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 goodnight, old friend • (leslie) /!\

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: goodnight, old friend • (leslie) /!   Sam 28 Avr - 22:26


« goodnight, old friend »

William Addington & Leslie MacLean

Un nouveau climat de tension s'était installé sur l'ensemble de la ville. Méfiance et mégardes étaient de mise. Du côté des téléspectateurs passifs ayant assisté aux révélations, l'heure était à la chasse aux sorcières. L'on voyait les regards se faire insistants et sonder la foule avec appréhension, dans l'espoir ou l'inquiétude de reconnaître les traits des visages exposés par Hide. Du côté des malchanceux, la réclusion s'organisait. Se cacher, se faire oublier, se terrer quelque part dans l'attente d'une accalmie, tout en réglant les affaires les plus pressantes. William avait eu de la veine que son visage ne soit pas apparu sur tous les écrans de la ville. Néanmoins, il avait vu son lieu de vie divulgué au tout venant, comme l'on aurait divulgué la cachette d'un vulgaire pirate. Le souvenir de sa capture par les anglais était encore trop douloureuse malgré trois siècles passés. Il s'interrogeait sur les raisons d'une telle révélation et surtout sur l’identité de ce mystérieux Hide. Qui était-il ? Un justicier, un mercenaire ou bien Dieu lui-même ? Peu accoutumé au monde moderne, William commençait à se demander s'il ne devait pas voir dans cette épreuve un message émanant du divin. Sa conduite avait-elle offensé le Seigneur au point qu'il décide de lui imposer une telle punition ? Devait-il se repentir de quelque chose ? L'anglais était en proie aux doutes. Il s'était complu dans sa nouvelle vie de bookmaker depuis son installation à la Nouvelle-Orléans. Il s'était laissé gangrener par la pourriture nocturne traînant au Bones et l'ivresse de l'argent facile. Il avait succombé à bien des péchés, il devait le reconnaître. Un mal nécessaire qu'il avait accepté le temps de retrouver la trace d'Esperanza. A présent, sa quête était achevée et par la volonté de Dieu ou de Satan, son dessein était devenu incertain.

Presque une semaine avait passé depuis l'intervention de Hide ou plutôt ses interventions. Trois après la première grande messe, les écrans du Gouvernement s'étaient rallumés pour diffuser de nouvelles images compromettantes. William avait eu la surprise de reconnaître la silhouette de son amie Aritza, figure maternelle de la Communauté. Sur ces images, on la voyait brièvement échanger dans l'ombre avec un homme. Une personnalité dont l'identité échappait à l'anglais, mais à laquelle la nomade ne devrait certainement pas être affiliée. Un milicien à la solde du Gouvernement. Bien que la surprise fût une nouvelle fois de taille pour William, son empathie fût de courte durée. Ces révélations en cascade avaient certainement mis le feu aux poudres au sein de la Communauté. Très rapidement, l'anglais avait pris la décision de quitter son logement. S'il avait pu trouver un nouvel endroit où habiter et se cacher en attendant de meilleurs jours, il n'avait pas pu vider complètement son appartement. Dans l'empressement, il avait emporté le strict nécessaire. Son arme, des vêtements et de l'argent, principalement. Il avait également vidé son réfrigérateur des poches de sang humain que Oswald lui avaient fourni et dont il se servait pour palier les effets néfastes de l'ouverture de la brèche sur ses pouvoirs. Des ressources illégales que William n'avaient pas voulu laissé derrière lui, pour donner à la milice de véritables raisons de l'incriminer. Néanmoins, malgré ses précautions, le métamorphe avait encore laissé de nombreuses affaires auxquelles il tenait dans son appartement sur Rampart St. S'il savait cette entreprise risquée, l'anglais était bien décidé à récupérer ce qu'il possédait.

Il avait donc attendu que la nuit tombe ce soir-là sur la Nouvelle-Orléans pour marcher dans Congo Square, le visage encapuchonné dans un blouson de cuir. Tapis dans l'obscurité, il traversa la voie du tram, puis la rue à double-sens pour s’engouffrer avec prudence dans son ancien appartement. La porte avait été forcé, au pied de biche ou au bélier. Dans les escaliers, de nombreuses traces de terre recouvraient le sol, marquant les aller et venues dont les lieux avaient été victime. Par bonheur, William était le seul à vivre sur ce palier. Il poussa doucement la porte d'entrée qui s'ouvrit sur un véritablement capharnaüm. Les pièces avaient été mises sans dessus dessous. Les commodes étaient renversées, ses placards entre-ouverts, complètement ou partiellement pillés. Des tas d'objets jonchaient le sol. Après avoir fait le tour de l'appartement pour vérifier qu'il était seul, William alluma la lampe de chevet pour faire un peu de lumière dans la chambre. Tout en soupirant, il ramassa sa Bible logée sous un coin du lit, puis se retourna vers l'armoire qu'il ouvrit en grand. Il récupéra les quelques vêtements encore présents, qu'il rangea dans le sac emporté avec lui. Grimpant sur la pointe des pieds, il décolla le faux fond du meuble, à l'intérieur duquel était dissimulé une boite renfermant diverses choses. Deux liasses de billets, un carnet de compte du Bones, ainsi qu'un pendentif en argent à effigie de la Sainte-Vierge. Ce bijou lui avait offert par Lucia, une membre de la Communauté avec laquelle il avait eu une liaison lorsqu'il en faisait parti. Leur relation n'avait pas duré, mais elle avait été sincère sur le moment. William passa le pendentif autour de son cou, lorsqu'il entendit des pas dans l'escalier. D'un geste, il éteignit la lampe de chevet et se cacha dans la pénombre, les doigts autour de son arme.


