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 « Habits » Cordeliam

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Liam P. Wiggins
MASTER OF ILLUSIONS

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↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4.
↳ Playlist : WOODKID - Iron ⚘ METALLICA - One ⚘ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ⚘ JUSTICE - Planisphère ⚘ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ⚘ PINK FLOYD - Wish you were here ⚘ BANKS - Waiting game ⚘ CAT STEVENS - Wild World (skins version) ⚘ MT. EDEN - Escape ⚘ THE GLITCH MOB - Between two points ⚘ BRITNEY SPEARS - Toxic ⚘ METALLICA - Master of Puppets ⚘ PLESTED - Habits ⚘ GORILLAZ - Humility ⚘
↳ Citation : ‘When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]’ C. J
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MessageSujet: « Habits » Cordeliam   Mer 16 Mai - 1:59



Habits

 
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Il y a des anniversaires que l'on oublie pas. Ceux qui nous marquent au plus profond de notre chair par exemple. Je n'ai jamais oublié l'anniversaire de mon frère. Pas seulement parce qu'on partage le même jour de naissance mais parce que mon frère a marqué chaque jour de ma vie. Chaque souffle. Je me souviens du jour où j'ai changé Mikkel en chacal, aussi. Du jour où j'ai rencontré Nataliya pour la première fois. Cette blondinette qui passe les portes de mon bureau, un peu trop franche, un peu trop sûre d'elle.

Je me souviens du jour où mon frère m'a tiré dessus. Du jour où Cordelia m'a enfoncé un stylo dans l'épaule et où je lui ai offert mon âme. Je me souviens du jour où j'ai changé Milo, du jour où j'ai franchi les portes des arènes. Mais surtout, je me souviens de ce jour, il y a un peu plus d'un an. Ce jour, où en rentrant dans mon appartement, en laissant les clés faire ce bruit désagréable sur le marbre j'ai compris qu'elle ne reviendrait pas. Il y a un peu plus d'un an, le vingt avril, je comprenais que la femme que j'aimais ne franchirait plus jamais le pas de ma porte. Que je l'avais perdue à tout jamais et qu'il était bien trop tard pour espérer un quelconque changement dans cette histoire. Notre histoire à elle et moi, qui devenait officiellement du passé ce jour là.

Et puis je me souviens aussi de ce changement impitoyable dans ma vie. Nataliya ne passerait plus jamais la porte de mon appartement et Cordelia, elle, la passait pour ne plus jamais en sortir. Voilà plus d'un an que la sorcière est rentrée ici pour ne plus sortir. Un an que l'on s’accommode l'un de l'autre, que l'on survit à ce monde dont ne comprend plus grand chose. Cette femme qui me détruit mais me maintient en vie, cette sorcière qui a volé mon âme sans la détruire. Celle qui détient désormais tout ce qui m'appartient, tout ce que je suis. Celle qui est devenu étrangement la seule femme de ma vie. Celle que je veux tuer autant qu'admirer. Celle que je hais autant que je la désire. Celle à qui je mens, chaque jour, me retrouvant plus seul que si elle n'était pas là. Mais peu importe, il y a sa présence, son odeur. Sa chaleur, et sa douleur.

Elle me rappelle que je suis en vie, chaque jour depuis plus d'un an. Je m'endors ce soir en la trouvant contre moi, dans mon lit, notre lit. Dans mes bras, sa chevelure brune et son souffle ensorceleur. Je ferme les yeux et laisse le monde des rêves me montrer une autre vie.

L'horreur. La vraie. Celle dans laquelle l'espoir n'existe plus. Il n'y a pas Cordelia, pas cette routine malsaine. Il n'y a même plus de douleur tellement celle ci est violente. Nolan est là, face à moi, mort dans d'atroces souffrances. Et je grave un jour de plus à mon compteur, celui où j'ai perdu la moitié de mon cœur, la moitié de mon âme. Je lutte pour sortir de ce rêve trop long et trop réaliste. Il est pâle et rigide. J'ai le sang glacé. J'aimerais crier mais j'en suis incapable. J'aimerais demander de l'aide, même celle de Cordelia, mais j'y arrive pas. J'ai besoin de sa douleur à elle, de cette étreinte pleine d'épine. Qu'elle me fasse saigner, hurler autant qu'aimer. J'ai besoin qu'elle me rende vivant alors que face au cadavre de mon frère je ne ressens plus rien.

Absolument plus rien. Alors à quoi bon vivre ? À quoi bon se battre ? Le rêve continue et je marche lentement, je traverse une pièce pour en sortir un pistolet. Il brille, le reflet dans la vitre me fait plisser les yeux tandis que le clic de l'arme me fait frissonner. C'est l'arme de Nolan, celle qu'on a retrouvé sur lui. J'ai récupéré ses effets personnels et désormais, cette arme m'appartient. Quelle drôle d'idée de donner une arme à un homme qui n'a plus de raison de vivre. J'enlève la sécurité, pose le canon sur ma tempe, je ferme les yeux, une larme coule. J'appuie sur la gâchette et.

J'ouvre les yeux, en sueur, dans mon lit. Mon bras tremble et je glisse machinalement une main sur le drap pour sentir la courbe et la présence de ma Rose à Épines. Je suis réveillé. En vie. Nolan aussi. Je jette un coup d’œil à l'heure et encore une fois, ce sera une nuit sans réel sommeil pour moi. Je passe lentement mes mains sur mon visage et me lève discrètement, tentant en vain de ne pas réveiller ma douce.

Dans la cuisine, je m'appuie sur le marbre froid, quelques instants pour reprendre mes esprits, souffler et boire un verre d'eau. Je passe par la salle de bain et machinalement j'essuie la sueur sur ma nuque avant de retourner vers le lit. Le parquet craque sous mes pieds et alors que je m'apprête à me recoucher, les billes de la sirène s'ouvrent pour me regarder. Merde, raté.

