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 It's beyond my control § Milo

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: It's beyond my control § Milo   Lun 21 Mai 2018 - 15:11

It's beyond my control-we can’t control what happens to us, can we ? -

Milo

Konstantin.

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Mardi – 1h20am

Cela arrivait parfois.

Les murs défraîchis des sous-sols du Bones tourbillonnèrent au coin des yeux et il cilla afin d’en éloigner la lumière trop forte qui lui vrillait déjà les tempes. « T’as besoin d’un doc, Kost’. On va à l’hosto. » Le ricanement lui échappa tandis qu’il essayait tant bien que mal de glisser sa cigarette entre les lèvres. « Bien sûr. Puis je ferais passer ça pour un accident du travail aussi, je suis sûr que ça rembourse bien. Vive l’Amérique. » Le r roula sous l’ironie perlée du kazakhe et il finit par jeter la clope récalcitrante dans un grondement douloureux.

Cela arrivait parfois.

Quelqu'un avait pris un mauvais tournant, quelqu'un avait laissé glisser sa main, les cartes distribuées avaient été montrées et lorsqu’on sautait une étape jusqu'à la fin, le résultat prédéterminé n'était plus si prédéterminé que ça.
Ils avaient beau surveiller et faire signer des papelards inutiles aux gens qui montaient sur ses rings pour gagner la gloire, pour empocher l’argent, pour flirter avec la mort ou encore tromper l’ennui, il y ‘en avait toujours un ou deux qui n’avait pas l’âge et qui avait malencontreusement oublié d’en causer à leurs mères, oncles, pimp’ ou peu importait, vraiment. « Elle voulait quoi au fait ? La petite sur le ring s’est faite bouffer en deux deux en la voyant. T’saignes beaucoup ? Tu sais, Pekka à l’entrée, il a dit qu’il avait pas eu le temps de la fouiller… C’est pas notre veine, on n’a pas le russe ce soir. » La main arachnéenne s’étala sur l’abdomen et Konstantin enfila son manteau en se tenant contre le mur, à l’abri des regards et du brouhaha fébrile de la salle. Putain de scandinaves à la con. Mikkel aurait été là, il se serait fait rafistoler rapidement et sans questions. On avait le culte du silence à l’Est, on savait exactement quand fermer sa grande gueule contrairement aux gens du nord. L’agacement le fit pivoter de façon sèche vers le reste des hommes. « Elle est où ? » La mère était entrée en furie en plein match et il avait eu la bêtise de se mettre devant l’accès au ring dans un pur réflexe d’appel au calme. Le scintillement de la lame l’avait presque surpris sur le moment et la sensation s’était avérée visqueuse quand elle l’avait enfoncé au-dessus de sa ceinture. Encore une victime.

Pas lui. Elle.

Evidemment qu’une mère prendrait mal que sa fille unique soit à se prendre des coups par un zombie aux dents gâtées et ce pour une poignée de dollars pas frais ou des tickets de rationnements volés. On avait faim à la Nouvelle Orléans, on faisait ce qu’on pouvait et les pauvres âmes voulant participer aux matchs étaient de plus en plus nombreux. « Je m’en fous de Pekka, Moïra lui réglera son problème quand elle saura. Appelle William, tiens-le au courant parce que ça va changer les taux des paris ce mini bordel. » Il tendit le carnet à Nils, tapotant les deux prochaines pages. « Match de 3h, celui de 5. Cargaison fraîche entre. » L’esprit tournait silencieusement vers d’autres noms. Si Mikkel n’était pas là c’est parce qu’il était de ronde. « Je vais arranger ça, je serais de retour d’ici… une heure. Vous foutez la merde et j'aurai pas besoin de m'acheter des guirlandes pour ce Noël, vos tripes feront l'affaire. » Les mèches sombres vinrent balayer son front et il n’hésita pas pour le reste. « Elle ne sort pas d’ici. » Vivante. C’était le sous-entendu. La phrase lui laissa un gout de bile sur la langue mais des années de masque neutre prémunirent un regard tempéré qui ne s’altéra pas sous le dégoût ressenti.

