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 Sucker for Pain [PV Andy]

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SUCKER FOR PAIN

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↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Murphy L. Cohle
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MessageSujet: Sucker for Pain [PV Andy]   Jeu 17 Mai - 0:44

Sucker for Pain
I torture you. Take my hand through the flames. I torture you. I'm a slave to your games. I'm just a sucker for pain. I wanna chain you up. I wanna tie you down. I'm just a sucker for pain.


La clope au bout du bec, les traits relâchés et le regard porté sur la saleté qui se débat, il compte ses chances de grappiller de quoi se défoncer dans l’heure qui suivra. Plutôt minces vu que son fournisseur officiel au sein de la Falci’ s’est fait la malle y a plus d’une demi-heure. Il devrait peut-être se tirer lui aussi avec le prochain gars qui rentrera en ville. Le danois ne sait même pas ce qu’il fout là pour commencer, les miches posées sur un tabouret à observer les prétendus toubibs jouer au Docteur Frankenstein. Faut dire qu’ils ont plus la téloche comme avant, plus d’émissions stupides pour s’abrutir le peu de neurones restantes. Alors on se divertit comme on peut. Puis s’échapper des murs, de ces lieux limitants, ça revigore toujours l’aventurier piégé, l’épris de liberté écroué par la fatalité. Ce qu’il ne donnerait pas pour pouvoir se tirer vite et loin comme autrefois. Un aller simple pour une destination inconnue, avec pour seul bagage, un vieux blouson, son paquet de cigarettes et un peu de fric. L’infecté n’a besoin de rien et après, on le dira compliqué. Il ne s’attache pas aux biens matériels, encore moins au prestige et il n’entretient pas de collection personnelle. Il flambe la thune qu’il reçoit ou qu'il arrache plutôt aux pigeons qu’il fait roucouler. Ce n’est pas tant ce qu’il peut s’acheter avec qui l’intéresse, ça lui donne seulement l’impression d’avoir le contrôle sur quelque chose. Ça remplit les blancs, ça entretient les vices. Ça passe le temps. Avant, ça le faisait marrer de se foutre dans les pires coups fourrés, de sentir l’adrénaline réveiller l'organisme mais y a plus le même amusement derrière les arnaques qu’il enchaine. Tout juste, l’habitude et la nécessité de continuer pour s’offrir une illusion de plus. De savoir dans quelle direction aller.

La fumée l’encercle tandis que le spécimen convulsionne désagréablement sur sa table. Les médecins le charcutent toujours, le mort-vivant. Y en a un qui note, l'autre qui passe les outils et celui qui a l'honneur de tracer des lignes au scalpel. Le corps dégueule l’hémoglobine, ça gicle de plus belle sur le beau tablier blanc. Fresque horrifique, quasiment onirique, peinture naturelle apposée avec spontanéité sur textile cotonneux que le quadragénaire suggérera même d’accrocher dans un musée. Son idée ne fait pas l’unanimité. Décidément, on n’estime jamais son génie à sa juste valeur. Il soupire en tirant une nouvelle bouffée de nicotine. La bestiole tombe de son perchoir. Et les bouchers pestent.  L’arnaqueur tente de prendre la petite porte de derrière pendant qu’ils se chamaillent. Malheureusement, Tarek le capte immédiatement. On lui demande de servir à quelque chose, d’aller à l’extérieur titiller le macchabée. Il voudrait refuser mais il peut pas. Après toutes les merdes qu’il a enchaînées, il doit un peu se racheter. Quand on lui colle l’emmerdeuse au cul, il râle quand même. Ça discute, ça tente de négocier mais c’est comme ça qu'on lui fait comprendre. Faut  qu’il obéisse. Alors en trainant la patte, en injuriant dans sa langue maternelle à peu près toutes les têtes qu’il a suivi dans ce bouiboui, il quitte l’entrepôt A pour se diriger vers le B, empruntant la cour infestée par la mauvaise herbe et les carcasses de camion dépecés, ferraille rouillée.

Les yeux tombent sur cet amas métallique et ça lui fait comme un poids sur l’estomac. Le capot soulevé, les entrailles des bagnoles éventrées, ça lui rappelle les dimanches après-midis quand le père daignait montrer le bout de sa trogne pour foutre le bordel dans le garage avec ces vieilles guimbardes qu’il disait vouloir retaper. Sauf qu’il lui manquait plus d’un boulon dans le ciboulot à celui-là, qu’il passait plus son temps à gueuler et à envoyer valser les outils qu’à vraiment travailler. Une seule maudite fois, le gosse avait voulu l’aider et c’est à coup d’insultes qu’il l’avait renvoyé. Plus jamais, Oswald ne s’était représenté à l’entrée de ce que le géniteur qualifiait d’atelier. Bon à rien, qu’il lui disait. Bon à rien, qu’il est devenu alors.

Le scandinave emporte sa trainée de souvenirs dans le bâtiment suivant. Sans réellement la chercher, il hurle à travers la salle principale. « Serra, ramène-toi. On a du taf. » Et il attend, savourant le peu de goudron dont il dispose encore avant d’écraser le mégot au sol. Une minute, puis deux. Puis, cinq, et merde, il va la chercher par la peau des fesses s’il le faut. Le mafieux se poste face à elle quand il la déniche enfin et la toise avec un mépris exacerbé. Sur le front de la brune, y a écrit traitresse, en gras, en italique et souligné. Encore ça, il pourrait le gérer. Mais le souci, c’est qu’à ce beau titre s’ajoute le nom du frangin puis l’état de sa guibole par extension. Des raisons suffisantes pour alimenter le dédain qu’il éprouve à son sujet. D’ordinaire, les gens le laissent indifférents. Ça n’a jamais rien de personnel quand il nuit à autrui, c'est le business bien souvent. Mais Andy, elle, elle secoue les démons et extirpe le pire de lui. Le coller avec elle, c’est du sadisme. Il sait, cependant, pourquoi c’est eux qu’ils réquisitionnent. Y a que des scientifiques qui hantent le complexe abandonné. Et plus qu’eux deux pour assurer la partie musclée. Bien sûr, il envisage de se démerder sans elle, de se barrer sans même s’encombrer de sa présence. Sauf que les ordres ont été plutôt clairs à ce sujet. Tarek, il a tout anticipé. Il les met à l’épreuve. Alors il doit se la fermer et subir. Peut-être qu’il pourra toujours la balancer dans une horde de zombies et prétexter l’accident. Il ferait mieux de ne pas rêver à ce sujet. La déception serait trop difficile à encaisser.

L’envie de lui écraser violemment la paluche contre le front lui traverse l’esprit pour faire bonne mesure avec son déni. Se retient par simple pragmatisme néanmoins. « T’es sourde ou bien t’es tellement crade que t’as les oreilles encombrées ? Ta maman t’a pas appris à te les curer ? » Qu’il lui sort en rendant son timbre le plus laconique possible. La provoquer, c’est simple, si simple qu’il n'a aucun effort à faire. « Arrête de faire ta salope pour changer. On nous a demandé de ramener du macchabée, au moins trois d’entre eux. Alors ouais, moi non plus, j’ai pas envie que tu me colles au cul et je préférerais me coltiner le chialeur de Jimmy qui se pisse dessus en voyant une goutte de sang plutôt que ta sale gueule. Mais ce sont les ordres. Alors tu fais pas chier, pigé ? » Le regard se plante dans le sien, impose le défi auquel il ne doute pas qu’elle répondra. Ça ne se termine jamais bien quand ils se croisent. Combien d’organisations malfamées pour gangréner la Nouvelle-Orléans ?  Pourquoi a-t-il fallu qu’elle atterrisse dans celle-ci précisément ? Pour l’emmerder, à tous les coups. Elle est née pour ça et s’acharne à le lui rappeler chaque foutu jour. Un petit jeu où l’un tente d’avoir le dessus sur l’autre.

Sauf que cette fois, il a un joker planqué dans la manche. Un atout non négligeable. La conviction que Tobias est là, quelque part, vivant et en relative bonne santé. Un secret qu’il s’est bien gardé de lui confier. Hors de question qu’elle le bousille une nouvelle fois. Hors de question qu’elle en fasse de nouveau sa chose. Elle a eu sa chance, elle l’a gâchée. Un ascendant qu’il a avec cette connaissance et dont elle ignore tout, un sujet qui ne peut plus l'irriter comme c'était le cas il y a encore quelques mois. Ce à quoi il pourra aisément se raccrocher quand elle lui cassera les pieds. Ça l’aidera à tenir sur la durée. Éventuellement. La paume attrape des chaines trainantes, en jette une en direction de sa comparse d’infortune. Il espère puérilement qu’elle ait atterri directement dans sa tronche, il a fait exprès de ne pas regarder ou même calculer la trajectoire. Le fracas des cliquetis l’accompagne quand il s’oriente vers la sortie, les anneaux calés sur l’épaule, la machette bien en place sur la ceinture, le flingue rechargé. Prêt à affronter la jungle, la flore sauvage mais surtout la faune morbide. Bien moins prêt à devoir se la coltiner, la vipère.

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Jeu 17 Mai - 14:46


@Oswald E. Madsen & Andy Serra

Sucker for Pain

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Moue boudeuse, les pieds trainent, cognent dans les petits cailloux. Mains enfoncées dans les poches, un soupir me fait lever le minois pour découvrir la trogne mécontente de Donna. Ça lui tord la gueule dans une grimace dégueulasse. Parfois je me dis qu’elle regrette, Donna, d’être tombée sur moi ; pense qu’elle doit clairement s’en mordre les doigts. Foutre les pieds dans une énième mafia alors que j’aspire à la liberté, c’est franchement pas la meilleure idée du siècle.  Allégeance foireuse, la Falciferae en doux cocon crasseux. Vieux bâtiments industriels, tôles rouillées et sang séché, on se balade entre des containers et des cadavres de bagnoles avant de tomber sur Tarek qui se fout à discuter avec la rousse. Ça se fait du gringue, l’air de rien. Elle se dandine légèrement et lui la reluque sans en perdre une miette. Des jours et des semaines que ça dure et tout autant que je suis amenée à tenir le chandelier avec plus ou moins de réussite. Ok, aucune réussite. Alors je m’éclipse sans trop rien dire, imagine qu’il suffit de pas faire de bruit pour qu’ils oublient même que j’existe.

« Y a du matériel à ranger là-bas, Andy » qu’il largue, Tarek, comme pour que je dégage utile.

Les yeux roulent jusqu’au ciel dans un soupir avant que je ne m’exécute, pas plus motivée qu’à mon arrivée. Le problème ce n’est pas ce que je dois faire. Le problème c’est que je dois le faire ici. Ce ici qui abrite une raclure de bas étage que j’ai franchement pas envie de rencontrer. J’ai passé une sale nuit, si c’est pour me taper les décibels de ce déchet, je sens que je vais pas y arriver. Sa gueule me ramène à Rio, me rappelle Tobias et la merde qui l’accompagne. Fragments d’un passif à la dérive qui s’ancrent pourtant à la psyché. Oswald c’est la trace sur le mur blanc, le bout de cartilage dans la saucisse, le côté pile quand t’as misé sur face. Oswald, c’est le gars qui dérange par excellence, celui que t’as pas envie d’avoir dans ton champ de vision, celui que tu préfèrerais qu’il ne revienne jamais de mission. Le museau passe l’encadrement et les prunelles fouillent la pièce presque vide du fond de l’atelier. Au sol, de la ferraille, des objets que je n’arrive pas vraiment à identifier, des armes et quelques couteaux de boucher. J’ai clairement pas envie de ramasser la merde des autres alors je m’installe sur le vieux pot de peinture, pose l’arme sur le touret en guise de table. Je démonte scrupuleusement les pièces pour les nettoyer une par une. Le genre de truc qui bouffe ton temps et t’empêche de réfléchir, tout ce dont j’ai besoin actuellement. Ils me remercieront quand le flingue ne s’enrayera pas devant un paquet de bestioles à décimer.
Le temps s’effrite, les minutes ou les heures absentes à la réalité. Trogne vissée sur le gun que je suis en train de remonter, je sursaute et paume un ressort qui rebondit dans tout ce merdier ambiant.

