, elles ne méritaient pas de se faire pointer. Le monde a changé. » Nul besoin de ne faire plus que titiller le mal pour qu'il foudroie au centuple maintenant. Il était présent, constamment et partout. Il n'attendait qu'un semblant de signal pour frapper. Et porter une arme, c'était appeler directement le diable et ses fidèles démons. Et c'était s'engager à tuer, sinon elle ne servait à rien. Elle n'était rien d'autre qu'une cible au milieu du front de ceux qui n'osaient s'en servir.

Mais elle ne devrait pas juger, la môme. Elle devrait saisir l'arme dans le revers de sa veste et la lui tendre, mais elle ne faisait que l'inviter à s'asseoir près d'elle alors qu'ils se tenaient, interdits, trop longtemps debout devant ce banc. « Plutôt bien je crois, oui. Autant que faire se peut. Sa main venait bousculer l'ordre de ses cheveux, et ses prunelles perçaient l'horizon. Rien. Rien d'autre qu'eux, et tous ces gens. Mais seulement eux. Qui peut se venter d'aller très bien ces temps-ci. Toi, peut-être ? C'est tout le mal que je te souhaite, mais je doute que ce soit ta réponse puisque nous nous retrouvons ainsi. » Les lippes se mouvaient, pleines d'empathie. Elles offraient cette chaleur octroyée maintes fois jadis. Les mimiques revenaient donc plus facilement qu'elles n'auraient dû. Et il suffisait de se perdre dans la contemplation des traits de l'autre, et le corps, autonome, agissait en conséquence. Si elle ne savait que faire, les habitudes étaient tenaces et l'instinct prenait si bien le relais.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Mer 23 Mai - 20:20


Justesse dans les mots, l’assassin en devenir se sent faiblir. Sa motivation première battant de l’aile, amoindrie par l’étrangeté de la rencontre. Les paroles sonnant comme des remontrances aux relents de douceur salvatrice. « - Ne crois pas que je n’en suis pas conscient. » Il est un assassin comme les autres, tant de sang sur ses mains qu’il ne s’effacera plus même avec toute la volonté du monde. Ceux exécutés par l’ignoble de sa volonté ou avec son aide, peu importe. La lumière n’a jamais été gracieuse avec lui, fils du diable peut-être, conscience de ce qu’il s’apprête à faire, à ramener dans sa vie. Une nouvelle arme dans cette maison qu’il occupe sans qu’elle ne soit la sienne. Du même acabit que celle lui ayant volé sa femme. Piteuse décision que tu as prise là Regan, as-tu seulement réfléchi avant d’enclencher la mécanique ? Il l’ignore mais sur l’instant, la proposition lui avait semblé être la seule qui pourrait apporter la paix dans sa poitrine troublée. Maintenant qu’il se tient à côté de ce visage familier, il doute, plus apaisé par la présence qui l’enveloppe de cette torpeur douce qu’il pensait révolue. « - Le monde change toujours, qu’importe l’époque et ce qui l’ébranle. Nous devons suivre, tout simplement. » Souffle fébrile et un haussement d’épaule en conclusion. Il a pleinement conscience de tout ce qu’elle avance. Mais ne peut rien faire ou dire pour se justifier. Ses paupières se ferment un instant avant de se rouvrir pour contempler le banc comme s’il n’en avait jamais vu un de sa vie. Ridicule.

