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 Reckless - Itzal

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Reckless - Itzal   Sam 12 Mai - 23:01

« Argh ! »

Le cadavre percute Pâris qui se retrouve plaqué contre le mur du couloir. La mâchoire déformée de la créature essaye inlassablement de le mordre. Les râles ainsi que les bruits de pas trainant envahissent le bâtiment et se rapproche inévitablement de lui. Son cœur bat à toute allure alors qu’il tient son visage hors de portée  de la mâchoire du monstre, qui claque à seulement quelques centimètres. L’ancien marshal s’en veut. Jamais il n’aurait cru pouvoir être aussi stupide. Nettoyer ce genre d’endroit seul relève de l’inconscience. Trop de portes, trop d’angles morts, trop d’étages et définitivement trop de zombies. Seulement les ressources sont de plus en plus rares à trouver aussi près de la ville. Il est donc nécessaire de prendre de plus en plus de risques mais il a peut-être dépassé les bornes cette fois-ci. Certes son sac est plutôt bien rempli mais cela ne sert à rien s’il ne peut pas rentrer. Il a déjà raté le rendez-vous d’extraction depuis de longues minutes déjà et il n’est pas encore sorti du bâtiment. Surpris par plusieurs cadavres ambulants, il s’est retrouvé couper de la sortie et n’a pas eu d’autres choix que de monter dans les étages, attirant ainsi tous les potentiels monstres des appartements abandonnés sur son chemin.

Le jeune homme finit par repousser la créature collée à lui avant de lui briser le tibia d’un coup de pied. Il tire son couteau avant d’achever la créature à terre devant lui. Il se tourne et envoie un coup de pied dans le torse du second monstre qui s’apprête à l’attraper avant de courir dans la direction opposée. Concentré, il tourne sa tête à gauche et à droite à chaque fois qu’il passe devant les portes. Il décide de se réfugier dans un petit studio. Il essaye de refermer la porte mais il n’y en a plus et rien ne peut lui permettre de barricader le passage. Il tente de s’échapper une nouvelle fois en prenant l’escalier un peu plus loin dans le couloir mais un second groupe de cadavres le descend. Enfin, si le fait de se casser la gueule dans les escaliers peut être considérer comme l’action de descendre. L’autre groupe continue sa progression dans le couloir. Il n’a pas vraiment d'autres choix que de se retrouver coincé dans le petit appartement. Même si l’encadrement de porte peut servir de goulet d’étranglement, il n’est pas capable de gérer autant de créatures. Ses yeux se portent alors sur la fenêtre. Encore une fois, il n’a pas le choix. Soit il meurt en restant ici, soit il essaye de survivre à un saut du deuxième étage…

La vitre se brise. Malgré le roulé-boulé exécuté, Pâris chute lourdement et reste inerte sur le sol. Ce n’est que seulement plusieurs secondes après qu’il remue légèrement. Cela relève presque du miracle qu’il ne se soit rien cassé. Seulement, au moment de se remettre debout, il chute immédiatement en étouffant un cri de douleur. C’était trop beau pour être vrai. Un large morceau de verre a perforé sa cuisse droite. Il s’aperçoit également qu’un second morceau s’est brisé à l’intérieur de sa chair au niveau de son épaule gauche. Tout en serrant les dents, il extrait le morceau dans sa cuisse avant de le lancer rageusement au sol. Il repart tant bien que mal en laissant derrière lui une trainée de sang.

La respiration haletante, il ne desserre pas les dents à chaque pas. Le problème reste que sa jambe saigne beaucoup trop. Après avoir vérifié les alentours, il se réfugie dans une petite allée. Ne voulant pas trop se miner le moral, il évite de se faire un checkup complet et s’occupe du plus pressé. Il retire son sac, sa veste et sa chemise avant de découper les manches de son vêtement. Le bout de verre encore logé dans son épaule gêne ses mouvements. Le problème étant qu’il n’a pas de quoi le retirer sans devoir se lacérer complètement la plaie. De plus, il n’a rien récupéré qui pourrait vaguement l’aider à désinfecter ou à soigner ses blessures.  Tout en poussant des gémissements de douleur, il continue ses actions. Après avoir récupérer la ceinture à sa taille, il s’assoit au sol et compresse sa blessure avec les manches de sa chemise et fait tenir le tout avec la ceinture qu’il serre à s’en faire hurler. Tout en reprenant son souffle, il attrape son sac et fouille énergiquement dedans. L’ancien marshal récupère sa gourde et de quoi manger. Il doit rester hydrater et un peu de nourriture ne lui fera pas de mal après avoir perdu autant de sang.  Il souffle plusieurs fois avant de se remettre debout. Son extraction n’est plus là et personne ne viendra le chercher. Il ne peut compter que sur lui et il se vide de son sang de seconde en seconde. Aussi rapidement que le lui permet son corps, il se dirige vers la ville. Il ne faudrait pas qu’il se retrouve de nouveau coincé par des morts-vivants. Cette fois-ci, il ne s’en sortirait pas dans son état…

