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 Mister Self-Destruct {PV} /!\

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Mister Self-Destruct {PV} /!   Mer 2 Mai - 17:55

Mister Self-Destruct.

I am the voice inside your head and I control you . I am the hate you try to hide and I control you. I am the sex that you provide and I control you.

Il se passe nerveusement la main dans les cheveux. Le goût amer de l’humiliation lui colle aux dents. Il a l’impression qu’il ne sortira jamais de cette spirale de violence et de ressentiment. Les allées retours se multiplient dans les couloirs de l’hôpital et ils le fixent tous, une moue de dégoût sur les lèvres, en pointant vers lui un index accusateur. Une réminiscence qui lui fait l’effet d’une plaie qui peine à cicatriser. Souhaitant couper court au vacarme intérieur, calmer l’anxiété et apaiser l’agitation, il fait irruption dans son bureau. Tourne comme un lion en cage en marmonnant des paroles incompréhensibles. Il va devoir mettre au point un plan ingénieux dans l’espoir d’assister à un retournement de situation. Ses prunelles voilées s’accrochent au vide. Ses repères sont en train de s’égarer. Perdant tout crédit, il est réduit au rang de vaurien, abandonné à son gouffre de noirceur. Peu enclin à supporter de nouveaux sermons moralisateurs, il se laisse tomber dans son fauteuil en soupirant d’aise. Fredonne une chanson enfantine dans sa tête dans le seul but de trouver un semblant de réconfort.

Les paupières fermées durant plusieurs secondes, il cherche à faire le vide dans son esprit. La porte s’ouvre soudainement devant lui, et il laisse une main se poser sur son visage pour s’abriter de la lumière aveuglante. « Une mise à pied est de rigueur. Bien entendu, cette affaire sera éclaircie et des témoignages seront recueillis. Je vous prie de quitter l’hôpital sur le champ ». Les tremblements qui secouent ses membres trahissent ce que sa voix dissimule habilement. « Monsieur, je veux consacrer ma vie au service de mes patients. La joie est une émotion positive qui donne goût à la vie et j’aimerais continuer à la ressentir en constatant que leur état de santé s’est amélioré. Je vous prouverai mon sérieux ainsi que mon innocence ». La gorge serrée, il se contente d’afficher un sourire crispé avant de se hisser vers la sortie de l’établissement. Il se donne pour objectif d’apaiser son humeur maussade. Affronte cette interminable et funeste nuit pluvieuse, hanté par ses dernières obsessions. Il pose ses yeux sur les recoins les plus insalubres de la Louisiane.

Ne serait pas contre l’idée de rejoindre cette bande d’inconscients qui rient à cœur joie, de vider le stock d’alcool aux cotés de tous ces ivrognes plus agités que d’habitude, et laisser la soirée battre son plein. La porte du Little Darlings s’ouvre sur une magnifique jeune femme à la chevelure flamboyante, et l’ironie de la situation ne lui échappe pas. Assis dans un fauteuil, il sirote son whisky et l’observe en train d’enrouler ses jambes autour de la barre et de se pencher de la manière la plus aguicheuse possible, sous l’acclamation du groupe d’adolescents pré pubères. Il sent les coins de sa bouche s’humidifier, alors qu’elle lui jette des regards taquins et insistants, en lui offrant son spectacle de nudité. Il remplit sa lingerie de billets verts. Sent une faim insatiable prendre possession de lui et cherche à l’assouvir par tous les moyens. Il attire la prostituée dans les coulisses et laisse ses doigts avides glisser sur sa clavicule hâlée. « Le client est roi, et j’ai quelques exigences à formuler. A partir de maintenant, en ma présence, tu t’appelleras Sigrid ». Ses mains détachent les boutons de son jean, sans aucune délicatesse.

