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 Born under bad sign - Ft. Itzal

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SUCKER FOR PAIN

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Et c'est tout ...
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MessageSujet: Born under bad sign - Ft. Itzal   Lun 14 Mai - 17:11

Un claquement de zippo en guise d'ouverture. L'ours mal léché se dérobe de l'obscurité le temps d'une seconde : l'orée de sa cibiche prend feu, la mèche de l'histoire s'allume. C'était devenu machinal, la clope, à chaque fois qu'il s'apprêtait à dérouiller un type. Le rituel qu'il aimait s'imposer pour se donner de l'énergie, ou pour fêter ça. La mécanique du devoir. Toujours le même tabac, Winston, toujours la même ruelle, adjacente au Bones, brumeuse et silencieuse, toujours les mêmes victimes, des tricheurs ou des mauvais payeurs. Pas toujours des mauvais bougres, mais la patronne ne tolérait pas les écarts dans son écrin. Tu peux suivre les règles, ou prendre le risque de les contourner. 'Faut juste être conscient des conséquences. Moïra se faisait juge tandis que Grayson l'exécuteur. Les gros bras. Il ne prenait pas toujours du plaisir à sentir ses poings fracasser de la chaire. La plupart du temps la sale besogne l'indifférait, alors qu'il se sentait parfois presque coupable de tabasser un 'gus qui n'avait que pour seule peine d'avoir tenté de voler la banque pour garnir son maigre larfeuille. Mais parfois, la donne changeait. Comme au poker. Le mec que surplombait Hawk de son mètre '85 grelotait dans son froc baigné d'un liquide poisseux. De l'alcool. Non, de la pisse, à l'odeur. Lui, Grayson allait prendre un pied monumental à le voir dégoupiller sa bave à chaque remontrance. Le petit chauve, quarante piges à vue d'œil, a été aperçu trente minutes plus tôt sur les caméras de surveillance. Dans les parties privées, en pleine partie de gratouilles sur une employée tentant de repousser les avances du diable. Hawk est intervenu. Et là, il allait pouvoir décharger toute sa colère, et œuvrer à l'extinction de la race humaine. Amen.

Il se sentait partagé, finalement. Bien sûr le voir cracher ses tripes et chialer de mal lui avait fait le plus grand bien, mais il était miné par le vide. En regagnant ses quartiers, sur le chemin, il pensa à quel point la nature humaine lui donnait définitivement de plus en plus la gerbe. Dans ces moments-là, il cherchait du réconfort en récoltant ses bons souvenirs. Mais avec l'âge et son quotidien macabre, il était difficile pour lui de s'attacher à une quelconque nostalgie. Quelques bribes lui parvenaient parfois : sa bécane, ses longues heures à observer le cadavre, sa période de transformation où Moïra était resté à son chevet. Un vague espoir que la vie avait encore un semblant de sens. C'était maigre, mais il tenait souvent grâce à ça.

Les nerfs en pelote. Il savait qu'il pouvait déborder au premier péquenaud qui aurait l'idée de jouer au cow-boy. C'était un peu comme ça avec Grayson. Il paraissait mort la plupart du temps, et parfois ça disjonctait sans vraiment prévenir. Il était une époque où, lorsqu'il se sentait pouvoir partir en vrille à n'importe quel moment, il trempait ses idées noires dans une bouteille de whisky. Mais l'alcool aussi avait une mauvaise, une très mauvaise influence sur lui. Il buvait quand même, mais se refusait d'être excessif à ce sujet-là. Il était préférable pour lui de passer ses nerfs sur autre chose. Rien de tel qu'une bonne baston, ou une partie de chasse à l'extérieur de la ville.

Le Bones tournait au ralenti. La pluie qui tambourinait dehors avait peut-être dissuadé les rats de sortir de leur trou. Il traversait les salles de jeux en observant brièvement les joueurs, disciplinés. Tant mieux. Autant refroidir ses ardeurs, après cet enfoiré qu'il venait de démolir en début de nuit et qui lui avait foutu les couilles à l'envers. Il allait pouvoir s'accorder une trêve au bar. Il pose son cul près du zinc et hèle le barman. Il connait ses travers et lui sert un bourbon sans que l'un ni l'autre ne pipe mot.

Il se terre dans le silence. Les machines, les jackpots, la bavasse, plus rien ne l'atteint. Il s'isole. Un grand vide alors que le liquoreux lui agresse l'œsophage. Redescendre et chasser les ombres, pensait-il ...

