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 Until the road ends • Duncan&Ayalone

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MessageSujet: Until the road ends • Duncan&Ayalone   Dim 10 Juin - 19:05

man it's been a long day
Duncan & Ayalone




Les détails de la soirée glissaient sur la mémoire d'Ayalone comme des gouttes de pluie sur une vitre close. Elle revoyait des visages, se remémorait des bribes de conversations comme un remixe qui ne ressemblait à rien et de toute façon, ça n'avait pas d'importance. Ni sa mémoire défaillante, ni ses jambes montée sur des hauts talons qui semblaient tanguer avec le monde autour d'elle n'en avaient. Ayalone était fin saoule et elle allait envoyer jusqu'à la dernière personne de cette pauvre terre aller se faire voir si tout du moins elle arrivait à atteindre la porte de sortie du bar...
Comment était elle arrivée là ? Où était elle seulement ? La belle rousse n'était même plus en état de se le demander. La révélation de sa nature monstrueuse au monde entier lui était tombée dessus comme un couperet et quand elle s'était quelque peu remise du choc, la belle rousse s'était reprise en main seulement pour se trainer vers une montagne plus haute afin d'être certaine de ne pas rater sa chute. En réalité, dès que les images révélatrices, cruelles, avaient disparues des écrans de la ville, Ayalone avait claqué la porte de sa boutique de prêts sur gages, non sans en avoir retiré quelques affaires qu'elle avait précieusement caché à un endroit dont elle avait le secret, et puis elle était allée chez la première personne à laquelle elle avait pensé : Matthias. Matthias qui connaissait son secret, Matthias qui était doté d'empathie et qui possédait de l'alcool, quelque part dans sa cuisine. Alors elle avait frappé à sa porte et à un moment dans la soirée elle avait prit la poudre d’escampette et avait continué sa tournée des bars en solitaire. Seule, comme elle savait l'être, seule comme elle allait l'être sûrement pour les prochaines semaines, peut-être mois qui allaient suivre, dès que les sbires du Gouvernement auraient réussis à mettre la main sur elle...
Alors doté de ses connaissances sur la Nouvelle-Orléans, la belle rousse avait fait un tour dans tous les bars où on pouvait encore trouvé de l'alcool qu'elle connaissait. Et au fur et à mesure de l'avancé de la soirée, elle oublié tout, en commençant par les évènements d'il y avait de ça quelques minutes seulement jusqu'à l'annonce qui avait signé sa fin et qui commençait, avec le rhum, à ressembler à un cauchemars de très mauvais goût.
L'alcool avait l'odeur de la cendre chaude dans la gorge de la voleuse d'énergie. Une sensation détestable, une sensation qui retournait l'estomac de la jeune femme, mais pas assez pour qu'elle s'arrête.
Alors Ayalone termina son énième verre, ignora royalement le regard de l'homme qui la détaillait grossièrement de l'autre côté du bar et remonta difficilement les escaliers avant de sortir à l'air libre pour se trouver un autre endroit où oublier.
L'air frais de la nuit glissa sur le visage de la prêteuse sur gages, faisant voler ses cheveux roux autour d'elle et manquant presque de la déstabiliser au vu de son état d'ébriété avancé. Mais la jeune femme se sentait bien. Son esprit était grisé, endormi par l'alcool. Elle était ailleurs, dans un état second qui la faisait voguer au dessus des nuages noirs de ses soucis. Il n'y avait plus rien que ses pas qui tanguaient sur le sol, son insouciance du moment et son envie de rire pour rien, quasiment incontrôlable.

Un autre bar était passé sur son esprit faussement alléger quand la belle rousse exténuée, incapable d'aligner encore un pas sans s'effondrer, fini par s'adosser à un mur, près de l'entrée du bar, les yeux clos en se laissant bercer par les bruits étouffés de la fête battant son plein.

Et soudain elle l'entendit. Elle le sentit peut-être avant tout, malgré la fatigue, malgré l'alcool, son odeur était inévitable, un parfum frais et peut-être une légère senteur de panda roux...
Les grands yeux verts de la jeune femme s'ouvrirent pour l'apercevoir. Gabrié. Toujours dans ses pattes quand il ne l'aurait pas du.

