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 Nobody loves no one [Tobias & Oswald]

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Métier : Elle vole, Andy, elle aime tout ce qui brille et pille les tombes de vos amis
↳ Opinion Politique : Elle s'en fout du moment qu'on ne lui cherche pas d'embrouilles.
↳ Playlist : Bishop Briggs - Never Tear Us Apart / Ruelle - Carry You / Kaleo - I Can't Go On Without You /
↳ Citation : « Les personnes les plus silencieuses ont les esprits les plus bruyants. » S. Hawking
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MessageSujet: Nobody loves no one [Tobias & Oswald]   Ven 25 Mai - 16:04


@Tobias Madsen & Andy Serra

Nobody loves no one

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To let me dream of you
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Paroles (c) Chris Isaak - icons (c) BONNIE





Lewis.
Un grand blond baraqué d’une trentaine d’années. Ça fait quelques mois déjà qu’il fait partie de la Falciferae ou peut-être bien des années, c’est pas le genre de truc qu’on balance entre deux missions ou deux verres qu’on se balance dans le gosier. Je le connais pas vraiment, ne suis pas du style à m’attacher aux gens. Alors quand Donna me raconte qu’on l’a chopé pour trahison avérée, je suis pas vraiment étonnée, choquée, encore moins dévastée. J’ai imaginé qu’on lui offrirait l’exil ou une mort crade. A l’unanimité, la mort crade l’a emporté. Faut dire que c’est pas tellement le genre de la Falci de pardonner.
Donna dit qu’ils ont besoin de moi, qu’il n’y a personne de dispo et qu’elle va s’arranger pour que Madsen ne ramène pas sa fraise cette fois. Moi je veux bien faire ce qu’on me dit mais clairement, nous foutre ensemble, c’est le meilleur moyen pour que tout parte en vrille. Elle connaît les failles, la sulfureuse, sait parfaitement que je ne bougerai pas le petit doigt si on m’assure de sa présence dans ce lieu merdique. Ses petits yeux pétillent, me raconte la sentence qui va être appliquée à Lewis. C’est qu’elle aime ça, Donna, les sévices, le sang qui gicle. Derrière sa petite silhouette se cache un ogre et avec elle, l’adage « ne vous fiez pas aux apparences » n’a jamais été aussi vrai.
En attendant le transfert dans un entrepôt à l’extérieur, où attend sagement une petite bestiole qui va pouvoir se faire le plaisir de goûter la chair de notre Lewis, je fais le pied de grue devant la cage version XXL pour clébard dans lequel il est entassé et ligoté.  

« Andy, c’ça hein c’ça ? Andy, faut tu m’fasses sortir de là, j’te jure que j’ai rien fait. C’est la faute à Eric ce gros mytho, il a pas aimé que j’lui passe devant alors il m’le fait payer. Tu m’écoutes ? P’tin Andy s’teuplé !
-Ça sert à rien de t’égosiller Lewis, ferme-la, tu seras mignon.
-Tu t’rends compte que ça pourrait être toi ? Hein ? Tu crois que ça s’passera comment le jour où Madsen préfèrera te voir crevée plutôt que respirer le même air que toi hein ? Tu crois que j’sais pas qu’il te supporte pas ?
-Ferme-la, putain !
-Vas-y, t’attends quoi pour m’foutre une balle entre les deux yeux, ça t’démange j’le vois, j’le sens. FAIS-LE, SALE PUTE ! »

A défaut de lui envoyer un pruneau en pleine tête, avec la satisfaction de voir sa cervelle s’éparpiller, je fous un coup de pied dans sa cage à m’en bousiller les doigts de pieds.



Je patiente pendant que les scientifiques opèrent dans le sous-sol d’une vieille baraque qui tombe en ruine. Arme à la main, je m’assure qu’aucune bestiole ne se radine en entendant son petit copain beugler joyeusement. L’atmosphère se rafraichit, engourdit les membres et donne envie de s’installer dans le fauteuil pour piquer un somme. Des cris, des hurlements, quelque chose cloche sous le plancher. Je m’approche, la porte s’ouvre à la volée me faisant tomber.

« Espèce de petit connard ! »

Lewis court comme un dératé malgré ses mains solidement attachées. Les fils des électrodes pendouillent derrière lui et un des scientifiques beugle pour que je le rattrape. Je m’exécute, pense que ça va encore me retomber dessus cette connerie et que je ne peux vraiment pas le laisser partir.
A l’extérieur, je ne le vois déjà plus, entends du bruit et cours dans sa direction. Sa carcasse trop lourde l’empêche de me distancer. C’est qu’il n’a jamais été très bon coureur, Lewis. Lui son truc, c’est de cogner des gueules, fracasser des minois avant de les transporter pour que nos docs les mutilent.

« Arrête-toi Lewis si tu veux pas que j’te troue putain ! » beuglé-je.

Mais il s’en fout, continue sa course à un rythme effréné. Je râle, m’élance à nouveau à sa poursuite imaginant que c’est ce qu’il cherche. T’attends juste que je te bute pour pas y retourner mais tu sais pas, toi, que j’ai juste à te tirer dans le genou pour t’immobiliser.
Place déserte qui a des airs d’une arène plus que d’une place de marché comme l’indique le vieil écriteau amoché. Forcé de s’arrêter le temps de trouver une échappatoire, Lewis étudie les possibilités. Mais c’est trop tard, sur ses talons, l’arme vise déjà sa rotule.
Essoufflée, je mets un temps avant de causer.

« Arrête tes conneries, c’est trop tard pour toi.
-J’peux pas, j’veux pas, j’veux pas Andy. »

Il s’écroule un instant, chiale comme un enfant de quatre ans. Il pense sans doute m’amadouer, tente de réveiller des sentiments qui se sont éteints il y a trop longtemps ou mon humanité qui elle aussi, s’est envolée. Ça ne me tire qu’un soupir d’agacement. Et je suis prête à tirer, juste comme ça, juste pour m’assurer qu’il ne va pas me la faire à l’envers quand mes mirettes s’égarent un peu plus à droite.
Silhouette d'un mâle qui me force à avancer et à le prendre en joue.