Un cri de rage s’échappe de sa gorge alors qu’il contracte tous ses muscles pour essayer vainement de sortir de sa torpeur. C’est le troisième cadavre qui s’attaque à lui et ne lui laisse pas le choix que d’utiliser toute l’énergie qui lui reste pour rester en vie. Comment cela est-il possible ? Les monstres semblent être proches de la ville. Il se retrouve encore à devoir affronter ces satanés créatures. Si près et si loin de la ville. Son bras gauche répond de moins en moins alors qu’il sent le sang s’écouler le long de sa plaie. Son jean commence sérieusement à être imbibé d’hémoglobine au niveau de sa large blessure. Sa vue se brouille par moment alors que son cœur s’emballe. Il refuse de céder à la panique.

Pâris laisse les créatures s’approcher de lui et les neutralisent une par une lorsqu’il juge être en capacité de le faire. Au fil des minutes, son chemin est parsemé de cadavres morts pour de bon. Son erreur a été de se croire à l’abri pendant une poignée de secondes. Le monstre le percute dans le dos. Le poids cumulé de son propre corps et de la créature fait céder sa jambe blessée. Dans sa chute, il fait tomber son couteau hors de portée. La seule chose qui lui permet de ne pas être mort immédiatement est son sac rempli qui empêche le zombie de le mordre. Il n’a plus assez de force pour le faire basculer de son dos. C’est la fin…

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MessageSujet: Re: Reckless - Itzal   Dim 13 Mai - 15:22

Que tout soit devenu une routine pour lui relevait purement et simplement du scandale. Enfin, si seulement les gens s’étaient inquiétés de quelqu’un d’autre que d’eux-mêmes. Itzal avait entendu parler d’un temps où on n’avait pas trop le droit de traiter les hommes comme des objets, entre deux périodes d’esclavagisme, mais enfin bref, tout ça pour dire qu’il en avait ras le cul de devoir risquer sa vie pour des connards. En soi, le job lui plaisait parce que c’était à peu près la seule chose qu’il pouvait faire et qui lui permettait d’évacuer la rage permanente qui l’habitait. L’autre solution aurait été d’aller voir un psy, et cette seule idée l’avait fait se marrer tout seul dans la cambrousse alors qu’il s’éloignait des murs de la ville. Ouais, l’ironie de la chose était sûrement là : il aurait pu faire ce travail – payé, évidemment – dans des circonstances aussi normales que possible compte tenu du monde dans lequel ils vivaient. Au lieu de quoi il larbinait sans salaire pour le gouvernement qu’il haïssait et le plaisir de faire sauter le caisson à des zombies se trouvait terni par l’idée qu’il rendait un fier service à ceux-là même qu’il méprisait, et que s’il mourait en service, nulle médaille, nul enterrement au son des canons de l’armée pour lui. Un couteau à beurre avait un peu plus de valeur que lui, a priori. Et il était là, avançant dans la plaine, laissant la forêt sur sa droite pour se diriger vers les hautes herbes du sud de la cité, tous les sens en éveil. Il n’aurait pas besoin de chercher, il le savait. Les zombies, il y en avait tous les jours qui traînaient. Lui et ses congénères nettoyeurs avaient beau sortir tous les jours pour les tirer comme des pigeons, il en revenait toujours plus. Peut-être que la Nouvelle-Orléans était la dernière ville debout du continent, dernier bastion de l’humanité cabossée, et que le reste de la population avait été changée en zombies. Ce qui représentait beaucoup de viande pourrie à dégommer, et de l’avis d’Itzal, c’étaient les chars de l’armée qu’il aurait fallu envoyer – mais enfin ça coûtait cher en gazole, probablement, alors que les voleurs d’énergie, c’était gratuit.