« Putain de merde ! »

J’ai appris à reconnaître le timbre, sais parfaitement à qui il appartient. Alors je ne dis rien, me fous à la recherche de cette pièce en omettant volontairement de lui donner signe de vie. Peut-être bien que tu finiras par te lasser et dégager, c’est pas comme si tu rêvais de tailler la bavette avec moi.
Ses pas résonnent dans le bâtiment, me font serrer les poings à en blanchir les jointures. Putain c’est quoi que tu piges pas ? En général quand quelqu’un ne te répond pas c’est qu’il a pas envie de voir ta face de rat. Et c’est encore plus vrai me concernant, fais pas comme si t’étais pas au courant de nos inimitiés.
Irritée, je me réinstalle, termine mon travail alors qu’il déboule devant mes mirettes qui continuent de l’ignorer. Énième soupir lorsque les mots volètent tout autour aussi tranchants que des couteaux.

« Et ta gueule, t’as pas appris à la fermer ? »
enragé-je sans que cela ne lui fasse rien.

Pire encore, il n’entend rien, ne cesse de déblatérer ses conneries que j’écoute à peine, tente de retenir l’essentiel. Prunelles qui s’ancrent aux siennes avec la même haine. Le flingue est remonté en un temps éclair, les mains tendues vers l’avant, je vise sa tête, juste là, entre ses deux yeux qui ne cessent de me fixer. Claquement métallique qui résonne, la faute à ce chargeur vide. J’en rêve presque, tu sais ? De ta cervelle explosée, étalée sur les murs gris. Une toile de maître qui devrait plaire à ta mère.

« Tu vas la fermer un peu ta gueule ? Tu m’files la migraine.» et ajouter un
« connard » dans cette langue maternelle.

Mouvement d’humeur qui fait chavirer l’assise, un nouveau chargeur est récupéré pour armer le Beretta que je cale à ma ceinture. Bruit de ferraille qui se froisse, chaîne qu’il me balance en pleine gueule dont un maillon claque ma joue. Je grogne, me retiens de lui passer autour du cou juste pour le voir suffoquer et se pisser dessus. Et il s’en fout, s’équipe quand je l’imite, consciente que le buter n’est pas encore la meilleure des solutions. Mais un jour ça le sera. J’ai pas dans l’idée de te traîner comme un putain de boulet jusqu’à la fin de mes jours.
Caractère de merde qui pousse à lui passer devant pour mener cette expédition. Deux gamins qui tentent de diriger l’autre sans être capable d’aligner deux mots sans qu’une insulte ne fuse. On s’extirpe des murs, sans aucune main tendue à l’autre.
Je prends le temps de regarder autour de nous mais lui décide d’avancer.

« Y en a pas là-bas, faut aller vers l’ouest. »
Pas de réponse. Pas de changement de direction.
« L’ouest j’te dis ! »
Et rien, toujours rien.
« Tu commences à me les briser, c’est quoi ton foutu problème ? J’te dis qu’il y en a pas là-bas, j’y étais ce matin bordel, tu piges ou faut j’te le traduise en langue des signes ? »
La langue des signes traduite par ce majeur gracieux qui se lève dans sa direction.

Puérilité absolue. Besoin viscéral de se heurter au mâle comme si ça pouvait changer le cours des choses. Comme si ça pouvait le ramener. Arme dégainée, la détente est pressée et le canon crache sa balle dans une détonation qui résonne sur les murs poisseux qui nous entourent au milieu de la végétation rampante. Je la range, croise les bras et le dévisage.

« Puisque tu veux rien écouter, on n’a qu’à attendre qu’ils se pointent, guidé par le bruit. Heureux ? »

Je m’assois sur un bloc de béton rongé par la mousse et j’oublie.
J’oublie qu’il est là, j’oublie qu’on est dans cette merde noire, mon geste ridicule et les probables emmerdes à venir. J’oublie qu’il me tape sur le système, que j’ai envie de le faire taire peu importe la manière. J’oublie que ton visage me rappelle sans cesse le sien, que ta présence est un supplice. J’oublie les mots que tu m’as craché à la gueule ce jour où on s’est retrouvés, syllabes comme gravées à la psyché
Paupières closes, le visage se dresse vers le soleil qui a fait grimper les températures toute la journée.

« Pousse-toi, tu m’fais de l’ombre. » claqué-je en ouvrant tout juste un œil.

Sa patience mise à rude épreuve, jeu du chat et de la souris. Je titille ses bas instincts, ceux d’où la violence dégueule par tous les pores de sa peau.
Confrontation physique recherchée sans vraiment l’être, le pousser à bout, ouais, le pousser à bout mais pourquoi ? J’en sais rien. Je sais pas ce que je veux ou ce que je cherche. J’veux juste que tu payes le fait d’exister. C’toi qui aurais dû crever ce jour-là, pas lui. Mais t’es comme de la mauvaise graine, tu pousses même dans du terreau infertile.



(C) MR. CHAOTIK

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Ven 25 Mai - 18:09

Plusieurs choses devraient lui effleurer l’esprit et bousculer son instinct de survie bien enfoui. Le fait de devoir s’offrir en pâture à une nature rendue sauvage, de s’y rendre avec peu de matériel, peu d’hommes. Sans compter le pire élément qu’il doit se farcir, avoir Serra collée au cul et armée jusqu’aux dents. A tous les coups, elle peut prétexter à la balle perdue. Pas de témoin, le cadavre qui pourrit dans un recoin isolé des bruyères désertes. Peut-être qu’il devrait s’en inquiéter mais il n’a jamais eu le bon fusible en place pour ces choses-là. Il ne craint pas de canner, pas plus que ça le préoccupe de crever anonymement. Par contre, ça lui casserait un peu les pieds que ça soit elle qui appuie sur la détente. Trop d’honneur pour une crevure de son espèce. L’irrespect caractérise si salement leur esquisse de relation professionnelle que cette mission ne peut que mal se dérouler. Ça n’empêche pas l’arnaqueur de quitter l’entrepôt avec assurance, la chaine roulant contre l’épaule. Au premier choix s'offrant à eux, la discorde débute, sans surprise. Puérilement, le quadragénaire reproduit le comportement relativement agaçant de la brune en la niant sciemment. L’insoumis refuse d'obéir à ses ordres de toute façon. Andy a peut-être réussi à rabaisser Tobias au rang d’animal domestiqué. Lui ne compte pas devenir son chien. Alors il poursuit sa course, espère presque qu’elle craquera et se tirera de son côté. L’espoir, ça ne lui réussit pas. La preuve en est avec l’acte impulsif qui suit très vite. Le tir résonne encore dans son crâne quand il se retourne pour la fixer la folle furieuse. Un léger sourire crispé apparait sur le faciès de l’escroc. Du genre qui n’empoisonne le regard que de cruauté. Les maillons retombent lourdement au sol avant qu’il ne s’approche de la furie.

La mâchoire serrée, la pupille luisante de rage, le danois s’installe sur le même roc, pousse d’un coup d’épaule relativement sec la psychopathe, s’attend à ce qu’elle tombe. « Je serai heureux si tu te faisais bouffer puis dégueuler par toute la horde que tu viens d’appeler. T’es conne, t’es conne, hein. C’est pas comme si j’étais pas prévenu de base. J’aurais dû savoir qu’il fallait pas laisser un flingue dans les mains d’une gamine colérique. T’as pas dû recevoir assez de coups quand t’étais môme. Et c’est déjà trop tard pour t'acheter un semblant d'éducation. » Qu’il lui balance en extirpant une nouvelle sèche de son paquet de clopes. La première bouffée, il la renvoie en plein dans la tronche de sa comparse. La fumée enveloppe la tête de l’insurgée. « Au cas où tu l’ignorerais, au Nord-Est, y a un ancien complexe militaire pourri de zombies. Choper quelques grenades et d’autres merdes, ça aurait pas été un luxe. Mais de toute évidence, t’as le cerveau qui déraille, les hormones qui te travaillent. T’es encore en pleine puberté, ça explique que la poitrine, elle ait jamais poussé. » Ce qu’il en sait de son âge. Et ce qu’il en a à foutre de toute manière. Aussi laconiquement qu’il vient de lui cracher ces quelques paroles, il se relève, grimpe sur le bloc de béton pour avoir une meilleure vue d'ensemble sur la végétation, les mouvements perceptibles de cette dernière. La paume attrape les jumelles qu’il a eu l’intelligence de conserver. Quelques corps décharnés ont entamé leur progression. Plus d’une vingtaine à première vue. « On dirait que t’as réussi à appeler ton prince charmant, Poucelina. Maintenant, on fait quoi ? T’as un super plan pour lui rouler une pelle ? Lui montre surtout pas tes nichons inexistants. » Le regard de l’insolent s’oriente vers la gauche et observe la station essence, vidée de pratiquement tous ses biens depuis le temps. Un endroit à investir quand ça dégénérera pour atténuer le flot qui semble se renforcer à l’horizon.

Les yeux reviennent sur les silhouettes écorchées et attestent leur surnombre. Plus de quarante maintenant. « J’espère que le sado-maso et l’orgie, c’est ton délire parce que là, t’as tiré le jackpot. » Qu’il lui sort en lui balançant les jumelles au visage. Le corps éprouvé descend de son pilier, les doigts agrippent le lien métallique déposé à quelques pas de là. « Bronze-bien, blanche-neige. Sous peu, t’auras plus assez de peau sur l’os pour te la jouer Barbie à la plage. Moi, je me tire. » Sans l’attendre, il s’oriente naturellement vers la bâtisse qu’il a aperçu. La semelle écrase la mauvaise herbe qui s’échappe du bitume, envahit les pompes rouillées. L’odeur d’essence semble encore trainer par ici. Une fragrance qu’il affectionne, il respire à plein poumon, s’offre à quelques vieux souvenirs. Avant que ça ne propulse des hallucinations dans son champ de vision, il reprend sa marche en coupant court à l’instant nostalgie. L’épaule défonce la porte. Les échoppes renversées accueillent l’égaré. Le stratège tente d’établir des combines viables pour réguler le flux approchant, envisage quelques pièges d’infortune mais doute avoir totalement le temps ou les ressources nécessaires pour confectionner quelque chose de vraiment élaboré.

Il ramasse les étagères effondrées, coince devant les vitres parfois éventrées, afin de bloquer les issues. La sueur perle désagréablement sur ses tempes, ondule le long de sa nuque. L’effort et la chaleur l’obligent à envisager de lâcher son blouson. Sauf que ça le préserve d’une vue prenante sur la morsure. Pas que ça l’embarrasse que ses collègues sachent pour sa nature, certains ont déjà été mis au parfum. Plutôt que cette cicatrice lui parait trop personnelle, comme si elle révélait l’histoire derrière la contamination, qu’elle parlait d’Elle. Sujet beaucoup trop intime pour être abordé avec toute la nonchalance qu’il manifeste d’ordinaire, même si le secret reste conservé. Alors il sue, il râle, il souffle, grogne en faisant basculer les meubles. Le cul se pose sur le comptoir très vite, il achève sa cigarette là, l’écrase contre le bois qui lui sert de siège. Les deux portes qui mènent respectivement à l’arrière-boutique et aux chiottes pour la clientèle attirent sa curiosité mais la flemme le préserve d’une fouille immédiate. La main attrape le flingue, l’œil vérifie les chargeurs à sa disposition. Et il attend tranquillement que ça finisse par lui sauter la figure. Lui, de toute façon, il ne craint plus la transformation. Un danger de moins donc.

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Ven 25 Mai - 19:44


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L’emmerdeur fait appel à plus de puérilité encore. Les paupières restent closes malgré le flot de conneries qu’il dégueule à mon encontre. Les poings se serrent néanmoins lorsqu’il parle de cette gamine qu’il n’a jamais connue. Je l’emmerde ton éducation et les coups dans la gueule, c’est sans doute toi qui as dû en recevoir trop. Ça t’a défoncé la caboche et c’est sans doute pour ça que t’es aussi con et aigri. Tu devrais te calmer fée clochette, tu vas nous taper un ulcère.
Nuage de fumée qu’il crache, enveloppant l’air de nicotine, brouillant la vue, enflammant les poumons. Je le balaye d’un geste de main, commence à en avoir plein le derche de ses remarques acerbes. Et je me retiens, ouais, je me retiens de lui beugler que son frère se foutait bien de la taille de ma poitrine, qu’elle semblait tout à fait lui convenir. Allez quoi, tu pensais quand même pas que j’allais m’offusquer que tu ne me trouves pas à ton goût ? Si tu savais ce que je m’en fous de ce que tu penses… Tu pourrais bien être le dernier mâle de la terre que je préfèrerais m’accoupler avec un putain de chimpanzé, c’est pour dire à quel point tu m’attires… Il n’y a qu’un grognement qui s’échappe du gosier pour ne pas avoir à l’ouvrir. Je savais que c’était une mauvaise idée, j’aurais dû l’envoyer se faire foutre dès qu’il a débarqué, prétexté un malaise, la mort de ma grand-mère ou du clébard que j’ai pas. Il se dresse sur ses quilles, grimpe sur le rocher et se la joue aventurier du dimanche en scrutant l’horizon avec ses jumelles. Je bouge un peu, le pousse l’air de rien, espère qu’il va trébucher et s’éclater le menton sur le béton. Mais rien. T’es décevant, même comme ça.