« Bouge pas ! »

L’ordre largué comme un aboiement. Lewis relève le museau, s’attarde sur le nouveau. Sa caboche turbine pour trouver un moyen de se tirer.
Et je le sais, ouais, je connais le cheminement de ses pensées mais me retrouve bloquée par cet imbécile. Les boucles brunes s’agitent dans l’air. Je plisse les yeux, m’avance encore un peu. Fantôme du passé qui me fait vaciller. Les doigts relâchent la pression sur l’arme et le visage se décompose. C’est pas possible. Pas possible parce que t’es mort. Je réalise dans un hoquet qu’il avait peut-être tort, Oswald, que c’était peut-être que des foutus mensonges. Ou alors c’est moi qui délire, qui t’imagines, qui veut se souvenir de tes traits, les superposer à celui d’un parfait inconnu. Ou peut-être que tu n’es rien qu’une hallucination, que tu n’existes pas.
Le bras tremble et la balle ne quitte pas le canon. Ce serait pourtant si facile. Te buter toi, annihiler ton image, briser ton souvenir. Imaginer ta face bordée d’une auréole carminée, ange crevé sans qu’il n’ait jamais pu battre des ailes. Il me suffit d’appuyer sur la détente, un Bang qui pourrait tout effacer, qui pourrait t’effacer à tout jamais.

« Va-t’en ! VA-T’EN ! »

Liberté offerte à lui ou un autre ou personne. Vision dérangeante qui pourrit l’âme en dedans. Et je me persuade, qu’il n’est pas là, qu’il n’est pas vivant. Parce que si tu l’étais, ça voudrait dire que tu m’as sciemment évité pendant des semaines, des mois. Ça voudrait dire que tu ne m’as jamais cherché, que j’avais raison, que tout ça, nous, c’était rien que des conneries. La blessure jamais refermée, plaie béante à la poitrine qui se réveille. Enlisée dans les réminiscences, je ne vois pas Lewis, j’oublie Lewis. Le blondin qui se jette sur le fantôme, le ramène au tangible. Je recule d’un pas puis deux, manque de trébucher, souffle un « non » comme si je n’étais pas capable de réaliser. C’est toi, c’est toi ? Sa gorge compressée derrière les menottes du mâle qui le malmène en l’écrasant contre sa poitrine.

« Lâche ton arme, Andy ! Lâche-la si tu veux pas qu’il crève.
-Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse, Lewis. Vas-y, dépêche-toi de le buter parce que j’ai pas que ça à foutre, j’ai bien l’intention de te ramener. »

Et je mens. Je mens pour qu’il pense qu’il n’a aucune valeur, qu’il peut le tuer sans que j’en sois dérangée. Mais c’est faux, c’est tellement faux.
Le cœur se serre lorsque sa poigne s’intensifie et qu’il suffoque, le brun. Les secondes s’étirent et s’étirent dans un silence glauque seulement interrompu par les gargarismes de Tobias qui convulse presque entre ses bras.

« Putain ok, arrête ! ARRÊTE J’TE DIS ! »

Sourire ignoble qui se peint sur ses lèvres. La prise se desserre et Tobias retrouve un peu de son air.

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MessageSujet: Re: Nobody loves no one [Tobias & Oswald]   Dim 27 Mai - 19:56

Les ressources se raréfient, obligent à s’épuiser toujours davantage. La pénurie mène le ravitailleur sur des routes de plus en plus éloignées. Fatigué par de longues heures de marche, ses sens ne sont pas aussi aiguisés que d’ordinaire. Il aurait dû faire une pause, chercher au moins un nouveau véhicule. Une fois n’est pas coutume, il s’est acharné à fouiller les moindres recoins d’une ville déserte dans l’espoir de dénicher de l’insuline. Embrumé dans ses pensées, il n’entend pas les éclats de voix. Quand il tombe sur le duo improbable, il est déjà fait comme un rat. Le canon braqué sur sa tête arrête toute avancée, le fait s’immobiliser par pur réflexe. Les mains se lèvent machinalement, tendent à rendre la carrure inoffensive. C’est loin d’être la première fois qu’on le menace, qu’on lui fait miroiter une mort certaine. Véritable aimant à emmerdes, il les attire qu’il le veuille ou non. Qu’il les cherche ou pas. Témoin indésirable de ce qui ressemble à s’y méprendre à une sordide exécution. Mais ce n’est pas la vue du pauvre type à terre qui l’émeut. C’est la vision de la jeune femme qui le pétrifie littéralement.

Les entrailles se crispent, se tordent dans tous les sens. Il a l’affreuse sensation que son corps se décompose, nécrose tous ses organes vitaux. Il l’a enterrée profondément dans sa mémoire la gamine. Il lui en a fallu des tas de rancœur, de dégoût et de déception pour recouvrir son image adorée. Des immondices accumulées pour la faire chuter de son piédestal. C’était vital pour se remettre de son chagrin, pour ne plus être tenté de la défendre chaque fois que son frère crachait des infamies sur elle. Une part de lui n’a jamais décollé du gravier, arrachée par les débris de verre. D’autres morceaux se sont envolés les jours d’après, quand l’espoir de la voir pointer le bout de son nez à l’hôpital s’est fait la malle à son tour. Des années de dur labeur quasiment réduites à néant en l’espace de quelques secondes. Elle est là, et il la reconnait, même si son souvenir parait appartenir à une autre vie. Il a mal dans le creux de la poitrine, la machinerie infernale s’emballe. Son maudit palpitant cherche à fuir, semblable à un soldat voulant désertant le front. Il n’entend que lui, ses battements erratiques qui bousillent sa boite crânienne. La cervelle passe du chaud au froid, fait courir des frissons intempestifs le long de son échine.