Les cuisses de sa conquête s’enroulent autour de ses hanches, sans ménagement. Il plonge en elle violemment, la délivrance traversant son regard, son pouls atteignant un rythme affolant. Inutile de s’encombrer avec des baisers de complicité. Il entame des mouvements rapides et brutaux, et brûle dans les flammes de l’enfer, sa ressemblance avec l’enchanteresse relançant de vieilles rancœurs. Le démon ressent une haine féroce à l’égard de toutes les personnes ayant dicté des lois responsables de ses maux. Souhaite incarner le poignard qui les transperce de part en part. Le semeur de chaos qui se noie dans une satisfaction jouissive et ne s’arrête pas sur le passage de cadavres piétinés. « Tu me fais vivre un enfer ». Murmure-t-il à son souffre-douleur. Submergé par des vagues de plaisir, un écrasant rappel de la réalité l’arrache à cet instant. Des rides creusent le coin des yeux de l’enchanteresse. Sa peau s’assèche et elle se fige de terreur. Dans un état second, il réajuste maladroitement sa tenue, une fine pellicule de sueur recouvrant son corps frêle, et se précipite à l’extérieur. « Calme-toi. Ce ne sont que des hallucinations ». Il approche un mégot de ses lèvres et souffle la fumée avec un soulagement indescriptible.

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MessageSujet: Re: Mister Self-Destruct {PV} /!\   Jeu 7 Juin - 0:04

Mister Self-Destruct.

I dreamt the whole fucking world was burning in flames
And after the ashes settled, all there was, was you and me.


L’envie de bruler un navire, et de le voir traverser la rivière comme un passager clandestin, se perdre dans l’océan, comme un enfant du destin. L’envie de bruler une forêt, qu’elle gémisse et tremble, qu’elle s’effraie et crépite. L’envie de bruler un désert, de voir les flammes lécher les dunes de sable, monter et descendre sous la danse brulante d’un vent violent. L’envie de voir bruler ce qui ne brule pas. Ces deux iris trop claires, trop bleus, trop verts. Deux yeux qui ressemblent aux siens. Cet éternel frémissement d’échine quand ils se posent sur le miroir et se contemplent. Des paupières aveugles, elles ne s’ouvrent pas sur les mêmes histoires. Des paupières fragiles, papillons de soie qu’un vent d’insomnies empêchent de se poser. Un infime tremblement les assaille parfois. Ses cils flanchent, et puis se rouvrent ses yeux et plus grandes sont les pupilles. L’envie de blesser quelqu’un. Ou de tuer quelque chose de beau. Et cette faim brulante qui lui dévore les intestins. Depuis combien de temps Kriss, ne t’es-tu pas nourrie ?

Dans quelques jours, tout ceci sera fini. Il n’y aura plus rien à attendre. Il n’y aura plus aucune question, plus aucune réponse. Et plus besoin de se les poser en circuit court. Dans quelque jours, Kriss sera libre, vraiment. Un fragment de son passé rejoindra les ruines des autres, cette terre brulée, dont les rougeoiements la ramènent éternellement aux mêmes indécisions.

Kriss a faim. Elle maquille ses yeux du velours noir de la nuit. Dans le miroir brisé, elle évite de se plonger dans les nuances de ses iris. Trop claires pour être siennes. Trop nuageuses pour être joueuses. Une robe en dentelle noire enserre son corps, carapace contre le froid, trop courte et trop fine pour en éloigner les frissons. Ses cheveux sont un peu en bataille. Lavés à l’eau de pluie, un peu secs, comme si le feu de son cœur en asséchait la nature. Non brossés, puisqu’il ne lui intéresse plus guère de ressembler à une poupée. Elle les secoue du bout des doigts, dans le miroir, et sans conviction. Au fond, Kriss n’a pas vraiment envie d’être belle. Elle est d’une humeur terrible, celle douce et tendre des chasseresses qui abaissent les cils pour mieux se repaitre des entrailles des nantis. Elle est d’une humeur à tuer, sur le fil du rasoir, d’une faim insatiable sans pourtant avoir le désir de la rassasier. Sans pourtant ressentir la force de tuer. Ou l’excitation de la chasse. Kriss est lasse. Epuisée par les jours sans sommeil, les nuits sans énergie. Usée par Hide et ses manigances et puis, par ces vérités qui éclatent et qui frelatent la sienne. Son monde part en fumée, elle en sent les prémisses. Son sang se meurt, on l’assaille. Et elle n’est plus sûre de quelles batailles elle devrait se mêler.