(Dans cette histoire, il n'y avait pas de héros et nos personnages lisent la dernière page du livre avant de comprendre l'intrigue. Un jour où l’autre, son véritable métier lui coûtera plus qu’un simple couteau dans le ventre.

Un jour ou l’autre.

Mais d’ici là, il verra la Némésis tomber une fois pour toute.)

Le carnet d’adresse dans sa poche intérieure était raturé de cyrillique. Dans un empire qui était devenu URSS puis CEI puis éclats de milles nations pour finalement s’effondrer dans les océans, laisser trace écrite avait toujours été un jeu dangereux. Konstantin avait des années de codes pourtant derrière lui, la succession incongrue des lettres et chiffres comme un alphabet propre et compréhensible. La douleur le fit tanguer un instant entre les murs chauds d’une ville en ébullition constante.  Le lierre était jaune dans ces contrées et il fronça le nez en sentant la douleur l’étourdir. C’était visqueux sur sa peau et il se doutait de la couleur : noir n’est-ce pas ? Le rouge s’était assombri depuis un certain temps et il avait regardé avec une fascination hypnotique l’hémoglobine passer du carmin au pétrole.

Son corps brûlait si aisément maintenant.

Dans la nuit odieuse, l’employé si constant de la Némésis, chercha d’un œil brillant le numéro de l’infirmier. Il avait refusé qu’on ne l’accompagne, le secret comme une seconde peau si naturelle qu’il ne pensait même plus à l’enlever. Une heure et je reviens. Le temps que son ange-gardien du moment fasse marcher son fil et ses aiguilles et que Pinocchio puisse re-danser en compagnie des monstres.

« Je te dirais volontiers que ce sont les témoins de Jéhovah mais tu te doutes qu’à 2h du matin passé… » La porte avait tremblé sous les coups de poing du soviétique. Il attendait que de l’autre côté de la porte abîmée, on puisse percevoir un souffle ou le son d’un lit craquant sous le poids du jeune homme. Le nom de Milo Aldrin avait perdu son encre sous la sonnette explosée. « он болит собаку » laissa-t-il filtrer dans une inspiration étouffée, l’inspiration calme pour un pouls se voulant de nouveau tranquille malgré tout. Ça faisait un mal de chien. Il ouvrit son manteau pour constater les dégâts et comme prévu, l’énorme tâche sombre avait grignoté insidieusement sa chemise blanche. Plus spectaculaire et douloureux que grave, heureusement pour lui.
L’hôpital, c’était niet et s’il pensait pouvoir se rafistoler lui-même, il préférait l’éviter ces derniers temps, tout lui semblait trop trouble, de son reflet à ses doigts de pierre. Le cliquetis de la porte le fit reculer, sa haute taille trop mince perdue dans l’immensité du couloir aux néons éventrés. « Milo. »

Il eut un sourire qui n’en était pas un.

Mardi – 1h54am



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MessageSujet: Re: It's beyond my control § Milo   Mar 22 Mai 2018 - 23:20


It's beyond my control

La journée avait été longue et je n’avais pas tardé pour rejoindre mon lit. Minuit était passé depuis un bon moment, le sommeil avait enfin réussi à m’emporter. Chose devenue rare ces derniers temps. Même si mes journées étaient éreintantes, j’avais toujours du mal à m’endormir, sûrement à cause d’une tête bien trop remplie par tout ce qui m’entourait. Entre les mille questions que je me posais, les souvenirs que je ressassais encore et encore, le souci de mes patients ou même le combat incessant avec l’aigle ; tout était réuni pour me garder éveillé. Alors quand mon cerveau décidait enfin de me laisser tranquille, ce n’était pas pour me faire réveiller deux heures plus tard.

