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 Fate is on its way (.Myles)

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Playlist : Les anarchitectures – Autour de mois les fous - Les Infidèles - Que tout est noir, Saez ϟ Trouble, Halsey ϟ Mr . Brightside, The Killers ϟ One Last Song, Demon Hunter ϟ Ghostcity, Thomas Azier ϟ Shine, Years & Years ϟ Bad Blood, Bastille ϟ Children Of The Revolution, T. Rex ϟ Territorial Pissings, Nirvana

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MessageSujet: Fate is on its way (.Myles)   Sam 28 Avr - 15:35



❝ fate is on its way
Be aware now mind your steps. We are uninvited guests. They may find and catch us. Don't forget everything's at highest stake. Come take a look, but don't forget. It isn't real. It isn't true. An illusion. Nothing more. You're part of the game. You're slave to the grind. You're cursed. You're damned. By now you understand. You've crossed the line. You've reached the end.

Relents de poudre et hurlements dans les tympans. Coupures sur les doigts en témoins des heures passées à les torturer au contact de fils acérés. Senteur âcre de fumée et relents de sang dans les narines. Les illusions d’un autre monde, d’un autre temps. Elles l’assaillent maintenant qu’il est seul, prisonnier du grand-air. A chaque pas, chaque battement de cœur, son présent et son passé se cherchent et s’entremêlent. Mélange doux amer laissant une sensation étrange dans sa poitrine. Dans toute sa carcasse engourdie d’être restée trop longtemps repliée. Le français a encore accrochées à sa rétine, les images scandaleuses crachées par le poste de télévision. Dans ce salon qui n’est pas le sien, cette maison qui n’est pas la sienne mais qui le devient. En solitaire pour assister au massacre, il a eu peur pour cet autre qui partage son monde. De voir une éventuelle déviance mal assumée crever l’écran, et faire s’effondrer un peu plus une existence déjà fracassée. Le débauché a ensuite craint pour son propre compte. Panique d’un instant de se voir en acteur de sa propre déchéance. Mais rien. Seulement des inconnus qui se suivent et se ressemblent à ses yeux. Punition juste, ils le savaient et non rien fait pour l’empêcher. Celui qui mène l’opposition a montré sa valeur et pendant quelques pauvres jours, le résistant en a été convaincu. Prompt à abandonner sa solitude pour rejoindre des rangs jusqu’à lors jugé trop fragiles.

Il a cru mourir quand à nouveau les écrans se sont emballés. Pas seul cette fois, avec d’autres pour contempler de nouvelles chutes. Une en particulier, celle qui lui a détruit la rétine et arraché le cœur. Fait germer la peur dans son ventre jusqu'au point de le rendre inutile. Il tremble depuis, redoute le pire et se retrouve à espérer L’apercevoir à chaque fois qu’il s’aventure au-dehors. Son cerveau comme figé sur une unique pensée, surhumains efforts pour maintenir le navire branlant de sa vie à flot. La résistance bafouée et trahie a besoin de ses talents, Regan abdique et s’exécute. Joue de ses doigts pour enfanter un nouvel écrin de barbarie explosive. Réduire à feu et à sang dans un nuage de cendres le cœur corrompu du monde. Attaquer pour faire sortir l’apostat de sa retraite et pousser le masque à tomber. Trahison qui ne surprend pas vraiment celui qui a vu souffrir toute une nation par les idéaux de quelques fous. Le mensonge est le propre de l’homme, qui aurait-été assez fou pour croire qu’un être suffisamment lâche pour ne pas se montrer tiendrait parole ? Lui, fatigué d’être seul, sans fil pour se raccrocher lorsque la chute menace. Il l’admire, ce visage figé. Le déteste pour mettre en danger un être qu’il chérit bien plus que sa propre existence.