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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Jeu 3 Mai - 20:12


Au bon endroit au bon moment. Ca a presque des airs de blagues, de carotte que l’on agite devant le nez pour rendre l’erreur encore plus douloureuse à supporter. Indiquer le chemin avec des cailloux blancs pour être certain que cette fois, je ne me tromperais pas de route. Je la déteste cette ville et toutes les stupidités qui s’y passent et qui y en ressortent. Ce nouveau leader d’un assemblage de rien qui se prétend blanc quand il n’est rien de plus qu’un ramassis de noir tout aussi pourri que les autres qu’il clame combattre. Tous pareils sous le même soleil, aussi brûlant et changeant soit-il. C’est là l’avantage de vivre au-dehors. Nous ne sommes au courant de rien de tout le futile qui se passe ici. Nous sommes censés être à l’abri des vicissitudes de cet univers vicié jusqu’au plus profond de ses entrailles pourries. Censés. Je ne fais pas partie de ceux ayant eu le privilège d’assister à la mascarade, dispensé d’être spectateur, allergique aux écrans de télévisions. Déjà avant d’être jeté hors des murs come un déchet, plus encore depuis que mon existence se limite au strict minimum. Un luxe qui ne sera plus le mien, le nôtre, une fois les murs franchis à nouveau, dans l’autre sens cette fois.

Les murmures ont colportés jusqu’à mes oreilles les dégâts. Ceux qui ont été touché par l’odieux stratagème. Chère Aritza impliquée dans je ne sais quelle affaire. Ce n’est pas vraiment surprenant, à peine un sourire qui s’esquisse sur les lippes pour souligner le contentement éprouvé face à une telle révélation. Et le rictus qui devient carnassier, assassin, lorsque une autre nouvelle s’ajoute à la première. Ils l’ont retrouvé. Juste ces mots, dans cet ordre précis. Peu m’importe de savoir comment, pourquoi. L’identité m’a sauté à la gueule comme la rage d’avoir échoué une première fois à retrouver sa trace. Traître trop lâche pour accepter les conséquences de son odieuse fuite. Sa trahison. Foutue anomalie de la nature, préférant abandonner son humanité pour disparaître dans la nature. J’ai encore des relents d’une amertume presque venimeuse sur la langue, une douleur dans le crâne rien qu’à y repenser. A trop serrer les dents pour retenir l’élan de fureur qui menace sous ma peau. Inutile de s’en prendre au pauvre bougre qui m’accompagne et qui n’est que le colporteur de la nouvelle. C’est au prix d’un effort déroutant que la colère se calme, endormie le temps de remettre la main sur la fuyard. J’en ai des fourmillements d’impatience dans les doigts, l’avidité de frapper et de lui faire payer son geste. Passer les nerfs pour oublier la gêne et les relents de honte venus se coller dans mon ventre devant mon incapacité à le ramener. Affront personnel, petite vengeance au goût de miel. J’en remercierais presque de Hide, qui qu’il soit.

Un bon rat sait quand il est temps de quitter le navire. Quand l’eau commence à monter dans la cale, mais avant qu’elle n’atteigne le pont et ne bloque tous les accès de sortie. L’appartement déjà déserté à ma première visite, pas étonnant de la part d’un lâche. Partie remise à plus tard, j’ai reculé mon retour au campement. Attendu patiemment le temps où le nuisible reviendrait fureter près de sa tanière. Patience du démon payant ses fruits, à la faveur de la nuit, la créature a refait surface. Silhouette trop familière pour ne pas la reconnaître, mon cœur qui cogne avec hargne contre la poitrine. Distillant l’adrénaline et la douceur d’une flamme meurtrière. Je connais le lieu, le quartier, par habitude d’une ancienne vie. Telle une ombre je me glisse à l’intérieur du bâtiment, loin des yeux curieux qui pourraient s’interposer, par une porte dissimulée dans les ténèbres d’une ruelle déserte. Le pied discret dans les premiers pas, je sais qu’il est inutile et difficile de tromper l’oreille d’un être qui ne se range plus vraiment dans la case humain. Au diable l’effet de surprise, ce n’était pas inscrit dans mon programme de toute façon.

La pupille perçoit le changement de luminosité brusque avant d’entrer dans l’appartement. Rictus sur les lèvres, le prédateur est ravi de trouver sa proie là où il l’attendait. Son odeur empoisonne l’air, s’engouffre dans mes poumons et s’inscrit dans ma mémoire. Sécurité dans l’éventualité d’une nouvelle fuite. Echec insupportable que je n’ai pas l’intention de reproduire. Semelles sales sur le parquet déjà souillé, je bute du pied dans le cadavre d’une lampe jetée à terre. Par mes soins. « - Tu sais que tu m’as donné du fil à retordre. Sans ce type et son masque, tu aurais presque pu t’en sortir sans encombre. » Inutile de dire que je suis ravi de te revoir, William. Ou du moins de m’adresser à l’illusion de ta présence. « - Remercie-le pour ça d’ailleurs. » Un ricanement moqueur s'échappe de mes lèvres et démolie le silence. Je joue des doigts contre un bibelot encore intact sur le meuble le plus proche. Pauvre chose qui se fracasse à terre dans un bruit assourdissant. « - Sors de ton trou, ne sois pas plus lâche que ne l’as déjà été. » Patience et nerfs à fleur de peau, mes doigts s’abattent durement contre la surface lisse du meuble. Tapotent le rythme lent d’une menace. Promesse de carnage et de mort soufflée du bout des doigts.

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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Jeu 10 Mai - 20:55


« goodnight, old friend »

William Addington & Leslie MacLean

Était-ce une punition pour l'avoir aidé à s'enfuir, que Hide ait également exposé Aritza aux yeux de tous ? L'idée avait traversé l'esprit du métamorphe en proie aux doutes et à un sursaut d'égocentrisme. Corrélation ou pure coïncidence, les révélations de l'un allaient avoir des répercutions sur l'autre, et vice versa. Les deux amis devraient répondre de leurs actes devant la Communauté. Pour Aritza, l'issue allait certainement être précoce. Quant à celle de William, il espérait naïvement qu'elle arrive le plus tard possible. Jusqu'ici, Dieu l'avait souvent secouru au bord du précipice, en lui offrant le salut quémandé sans relâche dans ses prières. Aujourd'hui, le Tout-Puissant tentait de le rappeler à l'ordre en lui soumettant une nouvelle épreuve. Il ressentait à nouveau la peur, le chant lointain du requiem aeternam le sommant d'expier ses fautes avant qu'il ne soit trop tard. Jamais William n'avait été avare de suppliques. Il craignait trop les flammes de l'Enfer, d'autant plus depuis que la terre s'était ouverte pour en laisser échapper ses bêtes affamées. Alors, l'ancien marin excellait dans l'exercice de la confession. Faute avouée, à moitié pardonnée. Il se recueillait régulièrement devant la croix installée au-dessus de son couchage et demandait au Saint-Père de lui absoudre ses parjures de la journée : l'argent sale récolté au Bones, l'alcool remplissant sa panse et le sang humain coulant dans ses veines déshumanisée.