Les ordres sont aboyés et il ne demande qu’à obéir. Se tirer le plus loin possible de la scène de crime et oublier jusqu’à l’existence de la meurtrière. Se convaincre qu’il ne s’agissait que d’un vulgaire délire, une farce inventée par son esprit dément. Que ce n’était pas vraiment elle. Mais ses jambes refusent d’obtempérer, solidement enracinées. Le timbre familier lui fait l’effet d’une aiguille qu’on enfoncerait dans sa colonne vertébrale, paralysant les vertèbres une à une. Vertige interminable qui se stoppe net quand la carcasse du blond se jette sur la sienne dans un bond. Sous le coup de la surprise, il manque de s’éclater la figure sur le bitume, retenu par les mains rêches de son agresseur. Le fugitif raffermit sa prise, n’y va pas de main morte. Agrippe la jugulaire entre ses immondes paluches. Il dose la strangulation juste ce qu’il faut. La torture s’étire alors qu’il défie la brune, jauge la moindre de ses réactions. Le danois étouffe, suffoque. Les ongles s’incrustent furieusement contre les phalanges rugueuses, creusent des sillons écarlates dans l’opale. L’énergie du désespoir le pousse à se débattre comme un forcené mais l’autre est plus fort, plus imposant que lui. Probablement habitué à briser des nuques d’un mouvement sec, à asphyxier jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les poumons exigent désespérément de l’oxygène, alors que le visage commence à changer de couleur. Le teint halé emprunte des teintes cadavériques. De plus en plus faible à lutter. Et face à lui, la responsable de sa prise d’otage n’est d’aucune aide. Elle n’essaie même pas, elle recule au contraire. Lui brame qu’il peut l’achever si ça lui chante, qu’elle est indifférente. Nouvelle blessure qui lacère le myocarde, écrabouille sa fierté. Il regrette de lui avoir tant donné. Il aurait dû se contenter de la sauter. Assouvir des pulsions crades sur ses courbes graciles, sans s’impliquer davantage. Une erreur de débutant qui ne lui avait pas servi de leçon, et qu’il n’avait pu s’empêcher de reproduire à l’ombre des barreaux des années plus tard. De manière plus atroce et extrême encore.

La brésilienne finit contre toute attente par se rétracter, par lui demander d’interrompre le processus macabre. Dos à son tortionnaire, il peut malgré tout sentir ses lèvres se fendre d’un rictus malsain, comblé par la tournure des évènements. Une victoire pour l’enflure, qui lâche du lest. Maintient son emprise jusqu’à ce qu’Andy s’exécute et dépose docilement son arme. « - Parfait, maintenant tu la fais glisser gentiment vers moi. » Susurre-t-il, avant de se baisser pour la récupérer, le bras toujours en travers de sa gorge. Ce n’est qu’une fois qu’il s’est emparé du flingue qu’il le repousse violemment, l’envoie valser sur le côté. L’enveloppe bousillée s’écrase lourdement sur le goudron, écorche les genoux et les paumes. Il tousse, crache, peine à retrouver son souffle. Respirer est une délivrance autant qu’un véritable supplice après l’apnée forcée. Des lames de fond raclent son thorax alors qu’il avale de grosses bouffées d’air. Des râles qui s’arrachent dans des gargarismes déchirants. A quatre pattes, il tente de se remettre sur ses pieds, prend équilibre sur sa mauvaise jambe. Le tibia traitre plie, cède. Pathétique larve inapte à se hisser sur ses cannes tremblantes. Karma de merde.

Du coin de l’œil, il avise celle qui a tant hésité à le sauver de la faucheuse. La détaille de bas en haut. Il s’en fout de ce que dit ou fait l’autre, ne l’a même plus en ligne de mire. C’est à elle et uniquement à elle qu’il en veut, de toutes les fibres de son être. « - T’es vraiment une belle salope. » Qu’il feule, les rétines noircies par la haine. Un cri du cœur, franc et massif. L’azur dévoré par la tempête qui sévit sous la peau, assombrit férocement les iris. Les fait virer au gris. Il a envie de remonter le temps, de mettre du plomb dans la cervelle du môme un peu trop naïf et démesurément pathétique. Ecouter Oswald pour une fois, ne voir en elle qu’un parasite. Une tique opportuniste qui vous pompe le sang à la racine, et se détache seule de l’animal quand elle est pleine à craquer d’hémoglobine. Un nuisible capable de vous refiler une saloperie de maladie, comme si siroter le cruor de sa proie ne suffisait pas. Du vent, voilà ce qu’elle a toujours été. Doux zéphyr qui vous caresse la mâchoire, joue délicieusement dans vos cheveux. Tourbillonne autour de l’épiderme pour vous filer la chair de poule. Insaisissable brise qui finit pourtant par vous laisser là, esseulé, glacé jusqu’aux os. Il n’y voyait que du feu à l’époque, hypnotisé par ses yeux de biche, captivé par ses mots doux. Ravagé par ses hormones de jeune adulte tout juste sorti de l’adolescence, sans réelle expérience des femmes et de leurs travers. Ce pauvre imbécile, il le méprise plus encore qu’il ne l’abhorre, elle. Il n’a rien gardé d’heureux de leurs moments à deux. Les instants partagés sont tous voilés d’amertume et de répulsion. Écœurants à en vomir. Le miel a le goût âcre du vin qui a tourné. Aucune nostalgie, juste un simulacre de pitié. Il est lucide désormais, ou tout du moins, il en est persuadé.

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The misfits. The rebels. The troublemakers. The round pegs in the square holes. The ones who see things differently. They're not fond of rules. And they have no respect for the status quo. About the only thing you can't do is ignore them.  ▬ because the people who are crazy enough to think they can change the world, are the ones who do.
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MessageSujet: Re: Nobody loves no one [Tobias & Oswald]   Dim 27 Mai - 22:41


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Les fantômes s’accrochent à la carne comme de la putain de mauvaise herbe. Le mirage persiste, s’accroche aux traits du mâle et j’y arrive pas. J’arrive pas à le laisser le buter alors que putain, je devrais le laisser faire. Réduire à néant mes souvenirs, éclater cette image trop nette que je garde encore de lui. Et je m’en veux, m’en veux de penser encore à lui, de me rappeler de la finesse de ses traits et de l’intensité de son regard. Je m’en veux de laisser Lewis prendre la fuite pour épargner l’impossible, un vestige.
Le condamné ordonne et je m’exécute, docile à en crever. Et ça me coûte. Ça me coûte de me plier à lui et ses délires, de courber l’échine pour quelqu’un qui n’existe pas ou plus. Le flingue glisse sur le sol poussiéreux, cogne à sa godasse, ne tarde pas à rejoindre sa paluche. L’ordre balancé dans la foulée pour que je me débarrasse de ma veste avant de faire un petit tour sur moi-même, manière de s’assurer que je ne tente pas de la lui faire à l’envers. Rassuré par l’absence de métal à la ceinture, il se débarrasse de l’encombrant qui s’écrase et s’esquinte sur le bitume. De toi ou de celui qui te représente.

