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 Sucker for Pain [PV Andy]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Sucker for Pain [PV Andy]   Jeu 17 Mai - 0:44

Sucker for Pain
I torture you. Take my hand through the flames. I torture you. I'm a slave to your games. I'm just a sucker for pain. I wanna chain you up. I wanna tie you down. I'm just a sucker for pain.


La clope au bout du bec, les traits relâchés et le regard porté sur la saleté qui se débat, il compte ses chances de grappiller de quoi se défoncer dans l’heure qui suivra. Plutôt minces vu que son fournisseur officiel au sein de la Falci’ s’est fait la malle y a plus d’une demi-heure. Il devrait peut-être se tirer lui aussi avec le prochain gars qui rentrera en ville. Le danois ne sait même pas ce qu’il fout là pour commencer, les miches posées sur un tabouret à observer les prétendus toubibs jouer au Docteur Frankenstein. Faut dire qu’ils ont plus la téloche comme avant, plus d’émissions stupides pour s’abrutir le peu de neurones restantes. Alors on se divertit comme on peut. Puis s’échapper des murs, de ces lieux limitants, ça revigore toujours l’aventurier piégé, l’épris de liberté écroué par la fatalité. Ce qu’il ne donnerait pas pour pouvoir se tirer vite et loin comme autrefois. Un aller simple pour une destination inconnue, avec pour seul bagage, un vieux blouson, son paquet de cigarettes et un peu de fric. L’infecté n’a besoin de rien et après, on le dira compliqué. Il ne s’attache pas aux biens matériels, encore moins au prestige et il n’entretient pas de collection personnelle. Il flambe la thune qu’il reçoit ou qu'il arrache plutôt aux pigeons qu’il fait roucouler. Ce n’est pas tant ce qu’il peut s’acheter avec qui l’intéresse, ça lui donne seulement l’impression d’avoir le contrôle sur quelque chose. Ça remplit les blancs, ça entretient les vices. Ça passe le temps. Avant, ça le faisait marrer de se foutre dans les pires coups fourrés, de sentir l’adrénaline réveiller l'organisme mais y a plus le même amusement derrière les arnaques qu’il enchaine. Tout juste, l’habitude et la nécessité de continuer pour s’offrir une illusion de plus. De savoir dans quelle direction aller.

La fumée l’encercle tandis que le spécimen convulsionne désagréablement sur sa table. Les médecins le charcutent toujours, le mort-vivant. Y en a un qui note, l'autre qui passe les outils et celui qui a l'honneur de tracer des lignes au scalpel. Le corps dégueule l’hémoglobine, ça gicle de plus belle sur le beau tablier blanc. Fresque horrifique, quasiment onirique, peinture naturelle apposée avec spontanéité sur textile cotonneux que le quadragénaire suggérera même d’accrocher dans un musée. Son idée ne fait pas l’unanimité. Décidément, on n’estime jamais son génie à sa juste valeur. Il soupire en tirant une nouvelle bouffée de nicotine. La bestiole tombe de son perchoir. Et les bouchers pestent.  L’arnaqueur tente de prendre la petite porte de derrière pendant qu’ils se chamaillent. Malheureusement, Tarek le capte immédiatement. On lui demande de servir à quelque chose, d’aller à l’extérieur titiller le macchabée. Il voudrait refuser mais il peut pas. Après toutes les merdes qu’il a enchaînées, il doit un peu se racheter. Quand on lui colle l’emmerdeuse au cul, il râle quand même. Ça discute, ça tente de négocier mais c’est comme ça qu'on lui fait comprendre. Faut  qu’il obéisse. Alors en trainant la patte, en injuriant dans sa langue maternelle à peu près toutes les têtes qu’il a suivi dans ce bouiboui, il quitte l’entrepôt A pour se diriger vers le B, empruntant la cour infestée par la mauvaise herbe et les carcasses de camion dépecés, ferraille rouillée.

Les yeux tombent sur cet amas métallique et ça lui fait comme un poids sur l’estomac. Le capot soulevé, les entrailles des bagnoles éventrées, ça lui rappelle les dimanches après-midis quand le père daignait montrer le bout de sa trogne pour foutre le bordel dans le garage avec ces vieilles guimbardes qu’il disait vouloir retaper. Sauf qu’il lui manquait plus d’un boulon dans le ciboulot à celui-là, qu’il passait plus son temps à gueuler et à envoyer valser les outils qu’à vraiment travailler. Une seule maudite fois, le gosse avait voulu l’aider et c’est à coup d’insultes qu’il l’avait renvoyé. Plus jamais, Oswald ne s’était représenté à l’entrée de ce que le géniteur qualifiait d’atelier. Bon à rien, qu’il lui disait. Bon à rien, qu’il est devenu alors.

