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 Countless sleepless nights - Ljubi

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Cassidy H. Valdès
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↳ Métier : Chroniqueur pour The Mission / Leader d'un groupe de résistants extrêmistes
↳ Opinion Politique : Violemment anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, Niveau 3 en contrôle des ombres
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Rage against the machine - Killing in the name of
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MessageSujet: Countless sleepless nights - Ljubi   Ven 18 Mai - 14:09


« Never ending fights
I'm trying to make your dreams come true
I will sacrifice to find paradise
But I need to know you're behind me »




Ljubi & Cassidy
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Parfois, j'ai la sensation que mon combat dure depuis beaucoup trop longtemps et que la lutte m'a vidé de toute ma substance. C'est comme si j'étais devenu l'un de ces saloperies d'errants, ces zombies blafards aux cerveaux éteints qui ne cessent de marcher, mus par une force incompréhensible. J'aurais bien pu en devenir un, bon dieu. Le front plissé, je suis penché sur les presses mécaniques, mes doigts couverts d'encre noir ne cessent de manipuler les brosses. Ce n'est pas moi qui me charge de tout cela habituellement mais l'absence des techniciens ne peut justifier aucun retard dans la parution du journal. Dans cette salle secrète planquée au fonds des égouts, je passe parfois des journées entières sans voir la lumière du jour. Cette fois encore, les heures ont défilé à toute vitesse et mon travail m'a tellement absorbé que je n'ai pas vu le temps passer. C'est dans ces niveaux inférieurs des égouts que se situe notre QG actuel, au sein de souterrains enfouis profondément sous le Central Business District.

Je ne suis pas un zombie mais mon esprit est pareil aux leurs : comateux, insensible et obsessionnel. Je sais juste que je dois continuer à avancer, même si tout parait inutile, même si la situation est dramatique au point d'en être devenue désespérée. On dit aujourd'hui que la Résistance est sur le point de connaître un nouvel éclat. On dit que Hide amène un second souffle à la lutte et réussira à unir les révolutionnaires pour renverser enfin l'oppresseur. On dit que l'ensemble des résistants le vénèrent. J'avais failli me réjouir moi aussi en l'apercevant sur les écrans de télé, avant de comprendre sa manière d'agir. Un maître chanteur. Un homme qui humilie ses partisans autant que ses détracteurs. Un salopard qui trahit les secrets les plus honteux en guise de punition en cas d'échec et s'amuse de cela comme d'un jeu. Mon opinion est désormais tranchée : dans le domaine du règne par la terreur, Hide n'est pas mieux que ceux qu'il prétend combattre. Je ne le suivrai donc pas, car je refuse de me soumettre à une nouvelle forme de tyrannie. Peut-être que Hide et le gouvernement pourront s'entre-détruire mais dans l'attente, je souhaite me concentrer sur la libération de leurs victimes. Et avec la poignée de résistants qui m'entourent, nous continuerons la lutte selon nos propres valeurs.


*

Depuis l'attaque du monstre, dans la vieille mine, Alejandro avait appris à marcher avec une jambe de bois. Riley avait fait des miracles et sa nature solide de métamorphe l'avait aidé à reprendre des forces assez rapidement après son amputation. Sans l'aide de Cassidy et de la guérisseuse de l'équipe, il aurait péri à coup sûr, dévoré par cette créature infernale ressurgie de Darkness Fall. Cet épisode dramatique avait ressoudé plus que jamais les liens de confiance qui unissaient les membres du groupuscule. En l'absence de leur leader, Connor et Ed suivaient les directives d'Alejandro et c'était en trio qu'ils avaient été rôder du côté de cette grosse centrale électrique, aux abords du mur. Le but était simplement de faire du repérage mais Alejandro était impatient et il avait voulu prendre des initiatives en faisant tout péter. Il avait senti le créneau alors pourquoi attendre ? Ils n'avaient pas de temps à perdre en excès de prudence, selon lui. Pourtant, il y avait eu un imprévu. Et tandis qu'ils retournaient au QG, se faufilant au travers des tunnels puants et à demi-effondrés, cet imprévu les accompagnait, avec un sac sur la tête. Sa première idée avait été de la tuer pour ne pas laisser de témoins. Mais si cette fille était importante d'une quelconque manière, peut-être qu'ils pourraient en tirer quelque chose ? Cassidy saurait quoi en faire.