« J’vais m’barrer Andy et t’avises pas d’me suivre. Parce que j’hésiterai pas à te descendre. » qu’il menace tout en reculant.

Je lève les mains en signe de rémission et le regarde cavaler, s’enfuir à travers un interstice. Je me prends le visage entre les mains, cogne un salopard de caillou et crache un « putain ». Et qu’est-ce que je vais leur dire, moi, maintenant ? Que j’ai croisé ta gueule alors que ton putain de frère beugle à qui veut l’entendre que t’es mort depuis longtemps ? Que je l’ai laissé se barrer avec une arme chargée pour qu’il puisse s’en sortir sans être trop inquiété ? Ouais, bien sûr, un truc comme ça. Comme s’ils allaient me croire… Ton frère se chargera de me faire exécuter en clamant haut et fort qu’il avait raison depuis le début. Putain tu m’as foutu dans la merde.
Mais voilà que la chimère se met à causer, éructe dans ce timbre gravé à l’encéphale qui me glace sur place. Le cœur rate un battement ou deux ou trois avant de repartir dans une course folle. Je cligne des yeux, tente de me défaire de cette foutue illusion qui perdure et perdure. Un frisson s’accroche à la colonne vertébrale, puissant et désagréable. Haine crachée qui ne fait que trouver écho à l’intérieur de ma cage thoracique. Alors c’est toi. C’est toi alors que je ne voulais pas y croire. Toi et tes boucles noires et ton regard et ta bouche qui crache ces si jolis mensonges. Toi et cette haine que tu portes en écharpe comme si j’étais la cause de ta déchéance. Misérable vermisseau qui peine à s’articuler et à se tenir droit sur ses quilles. Fêlure à l’intime, la caboche déraille, voudrait se persuader de ne pas y croire. Le regard amer se pose sur sa carne, étudie le visage qui a tout juste changé avec l’âge. Et il n’y a que le silence en réponse à son injure, le silence et le mépris qu’il inspire. Plaies béantes qui suintent et qui s’infectent par sa simple présence nocive.
La veste est ramassée dans un geste laconique et enfilée aussitôt après. Les cheveux emmêlés sont replacés par-dessus, sans grande considération pour celui qui un jour aura compté mais n’a plus sa place.
Je marche en arrière, un pas puis deux avant de me retourner pour le laisser derrière moi. C’est ce que j’ai déjà fait, ce que j’aurais dû faire dès le début quand tu t’es ramené avec ta petite gueule d’ange au côté de ton cinglé de frère. J’aurais dû vous dire d’aller vous faire foutre, de trouver un autre pigeon pour exécuter vos plans merdiques.

Voix cinglante qui fend l’air, qui fait cesser l’avancée. Le palpitant se fend, la colère dégueule et la distance est écrasée en quelques enjambées. Le minois est tordu par la rage, par l’injustice, par les mots qui blessent, qui font mal.

« Tu crois que tu peux revenir d’entre les morts et penser que t’as tous les droits, hein ? Gaspar ou Tobias, j’sais même pas comment tu t’appelles connard. »

Le contact des paumes qui heurtent le torse est brûlant, comme une saloperie de flamme dans laquelle je viendrais de plonger mes mains. Et peut-être que t’existes pas vraiment, que c’est moi qui débloque, qui invente. Peut-être que je suis malade, que mon cerveau part en lambeaux depuis ce jour où j’ai compris que t’allais m’abandonner comme tous les autres.

« La ramène pas putain, t’entends ? Ramène pas ta sale gueule. C’quoi le plan ? C’ton frère qui t’as dit que j’viendrais par ici, et tu t’es dit que tu t’faisais chier, que t’avais rien d’autre à faire que de venir me rejoindre, juste comme ça pour la forme, pour le fun. Bah t’sais quoi, tu ferais mieux d’retourner dans la foutue tombe perdue au milieu de nulle part dans laquelle tu devrais être en train de moisir. »

Et je le pousse et le repousse avec une violence insensée ; me planque derrière cette colère pour ne pas montrer les blessures qui saignent encore. Celles que t’as inscrites trop profondément dans la chair avec les rêves et les promesses d’un avenir. Et regarde-le, notre avenir. Il est laid putain ouais, qu’il est laid et putride. Tu fais comme si j’étais la reine des garces alors que t’es le roi des cons. C’est toi qui a décidé de m’abandonner le premier. Toi et seulement toi. Alors ne t’amènes pas avec l’idée que je vais t’ouvrir grand les bras, te demander pardon pour un truc que j’ai pas fait.
La confiance a éclaté il y a trop d’années. Cette confiance aveugle et stupide qui peut nous lier à l’autre. Mais j’étais trop jeune, trop naïve. Cette naïveté qu’il a écrabouillée, qu’il a ratatinée jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Plus rien qu’un corps aux émotions rongées.

J’y croyais moi, tu sais. A tes sourires, à tes jolis mots enrobés de miel. Je croyais qu’on pourrait se battre contre le monde entier, que c’était nous et puis les autres. Nous et seulement nous. Ce nous que t’as flingué, que t’as réduit à néant. Je t’en veux tellement que je préfèrerais que tu sois vraiment mort.