Le scandinave emporte sa trainée de souvenirs dans le bâtiment suivant. Sans réellement la chercher, il hurle à travers la salle principale. « Serra, ramène-toi. On a du taf. » Et il attend, savourant le peu de goudron dont il dispose encore avant d’écraser le mégot au sol. Une minute, puis deux. Puis, cinq, et merde, il va la chercher par la peau des fesses s’il le faut. Le mafieux se poste face à elle quand il la déniche enfin et la toise avec un mépris exacerbé. Sur le front de la brune, y a écrit traitresse, en gras, en italique et souligné. Encore ça, il pourrait le gérer. Mais le souci, c’est qu’à ce beau titre s’ajoute le nom du frangin puis l’état de sa guibole par extension. Des raisons suffisantes pour alimenter le dédain qu’il éprouve à son sujet. D’ordinaire, les gens le laissent indifférents. Ça n’a jamais rien de personnel quand il nuit à autrui, c'est le business bien souvent. Mais Andy, elle, elle secoue les démons et extirpe le pire de lui. Le coller avec elle, c’est du sadisme. Il sait, cependant, pourquoi c’est eux qu’ils réquisitionnent. Y a que des scientifiques qui hantent le complexe abandonné. Et plus qu’eux deux pour assurer la partie musclée. Bien sûr, il envisage de se démerder sans elle, de se barrer sans même s’encombrer de sa présence. Sauf que les ordres ont été plutôt clairs à ce sujet. Tarek, il a tout anticipé. Il les met à l’épreuve. Alors il doit se la fermer et subir. Peut-être qu’il pourra toujours la balancer dans une horde de zombies et prétexter l’accident. Il ferait mieux de ne pas rêver à ce sujet. La déception serait trop difficile à encaisser.

L’envie de lui écraser violemment la paluche contre le front lui traverse l’esprit pour faire bonne mesure avec son déni. Se retient par simple pragmatisme néanmoins. « T’es sourde ou bien t’es tellement crade que t’as les oreilles encombrées ? Ta maman t’a pas appris à te les curer ? » Qu’il lui sort en rendant son timbre le plus laconique possible. La provoquer, c’est simple, si simple qu’il n'a aucun effort à faire. « Arrête de faire ta salope pour changer. On nous a demandé de ramener du macchabée, au moins trois d’entre eux. Alors ouais, moi non plus, j’ai pas envie que tu me colles au cul et je préférerais me coltiner le chialeur de Jimmy qui se pisse dessus en voyant une goutte de sang plutôt que ta sale gueule. Mais ce sont les ordres. Alors tu fais pas chier, pigé ? » Le regard se plante dans le sien, impose le défi auquel il ne doute pas qu’elle répondra. Ça ne se termine jamais bien quand ils se croisent. Combien d’organisations malfamées pour gangréner la Nouvelle-Orléans ?  Pourquoi a-t-il fallu qu’elle atterrisse dans celle-ci précisément ? Pour l’emmerder, à tous les coups. Elle est née pour ça et s’acharne à le lui rappeler chaque foutu jour. Un petit jeu où l’un tente d’avoir le dessus sur l’autre.

Sauf que cette fois, il a un joker planqué dans la manche. Un atout non négligeable. La conviction que Tobias est là, quelque part, vivant et en relative bonne santé. Un secret qu’il s’est bien gardé de lui confier. Hors de question qu’elle le bousille une nouvelle fois. Hors de question qu’elle en fasse de nouveau sa chose. Elle a eu sa chance, elle l’a gâchée. Un ascendant qu’il a avec cette connaissance et dont elle ignore tout, un sujet qui ne peut plus l'irriter comme c'était le cas il y a encore quelques mois. Ce à quoi il pourra aisément se raccrocher quand elle lui cassera les pieds. Ça l’aidera à tenir sur la durée. Éventuellement. La paume attrape des chaines trainantes, en jette une en direction de sa comparse d’infortune. Il espère puérilement qu’elle ait atterri directement dans sa tronche, il a fait exprès de ne pas regarder ou même calculer la trajectoire. Le fracas des cliquetis l’accompagne quand il s’oriente vers la sortie, les anneaux calés sur l’épaule, la machette bien en place sur la ceinture, le flingue rechargé. Prêt à affronter la jungle, la flore sauvage mais surtout la faune morbide. Bien moins prêt à devoir se la coltiner, la vipère.