« Tu devrais baiser Madsen, je sais pas si ça te rendrait moins con mais t’arrêterais de faire une fixette sur mes nichons et ce serait pas du luxe. »


Les informations sont larguées, enroulées de poison. Je pousse un soupir, me hisse et attrape les jumelles qu’il me balance sans plus de considération. La horde massive qui ne cesse d’enfler me fait dire que j’ai fait une belle connerie. Oswald se barre, me plante sur mon rocher, me délaisse comme ils l’ont déjà fait auparavant, lui et son frère. Je mollarde sur le sol, pense qu’il n’a qu’à se tirer, que j’ai pas besoin de lui. Je saute, retrouve le plancher des vaches dévasté et réfléchis à la façon de les arrêter. La faute est rejetée sur lui, évidemment, puisqu’il ne peut en être autrement, pas vrai ? T’avais qu’à m’écouter ou alors me parler de ce fameux complexe militaire et peut-être bien que je t’aurais laissé continuer. Mais non. Fallait que tu la fermes, que tu t’entêtes, que tu me prennes pour une débile. Et bah voilà. C’est ta faute tout ça et en plus tu te casses alors qu’on peut se faire bouffer. T’es franchement qu’un putain de bon à rien Madsen.

« C’est ça, casse-toi, connard. »

Je continue de jurer dans ma langue natale en cognant dans des petits cailloux alors qu’il s’éloigne, Oswald. Il se laisse avaler par un vieux bâtiment, ancienne station-service dont le nom n’est plus qu’un vague souvenir, bouffé par la végétation, la moisissure et la rouille. Je pourrais rejoindre un autre bâtiment, boucher l’accès et attendre qu’il se fasse bouffer dans sa petite bicoque en papier mâché. T’as bien l’air d’un con de petit cochon avec ta construction faite de bric et de broc. Sauf qu’on ne parle pas d’un loup mais d’une foutue horde qui ne doit cesser de gonfler au fur et à mesure que les secondes s’égrainent. Un nuage de poussière enfle dans l’air, la faute aux petons désarticulés qui foulent le sol crevé.
Je me décide à le rejoindre, hume l’air et repère cette flagrance d’essence. À l’intérieur, posé nonchalamment sur ce qu’il reste de comptoir, Oswald attend sobrement la mort qui s’en vient. Et depuis quand tu baisses les bras, au juste ? T’as déjà fait ta petite prière, t’espères qu’ils vont passer devant toi et oublier que t’existes ? T’es un putain de grand malade.

« T’as un briquet, fée clochette ? »

Je lui extirpe des doigts, m’éloigne avant de m’arrêter près de l’entrée, tarde à lui exposer les pourquoi et les comment. Et peut-être bien que j’adorerais ça, te voir exploser, réduire ta misérable existence en cendres. Juste pour plus t’entendre, plus te voir, plus me rappeler que t’as un jour existé avec lui. Le minois se tourne à peine, paroles lâchées par-dessus l’épaule.

« Si j’étais toi, je resterai pas là. Enfin tu fais comme tu veux, j’voudrais pas te filer des ordres. Un coup à c’que tu crois que j’en ai quelque chose à faire de toi. »

Je cavale jusqu’à la pompe, peux entendre clairement les gargouillis infects que font ces putains de zombies qui s’amènent. Les pistolets sont décrochés, gisent sur le sol qui suinte d’huile de moteur et de reste d’essence. Je recule suffisamment, ouvre le Zippo et fais apparaître la flamme. Je patiente et patiente jusqu’à ce que les premiers énergumènes passent sous l’arche défoncée. Ouais, c’est comme dans un film. Le briquet balancé dans l’idée de faire exploser ce joyeux bordel. Sauf qu’on est pas dans un film. Le Zippo percute le front d’une bestiole, se renferme et tombe sur le sol presque sans un bruit, sans flamme, sans explosion. En même temps j’aurais dû m’en douter. Si karma avait l’intention de me faire une faveur, ça se saurait.
Les premières balles sont crachées du canon dans une détonation presque muette comparativement au bruit que font les morts qui marchent.

« Putain, putain, à droite Madsen ! »

Et je ne le fais pas vraiment pour lui, je le fais pour moi. Pour ne pas qu’ils nous prennent à revers et nous encerclent. Je recule et recule, sais parfaitement qu’on arrivera jamais à les contenir. Il n’y a que la fuite en possible et son fameux nord-est en ligne de mire. Je m’acharne à tirer dans la foutue pompe et la balle ricoche sur le métal, étincelle qui fait sauter l’air charger de vapeur d’essence contenue encore dans les cuves. Projetés au sol comme deux brindilles soufflées par le vent, on s’entasse presque l’un sur l’autre, les caboches se cognent. L’explosion a dû raisonner à des kilomètres à la ronde ce qui au fond, nous débarrasse d’une partie du problème mais certainement pas de l’autre.
Le peton est agrippé, masse dégueulasse qui se hisse jusqu’à ma jambe. Le flingue est dégainé et la boîte crânienne explose, m’arrose de fluides visqueux et l’odeur de pourriture emplit le nase. Je râle, peine à me relever, cherche Oswald sans être capable de le trouver ; trop absorbée par ce qui se passe devant mes mirettes. Ces saloperies qui rampent malgré l’absence de jambes.

« Il est où ton putain de complexe militaire !? » hurlé-je, entre deux coups de feu.

Parce que je sais pas toi, mais moi, j’ai pas l’intention de rester là, à attendre de vider complètement mon chargeur.



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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Lun 28 Mai - 21:05

La peste traine la patte, il reconnait la cadence, le bruit de ses pas et ne s’encombre dès lors pas d’un regard dans sa direction quand elle franchit le seuil du refuge précaire. Las, il gratte nonchalamment un autocollant sur le comptoir où il a posé le cul. Un vieux truc délavé qui était censé représenter une équipe de baseball autrefois. Un souvenir évanoui d’une civilisation éteinte, toutes ces gueules doivent être rongées par les vers depuis le temps. Pas que ça le rende mélancolique, non plus. La brune vient troubler le fil de ses pensées en réclamant l’un de ses seuls trésors. Il l’a encore dans la paluche le briquet et il s’apprête bien à l’envoyer paître quand elle s’en empare à son insu. Pas assez vif, pas assez concentré pour anticiper la manœuvre. Il grogne et s’insurge pour la forme. « Tu veux que je te jette du toit ? On verra si tu t’envoles, Wendy. » Les fesses se décollent de leur point d’appui. Pas de la curiosité, tout juste l’instinct de survie, bien défectueux généralement, qui fait son job pour une fois. Puis, il y tient à son allume-clopes. Sans nicotine, les nerfs ne tiendront plus la route. Dans l’encadrement de la porte, il se pose, l’épaule s’y cale. Les prunelles avisent avec beaucoup de dédain les gestes de la furie. Encore un de ses plans foireux, l’envie de faire du beau et grand spectacle pour se prouver quelque chose. A part sa stupidité, on se demande ce qu’elle tend à vouloir démontrer en se mettant à utiliser la station pour quelques machinations. Un léger ricanement lui échappe. Il n’émet aucun commentaire durant l’attente, sait déjà qu’elle va sûrement se planter. Et qu’elle lui devra un Zippo.

Le carnage se met en place à l’approche des morts-vivants. Et il ne remue toujours pas quand le métal cogne sans résultat le zombie. Les râles se poursuivent, la furibonde attrape son flingue. L’hilarité retient Oswald d’intervenir dans les premières minutes du drame. Sauf que le moment n’est déjà plus à la plaisanterie, l’instinctive a amené leurs opposants droit sur eux. Et ils n’ont toujours aucun plan viable pour s’en tirer à bon compte. « Deuxième étoile à droite et tout droit jusqu’au matin ? » Qu’il ironise face à son injonction sans jamais sortir son revolver néanmoins. Préférant ne sacrifier des balles qu’en cas extrême. La tête se tourne vers la boutique déserte et un soupir franchit ses lèvres quand il pige qu’elle va vite mettre en pratique la suite de ses hostilités incendiaires. Il la rejoint à contrecœur en voyant la masse se compacter autour d’eux, sort sa machette pour fendre le crâne des premières têtes approchantes. Ils basculent tous les deux face au souffle de l'explosion. L’escroc retient un flot d’injures en se relevant péniblement , les tympans vibrant devant l'intensité de la sonorité accusé. Le blouson écorché lui prouve qu'il a bien fait de ne pas l'ôter. La direction demandée renforce sa hargne.« Dans ton cul. » Trop tentant pour ne pas le lui balancer, après tout, elle s’est bien moquée de lui plus tôt à ce propos.

Par souci de réussite pour cette mission de plus en plus désastreuse, la paluche attrape la tignasse de l’inconsciente et la tire en arrière, l’oblige à le suivre sans plus considérer l’approche des macchabées. Il la pousse vers l’avant après avoir arraché quelques cheveux à son cuir chevelu durant cette manœuvre d’extraction. Simple punition pour son manque de discernement. « Alors on fait moins sa grognasse hein maintenant. » Qu’il braille en se mettant à courir à son tour. « Vu que t’as ramené toute ton équipe de supporters, on doit se magner le fion. Y a un centre commercial qui se trouve plus près que le complexe. On va se démerder là-bas pour les piéger. » La voix grave, rendue rocailleuse par le manque de souffle manifeste. Le fumeur subit les conséquences d’une consommation intensive de goudron dès le plus jeune âge. L’endurance bancale lui permet néanmoins un rythme de progression suffisant pour semer les corps décharnés.

Sans jamais s’arrêter ou se retourner, il fonce droit devant, s’oriente grâce aux repères visuels acquis durant ses repérages. L’ancien bâtiment délabré se dresse finalement. Les portes automatiques, définitivement closes, ont été préalablement fracassées par d’autres pilleurs. Le danois se faufile au milieu des débris de verre, s’avance dans le hall principal où cadavres pourris, trainées de sang, bordel en tout genre sont exposés. Sa respiration éparse l'oblige à se pencher vers l'avant, mains sur les genoux. Dès qu’Andy est à proximité, néanmoins, il lui attrape le bras et la rejette contre le mur le plus proche sans ménagement, priant pour que la tête heurte la brique, avant de se placer face à elle. Terminée la nonchalance et l’attitude détachée. Cette fuite et l’incendie ont fini par achever la patience relative du mafieux. La main se plaque près de la trogne adverse pour l’empêcher de filer. Il tente de se faire menaçant mais il sait très bien que la trentenaire ne le craint pas.

Autant habituée que lui aux pires crapules que ce monde compte, la brésilienne n’a plus rien à prouver niveau intimidation. Ça n’empêche pas l’aliéné de vouloir exprimer son mécontentement. « Tes plans foireux, tu te les gardes à partir de maintenant, pigé ? Si t’as envie de te faire bouffer les miches, que les morsures c’est ton trip, y a des établissements pour ça. Y a pas assez de piment dans ta vie, c’est ça, tu t’emmerdes tellement que tu pourris la mienne avec tes idées de merde ? T’as rameuté tous ces connards dans un bon rayon avec ton barbecue. La prochaine fois, c'est ta gueule que je rôtis si tu refais ça. S’ils se rassemblent et se dirigent vers l’entrepôt où les autres se trouvent, on leur dira quoi ? Qu'on a fait des signaux de fumée pour les prévenir ? Et qu'on grillait quelques merguez en les attendant ? » La férocité grignote les pupilles du trafiquant. Il la bouscule un peu de son autre main, la force à basculer de droite à gauche. « Si t’as envie de crever, Serra. C’est le moment de le dire, je peux même résoudre ce problème pour toi si tu demandes gentiment. » La semelle cogne le carrelage, il recule de plusieurs mètres mais garde la main sur la machette. Au cas où.

