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 la comadreja. trixie

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RUNNING TO STAND STILL

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les petits papiers
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MessageSujet: la comadreja. trixie   Jeu 17 Mai - 14:27


 
Te tira los tejos
featuring trixie

 
Cristóbal s'écroula sur son canapé et put enfin ôter son masque pour revenir au Nuño habituel. La journée avait été rude : peu de clients, Riley qui l'ignorait et pire encore, le barman avait cru apercevoir la silhouette de Rafael au travers de l'une des vitres du Old Absinthe. Peu commune, la démarche de son chef de secteur au gouvernement était reconnaissable entre toutes. L'ombre s'était brièvement arrêtée pour fixer la façade du bar et avait repris sa marche, s'éloignant. Le message était clair, le baboso1 était là à rôder et s'impatientait. Après presque une année sans réel progrès, la mission confiée au cubain stagnait et éveillait les soupçons. Nuño se demandait même comment était-il possible qu'il soit toujours en charge de cette mission d'infiltration. N'avaient-ils plus assez de monde à leur botte pour le remplacer ? Possible, ils avaient bien dû venir le chercher dans la sécurité civile. Le gouvernement n'avait-il plus autant d'adeptes, malgré les apparences ? Nuño ne savait si cela le réjouissait ou non. Son cœur balançait entre la résistance et le gouvernement, qui l'avait tout de même accueilli en son sein il y avait de cela presque quatre ans. Et entre tout ça, il y avait Riley. La jolie brune n'avait pas conscience de tout ce qui se jouait à ses côtés. Enfin oui, elle se doutait que quelque chose se tramait, mais certainement pas si près d'elle. Le barman se demandait comment elle réagirait si elle apprenait qu'il n'était pas celui qu'il prétendait être. Mal, c'en était certain. Ses pensées dérivèrent au jour où sa couverture avait failli sauter à cause d'une rouquine hystérique. C'était il y a déjà quelques mois. Elle disait venir en amie et souhaitait parler la patronne, alors que le barman avait découvert par la suite que les deux femmes ne se connaissaient pas. Elles s'étaient isolées et il n'avait osé revenir vers elles que lorsqu'il avait entendu Riley hurler. Il avait retrouvé la dénommée Beatriz dans les vapes, la patronne lui avait ordonné de l'allonger dans une des chambres de la bâtisse puis de la raccompagner dehors lorsqu'elle ouvrirait un œil. Et c'est exactement ce à quoi s'était cantonné le cubain. Pourtant, il n'avait pu s'empêcher de détailler la mine endormie de la rousse. Puis sur sa silhouette lorsqu'elle était sortie telle une furie du bar, juste avant d'y balancer une brique par la fenêtre soit dit en passant. Quelle hystérique. Elle lui disait vaguement quelque chose..

Cela ne l'avait pas frappé sur le moment, mais maintenant il savait : Nuño connaissait cette femme. Il se redressa sur son canapé à cette pensée. Il savait, à l'attitude de Riley après leur altercation, que Mademoiselle Deveraux avait révélé quelque chose de taille. Se prenant la tête entre les mains, le cubain se sentit pris au piège. Il fallait à tout prix qu'il la retrouve. Il aurait pu se servir de son collègue du gouvernement, trouver la rouquine et la débusquer. Mais sans éveiller de soupçons, c'était tout bonnement impossible. Un sourire mauvais étira les lèvres de l'homme : et si, justement, il éveillait sciemment les doutes du gouvernement. Cristóbal avait simplement besoin de passer le mot et en une descente de la milice et c'était réglé. On n’entendrait jamais plus parler de Beatriz Deveraux. Et cela n'éveillerait aucun soupçon au Old Absinthe House : vu sa dernière visite, personne ne souhaitait la recroiser. Satisfait de sa brillante idée, le barman se dit qu'il méritait bien un petit verre de scotch. Il se leva pour atteindre le frigo dans la cuisine et en sortir deux glaçons et les mit dans son tumbler2 préféré. Il revint au salon, les épaules détendues et se dirigea vers sa table basse qui regorgeait quelques trésors. Effectivement, travailler au gouvernement avait clairement ses avantages. Il avait appris à se lier avec les 'bonnes' personnes dont un haut gradé au sein de la milice qui se chargeait des perquisitions. La jolie bouteille de spiritueux que Nuño sortit de sa table basse était une jolie preuve de ce que les rues de la Nouvelle-Orléans. Un Ballantine de dix-huit ans d'âge. Il fit couler le liquide ambré, l'admirant couler sur les glaçons. Dans sa petite maison loin des quartiers huppés, personne ne se risquerait à le déranger. Il se rallongea au fond de son siège et s'autorisa à s'allumer une clope. Tirant dessus, il sentit enfin ses muscles se relâcher. Ses sentiments pour Riley grignotaient peu à peu le rôle de Cristóbal Villanueva et sa capacité à réussir cette mission semblait jour après jour de plus en plus compromise.

Il finit un verre, s'en resservit un autre et alla se poster à la petite baie vitrée pour poser son regard dehors. C'était une nuit sombre, de celle que le cubain appréciait. Lui qui dissimulait sa vraie identité, il trouvait l'obscurité réconfortante. On n'avait plus rien à cacher dans le noir, si les autres ne pouvaient vous voir. Se laissant aller à ses réflexions, il ne remarqua pas tout de suite le mouvement en arrière-plan que lui renvoyait la vitre. Mais il sentit une présence. L'air se chargea d'une atmosphère si lourde qu'on aurait pu la couper au couteau. Il se détourna de la fenêtre pour toiser celui qui avait osé perturber sa tranquillité et fut surpris de reconnaître une tignasse rousse. Drôle de coïncidence, il avait pensé à la mettre en défaut dans la soirée et elle apparaissait comme par magie. Nuño avait pu voir Riley à l’œuvre et il se demandait si les deux jeunes femmes n'avaient pas plus de points communs qu'elles ne le laissaient paraître. « Si j'avais cru que tu oserais venir ici, je n'aurais pas fait changer mes fenêtres l'année passée.» Il remit son masque et ce fut Cristóbal qui lui sourit en portant son verre à ses lèvres. Les glaçons qui n'avaient pas encore fondus tintèrent doucement contre le verre alors que le cubain toisait Beatriz Deveraux. Tant que la rouquine ne lui aurait pas clairement signifié ce qu'elle savait, il jouerait son rôle de barman du Old Absinthe House, l'employé dévoué.

1crétin, minable.
2verre large, spécialement pour le scotch.

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la comadreja. trixie

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