Quelque part, William avait la mauvaise habitude de s'enrôler dans des groupes autoritaires répudiant la désobéissance et condamnant la désertion. Surprenamment, quitter la Communauté lui avait été beaucoup plus difficile que de fuir la marine royale. Il lui avait fallu plus qu'une simple journée pour planifier son départ. Il faut dire qu'au sein des nomades, il n'avait plus l'avantage de sa fonction de Commodore. Il n'était plus le leader aux trois cents hommes, l'amiral décoré pour ses faits militaires, l'homme de poigne aux commandes de navires impériaux. Ruses et faux semblants avaient été ses leitmotivs. Ne rien révéler. Ne rien laisser paraître. Parler seulement dans l'intimité d'une alcôve, derrière le drapé d'une tente ou à la lumière de la lune, camouflé par les hautes herbes d'un champ de maïs. Il ne remercierait probablement jamais assez sa très chère Aritza pour avoir pris le risque de s'attirer le courroux des membres de la Communauté en l'aidant à prendre le large. La reconnaissance qu'il lui devait était éternelle. Son instinct maternel, sa bienveillance, sa force de caractère également lui inspiraient une grande admiration. Des qualités dont il aurait souhaité que son indigne de mère soit dotée, si celle-ci n'avait pas été si lâche durant sa vie. Finalement, peut-être qu'il lui ressemblait plus qu'il ne le voulait vraiment.

La lumière à peine éteinte, les pas prudents d'un intrus montèrent les quelques marches menant à l'ancien appartement de William. Tapis dans l'ombre, l'ouïe accrue du métamorphe analysa la démarche de l'individu rampant. L'appui de ses pieds contre le sol, la mouvance de son corps dans l'espace, l’afflux de sang dans ses ventricules et l'écho de sa respiration sur les murs. C'était Leslie. Ce bon vieux chasseur, enfin sorti de ces marécages. William n'était même pas étonné de le trouver ici. Il s'était douté qu'à l'annonce de Hide – si tant est qu'elle parvienne jusqu'aux oreilles de le Communauté – le rouquin sauterait sur l'occasion pour venir lui régler son compte. Il était bien prévisible et surtout terriblement lent. William lui avait échappé une fois, il pouvait aisément le refaire. Leslie avait la rancœur mauvaise et le défaite amère. Sa voix caverneuse résonna bientôt dans l'appartement, accompagnée de fracas d'objets contre le sol. Il était en colère. Le métamorphe arma son pistolet dans un cliquetis sonore, puis fit prudemment volte-face, pour sortir de l'ombre et apparaître dans la lumière de l'éclairage urbain. « Bonsoir, mon vieil ami » dit-il calmement, son arme braquée vers les traits déformés de Leslie. La colère barrait son visage. Il suait, rougissait, écumait presque, d'une rage contenue depuis plus d'un an. Et dire qu'il lui avait fallu autant de temps pour le retrouver, alors qu'il n'était qu'à quelques miles du camp. « La Communauté s'est finalement laissée pervertir par les machines modernes, à ce que je vois » commenta William, tout en avançant de côté. Il avait bien fallu que l'un d'eux soient devant l'un des écrans du Gouvernement au moment de l'annonce, pour que ce nigaud de Leslie se lance à sa poursuite. Comme il venait de le dire, il ne l'aurait probablement jamais trouvé sans lui. « J'étais pourtant persuadé que tu ne savais pas lire... » reprit William, sur un ton amusé. Ce n'était pourtant pas dans sa nature d'être cynique, mais face la détermination ridicule de Leslie, il ne pouvait s'empêcher de se montrer arrogant. « Écarte-toi Leslie, j'aimerais passer par la porte, cette fois-ci » lui dit-il, en lui faisant signe de s'écarter de l'entrée. Il était à présent dos à la fenêtre donnant sur la rue. Elle pourrait être sa sortie de secours au cas où le rouquin se montrait trop récalcitrant. Néanmoins, il ne voulait pas perdre des plumes en sautant du premier étage et comptait bien repartir avec son sac et ses affaires.


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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Dim 13 Mai - 19:57


Mon vieil ami, c’est qu’il me prend presque pour un con le charmant fuyard. La voilà qui sort de son repaire l’ombre, canon braqué vers l’ennemi en guise de défense. Drôle d’accueil pour un prétendu ami. J’en hausse un sourcil, du mépris creusant les traits déjà transis de haine. Rage au ventre et dans les membres, mes doigts qui se replient doucement. Pour effacer le malaise, celui d’avoir été aussi impuissant dans les efforts pour le retrouver. Comme une tâche sur un tableau, un accro dans l’égo, sa fuite est devenue une affaire personnelle. Une erreur à réparer avant qu’elle ne gangrène plus encore un esprit déjà ravagé. Le retrouver c’est faire cesser la paranoïa. L’impression de vouloir son visage sur tous ceux croisant ma route dans cette maudite ville. De le sentir dans mon ombre, prêt à frapper pour que cesse la traque. Mes mains se lèvent avec une ironie cinglante, emplissent l’air vide entre nous dans un simulacre de geste visant à témoigner de mes faiblesses. Lui offrir la suprématie, à lui qui se trouve du bon côté du revolver.