« Hey... désolé, je voulais pas te réveiller. » Je passe une main fébrile sur sa joue. Ma douce Sirène, mon amour empoisonné. Tu me fais vivre, survivre mais tu peux me tuer en un claquement de doigts. Je ne peux pas te donner ce pouvoir là, tu vois ? Alors je vais encore une fois mentir, caché la vérité derrière mes cernes bien trop marqués. Je vais rester là, te regarder m'envenimer. Savourer ce plaisir assassin d'avoir ce serpent qui se glisse autour de moi et m'étrangle sans jamais me tuer. Je vais te laisser ces jours, ces mois, dans un mensonge pour lutter pour ma survie, tout en offrant mon âme, mon corps et mon cœur meurtri. J'ai le cerveau abîmé mon amour, abîmé par des images qui reviennent me hanter.

Mais je ne peux pas te le dire, tout ça. Tu en profiterais pour mettre le coup de grâce. Alors je ne dis rien et je n'attends de toi que la chose que tu sais le mieux faire. Fais moi mal, mon ange. Fais moi saigner, me sentir vivant comme tu sais si bien le faire. Détruis-moi, lentement, mais sûrement. On continue comme ça, j'irai mieux mais sans toi. Je survivrai, à ça, à toi. Peut-être pas à toi, mais au moins à ça. J'y crois.

Je racle ma gorge avant d'ajouter, déposant un baiser sur son front. « Je t'apporte quelque chose pour me faire pardonner ? Je vais me lever finalement, je suis trop préoccupé par le travail pour me rendormir. »

Mensonge à peine travaillé. Mais c'est ça la beauté de notre relation, pas vrai ? Je peux mentir sans faire d'effort et toi prétendre que t'y crois. Parce que tu t'en fiches, tant que je reste là, n'est-ce pas ? C'est ça, notre marché à toi et moi. Mon pacte avec le Diable n'incluait pas la cause où tu en avais quelque chose à foutre de ma santé, tant que je peux continuer à te servir. L'amère vérité, celle qui m'évite de me faire tuer.



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NEVER GONNA BREAK
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Cordelia N. Hopkins
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MessageSujet: Re: « Habits » Cordeliam   Jeu 24 Mai - 4:00



My habits die hard
I'm gonna break your heart I'm gonna break your heart I'm never gonna stop it once I start cause my habits die hard.
Le parquet grince, fléchit sous le poids de la culpabilité, sous les remords d’un homme meurtri par ses hantises. Au même instant, Cordelia est arrachée des bras de Morphée, alertée par ses sens d’un danger qui n’en est pas vraiment un. Ses paupières caressant encore le brun de ses yeux, les muscles de la sorcière se contractent par simple réflexe ; le cœur lui saute, elle dont les instincts de survie s’enflamment à même le moindre présage. Les sens aiguisés, la sorcière réalise enfin, à seul son parfum, la présence de Liam – sent qu’il se rapproche d’elle de pas en pas. Les nerfs s’apaisent aussitôt, alors que la brunette daigne enfin ouvrir les yeux, simulant toutefois une certaine lassitude au même moment qu’il lui adresse quelques mots. « Hey... désolé, je voulais pas te réveiller. » Elle feint un silence, prétextant se réveiller à son rythme. Malgré tout, elle se dédie au jeu et à sa supercherie coutumière, penche ainsi légèrement la tête quand la main du ministre vient effleurer le rose de sa joue. L’ébauche d’une certaine satisfaction au détour de ses lèvres, un murmurement grommelle dans les tréfonds de sa gorge comme le ronronnement d’un félin – et de sa main, elle vient effleurer celle du ministre. Car il ne suffit que de ça pour l’infecter. Que d’un toucher. Que d’une caresse.

Il a mauvaise mine. C’est la première chose qui lui vient à l’esprit. Pas que ce matin d’ailleurs, depuis des jours. Mais il se tait, il ment. Quand il ne se cache pas, il fuit. De ses problèmes, de ses cauchemars, de ses angoisses, d’elle et son embrase, d’elle et son poison. La succube tend la main pour attraper sa proie entre ses griffes, mais le sorcier lui échappe.  Mais il est déjà envenimé, corrompu jusqu’aux artères de son pauvre cœur meurtri – alors il n’ira pas très loin, pas avec son venin qui coule à même ces veines qui sont censées le faire vivre. Il en est incapable. Elle a tout fait après tout pour que ça soit le cas.  
Mais comme coutume le veut, Liam se tue désespérément à garder le contrôle, de sauver la face – et comme toujours, Cordelia voit à travers les artifices. Elle est coupable, par le passé, d’avoir laissé ces démons ronger l’esprit du ministre – pour la simple et bonne raison que son cœur meurtri n’a jamais fait obstacle à ses aptitudes d’amant. Mais la curiosité est piquée. La brunette plisse les yeux, subtilement. Elle examine sa proie, étudie les dissemblances, sonde les secrets qui sont enfouies devant elle. Félicitation, Liam. Peut-être n’est-ce pas son intention, mais le résultat est le même.