S’ils achèvent Minotaure, sera-t-il mort ? Ou plus puissant dans ses entrailles ? Le venin couve sous son derme pale, rivières sombres d’un sang de plus en plus malsain. Le fiel brule dans ses prunelles opaques. Sur le rebord de ses cils, les ombres s’amusent. Des danseuses noires, sans corps ni texture, passent sur le sien, caressantes et amoureuses. Moqueuses, elles la piquent de leur ironie mordante, déployant sur sa peau la nuit comme laissant place au jour. Elles sont étranges, et couvrent son visage. Comme un voile, comme le filet noir d’une femme en deuil. Comme si la lumière ne pouvait plus toucher ses lèvres trop tendres, ou la délicate courbe de ses pommettes. Comme si Kriss était éteinte, feu ancien, dont les cendres, orbites scintillantes, portent mille sentiments fulgurants. Et cette faim, toujours plus grande. Elle sort.

Le bruit des talons sur le béton calme son cœur, le raisonne. Dans les résonances glacées d’une nuit qui n’en finit plus, ou qui commence à peine, elle ne sait plus, il y a cette lassitude des jours qui se ressemblent. Kriss s’avance et le monde autour lui semble étranger. Il ne bat pas le même rythme. Il y a bien les putains, les paumés, qui attirent son œil. L’envie de se perdre dans des bras étrangers, une envie qui passe et traverse sa pupille sans l’arrêter. Il y a bien les alcooliques et les junkies, à l’œil blafard et morne, qui l’appellent, échos du désespoir qui se répercutent sur le béton. C’est comme une ancienne mélodie, l’envie de se perdre dans un labyrinthe sans fond. L’envie de relâcher toutes les pressions et de s’éteindre pour mieux renaitre. Mais Kriss ne s’arrête pas. L’œil, lui aussi, est las. Elle songe à cette promesse qu’elle a soufflé à cette gamine. Elle songe à celui dont il est l’heure mais qui ne le sait pas encore. Elle songe au piège de sa robe trop courte et de ses talons hauts. Et, dans un soupir, elle se perds davantage dans les ruelles mal famées de la nouvelle Orleans. À l’abord du Little Darling enfin, elle ralentie le pas. La main sur la porte, elle s’apprête à entrer. Mais les ombres gesticulent, crient, fabulent. Et sa main s’arrête, ses yeux se détournent. Kriss a promis et pourtant, elle n’a guère le cœur à l’ouvrage.

Une ombre capture son œil. Pas une des siennes, ces marionnettes sombres qui couvrent son visage. Pas une des autres, noire par la couleur, mais grise par la consistance. Une ombre sœur. Comme un fragment éparpillé de quelque chose de plus pur, bien qu’aussi sombre qu’un trou noir. Un fragment brutal, une écorchure. Et qui, pour celle qui ne marche qu’avec les monstres, est empreint d’une douceur que peu pourraient comprendre. Une ombre libre, bien que prise au piège de ses propres mensonges. Une ombre qui démantèle les cages et habille les bras de camisole. Une ombre amie, dans une nuit sans. Ses yeux se lèvent.

C’est comme un choc des pupilles, un uppercut. Son cœur qui s’enflamme et pulse d’un rythme différent, plus profond, plus violent. C’est comme une déflagration, un orage. Les éclairs qui fusent à l’horizon, le sourd bruit du Tonnerre. Il y a dans le regard de Joshua, la même fuite en avant, la même fureur de vivre, le même tourment. Une violence tenue en cage dans des iris brillants, une violence sourde, sauvage, palpitante. Qui fait frémir les ombres autour. Et fait tourner haut dans le ciel les vautours. Il avale le néant de son âme dans un regard. Et la voila qui s’avance, délaissant sa proie. Il est blessé, brûlé, comme un animal mutilé par les lueurs sanglantes du jour. Kriss s’installe dans le velours de son ombre. Si proche, que presque, si elle levait à peine la main, elle le toucherait de ses doigts. Kriss se loge dans son aura, bien que meurtrie, et se dépose contre le mur, si près de lui. Ses hanches cognent la pierre, sa gorge se recule. Elle n’a rien envie de dire, Kriss, pas tout de suite. Sa voix est enrouée, encore, dans sa gorge, animal mal réveillé qui n’est pas sorti de son lit depuis des jours. Elle hiverne, plus grave, plus sourde, vibration qui ne s’éveille que pour faire peur aux anges.