« - Pas encore non. Ton refuge, en revanche, l’est suffisamment pour qu’une simple visite en ces lieux se change en tragédie grotesque. On oublie à quel point tout ce bordel peut-être nocif quand on s’en tient éloigné. » Susurre avec le miel de l’ironie, j’ai un sourire faux qui vient ourler mes lippes. De l’éclat violent dans la pupille et un pas qui s’exécute sur le côté. Pour le voir faire de même, en parfait miroir. L’animal a l’instinct, celui du prédateur et ses sens qui lui permettent de prendre le dessus. Babines de la proie qui se retroussent pour dévoiler les crocs sous l’offense. Il me prend pour un con, c’est évident maintenant. « - Je ferais l’effort d’apprendre à reconnaître les lettres de ton nom pour pouvoir le lire sur ton épitaphe et y cracher avec plaisir. » Son cynisme bousille mes nerfs, fait bouillir le sang dans mes veines au point d’en devenir dérangeant. J’ai toujours eu horreur de ces imbéciles qui se prennent pour des êtres supérieurs. Cracher sur les autres sous prétexte que l’on a la liberté dans les doigts ou de l’argent à gaspiller pour écraser ses voisins. Relents du loser dans la mémoire, une sensation bien méprisable qui m’insupporte. J’en serre les dents, ravale le venin qui vient me caresser la langue. Effort de calme amer, c’est retarder l’inévitable pour mieux exploser.

La demande fait se cracher des notes d’un rire mort contre mes lippes. Plutôt crever. Au lieu de m’exécuter, c’est un nouveau pas qui s’invite dans l’équation. Me rapproche du roublard et bloque un peu plus le passage menant vers sa libération. Sa nouvelle fuite qui ne sera pas aussi aisée que la précédente cette fois. « - Tu t’es empâté William. A te planquer derrière ton flingue comme l’un d’eux. » Ma main le désigne, mépris suintant dans le geste et sur les traits. Les ronronnements de ma rage me brisent les oreilles, plongent mes sens dans les tourments d'une adrénaline meurtrière. Celle qui perle sur la peau et dans le cœur qui bat déjà plus fort, séduit par la promesse de carnage qui s’amorce. Le monstre incrusté à même ma chair perçoit le mouvement avant qu’il ne s’exécute. Le pied de l’animal qui se soulève du parquet souillé, prompt à se mouvoir pour s’offrir une échappatoire. Foutue fenêtre. Un râle m’échappe et c’est tout le corps qui se met en branle. Détruisant la distance, mon bras se tend dans le vide et s’agrippe au poignet tenant l’arme. Ses doigts qui s’y accrochent, l’index sur la gâchette prêt à faire cracher la flamme.

« - J’ai toujours été persuadé de ta couardise, je te remercie de me donner raison. » Morceaux de haine balancés au gré de la lutte, mes doigts s’agrippent encore plus fortement contre son poignet pour envoyer la main se fracasser contre le meuble le plus proche. Fourbe qui ne lâche pas, je réitère le geste. Sans résultat. Râle de frustration, à défaut de lui faire lâcher prise c’est mon coude qui vient cogner la suffisance de son visage. Fait craquer le cartilage du nez et m’offre la satisfaction de voir le sang sur sa peau pâle. Sonné par le choc, j’en profite pour laisser ma main libre se perdre dans les mèches sombres. Presque tendre dans les prémices du geste, les serpents se font de fer dans la tignasse. Tirent avec hargne et envoient le crâne en rencontre amical avec mon genou.

Les doigts s’ouvrent enfin et le revolver tombe à terre dans un bruit sourd, glisse sur le parquet comme pour s’échapper avant que la situation ne dégénère pour de bon. « - Tu es égoïste à ce point dis moi ? A prendre le risque de mettre certains de tes prétendus alliés en danger quand tu as décidé de te tirer ? » Je le libère de l’étreinte dans une saccade, envoie la carcasse s’abîmer le plus loin possible avec l’espoir fou de le voir s’effondrer comme le rejet qu’il peut-être.

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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Mar 15 Mai - 20:14


« goodnight, old friend »

William Addington & Leslie MacLean

Les mains de Leslie se levèrent timidement face à l'arme de William braquée dans sa direction. Ce geste de défense étira un sourire dans le creux des pommettes saillantes du métamorphe. Il pouvait sentir sa peur se mêler à la rage le consumant de l'intérieur. Frissonnant comme une biche et  soufflant comme un bœuf. Quel pitoyable chasseur faisait-il là, à traquer sa proie sans même de quoi l'abattre à vue. La Communauté avait dû manquer de gibier depuis le départ de son limier fétiche. William pouvait traquer un animal à la simple effluve de son sang. Entendre un oiseau s'envoler à l'autre bout d'un champ. Voir un poisson nager dans le fond d'un étang. Il surpassait Leslie en tout point et ce dernier crevait de cette vérité. Tandis que le rouquin n'était plus que la moitié d'un homme, le brun en était le double. Plus rapide. Plus fort. Plus puissant. Le métamorphe se demandait quelle folie lui avait pris pour venir le trouver sans se préparer. Visiblement, seul l'instinct, la colère et probablement la chance l'avaient mené jusqu'ici. Sans ce Hide, son vieil ami ne l'aurait jamais retrouvé. Il l'avait avoué lui-même. Il lui avait fallu l'aide de ce pirate masqué pour enfin l'attraper. Ce n'était donc qu'avec peu de gloire que le rouquin lui faisait face à cet instant. William ne pût s'empêcher de sourire devant la médiocrité de son adversaire. Son adresse était apparue sur tous les téléviseurs de la ville et diffusée sur l'ensemble des ondes radio. Son seul mérite était d'avoir des yeux et des oreilles. « Alors, il y a encore du travail... » commenta William, toujours plus sarcastique. Il n'avait même pas à se forcer pour le ridiculiser, Leslie arrivait très bien à le faire seul. Leurs pas se croisèrent en miroir, l'un bloquant l'accès à la porte et l'autre se rapprochant peu à peu de la fenêtre. Un filet d'air s'engouffra dans l'appartement à travers celle-ci, à peine perceptible dans la chevelure du brun. Finalement, il n'aurait peut-être pas à y laisser des plumes ce soir. Son talon rappa le sol dans un mouvement de recul, prêt à bondir et se retourner pour ouvrir en grand la vitre. Mais Leslie se jeta sur lui, en attrapant son arme à pleines mains.

