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 la comadreja. trixie

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Métier : barman au Old Absinthe House, spécialisé dans les diabolo menthe. espion du gouvernement
↳ Opinion Politique : pro-gouv' sur la sellette
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MessageSujet: la comadreja. trixie   Jeu 17 Mai - 14:27


la comadreja, Beatriz

Cristóbal s'écroula sur son canapé et put enfin ôter son masque pour revenir au Nuño habituel. La journée avait été rude : peu de clients, Riley qui l'ignorait et pire encore, le barman avait cru apercevoir la silhouette de Rafael au travers de l'une des vitres du Old Absinthe. Peu commune, la démarche de son chef de secteur au gouvernement était reconnaissable entre toutes. L'ombre s'était brièvement arrêtée pour fixer la façade du bar et avait repris sa marche, s'éloignant. Le message était clair, le baboso1 était là à rôder et s'impatientait. Après presque une année sans réel progrès, la mission confiée au cubain stagnait et éveillait les soupçons. Nuño se demandait même comment était-il possible qu'il soit toujours en charge de cette mission d'infiltration. N'avaient-ils plus assez de monde à leur botte pour le remplacer ? Possible, ils avaient bien dû venir le chercher dans la sécurité civile. Le gouvernement n'avait-il plus autant d'adeptes, malgré les apparences ? Nuño ne savait si cela le réjouissait ou non. Son cœur balançait entre la résistance et le gouvernement, qui l'avait tout de même accueilli en son sein il y avait de cela presque quatre ans. Et entre tout ça, il y avait Riley. La jolie brune n'avait pas conscience de tout ce qui se jouait à ses côtés. Enfin oui, elle se doutait que quelque chose se tramait, mais certainement pas si près d'elle. Le barman se demandait comment elle réagirait si elle apprenait qu'il n'était pas celui qu'il prétendait être. Mal, c'en était certain. Ses pensées dérivèrent au jour où sa couverture avait failli sauter à cause d'une rouquine hystérique. C'était il y a déjà quelques mois. Elle disait venir en amie et souhaitait parler la patronne, alors que le barman avait découvert par la suite que les deux femmes ne se connaissaient pas. Elles s'étaient isolées et il n'avait osé revenir vers elles que lorsqu'il avait entendu Riley hurler. Il avait retrouvé la dénommée Beatriz dans les vapes, la patronne lui avait ordonné de l'allonger dans une des chambres de la bâtisse puis de la raccompagner dehors lorsqu'elle ouvrirait un œil. Et c'est exactement ce à quoi s'était cantonné le cubain. Pourtant, il n'avait pu s'empêcher de détailler la mine endormie de la rousse. Puis sur sa silhouette lorsqu'elle était sortie telle une furie du bar, juste avant d'y balancer une brique par la fenêtre soit dit en passant. Quelle folle. Elle lui disait vaguement quelque chose..

Cela ne l'avait pas frappé sur le moment, mais maintenant il savait : Nuño connaissait cette femme. Il se redressa sur son canapé à cette pensée. Il savait, à l'attitude de Riley après leur altercation, que Mademoiselle Deveraux avait révélé quelque chose de taille. Se prenant la tête entre les mains, le cubain se sentit pris au piège. Il fallait à tout prix qu'il la retrouve. Il aurait pu se servir de son collègue du gouvernement, trouver la rouquine et la débusquer. Mais sans éveiller de soupçons, c'était tout bonnement impossible. Un sourire mauvais étira les lèvres de l'homme : et si, justement, il éveillait sciemment les doutes du gouvernement. Cristóbal avait simplement besoin de passer le mot et en une descente de la milice et c'était réglé. On n’entendrait jamais plus parler de Beatriz Deveraux. Et cela n'éveillerait aucun soupçon au Old Absinthe House : vu sa dernière visite, personne ne souhaitait la recroiser dans les parages. Satisfait de sa brillante idée, le barman se dit qu'il méritait bien un petit verre de scotch. Il se leva pour atteindre le frigo dans la cuisine et en sortir deux glaçons et les mit dans son tumbler2 préféré. Il revint au salon, les épaules détendues et se dirigea vers sa table basse qui regorgeait de quelques trésors. Effectivement, travailler au gouvernement avait clairement ses avantages. Il avait appris à se lier avec les 'bonnes' personnes dont un haut gradé au sein de la milice qui se chargeait des perquisitions. La jolie bouteille de spiritueux que Nuño sortit de sa table basse était une jolie preuve de ce que les rues de la Nouvelle-Orléans pouvaient encore offrir. Un Ballantine de dix-huit ans d'âge. Il fit couler le liquide ambré, l'admirant rouler sur les glaçons. Dans sa petite maison loin des quartiers huppés, personne ne se risquerait à le déranger. Il se rallongea au fond de son siège et s'autorisa à s'allumer une clope. Tirant dessus, il sentit enfin ses muscles se relâcher. Ses sentiments pour Riley grignotaient peu à peu le rôle de Cristóbal Villanueva et sa capacité à réussir cette mission semblait jour après jour de plus en plus compromise.