Le corps agit néanmoins, mécaniquement, il s’assoit à côté de la jeune femme. Les mains posées sur ses cuisses, aussi perdues que peut l’être son esprit. Tout semblait tellement plus simple sous le couvert d’un toit et de quatre murs. Entre deux passes, les alliés qui se retrouvent et s’apaisent sous la caresse de leurs doigts. Ces instants ont-ils vraiment existés ? A les voir aussi fébriles l’un et l’autre, le français doute.
« - Aller bien… Ca n’a plus de sens aujourd’hui ce genre de chose, tu ne crois pas ? » Il a l’esquisse d’un sourire sur les lippes, de ceux qu’il pouvait lui offrir à chaque fois qu’elle venait se perdre dans son monde sale et vide. Chaleur dans les mots roulant contre le cœur, distillant du miel dans les veines, et la carcasse abîmée se détend un peu plus à chaque minute passant. Enveloppant leur recoin d’un voile pour les couper du monde. De ces gens qui errent, fantomatiques dans les allées sans se soucier d’aucune autre chose, hormis leur petite personne. Un peu comme ce jour où il a demandé Rose en mariage, seuls au milieu de la populace. Juste elle, et les autres il n’en avait que faire.

Il hésite mais ne parvient pas à lui répondre vraiment. Elle a compris qu’il n’allait pas bien, le connait trop pour s’en douter. Ce genre d’état d’âme, il en ignore la saveur, l’a oublié depuis bien longtemps pour seulement la reconnaître. « - Malgré tout, pour un instrument du diable, il aura réussi à nous ramener sur la même route tous les deux. » Lâche-t-il après un long silence, lourd de tant de choses. Une chape de plomb sur leurs épaules fragiles, ce genre de néant qu’il faut à tout prix crever avant qu’il n’engloutisse tout. « - J’ai eu peur de ne plus te revoir, Maggie. Qu’il te soit à nouveau arrivé quelque chose de grave… » Sorties du fond de son cœur démoli, les paroles se murmurent, trop spontanées pour seulement être arrêtées. Le français se laisse dériver dans la contemplation de ce visage si cher à ses yeux, et poussée par l’instinct, une main se soulève pour venir s’apposer sur celle de Margarethe.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Mer 30 Mai - 14:10

Il savait tout ça, tout ce qu'elle laissait filer. Il le confirmait de vive voix, n'avait sûrement pas besoin de toutes ces mises en gardes et pourtant la môme se faisait pression pour ne pas continuer. Muette, parce qu'il n'était pas de ces inconscients, de ces paranoïaques ou de ces agités qui se réjouissaient de la fin du monde. C'était un homme sain, Regan. Aussi sain d'esprit que son parcours de vie le laissait être. Torturé comme beaucoup, mais pas suffisamment pour qu'elle vienne à craindre de le croiser après l'échange. Et c'était relativement rare ça. Pourtant ironie de la chose, c'était bien le seul qu'elle mettait en garde quant-au fait de porter une arme. « Si bien-sûr, c'est aussi ce que je crois, Et pourtant toujours ce fossé entre ceux qui nageaient dans le bonheur et les autres, qui passeraient le reste de leur existence à le chercher. Ces gens comme eux, comme ces deux-là, au passé toujours trop présent qui sûrement ne s'en irait jamais suffisamment pour les laisser en paix. justement parce que nous devons suivre le mouvement et que ce n'est pas toujours évident. » Il parlait d'époque et la môme ne comptait qu'en années, pourtant la même aura terrible tournoyait autour de ces deux êtres marqués par des faits si semblables dans des temps bien différents.