Ses pas l’ont mené sur des sentiers escarpés, éloignés de son chemin initial. Lorsqu’une énième coupure a changé son espace de travail en océan écarlate, Regan a bandonné l’idée de faire quelque chose de constructif de cette maudite journée. Mains tremblantes d’appréhension, du mal qui frappe celui en manque. L’alcoolique en pleine descente qui se laisse ronger par ses tourments. Il a erré près des hautes tours du Gouvernement. Ravalant sa haine et ses envies suicidaires, ses délires de destruction. Il a lorgné chaque visage, chaque silhouette. Mais rien. Comme s’il n’avait jamais existé, ou juste évaporé. Disparu, encore une fois. Mort dans l’âme, le français s’est alors vu contraint de rejoindre son antre pour noyer sa peine dans les ambres d’un alcool prohibé. L’avantage de vivre avec un serviteur de la tyrannie qui triche allégrement, il ne jurera pas. Se laissera peut-être même entraîner dans les flots d’une addiction qu’ils partagent. Esquisse d’un sourire fragile sur les lèvres, il disparaît aussitôt lorsque les mâchoires se serrent à nouveau. Les yeux rivés sur le trottoir pour ne pas voir, s’enliser dans son carcan de solitude, il accélère machinalement le pas, redoutant de croiser un de ces voisins qu’il exècre de tout son être.

Alors que la distance se fait poussière et qu’il pose déjà un pied sur la pelouse trônant devant la maison, Regan lève la tête. Comme contraint d’agir sous la volonté d’une force invisible, le regard qui erre et se pose alors sur la silhouette diablement familière. Tous les questionnements qui devraient jaillir dans son esprit restent muets. Il se moque bien de savoir comment Il a su où le trouver. Comment Il est arrivé ici. Son cadet est bien là, à quelques mètres de lui. De l’autre côté de la route divisant le quartier. Sur le trottoir menant à cette maison qu’il a abandonné depuis des mois. S’élève alors le vent de la lutte entre le cœur et la raison. Cette querelle insolente qui l’enlise dans son immobilisme assassin. L’ignorer et rentrer. Il y pense, une fraction de seconde. Et s’insurge, hurle sur sa propre bêtise. Il a de l’hésitation dans le geste, dans le premier pas qui se fait, le pied qui se pose fébrilement sur la chaussée. Traverser la rue revient à franchir le seuil de leurs deux mondes séparés de la plus violente façon qui soit. Regan sait, qu’il est indésirable et inexistant pour son cadet. Il est pourtant incapable de rester à distance, d’empêcher cet instinct étrange qui le dévore depuis qu’il a pris conscience de son rôle d’aîné. Seulement s’assurer que tout va bien, et Le laisser. Dans la poche de sa veste, les doigts se resserrent contre les clés. Les siennes. Celles qu’il garde, par habitude, en se disant qu’un jour peut-être, il finira par y revenir. Dans cette maison du bonheur partagé avec Rose. Dans cette maison du malheur qui l’effraie encore et peuple ses rares heures de sommeil de cauchemars et de violence.

Cœur battant à tout rompre dans la poitrine, il dépasse la façade vide. Ralentit l’allure lorsque la distance se fait chagrine entre eux. Puis s’arrête, s’abîme les pupilles contre la vision qui s’offre à lui. Et il tend le bras, en un geste maintes fois exécuté, ses doigts se posent avec douceur sur l’épaule fraternelle. « - Myles, tout va bien ? » Une simple pression contre la chair, aussi légère que ses mots et le contact se défait. Myles, il abhorre ce nom. Pour cette distance qu’il appose entre eux comme s’ils étaient véritablement devenus étrangers l’un pour l’autre.


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On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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MessageSujet: Re: Fate is on its way (.Myles)   Lun 30 Avr - 23:25



❝ fate is on its way
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”Non.”

Et que pouvait-il dire de plus, ombre d'un homme, trou béant plutôt que coeur? De longs moments, il avait attendu Emile, de longs moments il avait espéré un peu, juste un peu. Ce n'était pas Emile, c'était Regan, alors même que Etienne-qui-était-aussi-Myles ne savait ce qui le différenciait de son frère.
Peu importe ce que l'on espérait ou non, il ne restait toujours que la déception.
Fatigué, Myles en portait les stigmates sur son visage : le teint pâle, les traits tirés. Ses cheveux en revanche, ainsi que le début de barbe qui lui mangeait les joues, tout cela gardait un roux flamboyant, comme brûlant du feu qui consumait le reste du jeune homme.
Comme si en lui, il ne pouvait rester plus que cela de vivant....