Il ment. Pour une raison, bien entendu. À ce sujet, le beau brun diffère de la sorcière. Elle respire le mensonge, chante les chimères, soupire l’illusion ; c’est plus fort qu’elle, c’est tout ce qu’elle sait faire. Plus qu’un réflexe, un instinct. Mais lui, il ment pour cacher quelque chose. Qu’est-ce que c’est Liam, que tu caches? Ainsi, lorsqu’il se rapproche de nouveau pour déposer ses lèvres contre son front, probablement dans le but niais de prétendre que rien n’a changé, la prédatrice saisit l’opportunité qui se présente devant elle, et attrape sa proie. « Je t'apporte quelque chose pour me faire pardonner ? Je vais me lever finalement, je suis trop préoccupé par le travail pour me rendormir. » Ses mains se glissent derrière le cou du beau brun, le rapproche encore plus de sa charpente de chair et de plaisir, à peine vêtue d’un drap suite aux ébats de la veille. « Et quel travail, exactement? » s’enquiert-elle immédiatement, comme pour le piéger sur l’instant. « J’ai du mal à imaginer quelle paperasse peut bien se révéler plus importante que moi. » susurre-t-elle, la voix rauque et encore enrouée par les petites heures du matin. « Tu ressembles absolument à rien en ce moment, Liam. » rapporte-t-elle froidement pour le ramener à la réalité, presque agacée qu’il puisse penser une seule seconde qu’il arriverait à lui cacher quelque chose. Si tu veux jouer le jeu Liam, joue-le bien.
La succube fait aussitôt chavirer la carcasse de Liam sur son côté du lit pour s’installer sur lui. Une énième tentative pour entraver la fuite de sa proie. « Ça fait des mois que tu ne te préoccupes plus du tout aussi assidument de tes fonctions de ministre. Qu’est-ce qui peut bien avoir changé aujourd’hui? » soupire-t-elle contre les lèvres du jeune homme, s’enivrant de son souffle, de son parfum. Cordelia est peut-être indifférentes aux maux de son amant, ou de n’importe qui à vrai dire – mais ça ne veut pas dire pour autant qu’elle n’est pas observatrice, et qu’elle ne peut pas conjecturer quant à leur nature. Ce qu’elle sait avec certitude, en revanche, c’est qu’il ne met plus du tout du sien dans son travail depuis les évènements de la précédente année. Et qui peut lui en vouloir?

La démone réquisitionne aussitôt un baiser presque vulgaire qu’elle arrache de force au ministre, l’avidité et la luxure peintes aux lèvres. De quelques doigts, elle caresse la mâchoire sculptée dans le marbre du sorcier, avant de poursuivre. « Laisse-moi deviner… » commence-t-elle, presque douce. « Nolan? » conclut-elle, cette fois-ci, blasée, le dégoût apparent dans son timbre, traduit également par le roulement de ses yeux lorsqu’elle prononce ce prénom. C’est toujours Nolan. Peu importe la situation, peu importe les maux ; lorsqu’il est question de Liam, tout peut être retracé à une seule et unique personne. Nolan.
Elle se redresse un peu, seulement dans le but de mieux observer le butin qui jonche entre ses griffes. Elle est alerte – vigilante au moindre égarement, à la première faille dans le petit jeu de Liam. Une esquisse sur ses lèvres, une oscillation dans son regard, tout pouvait le trahir. La main de la sorcière trace son chemin jusqu’au cœur battant du jeune homme – probablement son meilleur allié dans ce jeu. Lui aussi n’hésiterait pas une seule seconde à trahir Liam s’il ne faisait pas attention. Elle pouffe, glousse - parce que c'est pathétique, et qu'elle ne peut qu'en rire. « Tu ne me fais pas confiance? » finit-elle par concéder. Mens, mon coeur – si tu en es capable.
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cordelia narcissa hopkins
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Liam P. Wiggins
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MessageSujet: Re: « Habits » Cordeliam   Jeu 24 Mai - 21:53


Les mains de la succube entourent ma nuque, un frisson me parcourt le corps en entier. Je serre les dents, laisse mes yeux se poser dans les siens. Ne fais pas ça, mon Ange, ne me prends pas à parti. Ne casse pas ce faux semblant entre nous. Ne me force à pas à faire des efforts dans mes mensonges, ne détruis pas le peu qui me laisse respirer sans écraser ma poitrine, je t'en supplie.

Je glisse une main sur son bras fin pour tenter de garder le contrôle, ou du moins cette possibilité de fuir, de m'échapper d'entre ses griffes. Mais ça, c'était avant qu'elle ne parle, avant qu'elle ne fasse tout ce qu'elle ne devait pas faire. Prendre un rôle qui n'est pas le sien, percer un peu plus les plaies de mon âme pour me rappeler à quel point je suis seul face au monde. Je soupire tout en la laissant continuer. Trop fatigué pour la couper, trop épuisé pour tenter de faire front. Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour tout ramener à elle, son importance, son omniprésence. Un sourire se dessine sur mon visage creusé tandis qu'elle en rajoute une couche. « Merci mon cœur, t'es pas mal non plus. »

Je détourne le regard, tente de faire comme si de rien n'était. Comme si elle n'était pas en train d'appuyer en plein sur cette plaie ouverte qu'est ma vie. Je fais comme si elle n'avait pas vraiment dit ça, ou du moins, comme si ça n'avait pas l'importance qu'elle veut bien me faire croire. Je me laisse faire lorsqu'elle me tire réellement sur le lit, se pose sur moi. Mes mains, comme par un réflexe trop bien ancré, glisse sur sa peau douce tandis que je plonge mes yeux dans les siens. Je ris à sa remarque. La démone, si détachée, si froide. Celle qui se fout totalement des autres, de moi. Celle qui a passé bien trop de temps à me dire et me répéter que je n'étais rien qu'un jouet a finalement fait l'effort de remarquer l'évolution de ma vie. En voilà une surprise.

Comme quoi, même les monstres ont des yeux et des oreilles. Même la diablesse sans cœur n'a peut-être finalement pas envie de se retrouver seule. Je la laisse poursuivre sans un mot, glissant ma main entre ses omoplates pour la saisir un peu aussi, alors qu'elle glisse ses lèvres contre les miennes. La laissant m'embrasser, je glisse mes dents contre ma lèvre inférieure juste après, ne la quittant pas des yeux alors que sa chevelure chatouille mon torse alors que ses mains trop douces pour leur poison dessinent ma mâchoire et qu'elle continue. Parlant de Nolan, forcément, gâchant ce doux moment pour me ramener à une réalité désastreuse et me poignarder une fois de plus. Je lâche son dos et roule des yeux alors qu'elle se redresse, la traîtresse, pour mieux observer chacun de mes traits.

Mais pas ce soir, mon Amour. Tu n'auras pas gain de cause et tu ne me feras pas chialer dans tes bras de sirène. Peut-être qu'avec tes autres amants tu n'as toujours qu'à claquer des doigts mais ça ne fonctionne pas comme ça, toi et moi. On a signé un contrat, tu n'es là que pour mon corps, pas mon cœur. Ne crois pas que je vais te le donner si facilement, mon Ange. Alors qu'elle ajoute une dernière couche à son joli discours, je l'attrape pour la décaler à côté de moi de manière plus ou moins délicate et ne retenir que son bras.