Mais il y avait de ces choses qui ne changeaient pas avec le monde. Ces maux qui revenaient, peu importait l'âge ou le paysage qui les entouraient. Les coeurs se brisaient des milliers d'années en arrière et se cassaient de la même manière aujourd'hui. « Maintenant si nous respirons encore, c'est que nous pouvons estimer que nous allons bien. De toute façon vouloir plus se résumerai à poursuivre des chimères, n'est-ce pas ? » Espoir et naïveté s'entremêlaient dans l'émeraude de ses prunelles, et elles reflétaient à cet instant tout l'angélisme dont la môme était encore pourvue. Mais rapidement cynisme et réalisme regagnaient leur noble place. Toujours devant, toujours en tête de file. C'était eux qui jaugeaient chaque mot qui parvenaient aux oreilles de la danoise et chaque scène qui se déroulaient devant ses yeux. De la venait son pessimisme. De la venait sa force d'esprit, mais ses larmes aussi. « Faut se contenter de ce que cette vie nous donne, pour le moment en tout cas. Mais je crois que ce genre de moment m'aide à m'en contenter. » Que la môme laissait filer, en retournant sa main pour que ses phalanges s'entremêlent à celles de l'ancien amant. « Tu m'as manqué, et ses iris le confirmaient. même si je crois que je m'en rends compte seulement maintenant que tu es là. » Des paroles franches pour un terrible constat, mais bien égal au décor de cette nouvelle réalité. « C'est aussi ça le problème de se contenter de peu, on oublie souvent que c'est parfois possible de se sortir des contrariétés. » C'était sûrement la chose la plus sensée qu'elle disait depuis ce début d'année et les cinq d'avant peut-être. Depuis ce début d'apocalypse, en fait. Depuis que le monde avait changé de manière irréversible et qu'il fallait faire le deuil de tout ce qu'ils avaient connu avant pour se contenter du sombre présent.

Et peut-être que par ces mots, ces simples phrases balancées, la môme réalisait et prouvait sa résignation. La terreur, les erreurs. Ses erreurs, et le fait de ne pouvoir en réparer certaines, de devoir vivre avec. Peut-être qu'elle avait accepté cette terrible sentence, enfin, ou qu'elle en prenait le chemin. « Elles me laissent plutôt tranquille ces derniers temps, mais toi ? Elle resserrait une brève seconde l'étreinte de ses doigts. C'est moi qui vais m'inquiéter pour toi maintenant, parce que même si je suis contente de te voir, ça n'empêche que la raison de nos retrouvailles ne laisse rien présager de bon. » Mais leurs rencontres avaient-elles seulement un jour laissé présager quelque chose d'agréable ? Ces âmes qui se brisaient ailleurs et se rafistolaient entre elles, peut-être qu'elles n'avaient jamais été que malsaines. « Tu vis toujours chez ton ami ? » Que ses lippes osaient. Si seulement elle savait, tout ce que celles de l'autre cachaient.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Jeu 7 Juin - 16:33


Ses chimères s’appellent liberté et justice. Celles qu’il poursuit sans relâche maintenant que sa vie n’a plus de véritable sens. Ces espoirs fauves qui maintiennent le corps en éveil, l’envie en flot véhément dans les veines. Eternel insurgé à jamais enchaîné à des idéaux qu’il pense juste. « - Fort possible. Mais après tout, ça n’en ferait qu’une de plus, avec toutes celles qu’il est bon de poursuivre à présent pour ne pas perdre pied… » Faiblesse dans le timbre, les pupilles se laissent charmer par le fragile qui se dessinent dans celle de sa compagne. Beauté naïve, l’angélique fracassée par ce monde sale. Trop sublime pour ne pas être entaché par tout ce qui grouille et pourri dans les cœurs de ceux croisant sa route. A sa manière, le débauché fait partie de ces assassins silencieux. Participe à la chute de la jeune femme en espérant pourtant pouvoir la sauver. Son regard s’abaisse, se pose alors sur les doigts qui s’entremêlent, l’esquisse d’un vague sourire à la tendresse fanée sur les lippes. Cette délicieuse chaleur contre sa paume, il ne voudrait la perdre pour rien au monde. S’enliser le temps d’une discussion dans les réminiscences de leur passé commun. Ces moments fustigés par le drame qui n’appartiennent qu’à eux et qui lui manquent. L’esprit ne le réalise que maintenant, ressent le gouffre dans la poitrine là où Maggie avait réussi à y imposer sa présence, et son réconfort.