*

C'est en silence que je guette l'arrivée de mes hommes, nettoyant songeusement mes doigts couverts d'encre. Un bref échange au talkie-walkie m'a averti du problème quelques minutes auparavant, alors que le groupe avait déjà pénétré dans les égouts. Je doute que nous puissions laisser cette captive en ressortir vivante, pour des questions évidentes de sécurité, et l'interroger ne m'apprendra probablement pas grand chose. Au mieux pourra-t-elle nous offrir des info utiles sur le réseau électrique de la ville mais je préfère ne pas nourrir trop d'espoir la dessus. C'est avec une certaine appréhension que je les entends arriver, mais lorsque je les fais rentrer dans nos locaux, séparés des tunnels par d'épaisses portes blindées, les traits de mon visage sont neutres. Mes hommes ont échoués dans leur mission, ils ont commis une bourde en se faisant apercevoir. Mais ce ne sont pas les erreurs involontaires qui attisent mon courroux, seule la traîtrise provoque mes réactions impitoyables.

« Remplacez-moi ici. Je m'occupe de votre "imprévu." »

Qu'ils terminent d'imprimer le journal et pendant ce temps, j'emmènerai notre invitée dans un pièce plus tranquille. Puisqu'ils ont pris soin de lui attacher les mains derrière le dos, je lui empoigne le bras, avisant le bandana de Connor que je lui fais signe de me donner tout en m'adressant à la prisonnière. « Tu viens avec moi. Reste tranquille et tout se passera bien. » Du moins, je l'espère. M'appropriant le foulard, j’entraîne la captive à ma suite et nous traversons le grand appartement, prenant soin de refermer chaque porte derrière nous. Certaines pièces nous servent à entreposer le matériel d'imprimerie, d'autres à nos armes et ainsi, nous passons à coté des canons, des bazookas, des lance-roquettes, des mitrailleuses de divers calibres, des fusils et d’abondantes munitions. Nous aboutissons dans un salon confortable de cet appartement qui appartenait à l'un de mes compagnons résistants, aujourd'hui disparu. Je la relâche alors, le temps de dissimuler mon visage, attachant le bandana derrière ma nuque pour me le remonter jusqu'aux yeux. Ce masque me rappelle le temps où je braquais les banques avec mon groupe de bandits, dans l'ouest américain des années quarante. Ces souvenirs anciens m'inspirent une sensation de nostalgie qui me serre la gorge quelques secondes avant que je ne la refoule.

Ma voix est un peu plus étouffée sous le couvert du tissu lorsque je reprend la parole, lentement, de ma voix grave tout en me rapprochant d'elle pour la retourner et détacher ses liens. « Tu peux ôter ce sac, tu respireras plus correctement. Ensuite, tu vas me donner ton nom et ta fonction exacte au sein du gouvernement. » Ce sera un début, ensuite, je verrai comment nous pourrons nous entendre, en fonction de son comportement...



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Dernière édition par Cassidy H. Valdès le Mer 20 Juin - 15:30, édité 1 fois
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Ljubi Valdès
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MessageSujet: Re: Countless sleepless nights - Ljubi   Mer 30 Mai - 5:36


« The end may justify the means
as long as there is something that justifies the end. »




[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & Ljubi
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J’aurais sûrement dû attendre. J’aurais dû attendre les condés, leur petit bataillon noir et bien rangé, leurs armes rutilantes, leur discipline, leur intervention tactique. Mais qui sait combien de temps ils auraient mis ? Le temps de s’équiper, le temps de traverser la ville. Ces foutus révolutionnaires à deux balles auraient eu trois fois l’occasion de détruire ma centrale. En arrivant, je crois que c’est le premier truc que j’ai vu. Ce petit amas de fils qui disparaissait à l’intérieur, par la porte. Entrebâillée, la porte. Un truc en métal d’ordinaire lourdement cadenassé, et dont la chaîne gisait maintenant au sol comme un serpent assoupi. Mon sang n’a fait qu’un tour. Ma centrale, ma putain de centrale. Une des deux seules encore relativement fonctionnelles, et sans laquelle un quart de la ville serait définitivement privé de courant. C’est quoi le problème de ces mecs ? Ils préfèrent nous plonger tous dans le noir que de cautionner la moindre politique du gouvernement ?

