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 The demons we're made of [PV Maggie]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: The demons we're made of [PV Maggie]   Dim 13 Mai - 0:12

The demons we're made of
Loving and fighting. Accusing, denying I can't imagine a world with you gone. The joy and the chaos, the demons we're made of. I'd be so lost if you left me alone. You locked yourself in the bathroom. Lying on the floor when I break through. I pull you in to feel your heartbeat. Can you hear me screaming, "please don't leave me." Hold on, I still want you. Come back, I still need you.


Ça cogne contre ses tempes, ça peste contre l’enveloppe glacée. Un ressac entêtant qui oblige le sang à fourmiller dans chaque membre à vitesse affolante. Le cœur combat l’apathie, avec une telle véhémence que ça lui fout la nausée, qu’il abandonne le verre qu’il serrait encore. L’alcool danse au fond de l’estomac, se plaque contre les parois, râpe l’organisme infecté. L’acidité remonte l’œsophage, grignote tout sur son passage. Il ne se sent pas bien, Oswald quand il délaisse son siège. Il a la gueule du type qui a avalé de travers et qui suffoque bêtement. La carcasse se faufile parmi les quelques clients restants. Le club va fermer d’ici une poignée de minutes. Il n’y a plus grand monde à surveiller, plus grand monde pour lui interdire l’accès à cette zone privée. L’arnaqueur a suffisamment observé les allers-venues, les gestes des employés pour savoir comment les rejoindre, les macchabées. Il se faufile silencieusement, glisse sous le radar du gardien et franchit la porte où on les entasse. Des chaines claquent, des râles grimpent contre les murs. Les yeux de l’escroc vont et viennent sur chaque visage décharné. La puanteur lui prend au nez, secoue ses tripes. Sa volonté quasi désespérée le force à poursuivre sa petite ascension entre les cages. Le fourbe sait très bien qu’il va la dénicher. Il l’a vue filer du coin de l’œil, droit vers cette salle avec le reste du nouvel arrivage. Pas pu la rater avec sa chevelure cuivrée. Ou ce qu’il en reste en fait. Apparition apocalyptique qu’il n’a pu qu’entrevoir néanmoins. Suffisamment fou pour tester sa théorie. Le quadragénaire évolue calmement, ne croise à aucun moment le regard des prédateurs claquant des dents. Des bras s’avancent, le métal résiste. Et puis, il la trouve. Tout au fond de la pièce, drapée par quelques ombres. Petit être piégé dans cette phase de l’adolescence où l’enfance n’a pas encore tout à fait déserté les traits.

La créature agit comme toutes les autres, elle bondit pour tenter de l’attraper. Lui s’est figé à quelques mètres de là. Sa main tremblante s’est posée sur le couteau qu’il a embarqué, dérobé au comptoir. Les lèvres frémissent quand les palpitations s’accentuent, rendent son souffle plus épars encore, plus bruyant, plus irrégulier. « Tu attends quoi ? » Qu’elle lui murmure, assise tout près de son double. « Que tu me foutes la paix déjà ? » Qu’il lui répond encore à l’hallucination de cette voix instable, bien mal maitrisée. Le manche de la lame glisse légèrement dans sa paume moite. « Tu devrais peut-être avancer, ça va pas se planter tout seul dans mon crâne, hein. » Il déglutit, difficilement, douloureusement et consent à l’ignorer. Les secondes deviennent minutes, le corps s’est métamorphosé en pierre. Statue pétrifiée dans cette allée grouillante de zombies. Depuis leur séparation, elle a inéluctablement débuté sa décomposition. Ses côtes visibles, ses vêtements déchirés et les tendons de sa joue, visibles. Cette transformation le choque au lieu de l’aider à outrepasser les quelques souvenirs qui se calent dans sa caboche. « Ils vont finir par te capter, fais le job et tire-toi. Qu’est-ce que tu me fais le vioque là ? Bouge tes couilles, t’attendais cette occasion, non ?  » Elena, le mirage, se place dans son champ de vision remplace la silhouette écorchée. « Faut en finir, Oz. Tu le sais aussi bien que moi. » Puis elle s’écarte et il s’avance, à pas mesurés jusqu’à atteindre la chose. Une grande inspiration qui lui rappelle l’odeur nauséabonde et il pose sa grande paluche sur l’os bien saillant de l’épaule pour la maintenir en place. Le bras se redresse enfin mais s’arrête en plein élan. Ses prunelles heurtent celles du mort vivant. Les réminiscences s’invitent de plus belle. Cette gosse, elle possédait de beaux yeux bleus avant de devenir ce truc difforme. Elle lui a, un jour, confié que c’était son taré de paternel qui lui avait refilé avant d’aller crever au fond d’un cours d’eau. Problèmes de fric, des dettes de jeu. Un type bien con comme elle lui avait dit.

