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 Find me somewhere at the bottom [PV Gabriel]

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: Find me somewhere at the bottom [PV Gabriel]   Mer 16 Mai - 1:26

Find me somewhere at the bottom
So they follow me home. And they hollow my bones. They won't let me go. So they swallow me whole. They won't let me go. I never wanted this to happen. Never wanted this to die. But I've pushed myself down so far. I couldn't come back if I tried.


Les nuages s’amoncellent au-dessus du crâne. La légiste pince les lèvres, resserre le col de son manteau autour de sa mâchoire. Les premières gouttes lui tombent sur le bout du nez, déclenche sa frustration. Alors elle hésite, peut-être qu’elle devrait oublier la chaleur réconfortante de son logis et s’adonner à son travail. Si proche de la nuit blanche, elle n’aura qu’à enchainer avec le reste de la journée une fois l’aube levée. Ce ne sont pas les morts qui manquent par ici. Ni les causes mystérieuses à détecter. Fini le temps où on classait les probabilités en quelques catégories. Maintenant la magie s’invite pour fausser tout diagnostic empressé. Se creuser le crâne, tout analyser, jusqu’au moindre petit détail, une expertise d'autant plus réclamée. Mais ce serait mentir d’affirmer que ça lui déplait. Minutieuse et perfectionniste, des qualités nécessaires à la réalisation de cette besogne, qu'elle continue d'affiner grâce à son métier. La fatigue se fait sentir cependant. Ce qui ne signifie rien avec elle, ça redouble juste l’instabilité. L’insomniaque reste figée sur sa parcelle de trottoir face à l’entrée qu’elle vient de quitter, une semelle dans la rigole et l’autre sur le bitume. Perdue dans le mouvement. L’hésitation avec elle, elle peut durer des décennies. Pour contrer ce mauvais mécanisme, la trentenaire tente généralement de foncer afin de se permettre le moindre doute. Parfois, ça lui échappe même pour des menus détails comme partir ou rester. Le même dilemme s’est présenté avec son sorcier et elle a mis un paquet d’années à se tirer. Il y a toujours une sale liste dans sa caboche à compléter, les pour, les contre et l’impression de devoir laisser un morceau d’elle en arrière en effectuant un choix conscient. Prise de tête tellement futile, elle s’épuise toute seule, décide qu’elle va rentrer juste pour calmer ses nerfs. Elle n’a fermé l’œil que quatre heures ces trois derniers jours. Autant de dire que la métamorphe tient plus du coywolf que de l’humaine, les sens irrités par l’épuisement.  

Le premier pas se pose en direction de son appartement quand une silhouette émerge d’un recoin. Taillé comme un roc, une carrure qui n’annonce que des ennuis. L’ondée s’accentue, trouble légèrement l’acuité visuelle pourtant efficacement affûtée de la changeuse.  Aloy a déjà la main prête à riposter, tout l’organisme dirigé à sa défense quand la brute l’approche. Les prunelles accrochent le regard adverse. Parfois, ça les déstabilise d’y lire la férocité, la volonté de unir. Contact visuel qui dérape quand elle reconnait la trogne à qui les yeux sont reliés. Un foutu type de la communauté. La fugitive accélère la cadence mais il la rattrape très vite. Forcément, il doit être là pour elle. Ça devait arriver qu’elle se dit pour tenter de relativiser mais la terreur lui noue les tripes, l’instinct la pousse à craindre chaque ombre. Peut-être qu’ils sont plusieurs à venir pour la choper à la sortie du boulot. « Qu’est-ce que tu veux ? » Qu’elle finit par cracher en continuant sa petite marche sans jamais ralentir. « Des explications. » La paluche agrippe l’épaule, elle lui fout immédiatement son coude dans le sternum. Il suffoque légèrement. « J’ai rien à te dire. Il est mort. » Qu’elle balance, la bouche plus sèche qu’elle ne l’aurait voulu, le cœur aux prises avec le fantôme d’Elazar. C’est devenu trop facile pour elle de le répéter. Surtout après la diffusion de son secret. Il a fallu assumer. Elle fait ce qu’elle peut depuis pour garder la tête haute. Quand bien même les cauchemars se sont empirés et que les cernes se sont creusés.

L’autre beugle encore dans son dos. Une phrase qui l’oblige à s’arrêter. « Il a butté mon frère et foutu en cloque ma sœur, tu t’attends à ce que je te foute la paix ? » Le regard incrédule tombe sur le frangin du trépassé. Un frisson la parcourt. « Elazar ? Un bébé ? » Qu’elle articule en y ajoutant une pointe d’ironie. Ça lui parait improbable. Inutile de préciser que pour la sœur, la seule idée que son benjamin ait eu une vie sexuelle, lui retourne l'estomac. Elle se refuse à envisager l’existence d’un petit être en résultant. « Ouais, le gosse qui a tué ma sœur en venant au monde. Plus j’y réfléchis, plus je me dis que ta famille a des dettes à rembourser. » L’expression se durcit du côté de la brune. La tignasse s’épaissit sous la pluie, les vêtements collent désagréablement à la peau. Elle a envie de partir. De ne plus entendre parler de celui qu’elle a exécuté froidement. Mais l’autre revient à la charge, la bouscule pour le spectacle. « Je te dois rien. Et je peux pas ressusciter les morts. » La langue retient quelques mots de plus, inutile d’attiser la colère de l’endeuillé. « Tu dois t’occuper du rejeton. » Qu’il lui dit. « Si ça se trouve, c’est même pas le sien. Qu’est-ce qu’on en sait, elle a peut-être ouvert les cuisses pour d’autres types. Ça me concerne pas. » Les talons veulent se tourner mais la paume de l’opposant lui attrape subitement la gorge. Il la plaque contre une façade avec force.

La colonne vertébrale se mange la brique, diffuse une douleur instantanée dans les membres. Un grognement pour toute réponse tandis qu’il maintient férocement sa prise autour de la trachée. « Fais pas la maline, elle trainait toujours avec lui. Je les ai vu fricoter et elle m’a tout avoué après que mon frère ait confronté le tien et ce soit fait descendre par lui. » Une histoire dont elle ignore chaque composante. Alors elle refuse d’y croire, va jusqu’à cracher à la gueule du molosse qui resserre sa poigne. Sans doute que c’était inutile d’agir avec autant d’impulsivité. Mais encore une fois, tout est une question de choix avec elle. Surtout de ceux qu’elle ne prend pas.

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And I can never say sorry 'cause I won't take the blame. I know I always go missing and you're lying awake. But if you ask why I'm distant, I'm running away. You know that everywhere I go I got a million different people tryna kick it. ▬  But I'm still alone in my mind.
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