« - L’absence fait oublier, oblige à se contenter seulement de que l’on peut avoir pour ignorer le reste. » Le murmure est plus pour lui que pour elle. Un triste constat, comme tous ces visages fantomatiques peuplant ses rares heures de sommeil mais qui, une fois les yeux grands ouverts, disparaissent. « - Je ne suis pas fait pour la tranquillité, elle ne m’a jamais apprécié. » Douceur d’un éclat de rire dans le timbre, le cynisme à fleur de peau. « - Rien de différent, à éponger les vices de l’humanité, on finit par se dire qu’il ne reste plus rien de bon ici. Même les règles s’effondrent. » L’étreinte qui se resserre contre ses doigts qui y répondent, s’accrochent plus fort encore à ceux de l’ancienne alliée. Les sourcils du débauché se froncent, il refuse. Qu’elle s’inquiète pour lui. Se trouble pour une existence autre que la sienne. Seul maître de son univers, il n’y a qu’à lui qu’incombe ce genre de tâche. Tête qui s’agite, se secoue doucement pour signifier son mécontentement. « - Ne t’inquiète pas pour moi, tu as d’autres préoccupations. » Souffle-t-il tout en revenant s’arrimer aux nuances grises de ces prunelles qu’il a appris à connaitre par cœur. A force de s’y être perdu, noyé jusqu’à ne plus pouvoir respirer et s’en arracher à contre cœur. Margarethe est son trouble, une autre énigme à laquelle il n’a pas de réponse. Un interdit au goût de permission, une inconnue pourtant ancrée en lui depuis toujours. Un baume délicat sur le cœur blessé à en mourir. Le murmure d’une autre, dans la finesse des traits et l’or des cheveux, c’est son orpheline qu’il croyait retrouver entre ses bras.

La question le laisse interdit. Appose sur le visage le voile de la perplexité. Un trouble nouveau dans le regard, de la gêne presque. « - Comment as-tu su que… Je… Oui. » Hésitation en bord de cœur, l’âme abîmée ressent pourtant le besoin de s’épancher. « - C’est bien plus compliqué que ça… S’il n’était qu’un ami, les choses seraient tellement plus simples. » Un ennemi, un meurtrier. Un improbable allié. Un amant. Des ténèbres et en même temps la lumière qui le guide, il est tout et rien à la fois. Rhys, dont la seule évocation fait battre plus fort le cœur dans sa morne prison. Appose une étrange chaleur sur les lèvres et dans le regard où s’explose pourtant des éclats d’angoisse. « - Ma propre maison est devenue un cauchemar que je m’efforce d’éviter le plus possible. » Ses tourments au bord des lèvres, Regan ne parvient pourtant pas à les laisser emplir l’air. Par pudeur, par crainte de l’inquiéter plus qu’elle ne peut déjà l’être.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Lun 11 Juin - 18:05

Des mots sages, mais trop avisés pour ces âmes brisées par les affres du temps. Des phrases jumelles venant de personnes trop semblables, dans l'allocution, dans le comportement comme au sein de ce passé qu'ils s'avéraient incapables de laisser filer entre leurs phalanges meurtrie par les années. Par crainte de ne plus rien avoir à quoi se raccrocher ou par peur de s'oublier, car ils n'avaient jamais fait que se construire aux travers de ces brèches qui entaillaient leur corps et surtout le palpitant. Qui étaient-ils sans cela, ces deux-là ? Qui étaient-ils sans leurs maintes blessures ? La môme ne voulait pas encore le savoir, elle n'était pas prête pour ça. Parce qu'aussi détestable était la routine et surtout celle d'une gamine écorchée par les souvenirs et les vices, elle n'en restait pas moins confortable. Lovée dans des flots conciliants depuis des mois qui formaient des années maintenant, elle ne se sentait toujours pas apte à voguer à contre-courant.