« Non, je n'ai pas confiance en toi, pas plus que toi en moi. Ne me prends pas pour tes stupides amants que tu as enchaîné toutes ces années, Cordelia. Ne me fais pas cet affront là. » Au même moment, ma main glisse contre sa joue pour la caresser, faisant contre poids à mes mots et mon expression froide. « Ceci étant, puisque tu veux jouer à ça, ma douce, jouons. »

Je m'avance vers elle pour lui voler un baiser et me glisser sur elle, tenant ses mains trop fines dans les miennes, la plaquant contre ce lit qui lui appartient autant qu'à moi. « Je suis ravi de voir que pour quelqu'un qui se fiche éperdument de mon état tant que je suis vivant et encore capable de satisfaire tes besoins primaires, tu m'as beaucoup observé... », je m'avance contre sa nuque pour y déposer mon souffle, un baiser et lentement glisser vers son oreille pour lui murmurer. « On dirait que finalement, même les monstres n'aiment pas finir seuls sous les lits... »

Je m'éloigne brusquement d'elle, relâchant ses mains et me sortant du lit, laissant tomber le drap qui la couvre à mes pieds. Droit, sur le parquet qui craque sous mon poids, je reprends, d'un regard dur. « Ne gâche pas tout, mon amour, on est pourtant si bien toi et moi, ce serait dommage de changer ça. » Un sourire faux prend place sur mes lèvres alors que je lui tourne lentement le dos.

Mais, évidemment, dans mon besoin à moi de ne pas me retrouver seul, dans ma folie à moi de préférer sa présence à la solitude, je me retourne, pour reprendre, un air interrogateur. « Je me demande bien pourquoi tu décides de ramener encore quoique ce soit à Nolan ? Si tu avais fait un peu plus attention, tu saurais que l'on ne se voit plus, depuis plus d'un an, ma belle. Avant même que tu franchisses cette porte pour en faire ta maison. » Je hausse les épaules avant de continuer. « Peut-être que c'est toi qui a un problème avec lui. Après tout, tu t'obstines à vouloir le glisser entre nous. »

Me dirigeant lentement vers la porte de la chambre, j'ajoute, presque trop légèrement. « S'il t'intéresse tant que ça, pourquoi ce n'est pas son lit à lui que tu as choisi ? » et puis, dans un rire, je continue. « Enfin, il n'est pas trop tard, tu connais la porte de sortie et son adresse aussi, j'imagine. »

Je traverse le couloir sans m'arrêter, mon cœur bat dans mes tempes alors que ma faiblesse physique et morale se joignent pour me tuer à petit feu. Je pose une main sur le mur, y serre le poing pour retrouver un peu d'appui. Mais putain, c'est pas vrai ? Elle va s'y mettre aussi ? M'envenimer jusqu'à me tuer, ne pas s'arrêter jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de moi. Qu'un simple pantin, le sien. Je serre les mâchoires avant de m'asseoir sur le canapé, souffler quelques secondes pour reprendre le contrôle de mes pensées.

Non, mon Ange, je ne peux pas te laisser gagner. Je ne peux pas te cracher la vérité, parce que tu te ferais un plaisir d'aller l'assassiner de tes propres mains. Je ne peux pas te raconter mes rêves, à toi, mon pire cauchemar. Je ne peux pas te donner cette victoire, mon Amour. Alors ne joue pas à ça, je t'en supplie, retournons à ce jeu de mensonge.

Je vais bien, et toi aussi. On est heureux, pas vrai ? Un joli petit couple qui a choisi de passer sa vie ensemble et probablement sa mort aussi. On en reste là. C'est le mieux, crois-moi. Le parquet craque et alors que mon visage retrouve son masque douloureux, je saisis quelques feuilles sur la table basse pour faire comme si de rien n'était. Et avec un peu de chance, elle continuera elle aussi. Peu importe que je sois déjà en train de mourir, le visage pâle, le corps tremblant. Peu importe que mes cernes prennent trop de place sur mon visage. Ce n'est pas son problème, je ne suis pas son problème.

N'est ce pas, Cordelia ?

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Cordelia N. Hopkins
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MessageSujet: Re: « Habits » Cordeliam   Mar 19 Juin - 9:26



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« Non, je n'ai pas confiance en toi, pas plus que toi en moi. Ne me prends pas pour tes stupides amants que tu as enchaîné toutes ces années, Cordelia. Ne me fais pas cet affront-là. » Elle glousse. La prétention s’harmonisant à chaque souffle. N’était-il pas, justement, le plus stupide de ses amants? La réflexion lui extirpe l’ébauche d’un nouveau rictus qui prend vie sur l’écarlate de ses lèvres envenimées. « Ceci étant, puisque tu veux jouer à ça, ma douce, jouons. » Elle ronronne presque de nouveau, concédant à l’ambiance du moment le semblant d’un gémissement fastueux. De nouveau leurs lèvres se liguent les unes aux autres, la manifestation la plus primaire de leur vice partagé. Il se glisse sur elle, et elle sent alors chaque traits, chaque courbes, chaque renflement de son corps brûler contre les parcelles de sa peau, fragile et douce, en contraste imminent avec la peau rugueuse de son amant. Elle est amusée. Constamment. Peut-être est-ce pour cela qu’elle reste à ses côtés. Parce qu’il l’a divertit, l’amuse. « Je suis ravi de voir que pour quelqu'un qui se fiche éperdument de mon état tant que je suis vivant et encore capable de satisfaire tes besoins primaires, tu m'as beaucoup observé... » C’est au tour de son souffle, son haleine et son parfum d’embraser la peau de sa nuque – la succube ne peut alors qu’inhaler ces aromes qui éveillent en elle ses désirs les plus épicuriens. « Toujours, mon chaton. Tu le sais bien. » Ses mains sont encore plaquées contre le matelas, captive de son emprise, esclave de cet avantage physique qu’il a sur elle – mais elle se réjouit malgré tout de la situation. Elle le regarde droit dans les yeux, le défie presque de succomber, de la consommer. Elle est là pour ça, après tout. Mais il sait qu’il a ce pouvoir sur elle, alors il la défie à son tour. « On dirait que finalement, même les monstres n'aiment pas finir seuls sous les lits... » La remarque la fait sourire, de pleines dents cette fois-ci. Il n’a pas tort. Peut-être pas pour les raisons qu’il espère, mais il n’a, malgré tout, pas tort.