Ce fut pourtant le cas. Un tambourinement lointain me sortit de mon sommeil. Le son me paraissait si irréel que je crus d’abord rêver, hésitant donc à ouvrir les yeux. Mais des paroles accompagnaient le martèlement et je dus me résoudre à quitter Morphée. Je soupirai longuement et me redressai sur mon lit, passant une main sur mon visage pour tenter de me réveiller. A une heure pareille, ce ne pouvait être qu’une connaissance. Mais qui ? Lazlo peut-être ? La colombe aurait pu lui donner du fil à retordre et il avait besoin de mes conseils ? Ou Liam ? Mais que viendrait faire le ministre dans un tel quartier vu comment s’étaient passée notre dernière entrevue. C’était à moi d’aller sonner à sa porte, pas l’inverse.

Je cessai de tergiverser et me décidai à me lever. Ce n’était qu’en ouvrant la porte que je saurais qui se trouvait derrière. J’enfilai un t-shirt et franchis les quelques mètres qui me séparaient de l’entrée. J’eus encore le temps de passer une main dans mes cheveux avant d’entrouvrir la porte. Sur le pas, ce n’était ni Lazlo, ni Liam. C’était Konstantin.

J’aurais pu avoir l’ai surpris de le voir ici, mais ce ne fut pas le cas. Car ce n’était pas la première fois que le kazakhe frappait à ma porte. Il était déjà venu plus d’une fois pour une blessure par-ci, une blessure par-là. A la vue de sa chemise tâchée, je pouvais deviner qu’aujourd’hui ne ferait pas exception à la règle. Je soupirai et ouvris la porte en grand. « Entre… » Je n’allais évidemment pas le laisser sur le pas de la porte, je n’allais pas le laisser crever alors que j’avais les capacités d’au-moins l’aider. Je lui désignai mon salon et plus précisément mon petit canapé. « Installe-toi. » Je le laissai se démerder pour se déplacer jusque là-bas et tournai les talons pour me diriger vers ma salle de bain. Il allait dégueulasser mon canapé avec son sang et il me fallait de quoi le soigner. J’attrapai donc une vieille serviette, la déposai sur le rebord de l’évier et commençai à fouiller les étagères à la recherche de la moindre chose utile. Des pansements, des fils, une aiguille, de quoi désinfecter et encore un tas d’autres trucs. Je les installai sur la serviette pour que ce soit plus facile à transporter et retournai vers Konstantin.

Je m’agenouillai devant lui, vidai la serviette à mes côtés puis l’installai sous le brun. « Evite de bousiller mon canapé s’il-te-plaît. » Non que j’en avais quelque chose à faire de mon mobilier, mais nous étions en temps d’apocalypse. Les Ikea et autres magasins de meubles n’existaient plus, ce divan allait donc rester avec moi longtemps et je ne comptais pas vivre avec les traces de la visite de Konstantin. Je soupirai une nouvelle fois et me penchai sur sa blessure. « T’as foutu quoi cette fois ? Pas que je veuille connaître cette histoire, mais pour savoir à quoi j’ai affaire… » Si à l’hôpital il était de mon devoir de me renseigner sur l’origine de la visite de chacun des patients, pour le kazakhe, c’était différent. J’avais vu d’où il venait, je savais dans quoi il baignait et je n’avais pas envie d’être davantage mêlé à tout ça. J’avais déjà de la peine à comprendre comment je m’étais retrouvé dans ses petits papiers. Mais le salaire était intéressant et vu mon appartement miteux, je n’allais pas cracher dessus.