Kriss le regarde. Attends, peut-être que ne s’abaisse la fournaise de ses pupilles animales. La fumée de sa cigarette la touche et la caresse, pourtant aussi froide que la nuit. Il y a une fureur dans son regard. Elle songe aux images qui martelèrent la ville de leurs viles vérités. Elle souffle.  

Faut croire qu’Hide a fait des malheurs.

Dans sa voix, le nom est un soupir, un secret. Kriss ne lui demandera pas qui est la créature rousse, ni ce que le secret est à l’homme. Lentement, elle se redresse. Ses doigts de fée, porteurs d’un vernis rouge vif, écaillé par endroit, se glissent sur sa poitrine, réajustent son col, lui redonnent contenance. Ses mains osent le toucher comme s’il fut sien. Puis viennent, voleuses, lui chiper une cigarette. Se reposant contre le mur, Kriss le regarde, la demoiselle blanche entre les doigts, attendant qu’il l’allume.

J’ai envie de foutre le feu.

Une envie d’incendie comme une envie de meurtre, la vengeance par la calcination. Le meurtre par la braise. Pas sa vengeance, Hide est si loin qu’il est hors d’atteinte. Et elle n’est pas prête encore à porter les cornes du Minotaure pour arpenter les lignes de code à la recherche du Hackeur. La porte du Little Darling s’ouvre et se referme, des sons s’échappent, appâtent son ouïe et son visage se détourne. Mais la porte se referme et son regard revient sur Joshua. Lui aussi, a envie de foutre le feu. Ses hanches se décollent du mur, elle se redresse, sa main vient se glisser à son bras.  Ses yeux déjà cherchent une direction dans la nuit. L’homme n’y est pas encore, mais il viendra.

Viens, j’connais un endroit où il y a exactement tout ce dont nous avons besoin.

Les ombres se moquent sur le pavé. Elles sont grinçantes, pointues, à gorges déployées. Le cœur, pourtant, est plus léger, comme si le plan qui fermente dans son âme, la rendait plus aérienne.

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MessageSujet: Re: Mister Self-Destruct {PV} /!\   Dim 24 Juin - 20:22

Perdu dans les limbes brumeux de son subconscient, un éclat de déréalisation s’affiche sur ses traits, et ses yeux prennent l’éclat du marbre. Les rétines affolées, brusquement sorties du néant, scrutent chaque recoin, à l’affut de la moindre étrangeté. Essayant d’apprivoiser ce nouvel environnement dans lequel elles se trouvent, incapables de s’arracher aux derniers lambeaux de leurs songes. Des formes floues et des tâches sombres entrent dans son champ de vision, et il a la désagréable sensation d’être dans du coton. Que des idées saugrenues viennent automatiquement se placer dans son esprit. D’être en train de planer au-dessus du vide, comme si une personne mal intentionnée avait voulu tester sa résistance, en injectant un nouveau produit dans ses veines. Déjà durcies par les innombrables aiguilles qui ont transpercé ses chairs, durant plusieurs années, les médecins venant de tous les continents dans l’espoir de réparer son cerveau atrophié. Une pointe d’angoisse commence à percer la cage d’un noir profond dans laquelle il est emprisonné, l’âme aspirée par l’immonde créature qui jaillit d’un point des ténèbres.