Le regard cherche une échappatoire. Le scandinave fonce droit vers une enseigne dont le rideau métallique a été éventré, avise ce qu’ils ont à leur disposition. Matériel de ski. Rien d’utile. Le dos de la main ramasse à nouveau la sueur sur le front alors qu’il décide de rebrousser chemin et envisage d’emprunter les escalators figés dans leur mouvement pour gagner l’étage. Se cacher ou prévoir un lieu, une manière pour réguler le flot tout en ayant la sortie dans le dos. Toute la stratégie doit être élaborée et il ne sait définitivement plus s'il doit voir ça avec sa comparse d'infortune ou aviser de son côté. Quand on voit ce que ça a donné jusqu'ici.

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Lun 28 Mai - 22:46


@Oswald E. Madsen & Andy Serra

Sucker for Pain

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Madsen n’est qu’un foutu gamin, le genre capricieux. L’adolescent boutonneux qui tape du pied pour se faire entendre, qui met sa musique trop forte et qui claque les portes. Si tu crois que ça va nous aider, ta petite crise d’ado et ton foutu complexe d’infériorité, tu te fourres le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Je ne réagis même pas à ses conneries, trop occupée à me débarrasser de la vermine à mes pieds. Poigne solide qui accroche le crin et tire et tire, me hisse sur mes quilles branlantes dans un cri. Douleur vive au cuir chevelu et je voudrais tellement, tellement lui foutre une balle putain. T’es la preuve que la réincarnation existe toi, c’pas possible d’être aussi con dans une seule vie. Carcasse poussée vers l’avant, course effrénée qu’il mène, non sans mal. C’est que la fée clochette a perdu sa poudre magique, qu’elle l’a remplacé par un trop plein de nicotine. Et je rumine et rumine, ce moment où je pourrais lui rendre coup pour coup et dent pour dent ce putain d’enfer qu’il me fait subir au quotidien. Rien que voir sa gueule est une offense.
Je crois qu’on a dû mal se comprendre. T’es rien, t’as jamais compté, t’existes plus pour moi. Alors arrête de croire que tu peux te pointer dans mon monde et t’en déclarer le centre. Je te dois rien. Tu peux me détester, avoir la furieuse envie de me buter, j’en ai rien à carrer. Et casse-toi si t’en as si marre de moi, fée clochette. Tire-toi. Parce que j’te jure que t’es pire que la maladie de Lyme putain. Je tente de me concentrer, de foutre ma rage envers lui de côté l’espace de quelques minutes pour avancer.

Le centre commercial est là, à encore une dizaine de pas. Parking désert où trônent les épaves de bagnoles brûlées, défoncées, accidentées. Cet endroit qui grouillait de monde et de vie est devenu un bâtiment immensément vide. Tu te souviens de comment c’était avant, toi ? Avant toute cette merde, avant que le monde s’effondre et que tout parte en couille ? Tu te souviens, des cris des gamins, des rires en terrasse, de la voix sexy d’une gonzesse que crachaient les enceintes, celle-là même qui annonçait toutes les promos, des jeunes amants qui s’embrassaient sur la rambarde ; est-ce que tu t’en souviens ? Parce que moi, oui. Je me souviens de ces gens qui sourient, insouciants. Je les enviais, je crois. A force d’avoir le nez dans ma crasse je croyais que ça pouvait pas être pire mais j’avais tort. Parce qu’il y a toujours pire. Et le pire c’est même pas toi – même si t’es pas mal dans ton genre, ou eux. Le pire ce sont ces têtes pensantes qui se prennent pour Dieu.
Le verre crisse sous les pompes lorsque l’on franchit les portes fracassées. Odeur pestilentielle qui monte au nase, me force à coincer le museau sous le tee-shirt. Oswald cherche son air, a certainement dû perdre un de ses poumons. Je passe à côté, laisse les prunelles vagabonder sur ce qui était autrefois un lieu de plaisir et qui n’est plus rien qu’une vaste étendue dégueulasse et chaotique. Je pousse un hoquet lorsqu’il chope le bras, balance la masse contre la brique. L’échine s’esquinte autant que la cage thoracique. Le mâle écrase la distance, vient claquer sa paume près de ma trogne. Il n’y a aucun sursaut, juste de l’inconfort face à cette proximité imposée.
Qui crois-tu réussir à déstabiliser, comme ça ? T’as déjà oublié d’où je viens ? Tu penses sincèrement que je vais me laisser intimider par un branquignole dans ton genre ? Arrête de rêver les yeux ouverts, clochette.

Haleine nicotinée qu’il souffle et crache aux naseaux. Il éructe, postillonne, dégueule cette haine qui boursoufle sous les côtes. Les babines s’étirent et se retroussent lorsqu’il bouscule. Silhouette qu’il rend bancale. Les avant-bras s’écartent et le dégagent. Je m’en branle, des autres. Je m’en fous. Qu’est-ce que tu veux qu’ils disent ? Ils seront plus là pour parler, bouffon.
Et je veux riposter, lui claquer le fond de mes pensées sauf qu’il s’échappe, le connard. Et je le suis d’un pas rageur, je le suis sans faire attention où ils nous emmènent ; enjambe le rideau de fer défoncé, ne prend pas garde aux bricoles qui jonchent le sol carrelé. Et il veut repartir, je le chope par le col, le bouscule et le plaque contre le large cylindre en béton. Les paumes heurtent le torse avec vigueur, force l’échine à se cogner à nouveau.

« T’avise plus jamais d’me toucher ni d’me menacer, Madsen, t’entends ? Tu crois que j’aime ça, voir ta gueule ? T’es juste un putain de gamin prétentieux qui croit que ses décisions sont les meilleures. Tu croyais faire quoi dans la station, hein ? Attendre tranquillement qu’ils entrent chacun leur tour ? La vie c’pas comme dans un jeu vidéo avec des recharges à l’infini putain, réveille-toi ! »

Les pognes saisissent le front, je fais quelques pas, tourne en rond avant de me planter à nouveau devant lui.

« J’ai pas envie d’crever parce que t’es pas capable de me causer, ok ? Alors c’quoi ton plan, clochette ? »



Les escalators sont empruntés, marches hautes enjambées. L’idée est de les laisser s’engouffrer dans le bâtiment, de les faire grimper au plus haut avant de se barrer. On perd un temps fou à vérifier les issues de secours et à les verrouiller sur les étages inférieurs manière de pas avoir de mauvaise surprise. On est hissés comme deux glandus tout en haut des escalators alors qu’ils pénètrent le centre commercial. Cohorte de saloperies qui s’entassent et s’écrasent. C’est qu’ils ne pensent qu’à becter, qu’à arracher la carne des os. Ça devient très vite la cohue générale, ils chutent, gueulent et couinent. Ça résonne dans l’enceinte vide, me fait douter de notre capacité à nous en sortir. J’ai envie de l’abandonner à son triste sort, me barrer sans même me retourner. La panique s’empare des tripes et la peur fait des nœuds au bedon. Je me répète et répète que c’était pas une bonne idée, qu’on va juste crever, que j’aurais pas dû l’écouter lui et ses plans merdiques. Je suppose qu’on pourra se féliciter d’avoir détourné l’attention des zombies en les empêchant de courir jusqu’à nos hangars et jusqu’aux portes de la ville ; les empêchant de grignoter tout un tas de gens dont on se fout éperdument. C’est vraiment à ça que tu vas penser, Madsen, quand ils arracheront notre chair de leurs dents ?

« Faut pas qu’on reste là » dis-je plus pour moi-même que pour lui.

Mais il veut attendre, attendre le bon moment. Et ça me fout en rogne, je le pousse, le cogne.

« J’veux pas crever ! »

Et dans la voix, la peur fendille le timbre. Les premiers zombies parviennent jusqu’à nous. Ça tranche, ça flingue et ça bute. Mare carminée qui s’étend sous les petons quand les visages, eux, se couvrent d’hémoglobine.
Acculés, je beugle pour qu’on se casse. Issue de secours à quelques enjambées. Les portes se referment et la barre métallique vient empêcher l’ouverture. Sous le poids des macchabées, le métal grince, les murs tremblent et les gonds menacent de sauter.
Escalier qu’on dévale, je trébuche sur les dernières marches, cul qui se choque au béton et me tire une grimace. Ça débouche vers l’arrière, à l’extérieur du géant. Quelques saloperies trainent qu’il extermine à coup de machette. Les boîtes crâniennes explosent sous la barre métallique qui les percute.
Silhouette qui s’agite dans son dos, s’approche avec la ferme intention de planter ses crocs. Hésitation qui pourrait être mortelle. Et finalement la décision est prise et la bestiole est repoussée puis écrabouillée avant de crever dans des gargouillis écœurants.
Échange de regards silencieux.

« Conduis-nous au complexe, maintenant ! »


Pas la peine de s’attarder sur ce geste insensé. J’aurais pu te laisser agoniser mais à toi, s’accrochent des souvenirs dont j’arrive pas à me débarrasser. Y a pas de clémence ou de deuxième chance. C’est purement égoïste. Parce que même si je ne l’avouerai jamais, je les chéris, ces souvenirs.


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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Dim 3 Juin - 14:35

Le retour de flamme ne tarde pas. La raison l’a anticipé, l’âme morcelée l’a quasiment cherché. Le corps bascule, se heurte contre le béton. La colonne vertébrale encaisse une nouvelle onde de douleur. Pas de grognement, ni même de réaction, l’escroc se laisse aller contre le cylindre sans manifester la moindre émotion tandis que la furie lui scande des vérités déjà bien connues de l’arnaqueur. Un sourire arrogant finit par poindre sur ses lèvres. Les coups, la violence, il s’en moque totalement. Il court même après inlassablement. Tout en contradiction, habité par une démence certaine qui l’oblige à se mettre le monde à dos, l'aliéné se redresse sans faire de commentaires, gardant son fiel pour plus tard. Il aura encore des occasions de cracher sur la brésilienne. Ainsi lorsque la sauvageonne se calme suffisamment pour lui balancer sa question, le danois lève son majeur. « T’as qu’à essayer de trouver les garçons perdus pour rentrer la queue entre les jambes auprès de tes parents, aller faire un gros dodo dans son petit lit de princesse, si ça te fout autant la chiasse de devoir compiler avec un peu de danger. » Le mépris entretient la suite tandis qu’il s’avance vers l’escalator sans plus jamais jeter le moindre regard dans sa direction. La semelle claque contre le métal figé. Le baroudeur file entre les devantures massacrées, s’assure d’emmagasiner le plus d’informations possibles sur comment se tirer et ajuster l'endroit afin de bâtir une forteresse. La complice disperse son stress à ses côtés, pas besoin de mot pour le communiquer. Le langage non-verbal est criard, son attitude toute entière appel au réconfort. Sauf qu’Oswald est bien déterminé à ne pas la rassurer. Bien acharné à ce qu’elle ignore que lui peut encaisser les morsures. Jusqu’à une certaine limite. Inutile de préciser qu’il ne se ferait pas dévorer la guibole pour les beaux yeux de l'américaine. Elle a déjà réussi à bousiller la jambe de Tobias – indirectement, mais tout de même. Hors de question qu’elle obtienne la sienne comme nouveau trophée.

Plus la brune s’emporte, plus le scandinave se montre intraitable, distant. Expression neutre pour lisser les traits, statue de marbre bien prête à en découdre quand le moment sera venu. L’empressement de l’anxieuse les feront sûrement tuer à force, pas moyen qu'elle soit totalement concentrée. L’enchainement d’action les pousse au repli très vite. Elle trébuche, il s’arrête un instant avec l'intention de l’aider à se relever avant de se raviser en la voyant très bien reprendre de la hauteur toute seule. La gueule se tourne vers la sortie la plus proche. Le sang vole, s’accroche à la peau. Une demi-seconde d’inattention et quelques bruits plus tard, le quadragénaire observe sa comparse. Il a bien un commentaire au bout des lèvres mais ne tient pas à le partager. Un sursaut de remords qui referait surface et qui la pousserait à le protéger ? Il pourra la chambrer en temps voulu. La main pousse l’acolyte vers l’avant une fois de plus.

La course renforce la fatigue, l’essoufflement. Ils atteignent le complexe après un certain temps à crapahuter dans la nature capricieuse. Le mafieux fait le tour de la bâtisse jusqu’à trouver la porte dérobée qui les épargne de l'entrée barricadée, le pied la fracasse. Une ombre s’en échappe immédiatement, il a la paume qui retient la paroi quand elle file droit devant, les bras tombants déjà sur les épaules d’Andy. Le trafiquant relâche l’entrée et s’interpose d'un bond, offre son épaule en pâture à la créature en quatrième vitesse. Les crocs s’enfoncent profondément dans la chair, la déchiquettent, détruisent le blouson. La lame se plante dans le crâne, la bestiole s’écroule au sol tandis que le solitaire jure dans sa langue natale. La paume se place sur la plaie avec une indifférence manifeste pour la morsure en elle-même. « Putain, tu me devras un blouson en plus du briquet. Et pas un truc de merde, j’y veillerai. » C’est tout ce qu’il trouve à dire avant de foncer droit dans le bâtiment. Ne préférant pas s’exposer aux moqueries de l’emmerdeuse.