Et lui alors, il ne l’est pas là ? « Bien sûr que si, t’es totalement débile. Tu parles même tout seul là. » Qu’elle réplique. Une seconde d’inattention qui permet à la bestiole d’enfoncer ses quenottes dans son cou. Un grognement, il la repousse, entend le squelette craquer quand elle rebondit contre la cloison. Un coup de pied, la semelle qui se pose sur le thorax de la saleté. Faut qu’il le fasse. Ce n’est plus elle. Pourquoi ne peut-il l’accepter ? Le couteau revient à la charge, il crie en effectuant le mouvement mais ne parvient pourtant pas plus à le lui foutre dans le crâne, déviant lui-même sa trajectoire avant l’impact. La lame ricoche contre le sol. « Mais tu fous quoi, putain ? » Le spectre continue à le presser. Et lui, il a plus de force. Il comprend, réalise enfin ses propres limites. « Je peux pas. » Qu’il chuchote en relâchant son arme, faisant un pas de côté pour libérer la poitrine du macchabée.  Risible. Combien de victimes a-t-il sur les bras ? Et il n’arrive même pas à achever un rôdeur, il est incapable de reprendre l’objet et de lui foutre dans le crâne. Totalement incapable.

Un sursaut de vulnérabilité qui rejaillit au contact de la rousse. Le pire moment pour s’accorder un peu de sensibilité face à ce qui n’a plus rien d’humain. Foutu dégénéré. « Comment ça tu peux pas ? Bordel, tu vas pas me laisser dans cet état, merde. C’est plus moi, imbécile. Vas-y. Tu me rendras service. » Son implacable impuissance le pousse rageusement à ficher son poing dans le mur derrière sa proie. « J’y arriverai pas, je te dis. Je peux pas. » Qu’il grogne à demi-plaintif. La bête profite de ce dilemme et de sa conversation avec le néant pour enserrer la cheville de ses doigts afin de la mordiller. « Tu vas pas me laisser te bouffer le mollet quand même. T’es vraiment qu’un con. Tu sais que je voudrais que tu me buttes. » Seconde morsure, second coup fichu pour qu’elle s’écarte. Il recule un peu plus, remarque qu’elle porte encore son sac à dos et son bracelet. Ça l’achève. « Tu vas pas me laisser là, bordel de merde, Madsen ! » « Non. » Qu’il lui affirme. « Non, tu vas pas rester là. » Ses paumes remontent les chaines qui lui enserrent la nuque pour trouver leur point d'ancrage. Des griffures lui sont administrées durant la manœuvre, le long de son bras droit. Une troisième morsure survient rapidement, atteint la main. Le coude frappe la tempe, déstabilise la gamine dont la prise se défait. « Fous-moi la paix, merde. » Il ne sait même pas s’il s’adresse à la rouquine trépassée qu’il vient de cogner ou à cette illusion de l’humaine qui lève les yeux au ciel. Les deux sont là, avec lui et lui, il n’arrive plus à se dire qu’il est seul. Qu’elle est partie. Lui, il se raccroche à ces stupidités comme tous les autres idiots qu’il a pu côtoyer et dont il s’est ouvertement moqué.