Il joue au même jeu que d’habitude. Relâche l’emprise sur elle, lui refuse son plaisir, ou plutôt, le reporte à plus tard. N’importe quoi pour la faire languir, n’importe quoi pour se faire vouloir, n’importe quoi pour se faire valoir. « Ne gâche pas tout, mon amour, on est pourtant si bien toi et moi, ce serait dommage de changer ça. » Son ton l’agace, mais elle se contente de rouler des yeux. « Selon toi. » siffle-t-elle, pernicieuse et acerbe. Elle reprend, cette fois-ci, un peu plus nonchalamment. « Le confort du train-train quotidien, le sentiment de sécurité, la tranquillité que procure ce qui est familier et répétitif… » Elle roule des yeux de nouveau, alors qu’elle se relève mollement du lit, et attrape une chemise qu’elle a elle-même arraché à Liam la veille. « Ça m’ennuie profondément. » La chemise blanche qu’elle a enfilée brusquement recouvre à peine la courbe de son épaule, continue de dévoiler l’or dans son teint – mais la vue ne semble pas suffisamment appétissante pour que le jeune homme abjure son éternel orgueil. « Un peu de changement ne peut qu’épicer les choses, non? » souffle-t-elle dans un dernier élan de nonchalance, alors que ses doigts époussettent le mobilier autour d’elle, et ses jambes, elles, tracent leur chemin jusqu’au sorcier. Elle tient ses distances, malgré tout.  Il se retourne aussitôt, l’affronte à nouveau – le regard à la fois dur et pourtant songeur. « Je me demande bien pourquoi tu décides de ramener encore quoique ce soit à Nolan ? Si tu avais fait un peu plus attention, tu saurais que l'on ne se voit plus, depuis plus d'un an, ma belle. Avant même que tu franchisses cette porte pour en faire ta maison. Peut-être que c'est toi qui a un problème avec lui. Après tout, tu t'obstines à vouloir le glisser entre nous. » Belle tentative, Liam. Mais la démone n’est pas dupe, elle voit à travers son jeu, au travers de ses mots, de ses paroles. De la projection, ce n’est que ça, au fond. Et ça la fait pouffer. Peut-être est-ce pour cela qu’il en fait tout autant et se met à rire. L'hystérie incarnée. Pendant une courte seconde, elle pense même qu’il a perdu la tête – il en a tout l’air du moins. « S'il t'intéresse tant que ça, pourquoi ce n'est pas son lit à lui que tu as choisi ? Enfin, il n'est pas trop tard, tu connais la porte de sortie et son adresse aussi, j'imagine. » Ça a quand même le mérite de la faire réfléchir – et il profite de l’opportunité pour prendre la fuite, comme d’habitude, lui qui est encore plus lâche qu’elle. La sorcière sait tout de même apprécier le fait que Liam soit, malgré sa bêtise, capable de discerner ses défaites de ses victoires. Il fuit, car il sait qu’à ce jeu, il ne gagnera pas. Il fuit, car il sait qu’à ce jeu, il n’y laissera pas que sa peau, mais aussi son âme et sa vie. Il fuit, car il sait qu’elle peut gagner, qu’elle peut lui arracher les mots de la bouche, comme elle le lui a arraché le cœur quelques mois plus tôt. De son côté, c'est tout ce dont elle a besoin de savoir pour mieux conquérir.

Mais cette réflexion fait place à une autre. Peut-être la succube ne s’y prend pas de la bonne manière. Peut-être ne lit-elle plus aussi bien entre les lignes. Et peut-être lui faut-il une nouvelle approche. Cordelia traverse aussitôt le couloir, à son tour. Elle peut apercevoir Liam, de vulgaires feuilles qui filent entre ses doigts, ses cernes sous les yeux trahissant encore plus son vulgaire artifice. Il prétend. Prétend ne pas la voir, prétend travailler, prétend que son cœur ne meurt pas d’envie de trépasser cette poitrine dont il est prisonnier. Que caches-tu Liam? Quel secret clandestin tentes-tu si désespérément de protéger? Quelle vérité la démone de tes cauchemars ne peut-elle pas te dérober? Ne lui as-tu pas tout promis quand tu lui as cédé ton âme? La forteresse de ton esprit est-elle aussi impénétrable que tu le penses? … Liam, dis-moi, à quoi tu penses?
Ça la ronge – presque. La démone ne sait pas si c’est sa curiosité, un semblant de sentiment à son égard, ou tout simplement de l’ennui. Va savoir.

Errant d’abord dans la cuisine, la sorcière s’attèle à faire couler dans une tasse en porcelaine le café colombien auquel elle s’était accoutumée dans les appartements du ministre. Elle trace ensuite son chemin du comptoir jusqu’au salon, sans bruit, une discrétion féline dans les pattes. Sans plus tarder, la brunette débarrasse des mains de Liam les feuilles qui y jonchent, puis s’installent sur ces genoux et cuisses, le piège une fois de plus de son corps. Elle dépose la tasse de café sur la table basse, et de la force de ses mains, la brunette appuie sur le torse du sorcier, le force à se caler davantage contre le canapé. « Ton corps te trahit, mon chaton. » De sa main, elle lui offre une caresse – en réalité, un cheval de Troie. De ses talents de mage, elle ensorcelle les sens du beau brun, subjugue les sensations de son corps au gré de ses desseins. « Tes yeux, ton regard, tes cernes… » Une simple caresse devient l’étincelle qui enflamme tous les sens du sorcier, l’asservit aux plaisirs les plus primaires. Elle lui fait parvenir la sensation que le simple souffle chaud avec lequel elle cajole sa nuque est suffisant pour lui réchauffer tout le corps. En d’autres mots, la succube joue avec les sens du sorcier, fourvoie le système en place, dévoie les défenses – le tout pour mieux assiéger le territoire. « Allez. Dis-moi, Liam… Qu’est-ce que les songes t’ont révélé? » Elle n’est pas sure, mais c’est ce que son intuition lui murmure à l’oreille, alors elle avance l'hypothèse. On verra bien.