Instantanément, les doigts de William se resserrèrent autour du Colt logé dans sa paume droite. Le corps massif du rouquin l'empêchait d'être maître de ses mouvements, mais il ne lâcha pas l'arme pour autant. Sa poigne était puissante. Emportant son bras avec lui, Leslie tenta de le faire lâcher prise en venant fracasser sa main contre un meuble. Il essaya, par deux fois. Sans succès. « Instinct de survie » murmura William à l'oreille de son vieil ami. La lâcheté n'avait rien à voir dans son goût pour la fuite. D'expérience, il avait toujours su à quel moment il était bon de mettre les voiles. Pour un marin, c'était souvent lorsque le vent de se levait. Après le calme plat et avant la tempête. Les piètres tentatives de Leslie ne le rendirent que plus furieux encore. Sa frustration changeait son visage en une mosaïque écarlate. Soudain, le coude du rouquin vînt percuter le visage de William qui sentit sa cavité nasale craquer. L'espace d'un instant – juste le temps que ses paupières se closent sous l'effet du choc – il perdit la notion du temps et de l'espace. Puis, il rouvrit les yeux et la main de Leslie lui attrapa le crâne pour venir le cogner contre son genou. Un sifflement transperça les oreilles du métamorphe, tandis que l'arme s'échappait de sa paume. Il tituba en arrière, trouvant appui contre le mur, mais ne ployant pas. Un goût de fer se rependit dans sa bouche. Ses doigts vinrent essuyer le flux carmin d'un geste négligé. Il cracha le surplus de salive coagulée sur un coin de le parquet, avant de se redresser, le menton bien haut. « L'hypocrisie ne te sied guère, Leslie. Je n'ai jamais été un membre de la Communauté. Pendant cinq ans, je ne suis resté qu'un simple étranger au milieu de cette "grande" famille » se raya-t-il en appuyant avec insistance sur son avant dernier mot, tellement ce concept le faisait rire. Quels alliés avaient-ils au sein de la Communauté ? Aritza ? Lucia ? Leslie lui-même ? Balivernes. William savait que jamais il n'avait été accepté totalement par ses membres. On l'avait apprécié pour ses capacités et on l'avait toléré parce qu'il était utile à celle-ci. Lui ou un autre, cela n'aurait certainement fait aucune différence. « Ose affirmer que quiconque s'est languit de moi » lança-t-il à la figure du rouquin, la moue dubitative. Sa tête secouait déjà la négation sans même que Leslie ne réponde. Tous devaient le détester, même ceux qui lui avaient été proches. Leur Communauté ne laissait aucune place à l'individualisme et William était connu pour être particulièrement égoïste comme homme. Aucun n'avait dû comprendre. Aucun n'avait dû le défendre. Pour eux, ils ne devaient être que le traître infâme ayant pris la fuite à tire d'ailes. Peut-être pensaient-ils même qu'il travaillait pour la solde du Gouvernement et que tous les malheurs les frappant actuellement étaient de son fait. La preuve en était ce soir devant lui, ils avaient envoyé leur chien à ses trousses. « Comme je l'ai dit. Des hypocrites » conclut William en opinant du chef. Il s'empara alors brusquement du lampadaire encore debout à sa gauche et l’abattit avec violence sur le flanc de Leslie. Ce dernier se courba en direction du sol. Le brun put alors s'avancer librement vers lui et lui asséna un deuxième coup dans le dos, au niveau des omoplates. Il avait décidément mal choisi son adversaire. William tenait son poste de bookmaker au sein de la Némésis grâce aux combats qu'il avait gagné dans l'arène. Sa résistance et sa bestialité avaient attiré l'intérêt de sa patronne, ainsi que des nombreux parieurs coutumiers. Si Leslie s'obstinait à lui barrer la route, il ne lui ferait pas de cadeaux. Dans un dernier mouvement, il frappa à l'arrière des jambes du rouquin pour le forcer à s'étaler sur le sol. Puis, il l'enjamba pour aller récupérer l'arme qui traînait sur le parquet.  


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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Lun 21 Mai - 19:42


Sarcasmes et instinct de survie pour me chauffer les nerfs. Le bonhomme qui se croit au-dessus, tout puissant parce qu’il s’en est sorti une première fois sans encombre. Parce qu’il n’est plus humain lui aussi. Au jeu des êtres bons à jeter, nous sommes au même niveau William, ce serait une erreur de croire le contraire. Et pour moi, une erreur de le sous-estimer. Les craquements et son sifflement sonnent comme une mince victoire. Le corps blessé qui chancèle mais qui ne ploie pas. J’en ai la langue qui claque contre mon palais, de la frustration dans les veines et un relent d’agacement qui me pousse à renifler de dédain. Ce qu’il m’agace à déblatérer de telles conneries. En réconfort, les relents ferreux du sang dans mes narines font frémir le monstre. Agitent les envies et les délires, mois doigts se crispent à nouveau et pendant quelques secondes de pure perdition, je ne parviens pas à détacher mon regard du carmin glissant contre la peau pâle. Vision de délice, l’inconscient qui s’essuie la trogne et crache sur le plancher comme un sauvage. Un rire nerveux, mauvais m’échappe devant le geste. Et après il se prétend supérieur et civilisé, laissez-moi rire. Piqué au vif par la raillerie, mes muscles se tendent et une profonde aversion vient creuser mes traits.