Machinalement, il exécuta sa petite chorégraphie habituelle, portant la main à sa taille pour vérifier que son Desert Eagle, acheté une blinde à Gabriel et sans note de frais évidemment, était bien dans son holster, puis à la sécurité du fusil à canon scié qu’il tenait dans sa main droite, puis prit le temps de ressentir la pression de son couteau militaire glissé dans sa ranger. Que du lourd, mais il avait des grandes mains, merci bien, et il n’était pas question de sortir à poil hors des murs, pas avec ce qui traînait dans le coin. Il suivait un chemin déjà vaguement tracé par d’autres crétins dans son genre, qui trouvaient que sortir était une bonne idée, ou qui n’avaient pas le choix, mais finit par en sortir. Quand bien même l’herbe lui arrivait au-dessus du genou et pouvait tout dissimuler, du piège à loup posé par un illuminé vivant à l’extérieur des murs à une flaque de boue toxique, il savait aussi que les zombies ne suivaient pas les routes toutes tracées – ou bien s’ils le faisaient ce n’était pas volontaire. Il n’y avait aucune volonté dans ces bouts de viande, autre que de bouffer. Il finit par s’arrêter pour écouter le silence. Un silence quasi surnaturel auquel il était difficile de s’habituer, même après tout ce temps. Sans bruits de voiture, d’avions, de gens, les bruits de l’humanité qui avaient pris toute la place pendant si longtemps. Aujourd’hui, même les oiseaux s’étaient fait la malle et seule la brise qui agitait l’herbe haute générait un léger son. Le Vénézuélien ferma les yeux et étendit ses sens, ceux-là même qu’il avait gagnés en se faisant contaminer par un zombie.

D’abord, il capta le bruit caractéristique de rôdeurs. Des pas lourds, traînants et précipités à la fois, des bruits gutturaux de gorges affamées et de mâchoires qui claquent. Et au milieu de tout ce bordel, un souffle plus court, plus net, tout à fait humain. Un humain qui se défendait bien, mais qui était clairement seul. Eh bien, Itzal était là pour tuer des zombies, non ? Il se dirigea vers l’origine des bruits de lutte, effectuant un léger cercle pour arriver dans le sens contraire du vent, plié en deux, jusqu’à tomber sur la scène du crime à venir. Le plus proche possible, pour une efficacité maximal avec son canon scié. Il ne voyait même pas le pauvre type qui se débattait sous les assauts d’un zombie, au milieu de cadavres d’autres sacs à viande. Deux autres arrivaient déjà pour se joindre à la fête. Calmement, Itzal se redressa, visa le zombie qui se tenait sur l’inconnu et tira. C’était aussi naturel que de respirer. La détonation résonna violemment dans le silence et la tête du zombie explosa. Itzal espérait que le mec dessous n’avait pas la bouche ouverte. Et qu’il avait une bonne douche chez lui. Sans bouger, il attendit que les deux autres zombies soient sur l’inconnu. Une détonation ou la vision d’un des leurs se faisant exploser le caisson n’avaient aucune importance pour eux. Pas une seule cellule grise n’avait survécu à la transformation, ils étaient pires que des animaux car même les animaux avaient un instinct de survie. Le Vénézuélien tira dans la tête du deuxième zombie, puis d’un même mouvement, passa son fusil dans son dos, la bandoulière autour de l’épaule, dégaina son pistolet chargé et après avoir fait sauter la sécurité, tira sur le troisième copain, dans la gorge, cette fois. Ce qui, vu la taille des munitions du Desert Eagle, fit sauter la tête du zombie comme un bouchon de champagne.

Il aurait bien prétendu se sentir à cent pour cent américain, dans ces moments-là, mais il utilisait déjà des armes à feu quand il était gamin dans le trou du cul de la favela où il avait grandi. Yehaaaw. Il s’approcha en courant du type à terre pour voir s’il était vivant. Il entendait déjà d’autres zombies se frayer un passage dans les herbes hautes. « Comment ça va là-dessous ? » Pas très bien apparemment. Le sang qui couvrait le bonhomme était en grande partie à lui, rouge vif et pas noir et dégueulasse comme celui des zombies. Ou le sien, pour ce que ça valait. Peut-être qu’il avait été mordu ou griffé. Mais peut-être pas. Alors dans le doute, pas question de le laisser là. Il serait toujours temps de l’achever plus tard s’il développait des symptômes et n’y survivait pas. Il prit le temps de recharger son fusil, rengaina son pistolet, plus difficile à manier d’une seule main que le canon scié, puis se baissa et passa un bras sous les épaules de l’inconnu pour l’aider à se relever. Il comprit tout de suite que le type était sérieusement atteint et qu’ils n’iraient pas loin. Il se repassa le chemin qu’il avait emprunté pour arriver jusqu’ici, se rappela être passé devant l’orée d’un petit bois marécageux et se mit aussitôt en marche, traînant l’autre à moitié. Qu’est-ce qu’il foutait là ? Était-il un nettoyeur, lui aussi ? Ou un de ces cinglés qui vivaient seuls en dehors des murs ? Ou un autre de ces cinglés qui vivaient en communauté et dont le gouvernement avait si peur ?