J’attrapai de quoi éponger la plaie et le posai délicatement dessus. La vue du sang noir de Konstantin m’étonnerait toujours. Je me souvenais encore du jour où je m’étais trouvé pour la première fois face à cette couleur étrange. Il devait sûrement être plus qu’un simple humain, sinon je ne voyais pas trop pourquoi il ne saignait pas comme tous les autres. Mais mon sang n’était pas noir, était-ce une particularité de son animal ? Y avait-il des animaux avec un sang d’une autre couleur ? Ou peut-être n’était-il pas un métamorphe mais autre chose ? Liam avait-il le sang noir ? Dans mon souvenir, ce n’était pas le cas. Alors y avait-il d’autres créatures que les métamorphes et ceux qui faisaient de la magie ? Je chassai ces pensées d’un coup de tête et me concentrai sur ma tâche. J’enlevai doucement la compresse pour observer la blessure du brun. La plaie n’était pas trop profonde, elle ne devait pas non plus avoir touché un organe vital vu son emplacement. Mais elle était fine et droite. « C’était un couteau ? » Qu’avait-il encore foutu.
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MessageSujet: Re: It's beyond my control § Milo   Ven 1 Juin 2018 - 16:21

It's beyond my control-we can’t control what happens to us, can we ? -

Milo

Konstantin.

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« Entre… » Le sésame vocal l’allège d’un coup. On avait les douleurs graves et silencieuses. Le visage d’abord surpris puis perplexe de Milo a l’heur de l’amuser quelques piètres secondes, le temps d’entrer. Les godasses raclent le sol dans un soulagement tacite à l’invitation formel. Il a un soupir presque moqueur qui caresse le bord des lèvres au peu d’entrain du brun. « Merci. » Le mot n’a de valeur que sur le moment, pierre précieuse qui se volatilise dès que le soleil revient. Les secrets sont bien gardés dans les lits nocturnes et Konstantin écarte les cheveux noirs de son front de spectre. Faut toujours aller crever sur les santiags de quelqu’un, n’est-ce pas ? Le réflexe lui rend les yeux mobiles : pas de miroirs ici. Le cœur est en apnée un temps, de quoi s’installer sur le canapé confortable. Il met un point d’honneur à ne pas s’y effondrer, à s’asseoir comme s’il venait prendre le thé et raconter des histoires de chats. La veste se range sur le dossier, les jambes s’allongent. La douleur lui ébouriffe l’échine pourtant, les muscles du ventre âpres sous le sang noir lorsqu’il soulève son haut. Tout va bien. Milo s’agite dans la salle de bain et Kostia s’étend, buste en arrière et bras étendues. Les dents éraflent la lèvre inférieure en autant de grognements étouffés. « Les affaires habituelles. » S’entend-il répondre, la voix comme un écho lointain. Il arque un sourcil au retour de l’infirmier prodige, se débarrasse de sa torpeur dans un sursaut de fierté sanguinaire. « Evite de bousiller mon canapé s’il-te-plaît. » Il l’observe sous l’écueil des cils d’ébènes et des iris dilatés. Nerveux. Il ne répond pas à la demande, n'esquisse pas d'autres gestes que ceux déjà effectué. C’est le ‘s’il te plait’ qui rend l’action touchante, qui établit la distance raisonnable des relations fragiles. Milo a les yeux épuisés, de ceux qui lancent des appels à l’aide tacite qu’on esquive dans des sourires complices.

Sauf que sourire, Kostia n’a jamais vraiment su faire.

Les doigts sont agiles et il tend un peu plus la plaie sous l’expertise, le regard brumeux sur l’infirmier. Pas de traces de dégoût, pas de surprise trop apparente. On les entraîne bien à l’hôpital, la vision de crasse et d’étrange hebdomadaires dans les couloirs aseptisés des maisons de santé de la Louisiane. « C’était un couteau ? »  Le regard s’abaisse sur la blessure maintenant lavée. Fine mais peu profonde. La mère avait donc bien hésité, trop perturbée par l’environnement et la peur. Peu importait, elle ne devait déjà plus respirer probablement et l’idée imposa inexorablement un poids invisible et lourd sur le corps et l’âme. « Je n’ai pas été mordu. » Il regarde Milo maintenant, les doigts à quelques centimètres du sang qui remonte à la surface. Il ne faudra que quelques points et rien n’en restera d’ici quelques semaines. Des humains qui avaient subit les crocs des êtres décharnés qui grouillaient dans les décombres de la cité, il en avait vu son content. Les symptômes étaient toujours les mêmes : la transformation ou la survie difficile après une fièvre acharnée. Les corps n’en revenaient jamais complètement pareil, la peau plus endurante, l’esprit ailleurs.