« - Le jeu de l’hypocrisie, je m’abstiens de le jouer avec ceux que je côtoie, j’évite aussi de les trahir au premier changement de vent. » Les mots s’arrachent d’entre les dents serrées, et j’insiste sur le aussi. Fais peser dans ce simple mot tous les reproches dont il a été facile de l’accabler après son départ. Ce détachement dont il fait preuve est une aberration de la part d’un homme qui a fait part d’un ensemble pendant autant de temps. Cracher sur les autres membres de la Communauté en ma présence est une grossière erreur. Et jouer les martyrs encore plus. Pauvre con. « - La faute à qui ? Tu n’as rien fait pour t’intégrer. Tu es resté un étranger parce que tu le voulais. Aucune attache, pour rendre la fuite plus facile, pas vrai ? » Voir tomber ses camarades de bataille, face contre terre pour ne pas avoir à affronter la perte. C’est tout comme. Prétendre être à sa place et puis se tirer sans un mot. Avec de l’aide, très certainement. Ses mots n’attendent pas de réponse, et je n’ai aucune envie de lui en donner une. Il ne le mérite pas. Enlisé dans ses délires et ses idées trop bien arrêtées pour être déviées, il n’y a pas grand-chose à dire. Rien à faire non plus. « - Parce que tu es mieux j’imagine ? Avec tes grands airs et ta suffisance, tu attires la solitude. Ton égoïsme te rend amer, c’est déplorable. » La raclure s’invite contre la langue, dans le timbre qui tressaille en même temps que le corps. Face au geste trop brusque pour être véritablement évité, je ne peux qu’encaisser. Râler et souffler la douleur qui me fracasse le flanc lorsque tombe le coup. Courber l’échine sous l’explosion éclatant entre les côtes. Souffle coupé le temps d’une inspiration qui me donne l’impression de m’être démolis les poumons, aucun temps mort. Aucune chance de récupérer de l’air qu’il attaque à nouveau.

Craquent les vertèbres sous la force du coup, mes jambes tremblement et menacent de ployer. Finalement aidées par un nouvel assaut du couard, elles cèdent et j’en admire de plus près le planché salopé. Un feulement de rage contre la poussière et mon bras se tend lorsque le pied du traître touche terre. Enjambe moi comme une carpette je t’en prie. Mes doigts se referment sur la cheville, serrent de toute leur force à en faire gémir l’articulation fragile. Dans une saccade, je tire en arrière. Ramène la main vers moi et entraine la carcasse de l’autre dans le geste. Enclenche la mécanique du monstre dans le geste, l’énergie qui pulse et fuit un organisme pour remplir l’autre. Capharnaüm d’images d’une autre vie contre la rétine, du sel et des vagues qui crèvent ma vision. J’aurais presque l’impression de contempler le tableau de ma propre jeunesse. Un instant de faiblesse soudaine et violente, de quoi le sentir fébrile sous ma poigne. Pogne serré, mes doigts libres se démolissent contre l’arrière de la guibole encore trop droite pour son propre bien. Le genou ploie et j’en agrippe la ceinture du jean pour jouer les gravités et attirer William plus près du sol. Dans un choc douloureux, le dos s’éclate à terre, l’imposant bonhomme faisant à présent lui aussi office de serpillère. Pour éponger ta suffisance et la merde que tu peux déblatérer, mon cher Willy. Regarde, tu peux être encore utile de temps en temps.    

Coup de poing bien sentie dans les côtes, pour lui rendre son foutu coup de lampadaire. Et je me redresse, me hisse sur le corps à terre, emprisonnant les hanches entre mes genoux. Et frappe une nouvelle fois, caresse sa jolie pommette avec hargne. « - Je l’affirme, je me suis languis de toi, William. De ta jolie gueule et de tes mots doux qui font tellement plaisir à entendre. » Je le raille, les échos d’un rire aux notes crasseuses sur la langue. Mes genoux se resserrent contre les flancs, immobilisent au mieux la carcasse. J’inspire à m’en péter les poumons, la douleur fusant sous la peau là où est venue me chatouiller l’arme de fortune et des deux mains, je plonge. M’agrippe avec violence à la gorge du traître, la serrer comme une vulgaire éponge et voir sa face changer doucement de couleur. Offre-moi un pauvre éclat de trouille, ou de rage. De la fureur de vivre et de la haine dans ces pupilles trop pâles.

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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Mar 22 Mai - 22:44


« goodnight, old friend »

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L'irlandais prenait les choses beaucoup trop personnellement, si bien que William en vînt à se questionner sur son raisonnement. S'il avait dû parier sur une personne pour grandir autant de rancœur à son égard, il n'aurait certainement pas misé sur le rouquin. Gabriel avait dû l'incendier après sa fuite. Lui, l'ancien gardien de prison qui avait de nouveau laissé échapper un captif. C'était cela après tout, la raison de sa rage immense envers William. Il n'arrivait pas à se remettre d'un nouvel échec cuisant. Le pire geôlier de la terre, le pire chasseur de la Communauté. « C'était ta famille, pas la mienne » lui rétorqua le brun, sans même se rendre compte qu'il en avait peut-être trop dit. Croiser la route de la Communauté n'avait été qu'un heureux hasard. A leurs côtés, il avait appris tant de choses sur le monde moderne et su trouver la route jusqu'à la Nouvelle-Orléans. Cependant, durant toutes ces années, il n'avait jamais perdu à l'esprit le visage de la femme l'ayant trahi pour quelques pièces d'or. Lié à elle, par l’envoûtement magique ayant fait de lui un être multiforme, il s'était laissé porter par l'espoir de la retrouver un jour. Pas un seul instant, il n'avait cessé de penser à elle et ni son aventure avec Lucia, ni l'amitié d'Aritza n'avaient arrivé à le faire rester parmi eux. « Parle pour toi » répondit-il à Leslie lorsque celui-ci souligna sa solitude. D'eux deux, le rouquin était certainement le plus seul. Sa paranoïa le rendait antipathique, au point que cela en devenait contagieux. Il ne faisait confiance à personne et personne n'osait véritablement lui faire confiance. Dans une dernière réplique acerbe, William frappa à trois reprises le corps bourru de son adversaire, qui s'étala lourdement sur le sol. La politesse n'avait pas fonctionné, alors si Leslie ne comprenait que la violence, l'anglais s'en contenterait. Il enjamba son corps gisant pour aller ramasser l'arme tombée sur le sol, mais le rouquin lui attrapa fermement la cheville, collant sa peau maudite contre la sienne. William s'écroula par terre, entraîné par le mouvement de Leslie le tirant par la ceinture et aspirant son énergie vitale. Le corps tout entier du brun se mit à trembler sous l'effet du processus vampirique. « Lâche-moi, démon » cracha William, à bout de souffle. Le contact se rompit, mais la douleur ne cessa pas. Bientôt la silhouette menaçante de Leslie le surplomba et ses poings rouges s'abattirent contre son flanc, puis son visage. Le brun tenta de se relever, mais il fût écraser sous le poids du rouquin qui enserra son cou de ses mains pour le presser de toutes ses forces.