Le blessé se retrouve à ouvrir plusieurs portes avant de dénicher un cadavre, il s’accroupit pour saisir les fringues du mort, les déchirer et s’en faire un bandage d’infortune. Il se débrouille avec le tissu pour entourer la meurtrissure, usant de ses dents pour réussir à parachever son nœud. Un grognement, la main qui reste sur la compresse. « L’armurerie devrait se trouver quelque part. Preum’s si y a un bazooka.» Plus le choix que de s’allier, le temps que la cicatrisation fasse son effet et que ça se referme un minimum. Plus d’infection possible, immunisé à la transformation mais pas à la fièvre qui accompagne pendant un temps le poison avant que ce dernier ne soit définitivement éliminé. Il devra bien s’alléger du poids de la veste quand ça débutera mais ne le souhaite toujours pas. « La nuit va tomber. » Qu’il fait remarquer d’un ton monocorde en se relevant. Un soupir, la paume qui chipote vaguement à un tas de paperasse sur un bureau délaissé, en quête de quelconques informations. Un plan serait le bienvenue mais il a arrêté de croire au père noël. « On a pas quarante options, soit on se grouille, on en chope quelques-uns rapidement et on se casse. Soit on glande ici, on se barricade pour pioncer et on attend d’avoir assez de clarté pour piéger les merdes. Vu le bordel dans le centre commercial, on aura sûrement séparé la horde un minimum, le temps qu’ils nous retrouvent. » Qu’il marmonne en jetant toutes sortes de feuilles au plancher. La paluche cueille une clé sans savoir ce qu’elle ouvre. L’immensité de l’endroit ne soulève que plus de mystères, de possibilités de dangers pouvant rôder et nécessite un certain temps pour être totalement fouillé. « Vu que t’es si maline que ça, G.I. Joe, on fait quoi ? On crame tout ? » Un ricanement, le cul qui se pose sur le bureau, une nouvelle clope qui pend au bout du bec. Avant qu’il se remémore la perte de son briquet. Regard maussade, la cigarette est remise en place. Comment survivre à cette ambiance tendue sans nicotine ? L’épuisement écorche les nerfs qui plus est. « Enfin ton truc, c’est plutôt de te tirer avec le butin en laissant les autres crever, non ? » Seul moyen d’évacuer l’énervement. Réminiscence du casse qui a foiré et qui a envoyé son frère à l’hôpital. Moyen de lui signifier qu’il la garde à l’œil malgré leur semblant de courtoisie purement professionnelle. Même en se sauvant les miches, ils n’ont rien d’alliés potentiels. Aucune confiance, aucune réelle alliance. Tout juste du bon sens qui peut ainsi tourner selon le vent et les opportunités. Aucune fondation stable pour dire d’évoluer en toute sécurité. Deux foutus égos qui tentent de remporter une guerre vieille de plusieurs années.

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Lun 4 Juin - 19:05


@Oswald E. Madsen & Andy Serra

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Duo branlant qui ne s’écoute pas, qui s’insupporte, qui se disloque. Elle est toujours présente, la haine. La viscérale, celle enfoncée dans le fond des prunelles qui reflètent les flammes et les profondeurs infernales. Inimité qui a vu le jour il y a trop d’années. Le jour et le mois oublié d’une année gommée. Œillades meurtrières, dédain dans la voix. Il n’a jamais vraiment apprécié que je m’approche de trop près de son frère. Et c’était peut-être des conneries depuis le début, scène apprise par cœur pour renforcer les liens, faire naître les manques et le besoin. Ces liens qui se sont effilochés et qui ont cédé en presque totalité. Et des sentiments il ne reste rien, rien qu’un putain de désert aride où tout crève et où plus rien ne vit. Tu t’es foutu de moi, comme lui. Je devrais te laisser crever ici plutôt que de penser à nous faire survivre. Tu mérites rien, rien du tout. Ni clémence, ni bienveillance. J’ai jamais eu besoin de toi avant, je vois pas pourquoi ça changerait maintenant. Cette solitude propre à l’errance. Ces jours et ces semaines à ne parler à personne, à ne compter que sur soi-même. Un tête à tête avec ses propres démons et failles.
L’envie de l’abandonner reste solidement accrochée au bedon. Bifurquer à droite ou à gauche, abandonner la mission, raconter une connerie à Tarek pour s’en sortir et faire en sorte de ne plus avoir à le suivre. Et le complexe se dessine. Vieilles tôles froissées au beau milieu de nulle part. Temps mort. Le silence froid nous enveloppe, loin des insanités qu’on peut se cracher à la gueule. Les mirettes explorent tandis qu’il nous mène à l’entrée. Corps famélique qui s’avance en premier pendant que le mâle retient l’ouverture capricieuse.

Et tout va trop vite, les paupières se ferment alors que les épaules sont tirées vers l’arrière. Je manque de trébucher, bute sur sa masse. Expiration. Les yeux s’ouvrent à nouveau, battements de cils et l’horreur se peint devant les iris. Mâchoires difforment, cadavériques qui se referment sur l’épaule de Madsen. Le cuir cède et se perce. Les quenottes rongent le tissu, atteignent peut-être déjà la chair. Hoquet de surprise et la lame du mâle s’enfonce dans la caboche de l’immondice. Gerbe de sang écarlate qui lui barbouille la face tandis que l’assaillant s’effondre. Et je n’entends pas ce qu’il raconte, regard fixé sur cette épaule déchiquetée qui fait enfler les questions, les pourquoi et les comment. Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu ne l’as pas laissé faire ? Pourquoi tu m’as sauvé, putain ? Pourquoi tu fous le bordel dans mon crâne, pourquoi tu viens me vriller l’encéphale ? Pourquoi tu fais le mec bienveillant quand t’as juste envie que je disparaisse de la surface de la terre. Je le sais. Tu le sais. On le sait. Alors pourquoi faire semblant ?
Incapable de bouger, tout juste bonne à respirer, je le laisse s’enfoncer dans le bâtiment. La scène se rejoue sans cesse devant mes mirettes et toujours les mêmes foutues interrogations. Je traîne la patte, tarde à pénétrer l’endroit, me fige lorsque je le vois déambuler.
Et combien de temps avant que tu ne deviennes l’un d’eux ? Combien de temps avant que je ne sois dans l’obligation de te buter pour ma propre sécurité ? Combien de temps pour voir s’évaporer tous les souvenirs ? Ces souvenirs sales qui nous unissent quoi qu’on en dise. Ces souvenirs que je garde secrètement enfoui.
Premier soin qu’il s’apporte seul comme pour empêcher l’infection, cette foutue gangrène qui va lui grignoter la carne et la cervelle.

Madsen cause, parle d’armurerie quand je ne pense que zombie. Obsession qui force à le fixer encore, encore et encore. Je remarque que le soleil décline lorsqu’il le dit, feuilles qu’il laisse choir sur le sol crasseux. Et il ne récolte que mon profond silence. Et tu sais aussi bien que moi qu’on devra passer la nuit ici, pas parce que ça me fait kiffer de passer encore un peu de temps à tes côtés mais parce que je ne peux pas te ramener si t’es contaminé.
J’arrive à m’en vouloir, à me dire que ça aurait pu être moi, imagine le moment où je vais devoir lui trouer le crâne. Sauf que ça aurait été plus facile pour toi. Je sais que t’as envie de me buter depuis que j’ai débarqué comme une fleur dans la Falciferae. Le regard fuit, s’accroche sur la poussière et les dédales de classeurs et de dossiers qui gisent par terre entre deux bouts de ferrailles. Tout cramer ça a toujours été plus efficace que des dizaines et des dizaines de balles. Et les mots fusent, transpercent l’âme. Je cesse de respirer, c’est comme un coup asséné dans le bide et qui coupe le souffle. Le minois se retourne vivement. La colère déforme les traits tendres.

« Sérieusement, Madsen ? Tu veux que j’te rappelle que c’était ce que tu comptais faire ? Tu crois que j’t’ai pas entendu ? Tu crois que j’connaissais pas la suite de ton plan ? La fuite prévue depuis le début. Alors, la ramène pas avec tes conneries. J’me suis tirée comme tu l’aurais fait à ma place. Ferme ta putain de grande gueule pour changer, tu diras moins de conneries. »

La barre de fer toujours soigneusement maintenue durant notre périple lui est balancée à la gueule sans plus de cérémonie.

« Tu peux t’éclater la gueule avec si ça te chante, ça m’fera des vacances. »


Je le délaisse, ne tente pas de m’enquérir de son état et commence à visiter le site. Des câbles électriques et morceaux de charpente jonchent le béton. La mousse a rampé jusqu’à l’intérieur, bouffant les murs et les plafonds. D’anciens néons se balancent, menacent de tomber quand tout le reste ne semble pas en meilleur état.
Derrière les portes, des couchettes, des tonnes de paperasses, des fringues, des armoires éventrées et la pharmacie pillées. Du bout de la godasse, je repousse les bouts de verre, m’évite de potentielles aiguilles pleines de saloperies. Restant de compresses et un flacon de désinfectant sont trouvés en repoussant des colonnes et d’autres saletés.
Je les enfonce dans mes poches, rejoins Oswald qui vient de trouver la fameuse armurerie. Cette foutue armurerie dévalisée. Au sol, des boîtes de balles ont été renversé. Et j’imagine la précipitation des types qui sont venus là, tremblants, pour remplir leur chargeur. Il ne reste plus que des flingues un peu rouillés ou pétés. Glock ou usp. Les plus grosses armes ont été embarquées dans des raids ou carrément volées. Et je ne lui dis rien, le laisse se servir autant que je le fais. Poignée de balles enfoncées dans le futal avant d’aller me caler sur un semblant de table qui n’a pas été renversée ou explosée. Quand il s’amène, je laisse rouler le désinfectant jusqu’à lui sans dire un mot, sans même le regarder à vrai dire.
Je ne veux pas que tu puisses lire dans mon regard, que tu puisses y trouver les remords qui me rongent quand je devrais en avoir rien à branler de ton état de santé.

***

Le soleil a disparu depuis plusieurs heures et la fraicheur voudrait qu’on se rapproche, qu’on fasse un putain de feu qu’on ne peut définitivement pas allumer pour ne pas les attirer. Après avoir barricadé les possibles entrés, on s’enroule dans de vieux sacs de couchage. Impossible de dormir avec ce connard de vent qui fait grincer chaque coin du bâtiment. Et il me semble qu’il geint, ne sait pas vraiment si c’est un foutu cauchemar ou s’il se transforme déjà. Faut dire que ça m’a jamais intéressé de savoir combien de temps ça pouvait prendre mais que là tout de suite, ça aurait pu sacrément m’aider. Flingue à la main, je rampe jusqu’à lui, le coince entre mes cuisses et le sac de couchage, l’empêche de bouger ses mains. Morsure froide du canon posé sur son front. Les yeux s’écarquillent sous la balle que je chambre. J’y mets les deux mains pour m’empêcher de trembler.
Et t’es complètement con, tout ça, c’est de ta faute. T’aurais pu m’épargner cette charge, te tirer toi-même cette foutue balle pendant qu’il en était encore temps. Mais les paupières clignent et il semble être encore bien lui-même.