Cordelia cesse son manège graduellement, défait lentement l’emprise qu’elle a sur les sens du jeune homme, le temps d’attraper la tasse dont elle s’est disposée plus tôt. Elle le lui la tend aussitôt, avant de poursuivre. « Je réalise que mon offre n’est peut-être pas des plus alléchantes. » À vrai dire, elle réalisait surtout qu’elle n’a pas adapté la bonne approche. Liam n’a que faire de son corps, de son embrase, de ses baisers – car il y a accès quand il veut, elle qui est tout aussi coupable que lui d’être dépendante aux besoins les plus vénériens de l’être humain. Mais ce n’est pas grave, car à sa disposition, elle a quelque chose qu’il désire. Des secrets. Un passé obscur, du moins pour lui. Et la succube est prête à marchander quelques vestiges de son passé en échange de la réponse à l’énigme qui flotte au-dessus du jeune homme. Un compromis qui, du moins Cordelia le pense, saurait satisfaire le bel apollon. « Alors en échange aux réponses à mes questions, je propose de céder les réponses aux tiennes. N'importe laquelle. » La sorcière lève un sourcil, un air inquisiteur plaqué contre son masque diabolique sur lequel s’esquisse déjà un rictus sournois.
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MessageSujet: Re: « Habits » Cordeliam   Mar 19 Juin - 16:15


La succube me répond comme toujours. Des habitudes bien calées depuis déjà plus d'une longue année à ses côtés. Elle roule des yeux, me reprend et décide encore une fois de tout perturber. Là où notre équilibre incertain se construit lentement, Cordelia choisit volontairement de couper cette ligne fine aux ciseaux. Pire qu'une enfant lassée de construire un jouet avant la fin, elle balaye d'une main la seule chose qui me laisse encore respirer sans paniquer. Parce qu'elle se lasse, qu'elle dit. Parce que ça l'ennuie, qu'elle répète. La sorcière parle d'épicer les choses là où je la vois incapable d'accepter que pour une fois dans sa vie, le monde ne va pas s'écrouler. Elle est du genre à faire du mal avant d'avoir mal, en vérité ? Alors tout balayer avant que tout s'effondre paraît logique au fond.

Pourtant j'ignore ses propos, je centre la conversation sur le sujet qui fait mal, me fait mal. Je lui donne tout le loisir de s'étendre sur mes points de faiblesse comme elle aime tant. À moi de prendre les devants, joué l'indigné et lui jouer la carte de la pseudo-jalousie. Après tout, nous ne nous sommes jamais juré fidélité, la seule chose que l'on a juré, c'est qu'elle aurait mon âme jusqu'à mon dernier souffle. J'en rajoute, des tonnes, lui montre la porte. J'en rajoute probablement trop, tellement je suis à bout. À deux doigts de me noyer, un souffle de ne plus respirer. Je finis par partir, prendre les devants avant de craquer. Je traverse le couloir pour retrouver un minimum de stabilité, me concentre sur deux trois papiers dont je me fous royalement. Quelques instants de répit durant lesquels je suis seul, sur le canapé, dans ce salon. J'y vois trop flou, ma visions trop usée elle aussi, pour lire réellement les papiers. Mais ce n'est pas grave parce que l'important c'est de prétendre, ça a toujours été de prétendre. J'entends ses pas faire craquer le bois à son tour sans pour autant lui accorder un regard, une seconde de mon attention. La cafetière se déclenche et je resserre le papier entre mes doigts. Hors de question de lui céder, de lui donner ce pouvoir là sur moi. Les minutes passent et moi, je serre tellement les dents que je vais finir par les user. Puis la voilà en face de moi, la voilà à nouveau inévitable, ma destinée en pleine gueule.

Je soupire, levant les yeux sur ses courbes presque nues, ma chemise pour seul habit et la laisse retirer les feuilles de mes mains sans broncher. À quoi bon ? À quoi bon jouer à un jeu déjà perdu ? Se battre pour une cause déjà enterrée ? Ses cuisses frôlent les miennes jusqu'à ce qu'elle s'installe à son aise. Mes mains trouvent naturellement le creux de ses reins alors que mes yeux cernés trouvent les siens, toujours plus sombres, toujours plus manipulateurs. Mais pas cette fois, ma belle. Cette fois, tu n'auras pas ce que tu cherches.

Ses paumes forcent sur mon torse et la fatigue, les nerfs presque à vif me font esquisser une grimace tandis que je me retrouve complètement enfoncé dans le canapé. Sa voix de sirène chante à nouveau son poison, de la fausse attention, le tout pour un but personnel. Je roule des yeux à mon tour alors que ses doigts fins frôlent ma peau. Mais cette fois-ci, je m'avoue vaincu. La succube sort une carte qui se joue rarement entre nous, celle de nos dons. Elle me plonge lentement dans une illusion, trop faible pour lutter, je soupire simplement le temps de me laisser envahir. Ce sentiment à la fois enivrant et terrible, celui qui laisse ma main qui remonte dans son dos m'offrir un plaisir qui n'existe plus. Celui de l'innocence d'un premier corps, d'un premier amour. La douceur de sa peau, sa colonne qui se dessine sous mes empreintes et ma seconde main, qui elle trouve une place qu'elle croit presque dessinée pour elle dans ses reins. Son souffle, qui me fait frissonner comme un idiot amoureux. Mes yeux se ferment et son souffle lui, m'envahit. Elle m'envahit, me vole la dernière chose qu'elle n'avait pas pour elle. Un désir qui dépasse la chair, un désir qui consume jusque la chair, tellement la personne en face semble unique, à nous, pour nous. Elle me vole le souvenir d'un baiser unique avec Nataliya, s'approprie mon amour au détour d'une illusion et moi, je suis incapable de lui dire non.