Même maintenant, un sac sur la tête, trébuchant maladroitement sur tous les obstacles dressés sur mon chemin pour être rattrapée sans ménagement par mes kidnappeurs, je ne regrette rien. Au moins, mon intervention aura eu le mérite de les interrompre dans leur entreprise de sabotage. Faut dire que j’ai pas vraiment fait dans la dentelle. Armée d’une barre à mine ramassée dans l’entrée, j’ai débarqué en leur gueulant de déguerpir, que les flics allaient débarquer d’une minute à l’autre. Et c’était vrai. Mon bipeur clignotait comme un sapin de Noël. Sauf que les types avaient oublié d’être totalement cons. Ils ont réagi vite, plus vite que je ne m’y attendais. Entraînés, de vrais combattants. En un instant, j’ai été désarmée, un flingue sorti d’on ne sait où fermement pressé sur la tempe. J’ai cru que c’était fini, j’ai cru que j’allais crever.

C’est dingue les trucs qui vous passent par la tête durant ces quelques secondes d’éternité. Les choses qu’on n’a pas faites, celles qu’on regrette, celles qu’on aurait dû dire quand on en avait encore l’occasion. Dans les films, dans les faits, quand les gros durs sont sur le point de mourir, ils appellent toujours leur maman. Comme si tout d’un coup, ils étaient redevenus ce gros bébé potelé que seuls les bras maternels pouvaient protéger du monde. Moi, non. Ma mère n’avait jamais été qu’une image, cette jolie femme aux boucles brunes qui souriait sur la photo, tout près de mon père.

Non, ce n’est pas Nadja, cette inconnue, que j’ai appelée. C’était Tita. Tita la grosse, Tita la rude, Tita qui me houspillait quand je me salissais ou que je faisais tomber un truc, Tita qui me gavait à la manière d’une oie, sans douceur mais avec application, parce que c’était la seule manière qu’elle connaissait de transmettre l’amour. Tita et ses harangues en espagnol, une langue dont je ne garderais jamais que quelques mots, des dictons qu’elle sortait de son tablier à chaque occasion et que je répétais sans comprendre. Si-quieres-el-perro-accepta-las-pulgas. Guerra-caza-y-amores-por-un-placer-mil-dolores. Cría-cuervos-se-te-sacarán-los-ojos. Syllabes remâchées, digérées, oubliées au profit d’une autre langue, celle de Baba et Papu qui est devenue la mienne. Le cerveau fonctionne bizarrement. Tout ce qui m’est venu, quand j’ai cru voir venir la fin, c’était donc l’image d’une femme quittée à cinq ans et que je n’ai revue ensuite que dans un cercueil.

Et ensuite, je ne suis même pas morte. Un des types m’a demandé qui j’étais et ce que je foutais là. J’ai trouvé malin d’annoncer que j’étais le putain de capitaine de ce radeau en perdition qu’ils s’apprêtaient à faire sauter, il y a eu un échange de regards et un conciliabule en aparté, puis le sac sur la tête, la corde à mes poignets et me voilà.

Ils m’ont emmenée sous terre. J’avance dans le noir complet, guidée par trois fanatiques aux intentions peu recommandables, vers une destination pas moins prometteuse. S’ils comptent obtenir une rançon au gouvernement, ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate. Et s’ils ont l’espoir que je leur livre les plans du réseau ou toute autre information sur mon job, ils sont pas plus en veine. Je leur donnerai que dalle. Ou peut-être que si en fait, j’en sais rien. J’ai pas non plus l’âme d’un martyr, contrairement à eux j’ai pas la moindre envie de me sacrifier pour une cause quelle qu’elle soit. Si ma vie est en jeu, je suppose que je ferai ce que j’ai à faire pour la protéger.