Lui insuffle un peu de joie de vivre, avant d’intensifier son aura de folie douce. Une ombre démoniaque invisible, qui suffit à le faire chanceler et insuffle en lui une rage incontrôlable. Le cerveau encore troublé par ces soudaines attaques, Joshua inspire les dernières bouffées de nicotine. En savoure l’effet délassant, se prend la tête entre les mains en essayant tant bien que mal de rejoindre la réalité terrestre. De remonter le plus rapidement possible à la surface et réapprovisionner ses poumons en air. Les ongles acérés raclent la paume de la main. Laissent une marque indélébile, une douleur sourde qui résonne à travers tout son corps. Le fait se sentir plus vivant que jamais. « Besoin d’un petit remontant ? ». Un visage d’ange, au charme irréel. Les doigts délicats qui glissent avec lenteur sous la bretelle de soie fine. Avant de s’accrocher aux boucles rousses qui tombent de façon disgracieuse, et qu’un sourire amusé étire les lèvres piquantes. Joshua redessine du bout des doigts la ligne de ses clavicules. Avant que ses mains fermes l’enserrent violemment à la gorge.

Seule l’enchanteresse a la capacité de l’arracher à son tourment. « Ce n’est pas un jeu ! ». La prostituée le regarde avec deux grands yeux apeurés. Prend ses jambes à son cou sans réclamer son dû. Son grand rire torve de prédateur secoue la totalité du quartier, et ferait gémir n’importe qui de terreur. Adossé au mur, niché dans le silence de la nuit, qui prend place au milieu de cette atmosphère qui pue l’urine, il approche un nouveau mégot de ses lèvres. Réfléchit à la manière de vaincre la malédiction qui pèse sur lui. Sent une haleine tiède caresser son cou délicat. La voit sortir d’un nuage de fumée noire. Kriss. Celle qui esquisse chaque geste avec une sauvagerie sans pareil. La splendide créature faite de bestialité et d’élégance. Née avec un fort instinct de chasseuse. Kriss et sa voix rocailleuse, semblable au feulement des fauves qui roule dangereusement dans le creux de la gorge.

Elle attise le désir, le feu ardent qui le consume littéralement. Une prédatrice qui le tire dans un gouffre infini. Lui donne régulièrement sa dose de violence, et met fin à l’agonie et aux questionnements qui le rongent. Il sent sa force, cette folie qui menace de l’engloutir et noircit son cœur. Celle qui anéantit toute source d’espoir. Il s’évade dans sa rêverie, emporté par cette adrénaline macabre habituelle. Un bref moment d’absence. Le détachement, le désintérêt pour les évènements sociétaux qui se déroulent autour de lui. « La violence n’est-elle pas qu’une hérésie ? ». Plongé dans des réflexions dérangeantes, le regard vide et terne. Au milieu de ce chaos d’émotions. De la bataille qui se joue inlassablement dans son esprit. « J’ai envie de sombrer dans un abyme de plaisir et de carnage ». La main tient fermement le briquet, et une flamme colossale s’en échappe. « Fais-moi découvrir ton monde ». Le défi qui s’imprime dans la chair comme une brûlure au fer rouge. L’instinct qui dicte sa loi et l’entraîne dans des aventures dangereuses. Le claquement des semelles qui frottent sans hésitation aucune contre la pierre des pavés.

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MessageSujet: Re: Mister Self-Destruct {PV} /!\   Mer 4 Juil - 22:49

Mister Self-Destruct.

I dreamt the whole fucking world was burning in flames
And after the ashes settled, all there was, was you and me.


C'est un soupir sur ses lèvres, une vague de furie qui roule entre ses dents et s’échoue comme un murmure. Cela crisse, dans le fond de son âme, pensée orageuse. Vague d’éclairs, elle aimerait que la nuit soit pleine de lumière et que le monde brûle sous la fureur du ciel.

Tout devrait être une hérésie.