Il finit un verre, s'en resservit un autre et alla se poster à la petite baie vitrée pour poser son regard dehors. C'était une nuit sombre, de celle que le cubain appréciait. Lui qui dissimulait sa vraie identité, il trouvait l'obscurité réconfortante. On n'avait plus rien à cacher dans le noir, si les autres ne pouvaient vous voir. Se laissant aller à ses réflexions, il ne remarqua pas tout de suite l'ombre qui se coulait au-dehors, à quelques centimètres, de l'autre côté de la vitre. Mais il sentit une présence. L'air se chargea d'une atmosphère si lourde qu'on aurait pu la couper au couteau. Il plissa ses yeux plus intensément pour examiner celui qui avait osé perturber sa tranquillité et fut surpris de reconnaître une tignasse rousse. Drôle de coïncidence, il avait pensé à la mettre en défaut dans la soirée et elle apparaissait comme par magie. En parlant de magie, Nuño avait pu voir Riley à l’œuvre et il se demandait si les deux jeunes femmes n'avaient pas plus de points communs qu'elles ne le laissaient paraître. « Si j'avais cru que tu oserais venir ici, je n'aurais pas fait changer mes fenêtres l'année passée.» Il remit son masque et ce fut Cristóbal qui lui sourit en portant son verre à ses lèvres. Les glaçons qui n'avaient pas encore fondus tintèrent doucement contre le verre alors que le cubain toisait Beatriz Deveraux. Tant que la rouquine ne lui aurait pas clairement signifié ce qu'elle savait, il jouerait son rôle de barman du Old Absinthe House, l'employé dévoué.

1crétin, minable.
2verre large, spécialement pour le scotch.

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Dernière édition par Cristóbal Villanueva le Mar 5 Juin - 11:42, édité 4 fois
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MASTER OF ILLUSIONS

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↳ Opinion Politique : neutre. Pro gouvernement pour les apparences, coincée dans ce rôle qui la fait se sentir comme un imposteur.
↳ Niveau de Compétences : Un travail acharné dès l'adolescence lui a permis d'atteindre un niveau 3 général ( niveau 4 en perception de fantômes, niveau 3 en rêves prémonitoires, elle pratique le reste de façon très sporadique et très superficielle.) Cependant, en raison des événements qui ont bouleversé sa vie et de la magie qui disjoncte, ses compétences générales sont retombées au niveau 2.
↳ Playlist : way down we go + kaleo
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sin + nine inch nails
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MessageSujet: Re: la comadreja. trixie   Ven 1 Juin - 22:04

la comadreja 
Beatriz & Cristobal
We found you hiding we found you lying, choking on the dirt and sand. Your former glories and all the stories dragged and washed with eager hands; But, oh oh your city lies in dust, my friend. Your city lies in dust - Siouxie and the banshees "Cities in dust"