Là ce n’est pas la même chose pourtant. Il a beau traîner sa carcasse dans les bas-fonds de la mafia, il sait très bien quand son centre de gravité se fait la malle. Le sang trouble, le miroir noir… à moins que ce ne soit l’inverse. « Tu as déjà vu d’autres cas de ce genre ? » Il cille lentement, la voix à peine plus qu’un chuintement grave. Il n’y a rien de dramatique, rien de pressé. On lui a appris tant et si bien à se montrer imperturbable, à imprimer aux alentours une impression voilée et sibylline que s’en est devenu son mode opérationnel premier. « Tu es dans un hôpital. »  Les muscles se détendent mais jamais complètement, les sens nerveux sous le flegme apparent. Il y a de l’évidence propre mais autre chose aussi, une curiosité discrète qui pointe seulement le bout du nez. Si quelqu’un a pu voir d’autres cas similaires ce sont les membres du corps médical. « Couteau oui. La lame était peut-être sale, je n’en ai pas la moindre idée. Elle était noire quand on a éloigné celle qui le tenait aussi tout le monde est à peu prêt persuadé que je vais mourir du tétanos d’ici 3 jours. » Les cils tremblent une fois puis deux puis plus rien tandis que Milo continue son ouvrage.



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MessageSujet: Re: It's beyond my control § Milo   Jeu 7 Juin 2018 - 20:18


It's beyond my control

Je le vois grimacer de douleur, je le vois discrètement se tortiller. J’imagine sa peine, compatis intérieurement, mais je ne dis rien. Je le soigne, mais notre relation s’arrête là. Nous ne sommes pas vraiment amis, c’est mon patron. Alors je reste silencieux sauf pour lui poser des questions de banalité. Le fait qu’il catégorise ça d’affaires habituelles me laisse un goût amer. Nous vivons vraiment dans deux mondes différents. J’ai beau parfois flirter avec l’illégalité, je n’en suis pas au point de dire que me faire poignarder fait partie de mon quotidien. Il rajoute qu’il ne s’est pas fait mordre et cet aveu est pertinent, vu ce qu’il se passe dans son établissement. J’acquiesce de la tête, mais ne dis toujours rien, concentré à désinfecter la plaie.

Pourtant, Konstantin me demande si j’ai déjà vu des cas similaires au sien. « A part quelques cas graves d’infections ou d’autres maladies, pas vraiment. Mais j’te cacherai pas que ces temps, on enchaîne les cas spéciaux » Ceux comme moi. Ceux dont on ne comprend pas l’origine. Ces créatures tout droit sorties d’un conte pour enfant et pour lesquelles le dégoût est immédiat. Le dégoût, la peur, au final, le résultat est le même. Des parias dont personne ne veut par manque de compréhension. Où la vision de les voir les crocs accrochés à leur cou les hante alors que cette image est loin de la réalité. Loin de dire que je suis inoffensif, mais les gens ont tendance à mettre du danger sur des choses qui les dépassent alors que la cohabitation est tout à fait possible. Nous ne sommes pas tous des barbares, nous ne sommes pas tous des cauchemars. Le Bones en fait un spectacle, c’est dire à quel point le respect est absent.