L’aberration devrait être la loi.  L’hérésie devrait être le mot d'ordre. Le chaos devrait faire naître la vie, encore, et la mort, toujours, dans un éternel cycle de violence et de liberté. La société  est trop droite, trop étroite pour laisser vivre quelqu'un comme elle. Ou de son sang, un frisson passe sur son échine, séisme dont le Minotaure est l’épicentre. Cette société ne mérite pas qu'elle en suive les règles.  Kriss est comme le chat dans un trou de souris, comme le monstre dans une cour d’école. Elle devrait tuer et prendre, se servir comme une princesse et se lécher les griffes comme une vraie prédatrice. Mais le gouvernement la tient en cage, il pose une muselière sur ses crocs, un harnais sur les cornes de l'homme monstre. Et il les tire, les tire toujours plus fort. Et cela tire à l’intérieur, le cœur, l'estomac et ces organes qui ne servent plus à rien mais qui balancent, au bord des lèvres, rompus par les éternels rappels de leur surnaturelle déchéance. Sa nature toute entière est une hérésie. Et cela tire  sur sa peau, surface pale au monde, comme un miroir envers les ombres, qui se ride, se bleuie, s'asphyxie. Kriss a faim,  elle rêve de revanche.

Et cette muselière qu'elle brûle alors qu'il lui souffle son désir, écho du sien, comme si ses pensées étaient alourdies par la même noirceur, comme s'il cherchait à se libérer de la même vase qui les embourbe et du même sel qui cristallise leurs os.

Le claquement du briquet éveille son ouïe. Chuintement nocturne, le silex qui frappe l'acier. Étincelle, ses lèvres rient. Lumière, sa peau s'approche. Sur le nacre, glisse la lueur comme les ombres. Plaisir silencieux, elle aime la douceur du feu, le chevauchement des couleurs. Le bleu glacé et l'orange mouvant. Le chevauchement des odeurs, l'essence qui brûle et l'air qui s’assèche. La flamme brille dans son regard, longue et incertaine dans une nuit qui s'annonce chaotique.  Kriss dépose la cigarette sur ses lèvres, respirant les prémisses d'un incendie. Le leur, cette colère qui brûle dans les prunelles. Celui du monde, qui ne saurait tarder à venir. Ses paupières, papillons pales dans cette nuit sans étoiles, se posent sur le vert, ses yeux se ferment. Il y a une paix dans la renonciation à se battre. Ce soir, s'en est assez, elle ne se battra plus. Kriss pose les armes. Les filets et les filtres, les sécurités et les masques. Elle n'est plus seule. Elle n'a pas à se cacher. Ni de qui elle est, ni de ce qu'elle est. Joshua la délivre des verrous et des sceaux qui retiennent ses membres et sa voix. Ces fers invisibles et imperceptibles qui retiennent la grâce de ses mouvements, les ralentissent, les humanisent. Ces regards qu'elle s'interdit et ces envies qu'elle garde en demeure, sous clef, pour ne pas perdre ni sa discrétion, ni sa liberté. Pas ce soir. Les fers tombent, sans bruit, ni furie, électricité qui gagne ses membres, elle se sent revivre. Ses yeux se rouvrent, ses lèvres ont capturé le feu.

J'ai quelqu'un à te faire rencontrer d'abord.

Son bras est au sien, comme un gouvernail pour le navire en flamme. Un œil étranger n'y verrait que du feu. Il ne verrait que la pierre sous leur pied, et s'imaginerait peut-être une romance au creux de ses lèvres qui sourient. Un étranger se perdrait peut-être dans de conclusions hâtives et ne verrait pas cette énergie qui glisse entre eux, vague gonflante, murmure oppressant des ombres qui s’excitent. Chacun de leur pas, pourtant sans hâte, est une précipitation vers l'inconnu. Chaque seconde qu'ils passent ensemble les rapproche de ce monde dont il n'en connaît que la sensation. Ce monde qu'il appelle désespérément alors que la fureur embrase son âme.

Son monde est sale, crasseux, couvert du velours gluant de la nuit, plus douloureux encore que l'air de Darkness Fall dans les poumons quand viennent les vérités les plus cruelles. C'est un monde de loups. Un monde de crocs, et de coups de couteaux. Une existence dont elle porte les cicatrices sur la peau. La cruauté humaine s’échoue sur son derme, elle porte les avarices d'un gouvernement qui ponctionne les honnêtes gens et qui tente d'annihiler les âmes errantes comme elle, qui se moquent des doctrines et des lois, les ignorant dans l'ombre, se faufilant dans les espaces sans lumière pour échapper au radar des miliciens. C'est un monde sans contour ni cadre. Une existence exsangue et courte, brûlée par les deux bouts, usée par la furie de la vie et les dérives de la nuit.