C'était dur, rester debout, ne pas flancher, c'était dur mais ça changeait pas de d'habitude. Devant lui, Regan semblait fatigué, épuisé, peu-être bien que Myles comprenait.
Ils erraient sous la même lune, sous le même soleil, les deux frères, et ni l'un ni l'autre ne goûtait de repos. Oui, cela était logique alors, presque assez pour en pleurer, seulement Myles n'avait plus assez de larmes pour cela.
A peine le temps d'une main sur son épaule, à peine le temps pour lui de se rappeler ce qu'est un contact fraternel, chaleureux, que déjà, ça n'existe plus. Alors Myles ne peut pas se souvenir, c'est tout, c'est comme ça et c'est tout, oui...

”Ca ne sert jamais à rien, tout ce qu'on fait, tout ce qu'on choisit. Parfois, notre seul droit c'est de souffrir, je ne connais rien d'autre, je ne sais rien faire d'autre et quand je choisis de ne plus avoir mal alors je fais de mauvaises actions...”

Comme boire pour ne plus sentir ses jambes, les muscles douloureux qui n'avaient pas été fait pour le porter, pour marcher, qui le faisaient quand même pourtant, depuis la magie de son frère. Quelque chose s'était brisé chez le jeune homme. Une fois de plus, une voix de trop, il avait le regard droit bien sûr, les yeux rouges aussi, des larmes avaient coulé, des larmes couleraient encore, et après?
Il venait comme un soldat perdant une bataille qui accepte enfin de se rendre à l'ennemi. Il venait en vaincu, plus bas que terre jusqu'à son frère, mais n'espérait rien pourtant, n'y parvenait pas.
Des brûlures dans sa gorge, le fantôme d'un mauvais goût, l'ombre de Darkness Falls aussi....

'J'ai besoin de mon frère, je suis fatigué, Emile, beaucoup trop....”

Un aveu, les choses auraient été plus simple avec la main sur son épaule, mais la main n'y était plus. Alors il abandonna, simplement, les armes à terre, le coeur aussi, et l'âme lointaine. Il ouvrit ses bras, enlaça son aîné, maladroit, désespéré. De la même manière qu'enfant il réclamait une affection féroce quand bien même Emile tentait de lui échapper....

”Il m'a envoyé un message, Hide, je devais obéir.... c'était comme avant, tu te rappelles? Les pavés et la boue, la foule comme un monstre vivant qui grandit, qui grandit, et nos idéaux qu'on porte sans savoir que ce sont des mensonges... J'ai joué mon rôle, ça faisait MAL, Emile, ça faisait tellement mal... mes jambes, le reste, c'était beaucoup trop de choses à faire trop vite, mais ça Hide devait s'en foutre. S'il savait mon secret il devait aussi savoir pour mes jambes, non? Il a tout révélé, Emile, il a tout dit.... Sauf pourquoi je devais vivre avec ce secret. C'est inhumain... c'est quelqu'un comme ça que tu as envie de suivre, dis moi? “

Il tremblait, Myles, Etienne, vaincu et sans force aucune. Il n'avait pas mangé depuis un moment, cela se voyait, cela se sentait, dévoré par sa propre amertume, par l'incompréhension aussi, les sanctions tombées contre lui, trop de choses, toujours trop de choses....

”Oh seigneur....”

Pour la première fois depuis longtemps, Myles pleura dans les bras de son frère.