Mais en attendant d’en arriver à ces extrémités, il semble que nous arrivons à bon port. De la lumière filtre à travers la toile de mon capuchon, j’entends le lourd battant d’une porte se refermer derrière moi. J’ai pas cherché à discuter avec eux jusqu’ici, économisant ma salive pour quand je saurais un peu mieux comment m’en servir. Mais là, je sens que le moment se rapproche. Les lieux ont changé, l’atmosphère aussi. Comme une légère tension dans l’air, avant qu’une nouvelle voix ne s’élève. Grave, posée, raisonnable, le ton du mec en contrôle. Leur chef, visiblement. Ça ne me rassure pas. J’aime pas les types calmes. Ils cachent toujours quelque chose, sous leurs abords placides. Ce sont eux qui font les plus grands psychopathes, c’est bien connu. Dans un bel effort de volonté, je continue de la fermer. L’homme profère des paroles qui se veulent apaisantes, à base de « tout se passera bien », comme si j’allais y croire.

Mais je le suis. Je le suis sans protester, qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Des lattes de plancher craquent sous nos pas (quel tordu irait foutre du plancher dans les égouts ?), d’autres portes métalliques crissent derrière nous. On s’enfonce toujours plus loin dans cette antre, et c’est vraiment ce qui me fout les boules. Mon premier plan, c’était de trouver la première occasion de me transformer pour leur filer entre les pattes. Sauf que mes griffes et mes canines, toutes affutées soient-elles, ne peuvent pas grand chose contre trois couches d’aluminium. Je tressaille quand le mec s’approche, me raidis et cherche à l’esquiver lorsqu’il me fait pivoter d’une main ferme sur l’épaule. Il se contente pourtant de me détacher, et j’agite mes poignets endoloris avec soulagement.

Je suis déjà en train de retirer le tissu qui me couvre le visage quand il m’en donne l’autorisation, inspirant une grande goulée d’air frais. Ce truc me donnait l’impression d’asphyxier. J’embrasse aussitôt mes environs du regard, avide de détails, à commencer par la silhouette de mon geôlier. Grand, épaules carrés, visiblement athlétique. Aucune chance de ce côté-là. Son visage est masqué jusqu’aux yeux, au fond desquels je ne m’arrête qu’une demi-seconde, avant de poursuivre mon exploration. La porte se dresse effectivement dans le fond de la pièce, imposante et infranchissable. Mais il doit bien y avoir des conduits d’aération… Tout ce qu’il me faut, c’est un moment seule. D’ici là, en revanche…

« Motus McMystère, enculeuse de mouches en chef. »

La réponse fuse en retrouvant ses yeux, l’insolence clairement placardée dans les miens. Il espérait quand même pas que je lui serve tout sur un plateau, avec mon adresse et mon numéro de sécurité sociale en prime ? Il paraît que la meilleure défense, c’est l’attaque, selon Jules César, Napoléon, Sun Tzu ou je ne sais quel vieux conquérant mort depuis des lustres. Alors je renchéris, croisant les bras, bien campée sur mes deux pieds.

« Et toi c’est quoi ton blase ? Que je sache qui est l’esprit brillant qui a décidé que ce serait une bonne idée de priver quelques milliers d’innocents d’électricité par cette belle soirée de printemps… C’est toi, le fameux Hide ? Tu vas me soutirer des secrets racoleurs à exposer sur la place publique pour me donner une leçon ? C'est un peu chelou comme fétichisme mais chacun son truc hein... »




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Cassidy H. Valdès
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MessageSujet: Re: Countless sleepless nights - Ljubi   Mer 20 Juin - 21:56