Et pourtant c'était le levier pour se sortir de sous les décombres d'un monde en décomposition. Élever prunelles et idéaux pour voir au-delà de ce que les prémisses d'une fin du monde imposait aux mortels, à chaque seconde. Battre des bras pour faire voler en éclat toute l'infortune qui collait aux peaux et se débattre entièrement et constamment pour s'élever au-dessus de cette masse de gens que l'apocalypse rendait immonde. Mais il fallait de la force pour ça, de corps et d'esprit. Et c'était la première chose que la fin volait à ceux qu'elle laissait à chaque souffle un peu plus démunis. Alors la môme, elle se pensait incapable ouais, parce qu'avant même ces images de l'astre roi faisant disparaître toutes les glaces elle n'avait rien. Rien d'autre qu'un amour incommensurable, mais l'adage mentait, car vivre d'adoration sonnait le point de départ d'une chute si douloureuse qu'on se mordait les doigts d'avoir un jour laissé son coeur battre pour qui que ce soit. Pourtant c'était humain, que de se laisser aller aux plaisirs de la chaire et des mots doux susurrés aux esgourdes, mais c'était exactement cela qui les rendaient faibles. Ces humains, elle, lui, eux tous, à part peut-être ceux qui régnaient sur cette communauté dysfonctionnelle. Eux avaient oubliés l'amour. Eux avaient oubliés les liens. Eux ne vivaient que pour la gloire, les richesses et couraient après la vieillesse. Mais la môme n'avait rien de tout cela après quoi galoper, aussi était-ce pour cela qu'elle manquait d'envie, de volonté. Si le monde revenait à un semblant de normalité, il ne lui ramènerait pas pour autant son unique amour. Il ne modifierait pas sa naissance, son abandon et n'effacerait pas les coups. « C'est Riley qui m'en a parlé, je suis désolée, je viens seulement de le réaliser. Ça filait doucement de ses lippes, alors que lui parvenaient des mots bien peu rassurants. C'était il y a un moment déjà, plusieurs mois. C'est venu comme ça dans la conversation, mais je ne me rappelle pas d'un contexte aussi sombre. » Car tout en ce bas monde était sombre maintenant, seulement à des degrés différents. Et il devenait difficile de catégoriser les maux, quand certains jugés terrible jadis devenaient routine dans le présent. « Je pensais que tu avais besoin de compagnie peut-être, ou que c'est ton aide que tu apportais. Je ne me doutais pas que c'était l'inverse, et je crois que Riley non plus, ou alors elle sait bien dissimuler les secrets. » La môme ne revoyait pas de traits douteux, se repassait simplement le fil d'une conversation banale entre deux amies qui juste avant causaient du temps. Mais peut-être que sa mémoire aussi lui cachait certains mystères ? « C'est difficile à croire, car pour moi ta maison était un havre de paix. Et un rapide sourire entravait son faciès, comme si se rappeler de l'endroit suffisait à lui faire de nouveau sentir ce sentiment de bien-être. Mais il s'en allait vite, aussi vite que les mots fusaient. Je ne veux pas te demander ce qui t'as poussé à la quitter, mais j'espère que tu partages sciemment la demeure de cet homme ? Ce n'est pas moins indiscret, mais comme tu dis qu'il n'est pas qu'un ami... J'espère qu'il est plus que ça et pas autre chose. » Ses épaules se mouvaient à peine, mais trahissaient son malaise.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Lun 18 Juin - 19:51


Mémoire défaillante au point de lui faire oublier certaines de ses paroles. Deux siècles d’existence s’accumulant dans un seul esprit, trop de choses à contenir et à maintenir. Ce qu’il a pu dû dire à Riley concernant son nouveau mode de vie, Regan ne s’en souvient plus. Flot cristallin du liquide de ses souvenirs glissant entre ses doigts, il se perd un court instant dans le fil abimé de ses pensées. La pupille presque vide s’abandonnant contre le pavé du chemin que d’autres empruntent. Figures pâles et fantomatiques dans leur univers, elles lui semblent étranges. Menaçantes presque. Un frisson lui dévore l’échine et machinalement, ses doigts se crispent contre ceux de Margarethe. S’accrochent aux siens avec la force d’un désespoir qui le fait suffoquer le temps d’une maigre inspiration bancale.  