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MessageSujet: Re: Sucker for Pain [PV Andy]   Jeu 17 Mai - 14:46


@Oswald E. Madsen & Andy Serra

Sucker for Pain

Hate me, break me, let me feel as hurt as you. Push me, crush me but promise me you'll never let us go. (c) Eurielle - icons (c) FRIMELDA




Moue boudeuse, les pieds trainent, cognent dans les petits cailloux. Mains enfoncées dans les poches, un soupir me fait lever le minois pour découvrir la trogne mécontente de Donna. Ça lui tord la gueule dans une grimace dégueulasse. Parfois je me dis qu’elle regrette, Donna, d’être tombée sur moi ; pense qu’elle doit clairement s’en mordre les doigts. Foutre les pieds dans une énième mafia alors que j’aspire à la liberté, c’est franchement pas la meilleure idée du siècle.  Allégeance foireuse, la Falciferae en doux cocon crasseux. Vieux bâtiments industriels, tôles rouillées et sang séché, on se balade entre des containers et des cadavres de bagnoles avant de tomber sur Tarek qui se fout à discuter avec la rousse. Ça se fait du gringue, l’air de rien. Elle se dandine légèrement et lui la reluque sans en perdre une miette. Des jours et des semaines que ça dure et tout autant que je suis amenée à tenir le chandelier avec plus ou moins de réussite. Ok, aucune réussite. Alors je m’éclipse sans trop rien dire, imagine qu’il suffit de pas faire de bruit pour qu’ils oublient même que j’existe.

« Y a du matériel à ranger là-bas, Andy » qu’il largue, Tarek, comme pour que je dégage utile.

Les yeux roulent jusqu’au ciel dans un soupir avant que je ne m’exécute, pas plus motivée qu’à mon arrivée. Le problème ce n’est pas ce que je dois faire. Le problème c’est que je dois le faire ici. Ce ici qui abrite une raclure de bas étage que j’ai franchement pas envie de rencontrer. J’ai passé une sale nuit, si c’est pour me taper les décibels de ce déchet, je sens que je vais pas y arriver. Sa gueule me ramène à Rio, me rappelle Tobias et la merde qui l’accompagne. Fragments d’un passif à la dérive qui s’ancrent pourtant à la psyché. Oswald c’est la trace sur le mur blanc, le bout de cartilage dans la saucisse, le côté pile quand t’as misé sur face. Oswald, c’est le gars qui dérange par excellence, celui que t’as pas envie d’avoir dans ton champ de vision, celui que tu préfèrerais qu’il ne revienne jamais de mission. Le museau passe l’encadrement et les prunelles fouillent la pièce presque vide du fond de l’atelier. Au sol, de la ferraille, des objets que je n’arrive pas vraiment à identifier, des armes et quelques couteaux de boucher. J’ai clairement pas envie de ramasser la merde des autres alors je m’installe sur le vieux pot de peinture, pose l’arme sur le touret en guise de table. Je démonte scrupuleusement les pièces pour les nettoyer une par une. Le genre de truc qui bouffe ton temps et t’empêche de réfléchir, tout ce dont j’ai besoin actuellement. Ils me remercieront quand le flingue ne s’enrayera pas devant un paquet de bestioles à décimer.
Le temps s’effrite, les minutes ou les heures absentes à la réalité. Trogne vissée sur le gun que je suis en train de remonter, je sursaute et paume un ressort qui rebondit dans tout ce merdier ambiant.

« Putain de merde ! »

J’ai appris à reconnaître le timbre, sais parfaitement à qui il appartient. Alors je ne dis rien, me fous à la recherche de cette pièce en omettant volontairement de lui donner signe de vie. Peut-être bien que tu finiras par te lasser et dégager, c’est pas comme si tu rêvais de tailler la bavette avec moi.
Ses pas résonnent dans le bâtiment, me font serrer les poings à en blanchir les jointures. Putain c’est quoi que tu piges pas ? En général quand quelqu’un ne te répond pas c’est qu’il a pas envie de voir ta face de rat. Et c’est encore plus vrai me concernant, fais pas comme si t’étais pas au courant de nos inimitiés.
Irritée, je me réinstalle, termine mon travail alors qu’il déboule devant mes mirettes qui continuent de l’ignorer. Énième soupir lorsque les mots volètent tout autour aussi tranchants que des couteaux.