Lewis flippe, veut s’assurer qu’Andy ne pourra jamais regagner la maisonnette ou le hangar de l’autre côté du mur. Il ne veut pas qu’elle parle, qu’elle offre les détails en pâtures, qu’elle offre sa vie à lui, surtout. Les dernières entraves sautent alors que la douleur persiste à la guibolle. Morsure purulente laissée par cette saloperie de bestiole. Il veut se loger une balle dans le crâne pour ne pas devenir l’une de ces abominations mais plus encore, il veut qu’ils payent. Qu’ils payent tous.
Morceau de ferraille qui écorche le derme, l’hémoglobine goutte sur l’asphalte défoncé par la végétation sauvage. Il les attire d’abord devant cette petite maison. Celle qui a vu son calvaire débuter. Les deux scientifiques en charge de cette opération fument leur clope en attendant le retour de la brunette qui tarde. Les pronostics vont bon train. L’un assure qu’elle y arrivera quand l’autre persiste à dire que ce n’est pas possible, que c’est rien qu’une petite nana. Sexisme de bas étage. Ils ne sont que trois, appâtés par le sang qu’ils reniflent. La faim constante accrochée à ce qui leur reste de bidoche. Lewis est malin les fait passer par-derrière et les laisse continuer leur chemin. Et il assiste au carnage, ça gicle et convulse ; morceaux de barbaques arrachées qu’ils s’empressent de becter mâchant tout juste les lambeaux de chair. Ils se bagarrent pour un bout d’intestin, les trognes fourrageant à même le bide. C’est que ça lui tire un haut-le-cœur au brun.


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MessageSujet: Re: Nobody loves no one [Tobias & Oswald]   Dim 3 Juin - 20:47

Elle ne dit rien, la traitresse, alors qu’il se relève avec difficulté. Elle ne prend pas la peine de répliquer, de l’insulter. Elle se contente de cligner des yeux, de le fixer comme on regarderait à travers un ectoplasme. De lui offrir la vue de son dos alors qu’elle ramasse sa veste pour s’éloigner. Il a envie de lui arracher, de la confronter. Se heurter à son masque d’indifférence est insupportable pour lui. Il y a trop d’incompréhension, de non-dits. D’interrogations couchées dans une lettre, sans jamais avoir pu franchir la barrière de ses lèvres. Leur histoire, elle a explosé en plein vol. Ils n’ont pas eu le temps de cesser de se supporter, de s’irriter des défauts de l’autre, de se disputer jusqu’à atteindre la rupture. Ils n’ont pas vécu l’usure d’un couple qui finit par se ronger puis se déliter. Il a suffit d’un dixième de seconde pour que tout bascule. Aussi rapidement qu’un verre qui s’éclate contre le sol. Sauf que c’était son corps à lui, fracassé au point d’avoir frôlé la paralysie. Elle l’a quitté de la pire manière qui soit, en piétinant le cœur qu’il lui avait donné. Aucune rééducation pour l’organe servile, rien pour réparer les morceaux cassés, réapprendre à aimer. Elle a fait de son palpitant une éponge, trouée et lessivée. Un truc difforme qui ne s’est remis en marche que pour absorber les ténèbres d’un autre, s’en gorger jusqu’à la lie.

Andy, elle a fait assez de dégâts comme ça dans sa vie. Elle est partie comme elle est venue, surement pas faite pour rester quelque part. Ou avec quelqu’un plutôt. Oswald l’a mis en garde à son propos dès le début, dès les premiers battements de cils. Cette fille, c’est une catastrophe qui a tout saccagé sur son passage, et qui ose se repointer après la reconstruction. C’est bancal, c’est pas très joli. C’est même plutôt laid et en ruines. Ya des fuites partout et des zébrures contre les murs de la baraque. Mais ça tient, malgré les courants d’air, la flotte, les piliers rongés par les thermites. Et surtout, ça a certainement changé de propriétaire, même s'il ne se l'avoue pas. C’est plus fort que lui toutefois. Il a besoin de se mettre dans l’œil du cyclone. De la provoquer, de la bousculer. De déclencher une réaction, n’importe laquelle. De la faire rester. « - C’est ça, tire-toi, c’est ta spécialité. » Qu’il siffle entre ses dents. L’animosité déborde de ses lèvres écorchées, la percute de plein fouet. L’attaque est suffisante pour qu’elle s’arrête, revienne en arrière. Retourne vers lui comme une furie. La brésilienne ne se fait pas prier pour lui asséner ses propres reproches, puis le percuter avec ses paumes. Elle s’acharne à maltraiter son torse, à le repousser en manquant de lui faire perdre l’équilibre. Elle n’y va pas de main morte, et il se sent finalement obligé de lui agripper solidement les poignets pour retenir ses coups. Les doigts serrent fort les quenottes, jusqu’à imprimer une trace écarlate contre la peau légèrement halée. Il redécouvre ses traits fins, détaille son visage et son apparence un instant. Elle n’a pas vraiment changé, vieillir n’a pas altéré ce naturel qui l’a tant séduit autrefois.

Le contact de son épiderme contre le sien le fait frissonner d’inconfort et le pousse à la lâcher subitement, comme s’il venait de se brûler. Les gestes sont brusques, sans la moindre once de délicatesse. La douceur d’antan reléguée aux oubliettes. « - Mon frère ? Mais de quoi tu parles putain ? Je lui ai pas reparlé depuis des mois. » Les sourcils se froncent, tentent de reconstituer les éléments du puzzle. Il ne comprend pas d’où la mention du premier Madsen sort, pourquoi elle en parle dans ces termes. A croire que la brune n’a pas cessé de côtoyer l’escroc. Une hypothèse qui ne l’étonnerait pas le moins du monde. « - Comment il aurait pu savoir où te trouver ? T’as l’air drôlement bien informée, pour une nana qui m’a laissé pour mort ya dix ans de ça. Qu’est-ce qu’il t’a raconté ? » S’il était au courant qu’elle était en vie quand ils se sont croisés, le danois s’est gardé de lui signifier. Il ne peut pas réellement lui en vouloir néanmoins. Il peut lui pardonner de n’avoir informé ni l’un ni l’autre, après la manière dont les choses se sont terminées. Il pourrait presque le remercier, si un arrière-goût amer ne restait pas en travers de son palais. Les mensonges par omission du frangin, il en a soupé. Les déductions se font rapidement, lui semblent évidentes.