« - Ne sois pas désolée, ce n’est pas un secret non plus. Bien qu’il serait certainement préférable que cette… Cohabitation reste discrète. » Mince sourire sur les lèvres, le regard reprend son éclat mais reste figé sur le néant face à lui. Cohabitation, le mot semble être une injure. Insuffisant pour représenter justement ce qu’il peut se passer entre eux. Ce vide et ce plein qui se heurtent pour s’unir dans un mélange singulier. Habileté des mots semblant fébrile face à sa propre situation, le français ne sait même plus comment résumer sa vie à présent. « - Je ne me suis pas étendu sur les détails à vrai dire. » Trop pudique lorsqu’il est question de lui. Trop peu expansif, il n’a jamais été celui qui parle. Plutôt celui qui agit, qui a besoin du contact pour ne pas se sentir sombrer. Juste la chaleur tendre d’une étreinte sans ambiguïté, à l’image de celle qui irradie ses doigts à présent. La présence de la jeune femme apaise les horreurs grondant sous la chair pâle. Cette ombre de sourire triste où perce malgré tout des relents de chaleur appartenant au passé. « - Etait, c’est là toute la différence. Elle ne l’est plus, les bons souvenirs que j’en conserve sont entachés par des choses que je préfèrerais oublier. » Lâche-t-il dans un souffle, le soupire de son cœur meurtri. L’organe fatigué néanmoins touché par l’inquiétude émanant des mots de sa compagne d’infortune. Ce malaise grandissant sous la peau. Il s’en veut, de l’inquiéter comme il peut le faire. Sombre égoïste à l’origine de bien des douleurs.

Le silence plane, s’échappe des lèvres soudain pincées du français. Il est tellement facile de se méprendre sur les intentions d’un homme à présent. D’apposer tant de masques différents sur une seule et même personne tant le versatile est à la mode. Allié, traitre, assassin, ennemi, amant, tant de mots pour désigner une seule âme. Un haussement d’épaule accompagné d’un soupir lourd. « - Il est tellement de choses à la fois que je ne sais plus vraiment ce qu’il est réellement à mes yeux. » Piteux aveux mais l’esquisse sur ses lèvres s’est parée d’une étrange chaleur. Le temps d’une inspiration, l’ombre fantomatique constamment accrochée au visage du résistant a disparu. Pour revenir presque aussitôt, chassée par ses ombres et ses chimères. Des frissons le long de l’échine et inconsciemment le corps bousillé cherche le réconfort, se rapproche à peine de l’enveloppe de son ancienne alliée.

« - On m’a kidnappé, dans ma propre maison. Flop a failli y rester. Secrété ensuite pendant ce qui m’a semblé une éternité pour qu’ils me vident de mon sang. »
Un rire nerveux lui échappe et les doigts prisonniers de ceux de Margarethe les serrent encore plus fort. « - Il m’a sauvé et pour ça, je lui serais éternellement redevable. » Ses mots font presque ridicules tant ils sont prévisibles. L’honneur entaché qui ne devrait pas se ranimer et pourtant, à mesure que la cohabitation perdure, le résistant trahi sent sa haine perdre de sa superbe. Se muer en un maelström bien plus complexe, plus fort. « - A cause de ça, je me suis persuadé que ces choses que tu vends à présent parviendraient à me protéger quand je me retrouve seul... » Son aveu a quelque chose de fragile, comme la confession que ferait un enfant alors persuadé de pouvoir prouver l’existence d’une quelconque créature mythique et qui ne se serait heurter qu’à du vide. Trop fragile pour se fier à son jugement, ébranlé par trop de choses pour parvenir à se relever aussi facilement que toutes les autres fois où il a été traîné plus bas que terre.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Dim 24 Juin - 17:56