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MessageSujet: Re: Reckless - Itzal   Dim 13 Mai - 21:14

Jusqu’au bout, Pâris ne lâche rien. Même s’il n’arrive pas à éjecter le cadavre ambulant sur son dos, il l’empêche de le mordre. Il ne peut pas mourir, pas maintenant, pas de cette manière, pas après tout ce qu’il a fait. Son cerveau fonctionne à toute allure mais il ne trouve pas de solution. Son corps est trop faible. Dans une tentative désespérée, il essaye de se trainer pour attraper le couteau qu’il a fait tomber plus tôt. Au moment où ses doigts effleurent le manche, un coup de feu retentit. L’ancien marshal ne peut pas voir ce qu’il se passe mais à la forte détonation, il dirait que c’est un canon scié. Son corps est parcouru de frissons lorsqu’il sent le contenu de la boite crânienne du monstre se vider sur sa nuque et le haut de son dos. L’odeur pestilentielle manque de le faire vomir. Dans un ultime effort, il se traine pour enfin saisir le manche de son couteau. Deux autres coups de feu se font entendre. Il ne s’agit pas de la même arme. Le jeune homme se relâche quelques instants lorsque le silence retombe enfin.

« Comment ça va là-dessous ?
-Encore en vie… je crois… »

Son sauveur l’aide à se relever. Il ne peut retenir un cri de douleur lorsqu’il se remet avec grande peine sur ses jambes. Le soutien de l’inconnu lui permet de soulager sa jambe blessée. Tout en serrant les dents, il laisse échapper des gémissements à chaque pas mais ne se plaint pas. En même temps, ce n’est pas sûr qu’il en ait la force. L’idée de dégager au plus vite d’ici est loin d’être stupide surtout après avoir fait autant de bruits.

Pâris garde ses forces pour observer les alentours et ne pas trop gêner l’inconnu. Seulement, plus les minutes passent et plus il est obligé de ralentir. Sa jambe ne lui permettra pas de tenir jusqu’à la ville, il en est certain. De temps en temps, il jette un rapide coup d’œil à son sauveur : Hispanique, la trentaine et au moins aussi concentré que lui. Les deux hommes se dirigent vers un petit bois marécageux. Il semblerait que l’hispanique est bien conscient de l’état de l’ancien marshal et qu’ils ne seront pas capable de rentrer dans l’immédiat…

L’ancien agent lève les yeux au ciel lorsqu’ils tombent nez à nez avec un groupuscule de créatures décharnées. Il en dénombre au moins cinq. Pour ne pas pénaliser son partenaire du moment, il le lâche avant de s’approcher du monstre le plus à droite. Il rassemble l’énergie qui lui reste pour impulser ses pas. Il se battra jusqu’au bout et ne laissera certainement pas tout le fun à son acolyte. Blessé oui mais un poids mort jamais...
Il s’élance alors vers le mort vivant qui lui tend les bras. Tout en tirant son couteau, il pivote son buste pour éviter la main qui essaye de lui arracher le visage. Il envoie un coup d’avant-bras en plein dans la tête pour le faire chuter puis il se laisse tomber volontairement dessus. Animé par la rage de vivre, il plante à de multiples reprises le couteau dans le crâne du cadavre avant de se laisser rouler sur le côté. Ses yeux se posent alors sur l’hispanique et sur la créature qui s’approche de lui dans son dos.

« Fais gaffe ! »

Il se redresse avant de sautiller le plus rapidement possible sur sa jambe valide en direction de l’homme. Il arrive à percuter assez violemment le zombie pour le repousser en arrière avant qu’il n’attrape son coéquipier. Il se laisse une nouvelle fois tomber sur la créature au sol puis l’achève. Tout en roulant sur le côté, il regarde le ciel. Il est à bout. Lorsque le silence revient, ses yeux bleutés se posent sur son sauveur. Essoufflé, il laisse échapper quelques mots en désignant du bout des doigts, les armes de l’hispanique.