« Never ending fights
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Ljubi & Cassidy
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Dans cet endroit où nous avons abouti, il est difficile de réaliser qu'on se trouve dans les profondeurs de larges caves, construites sous la ville à l’insu de tous, et qui ne sont accessibles que par ce labyrinthe puant que forment les tunnels des égouts. Même pour un odorat aussi développé que le mien, aucune odeur nauséabonde n'est à déplorer, on ne perçoit que celles des diffuseurs de parfum, placés discrètement dans les recoins par le précédent propriétaire des lieux, qui participent au bien-être de l'ambiance. Fraîches et décontractées, ces senteurs méditerranéennes commencent par le melon et la fève tonka avec des notes de jasmin et de vert. De quoi se sentir totalement dépaysé, même en fermant les yeux. Cet endroit n'a pas été conçu pour servir de prison, tout au contraire, puisqu'un certain luxe habille le décor, constitué de meubles modernes asymétriques aux couleurs rouge vif et anthracite. Un tapis moelleux a été jeté sur le parquet, aux pieds d'un canapé gris capitonné, un fauteuil ainsi qu'un pouf bleu pastel. Au niveau de l'éclairage, des spots carrés sont répartis sur tout le plafond pour couvrir de lumière l'ensemble de la pièce. C'est qu'il n'existe évidemment pas de fenêtre et seuls les conduits d'aération, fermés par de simples grilles, permettent de renouveler l'air ambiant

Non, ce salon confortable n'a jamais abrité de prisonnier et c'est sans doute la toute première fois qu'on y amène un captif ligoté, à moitié étouffé sous un sac, ce qui rend à l'ensemble de la scène un coté un peu incongru. Pourtant, vu de l'extérieur, je parais parfaitement dans mon élément, et lorsque je détache les poignets de la captive, mes gestes ne sont ni trop rudes, ni trop délicats. Inutile de l'étouffer par ces liens ou par ma présence. Elle n'ira nulle part. Je lui fais donc grâce de deux pas en arrière pour lui permettre de respirer librement et découvrir l'endroit où elle se trouve. Nous sommes seuls, je n'ai pas pris la peine d'emporter d'arme et aucune menace apparente ne se pose sur elle, en dehors de moi et de mon visage masqué. Ma méfiance concernant les sbires du gouvernement est toujours en éveil mais je n'ai nul besoin d'arme pour la maîtriser si le besoin se faisait sentir. Elle est grande pour une femme, à peine cinq centimètre de moins que moi qui possède une taille déjà assez haute. Lorsque j'aperçois ses boucles brunes, une décharge de curiosité me traverse. A-t-elle peur ? Je n'ai pas encore entendu le son de sa voix jusqu'à présent, pas une plainte, pas un son.

Son nom. Je connais déjà sa fonction, Alejandro l'a décrite en tant que chef du réseau électrique. J'attendais qu'elle me donne son nom. Mais j'entends à peine sa réponse imprégnée d'insolence et de vulgarité. Je me suis figé, comme si soudainement j'avais été pétrifié par un quelconque sortilège me réduisant en statue de sel. Dès qu'elle s'est retournée, j'ai eu la sensation d'être happé par un puissant vortex qui m'a emporté pour me propulser dans mon lointain passé. Et j'ai beau cligner des yeux, son image reste accrochée à mes rétines au point d'envahir tout l'espace devant moi. Nadja, mon espérance. Pour quelques fractions de secondes, je me retrouve auprès de ce feu de camp où j'admirais les sourires de cette fille aux yeux charbonneux et aux cheveux emmêlés qui chantait avec les autres en me lançant parfois des regards furtifs, par dessus l'épaule de sa mère. Ce n'est qu'un flash avant que je ne retrouve la réalité. Ma famille de Kalderash est loin derrière moi et ce sont les traits d'une figure inconnue que je scrute. Celle d'une femme un peu plus âgée que l'était Nadja la dernière fois que j'ai caressé son visage, mais dont les yeux d'un noir profond brillent de la même lueur farouche, indomptable, spontanée. Non, ce n'est pas elle. Pourtant la sensation a gonflé mon cœur au point de me laisser à présent désemparé par cet afflux de nostalgie.