Joshua devrait déjà en faire partie. Il a les yeux fous et le cœur plein d'absinthe. Il a le verbe venimeux et l’âme du tortionnaire. Il s'est échoué sans rivage et porte peut-être le blanc des docteurs comme masque, mais il marcherait dans les rues crasses comme un roi sans couronne. Au premier regard, Kriss a reconnu le rapace dans ses pupilles animales. L'oiseau de proie, celui qui vole dans le ciel pour mieux plonger dans l'air vif et dévorer sa proie. Kriss a reconnu une âme de son espèce, les filaments noirs qui couvrent ses prunelles, la complexité solaire de ses envies les plus violentes. A son bras, avalée par la nuit, sous cette lune moqueuse, Kriss respire l'air toxique de sa cigarette. A quelques rues du Little Darling, tout à peine, elle la jette au sol. L’étincelle gémit dans une flaque, avant de s’éteindre. Elle lève ses yeux pour mieux compter les étages. L'immeuble est crasseux, poisseux. Son ombre se déchire dans la nuit, hauteurs pas si hautes mais perspectives étranges. Un jour, peut-être, il suffira qu'on pose les yeux sur lui pour qu'il ne s’écroule.

Son corps se détache de celui de Joshua. Elle est légère, elle virevolte à peine et la voilà devant lui, à le regarder du bout des cils comme pour mieux lui promettre une proie. Kriss souffle.

J’espère que tu as toujours envie de jouer.

Ses yeux se lèvent et déjà son attention est ailleurs. Les traits de son visage semblent purs, comme frappés dans le marbre. La lueur d'un néon chasse les ombres.  Son esprit se concentre, comme sous l'appel d'un besoin plus profond. Rythme différent qui allège ses pieds. La porte de l'immeuble est ouverte, cassée. Quelques junkies sans abri sont dans l’entrée. Ils sont comme elle, sans la faculté de tuer, perdus dans une existence qui ne leurs appartient plus, pas tout à fait libre et pourtant, dans les iris vertes ils sont peut-être ce qu'ils y a de plus affranchi dans la nouvelle Orléans. Pas de maison qui les enferme, plus d’identité qui les soumet. S'il n'y avait cette peur qui ronge leur ventre, cette peur d’être retrouver et celle d’être tuer, ils seraient peut-être ses vrais héros. Mais la peur qu'elle lit sur leurs visages la répugne, elle lui rappelle trop bien celle qu'elle devrait ressentir. Et ces faiblesses qui fonderaient sur elle si jamais elle éteignait une seconde sa fureur de vivre. Alors elle les ignore et monte les escaliers, invitant Joshua à la suivre.

Deuxième étage, direction les enfers. La porte s'ouvre dans un cliquetis désapprobateur, forcée par deux tiges en fer. Elle la referme derrière Joshua, à clef, ouvrant ensuite toutes les fenêtres pour pouvoir mieux respirer. Le cherchant des yeux, alors qu'elle  ouvre la dernière et prends un bol d'air, une infime provocation passe le velours de ses lèvres.

Quoi, tu croyais pas qu'ici c’était chez moi?

Il y a dans sa voix l’annonciation d'un jeu qui couve.  Kriss s'amuse. Autour d'elle le monde semble être en charpie. L'homme est un violeur, un menteur, un bonimenteur. Quand ses yeux passent sur le sofa, elle le voit nue sur cette fille qui la supplia de la venger. Quand elle regarde son sol, elle imagine ces corps tirés à bout de bras par les cheveux. La chasseuse piste le sang calcinée dans les traces sombres et imagine des désamours dans les blessures des murs. Kriss ne craint pas les prédateurs, et leur laisse leurs terrains de chasse, mais celui là joue trop près du sien. Il baise les gosses de sa rue, il marche sus ses plates bandes sans savoir qu'il pisse trop près de son jardin. Kriss est loin, mais les échos de ses histoires sont venues trop près de ses oreilles, jusque se marquer au fer rouge dans son esprit. Et puis cette fille, elle l'aimait bien, elle était pas encore sale et crasseuse comme toutes ces chattes de gouttière dévorées jusque la moelle. Il y avait de la fierté au fond de son regard quand elle venait lui offrir quelques secrets contre quelques pièces. L'homme ne savait pas, mais il a touchée à quelque chose qui était à elle, il lui a volée une paire d'oreilles et des yeux pour mieux voir. Il lui a rendu une poupée, une marionnette, une épine dans le pied, une meurtrissure au coin des lèvres. Kriss ne peut plus rien faire d'une junkie, la jeune femme est devenue pareille à ces autres qui se meurent au pied de l'immeuble oubliant qu'ils sont libres en s'enfermant dans une cage sans lumière ni eau, attendant qu'on les sauve.