« - Vous bossez ensemble c’est ça ? Bon sang c’est lui que t’aurais dû brancher à l’époque, vous vous méritez bien. Sauf qu’il t’avait parfaitement cernée dès le départ, alors fallait forcément que tu trouves un autre pigeon. C’était pas faute de m’avoir mis en garde pourtant. » Qu’il déplore, en se remémorant les nombreux avertissements de l’ainé. Il ne l’a pas sentie d’emblée, la voleuse. Tobias s’est cependant refusé à l’écouter. Trop envouté par la jeune femme pour voir lui-même les signaux d’alerte. Il a pris sa lourdeur pour de la jalousie mal placée. De la possessivité, la crainte qu’elle prenne une place excessivement importante dans son existence. Il y en avait sans doute, avec des couches de mauvaise foi. Mais il ne s’est pas trompé sur son compte, puisqu’elle s’est barrée de la façon la plus abjecte possible. « - Et je t’arrête tout de suite dans tes délires, j’ai une gueule à avoir fait exprès de tomber sur toi ce soir ? Je suis aussi surpris que tu l’es. C’est à moi de t’en vouloir, cesse un peu de te faire passer pour une victime. » Assène-t-il, du mépris sur les lippes. Elle n’a pas le droit d’être en colère, de se comporter comme s’il avait tous les torts, ça lui parait aberrant. Risible à en crever. Ce n’est pas lui qui a pris la poudre d’escampette après qu’elle ait traversé une vitre, manqué de rendre son dernier souffle. Pas lui non plus qui a beuglé à une pourriture de lui trouer le crâne et a hésité à la laisser se faire étrangler devant lui.  

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MessageSujet: Re: Nobody loves no one [Tobias & Oswald]   Lun 4 Juin - 0:54


@Tobias Madsen & Andy Serra

Nobody loves no one

What a wicked game to play
To make me feel this way
What a wicked thing to do
To let me dream of you
No, I don't want to fall in love
Paroles (c) Chris Isaak - icons (c) BONNIE





Et je veux le blesser, lui arracher des bouts de lui comme il a arraché des bouts de moi. Je voudrais le voir à genoux, à demander un pardon qui n’arrivera jamais. Ce pardon que je ne suis même pas certaine d’être capable de donner. Pas après tout ce temps, pas après ces dix années qui ont agi comme un putain de poison, rongeant tout jusqu’à la déraison. Organe qui ne sait plus s’emballer pour un minois, une phrase ou quelques caresses. T’as tout saccagé à l’intérieur, tu m’as rendue inapte et bancale. T’as flingué la confiance et les sentiments. Ouais, Tobias, t’as laissé des creux, des vides, des meurtrissures.
Alors je cogne, ouais, Je le cogne. T’es un traître et un menteur. Comment t’as pu me faire ça putain, comment ? Les paumes claquent encore. Je te déteste, je te déteste si fort. Âme qui se fendille à mesure que les chairs s’entrechoquent. Je l’ai rêvé tellement de fois, ce moment présent, ces retrouvailles. J’ai imaginé mille scénarios, tous différents. Du rire aux larmes en passant par l’oubli et la passion. J’ai imaginé que je te déballais toute l’horreur inscrite au cœur, ces horreurs que tu faisais taire de tes mots, de tes caresses ; qu’on se retrouvait dans nos silences. Ces silences qui veulent tout dire et qui suffisent.  J’ai imaginé que tu m’avais oublié, que tu ne savais plus qui j’étais quand tout mon être te réclamait. Mais je n’avais pas imaginé que te revoir pouvait me faire aussi mal en dedans.
Prison de chair qui se referme autour de mes poignets. La trogne décomposée se redresse, billes qui s’ancrent à leurs opposées. Décharge électrique qui le pousse à reculer et me force à la boucler. Le frère mentionné et les conneries qui en découlent. Ça turbine dans la caboche pour assembler les morceaux du puzzle. Et je comprends, putain je comprends. Ce chien qui a menti pendant tout ce temps. En même temps, je ne sais pas tellement à quoi je m’attendais. Après tout, vous venez du même ventre. Le mensonge, ça doit être inscrit dans vos gènes bâtards. Sonnée par la nouvelle, je ne réponds pas, le laisse débiter ses inepties sans l’arrêter dans le cheminement crade de ses pensées. Et pourquoi faire ? On s’en fout de ce qu’il a raconté ou pas. On s’en fout parce que ça ne change rien, ça ne change pas qui tu es et ce que tu comptais faire dès le début. Ça ne change pas l’abandon, les dix années paumées, le mal que tu m’as fait.

Déduction amère, Oswald mentionné tout juste comme l’autre à brancher. Et tu t’attends à ce que je te dise que c’est lui que je visais au tout début ? Que je voulais le coucher entre mes cuisses juste pour obtenir un ascendant merdique ? Tu la veux jusqu’où, la vérité ? Celle où je te claque que t’étais le pigeon visé. Le gars un peu trop jeune et un peu trop naïf, l’ombre d’un aîné qui a bouffé toute la lumière pour exister. Et après, après tu veux que je te mente pour que ce soit plus facile à digérer ? Que je te dise que t’étais rien que ça, que le petit oiseau à tenir sagement dans son nid pour mieux dévorer ses œufs sous ses yeux ? Sois pas con, tu veux. Me fais pas croire que tout ça, c’était pas un jeu pour vous deux. Un jeu vicieux entre frères, à combien de nanas vous avez fait le coup, hum ? Elles sont combien à être tombées dans le panneau et à t’aimer ? J’imagine, que t’as arrêté de compter. Les dernières syllabes achèvent, myocarde qui déconne et rage qui enfle dans le thorax. L’envie de partir subitement après l’avoir cogné me ronge la boîte crânienne. Coup de tête pour exploser son nez ou le poing pour abîmer sa si jolie petite pommette. Réflexion intense sur le comment procéder pour mieux se tirer. De toute évidence il n’en résultera jamais rien. Rien que du mépris et du dégoût. Je voudrais que tu me touches encore à me faire mal pour que j’oublie qu’un jour, je ne désirais plus que ça ; que tu me cognes et que tu m’insultes pour fracasser les bribes de sentiments qui survivent. Je voudrais juste que tu butes tous ces trucs auxquels t’as donné vie sans même me demander mon avis.
Mais face à lui, l’échine ne veut pas ployer. Fierté déplacée qui pousse et pousse à l’éradiquer de la mémoire, à froisser les souvenirs, à anéantir ces trucs qui me bouffent la poitrine.