Pour la première fois depuis le début de cet affrontement avec Leslie, William paniqua. Son visage se contrit, se brisa, se fissura. Il était en train de l’étouffer pour de vrai. Pire, il écrasait petit à petit sa trachée de sa poigne endiablée. Le brun sentait ses forces le quitter sans qu'il puisse se défendre. L'arme était trop éloignée de lui pour qu'il puisse l'atteindre. Sa vue commençait à se troubler, ses poumons manquaient d'air, ses muscles d'énergie. Alors, contre toutes attentes, William abandonna sa lutte. Il laissa ses bras retomber au sol, sans plus opposer de résistance. Doucement, il ferma les paupières pour ne plus voir la face rubicond de Leslie au-dessus de lui. Arrivé au bord de l'inconscience, un étrange sourire se dessina sur son visage. D'entre ses lèvres s'échappèrent un long soupir de satisfaction, presque comme un rire. En l'espace de quelques secondes, le corps de William se déforma, puis se rétracta pour prendre l'apparence d'un faucon au plumage moucheté. Sous cette forme, le métamorphe pût se dégager de l'emprise de Leslie et déployer ses ailes pour venir gifler avec frénésie le visage du rouquin. Ce dernier tenta vainement de l'attraper, mais le rapace parvint à se redresser et s'envola à travers la pièce, tandis que le corps de Leslie s'écrasait sur le sol, entraîné par son poids. L'oiseau de proie tournoya un instant au-dessus de son ennemi en huissant. William n'avait pas l'habitude de s'attaquer à des rongeurs de cette taille, mais Leslie avait autant de cervelle qu'un mulot, alors le combat n'était pas si inégal après tout. Le faucon fondit tout à coup sur le rouquin et planta ses serres dans son épaule, pour venir lui pincer l'oreille. Le bec biseauté perça le cartilage du rouquin à plusieurs reprises, avant que celui-ci ne parvienne à lui attraper une aile et lui arracher violemment des plumes. Le faucon poussa un cri perçant, qui se termina en une plainte rocailleuse. William venait de recouvrer sa forme humaine dans un coin de la pièce. Appuyé contre le mur, il se tenait le bras, meurtri par l'attaque de Leslie. Celui-ci était peut-être cassé. Le métamorphe souffrait encore du manque d'oxygène infligé par la strangulation. Sa respiration était saccadée. Sur ses lèvres, le sang du rouquin se mêlait au sien. Il ne savait pas à qui il venait s'attaquer. Un éclair de fureur passa dans les prunelles de William, qui se pencha pour ramasser enfin l'arme à ses pieds. « Tu n'aurais pas dû sortir du camp » dit-il à Leslie en pointant à nouveau le canon vers son visage. Œil pour œil, dent pour dent.  


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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Dim 27 Mai - 13:48


Tu pues la panique. Je peux la sentir, la lire dans les grimaces qui se gravent sur ton visage. Ta suffisance qui se casse la gueule face à la trouille. Aurais-tu peur de mourir, William ? De suffoquer de la main de ce type que tu exècres et que tu sous-estimes ? Poussés en avant par la rémission qu’il est en train de m’offrir, mes doigts ne font que serrer plus fort encore. A en sentir les muscles et les veines qui crissent, les battements fous du cœur aux abois en pulsation contre la pulpe des phalanges. Il abandonne la lutte, m’arrache un râle de frustration face à si peu de défense. Eveille l’instinct du monstre, le doute qui pousse le corps à se raidir sous l’impulsion sale de ce maudit sourire qui se colle sur sa trogne rougit par l’asphyxie. Rire du fou en fin de vie, mes doigts s’agrippent à un corps qui se démolit. Relâchent leur prise comme si la chair m’avait brûlé les mains, un dégoût assassin peint sur le visage. Maudit changeur, l’homme qui cède sa place au rapace. L’équilibre instable change de main, lui permet de reprendre le dessus. Flottement dans l’esprit, l’ensemble est figé sous le joug de la stupéfaction. Et la douleur en électrochoc, celui qui détruit pensée et carcasse. J’en râle, tente vainement d’agripper le maudit volatile sans y parvenir, soumis à la force de ses serres. Celles qui se plantent dans l’épaule, à en faire jaillir le sang. Cri de douleur montant du fond des entrailles, il ne franchit mes lèvres que sous la forme d’un soupir lourd. Saloperie.

Les doigts tremblants, je cherche une prise. N’importe quoi pour le faire dégager. Heurte dans un aveuglement pitoyable la douceur des plumes et agrippe sans plus de réflexion. Une aile. Un ricanement mauvais menace, fend l’air de ses notes grinçantes et mes mains arrachent. Ces foutues plumes jusqu’à prendre une meilleure prise contre le membre et le tordre avec l’envie sourde de le voir se briser. Il piaille, le poulet, lâche enfin sa prise et va s’écraser dans un coin de la pièce. Ma poitrine est en feu, bouffée par le manque d’air, la respiration affolée qui m’oblige à me concentrer sur elle pour avaler de l’air. Faire enfler les poumons à m’en incendier la trachée. Mes doigts tremblent, bousillés par l’animal, je lève la main et effleure les dégâts, l’oreille où palpite le cœur. Et le sang qui glisse contre la gorge, en caresse tiède. Le retour de sa voix me soulève le cœur, fait crever la bulle de haine coincée dans ma trachée. « - Et je suis le démon dans cette histoire… Laisse-moi rire. » Un crachat de sang sur le plancher pour souligner l’ironie. Mon dos en appui contre le mur le plus proche, rien ne bronche face à l’arme qui me tient en joue. C’est si facile de se planquer derrière une arme à feu. De la distance pour ne pas se salir les mains. Et laisser une balle prendre tout le crédit de la mort qu’elle va causer. C’est ridicule, lâche à en pleurer.