Je devais en avoir le cœur net. Je ne cessais de me répéter ces quelques mots comme un mantra, tandis que je filais dans la nuit noire. De mes pas rapides on pouvait aisément deviner que je ne souhaitais pas m'attarder, et pour cause. Je me trouvais dans les quartiers sud de la ville et le décor ne ressemblait en rien aux lieux que je fréquentais habituellement. Certes, cela ne valait pas les quartiers mal famés du Nord, mais l'endroit me collait quand même la chair de poule. Une cruelle impression de déjà vu me poursuivait alors que je commençais à reconnaître les bâtiments qui se profilaient là, juste sous mes yeux. Cela allait bien au-delà de la simple impression de déjà-vu. J'en étais désormais persuadée : j'étais déjà venue ici récemment. Cela se comptait en jours, en semaine tout au plus. Les souvenirs se mélangeaient dans ma tête, tout était confus, ça n'avait aucun sens. J'avais déjà arpenté cette rue, en d'autres circonstances. Je me rappelais de l'odeur du sang, entêtante, nauséabonde. Je n'étais pas seule, j'étais presque sûre qu'une autre silhouette déambulait à mes côtés. Il y avait ce sentiment d'urgence qui prenait aux tripes, la course contre la montre. Il y avait la végétation toujours plus dense, toujours plus luxuriante. Je revoyais la carcasse menaçante de l'hôpital psychiatrique désaffecté se dessiner entre les hautes herbes. On pourrait presque entendre le grincement lugubre des cordes et des chaînes qui se balançaient au gré du vent. Je savais également que nous étions proches de la zone de décontamination, où se trouvaient les compteurs électriques que nous avons dû vandaliser quelques semaines plus tôt. Tout me revenait à présent, avec une exactitude obscène. Je n'étais pas à pied ce jour-là, j'étais à bord d'un 4x4 pétaradant et vrombissant. Si l'endroit n'avait pas été si peu densément peuplé, sans doute notre convoi étrange aurait-il attiré l'attention du voisinage. Je me rappelais aussi de cette sensation de solitude écrasante que l'on ne rencontrait pas en centre-ville, où la vie perdurait malgré tout. Je nous revoyais encore bifurquer à droite, sillonner les routes vers notre lieu de destination.  

Sauf qu'aujourd'hui, je n'allais pas à droite.  
Je n'allais pas faire un tour à l'hôpital désaffecté, en fait, je voulais oublier cet endroit pour toujours.  
Ma destination était toute autre et cette fois-ci, ce n'était pas un ordre de mission de ce taré de Hide mais cette expédition était de ma propre initiative.  

L'endroit où j'allais s'appelait the Elvenpath. En dehors du fait que cela se situait dans les quartiers sud de la ville, ce lieu n'avait rien à voir avec la zone de décontamination ou l'hôpital désaffecté. La région était boisée, il fallait s'enfoncer entre les arbres pour dénicher les chalets qui s'y dissimulaient. À pied, le trajet semblait beaucoup plus long, puis on pouvait aisément se perdre si on n'y prenait pas garde. Puisque tout, absolument tout se ressemblait, la forêt pouvait être un vrai coupe-gorge. Heureusement que je disposais d'un pendule pour me repérer. Je n'étais pas vraiment d'humeur à jouer les petits poucets. J'avançais désormais d'un pas mesuré. La végétation était encore plus dense, le terrain devenait franchement impraticable. Je m'astreignis à suivre les sentiers laissés par de précédents marcheurs, armée en tout et pour tout d'une carte et d'un hachoir de cuisine pour éliminer les plantes trop envahissantes.  

Je jetai un coup d'œil à la carte qui était bien abîmée à force d'avoir été pliée et froissée dans tous les sens. Si ce con voulait se planquer, rester hors d'atteinte alors c'était plutôt réussi. Je laissai échapper un juron lorsqu’une énième branche se prit dans mes vêtements. Un coup de hachoir plus tard et je fus de nouveau libre. Il ne servait à rien de s'épousseter maintenant pour chasser les brindilles qui se logeaient, si c'était pour recommencer le même manège dans cinq minutes. Je levai la tête pour tenter de repérer mon chemin. J'avais bien aperçu quelques chalets sur le trajet, mais tout semblait désert, si bien que je me demandai en l'espace d'un instant si je ne m'étais pas trompée. Mon regard se posa sur la carte, où l'emplacement que je cherchais était cerclé de rouge. Mes doutes se dissipèrent aussi vite qu'ils étaient apparus. J'avais bien étudié mon sujet avant de venir m'aventurer par ici. Tout comme cela s'était passé avec Riley, j'avais aperçu Cristóbal dans mes rêves.

C’était exactement de cela dont il s'agissait.  
J'étais à la recherche de celui qui se faisait appeler Cristóbal Villanueva parce que je n'en pouvais plus de l'apercevoir dans mes rêves par intermittence, sans savoir ce qu'il trafiquait.  