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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Mar 5 Juin - 1:08

Elle a la bouche cousue, la furie. Le regard qui décampe. Cette attitude teinte leur environnement d’un malaise éloquent. Le danois aurait peut-être dû lui préciser qu’il ne craint plus les ravages du venin. Sauf que ça ne lui effleure pas l’esprit qu’elle puisse s’inquiéter de le voir clamser. Après tout, la brune a toujours été à même de gérer sa propre survie. Souvent au détriment de celles des autres. Mais l’escroc ne devrait pas lui jeter la pierre pour un comportement qu’il a lui-même toujours entretenu. Œil pour œil, dent pour dent. Ils se comprennent d'une certaine façon et c’est ce qui les rend sans doute si prompt à l’antipathie d’ailleurs. Ils ne sont que le reflet de l’autre, l’horrible miroitement qui leur rappelle leur propre médiocrité. La part la plus sale de leur être mise en exergue au contact de sa similarité. Et quand bien même, Oswald a tenté d’intégrer Tobias à cet univers fait de vices et de crimes, son cadet n’y a jamais été à sa place. Le cœur accroché à la manche, la bienveillance infectant la conscience. Andy aurait dû voir la différence, la noter et la respecter au lieu de le fracasser. Sujet qui prend suffisamment d'ampleur pour que les deux vagabonds en oublient brièvement le contexte. Les révélations de la trentenaire ne trouvent que peu de sens dans la tête de l’arnaqueur qui n’a toujours pas saisi l’impact de cette discussion sur le tournant de cette relation. « Si t’as bien tout écouté, t’as su aussi que le frérot était pas de mon avis. Tu vois, le pauvre, il a cru que t’étais pas la dernière des connasses, il a voulu qu’on te fasse confiance. Tu te souviens, le même mec que t’as planté et qui s’est retrouvé avec la guibole défoncée ? » Qu’il crache sans plus pouvoir retenir son fiel. Les images sont affolantes de réalisme, elles se rejouent trop souvent à l’intérieur. Il a tenté d’en rire devant le blessé, lui a sorti les pires âneries pour le tirer de la mélancolie, cloué à son lit d’hôpital mais derrière chaque rictus, chaque moquerie, le scandinave en a crevé de se savoir responsable de son état.

Reporter le blâme sur la mafieuse lui déloge un bon morceau de cette culpabilité. Il serait regrettable de ne pas en profiter. Puis, en balançant sa hargne, il oublie que la lésion le tiraille désagréablement. La barre de métal lui cogne la trogne, le point final à une conversation stérile. La mine indifférente, il donne un coup de pied dans le morceau de ferraille avant de se tirer. Seul, le quadragénaire entreprend sa propre exploration, déniche le tiroir scellé de la clé qu'il a déniché. Il en extirpe une bouteille de whisky qu’il cale sous le blouson, déniche un vieux Zippo usagé qui à son plus grand daim, ne fonctionne pas. Son errance le mène jusqu’à l'armurerie. Un véritable chantier, dévasté par d’autres pilleurs. Un coup d’œil vers la revenante et puis, il s’agenouille pour attraper ce qui lui parait essentiel. Les frissons commencent à déchirer l’échine quand il s’assied pour souffler. La morveuse lui tend une offrande qu’il ne ramasse pas. « Que j’en ai à foutre de ton désinfectant, trouve moi un putain de briquet bordel. » Toute sa considération pour ce geste dénué de méchanceté tient ainsi sur une seule ligne. La nicotine, c’est sa foutue femme qu’il voudrait pouvoir expliquer. L’amante des belles nuits qui ne finissent jamais. Lui ôter le moyen d’en consommer, c’est l’obliger, lui, à se laisser consumer par le manque.

L’obscurité gagne en terrain comme planifié. Il a les guiboles qui le démangent et l’envie de se tirer sauf que c’est lui le premier imbécile à l’avoir proposé. A voir la lueur du jour faiblir jusqu’à ne plus pouvoir leur garantir un semblant de clarté, le phobique sent son courage – tenant souvent davantage de la folie ou de pulsions suicidaires, se barrer. Dès qu’il ne reste plus que quelques halos pour rassurer l’âme apeurée, il se glisse dans son sac de couchage et se contente d’attendre que ça finisse par passer. Par chance, il a déniché une lampe torche encore fonctionnelle un peu plus tôt. Et comme un con, comme un gosse, il la garde contre sa poitrine pour parvenir à s’endormir. Pour lui, le noir représente une menace bien plus redoutable qu’un macchabée ou qu’un humain en parfaite santé. Dans l’invisible, tous ses secrets sont mal planqués, tous les monstres guettent, prêts à le dépecer de son invulnérabilité. Les cris lui paraissent réels dès que la pénombre l’encercle. Ajouté à son effroi, les pics de fièvre provoqués par les quenottes du mort-vivant. Les convulsions l’obligent à virer le blouson, il le balance hors de sa couche. Le récipient récolté auparavant roule à terre. Merde qu’il s’entend murmurer dans sa langue maternelle. Il aurait pu la boire d’une traite pour parvenir à s’assoupir plus facilement. Entre la température corporelle qui grimpe et les hallucinations que l’appréhension tisse, les cauchemars surviennent rapidement. Il erre entre rêves et réalité jusqu’à sentir le poids d’un corps contre le sien. Jusqu’à brandir le faisceau lumineux droit sur son assaillante. Comme si ça pouvait la tuer, comme s’il avait à faire à une sorte de goule que l’éclairage chasserait. Finalement, d’un peu plus près, il pourrait effectivement la confondre avec un spectre décharné.

En la reconnaissant, il a un moment de confusion. Les paupières se plissent avant que la rétine ne s’implante dans la sienne avec plus de férocité. Le cœur qui bat la mesure dans les tempes ralentit considérablement. « Et bah alors, c’est quand que tu me troues hein ? » Qu’il lui demande, le défi imprimé dans l'iris tandis que le canon s’enfonce dans le front. Pas tant étonné que ça qu’elle saisisse l’occasion de lui faire bouffer les pissenlits par la racine. Ne l’avait-il pas anticipé ? Devant l’hésitation, l’aliéné se décide à réagir. Il profite du moment d'instabilité, pour se dégager les mains. « Conseil pour la prochaine fois où ça te prend, si tu veux me butter, tu fais ça vite. » La paluche agrippe le poignet et le tort abruptement pour obliger l’arme à chuter. Il balance la carcasse sur le côté ensuite afin qu’elle rencontre le plancher puis rejette le sac de couchage pour s’asseoir. La paume cherche le flingue à tâtons, en gardant l’axe de la loupiote droit sur l’adversaire. Ça cogite un peu. Les prunelles s’arrêtent sur la veste balancée, le sang ébène qui s’y est agglutiné. « Me dis pas que t’as cru que j’allais me sacrifier pour ton vieux cul ? » Qu’il lui demande d’abord sérieusement avant que toutes les pièces ne s’insèrent enfin. Le désinfectant, la mine basse, le mutisme et puis, sa tentative foireuse de mettre un terme au péril qu’il deviendrait.

Le fiévreux se met alors à rire sans parvenir à retenir son hilarité. L’aider pour assurer le succès de leur petite escapade, oui. La sauver contre sa propre vie, jamais. Pour qui l’a-t-elle pris ? « Et moi qui croyais avoir tout vu dans ma putain vie. » Il le souligne en ricanant maintenant. Le fumeur aspire l’air un peu plus posément ensuite afin de chasser totalement les éclats de sa voix. « Tu t’es trompée de frangin, faut croire. Moi, les meufs en détresse, je les laisse bien profond dans leur merde. Surtout les garces dans ton genre. » Pour soutenir son propos, il met en évidence la morsure originelle sur son avant-bras. Les doigts en profitent pour tâter la cicatrisation de la nouvelle. « Et prends pas l’habitude que je te serve de bouclier. Je vais pas me laisser bouffer et me ramasser une fièvre de cheval pour ta gueule. » Le dos de la main ramasse la sueur, les bras reviennent sous la couverture, le dos retrouve le sol. Les dents claquent durant quelques secondes. « On est quittes. » Qu’il marmonne seulement, comme pour justifier son acte impulsif.

Tandis qu’il espère refermer les paupières, l’index prêt à couper la précieuse source de luminosité, quelques fracas se font entendre. Du verre brisé, des pas empressés. « Et on est pas seuls. » Il se redresse à nouveau, fait exprès de foutre la lumière dans les pupilles de l’insoumise pour l'aveugler, l'emmerder. « Tu vas voir ? » Davantage un ordre qu’une question à vrai dire. Après tout, qui d’eux deux à l’épaule déchiquetée et une température qui frôle les quarante degrés ? Inutile de préciser que la vraie raison se situe plutôt au niveau de sa terreur inavouable du noir.

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Mar 5 Juin - 22:32


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Le doute infâme et insupportable. Gâchette que j’ai juste à presser un peu plus fort encore. Hésitation morbide quand il s’active et qu’il cause le brun. La question glace le sang et me fait rater un battement ou deux avant qu’il ne me repousse. Poignet qui prend un angle dangereux et l’arme qui tombe sur le sol dans un bruit métallique. La carcasse s’échoue sur le côté, encore sonnée par ce qui vient de se passer. J’étais certaine que t’étais en train de muter, de devenir un de ces trucs enragés. Hors de question que je te laisse me becter, que tu sois un Madsen ou pas. J’te dois rien. C’est toi qui fais tes choix, pas moi.
Colère froide qui s’insinue dans les veines, gangrène le myocarde qui se rate et déraille. Le sang bat mes tempes à me rendre sourde à ces choses qu’il débite. Les rétines vrillent à cause de la lumière qui défonce la gueule. Et il se marre, ce connard. Paroles acerbes qu’il crache et venin qu’il pisse sur les plaies. Le flingue est cherché par réflexe, lui trouer la boîte crânienne c’est tout ce que je souhaite. Morsure qu’il montre, plus ancienne. Immunité offerte à ce bâtard qui n’en mérite pas autant. Poings et mâchoires qui se serrent avec la sordide idée que de lui éclater le crâne sur le bitume. Cogner, écrabouiller, défoncer jusqu’à ce que la cervelle gicle et s’étale. Et je me demande combien de temps je mettrais à réduire ta tête en bouillie avant que le second danger ne survienne. Pulsion assassine qu’il empêche, qu’il bute dans la foulée. Museau qui se dresse, cherche à flairer les inconnus qui se déplacent. Il n’y a qu’un grondement en réponse, à cause du faisceau lumineux qu’il fourre encore dans mes yeux. Et j’éclate et me redresse trop vivement, fond sur lui en une poignée de secondes pour lui arracher des mains cette saloperie qu’il n’arrête pas de me coller dans la tronche. Le pied appuie lourdement sur son épaule meurtrie pour le repousser vivement. La torche trône sur le sol dans un dernier éclat avant que le talon de ma pompe ne vienne la fracasser. Pour m’assurer du travail bien fait, je l’écrabouille de ma semelle ; arrive à me satisfaire du bruit de verre pilé.

« Va te faire foutre, Madsen. » sifflé-je entre mes ratiches ratatinées.

Je me casse. L’idée bien ancrée à la psyché cette fois. Tu peux bien crever que j’en ai rien à foutre. J’ai voulu être à peu près sympa et au final je vois que ça sert à rien. La garce elle t’emmerde et elle te laisse gérer seule ton égo et tes délires. La garce, elle en a juste plein le cul de se traîner un gros boulet de merde, le genre que t’as juste envie de jeter par-dessus bord. Alors putain mais putain, si je t’entends ricaner encore une fois, je crois que je vais te cogner jusqu’à ce que je sente plus une seule de mes phalanges, fils de pute.
Et il braille ce bouffon, nom qui m’irrite dès qu’il le prononce peu importe le ton. Je m’en branle, continue mon avancée me foutant parfaitement de la menace à venir qui sait parfaitement où se diriger. Ouais, parce qu’il faut qu’il gueule et qu’il feule, au cas où je sois devenue sourde. C’est quoi que tu piges pas, en vrai ? T’es complètement con, c’est ça ? En fait t’as une fucking mémoire sélective. T’es capable de me bazarder un foutu mensonge qui date d’il y a des années mais t’es pas capable de piger que j’ai juste plus envie de voir ta gueule une seule seconde de plus ? Bah putain, je vois pas ce qu’il te faut de plus pour comprendre. Quand on se comporte comme un enculé, faut pas s’étonner de finir seul.
Je tente de rejoindre la sortie, reste sourde à ses revendications, n’entends plus rien que les boum-boum affolés de l’organe qui résonne jusque dans ma gorge et mon bide.
Distance qu’il écrase, je peux le sentir dans mon dos. Et je me retourne, lui colle une droite puissante à m’en niquer les doigts. Je râle et enrage alors que sa masse cogne la tôle. Et je suis prête pour cogner encore, encore et encore. Mais les bruits se rapprochent. L’avant-bras le chope et écrase sa gorge quand la paume se plaque sur les babines retroussées. Un « shhhht » tout juste prononcé. Les saletés pourraient s’amener, alertés par les bruits. Des pilleurs ou des connards de macchabées ou qu’est-ce que j’en sais.

