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 Wilder Mind [Lisa]

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RUNNING TO STAND STILL

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Féminin
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↳ Age du Personnage : Vingt-neuf années qu'elle erre, Andy, sans savoir quoi faire.
↳ Métier : Elle vole, Andy, elle aime tout ce qui brille et pille les tombes de vos amis
↳ Opinion Politique : Elle s'en fout du moment qu'on ne lui cherche pas d'embrouilles.
↳ Playlist : Bishop Briggs - Never Tear Us Apart / Ruelle - Carry You / Kaleo - I Can't Go On Without You /
↳ Citation : « Les personnes les plus silencieuses ont les esprits les plus bruyants. » S. Hawking
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les petits papiers
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MessageSujet: Wilder Mind [Lisa]   Mer 16 Mai - 19:34


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & Andy Serra

Wilder Mind

It's in my blood, it's in my water
You try to tame me, tame me from the start
When the din is in your eye, flash your flesh
Desperate for a need to rise
(c) Mumford & Sons - icons (c) tweek ✩




Bouge merdique sans réelle porte et dont les fenêtres sont parsemées de planches, clouées à même la bâtisse. La baraque de Teddy n’est connue que de ses habitués. Teddy, ce grand chauve au visage bariolé de cicatrices qui fabrique son propre alcool dans les sous-sols.
Agression des naseaux dès que l’on rampe dans ce merdier via une trappe à l’arrière - ça schlingue la charogne qu’on éviscère. Ça me fait même me demander si je ne préfère pas l’odeur de la pisse. Je rejoins Donna qui m’attend depuis au moins une bonne demi-heure, frappant nerveusement le plancher de sa godasse épaisse - j’ai toujours eu un problème avec les horaires. Et elle parle et parle et parle la sulfureuse, sans que je n’en aie quelque chose à foutre en réalité. L’obéissance absente à mes veines.
Les yeux écarquillés, Donna me regarde. Haussement d’épaules en réponse. Je ne comprends pas vraiment ce qui la choque dans mes propos. Peut-être parce que je lui ai claqué que j’en avais rien à foutre de la Falciferae et que j’avais certainement pas envie de me ramener au QG pour revoir la tête d’abruti d’Oswald. C’est qu’elle ne connaît pas l’histoire, Donna. Elle ne sait pas que les liens qui nous unissent sont crades et usés et qu’il n’y a plus rien de bon à en tirer. Si tant est que quelque chose de bon ait pu exister. Elle insiste mais ne récolte que le silence et ça l’agace, ne voit là qu’un comportement enfantin dont je me fous éperdument. T’y connais rien Donna, pourquoi t’insistes comme ça ? Tu peux pas te contenter d’un non massif et franc, faut toujours s’embarquer dans des tas d’explications que j’ai franchement pas envie de te fournir. Mets ça sur le compte de ma mauvaise foi ou de mon je-m’en-foutisme. Carcasse avachie sur une vieille table poussiéreuse, le regard semble absent de cette réalité, paumée quelque part entre ici et ailleurs.

« Hey Andy j’te parle putain tu pourrais me répondre ! Arrête de faire ta mauvaise tête, y a du boulot et il va pas s’faire tout seul.
-Putain c’que t’es emmerdante comme gonzesse, c’est pas croyable ça !
-Quoi ?! J’pige rien quand tu causes dans ta langue bizarre, tu m’fais chier Andy. »

Les pieds de la chaise raclent sur le sol dans un bruit sourd. Elle est furax, la rousse. Et je la regarde se lever et se barrer, balancer sa veste au bout de sa main si sèchement qu’elle dissémine les grains de poussière dans l’air tiède.
Je retourne à ma contemplation du vide, l’index trace des arabesques dans la crasse avant que Teddy ne se radine et prenne la place de la comparse vexée. Regard rivé sur les formes abstraites que je dessine, Teddy n’est qu’un mirage dont je ne veux rien. Ni les paroles, ni les conseils.

« Je voudrais pas m’mêler de ce qui m’regarde pas mais…
-Alors ne le fait pas. C’pas tes oignons, t’as pas des verres à nettoyer ?
-Tu perdras s’tu veux la jouer au plus con, tu sais. »

Orbes qui le dévisagent et le jugent suffisamment pour qu’il lâche l’affaire et se décide à retourner derrière son pseudo comptoir ; celui qui tient entre deux tonneaux et une planche de bois. La solitude en seule compagne acceptable. Le verre de rhum est gobé dans une grimace tandis qu’à l’extérieur le ton monte. Baraque percutée qui craque, hurlements dont on ne saisit pas l’origine véritable. Teddy trottine jusqu’à la trappe, déplace une lourde caisse pour empêcher quiconque de venir foutre en l’air son petit business en voulant s’infiltrer ici pendant que ça s’emballe. On est quatre pecnots à attendre que le bordel au-dehors se tasse. Ça cogne et ça gueule, paroles qui filtrent à travers les fenêtres pétées mais dont le brouhaha ambiant rend impossible la compréhension. Un petit brun alcoolisé sniffe l’air comme un clébard.