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MessageSujet: Re: The demons we're made of [PV Maggie]   Hier à 18:02

Un bouton qui lâchait presque. Il dévoilait la naissance d'une poitrine moulée dans un sous-vêtement de jais et les iris les plus vicieuses de la salle s'y plongeaient sans gêne. Les avant-bras posés sur le comptoir, elle scrutait ce visage dans la foule et malgré la rancoeur et la lutte qu'elle menait pour s'en détacher, rien n'y faisait. Même les mots de la collègue rentraient aussi vite par une oreille qu'ils en sortaient par l'autre, et son poing qui frappait trois coups sur le bois qui les séparait ne changeait rien. Il en fallait un quatrième pour que les prunelles lâches enfin ces traits suspects. « J'suis complètement ailleurs, excuse-moi. Elle passait les doigts dans ses cheveux, l'une de ses mains allait se poser sur une hanche et l'autre restait paume contre son front. J'enchaîne les heures en ce moment et je suis censée remplacer une nouvelle au service demain matin. » Échappatoire. Des mots balancés sans conviction et elle repartait dans ses songes, reprenait sa contemplation en prenant le soin de hocher la tête et vaguement répondre à intervalle régulier - sûrement une fois sur deux à côté. La fatigue, sombre chimère qui ternissait l'âme et finissait par creuser le corps. La môme en portait les marques, mais la faim, l'angoisse. Et la mélancolie qui se transformait en cette succube qui l'attirait avec force vers les bas-fonds. La dépression, c'était elle qui empêchait ses paupières de s'enlacer et l'emmener vers Morphée. Une poignée de nuits qu'elle s'était échappée de son joug, mais déjà elle se sentait rattrapée. « Meg, t'es sûre que ça va aller ? Je peux parler à Moïra, elle m'apprécie bien tu sais et... » « Je dois faire la fermeture, ça commence à se vider, mais on en reparle plus tard ok ? » La silhouette se faisait la malle, alors la môme s'arrachait à sa léthargie en même temps qu'à cette conversation aussi redondante qu'insipide. Trois, cinq pas vers là où ses prunelles l'avaient lâché. Et elle le retrouvait s'immisçant vers ce qu'elle aurait dû fuir autrefois. L'antre du trépas, l'endroit où son sang avait coulé vermeille pour la dernière fois. Elle guettait la porte qui s'était refermée sur lui sans ciller, et agitait sa main sur une table déjà vierge de toute saletés.

Les secondes semblaient minutes et la môme était lasse d'attendre. Assez de ce chiffon qui ôtait des mirages, elle s'engouffrait à son tour dans les abysses du Bones et frôlait les murs, fuyait les regards. Galerie seulement garnie de son âme, celle de l'escroc et possiblement du gardien de troupeau. Elle devait tomber sur lui avant l'autre ou il finirait abandonné à la mort, des chaînes autour de la gorge. Exactement comme ces bêtes dont elle suivait les râles. Trop agitée la horde, devant les gueules décharnées devait se pavaner une proie et la frustration les faisaient gueuler. Hawk ou Madsen, derrière la porte l'un des deux se tenait. Et elle osait la pousser pour vérifier. « J'y arriverai pas, je te dis. Je peux pas. » Elle glissait un oeil la môme, puis le corps entier. A temps pour voir l'émacié se prendre un coup de pied. « Non. Non, tu vas pas rester là. » Atterrée, terrassée par la scène qui se déroulait devant ses yeux, elle se forçait à mettre un pied devant l'autre pour avancer. « Fous-moi la paix, merde. » Et lorsqu'elle saisissait une lame abandonnée au sol, des phalanges squelettiques lui encerclaient le coude.

Un coup de couteau net sur le sommet du crâne et la créature s'effondrait sans un soupir. « Je te conseille de lâcher ce cadavre et de retourner d'où tu viens, qu'elle laissait filer sans accent, tout en retournant l'arme blanche vers son propriétaire. avant que j'appelle la sécurité et qu'ils vous crèvent tous les deux. » Regard assassin. Elle fixait le sien, vitreux, fou, avant de détailler toutes ces plaies desquelles un liquide trop sombre s'écoulait.

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ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.
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