« Merde, j’suis désolée, tu m’en veux pas trop ? Ça va, t’as pas trop souffert quand même petit pigeon ? J’vois que t’as appris à voler sans briser tes ailes, faut croire qu’en fait, tu savais voler avant même que je me ramène. »


Timbre exagérément soyeux, merde soigneusement enveloppée de sucre avant que tout ne se brise, qu’il ne reste que le fruit pourri.

« Tu vas te foutre de ma gueule longtemps, Gaspar ? T’es là à te plaindre alors que j’ai été le dindon de votre farce. Et quoi, tu veux qu’en plus je m’attriste sur ton triste sort ? Mais t’as rêvé putain. Tu veux m’en vouloir pour quoi, au juste, parce que ça m’intéresse. Parce que j’ai compris ton petit jeu à la fin ? Que j’ai fait foirer le bouquet final, ce moment où tu disparais ou que tu m’annonces que tu tires, que j’étais un joli petit jouet mais que maintenant faut passer à autre chose ? »


Ça se brise à l’intime, déchirures profondes qui font luire les prunelles. Reniflement bruyant avant de le fuir, de fuir sa vision. Je recule d’un pas puis trois puis cinq. Sanglots ravalés pour ne rien offrir, ne rien lui donner à grailler. Parce que tu mérites plus rien, t’as perdu tous tes droits il y a dix ans de ça. Tu m’as perdu même si je rêvais de te retrouver. Mais les rêves en sont parce qu’ils sont des réalités déformées. Des désirs, des souhaits que personne ne peut jamais exaucer.

« En fait dis rien. Juste, ferme-la. J’ai pas envie que tu m’bousilles la cervelle avec tes bobards. Pour moi t’es mort. T’es mort l’jour où t’as décidé d’te barrer avec ton frère juste après le casse. J’dois t’reconnaître au moins ça, t’es un bon baratineur. J’y croyais à tes conneries jusqu’à ce que je pige que tu t’étais foutu de ma gueule. »

La distance s’amplifie à mesure que je recule, que je nous sépare, que je le relègue au rang de mirage. Et peut-être que j’ai gobé un mauvais cacheton, que j’suis en train de faire un bad trip quelque part en compagnie de Donna ou de toute la clique de dégénérés.
Je suis prête à me tirer, ce même choix foutu sous le pif comme il y a plusieurs années. Et ça n’a pas changé, j’te laisserai pas me briser plus que tu ne l’as déjà fait. J’veux pas être cette foutue vague qui se brise sur le ressac.


La vermine se chamaille, se repousse et se gronde. Saletés qui ne pensent qu’à bouffer. Et Lewis les conduit tout droit vers lui et vers elle. La fièvre le fait délirer, brouille sa vue tandis qu’il ne veut pas perdre son but. Patte traînante et sanguinolente, il s’amène en face d’Andy. Le regard fou se pose sur la femelle, l’imagine déjà à terre, les tripes à l’air. Sortie béante qu’il bouche de sa carcasse quand une poignée de zombies le suit à la trace à quelques mètres de là. Flingue levé et posé sur la tempe malgré l’objection de la brune. Le sourire du mort se peint sur sa gueule défoncée. Un Boum résonne contre les parois de la pseudo arène, attire les deux bestioles affamées qui n’ont pas pu goûter à la chair promise dans cette baraque déglinguée.
La barbaque retombe mollement, cervelle éclatée répandue sur le sol. Et elle le fixe Andy, lui et son regard vide ; tarde à comprendre l’ampleur des dégâts, figée devant la carne trouée.


Elle est laide la mort. Cette mort que Lewis vient de se donner, cette mort que la Falciferae souhaitait. Ça bourdonne dans les oreilles. Geste ridicule et sans intérêt. C’était bien la peine de te débattre pour finalement crever comme un chien.
Je les entends à retardement, les voit quand ils ont déjà passé l’entrée. L’idée de prendre le flingue m’effleure mais c’est déjà trop tard. Ils se jettent sur la viande comme la misère sur le pauvre monde. Et il faut partir, s’échapper sans faire de bruit pour ne pas les attirer vers ce palpitant qui ne demande qu’à être dévoré. Gaspar devenu Tobias est vaguement regardé, cette jambe qui peine à le faire avancer, qui frotte le bitume, qui s’accroche dans les ronces. Patte folle qui le tuera probablement avant même qu’il ne rejoigne les hauteurs. Et entre nous, tout est déjà consumé. Je marche lentement vers l’embrasure dans les blocs de pierre, espère secrètement qu’ils ne me verront pas. Mais c’est de la merde parce qu’ils me sentent, se jettent sur moi d’abord, se rendent compte qu’il est là, lui aussi, plus proche qui plus est.
Je le laisse se démerder, cavale jusqu’au corps encore chaud de Lewis et récupère le flingue. Balle chambrée, la tête de la bestiole explose au-dessus de sa gueule, recouvre son visage de fluide carminé. C’est trop facile, c’est trop facile de les regarder te becter, te voir crever. Je veux que tu vives, je veux que tu gardes les yeux grands ouverts et que cette salope de vie ne te fasse aucun cadeau. Je veux que tu sois triste, que tu chiales, que tu souffres, que tu rumines. Je veux que ce soit ça, qui te crève.