Elle maintenait son sourire le plus longtemps possible, mais ses muscles finissaient par lâcher sous le poids des mots. Que d'horreurs, qui sortaient des lèvres de l'autre. Elles contaient des histoires macabres et s'étiraient faussement pour donner le change, mais la môme percevait les démons tout autour de lui. Ils dansaient dans son ombre. « Avec toutes ces mafias qui contrôlent la ville et ce gouvernement qui ne fait pas vraiment dans la dentelle non plus, ça me désole plus que tout d'entendre ça, mais ça ne m'étonne pas. » Elle baissait doucement le regard et haïssait cette impuissance. La chaleur des phalanges entremêlées ne devait être que d'un infime réconfort et la proximité de ces âmes qu'un pansement hâtivement collé sur une plaie qui recommencerait à suinter lorsqu'ils s'éloigneraient. Doux moment au sein duquel il était facile de se perdre. La môme se lovait dans cette bulle retrouvée et les regrets viendraient après. Pas vraiment les mots, pas vraiment les gestes. La présence de l'autre se suffisait à elle-même et faisait taire les maux. Elle l'avait toujours fait, ils n'avaient besoin de rien d'autre. Ensemble ils soufflaient. Rien n'avait changé finalement, malgré la distance et les mois qui filaient, mais ça laissait ce goût âpre dans la gorge de savoir qu'ils n'étaient finalement capables de rien d'autre que donner leur épaule comme havre de paix.

Maladroite. Prunelles et main restaient figées dans celles de l'ancien amant ou peu importe ce qu'il était à l'époque - et maintenant. C'était embarrassant et dans un même temps tellement plaisant de ranimer ce passé sur lequel elle n'avait pas vraiment tiré de trait. Comme les succubes qui valsaient entre les phrases et tout autour de la silhouette de Regan, elle en faisait seulement abstraction. De ça et de beaucoup d'autres choses, de tout ce qui pouvait la freiner et réveiller sa meilleure ennemie, la mélancolie. Lâche, la môme. Elle le savait. Elle l'assumait. C'était bien plus aisé de dompter sa couardise que ses maux. « Qui que soient ces gens, ce sont des malades et nous savons tous qu'ils sont là, que ce genre de choses existent et perdurent, mais personne ne fait rien. C'est écoeurant. » N'y avait-il plus de courageux parmi les foules ? « Ça ne devrait pas arriver. Surtout pas à toi. » Et où diable sommeillaient les robins des bois, quand jamais plus que maintenant les riches devraient donner aux nécessiteux. Il était terrible ce nouveau monde, vraiment terrible. C'était les abysses de la terreur et du désespoir, c'était l'enfer, c'était sûrement pire que la mort elle-même. « Même si personne ne mérite ce genre d'horreurs, en fait je ne souhaite même pas au pire de mes ennemis de rencontrer ces gens qui t'ont fait ça, mais je comprends mieux maintenant, pourquoi tu es là. Et même si je persiste à dire que ça n'attire rien de bon, je crois qu'à ta place j'aurai envisagé les mêmes solutions donc ça serait hypocrite de ma part de continuer à te faire la morale. » Si c'était la chose chose qui gardait en vie les quelques braises d'envie de survivre, alors la môme baissait volontiers les armes. Et sa main lâchait celle de l'autre, dans l'expectative de le faire revivre, son espoir. « Je n'aime pas t'imaginer avec ça, mais après ce que tu viens de me dire, je crois que je n'aime pas t'imaginer sans non plus. » Le geste hésitant, elle finissait par sortir l'arme bien emballée de l'intérieur de sa veste. Et elle s'en voulait de la lui tendre, son coeur lui hurlait de la reprendre, mais sa tête neutralisait les tremblements et ses prunelles se voulaient faussement rassurantes.