« Ça sent l’cramé les gars, vous trouvez pas ? »

Si on voulait se foutre de sa tronche y a deux secondes, on se met à l’imiter. Le nase plein de chiasse, j’arrive à rien sentir de plus que la sueur de mon voisin. Dégueulasse.
Au bout de quelques minutes à douter du flaire de notre ami extraordinaire, de la fumée glisse par les lattes du plafond. Évidence crasseuse, le feu prend à l’étage et nous, on est là à attendre sagement… de se faire engloutir par les flammes !
Les chaises tombent par terre et la seule gonzesse en plus de moi se met à chialer en hurlant comme une damnée. Son gars tente de la calmer mais elle est déjà en train de s’essayer à repousser la caisse pour sortir la première. Je peux pas la juger, je crois que j’aurais pu faire la même chose, les cris en moins. Craquement sinistre, le plafond cède juste au-dessus de sa trogne, l’armoire de l’étage écrabouillant la donzelle. Les gars s’affairent à arracher les planches aux seules issues possibles. Il y a sa petite main qui dépasse du brasier et s’agite comme pour qu’on vienne l’aider. Mais personne ne voit rien, personne, sauf moi. Moi qui ne dis rien, moi qui vois son visage boursouflé et cloqué. Elle beugle encore et je recule, cogne le dos du brun qui empeste l’alcool et le tabac.
On s’asphyxie à cause de la fumée qui s’épaissit et c’est tardivement que la porte d’entrée, autrefois condamnée, est défoncée à grands coups de pied.
Je capte pas tout de suite les uniformes et les flingues braqués sur nous. J’entends que le chaos et ses cris qui se dispersent en affreuse mélodie.

Ordres balancés sans que je n’en pige le moindre mot, tout ce que je sens, c’est qu’on m’accroche le bras. Le poing se balance la seconde suivante, s’écrase sur la face de ce foutu soldat à la noix. Il titube, recule et se met à tirer. Je me barre malgré l’entaille au bras laissée par cette putain de balle. Le mâle beugle et ordonne. A l’extérieur, des visages écrasés sur le bitume me supplient de les aider pendant que ces connards faisant preuve d’un excès de zèle, tabassent la populace incriminée. Elle est devant moi, Donna. La petite rousse a compris que tout allait dégénérer et a tenté de me prévenir qu’elle me dit. Je lui tousse à la gueule, poumons encrassés par la fumée toxique. J’ai besoin d’air. Elle me touche et je la pousse. Dans ses prunelles semblent naviguer une incompréhension soudaine.

« Faut pas rester là, avance ! »

J’ai jamais pigé pourquoi elle m’aimait bien, Donna. Je la fâche les trois quarts du temps, elle fronce les sourcils tellement souvent en ma présence qu’elle a deux rides naissantes au beau milieu de ses yeux. Elle prend sur elle, m’évite des emmerdes avec la Falciferae sans que je ne comprenne pourquoi elle ne les laisse pas me foutre une bonne raclée. La rousse me pousse et me presse s’interpose face à une blondasse qui tente de me choper. Ça se fissure à l’intime. Choix terrible que de l’aider et se faire prendre ou s’en aller sans se retourner dans l’espoir de conserver sa liberté. Le front de la sulfureuse percute le petit nez fin de Blondie. Détonation qui éclate dans l’air, je décide d’en profiter pour me sauver, reste persuadée qu’elle va s’en sortir, Donna.  Je cavale et cavale sans un regard en arrière, m’enfonce dans les venelles alors que je me la joue petit poucet, distillant mon hémoglobine derrière moi. La toux m’arrache le gosier et me fait gerber là, au beau milieu des poubelles pleines. Ça éclabousse les godasses et les chevilles, forme une mare à l’odeur pestilentielle au bout de mes petons. Gerbe au coin des lèvres essuyées d’un revers de manche tout comme la morve qui s’amène. Présence ressentie, la trogne se tourne et se tord en constatant que c’est la blonde aux airs d’Alice au pays des merveilles.

« Putain t’es pire qu’la dame de cœur toi !  Qu’est-ce que tu m’veux !? »

J’imagine que t’es pas là pour me dire que j’te plais bien et que t’as envie qu’on aille boire un verre toutes les deux.
Je renifle bruyamment et extirpe de mes lippes un glaviot qui vient s’écraser entre nous. Je préfère crever que de te voir m’emmener dans une de tes cages à rats.
Le temps vire à l’orage, gronde et résonne partout tout autour. La flotte s’invite, éclabousse nos minois, alourdit nos fringues et glace la chair.


(C) MR. CHAOTIK

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Acting like I'm heartless, I do it all the time That don't mean I'm scarless, that don't mean I'm fine But you'll see, when someone else makes you this way - B.Briggs
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Wilder Mind [Lisa]

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