Coincés dans l’obscurité, je le relâche très vite ne supportant plus la moindre proximité. Je m’accroupis, lui balance un coup de coude dans le genou pour qu’il m’imite. Je me fous ouvertement qu’il se fasse attraper par ces gars ou ces choses-là. Mais s’ils le trouvent, alors ils me trouveront moi. Et moi non plus, j’ai pas tellement dans l’idée de me sacrifier pour toi.
Je rampe, cale un peu de distance. Et des souvenirs, il ne reste que les laids. Que ce moment où j’ai dû me barrer, où je les ai laissé se faire piéger comme les putain de rats qu’ils étaient. Geste jamais regretté. C’était vous ou moi ou nous tous. Pas moyen que je prenne. Y a jamais eu de solidarité dans les emmerdes. La solidarité, ça mène à la perte et à l’échec, ça mène à la mort. Revenir sur mes pas pour vous aider ça aurait pu être héroïque mais surtout profondément stupide. A quoi ça sert de tous clamser, de tous se faire prendre ? Y a une loi, une espèce de règle tacite qui dit qu’on doit se serrer les coudes même lorsque l’un de nous tombe ? C’est des foutaises. C’est pas parce qu’on tombe tous qu’on sera moins malheureux. Au contraire. Si t’étais pas un pourri, tu devrais presque t’estimer heureux que l’un de nous s’en soit sorti.
L’égoïsme qui prime toujours lorsque tout se complique. A la psyché tout déconne, plan foireux envisagé par vengeance pur. Attirer l’ennemi de son côté et en profiter pour filer. Les phalanges serrent un morceau de métal, s’apprêtent à le balancer à ses pieds dans une sonorité suffisamment vive pour qu’ils rappliquent. Après tout, si c’est des foutus zombies y a pas de danger qu’ils te contaminent, t’as juste à les buter royalement.
Et l’ennemi est là tout près, dents acérées et petits couinements plaintifs. Un fucking rat. C’est juste un fucking rat. Le métal est balancé, fait fuir la petite bestiole ridicule.

« Un rat, t’étais en train de virer barje pour une saloperie de rat, sans déconner. »

C’est presque risible. La bonne parole distillée, je me remets en route, obnubilée par la seule idée de me barrer d’ici. Et tant pis pour les zombies et cette mission. Tant pis pour sa gueule de cadavre transpirant qui délire à cause de la fièvre qui doit péter des records. S’il a besoin de s’acheter une bonne conduite, c’est pas vraiment mon problème. Tarek m’en doit une depuis qu’il m’a envoyé piller une tombe pour rien, il finira bien par comprendre que nous forcer à marcher ensemble, c’est une perte de temps considérable pour tout le monde.
Et je me casse, me penche pour récupérer un bout de chaîne. Je sais plus très bien ce qu’il baragouine, tout ce que je sais, c’est que j’ai juste envie de frapper. Cette violence qu’il fait naître au plus profond des entrailles. Parce qu’il a piqué trop violemment, parce qu’il réduit à néant les pauvres efforts, qu’il a rigolé comme tous ces mômes le faisaient.
Tous en cercle, ils rient, ils piaillent comme des oiseaux de mauvais augure. Moqueries incessantes sur tout ce qu’ils pouvaient se foutre entre les dents. Le gros lard en guise de père, la mère en petite chienne soumise. Les secrets n’existent pas dans nos quartiers. Tous se regardent et savent ce qui se trame derrière les murs aussi épais que du papier à cigarettes. Ouais, tous savent mais ne disent rien. Les cris et les paroles vitriolées, les coups et les pleurs. Autant de grains à apporter à leur moulin et qu’ils se font un plaisir de moudre. La violence dès la petite enfance. Résistance aux chocs. Battre ou être battue. Un camp à choisir dès le plus jeune âge. C’est comme ça quand tu veux survivre. T’apprends à mordre et à rendre. T’apprends à blesser, frapper et tuer pour t’en sortir. Y a pas de discussions à avoir, de compromis à faire. C’est la loi du plus fort depuis que le monde est monde. Et moi, j’ai plus rien à te donner, plus rien à te dire, plus de compromis à te proposer. C’est chacun pour sa pomme.

Présence attribué à ce connard de Madsen sans comprendre qu’il s’agit d’un foutu zombie. Je bascule sous la surprise, me cogne l’arrière de crâne en chutant. Bestiole au-dessus de ma carcasse que je peine à retenir. Les dents claquent et claquent trop près de mon visage. Et la fierté empêche d’hurler, de réclamer l’aide dont j’ai cruellement besoin. Poignée de centimètres qui se réduisent à une allure folle. Flagrance putride qui emplit le nase.

« MADSEN ! »

Et parfois l’égo se tait.



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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Ven 22 Juin - 1:18

La brume mentale ne cesse d’enfumer les raisonnements. La cervelle déraille à chaque fois que l’obscurité se réinvente autour de lui. Concept qui prend des allures de torture quand la sauvageonne entreprend quelques représailles. Le danois observe avec terreur le faisceau faiblir jusqu’à se consumer dans la rage de la folle furieuse. Les ombres remontent l’échine, glissent sous la peau et forment une marée noire dans la poitrine. L’anxiété réveille l’instinct, fait émerger des entrailles un besoin primitif de sécurité. Le scandinave n’a déjà plus que huit ans quand il rampe jusqu’au bout de sa couche pour tenter de récupérer les débris. Les doigts heurtent le plastique broyé, le regard s’abandonne dans le vide une demi-seconde. Il ne crie pas quand ça se presse contre lui, quand ça l’avale tout entier. Il frisonne dans le ventre de cette créature imaginaire, cherche à percer sa panse et à courir. Courir jusqu’à dénicher un semblant de lumière. L’enfant se raccroche à tout ce qu’il peut, à la silhouette fuyante. Il ne veut pas qu’on l’abandonne là, seul. Il ne veut pas revivre ça, ce cauchemar qui se rejoue à chaque fois que l’astre décline. En tendant l’oreille, le roublard peut presque percevoir le bruit du métal contre les veines. Le corps se redresse avec maladresse, les pattes s’emmêlent et il manque de terminer, la gueule contre un mur. La voix résonne avec gravité, rappelle la fugitive. Il devrait vouloir lui briser la nuque, réparer l’affront en la malmenant. Mais tout ce qui parvient à croiser le flux inconstant et chaotique de ses pensées, c’est cette peur de la solitude, de se retrouver traqué par sa psyché suffocante sans aucune arme. Alors il s’agrippe à elle comme s’il s’agissait de l’instance parentale, il beugle pour couvrir des hurlements qui n’appartiennent à aucune gorge présente pendant qu'elle, elle s’emporte à nouveau. Le coup, il n’y répond pas. A toutes ses tentatives de le museler, il ne réagit pas. Lui est projeté dans cet enfer bâti par ses délires horrifiques.

Les succubes grattent à quelques pas de là. Alors il obéit de manière mécanique. Ses paumes se cherchent, se trouvent, se heurtent l’une contre l’autre frénétiquement, animées par les tremblements. Il éprouve plus d’une difficulté à ne pas se recroqueviller sur place, à ne pas se rouler en boule pour mieux supplier sa rivale afin qu'elle fournisse un semblant de halo pour contrer les chimères. L’air s’aspire de manière erratique. Elle lui échappe, il le perçoit mais la tétanie le préserve d’une nouvelle trouée dans la pénombre. L’information lui passe par-dessus le crâne. Les épaules se replient, les sens s’éteignent. Il voudrait crever quand ça continue à s’articuler autour de lui, que les intonations de la mère usées par le poids des années, ne cessent de lui rappeler sa propre responsabilité. Les bras compriment les oreilles vainement. Tout se joue au-dedans pendant que dehors, ça rampe et ça se coince dans le larynx. Crise de panique qui s’avorte quand le ténor de la mauvaise supplante celui de la génitrice. Hasardeusement, il poursuit la source de la détresse, tente d’atteindre la seule lueur au milieu du néant. Bien entendu, même dans cet état de vulnérabilité, le quadragénaire se retiendra bien de le balancer à celle qu’il ne peut définitivement pas blairer. Une fois ses esprits retrouvés, il lui rendra la monnaie de sa pièce. Il s'en fait secrètement la promesse.

La semelle butte contre les deux corps échoués, les genoux fléchissent. La paluche attrape la nuque du macchabée et le balance contre le sol juste à côté de la victime. Les ongles s’incrustent dans la peau visqueuse, se loge quelque part près de la cervelle. La face du mort rencontre le carrelage à plusieurs reprises sous l'impulsion du sauveur improvisé. La violence de chaque coup permet à Oswald de personnifier la douleur, l’impuissance et la colère face à cette montagne d’horreur qui l’oblige à suffoquer. Il lui broie le visage en annotant l'action de quelques grognements à peine humains. Le sang gicle, doit inonder la brune à quelques centimètres seulement de là. L’aliéné ne s’arrête que lorsque la chair s’est suffisamment décomposée au creux de sa paume pour que la prise se défasse d’elle-même. Cette même main souillée par l’hémoglobine putride du zombie vient attraper l’épaule de sa comparse.

Il la relève avec autorité avant que le dos de son autre mimine ne vienne claquer la pommette adverse. « J’aurais dû le laisser te bouffer puis te recracher pour cause d’indigestion. T’es qu’une salope doublée d’une débile mentale. On avait besoin de la lampe. » Tout ressort avec spontanéité et sans filtre. Cette femme l’a obligé à fixer les ténèbres et à se faire mordre par l’absence. De quoi entretenir le fiel, de quoi lui faire définitivement perdre la boule. « C’est quoi ton putain de problème ? T’as cru que t’avais le droit de me les briser et de t’en tirer sans y laisser un bout de fesse ? Tu devrais juste raser les murs après ce que t’as fait subir à Tobias, baisser les yeux au lieu de te la jouer grande gueule et de foutre en l’air le matériel. » Tout ce petit discours s’échappe des lippes avec rapidité, l’acidité lui ronge les lèvres. Ça les gerce et ça l’oblige à les mordre plus férocement. Les doigts compriment toujours la carrure voisine. Il a le vertige, l’oxygène qui ne s’achemine plus correctement dans les poumons. Rien de tout ça n’épargne la salve suivante, les mots ne cessent de s’empiler. L’accent nordique ressurgit, n’arrondit pas les syllabes mais les rend plus tranchantes encore. « A ce stade, c’est plus de l’impulsivité, c’est de la putain de connerie. T’as rien dans le ventre pour te tirer à chaque fois que ça te plait pas. Tu sais bien agiter la main en croyant cogner mais derrière tu dis que dalle, t’as rien à balancer, aucun argument. Tu fuis et puis tu chouines, comme une foutue conne. » Il la rejette de toutes ses forces en arrière et poursuit sa propre démence en frappant du pied la première chose à proximité. Le cadavre putréfié reçoit le bout de chaussure. Une, deux, trois fois avant qu’il ne s’épuise et qu’il offre à l’opacité, l’occasion de revenir l’assaillir. Il pâlit parmi les spectres, se consume en silence tandis que d’autres bruits nourrissent la nuit. Pas étonnant. Son phrasé n’a pas fait l’unanimité. Et qu’il s’agisse de rats ou d’autres bestioles prêtes à les déchiqueter, il ne pourrait pas s’en soucier moins que ça. Son seul ennemi réside au fond de la cage thoracique, se manifeste dans le reflet qu’il se mange chaque maudit jour, alimenté par le sang qui bat encore désespérément dans ses tempes.

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Sam 23 Juin - 19:19


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Et ça me coûte putain, ouais, ça me coûte de laisser filtrer chaque syllabe de son foutu nom entre mes ratiches. Parce que la détestation ne supplante pas l’envie de vivre, parce que je ne peux définitivement pas crever au beau milieu de nulle part avec lui pour seul témoin. Il me semble qu’il met un temps infini à se ramener, me persuade même qu’il le fait exprès. La peur me vrille la panse à l’en ulcérer, couinements que je retiens autant que je tente de retenir ce putain de macchabée. Et pourtant tout s’arrête. Ongles crades qui glissent sur les fringues et le poids disparaît soudainement de ma carcasse. Oswald frappe et frappe. Phalanges qui se crispent sur la viande pourrissante. Hémoglobine qui me gicle sur la gueule et me force à me redresser. Nausée encore, nausée toujours tandis qu’il réduit en charpie ce connard de zombie. Le merci que je ne dirais pas même si je commence à croire que ça fait trop de fois qu’il me sauve la mise. Au fond, je comprends pas pourquoi tu m’aides quand ce serait si facile de le laisser faire. T’aurais pu inventer un bobard, dire que t’avais rien entendu, que t’es arrivé trop tard. Ouais, tu pourrais te débarrasser de moi au lieu de t’esquinter à me sauver. J’oublie que je le ferais aussi, pour une raison absurde et sans réelle importance. Une raison qui n’implique aucun sentiment ou désir quelconque. Je veux juste rentrer et que ça se finisse. Je veux juste ne plus jamais avoir à voir ta gueule.
Je retrouve mon air, calme légèrement le myocarde qui chiale sa litanie. Bruits spongieux qui cessent et attirent le regard. Ombre brouillant la vue, étau se resserrant autour de l’épaule avec vivacité. Les guibolles tanguent et la trogne accuse le coup. Revers qui vient mordre et martyriser la joue. La main se porte tout aussitôt sur la morsure brûlante. Les mots ne forment qu’un son continu et strident, la faute à la claque qui résonne entre mes tempes.