Parce que mes rêves montraient l'avenir – ou tout du moins ce que l'avenir pouvait potentiellement être – ce n'était pas un hasard si je voyais certaines personne. Tout avait commencé avec Riley, à l'époque, ce qui m'avait motivée à me déplacer jusqu'au Old Absynthe House pour tenter de tirer cette histoire au clair. Puis, peu de temps après ma visite – laquelle s'est révélée être un véritable fiasco, il faut le dire - j'ai continué à voir ce Cristóbal dans mes songes, sans que je sois pour autant capable d'assembler les pièces de ce puzzle trop complexe. Faisant face à une impasse, j'ai fini par reléguer cet épisode dans les tréfonds de ma mémoire. Ce n'était pas mes oignons, après tout. Cependant, peu après les révélations fracassantes de Hide, tout était revenu avec beaucoup plus de vigueur qu'auparavant, si bien que je ne pouvais plus l'ignorer.  

Je devais aller voir.  
Peut-être que cette histoire me concernait un peu, au final, parce que le sentiment d'une menace imminente persistait.  
Peut-être que ce n'était pas Riley qui était en danger, mais moi, et qu'en allant rendre visite à la jeune sorcière, j'avais tout simplement scellé mon sort.  

Cette confrontation était nécessaire, et urgente. D'où le fait que j'avais mis autant d'énergie pour rechercher l'adresse du fameux Cristóbal et aller dire deux mots à cette crapule. D'ailleurs je ferais mieux d'arrêter de l'appeler Cristóbal parce que si j'avais cherché ce nom je n'aurais sans doute rien trouvé. Nuño serait plus approprié. Finalement ce choix d'habitation était plus que pertinent, parce que personne n'aurait l'idée de venir fouiner par ici, c'était parfait pour avoir la paix.  

Personne n'aurait l'idée, sauf moi.  

Je débouchai finalement sur une maison, coincée entre les arbres. C'était ici. Je rangeai ma carte dans une poche et tout doucement, je fis le tour de la maison, pour m'assurer que c'était bien là. J’escaladai la clôture et sautai lestement dans le jardin. Je remarquai alors une baie vitrée et par réflexe je regardai à l'intérieur. Il n'y avait personne. Je ne pouvais cependant pas me fier à cette première impression. J'abandonnai la baie vitrée et continuai de rôder autour de la maison. L'idée d'entrer par effraction m'effleura mais avant que j'aie le temps de la mettre à exécution, la voix du propriétaire des lieux se fit entendre. Sa remarque m'arracha un rictus, parce qu'il faisait clairement allusion à la vitre que j'avais brisée en sortant du Old Absynthe House.  

« Ça doit être mon truc, de casser des vitres. »  rétorquai-je avec une certaine nonchalance. « Cela dit c'est parfois le seul moyen d'entrer là où se trouvent les informations que l'on cherche. Je l'aurais sans doute fait si tu n'avais pas été là. » 

Je jetai un coup d'œil au verre de scotch qu'il avait à la main. Je n'avais pas entendu le son des glaçons qui se choquent contre la paroi d'un verre depuis bien long, sauf quand je servais une orangeade ou une quelconque autre boisson fraîche.  

« À ce que je vois, les règles de la Prohibition ne s'appliquent pas à tout le monde. » constatai-je en désignant du menton le verre qu'il enserrait de ses doigts. « Il faut dire que faire partie des petits papiers du gouvernement donne accès à certains…avantages. » Je n'employais pas le terme privilèges pour des raisons évidentes. « J'imagine sans peine le nombre de courbettes que tu as dû faire à tes supérieurs hiérarchiques pour obtenir tout ça. Ça fait mal à notre dignité mais on finit par s'en remettre. » Je parlais là en toute connaissance de cause, je faisais partie de ceux que le gouvernement tenait en otage. « N'est-ce pas Cristóbal ? Ou devrais-je dire Nuño. »  

Je venais de souffler le véritable prénom du cubain à voix basse, comme si j’étais en train de dire un secret et que je craignais que quelqu'un l'entende. Or, il n'y avait pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. J'esquissai une moue faussement impressionnée.

« Je dois bien reconnaître que tu as bien choisi ta planque, tu n'imagines même pas tous les moyens que j'ai dû déployer pour te trouver. » J'avais avoué à demi-mots que je remontais cette piste depuis des jours. « Pas de voisins, pas d'emmerdes. C'est une planque idéale quand on a soi-même des choses à cacher. »  

Encore une fois je sous-entendais que j'en savais bien plus qu'il ne s'imaginait.  