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MessageSujet: Re: Fate is on its way (.Myles)   Lun 7 Mai - 19:48


Les paroles l’abîment. L’aveu brise les deniers morceaux de lui qui tentaient de survivre et les éclats s’accrochent à ses traits. A la tristesse dans ses pupilles, ce souffle qui se coupe sous l’effet de la surprise lorsque les bras s’écartent pour mieux venir l’emprisonner. Son cœur s’affole, le corps tremble sous la force d’un soulagement qui le terrasse. Il ne bouge pas pourtant, incapable de le faire par peur de voir son frère disparaître. Et réaliser que tout ceci n’est qu’un odieux fantasme, le mirage de sa détresse et de sa solitude. Maladresse et désespoir, un nœud dans sa gorge pour ce qu’ils lui renvoient. Ces années passées, perdues. Ce temps dément où il n’était qu’ignorance et rejet. Les mots continuent, l’ancrent à la réalité et les tremblements de son cadet se répercutent contre sa propre chair. Il n’a jamais été un frère exemplaire, à peine présent dans son rôle d’aîné. Il a tout fait pour essayer de Le protéger. Son unique rôle dans sa piteuse vie, veiller sur Etienne et Rose, pour mieux échouer en fin de compte. Regan pensait avoir suffisamment souffert, s’être enfermé dans un carcan de vide. C’est certainement cette prison pour ses sentiments qui rend l’instant encore plus douloureux. Les pleurs de son cadet sont un supplice pour lui. L’oblige à battre des cils pour ravaler sa propre peine et le sel de ses larmes.

Alors il agit. Sort de son immobilisme et agrippe le corps fragile en retour. De toutes ses forces, pour Le soutenir, étouffer ses craintes et ses tourments dans l’étau de ses bras. Devenir le réceptacle de Ses douleurs pour qu’enfin il puisse vivre comme il le mériterait. « - Je ne suis jamais partit Etienne… » Murmure contre les mèches de feu, il y glisse ses doigts et s’y accroche avec une tendresse bienveillante. Il n’est jamais partit, mais n’a jamais été vraiment présent. Fautif et bourreau. « - Mon seul droit, tu vois, est d’échouer à chaque fois qu’il est nécessaire de te protéger. » Et il s’en veut, avec toute la fureur qui se rue dans son sang. Renforce son étreinte le temps de mieux s’y perdre, se laisser enivrer par la proximité retrouvée. Pour finalement se résoudre à le lâcher sans pour autant trouver le courage de s’éloigner. « Ne restons pas là. » D’une main sur l’épaule, l’aîné enjoint son cadet à le suivre. Son cœur bat à tout rompre lorsqu’il monte les marches du perron, glisse la clé dans la serrure et ouvre la porte. Peur de voir ses cauchemars lui sauter à la gorge une fois la demeure à nouveau ouverte. Rien ne vient, juste le silence et l’odeur familière régnant dans la bâtisse. Parfum de Rose et relents de renfermé, le palpitant qui se serre, et Regan referme la porte une fois son frère à l’intérieur.

« - Il semblait être quelqu’un de juste, quelqu’un digne de confiance. J’étais prêt à le suivre,  maintenant je ne sais plus. » Il avoue dans un murmure tout en se laissant tomber avec lassitude dans le sofa installé dans la pièce jouxtant l’entrée. Souvenirs et peur au ventre, aller plus loin lui semble une épreuve insurmontable.  « - Il devait le savoir mais il a choisi de l’ignorer pour tester la volonté de tous. Il a craché sur ta vie, comme beaucoup l’ont fait et continueront de le faire. Comme il crachera sur tous les autres pour un peu qu'ils n'iront pas dans son sens. » Son regard durcit par les paroles se perd contre le plancher. Ces nuages lourds de poussière qui s’y amoncèlent dans les coins. Ce chez lui qui ne l’est plus vraiment, il se sent presque étranger dans sa propre demeure, et ce constat fait s’enrouler les doigts d’une peine douloureuse autour de sa gorge.

« - Il sait aussi que tu n’es pas le seul à avoir un tel secret, ce n’est qu’une question de temps avant que les vices de tous ne soient révélés. Gratuitement ou non, il n’y aura d’absolution pour personne… » Un ricanement lui échappe, glisse sur les lippes l’ombre d’un sourire morne. Il n’y en a jamais. Qu’importe l’époque, les instances en place. Les vices sont ancrés en l’homme comme le plus indispensable des organes.