Mouvement d’épaule, pour m’arracher à sa prise mais les tiges compriment. Souffle qu’il exalte et dont je peux en sentir l’odeur. Invectives dont je ne comprends rien. Tobias, ce prénom pas encore bien imprimé à la mémoire. Ce que je lui ai fait subir, t’es sérieux là ? Qu’est-ce que j’y peux s’il a décidé de sauter par la fenêtre, hein ? J’y peux quoi putain, si vous avez emprunté le mauvais chemin comme des bouffons de débutants, sans déconner. La faute, elle te revient de plein droit. C’était ton petit frère, fallait le protéger, c’est toi qui aurais dû chuter le premier pour amortir la sienne. Alors ramène pas ta gueule de merdeux pour me faire une leçon vieille de dix putains d’années. J’en ai rien à branler de Tobias, de ce qui a pu lui arriver, je m’en fous de toi ou de ton frère, de tout ce qu’on a pu se dire et tout ce qu’on a pu faire. Rien à branler de ta gueule et j’aspire juste à ce que tu crèves putain. ça déconne à l’intime. Y a les mensonges, ces mensonges que j’arrête pas de me répéter comme pour les ancrer profondément à la psyché. Culpabilité refoulée, enfouie sous une tonne de crasse et de chiasse. Colère qui ne semble pas vouloir se tarir et qui se choque à la mienne, celle qui fomente dans la cage thoracique, remonte l’œsophage dans une vague acide.
Madsen ne semble plus capable de cesser, les ongles se plantent sur sa paluche et le griffent jusqu’au rejet. Carcasse qui dégringole et s’étale sur le sol. Les coudes se choquent au béton et s’égratignent. Encore sous le choc, je tarde à me relever, réalise trop tard ce qui vient de se produire. Et y a que de la haine et du mépris et du dégoût. Des sentiments immondes qui implosent au bedon, force à se tenir debout, à lui faire face et à le foutre à terre. Les poings cognent les pommettes, amochent sa gueule trop parfaite. Je suis pas ma mère, je suis pas ma putain de mère. Je te laisserai pas me cogner, me blesser. Va te faire foutre et crève putain de merde.

Les coups foireux pleuvent, l’hémoglobine tache les fringues et perle des lèvres et du nez. Respiration erratique, c’est le chaos tout autour et tout devient trouble. Fatigue physique et psychique. Le corps déraille et ne peut plus se battre. Et pourtant, pourtant la putréfaction n’est qu’à quelques pas, exige son repas. Claquement de dents et grognement dégueulasse. Saloperie que j’entraîne à l’armurerie, là où il y a des barreaux aux fenêtres et une porte en métal qui peut résister jusqu’aux balles. Bestiole grouillante qui boitille jusqu’au piège qui se referme instantanément sur lui. Et le garde en vie, pour le ramener dès que l’aube se pointera. Oswald oublié dans un coin, pauvre gamin sans cervelle qui m’exaspère. Y a que le mutisme et le dédain en réponse à ses conneries. Parole amputée par trop de colère, trop de saloperies qui bousillent l’intime. Les faiblesses qu’il a exposées. Cette fuite persistante et l’absence d’arguments. Et des arguments pourquoi, pour dire quoi ? Pour te dire que t’as tort quand tu surenchériras pour me prouver que t’as raison ? Ça sert à rien de parler aux cons. Lumière absente, Madsen toujours en proie à ses démons. Des démons qui n’ont pas de visages, ni de formes. Le tangible devient bancal pour qui a peur. J’ai eu le temps de mariner et de claquer mes propres déductions. La panique et le petit air d’enfant chagriné qui constate que son seul repère vient d’être brisé. Et je pourrais en rires, me moquer ouvertement mais tout ce que je fais, c’est alimenter sa folie pour mieux le voir se recourber et s’enfoncer dans les méandres de son esprit. Petit caillou jeté au loin qui percute et résonne doucement sur la tôle. Phalanges qui froissent un morceau de papier. Et je me demande quand tu voudras fuir à ton tour, quand tu penseras que crever rester encore la meilleure des solutions.

Dans sa cage, David Zombie grogne et gratte le métal. Petit nom offert pour ses faux airs de David Bowie et ses chicots flingués. La nuit risque d’être longue, beaucoup trop longue. Je voudrais dormir juste pour obtenir quelques minutes de répit. Raclement de gorge et glaviot s’étalant par terre. Débarbouillage du bout de la manche avant que le sang ne sèche. L’envie de pisser qui tortille le bide. Je sors, prends garde à ne rien bousculer pour ne pas attirer la faune grouillante. Coin tranquille pour baisser le froc et se soulager après des heures et des heures. Bruit de flotte qui s’accompagne d’un grondement dans le ciel. Air que se charge d’humidité et d’électricité. Bientôt, le vent s’engouffre entre les tôles dans un sifflement infernal et la température chute de plusieurs degrés. Tempête de neige qui s’amène quand la pisse me gèle le derche. Ouverture que je rebouche une fois terminée pour contenir l’air frais qui s’y engouffre. Vapeur blanchâtre qui s’extirpe des naseaux à chaque expiration, je retrouve Oswald et ses chimères. Le feu qu’on ne peut plus faire pour cause de briquet paumé, le fameux que je dois lui racheter et qu’il peut se mettre dans l’œil ou ailleurs si ça lui chante. Les dents claquent et le cadavre tué plus tôt est dépouillé en partie de ses frusques pour tenir chaud. Mais c’est pas suffisant, putain. Et je rêverais de le voir crever de froid, lui voler ses affaires et les enfiler sans gêne. A la falci, on t’apprend à survivre à ce genre d’intempéries qui peut frapper à n’importe quel moment du jour ou de la nuit. Raison pour laquelle, sortir seul est prohibé. On te dit qu’il faut se grouper pour se tenir chaud, autour d’un feu de préférence. Et comment on fait quand y a pas de feu et que le seul groupe est ce type que je peux pas sacquer ?
Je me recroqueville, tente de protéger les extrémités de mon corps par où la chaleur se barre le plus vite. Encapuchonnée, j’attends, le corps tremblant enroulé dans mon ego.


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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Lun 25 Juin - 22:28

Il décèle derrière le silence, les prémices du massacre. La revanche ne peut s’organiser que sur deux fronts, le verbal ou le physique. Forcément, le danois aurait parié sur le second. Les mimines viennent fracasser le gosier, répéter des gestes que le bagarreur encaisse avec habitude. D’aussi loin qu’il se souvienne, il s’est toujours mangé quelques marrons, déjà dans la cour de récré. Propension au combat qui s’est amplifié une fois la mère trépassée. Oswald s’est mis à ne plus répliquer, à ravaler l’hémoglobine. L’orphelin trouve la sensation grisante, de mordre la poussière pour accuser la réplique cardiaque. Toute cette adrénaline, cet affolement artériel, ces douleurs lancinants courant sur les membres malmenés. Tant d’informations physiologiques qui l’extirpent de sa léthargie. Vivant, pour le moment, vivant en crachant son propre sang. Esprit tordu que les années ont esquinté davantage. Pas de poing qui se relève, pas de lutte, la carcasse devient flasque, malléable, imperméable. Après la déferlante de coups, la mauvaise s’apaise. La distance s’impose mais lui ne remue toujours pas. Il reste là, à compter les inspirations, à compter les battements. A compter le temps qu’il lui faudra pour rentrer à l'entrepôt au milieu de l’obscurité. Paralysé dans cet effort, l’infecté laisse la brune se débrouiller, l’entend tout juste grelotter. Il s’en fout de geler, lui, s’en balance bien d’avoir le bout des doigts bleutés. Il a juste envie d’échapper à ce qui rampe dans les couloirs, à ce qui s’avance dans la nuit. Les guiboles entament subitement une marche, il s’éloigne, se rapproche. Les doigts font gigoter la clope qu’il ne peut pas allumer, il la tripote nerveusement jusqu'à la démanteler. L’épaule tiraille encore quand les meurtrissures que la sale gosse lui a causé se referment doucement. La fièvre le maintien dans cet état à demi-comateux, à demi-hystérique qui le pousse à rejoindre une ultime fois la chieuse.

La semelle s’écrase dans le dos de l’emmerdeuse immédiatement. « Maintenant que t’as prouvé que j’avais raison, que t’as aucune répartie, j’ai plus de raisons de rester. On sait tous les deux que j’ai touché un point sensible et que j’ai eu le dernier mot. » La chaussure qui s’écarte, l’enveloppe qui s’éloigne. Les mains s’agitent. Dehors peut-être que le satellite lui rendra un semblant de clarté. Tout lui parait mieux qu’ici, à partager ses terreurs avec une lunatique. « Amuse-toi bien avec ton rencard. Je tiens pas la chandelle. » La paume tapote sur la cage pour que le macchabée se déchaine à l’intérieur. Il peut presque se voir l’ouvrir avant de se tirer mais un peu de bon sens l’en préserve. Il se contente de reculer d’un nouveau mètre. « Tes standards ont vachement baissé, faut dire qu’il y a pas beaucoup d’hommes que ça exciterait ta dégaine de clodo. Tobias a toujours eu bon cœur, il se dévouait littéralement pour les autres. T’auras été qu’une œuvre de charité de plus sur sa liste. » Le majeur se relève mais malheureusement, dans cette pénombre la provocation visuelle passe inaperçue. « La prochaine fois, je te laisserai crever. » Et il se tire définitivement, emprunte les allées par instinct pour retrouver toujours plus de fraicheur à l’extérieur. Un zombie l’attend sur le seuil, un coup dans la gueule. Il lui scie la mâchoire à l’aide de sa machette pour s'éviter une autre morsure. La chaleur contamine encore trop son organisme pour qu’il s’amuse à prolonger le supplice. Corde qu’il récupère dans un tas de débris pour tenir en laisse son nouveau jouet. Il lui fait les poches rapidement pour ne rien trouver. Grommellement, frustration de plus, de trop qui lui fait attraper une barre de métal pour condamner la sortie principale. Elle devra chercher pour s’échapper de là. C’est pour le briquet. Les coups, les emmerdements. Et peut-être pour tous les regrets qu’elle a ramené sur l'opération d'autrefois qui a foiré.

L’escroc garde le nez collé aux étoiles pour parvenir à écarter suffisamment la peur afin d’évoluer. Des mains glacées semblent chercher à le comprimer, encore. Des spectres qui le poursuivent même quand le jour se lève. Ça ne part jamais tout à fait cette sensation, cette sale mélancolie. Toutes les distractions du monde n’ont pas parvenu à lui ôter les images de la caboche, à lui enlever cette culpabilité. Ce suicide, c’est son meurtre. Un traumatisme que personne n’a pu l’aider à surmonter, la pire épreuve à laquelle il ait dû faire face. Cette expérience qui a marqué son existence entière jusqu’à le priver de son humanité. A trop vouloir s’attacher, on finit toujours par en crever. Andy Serra en est la preuve vivante et son frère l’a appris à ses dépens. Y a des leçons qu’on ne retient qu’en se vautrant dans la détresse. Il aurait juste aimé que ça soit moins pénible pour le cadet. Que ça n’ait pas été jusqu’à atteindre sa guibole, un rappel constant de cet échec marqué dans la chair. Une personnification de la harpie qu’il doit se trainer jusqu’à la fin de sa foutue vie. L’arnaqueur le plaint, son frangin. Il le plaint d’être tombé sur pareille criminelle et d’avoir hérité d’un type aussi dégénéré pour être son aîné. Elle peut couiner, râler et jouer à l’offusquée, Andy, elle n’est pas la victime. Elle ne le sera jamais. Pas à ses yeux.

- Sujet terminé -

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Sucker for Pain [PV Andy]

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