La compresse s’écrase doucement sur la plaie de Kostia une dernière fois avant que je ne la dépose de côté. « En général, ces symptômes disparaissent après quelques temps, quand c’est soigné. Pourtant, chez toi, je l’ai vu à chaque fois. » Je ne cherche pas à lui faire peur ou à l’accuser, j’essaie juste de comprendre et l’heure tardive ne m’aide pas à avoir du tact. Ma main attrape le fil pour en découper une bonne longueur. J’attrape également l’aiguille et y passe habillement le fil à l’intérieur. La main ne tremble pas, du moins, plus autant qu’autrefois. Les substances se sont éliminées de mon organisme et leur absence ne se ressent plus autant qu’avant. Je pourrais dire que le calme m’a enfin trouvé, mais ce serait crier victoire bien trop tôt.

Un léger rire à semi retenu se fait entendre alors que le kazakhe m’annonce que les autres pensent qu’il va mourir du tétanos. « Depuis le temps que je te recouds, je trouve que tu tiens plutôt bien sur tes pieds pour quelqu’un à l’article de la mort. » Le rire s’éteint et le sérieux revient. Je m’approche de la plaie avec mon aiguille avant de chercher son regard. « Prêt ? » L’accord se fait, ma tête se repenche sur son ventre pour piquer d’un geste sûr les bords de sa plaie. J’aurais pu lui dire que je suis un métamorphe, que peut-être il en fait lui aussi partie, que ces nécroses en sont peut-être la preuve, mais je ne suis sûr de rien. De ses intentions, de sa nature, de mon envie. Je n’ai pas totalement confiance en lui, je sais ce qu’il fait subir aux autres comme moi dans ses combats et si je lui suis utile pour le moment, que deviendrai-je quand ce ne sera plus le cas ? « Ça m’a pas l’air infecté en tout cas. Tu devrais cicatriser assez facilement. » Le fil continue de glisser contre sa peau, l’aiguille se plante à plusieurs reprises avant que je ne fasse un nœud et que je coupe le trop plein de ficelle.

Je me retourne encore une fois pour attraper un pansement que je dépose délicatement sur la suture. Je trouve de quoi la faire tenir comme il se doit, concentré sur ma tête. Mais mon esprit continue de vagabonder. Sait-il ce qu’il est ? Peut-être qu’il le sait mais qu’il cherche juste à savoir s’il est le seul, subtilement, comme moi j’avais essayé de le faire à l’époque. « Tu sais de quoi ça vient toi ces nécroses ? T’as ressenti quelque chose de spécial ? Tu te sens pas bien ? » Peut-être qu’il s’inquiète juste de sa santé, je ne sais pas. J’ai toujours eu du mal à déchiffrer le kazakhe.
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MessageSujet: Re: It's beyond my control § Milo   Dim 17 Juin 2018 - 15:02

It's beyond my control-we can’t control what happens to us, can we ? -

Milo

Konstantin.

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Milo se tient droit, Milo n’aime pas ça. Lui non plus d’ailleurs, son corps se fait la malle et jusqu’à récemment, il le contrôlait parfaitement. Pendant un temps, il a pensé que la fatigue nerveuse accumulée avait rattrapée son épiderme, mais il doute face aux faits. « A part quelques cas graves d’infections ou d’autres maladies, pas vraiment. Mais j’te cacherai pas que ces temps, on enchaîne les cas spéciaux » La ligne se fait fine sur les lèvres. La nouvelle est aussi oppressante que les matins de canicule dans la région. Une épidémie ? L’œil vibre imperceptiblement aux scénarios possibles : maladies dû à la pollution et à la région infesté par des brumes dont personne n’a réellement conscience, épidémies liées à la malnutrition générale, contagion à la proximité des créatures crépusculaires qu’il côtoyait si souvent. Il y avait mille façons de s’effondrer sous le soleil écrasant de la Louisiane, mille façons de mourir aussi.