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MessageSujet: Re: Fate is on its way (.Myles)   Jeu 10 Mai - 17:37



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”Non.”

Cruellement vulnérable, il semblait à Myles attendre qu'une autre baïonnette le déchire. Mais la douleur ne vint pas, seulement les bras de son frère...
Des bras qui pouvaient le porter, l'avaient déjà fait. Elle était là leur dernière étreinte, dans le souvenir du sang et de la poussière, dans la douleur qui tuait et n'apaisait pas, jamais. Dans le souvenir d'Emile, qu'Etienne ne savait plus appeler avec tout ce sang pour l'étouffer....
Avait-il su prononcer le nom de son frère une dernière fois, était-ce cela qui lui brûlait la gorge et le coeur depuis?
Il voulait oublier ou il craignait oublier, peut-être les deux. Et Regan était là, oui, il ne mentait pas. Il était là, à sa manière, Myles l'avait sentit, l'avait accepté. Il fallait au moins cela pour qu'il baisse sa garde, pleure enfin.
Les larmes sur son visage, l'étreinte de son frère.
De son grand frère.
Et rien n'était plus comme avant: le pays, leurs vies, tout.... Quelque chose s'était perdu, ne reviendrait jamais quand pourtant Myles espérait encore.
Espérait quoi?
Regan l'invita à entrer, il le suivit donc, ne regarda pas les murs, ne regarda pas la maison. Certaines invitations ne s'étendaient pas aussi loin.

”A chaque époque son Robespierre, hein?”

Lui aussi avait manipulé, trahi,lui aussi s'était posé au dessus de tout dans sa perfection, avant Hide, tellement avant. Et le sourire de Myles était triste, car il avait aimé Robespierre, voyant en lui comme un père divin, quelqu'un qu'il fallait suivre plus que tout. Dans un livre d'Histoire, il avait lu sa chute, se demanda si Regan l'avait vécu sans pour autant poser sa question.
Regan, affalé dans le canapé, et cela était étrange car la position était miroir à celle que Myles adoptait en rentrant dans son propre logement. Il bougeait comme son frère, comprit-il, lui que personne à part Emile n'avait appris à marcher.
Pourquoi apprendre à un handicapé, hein?
Il frissonna, debout. Les mots de Regan étaient la continuation de son étreinte aussi, une triste amertume et un coeur battant sur ce qu'ils vivaient tous, sur chacune de leurs souffrances, et pourquoi en avaient-ils tant, hein?

”Je me vengerai, Emile. De lui... Ce n'est pas ce que tu m'as appris en tant qu'aîné, mais il a été le crachat de trop et peut-être que j'ai besoin de cette noirceur, de la laisser un instant prendre tou de moi pour enfin rebondir et revoir la lumière?”
Tout en parlant, Myles s'était agenouillé, un poids tellement énorme l'écrasait.... Il baissa la tête, le front contre le bord du canapé, près, si près de la main de Regan. Il baissa la tête, ferma les yeux, et Myles attendit.
La bénédiction de son frère.
Espéra.

”Et je te vengerai aussi, car j'ai peur pour tes secrets....”
Il ne mentait pas, Ce que Regan était n'appartenait qu'à lui, mais il existait des choses bien plus troubles en ce monde.
Et Regan était quelque chose quand Myles, rien du tout, ça aussi le cadet le comprenait. Il fallait protéger ce qui existait....

”Alors si tu as la moindre information à me donner, fais le je t'en prie. Je ne resterai plus les bras croisés...Je ne regrette aucun de mes choix car chacun était de moi, et ne me justifierai pas plus devant cet homme. Mais je veux voir son visage, chacune des imperfections de son âme aussi, et lui cracher dessus ainsi qu'il l'a fait de main, ainsi qu'il le fera pour d'autres aussi.... J'avais peur en venant ici, Emile, je n'ai plus peur maintenant. Donne-moi ta bénédiction, mon frère, car je ne peux cependant rien faire sans elle....”