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MessageSujet: Re: Nobody loves no one [Tobias & Oswald]   Dim 24 Juin - 11:52

La trogne se penche vers le parebrise, les doigts glissent contre le volant. Une vue d’ensemble qui ne lui fournit pas la moindre explication. Un coup de pied dans la portière pour l’aider à dégueuler le corps. Ce vieux véhicule rutilant ne verra pas le prochain hiver, malgré tous les soins que le mécano attitré de la Falci’ s’empresse de lui fournir. La brise légère chatouille la tronche grisâtre de l’épuisé. Oswald, on l’appelle que quand ça sent mauvais et qu’il faut quelqu’un de suffisamment barré pour aller récolter les morceaux. Une mission qui a peut-être mal tournée, une tâche dont il ne connait que très peu de détails finalement. Peut-être qu’il aurait dû les réclamer- enfin pour ça, fallait déjà qu’il soit initialement intéressé. Le gaillard qui l’a supplié de prendre sa place, lui a vendu cette affaire contre quelques drogues expérimentales. Toute échappatoire à cette réalité nauséabonde lui parait valoir le coup. Alors l’escroc enfonce ses semelles dans le sol et avance d’un pas relativement lent vers la bâtisse où les docs doivent encore bidouiller quelques corps malchanceux. La surprise ne s’invite même pas sur les traits de l’aliéné quand il réalise très vite que la baraque tient davantage lieu de cimetière que de labo clandestin. Un tombeau au max de sa capacité qui accueille l’enquêteur le moins impliqué de l’Univers. La puanteur lacère les narines de l’infecté. Trainées sanguinolentes qu’il tente de suivre ci et là avant de s’orienter hasardeusement dans la brousse pour refoutre la main sur les fugitifs. Le prisonnier a dû se tirer à la première occasion et le mafieux espère que son gardien l’a coursé. Avec lassitude, le scandinave emprunte la voie qui lui parait être la plus sensée.

Les mètres s’accumulent avant que le tir n’oriente sa progression. Sans aucun émoi, le quadragénaire attrape son flingue et s’avance prudemment vers les silhouettes, arrive à dénicher un angle qui lui permet de voir sans être aperçu. Les yeux tombent sur la brune très rapidement, un grognement lui échappe immédiatement. Forcément. Si ça foire, on peut compter sur Serra pour en être responsable. L’arnaqueur saisit à présent très bien le silence maladif de son comparse quant à l’identité du collègue assigné à ce coup foireux. Il s’est fait entuber et bien profond. L’azur s’assombrit quand il baisse légèrement la bouille vers les deux corps échoués. Sans doute le célèbre captif. Avant qu’il ne perçoive les boucles dansant autour du visage familier, que le cœur se retourne jusqu’à se décaler au-dedans. L’attention se reporte sur la folle furieuse armée jusqu'aux dents. Il bondit, le dément pour lui tordre le bras à la harpie. Tête qui prend de l'élan et vient brutalement cogner le front adverse afin de la déstabiliser pour lui arracher définitivement le revolver. L’objet glisse au sol, il le repousse d’un coup de pied bien étudié, tient la gorge serrée de la trafiquante d’un bras enroulé autour de sa trachée avant de brayer un « Je te jure que cette fois-ci, je te butte s’il est… » Sèchement pendant que la silhouette reprend de la hauteur à quelques pas de là. Souffle qui redémarre difficilement, pouls qui s'agite, il rejette sans ménagement vers l’avant la brésilienne et s’avance vers son frère apparemment toujours vivant. Heureusement.

Le choc de cette rencontre contracte encore ses traits tandis qu’il avise la chair maculée d’hémoglobine, en quête d’une quelconque meurtrissure. « Putain Tobi, qu’est-ce que t’as encore foutu ? T’as suivi la route de briques jaunes et t’es tombé sur la vilaine sorcière au lieu du magicien d’Oz ? Fallait lui cracher dessus, ça va peut-être la faire fondre. » Qu’il ironise en la fusillant une énième fois du regard avant de revenir vers l’objet de ses préoccupations. « Qu’est-ce qu’elle t’a encore fait subir la chieuse ? J’espère qu’elle t’a pas refilé ses MST ce coup-ci. » Joute provocatrice qui cache bien mal son malaise et la terreur éprouvée à le voir écroulé et l’autre si prête à appuyer à nouveau sur la détente. Toujours bercé par la stupeur et l’anxiété, l’intrus en oublie qu’elle le croyait toujours mort, le frangin. Et qu’il n’a pas pris la peine d’informer son frérot de la survie de la furie, non plus. Tous trois se retrouvent au centre d’une mauvaise tragédie grecque. Tous les éléments sont réunis pour le massacre, pour les rires et les pleurs sans le moindre applaudissement du public.

Mais cela ne semble pas spécialement effleurer la conscience du voyou qui n’a déjà plus que l’attention occupée par la santé de son cadet. Aussi bien physique que psychique d’ailleurs avec la saleté à proximité, toujours aussi empressée à le bousiller semble-t-il. « Et toi, t’as un seul job et tu le foires en beauté. J’ai hâte de te voir ramper pour expliquer ce qui s’est passé. Un tas de cadavres, un témoin, des zombies, c’est le début d’une mauvaise blague limite. » Clope qui s’échappe du paquet pour atterrir entre les lèvres. Il tire une bouffée de nicotine très tranquillement. Trop tranquillement pour être tout à fait honnête. « Tu faisais quoi à rameuter toutes les bestioles du coin en gâchant tes munitions comme la dernière des connes ? T’essayais d’achever le travail peut-être ? Ça t’a pas suffi la première fois ? » Qu’il accuse avec beaucoup d’impertinence, la roublarde. Bien entendu, il ne s’agit pas du labeur qu’elle se devait d’exécuter pour leurs employeurs mais plutôt de sa propension à foutre en l’air le benjamin. Le fumeur ne peut s’empêcher de montrer les crocs, de rester symboliquement entre elle et Lui, prêt à la déchiqueter si elle tente de l’abimer d’une quelconque façon que ce soit. Tobias devient sans la moindre hésitation la priorité du dernier arrivé. Il s’en fout totalement de Lewis, il ne sait même pas à quoi il ressemble le lâche. L’important, c’est de les séparer ces deux-là et de créer suffisamment de distance de sécurité pour qu’elle ne puisse plus l’atteindre. Foutu karma qui les a rassemblé ici. Le prétendu indifférent ne s’attendrait jamais à mieux de toute façon. A force d’aligner les décisions immorales, il récolte ce qu’il sème. Dommage que Tobias soit également touché par ce phénomène. Œillade en direction du rebelle pour s'excuser, intention qui ne passe pas bien sans nul doute, expression trop troublée pour réellement articuler quelque chose de concret.

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Nobody loves no one [Tobias & Oswald]

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