Mais heureusement, il reste sa voix, qui même dans une illusion, laisse cette marque dans mon crâne. Un minimum de bon sens, de raisonnement, qui utilisent toutes mes forces pour ne pas lui céder. Alors je me force à ne pas parler, simplement glisser ma nuque dans la sienne, déposer un baiser sur son épaule, resserrant mon étreinte sur son dos, la glissant plus près de moi pour ne pas lui faire face, ne pas lui répondre, ne pas délier ma langue.

Je refuse de lui offrir cette victoire là, je refuse de lui accorder ce droit là. Et puis, lentement, l'illusion s'estompe, mes sens et mon système nerveux fonctionnent comme ils ont toujours fonctionné. Je laisse mes mains glisser le long de son dos comme une caresse, sans plus avoir besoin de la maintenir si près, trop près. La démone me tend la tasse de café que je m'empresse de porter à mes lèvres avant qu'elle ne recommence un de ses plans diaboliques. Avant qu'elle ne m'use au point que je ne puisse plus résister, que je sois obligé de céder. Le liquide chaud coule dans ma gorge alors que sa nouvelle remarque me laisse perplexe. Instinctivement, je redresse le dos, plus apte à l'écouter. La tasse chaude toujours entre les doigts, entre elle et moi. « Je t'écoute. » Que je laisse échapper entre deux gorgées avant qu'elle n'énonce son offre.

Et quelle offre. Celle dont tout le monde rêve. Chaque homme qui a pu la croiser dans sa vie, chaque homme qui a pu fantasmer sur son amour à elle. Je laisse quelques secondes, dépose la tasse encore chaude sur l'accoudoir du canapé avant de la déposer à côté de moi. Mes doigts contre la chemise, la laissant se lover contre moi, trouvant mes yeux dans les siens à nouveau et choisissant volontairement de ne plus la laisser avoir le dessus sur moi, sans chercher à le prendre non plus. « C'est trop beau, Cordelia. » Trop beau pour être vrai. « Tu caches quelque chose, un serpent dans le jardin d'Eden. » Je me détourne d'elle, reprenant la tasse pour en boire quelques gouttes avant de lui tendre. « Si on joue vraiment à ce jeu, il me faut des garanties. », un sourire qui se dessine sur mes lèvres fatiguées et je continue. « Parce qu'aux dernières nouvelles, tout ce qui sort de cette jolie bouche est un mensonge, alors tu m'expliques comment je suis sensé te croire ? »

Mais malgré tout, l'idée fait place dans mon crâne. Non seulement d'en savoir plus sur elle mais aussi, et surtout, parce qu'elle est prête à se vendre un peu pour savoir ce qui me met dans cet état. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai une légère emprise, autre que physique, sur la succube face à moi. Peu importe la raison, je suis sûr qu'elle déteste ça. « Tu es prête à quoi, pour savoir ce qui est en train de me tuer ? »

Les mots sont forts, très forts. Peut-être un peu trop. Je lui offre un large sourire, le visage scindant le sien, cherchant à savoir ce qui la titille à ce point. « Il me faut au moins un aperçu de ce que tu es prête à m'offrir, mon amour, sinon hors de question de jouer. » Je lui caresse la joue, récupère la tasse de café. Je ne sais pas ce qui est le pire en cet instant, savoir pertinemment que ce petit jeu va mal tourner ou alors être trop heureux, de préférer crever et la laisser dans son doute, plutôt que demander un peu d'aide. Et puis je me lève, m'apprête à aller nous servir de nouvelles tasses, parce que ce jeu dangereux va clairement prendre du temps, vraiment beaucoup de temps. Un baiser sur son front, volé, au passage, alors que j'ajoute en souriant. « Un peu de bourbon dans ton café ? La nuit va être longue, mon ange. »

Un jeu trop dangereux qui s'annonce. Un jeu auquel il faut dire stop avant même qu'il commence et pourtant, je suis déjà en train de verser le liquide dans les tasses et sortir une bouteille de bourbon. Je m'avance à nouveau sur le canapé, vers elle, vers ma plus grande perte et à la fois, la seule qui me tient vraiment la tête hors de l'eau. Mon plus mauvais pari, celui qui me tuera petit à petit. Cordelia, qui détient mon âme et tout ce qu'il reste de moi. Tu n'auras pas mon cœur, mais tu auras probablement ma peau. « Je t'écoute, amour. »

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MessageSujet: Re: « Habits » Cordeliam   Lun 9 Juil - 11:38



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« C'est trop beau, Cordelia. » Comme n’importe quel accord avec le Diable, mon coeur. Que s’imaginait-t-il? Ne lui a-t-elle pas dit, mot pour mot, qu’elle comptait rendre son offre plus alléchante, au point tel qu’il ne pourrait la lui refuser? Mais la succube demeure accoutumée à ce prodigieux manque de confiance à son égard, et donc accoste ce commentaire avec sa nonchalance habituelle, elle dont le masque ne tressaille jamais, même face aux adversités. « Tu caches quelque chose, un serpent dans le jardin d'Eden. » Encore faudrait-il qu’il y en ait un, jardin d’Eden. Peut-on encore appeler ce coin pourri du monde un jardin d’Eden? Sous les ciels grisants sourdent chaque semaine de nouvelles catastrophes, de nouveaux prédateurs, de nouvelles menaces. Mais elle digresse, ce n’est pas le sujet après tout. « Je ne cache rien du tout, Liam. À vrai dire, c'est plutôt toi que l'on pourrait accuser d'une telle chose. » Le ton est à la fois délateur, et nonchalant. Un contraste qu'elle seule connait les secrets.

