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 Inside the demon | Yekaterina

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Inside the demon | Yekaterina   Mar 8 Mai - 19:33


Inside the demon
Yekaterina & Marcus



Attablé de manière nonchalante, le regard absent, il ne bouge pas. Une truffe humide vient chercher le contact de sa main tombant mollement vers le bas, le tirant alors des méandres de son esprit. Machinalement, ses doigts répondent, cherchent la tête de l’animal pour y glisser une caresse. Petite à petit, le bras reprend lui aussi de sa vivacité, lui arrache un râle de mécontentement alors qu’un fourmillement se manifeste, l’inconforte. Son corps tout entier se met alors à bouger, signant la fin de son errance. Se tournant enfin vers son compagnon, il fixe ces grands yeux à demi-étonnés de son comportement. Incline légèrement la tête sur le côté, reproduisant la mimique du canidé. Qu’y a-t-il, Nero? Une moue se glisse sur ses traits, alors qu’ils communiquent sans dire un mot. Finalement, le noiraud semble gagner la partie. Les orbes de l’italien effectuent quelques va-et-vient entre l’assiette et le malinois, avant de laisser à ce dernier le loisir de manger à sa place.

Arrête de te faire passer pour un martyr. Arrête de croire que le monde est injuste et de te consoler dans ta propre culpabilité. Les mots du ministre n’ont toujours pas quitté ses pensées, surgissant dès lors qu’il pense retrouver de sa stabilité, ne lui laissant aucun instant de relâchement. Et il s’enlise dans son malaise, ne cesse de s’oublier. Il n’en a pas mangé cette fois-ci, à complètement laissé refroidir son plat, trop préoccupé. Le tatoué a beau tenter d’échapper à ses réflexions, il n’y parvient, perd à chaque fois, se retrouve contraint de tourner en boucle, comme si souvent. Il ne saisit pas encore tout, pense à son père, dont il a suivi les traces, croyant pouvoir servir une noble cause, avant de comprendre qu’il n’y a rien de moins sûr. Se rappelle comment il a fini, le paternel, comment il s’est volontairement fait renverser, alcoolique au bout du rouleau. Il pourrait, lui aussi, noyer ses tourments, se risquer à se laisser tenter par le vice, à abandonner sa conscience aux bras des démons. Yeux qui se révulsent pourtant à cette simple pensée, Marcus est encore trop attaché à ses principes pour accepter de perdre tout son fragile équilibre.

Crainte qui s’éveille alors au creux de son âme, lui prend les tripes, le pousse à se lever pour faire les cent pas. Il ne sait plus. Ni ce qu’il veut, ni qui il est. Ne comprend pas tout, s’agace de plus belle. Cherche à éclairer ces mots qui ont semé la tempête dans son esprit, ces mots qui l’ont frappé de plein fouet, ces vérités qu’il se refusait de voir. Machinalement, ses doigts se portent à ses dents, avant qu’il puisse se rappeler avoir déjà beaucoup trop manifesté sa frustration sur ses pauvres ongles. Sans réfléchir, comme il en a tant et si bien pris l’habitude, décide d’aller prendre l’air, de profiter de la tombée de la nuit pour tenter de trouver des réponses là où il a probablement commencé à saturer véritablement, et à enchaîner les grosses bavures, encouragé par son innocence. Ne traînant plus, il se prépare à sortir, délaisse enfin son uniforme gris pour se fondre parmi les civils, passer pour un type comme n’importe quel autre, tout de noir vêtu. Soupire un bon coup, décidé, fait signe au chien qu’il ne l’accompagnera pas cette fois, alors qu’il glisse dans sa ceinture son arme personnelle, que son haut suffisamment long cachera.

On ne sait jamais ce que Treme réserve. On ne sait jamais ce que Joseph réserve. Joseph. Oui, l’italien a bel et bien jugé bon de chercher des réponses en sa compagnie. Leur distance ne leur fait pas de bien, ne lui fait pas de bien, il le sait, dans le fond. Inutile de le nier, sans le souteneur pour lui faire passer des nuits dans les recoins les plus sombres de la Nouvelle-Orléans, ce n’est pas pareil. Il a besoin de retrouver sa présence, de s’offusquer tant et encore d’avoir à user de son flingue pour réveiller le bon sens de certains, pour les sortir d’un mauvais pas, de s’offenser d’avoir à écouter les occupations de ses filles et de leurs clients, sous son regard presque amusé qui l’agace tant. De retrouver l’équilibre qu’il lui avait fait trouver, au point de râler de se faire traîner dehors plus que pour la forme. Parce qu’il se laisse croire qu’il trouvera de quoi rebondir en se confrontant à cette réalité face à laquelle il ferme les yeux depuis si longtemps, préférant de loin se berner d’illusions.

La route n’est pas bien longue jusqu’au Little Darlings, mais assez pour lui laisser le temps de se torturer les neurones un peu plus longtemps. Et s’il ne faisait qu’empirer les choses en agissant ainsi ? Et s’il ne cherchait pas à fuir plutôt que d’assumer ? Et s’il se trompait, encore ? Les doutes se poussent et se trémoussent, alors qu’il tente de les chasser en ronchonnant contre lui-même. Quelle idée de sortir sans Nero. Lui, au moins, l’aurait diverti de sa simple présence. Une fois de plus, se retrouve à foncer tête baissée dans le cercle vicieux du mécontentement. Il n’en est, hélas, pas encore sorti. Sa mine se referme de plus belle alors qu’il détourne le regard, apercevant un lointain collègue, à peine vient-il d’entrer dans l’établissement. Ne lui manque plus que ça, se faire catégorie de ceux qui font respecter la loi le jour et la salissent une fois la nuit tombée. Blessé, reprend son entrée, cet air plus dédaigneux reprenant possession de ses traits. Du regard, il balaye les lieux, cherche le souteneur. Ses sourcils se froncent, alors qu’il ne le reconnaît nulle part. « Et merde, c’était perdu d’avance. » marmonne-t-il pour lui-même, dans sa langue natale.

Il n’y a nulle trace de Joseph, sans grande surprise. Il en est certain, reconnaîtrait sa silhouette sans la moindre difficulté, le localiserait au simple son de sa voix, à la simple aura qu’il dégage. Mais il n’est pas là, probablement déjà en course. Alors, se met à chercher Ivy, sans la trouver non plus. Dommage, la prostituée l’aurait certainement bien aidé à le trouver, bien qu’il en aurait essuyé ses bavardages incessants. Sa marche se stoppe bien vite, tandis qu’une des employées ne se trouve pas bien loin. « Je cherche Joseph, il est parti pour un moment ? » l’apostrophe-t-il sans la moindre gène, continuant de scruter son environnement, pressé de savoir s’il se tire maintenant ou va faire l’effort de l’attendre un peu. Parce qu’après tout, il est là pour ça, côtoyer ce milieu qu’il déprécie.

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We dream, we wake on a cold hillside, we pursue the dream again. In the beginning was the dream, and the work of disenchantment never ends.
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