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MessageSujet: Re: one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)   Sam 30 Juin - 15:41


Les aveux n’ont laissés que des cendres sur la langue. L’impression faussée d’avoir éveillé les démons et les frayeurs, elles qui dévorent à présent la peau, la caresse de leurs doigts de glace pour le faire frissonner. Ses traits se crispent, figent les lèvres dans l’esquisse d’un sourire presque forcé malgré la chaleur qui en irradie encore. Il refuse, le résistant, que les instants passés en présence de son ancienne alliée deviennent eux aussi porteurs d’horreurs. Qu’elle reste une parenthèse de douceur dans le gangréné de son existence. Un soupir lui échappe, ravage sa langue recouverte de l’acide de cette angoisse qui s’immisce allégrement dans tout le système. Les mots sont cadavres dans son esprit, enterrés sous la terre d’un silence de plomb. Le fou se berce de la voix de la jeune femme, se laisse enivrer par le timbre si familier et qu’il avait pourtant réussi à oublier. Effacé par la vague du temps, et une part de lui appose sur les notes celles de cette femme disparue. Rose qui devient doucement un mirage, une figure importante perdue dans un brouillard de plus en plus épais. Il s’y accroche pour ne pas la voir disparaître, comme il se raccroche à son alliance pour que leur mariage ne devienne pas une farce, un morceau de lui dont il peut se délester malgré les outrages qu’il lui porte à chaque fois que sa chair se brûle contre celle de l’assassin.

Lui ou un autre, la différence n’existe pas. Ils ne sont que des pions dans les rouages d’une machinerie dont le fonctionnement profond leur échappe. Ce qu’il sait, c’est qu’il est fait pour lutter, né pour se rebeller. Que le Gouvernement reste aveugle aux terreurs se rependant dans les rues de la vue, n’est pas une surprise, il les cautionne pour la plupart, du monde qu’elles renforcent son pouvoir. Il ne reste alors plus qu’à se raccrocher à une lueur d’espoir, aussi frêle soit-elle, visible de tous ou cachée derrière un sourire figé. Peu importe. Ses angoisses ne sont que de nouvelles chaînes enroulées à ses chevilles, le poids de nouvelles frayeurs avec lequel il devra apprendre à vivre, ou du moins essayer. Lâchée, sa main se retrouve seule, fait courir une myriade de frisson le long du bras et les pupilles se posent machinalement vers les doigts esseulés. Dernières paroles brisant le silence, le cœur se serre alors que le regard se repose lentement sur Margarethe. Et le paquet qu’elle tend entre eux. Comme une limite à franchir. Une invitation à plonger plus loin encore dans les abîmes de la folie et du désespoir. La répulsion se lit sur le visage du résistant, lui dont le cœur en furie renâcle et s’emballe dans la poitrine. Face à l’objet de sa venue, il se sent désarmé, impuissant. Incapable de prendre la décision qui signera la fin de leur rencontre, il le sait.

« - Je suis navré, de t’imposer ça, Maggie. »
Souffle-t-il avec douceur tout en se saisissant de l’arme suspendue entre eux d’une main légèrement tremblante. Prix fixé et déjà réglé par l’intermédiaire, Regan n’avait qu’à récupérer son dû et disparaître, voilà ce qui était prévu. Hasard s’invitant une nouvelle fois dans la course du temps qu’il lui est impartit, précipitant des routes depuis longtemps éloignées l’une dans l’autre. Méfait accompli et disparaissant sous la veste de son nouveau propriétaire. Lui qui reste un moment immobile, son attention voletant sur les quelques rares âmes les entourant, en quête d’une réaction suspecte. Rien ne vient. Alors, doucement, sa main vient se poser contre la joue de Margarethe, les éclats d’émeraudes s’ancrant aux nuances de ces yeux qu’il connait par cœur. « - Fais attention à toi. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver… » A peine un murmure, ses lèvres effleurant tendrement le front de la jeune femme. A peine un battement de cœur, et déjà il se lève. Laisse glisser ses doigts le long de la peau opaline comme s’ils refusaient de l’abandonner. Et il s’éloigne sans un regard en arrière, le cœur serré par l’adieu. Trop courte, cette entrevue. Elle qui laisse un arrière-goût d’incertain contre le palais, pour se demander combien de temps leur faudra-t-il cette fois pour se revoir ?

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one garden and two serpents, eden never stood a chance (regan)

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