Liam, quant à lui, ne bronche pas. Cordelia n’est pas le moindrement surprise, cela dit. De sa réaction, de ses mots, de son affront, de sa curiosité, du fait qu'il a mordu l'hameçon. Même pas les gestes de Liam n– qui boit ce café, qu’elle lui a tendu quelques secondes plus tôt, avec vigueur, ne l'étonnent. Lorsqu’il lui tend la tasse à son tour, elle en prend à peine une gorgée avant de s’en disposer immédiatement. « Si on joue vraiment à ce jeu, il me faut des garanties. Parce qu'aux dernières nouvelles, tout ce qui sort de cette jolie bouche est un mensonge, alors tu m'expliques comment je suis sensé te croire ? » La succube ne peut que rouler des yeux, péniblement. « Tu peux parler. » Celui qui ment au Gouvernement, celui qui ment à son frère, celui qui se ment à lui-même. Quelle ironie. Quelle arrogance, aussi. Elle préfère en rire plutôt que d’y accorder plus d’une seconde de plus.

« Tu es prête à quoi, pour savoir ce qui est en train de me tuer ? » Elle pouffe. Tellement typique de la part du ministre, pense-t-elle. Ce n’est pas parce qu’il est en train de mourir que, de son côté, elle meurt d’envie de savoir ce qui le tourmente. Mais elle décide de jouer le jeu, de faire semblant, de lui laisser ce faux avantage si ça peut l’amadouer, et mieux la servir elle en retour. « Il me faut au moins un aperçu de ce que tu es prête à m'offrir, mon amour, sinon hors de question de jouer. » La main du ministre caresse le rose des joues, et dans une tentative de continuer à amadouer le sorcier, la succube penche la tête, hausse l’épaule, piège la main du beau brun entre les deux avec une sentimentalité sans la moindre sincérité. « Le contraire aurait été trop facile, j'imagine. » susurre-t-elle alors qu’il s’approche d’elle pour lui voler un baiser qu’il dépose presque trop tendrement contre son front. Il s’aventure dans la cuisine, et de nouveau, elle discerne le chuintement de la machine à café qui s’exécute vaillamment. « Un peu de bourbon dans ton café ? La nuit va être longue, mon ange. » Une fois de plus, la démone ne peut s’empêcher de rouler des yeux, avec une lenteur laborieuse. « Et c’est la faute à qui déjà…mon ange? » rétorque-t-elle, tout le sarcasme du monde sur la pointe du bec.

La silhouette du bel apollon se révèle de nouveau à la sorcière qui l’accueille d’un rictus hypocrite, et à peine exécuté. « Je t'écoute, mon amour. » Elle fracasse le silence d’un long soupire avant de s’emparer la tasse que le lui tend Liam. Une fois de plus, le masque est scindé par un roulement de yeux plus exténuant qu’autre chose. Naturellement, elle avale aussitôt le Bourbon qu’on lui a tendu, une grimace s’immisçant rapidement sur sa figure de succube.  « Par où commencer? » souffle-t-elle mollement, faisant valser le liquide jaillissant dans son verre, se perdant presque dans son reflet - à l'image d'une certaine divinité.

À vrai dire, Cordelia ne sait réellement pas par où commencer. Non seulement parce qu’elle a improvisé ce plan à la dernière minute, mais également parce qu’elle a elle-même du mal à replacer les éléments de sa vie après les avoir camouflés de mensonges aussi longtemps. « Déjà, je ne m’appelle pas vraiment Cordelia… mais je suppose que tu t’en doutais déjà. » Elle rythme son discours d’une pause afin de laisser échapper un gloussement amusé. Liam est peut-être stupide, mais pas suffisamment pour ne pas avoir deviné quelque chose d’aussi simple, pense-t-elle. « J’ai vaqué sous plusieurs noms. Victoria, Isabella…Rose, aussi. » Elle hausse les épaules, accorde une œillade furtive à Liam, s’assure qu’il lui porte attention, qu’il boit ses paroles. « ‘Cordelia’, c’est juste le dernier en tête, vraiment... Ça aurait pu être n’importe quoi, mais ça signifie "fille de la mer". J’aimais la poésie du nom, tu vois? » interroge-t-elle, une fausse innocence dans les prolongements de sa voix, avant qu’un rictus étire avec sa malice coutumière ses lippes divinement écarlates. « Curieusement approprié quand tu sais que mon père venait d’une famille de marins. » Elle se met à glousser à nouveau. Rien que la mention de son idiot de paternel est assez pour la faire rire. Vaut mieux en rire qu’en pleurer, surtout. De cette piètre excuse de père. De ce connard. De cette enflure. De son premier ennemi.

« C’est Narcissa, en réalité. » La brunette le regarde droit dans les yeux quand elle lui admet ce premier secret, mais roule rapidement les siens avant de les détourner et d’expirer bruyamment de nouveau. Elle ne pensait pas que la simple mention de son géniteur lui solliciterait autant de mésaise, elle qui a toujours commémoré son indifférence infaillible. Mais les images de cette figure paternelle qu’elle avait depuis jadis longuement oublié brûlent tout juste dans sa mémoire, déraille de vieilles cicatrices, des plaies qu'elle pensait soulagées.
La démone souffre presque d’une courte nausée un moment, mais ce n’est peut-être que le Bourbon. Vaut mieux ça qu’un malheureux contrecoup de ses ébats avec le ministre. Ça ne serait pas la première fois que quelque chose du genre lui arrive, après tout. Quoique Cordelia n’est pas certaine d’être prête à lui faire cette confession. « Pourquoi tu ne me poses pas des questions, ça sera plus simple comme ça. » La voix est rauque, sensuelle malgré tout, victime de sa lassitude. Affalée sur le sofa, elle étend ses jambes fines contre les cuisses du sorcier à l’autre bout du canapé, effleure elle-même de ses jambes les mains de Liam comme pour caresser sa propre peau.
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