« Allons Nuño. Ne fais pas semblant, pas avec moi. »  

Voilà, c'était dit, je ne comptais pas rebrousser chemin maintenant alors que je venais de mettre le doigt sur quelque chose de vraiment intéressant.      
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MessageSujet: Re: la comadreja. trixie   Lun 4 Juin - 11:49


la comadreja, Beatriz

La rousse était culottée. Elle n'avait même pas tressailli lorsque le cubain l'avait interpellée, au pas de sa fenêtre. Seul un fin sourire, plus cynique qu'amical, avait barré son visage. Le brun se raidit lorsque son vrai nom sortit de la bouche de Beatriz.

Demonios1
Comment diable pouvait-elle être savoir ? Ses collègues du Old Absinthe, sa patronne, même les plus fidèles clients n'étaient au courant de rien et ne se doutaient pas un instant que le nouveau barman était un usurpateur. Nuño avait de l'expérience, de la jugeote et surtout c'était quelqu'un qui gérait les bobards et embobinait comme personne. Sa couverture avait été bien ficelée, préparée de longs mois et rien ni personne ne s'était mis en travers de cette planification. Rafael veillait au grain du côté du gouvernement et même Ashley, le frère de Riley qui connaissait le vrai Cristóbal Villanueva, n'était toujours pas réapparu. Autrement dit, personne ne pouvait deviner.
Impossible. Il n'arrivait pourtant pas à y croire, mais le ton un poil menaçant et définitivement convaincu de la jeune femme semblait lui donner tort. Elle savait et cela prouvait que ce n'était que le début des emmerdes. Soudain, une lumière sembla s'allumer chez l'agent double. Voilà pourquoi Riley avait haussé le ton et finalement congédié la serveuse du Mary lorsqu'elle était venue discuter. Voilà pourquoi la patronne avait été un poil distante, sans pour autant faire douter Nuño des enjeux qui avaient été joués. La rousse avait sûrement tenté de dévoiler la vérité à la tenancière du Old Absinthe House mais sans y parvenir, visiblement. L'admiration et l'attirance que ressentait le cubain envers Riley J. Nott se renforçaient : elle avait tellement confiance en lui qu'elle n'avait pas mis en doute un instant les raisons de sa présence au sein du bar, même si elle aurait bien eu raison de douter. Demoiselle Deveraux devenait menaçante pour ses affaires et son propre futur. Il lui fallait agir et rapidement. Nuño Esteban Lopez avait eu à faire avec de sérieux gansters, de criminels recherchés, de types habitués au sang et à la violence. Mais rarement aux femmes et encore moins aux rousses imprévisibles. Il lui fallait d'abord savoir ce qu'elle possédait comme informations avant de pouvoir faire ne serait-ce qu'un pas vers la solution.

Toujours son verre à la main, le cubain jaugea la situation avec un sourire qui se voulait confiant. En son for intérieur, il s'agitait pour chercher une échappatoire. La tuer était peut-être la réponse, quoique si quelqu'un savait où elle se trouvait à l'instant, on le suspecterait lui. Il faudrait en parler à Rafael, lui trouverait bien vite une solution pour l'éliminer et ne pas mettre en danger la mission. Nuño se décida à tirer la baie vitrée coulissante et se retrouva, sans fenêtre à briser, en face de Beatriz. Devant son sympathique monologue, il n'avait su l'arrêter. Parce qu'il n'avait pas su quoi dire et ne savait pas s'il souhaitait y répondre. Il avait fallu à quelques petites phrases à Beatriz pour sérieusement déstabiliser le cubain : il ne se doutait pas avoir été découvert et pensait qu'il pourrait souffler un peu ce soir, prendre une pause. Sans compter sur l'étrange venue de celle qu'il avait oublié.

Il semblait inutile de cacher son verre de scotch ainsi que son paquet de cigarettes qui attendait sur la table basse. Cette femme semblait en savoir quelque chose, des avantages à être du bon côté de la barrière. Travaillant au Mary Rose, il savait qu'il l'avait croisée quelques fois. Était-ce donc là-bas qu'elle avait du se douter de son implication dans le gouvernement ? Il sentait sur la bonne piste, mais était loin encore de se rappeler de leur dernière conversation lors d'une soirée chargée d'alcool pour l'agent double. Il en avait ingéré une telle quantité qu'il ne se souvenait même plus de lui avoir fait du gringe. Se tirer une balle dans le pied reflétait parfaitement la situation dans laquelle il s'était fourré. Nuño ne s'en souviendrait probablement pas de suite, mais cela viendrait.