Le plafond de l’appartement de Milo tourne quelques secondes dans les iris éteint de l’espion et il abaisse ses paupières sur la plaie soignée. « En général, ces symptômes disparaissent après quelques temps, quand c’est soigné. Pourtant, chez toi, je l’ai vu à chaque fois. » Il a cru remarquer en effet mais dans la bouche de Milo, le caractère unique des événements le prend à la gorge. Konstantin n’a jamais été sujet aux maladies longues, les muscles éprouvés par des entraînements particuliers et un climat kazakhe unique. Le fantôme de sa patrie à jamais perdu danse un bref instant devant ses yeux. Un homme arrive jusqu’à un certain point et il arrête de compter les années. Konstantin sait ceci vrai pour plus d’un d’entre eux et il observe le brun qui s’affaire, le petit rire en vaine tentative d’apporter une légèreté à un corps d’ancre.

C’est là qu’il remarque : Milo tremble moins et l’arc des sourcils se fige. L’américain a un air plus apaisé – pas encore heureux, mais moins agité qu’auparavant. Quelque chose a changé. Konstantin le regarde lentement, cherche à déchiffrer le mystère sur son visage halé. « Prêt ? » Il y a quelque chose mais il ne détermine pas quoi. La curiosité est naturelle sous les secrets agiles d’une langue pleine, sinon il n’aurait pas fait de ce métier sa vie mais la question le ramène à des réalités moins éphémères et il acquiesce sans ciller. « Quand j’étais chez moi, » Il laisse le doute planer. Il dit rarement qu’il vient du Kazakhstan, les gens ne connaissent pas ce pays pourtant si grand, happé par ses voisins puissants et son histoire nomade. Les muscles du ventre se contracte, les traits perdant de leur humanité sous l’aiguille fraîche. « On nous parlait d’un homme. Leonid Rogozov. Le seul chirurgien présent lors de l’expédition soviétique en Antarctique. Il a eu mal à l’estomac, a vu qu’il avait l’appendicite. Déjà soigné sur d’autres… déjà vu. » La voix suit le mouvement hypnotique de l’aiguille, les leçons patriotiques en étendard rouge devant une âme trop calme. « Excepté qu’ici, il était le seul chirurgien. Il a fallu prendre une décision alors au lieu d’attendre la mort, il s’est soigné lui-même. A ventre ouvert. » L’air palpite en crépitement douceâtre sous le nez. L’odeur de l’alcool et de la stérilisation du fer en parfum étrange. Milo ne serait pas toujours là et son état ne s’améliorait pas. Fallait-il en faire part à son agent de liaison ? Fallait-il s’ouvrir et se soigner soi-même ?

Konstantin se redresse à nouveau sur sa chaise, le pansement se teintant de quelques gouttes d’onyx suggérant que tout est désormais parfait. L’infirmier a raison : il cicatriserait vite. « Non ça va. Fatigué. » Il ne parle pas du corps mais de l’âme mais ça n’a que peu d’importance. « Je ne peux pas vraiment me rendre à l’hôpital et me faire faire un check-up. Je doute de l’utilité en plus. Comme tu dis, j’ai sans doute des relents à force de bosser sous terre. L’air n’y est pas très pur. » La pourriture des lieux avait fini par s’infiltrer dans ses veines probablement. Il se soignerait lui-même – tel le camarade Rogozov, en tout cas quand Milo ou Mikkel ne pourraient plus le faire. « Tu sembles plus serein, Milo. » La remarque semble presque anodine à la façon plate dont elle est livrée. Il voit mais ne creuse pas. Ce n’est pas Milo qui est sous l’œil du gouvernement. Pas cette fois-ci.

Les vêtements reviennent à leur place, le tissu ensanglanté de sa chemise en drap pouilleux, les vertèbres craquent et il étouffe un bâillement avant de tendre sa paume vers Milo. « Je dois y retourner. Merci. » Les longs doigts arachnéens glissent sur l’intérieur du poignet tandis que les sourcils se froncent sous la vision ténébreuse.



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It's beyond my control § Milo

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