« C’est définitivement mon prochain achat pour les fois suivantes… »

Un sourire faible vient ponctuer sa phrase alors qu’il sent le contenu de son sac s’enfoncer dans son dos. Son bras gauche est inerte depuis un sacré bout de temps maintenant. Chacune de ses tentatives pour le bouger se solde par un violent pic de douleur lorsque le verre bouge dans sa chair. Malgré le garrot, sa jambe continue de pisser le sang.

« Il va falloir trouver un endroit où se poser. Je ne vais pas pouvoir continuer comme ça longtemps… »

Tout en serrant les dents, il roule sur le côté et essaye de se remettre une nouvelle fois sur ses jambes. Le bruit qu’ils ont de nouveau fait peut attirer de potentiels rôdeurs. S’enfoncer encore plus dans les bois n’est peut-être pas la meilleure idée mais il semblerait que ce soit la seule solution pour le moment.

Pâris est bien incapable de dire depuis combien de minutes ils marchent. Sa perception de ce qui l’entoure devient de plus en plus floue alors qu’il commence à avoir sérieusement du mal à réfléchir. L’ancien marshal a au moins le mérite d’aller jusqu’au bout de ses limites. Limites qui viennent d’être atteintes. Alors que ses paupières se ferment, ses jambes se dérobent sous lui. Il chute lourdement sans même avoir le temps de se protéger. Son corps s’est éteint soudainement. Seule sa respiration continue de fonctionner faiblement. Il n’a pas d’autres choix que de remettre sa vie entre les mains de l’hispanique. Décidément, c’est la journée des choix imposés…

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MessageSujet: Re: Reckless - Itzal   Mer 16 Mai - 13:30

Ça lui faisait mal rien que de l'entendre. Paraît-il que la douleur, c'était la preuve qu'on était encore en vie, mais Itzal n'adhérait pas à ce genre de connerie. Personne n'aimait souffrir, et personne n'allait sauver le monde avec une balle dans le bide, judicieusement glissée entre deux organes vitaux, comme s'il y avait des endroits du corps où on pouvait se faire tirer dessus sans risques histoire d'aller au bout du film, sauver la fille et tuer le méchant. Personne n'aimait souffrir, et le Vénézuélien aurait été le premier à faire la queue pour un référendum "êtes-vous pour ou contre la douleur". Les héros étaient morts les premiers, dans la vraie vie. Et eux tous, les survivants, avaient bien assez souffert, physiquement avant même d'évoquer les traumatismes divers et variés, pour ne pas se la jouer. Alors personne ne se la jouait, en cette seconde. Il sentait que le type en bavait, mais qu'il ne comptait pas se laisser crever sur place. Qu'il était prêt à se vider de son sang si ça lui permettait de faire trois mètres de plus. De toute façon, il n'avait pas le choix. C'était Itzal qui pouvait le lâcher là et se tirer en courant, c'était lui qui l'avait, le choix.

Pour commencer, il n'avait pas du tout l'intention de se cogner une dizaine de zombies à mains nues. Il appréciait toujours de voir leur tête exploser de loin, l'une après l'autre. En revanche, un corps à corps avec trois ou quatre d'entre eux, non merci. Il avait tendance à se montrer plus téméraire maintenant qu'il avait été contaminé, mais ce n'était pas parce qu'il ne risquait plus la griffure ou la morsure qu'il ne pouvait pas bêtement se faire bouffer. C'était probablement le destin qui attendait tous les nettoyeurs, mais Itzal avait bon espoir d'être le premier de son espèce à vivre vieux. Et son espérance de vie, il venait de la diviser par deux en divisant en même temps ses forces et son attention entre lui et le type qu'il essayait de traîner à l'abri. Soudain, le blessé donna l'alerte. Itzal n'eut même pas à le lâcher que l'autre fonçait sur un des zombies qui leur tombaient dessus. Fidèle à sa philosophie, le Vénézuélien le laissa faire pour s'occuper de ses propres fesses poilues. Il tira deux fois avec son fusil, puis le laissa tomber dans l'herbe alors qu'un troisième lui sautait dessus. Quand on avait plus la place de tendre le bras pour tirer avec une arme de poing, il était temps de passer au corps à corps. Il se baissa pour éviter un coup de griffe, s'empara de son couteau militaire et en se relevant, l'enfonça dans la gorge du rôdeur. Face à lui, à taille égale, Itzal put voir sa mâchoire claquer devant son visage et la lame de son couteau traverser sa bouche jusqu'au cerveau. Sur un dernier gargouillis, le zombie s'effondra. Est-ce qu'il n'en restait pas un ?