Face à Beatriz, il laissa tomber le masque et un rictus déforma ses lèvres. Si elle pensait pouvoir se pointer ici sans représailles, elle se trompait lourdement. Dès son départ, Nuño se précipiterait chez Rafael - ce mec était constamment collé à ses bureaux s'il n'était pas au Mary Rose - et lui demanderait de s'occuper de la serveuse. Si le cubain se souvenait si bien du nom de la rousse, c'est parce qu'elle avait subi les foudres de Hide. Nuño n'avait pas vu de ses propres yeux, mais on en avait entendu parler au bar. Apparemment Beatriz n'avait pas de relations familiale au beau fixe et sa condition de sorcière avait scandalisé sa mère ou son père.. Le barman avait entendu quelques clients en discuter mais n'y avait prêté qu'une petite oreille. Il regrettait maintenant, car il aurait pu en faire un large avantage. Se décalant sur le côté, il invita la rousse sans dire un mot et alla chercher un second tumbler : c'était impoli de boire tout seul. Deux glaçons, deux doigts. Il revint avec le large verre à la main, se postant devant Beatriz qui se trouvait encore près de la baie vitrée. « Non, sérieusement, il est possible que tu te décales ? Elles sont neuves et toutes propres mes vitres. » Le cubain pouvait se montrer lourd, à force de remarques et de boutades incessantes. Il le faisait exprès, en espérant agacer ses interlocuteurs. Il lui tendit quand même la mixture ambrée et fit tinter son verre contre celui de son impromptue invitée en guise de santé.

Il reprit une gorgée de son propre verre avant de reprendre, d'un ton sérieux. « Alors comme ça, je n'ai plus de secret pour miss Deveraux. On a presque un point commun, remarque. Sauf que pour moi, ce n'est pas toute la ville qui est au courant de mes petites secrets. T'as du mettre Hide sacrément en rogne pour qu'il te le fasse payer comme ça. » C'était le juste retour des choses : elle débarquait ici plus menaçante que jamais, il lui fallait la remettre à sa place. Même si Nuño ne savait rien concernant l'implication du gouvernement dans la diffusion en masse de ces informations, ce genre de remarques n'avaient rien d'innocent. S'il abdiquait à jouer le rôle du barman du Old Absinthe devant elle, il n'avait pourtant pas l'intention de se laisser faire.

« Je sais pas ce que tu es venue chercher, bicho2, mais tu t'y prends mal. Tu vas m'expliquer ce que tu fais ici. » Le léger accent aux consonances hispaniques rendait ses tirades moins menaçantes qu'il ne les aurait voulues. Mais Nuño savait se faire comprendre et si elle ne le prenait pas au sérieux, lui sentait qu'il devait se méfier de ce que Beatriz savait. Elle n'avait pas l'air d'être du genre à aimer la demi-mesure et sa visite au Old Absinthe avait prouvé à tout le monde que c'était une forte tête.

Dans la nuit noire, la seule source de lumière à des kilomètres était le charmant chalet de Nuño. Entourés d'arbre, le vent ramenait une odeur de pin et de sève dans le salon qui était pour le moment silencieux. En cet instant se jouait l'avenir de l'agent infiltré et peut-être aussi le futur de Beatriz Deveraux.

1 bordel, putain, 'got damn'
2en gros ça peut définir un insecte, genre 'insignifiant'. mais ça peut aussi être une insulte un peu enfantine en parlant de 'petite diable. etc ahah

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MessageSujet: Re: la comadreja. trixie   Jeu 28 Juin - 19:40