Kriss soupire. L'appartement est vide et il n'y a personne à tuer, pas encore. L'attente. Cela ne dure qu'une fraction de secondes, infimes et pourtant brutales, comme un coup dans les reins, le rappel que demain vient et que les miliciens l'encerclent, elle et les siens. Alors, elle chasse ses idées trop pures, passant sa main dans sa chevelure et rejoint Joshua.

Mais fais comme chez toi, notre hôte arrive bientôt.

Ses yeux sont malicieux, elle entreprends d'ouvrir les placards de la cuisine américaine, jetant tout ce qu'elle trouve au sol. Fracas d'assiettes, de verres et de faïence. Chute blanche d'un sucre rare, cavalcade de mauvaises bouffes qui virevoltent dans les airs, jusque trouver la réserve personnelle de Monsieur. Tendant deux bouteilles à Joshua, elle demande.

Vodka ou Gin?

Et puis, se saisissant de celle qui l’intéresse, whisky ambrée, elle s'installe sur le canapé. Ouvrant la bouteille, qu'elle boit directement au goulot, gorgée brûlante qui la réveille, Kriss attends qu'il s'installe auprès d'elle. La voleuse d’énergie le couve alors du regard comme s'il se fut perdu, un instant. Puis ses yeux cherchent autour, soudain inquiète d'un détail qui pourtant n'en est pas un. Elle s'excuse presque.

Il doit aussi y avoir de la came quelque part, si ça t’intéresse.
L'homme est un dealer.

Mais là n'est pas la vraie question. Ni son vrai silence, malgré tout ces mots qui passent ses lèvres. Kriss a une question, une question qui la ronge, une question qui l'esquinte. Une brûlure qui s’étend parce qu'elle ne l'apaise pas d'une eau salvatrice. Alors, à sa manière, elle la pose.

Si tu veux vraiment entrer dans mon monde...

Un instant, un silence, un doute comme imbibé d'essence. Elle boit une nouvelle gorgée avant de lui tendre sa bouteille, ce précieux nectar si difficile à trouver.

Je veux que tu tues pour moi.

Ses yeux le couvent, prédatrice qui caresse l’idée de lui partager le fruit de sa chasse, lionne qui exige qu'on la nourrisse. Ses yeux se fixent, attendent. Il a éveillé l'envie dans sa carcasse, une envie de violence et de chasse. Il a dit qu'il voulait entrer dans le calvaire de son existence, et d'en devenir l'un des monstres. Kriss aimerait le laisser entrer, comme elle aimerait le laisser entrer dans son esprit et jouer avec les monstres qui couvent sous sa prunelle trop douce. Et sans doute, pourrait-elle déjà. Il l'a sauva du gouvernement et de la loi, et, sans doute même, s'exposa lui aussi. Mais elle veut davantage. Kriss veut qu'il s'offre à elle. Qui lie son sang au sien, qu'il lie sa cruauté à la sienne. Comme un pacte d'enfant, comme un pacte dans le sang et la crasse, qui resterait entre eux comme un lien indéfectible. Une confiance. Un fragment indicible, intangible, qui planerait comme une épée de Damoclès en cas de trahison, mais serait un trésor dans cette époque de disette. Qu'il soit sa lame et son fouet, son arme et son exécuteur. Qu'il tue l'homme, pour elle.

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We walk behind you.
We walk the spaces in your mind,
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