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MessageSujet: Re: Fate is on its way (.Myles)   Lun 14 Mai - 19:57


Son sourire est le reflet de celui de son cadet. Empli d’une chaleur triste. Des bris de verre teintés de sang toujours là, accrochés entre eux. Regan, trop fautif dans ses échecs pour faire preuve de ce naturel qui était sien du temps où Paris les couvait des yeux. « - Il semblerait. Lui aussi se réincarne et prend le risque de perdre encore une fois la tête. » Il était là ce prétendu grand homme le jour de sa mort. Le français a appris la sienne dans les pages d’un livre. Un pincement au cœur en lisant les mots, à se faire le témoin de ce qui a bien pu arriver à sa patrie. Tant de pertes pour si peu de choses, c’est là ce que son esprit abîmé n’a de cesse de se répéter. Incapable de voir la beauté dans les horreurs qu’il a connu. Les mots du cadet l’arrachent du fil décousu de ses pensées noires. Oblige le regard à se poser sur la silhouette qui s’agenouille près de lui. Dans cette odieuse illusion de ce rapport de force qui a forgé le début de leur existence.

« - Je mutile tant des choses que j’ai pu t’apprendre ou te montrer. Ma vengeance me dévore depuis tellement longtemps maintenant que parfois elle me semble inutile. » Il le souffle avec douceur, un tressaillement dans la voix. Celui de la douleur et de la peine. D’une peur sourde qui s’enroule autour de sa gorge et comprime ses entrailles. Le fantôme d’erreurs déjà commise revient se glisser entre eux. Dans cette promesse que Myles vient de proférer, cette expectative silencieuse qui offre tout le pouvoir à l’aîné. Il n’en veut pas, le réfute et le refuse. Pas encore. Dans un soupir fragile, Regan se laisse glisser à bas du sofa. Ce geste qu’il a tant de fois exécuté dans leur vie passée pour faire pleurer leur différence de taille et ne plus se tenir sur ses jambes quand son propre frère en était alors incapable. « - C’est le feu de la haine qui consomme tes mots, Etienne. Nous ne sommes pas des créatures de lumière toi et moi, nous ne l’avons jamais été. » Délicatement, ses doigts viennent se poser contre le menton du rouquin, l’oblige à relever la tête pour que les nuances d’émeraudes communes se retrouvent. La dernière fois qu’ils s’étaient tenus aussi proches l’un de l’autre, il s’en souvient encore et ne peut réprimer les frissons qui le dévorent. La dernière fois que leurs regards se sont accrochés l’un à l’autre, il n’a lu que de la douleur et de la détresse dans celui de son frère. Juste avant que les pupilles ne se voilent. Abandonné pour contempler son plus bel échec.

« - J’ai vu mourir Rose. Je t’ai vu mourir, dans mes bras sans pouvoir te sauver. Je refuse encore une fois de t’envoyer à l’abattoir par la faute de mes mots ou de mes convictions. » Fermeté dans un timbre pourtant fracassé. Des éclats de verre dans la trachée, respirer lui est un supplice. « - Mes secrets sont miens, je suis le seul à en supporter le poids, et à devoir les protéger. Tu me détesterais plus encore si tu les connaissais... » Un sourire fébrile sur les lippes, tristesse d’un instant dans l’esquisse. Les doigts abandonnent le menton et viennent se poser sur la jambe fragilisée du cadet. « - Je ne peux t’offrir ma bénédiction, seulement te dire que tu ne seras pas seul dans ton entreprise si telle est ta volonté. Te perdre une nouvelle fois, je ne le supporterais pas Etienne, tu es tout ce qui me reste. » La véhémence de son cadet le touche, imprime sa marque dans les remous de sa propre fougue. Emile aurait sauté sur l’occasion, pris ce besoin de sang et de justice pour une déclaration, un nouveau souffle qui les pousserait en avant, tous les deux. Regan, lui, est bien trop prisonnier de ses craintes et ses doutes pour s’engager sur cette voie. Pas avec Myles. Il ne peut se résoudre à le voir agir seul, prendre des risques insensés et que ses oreilles captent le récit de la mise à mort d’un rouquin trop téméraire.