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Re: Born under bad sign - Ft. Itzal   Mer 16 Mai - 15:32

« Et celui-là, c’est quoi ? » Rire de crécelle, les yeux fermés, comme si ça la faisait paraître plus mignonne. Ben, c’était un peu le cas, devait bien s’avouer Itzal. Enfin, ça devait marcher auprès des types qui avaient le syndrome du chevalier blanc ou des connards de machos – l’un ou l’autre des extrêmes, tant que la cible restait paternaliste. Lui, ça lui donnait juste la chair de poule, mais enfin il n’avait pas l’intention de la ramener chez lui, de toute façon. Toutes les employées du Bones avaient leur truc pour faire cracher quelques dollars de plus aux clients. Itzal les connaissait toutes et toutes le connaissaient et ce soir, il n’y avait pas grand-monde et tout le monde cherchait à s’occuper comme ils pouvaient. Le Vénézuélien posa le doigt sur le tatouage qui s’enroulait autour de son poignet gauche, celui-là même que la fille – Dona ? Diana ? – venait de montrer en roucoulant. Pour elle, c’était probablement machinal, peut-être qu’elle ne se rendait même plus compte de ses minauderies. Et lui souriait comme un grand-père, parce que de toute façon ni elle ni lui n’y mettaient vraiment du cœur. Il était venu pour voir si Moïra avait besoin de lui et la patronne n’était pas là. Apparemment, le Bones n’était pas en mal de videurs et autres employés vu la fréquentation. Alors voilà, il était là, accoudé au comptoir, à rigoler avec une des filles en attendant que le temps passe – il y avait pire, non, comme occupation ? « Celui-là, Dona… » Le sourire de la fille se racornit un peu mais elle fut assez sympa pour ne pas le reprendre, et lui fit semblant de ne rien remarquer parce que de toute façon, il n’y avait aucune chance qu’il se souvienne de son prénom. « Celui-là je me le suis fait faire pour mes dix-huit ans, pour fêter la fin de ma première année de fac. C’est de l’inca, ça veut dire ‘tous ceux qui sont faits d’or’, enfin tu vois… » Blablabla, Pas-Dona secoua la tête et le traita de menteur et il hocha la tête pour confirmer la sentence. Condamné à lui payer un verre pour mensonge !

« Celui-là », c’était une ligne de texte illisible en espagnol qu’un connard de caïd de quinze ans lui avait tatouée alors qu’il en avait six ou sept, de force, pendant que deux autres mioches lui tenaient le bras en tenaille. « Praupriété de césare morales ne pa touché », voilà ce qui était écrit, et à part se le faire recouvrir par un bandeau d’encre noirâtre ou se faire arracher la peau, Itzal ne voyait pas trop comment s’en débarrasser, alors il l’avait gardé – la gloire ! Il échangea encore quelques débilités avec la fille, captant du coin de l’œil l’entrée, comme un mauvais présage, de Grayson. Il avait sa tête du mec qui venait de défoncer un autre mec, la tête qu’Itzal voyait tous les matins en se matant dans le miroir. Et celui-là, demandait déjà Pas-Dona, mais le Vénézuélien coupa court à la conversation, il devait y aller, et c’était vrai qu’il devait y aller, mettre un terme à cette mascarade, qui lui aurait paru d’utilité publique quelques semaines plus tôt encore, avant que Priya ne déboule de nouveau dans sa vie et ne verrouille sa vie sociale aussi sûrement qu’un putain de missionnaire jésuite dans le Pacifique. Même si elle n’en savait rien, en vérité, et que c’était lui qui se prenait la tête tout seul. Il rejoignit Grayson en trois enjambées, lequel s’était ventousé au bar, le coup classique du paumé du coin, n’en étaient-ils pas tous là ? Depuis sa transformation, Itzal avait moins tendance à dépenser son argent en alcool, vu que l’alcool n’avait plus aucun goût, quoiqu’encore de l’effet. Peu importait le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, avait dit quelqu’un, il ne savait plus qui, probablement le plus sobre de tous les hommes blancs de l’histoire de l’humanité. Il s’accouda au comptoir à trente centimètres de Gray – c’était comme entrer sans prévenir dans l’espace vital d’un tigre, mais il connaissait les risques.

« Hello copain. Tu passes un bon moment ? » Il fit un signe au barman, qui posa aussitôt un verre devant lui pour lui servir un truc, Itzal ne savait pas quoi, mais le type les connaissait, et puis c’était un pro : face à deux des nombreux connards à tête de sociopathe que Moïra employaient comme une Mère Thérésa du crime, il resta placide et ne haussa même pas un sourcil. Itzal se demanda s’il pouvait s’ouvrir une ardoise, là, comme ça. Mais enfin, il avait besoin de travailler et Moïra était une des rares personnes dans cette ville à lui proposer des jobs – en grande partie grâce à Grayson, justement. « Je suis venu voir la patronne, mais tu feras aussi bien l’affaire. J’imagine, vu que t’es là à tenir le bar, qu’il n’y a pas de boulot pour nous en ce moment. » Tristesse. Il tenait le crachoir, conscient que Grayson était d’humeur ciel de novembre un soir d’apocalypse – gris et menaçant. Mais après tout, s’il n’était pas content, il pouvait toujours l’exprimer par quelques coups de poings, ni l’un ni l’autre n’en aurait pas été à son premier coup d’essai. Même s’ils étaient revenus de cette période et que depuis, Itzal pouvait affirmer sans trop de risques que ce mec était un pote. Parce que « pote » ça faisait moins fragile qu’« ami ».

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You will lie with the rest of your kind in the dirt. Your dreams forgotten, your horrors effaced. Your bones will turn to sand. And upon that sand… a new god will walk. One that will never die. Because this world doesn’t belong to you or the people who came before. It belongs to someone who has yet to come. ©endlesslove
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