« Et ta gueule, t’as pas appris à la fermer ? »
enragé-je sans que cela ne lui fasse rien.

Pire encore, il n’entend rien, ne cesse de déblatérer ses conneries que j’écoute à peine, tente de retenir l’essentiel. Prunelles qui s’ancrent aux siennes avec la même haine. Le flingue est remonté en un temps éclair, les mains tendues vers l’avant, je vise sa tête, juste là, entre ses deux yeux qui ne cessent de me fixer. Claquement métallique qui résonne, la faute à ce chargeur vide. J’en rêve presque, tu sais ? De ta cervelle explosée, étalée sur les murs gris. Une toile de maître qui devrait plaire à ta mère.

« Tu vas la fermer un peu ta gueule ? Tu m’files la migraine.» et ajouter un
« connard » dans cette langue maternelle.

Mouvement d’humeur qui fait chavirer l’assise, un nouveau chargeur est récupéré pour armer le Beretta que je cale à ma ceinture. Bruit de ferraille qui se froisse, chaîne qu’il me balance en pleine gueule dont un maillon claque ma joue. Je grogne, me retiens de lui passer autour du cou juste pour le voir suffoquer et se pisser dessus. Et il s’en fout, s’équipe quand je l’imite, consciente que le buter n’est pas encore la meilleure des solutions. Mais un jour ça le sera. J’ai pas dans l’idée de te traîner comme un putain de boulet jusqu’à la fin de mes jours.
Caractère de merde qui pousse à lui passer devant pour mener cette expédition. Deux gamins qui tentent de diriger l’autre sans être capable d’aligner deux mots sans qu’une insulte ne fuse. On s’extirpe des murs, sans aucune main tendue à l’autre.
Je prends le temps de regarder autour de nous mais lui décide d’avancer.

« Y en a pas là-bas, faut aller vers l’ouest. »
Pas de réponse. Pas de changement de direction.
« L’ouest j’te dis ! »
Et rien, toujours rien.
« Tu commences à me les briser, c’est quoi ton foutu problème ? J’te dis qu’il y en a pas là-bas, j’y étais ce matin bordel, tu piges ou faut j’te le traduise en langue des signes ? »
La langue des signes traduite par ce majeur gracieux qui se lève dans sa direction.

Puérilité absolue. Besoin viscéral de se heurter au mâle comme si ça pouvait changer le cours des choses. Comme si ça pouvait le ramener. Arme dégainée, la détente est pressée et le canon crache sa balle dans une détonation qui résonne sur les murs poisseux qui nous entourent au milieu de la végétation rampante. Je la range, croise les bras et le dévisage.

« Puisque tu veux rien écouter, on n’a qu’à attendre qu’ils se pointent, guidé par le bruit. Heureux ? »

Je m’assois sur un bloc de béton rongé par la mousse et j’oublie.
J’oublie qu’il est là, j’oublie qu’on est dans cette merde noire, mon geste ridicule et les probables emmerdes à venir. J’oublie qu’il me tape sur le système, que j’ai envie de le faire taire peu importe la manière. J’oublie que ton visage me rappelle sans cesse le sien, que ta présence est un supplice. J’oublie les mots que tu m’as craché à la gueule ce jour où on s’est retrouvés, syllabes comme gravées à la psyché
Paupières closes, le visage se dresse vers le soleil qui a fait grimper les températures toute la journée.

« Pousse-toi, tu m’fais de l’ombre. » claqué-je en ouvrant tout juste un œil.

Sa patience mise à rude épreuve, jeu du chat et de la souris. Je titille ses bas instincts, ceux d’où la violence dégueule par tous les pores de sa peau.
Confrontation physique recherchée sans vraiment l’être, le pousser à bout, ouais, le pousser à bout mais pourquoi ? J’en sais rien. Je sais pas ce que je veux ou ce que je cherche. J’veux juste que tu payes le fait d’exister. C’toi qui aurais dû crever ce jour-là, pas lui. Mais t’es comme de la mauvaise graine, tu pousses même dans du terreau infertile.



(C) MR. CHAOTIK

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