Le temps de se retourner, l'inconnu s'en était occupé, avec la rage du survivant. Itzal le regarda faire presque avec surprise, et avec respect. La survie jusqu'à en crever, c'était sa philosophie. Une fois le calme revenu, il recommença son petit rituel, indispensable si on ne voulait pas mourir bêtement avec un air de surprise dépitée sur la gueule : enfoncer son couteau dans la terre pour le nettoyer un peu, le ranger dans sa ranger ; ramasser son fusil, le recharger, le passer à son épaule ; vérifier que le holster et le flingue dedans n'avaient pas bougé. Il essuya son bras recouvert de sang de zombie sur son tee-shirt et alla ramasser son inconnu qui luttait pour se mettre debout seul. « Excellent choix. Je peux te conseiller un vendeur d'armes fiable à cent pour cent. Un peu cher, mais ça en vaut la peine. » Un peu de blabla pour ne pas évoquer l'évidence : pas sûr qu'il y ait une prochaine fois pour ce mec.

Itzal le traîna encore de longue minutes jusqu'au couvert de quelques arbres rachitiques, avant que l'inconnu ne s'effondre, pour de bon cette fois. Le Vénézuélien se laissa tomber à côté de lui et ferma les yeux quelques secondes, le temps d'écouter les alentours. Pas de zombies à venir pour le moment. Il fallait établir des priorités. Il n'avait rien d'un infirmier, alors il ne se mettait pas trop la pression. Tout ce qu’il pourrait faire ne pourrait pas aggraver la situation. Comme le type ne semblait qu’à moitié conscient, il se permit de le peloter un peu pour chercher les blessures. Celle de la jambe était évidente vu que l’autre avait pu se faire un garrot. Leur petite trotte jusqu’ici n’avait pas arrangé les choses, mais le garrot était toujours en place et tenait bien et Itzal n’avait pas trop en vie de le défaire pour le moment. En revanche, une plaie à l’épaule pissait le sang en continu et en la tripotant un peu, il sentit quelque chose de dur dans la chair. « Bien, bien, bien. Je ne vais pas te mentir, colega, mais si on te laisse comme ça tu ne passeras pas la nuit, et si j’essaye de t’aider tu vas probablement y passer aussi. Permission de tenter ma chance ? » Histoire que les torts soient un peu partagés si ça se passait mal… Il se saisit de son couteau et le nettoya une dernière fois – à l’eau, il n’avait que ça. Il n’avait jamais entendu parler de contamination secondaire alors le fait qu’il ait tué un zombie avec deux minutes plus tôt ne lui paraissait pas trop grave. Il crut voir et entendre un signe d’approbation de la part de son patient du jour et décida que ça lui suffisait. Rapidement, il élargit la plaie de l’épaule, traçant une croix dans la chair et faisant jaillir le sang de plus belle. Puis, sans attendre et sans ménagement, parce que mieux valait aller vite et réussir du premier coup, il arracha le morceau de verre de la blessure. « C’est bientôt fini mon pote. D’une façon ou d’une autre. Je m’appelle Itzal, au fait. » Tout en parlant, et sans vraiment attendre de réponse en retour, il découpa un bout de son tee-shirt, plus propre que les fringues du blessé, et se mit en devoir de penser la plaie, bien serrée. Il n’avait rien sur lui, aucun cachet contre la douleur ou l’infection – ça coûtait bien trop cher et même les dealers en manquaient, en ce moment. Il faudrait que le type s’accroche. Le plus triste, c’était qu’il n’avait même pas d’alcool non plus, vu que ça ne lui faisait plus aucun effet depuis sa transformation, alors que l’autre en aurait eu bien besoin. Eh bien, il pouvait toujours fouiller ses affaires…

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You will lie with the rest of your kind in the dirt. Your dreams forgotten, your horrors effaced. Your bones will turn to sand. And upon that sand… a new god will walk. One that will never die. Because this world doesn’t belong to you or the people who came before. It belongs to someone who has yet to come. ©endlesslove
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Reckless - Itzal

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