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Comme si ce n'était rien d'autre qu'un détail insignifiant, une anecdote que l'on glissait au détour d'une conversation l'air de rien, j'avais soufflé le véritable prénom de l'homme. Nuño. Je l'avais murmuré dans le seul et unique but de déstabiliser mon adversaire. Je ne savais pas encore ce que j'étais venue chercher ici, tout pouvait arriver, le bon comme le moins bon, et surtout, je n'avais pas intérêt à baisser la garde parce que la situation pouvait dégénérer à tout moment. Après tout, j'avais affaire à un mec qui travaillait avec le gouvernement, il était sûrement très bien entraîné, ce qui était loin d'être mon cas. Je pouvais toujours me défendre en lui écrasant son verre sur ma tête et profiter de la surprise pour filer, lui envoyer une décharge de douleur ou imprimer dans sa cervelle des images terrifiantes dont il ne se remettrait pas, mais en dehors de cela, mes options étaient très limitées. J'avais donc joué une des seules armes que j'avais à disposition : la confrontation directe, et advienne que pourra. Mon action eut largement l'effet escompté puisqu'à l'évidence, que je sache sa véritable identité et surtout que je vienne jusque chez lui pour le lui dire l'avait déstabilisé. Tant mieux, ça me laissait un petit laps de temps très appréciable pour prendre l'avantage sur Nuño et réfléchir à la suite de mon plan. Je n'avais vraiment pas pu de lui lancer un sourire sardonique lorsqu'il avait ouvert la porte et sans me faire davantage prier je m'étais engouffrée à l'intérieur.

Dans la gueule du loup.
Je chassai cette idée aussi loin que possible.

L'homme affichait malgré tout un sourire confiant. Du coin de l'œil, je guettais la moindre de ses réactions. Bientôt, l'expression de son visage se modifia et je pus déceler une note d'ironie dans son regard. Il n'avait donc pas l'intention de réfuter une à une les accusations que je portais, il les assumait. Bien. C'était un point positif pour lui, je suppose, car j'avais vraiment horreur des gens qui me prenaient pour une idiote alors même que je savais la vérité – ou tout du moins une partie de la vérité. Je me tenais à présent dans le salon, debout, droite comme un i. J'acceptai le verre qu'il me tendit sans sourciller. Je n'étais pas une mijaurée, je n'allais pas m'offusquer de le voir picoler alors que l'un comme l'autre savions que c'était formellement interdit. Je haussai les sourcils bien haut lorsqu'il me réprimanda parce que je salissais sa vitre toute propre. Sa réplique puérile me fit rouler des yeux puis, pour ne pas contrarier le monsieur, je fis un pas sur le côté. J'acceptai toutefois le verre qu'il me tendit en guise de preuve de ma bonne foi. Ce serait bien impoli de refuser le verre qu'il m'offrait aussi gracieusement, surtout lorsque les denrées étaient aussi rares que l'alcool. Je suppose que ce n'était pas le moment de faire la fine bouche. Machinalement je fis tinter mon verre contre le sien et j'en bus une gorgée, imitant mon hôte.

Je pinçai les lèvres lorsqu'il se permit d'ironiser sur le fait que je connaissais tous ses secrets. Je ne répondis rien à sa pique, mon regard sévère et implacable répondait pour moi. Mon regard se durcit davantage lorsqu'il mentionna Hide et mes secrets divulgués -sujet sensible, s'il en est. À dire vrai je ne comprenais toujours pas pourquoi Hide avait choisi de balancer mon secret alors même qu'il avait promis de ne pas le faire mais bon, la nature humaine étant ce qu'elle est, dans le fond ça ne m'étonnait pas tant que ça qu'il ait bafoué sa promesse de ne rien divulguer. C'est juste que ça m'emmerdait profondément que ce soit tombé sur moi alors que j'avais risqué ma peau pour aller jusqu'au bout de sa foutue mission. Ce que Nuño ignorait, par contre, c'est que ces accusations reposaient sur du vent. Il était impossible de prouver que j'avais effectivement fait du mal à mon père, aussi n'y avait-il pas vraiment moyen que je sois poursuivie au titre de ces accusations. Cependant, cela ne faisait que renforcer ma réputation d'oiseau de mauvais augure. Ma réputation était-elle justifiée ? Cela ne le regardait pas.

« Peut-être que toute la ville est au courant de mes vilains petits secrets, et que ça nous fait effectivement un point commun, mais tu sembles oublier qu'il reste tout de même une différence majeure entre toi et moi. » Mon ton était calme, serein, assuré. Je fis tinter les glaçons au fond de mon verre. « En soi, je n'ai pas grand-chose à cacher, tout le monde sait que je suis une sorcière parce que j'ai choisi de révéler ma nature lorsque j'ai participé aux Hunter's Seasons. Certes, ça m'emmerde que des extraits de cette fameuse lettre aient été lues publiquement alors que cette correspondance était supposée rester privée, mais tu vois, en ce qui me concerne, il n'y a pas de réel enjeu derrière. »

Je haussai un sourcil tandis que mon regard scrutait le cubain. Le sous-entendu était on ne peut plus limpide, clair comme de l'eau de roche. Ce qu'avait fait Hide en révélant cette missive, ce n'était que peu de choses en comparaison à ce qui pourrait arriver à Nuño si son secret à lui était divulgué pour de vrai.