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On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Re: Fate is on its way (.Myles)   Jeu 17 Mai - 15:34



❝ fate is on its way
Be aware now mind your steps. We are uninvited guests. They may find and catch us. Don't forget everything's at highest stake. Come take a look, but don't forget. It isn't real. It isn't true. An illusion. Nothing more. You're part of the game. You're slave to the grind. You're cursed. You're damned. By now you understand. You've crossed the line. You've reached the end.

Quelque chose en lui hurlait, grondait, et son coeur portait toutes les révoltes et imperfections du monde. Il ne tremblait pas, Myles, peu importe l'incendie qu'il portait, qui le consumait.
Que Regan ne partageait pas.
Un instant, un simple instant, la souffrance se perdit sur son visage. Car ce frère à qui il avait demandé sa bénédiction pour exister et se défendre, lui, tout ce qu'il avait un jour été et pourrait être à nouveau, la lui refusait.
Son chemin était donc celui de l'apostat, il y avait de la douleur, il y avait de la souffrance. Quant à l'amour, celui d'un frère pour un autre, encore une fois ce lien portait l'échec.
Il trembla, juste un frisson, et son visage redevint neutre, pareil à celui d'une statue. Il y en avait eu plein au Louvre, avait-il lu, Myles regrettait de n'avoir jamais pu les voir. Les photos des livres, ça ne lui suffisait pas...
Statue de chair à l'instar des marbres qu'il aurait voulu contempler, quelque chose de patricien se sculptait sur ses traits alors. L'appel de la lutte et du combat, l'appel de l'honneur surtout, ces choses que l'on pensait réservé à la noblesse la plus pure.
Elles ne l'étaient pas.

”Tu es égoïste, Emile... Comment peux-tu être mon frère si tu ne peux tenir tes responsabilités d'aîné? Sans ta bénédiction, je ne peux rien faire, car je suis ton cadet. Ce sont les règles d'un tout autre siècle peut être, mais elles sont également le souvenir de nos vies, de notre patrie.... Libre à toi de te battre à mes côtés ou non, mais je ne compte pas mourir. J'ai cependant des comptes à rendre pour me sentir à nouveau humain....”

Il secoua la tête, cassant alors le peu de noblesse qu'il avait porté pour ne plus être qu'un jeune homme étrange, comme à son habitude. L'étreinte de Regan ne signifiait plus rien à présent....

”Je connais déjà un de tes secrets, je peux en déduire d'autres. Parfois tu deviens une femme, cela est ton choix. Est-ce que cela veut dire quelque chose quant à ton rapport aux hommes? Je ne sais pas, je sais que tu as été marié un jour, que ta femme représentait toute la beauté du monde et tout l'amour aussi, divin ou non, et que ta femme est morte. Je continue de la pleurer moi aussi, elle comptait pour moi également. Des amours de ce type, je ne sais où l'on peut en trouver, mais on peut en posséder plusieurs dans une vie. Leurs visages changent pour que nous puissions continuer à aimer, sinon ce ne seraient que des fantômes.... Si tu choisis d'avoir honte de tes secrets, alors je plains ta faiblesse.”

Orgueilleux, Myles l'avait toujours été à sa manière, fou et désespéré aussi. Il ne parvenait toujours à comprendre toute la douleur du monde, avait trop de haine et trop de fougue pour cela.

”Je ne compte pas mourir.... Quand bien même, peu de personnes pleureraient le salaud que je suis. J'ai besoin d'exister cependant, et toi aussi. Il n'y a plus de Bastille, il n'y a plus de barricades.... Mais faire face à un homme, on le peut encore. Un homme, pas une armée, c'est cela mon but. “

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Be near me when I fade away,
To point the term of human strife,
And on the low dark verge of life
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Fate is on its way (.Myles)

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