Mon masque dissimule le trouble qui me bouscule, mes yeux bleu marine sont bouleversés par la houle, sans pour autant que les vagues y déferlent, alors que j'écoute ses bravades. Son attitude de crâneuse et ses provocations effrontées compensent férocement son précédent mutisme. Est-ce que je la préférais muette ? Ses réparties sont celles d'une gamine frondeuse. Je sens qu'on va s'amuser... M'offrant le temps de reprendre mes esprits, un soupir frôle le tissu qui recouvre ma bouche avant que je ne secoue la tête, sans réellement lui répondre.
« Nous n'avons pas le même genre de masque, je te ferais remarquer... » Une boutade railleuse, alors que je hausse un sourcil, sans la quitter des yeux. Qu'on puisse me confondre avec Hide est une blague très cynique mais je ne tiens pas à tomber dans le piège en me défendant de faire partie de ses alliés. Pour ceux du gouvernement, nous avons tout intérêt à faire front commun, sans nous déforcer par des critiques fratricides entre résistants. Je ne lui offrirai donc aucun commentaire sur ce que je pense de la manière dont ce personnage manipule les foules.

« Mais tu as vu juste, à peu de chose près, parce que nous ne sommes pas les amis du gouvernement. On t'a appris que nous étions les mauvais de l'histoire n'est-ce pas ? Des terroristes qui privent les innocents de leur confort et de leurs privilèges dans lesquelles ils se prélassent. Les masses se laissent si facilement aveugler quand on leur jette quelques bouts de gras. »

C'est toujours la même technique, depuis des lustres, celle que les oppresseurs utilisent pour museler l'opinion publique, en agitant sous leur nez les carottes qui les feront tous avancer comme de pauvres ânes bâtés. Les faiblesses humaines sont ainsi utilisées en toute cruauté, on fait miroiter des promesses d'avenir meilleur à des gens qui ont déjà souffert des cataclysmes, des catastrophes naturelles et de l'arrivée des monstres, des gens qui vivent dans la peur de voir encore d'autres êtres chers souffrir et mourir devant eux. On leur promet la protection en échange de leur servitude. On les berce d'illusions, on les hypnotise...
Mais je n'ai pas emmené cette femme jusqu'ici pour tenter de la convaincre de la justesse de notre cause.
Tout en lui parlant, je n'ai pas pu m'empêcher de la détailler, subjugué malgré moi par cette ressemblance si frappante. Et si son visage me trouble encore, si les battements de mon cœur sont encore trop rapides et trop bruyants à mes oreilles, j'essaie de me contenir et de garder la maîtrise de mes émotions. Alors, je me détourne brusquement pour m'arracher à ma contemplation et faire quelques pas dans la pièce. Elle doit se dire que nous n'avons pas l'intention de la tuer, autrement nous n'aurions pas pris la peine de lui cacher les yeux pour lui éviter de révéler notre planque et ce foulard sur mon visage me serait inutile. Pourtant, nous pouvons toujours changer d'avis.

« Bien, "Miss Motus". » Une nuance moqueuse berce le surnom dont elle s'est gratifiée. Songeusement, j'ai avancé jusqu'au buffet où je m'adosse, m'offrant quelques instants de réflexion avant de reprendre. « Pour gagner ta liberté, tu pourras garder tes secrets honteux. Par contre, on aura besoin de tes compétences et je ne parle pas de celles dont tu t'es vantée à l'instant. » Sans blague ? Sous mon masque, un sourire en coin se dessine alors que je redresse le regard vers elle. Alejandro a capturé un bien étrange poisson dans ses filets, je ne m'attendais certainement pas à me faire charrier d'entrée de jeu par un otage mais si cette fille a la langue trop bien pendue, ce n'est pas ce qui la seule chose qui attise mon intérêt pour elle. Et il n'y a pas que ses connaissances qui excitent ma curiosité... Elle brille nettement dans mes yeux lorsque je l'observe à nouveau. La torture ne me réjouit jamais et s'il serait simple de l'affamer jusqu'à ce qu'elle nous offre toutes les informations utiles sur le réseau électrique de la ville, j'espère pouvoir l'éviter. Parce qu'elle ressemble à Nadja ? Non, je serais misérable de penser ainsi.

« A voir si tu serais prête à coopérer ou si tu préfères continuer à me narguer. Ça peut être amusant, mais tu t'en lasserais avant moi, crois-moi beauté.»

Ce dernier mot, prononcé dans la langue du clan des Kalderash. Il m'a échappé. Nadja possédait une beauté sauvage, agressive et unique...



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