« Ma réputation, même si elle se retrouve légèrement écornée, elle s'en remettra. » Je m'étais mise à déambuler dans la pièce, faisant claquer mes talons sur le sol. « Toi, par contre, tu ne peux pas en dire autant. » Je tournais autour du cubain, comme un oiseau de chasse guettant sa proie. « Que se passerait-il si tout le monde savait que tu t'appelles non pas Cristobal Villanueva mais Nuño Esteban Lopez. Ce n'est pas que ta réputation qui serait irrémédiablement compromise, je me trompe ? Une telle révélation te mettrait considérablement dans la merde, parce que si ta couverture saute, c'est ta mission qui tombe à l'eau, quoique tu sois venu faire dans le coin. »

Il n'y avait aucune forme de menace dans mon propos, je ne faisais qu'énoncer froidement les faits. Pour tous ceux qui jouaient un double jeu, il n'était jamais bon ton de se faire démasquer. Je m'arrêtai soudainement d'arpenter la pièce lorsqu'il me demanda ce que je venais chercher ici. Mes talons pivotèrent et je me mis face à lui. L'expression de mon visage, elle, demeurait impénétrable.

« Ce que je cherche ? » Ma bouche se tordit en une légère moue. « Des réponses, principalement. » Sans même attendre sa permission, je m'assis dans le fauteuil et croisai les jambes. « J'aimerais comprendre pourquoi Riley et toi apparaissez si souvent dans mes rêves. » Je sirotai une gorgée d'alcool. « Je me fous bien de savoir s'il y a anguille sous roche entre vous, ce ne sont pas mes affaires. Cependant, au-delà du fait qu’elle soit ta patronne, je sens bien qu'il y a quelque chose là-dessous. » Je fis a nouveau tinter mes glaçons dans mon verre. « Je me doute bien que tu ne vas pas me dire texto ce que tu fiches au Old Absybthe House parce que tu as un rôle à tenir, et ça, je m'en fous aussi. Ce dont je me fous moins, par contre, c'est que je me retrouve d'une façon ou d'une autre impliquée dans votre micmac et ça ne me plaît pas du tout. »

Après tout, si je faisais tous ces rêves, c'était bien parce que je devais jouer un rôle là dedans, non ? Sinon, pourquoi j'aurais toutes ces visions oniriques ? J'étais profondément convaincue que nous étions liés d'une façon ou d'une autre tous les trois, parce que ces rêves n'apparaissaient pas sans raison. Il y avait forcément un lien, un connecteur logique. Un dénominateur commun. Comme tout ceci pouvait paraître bien nébuleux pour quelqu'un qui ne parlait pas le même langage que moi, je décidai de jouer cartes sur table.

« Je ne sais toujours pas pourquoi je rêve de Riley et vice versa. Je suppose que j'en parlerai avec la principale concernée quand elle daignera m'écouter. » Je fis claquer ma langue sur mon palais. « Toi par contre…je crois me souvenir d'une soirée bien imbibée au Mary Rose, où il, me semble-t-il, tu m'as fait du rentre dedans de façon pas très subtile. Je n'oublie jamais un visage, en particulier quand je le revois plusieurs fois ensuite. Quoiqu'il en soit, je ne comprends toujours pas pourquoi j'apparais dans l'équation alors que je n'étais qu'une serveuse que tu draguais lourdement quand tu avais trop bu. C'est un mystère que j'aimerais bien résoudre. »

Parce que clairement, un ménage à trois ne me faisait clairement pas envie. Ça m'agaçait, de sentir que quelque chose me reliait irrémédiablement à vous deux sans comprendre ce que cela voulait bien dire. Ces rêves s'étaient calmés après ma visite au Old Absynthe House mais ils étaient revenus de plus belle lorsque Hide a commencé à sévir. Je savais que Hide était un fervent résistant et j'avais l'intuition que vous y étiez impliqués d'une façon ou d'une autre mais je peinais à rassembler le puzzle et je n'aimais pas ne pas savoir.      
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la comadreja. trixie

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