« - Tu n’aurais jamais dû y entrer en premier lieu. » Grondement rauque venu du fond des entrailles, je le fusille du regard. « - Ils ont été trop naïfs de t’accepter parmi eux. Ou trop attendris par ta drôle de gueule et tes jolis mots. » A se faire trahir ensuite comme s’ils n’étaient rien. C’était quoi William ? Juste une étape dans ton plan ? Bed and breakfast sur la route et ensuite on se tire sans payer la note ? Les dents se serrent sur le flot de bile caressant la langue, saupoudrée de notes ferreuses à en retourner l’estomac. La pupille se bousille sur la trogne du traître, la détaille à s’en délaver. La carne retrouve sa couleur, dommage, le cramoisi t’allais mieux au teint. Babines tâches de sang, trop sombre pour être le sien. Le mien à l’évidence. Les premiers souffles d’un éclat de rire s’échappent de mes lèvres. Gagnent en force lorsque je me relève, lentement. Main sanglante en appui contre le mur pour ne pas flancher et finalement redresser toute la carcasse. Sentir la douleur me démolir l’épaule, le tissu colle à la peau pour rendre le moindre geste gênant au possible.

« - J’espère pour toi que ton don est efficace. Le sang du démon est réputé pour être pourri. Tu viens de te condamner William... » Les doigts s’agitent dans sa direction, désignent la pourriture planquée sous la chair. La sienne. Un beau cadeau que je te ferais là, à te refiler ma merde. Peut-être qu’elle te rendrait moins con. La haine fait espérer le pire, juste le temps d’un égarement perfide. Ce serait tellement étonnant, qu’un animal dans son genre soit encore la victime de ce genre de chose. Dommage.

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MessageSujet: Re: goodnight, old friend • (leslie) /!\   Sam 2 Juin - 17:43


« goodnight, old friend »

William Addington & Leslie MacLean

Ce n'était pas aujourd'hui que le rapace allait rendre son dernier souffle, ni prononcer ses dernières paroles. William avait toujours réussi à se sortir des situations les plus impossibles. A sauver sa peau contre vents et marées. Plusieurs fois déjà, il avait côtoyé la mort jusqu'à sentir la corde autour de son cou, monté sur l’échafaud. Souvent, il avait manqué d'oxygène, engloutit par des flots déchaînés ou suffoquant d'un trop plein d'air, la poitrine percée. Il connaissait la douleur de l'agonie, la terreur de l'instant présent sonnant comme le dernier. Tristesse des adieux, mélancolie des regrets, grâce des confessions, il savait par cœur ce chemin de croix maintes fois empruntés, jamais achevé. Malgré les appels, les épreuves, ni le Diable, ni le Saint-Père ne semblaient s'être entendus pour l'accueillir dans leur royaume. « A entendre tes flatteries, l'on pourrait croire que tu m'admires... » sourit amèrement William, le souffle lourd. Le métamorphe savait que ses paroles sucrées avaient un goût de fiel. Leslie n'en pensait pas un traître mot. Il ne soulignait ses atouts que pour révéler la fourberie cachée derrière ceux-ci. Un masque de sourires enjôleurs et des verbes bien tournés. Pour sûr, l'anglais avait usé de son charme pour séduire les membres de la Communauté. Parlant couramment espagnol, jouant les éclaireurs ou enseignant le calcul aux enfants. Durant cinq années, il en avait impressionné plus d'un et énervé les autres. « ...ou que tu es simplement dévoré par la jalousie » reprit-il avec froideur. L'ego du rouquin était écorché jusqu'à la moelle, de l'avoir laissé entré et de l'avoir laissé sortir. William avait réussi les deux, lorsque lui avait échoué aux deux. Peut-être que si l'irlandais était moins colérique, il compterait plus d'amis au sein de la Communauté. Il le blâmait pour sa propre solitude, quant il crachait dans le dos de ceux dont il prétendait défendre l'honneur.

Avec une difficulté non dissimulée, William traîna son corps le long de la pièce, en tenant toujours l'arme pointée vers le visage de Leslie. Ce dernier le nargua d'un signe de la main, évoquant la souillure de son sang qui bordait ses babines. Piqué au vif par sa remarque, le métamorphe essuya ses lèvres d'un revers de la main. Le sang noir épais était pareil à du pétrole, les émanations en moins. Ce n'était pas la première fois que William se battait contre un voleur d'énergie. Il avait vu ce sang impur versé sur le sol miteux du Bones. Lui-même l'avait fait couler durant des combats brutaux. Il connaissait l'origine de celui-ci et jusqu'à présent, il n'avait eu aucun effet sur lui. Alors, l'anglais jaugea avec appréhension le visage du rouquin. Se moquait-il à nouveau de lui ? Qu'insinuait-il par sa condamnation ? Comme pour être certain de ne pas se faire avoir, William cracha à ses pieds. « Tu seras le premier de nous deux à trépasser, Leslie. Inutile de te fourvoyer » avoua-t-il, sans se démonter. Il soutint son regard fou furieux, tandis qu'il avançait péniblement vers la fenêtre donnant sur la rue. Passer par la porte ne faisait plus partie de ses options, emporter le reste de ses affaires non plus. Il avait même dû sacrifier ses vêtements durant sa transformation. Ceux-ci jonchaient sur le sol près de son adversaire. Son anatomie entière était beaucoup trop exposée pour qu'il ne se lance à nouveau dans un corps à corps éprouvant, même s'il se savait plein de force. William ne voulait pas tenter le diablotin à la chevelure rousse. Fuir – encore – était la meilleure des solutions. « Mais avant cela, je vais laisser à Gabriel le soin de te bannir de la Communauté, pour m'avoir laissé m'enfuir une seconde fois » s'enorgueillit le métamorphe, avant d'ouvrir subitement la fenêtre dans son dos. Dès lors, il vit le corps du rouquin bondir dans sa direction, toutes mains tendues. « Bonne nuit, mon vieil ami » lui dit-il posément, un long sourire sur ses lèvres. L'anglais entendit Leslie pousser un râle de colère qui résonna dans tout l'appartement. D'un geste, William lâcha l'arme qu'il avait entre les mains et passa son corps à travers le carreau ouvert. Une fois à l'air libre, il se métamorphosa à nouveau en faucon pour s'envoler à travers le ciel d'encre de la Nouvelle-Orléans, sa trajectoire incertaine.


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to be or not to be– that is the question: whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles and, by opposing, end them
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