- Gaby ! 

Elle interpella, se rendant compte avec son intervention qu'elle n'avait vraiment plus le contrôle sur ses mots. Peut-être sur ses actions non plus. Pourquoi l'avait-elle appelé ? Pourquoi ne l'avait-elle pas simplement laissé continué son chemin ? Malgré tout, la jolie rousse n'arrivait pas à regretter.
Aya tenta malgré tout, malgré le manque d'énergie, de se relever, pour la prestance, pour la fierté. Appuyée contre le mur, elle se redressa, tangente.

- Tu n'es pas venu me chercher j'espère ? 

Peut-être qu'il n'avait pas vu l'annonce. Peut-être qu'il avait été occupé, qu'il ne savait rien de ce qui s'était passé. Ayalone ne voulait pas de sa pitié, mais elle ne voulait pas lire le dégoût sur son visage non plus. Malgré tout ce qu'elle avait pu dire, malgré tout ce qu'elle avait pu tenter de se faire croire : l'avis de Gabrié comptait, il compterait toujours, peut-être maintenant plus encore que jamais.

- Ou peut-être que tu es venu m'achever ? Alors vas-y. 

Elle écarta un peu les bras, lui présentant son cœur sans défense, ce même cœur qu'il avait su si bien poignarder quelques siècles plus tôt. Et peut-être que s'il regardait assez attentivement, il saurait y voir encore la trace d'une plaie toujours ouverte...

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MessageSujet: Re: Until the road ends • Duncan&Ayalone   Mar 26 Juin - 18:26

Quand j’avais vu les annonces, j’avais pâli. J’avais senti tous mes muscles se contracter, malgré moi, et les frissons parcourir mon corps. Au début, cette histoire de Hide et de ses défis, de ses secrets, je n’y avais pas bien prêté attention. J’avais suivi un peu, vaguement. Il y a peu, je me serais inquiété de tous les cadavres que l’homme masqué aurait pu sortir du placard de Rafael. Mais Rafael, dernièrement, était bien le cadet de mes soucis. La douleur de notre dernière discussion était toujours bien présente, prête à me lacérer les côtes à la moindre occasion. Je n’avais plus revu Rafael après avoir remis ma démission. J’avais attendu la milice toute la nuit, et tout le lendemain. Mais ils n’étaient jamais venus. Soit Rafael avait changé d’avis, soit quelqu’un avait décidé que c’était une décision de merde. Notre discussion brûlait encore dans mes souvenirs. J’avais erré chez moi, pendant quelques jours. Je m’étais tellement énervé que j’avais dû me transformer deux fois par jour, sous le coup de l’émotion. Putain ce que ça avait fait mal. Tout faisait mal. J’avais perdu mon meilleur ami, mon meilleur allié. J’étais là, chez moi, sans boulot. A pleurer une relation qui, de toute évidence, n’avait pas été construite sur des bases solides, contrairement à ce que je pensais.

Au bout d’une semaine, j’avais cherché un nouveau boulot, et puis je m’étais pointé à l’hôpital. Après tout, quitte à protéger des gens, autant que ce soit des gens bien ; j’avais appris ma leçon. Au début, je pensais que ce serait simple, vigile à l’Adventist. Plus simple que d’essayer de protéger un ministre haï par une partie de la population. Mais en réalité, ce n’était pas plus simple. Le trafic de sang était une plaie qui voyait des gens désespérés tenter de voler les réserves médicales. Le rationnement rendait les patients fous, ils refusaient de quitter l’hôpital et retrouver la misère chez eux. Toute cette situation amenait pas mal de violence, et le personnel soignant était souvent menacé voire pire. L’avantage, c’est que mes journées ou mes nuits de travail passaient rapidement.

Bref, l’histoire de Hide m’était un peu passée au dessus de la tête. Au pire, tout le monde saurait que je n’étais pas un ours mais un mignon panda roux. Que mon vrai prénom était Gabriè et que j’avais 600 ans bien tassés. Je crois que toutes ces choses commençaient à m’être égales. Mais non, Hide n’avait rien dit sur moi. En revanche, il s’en était pris à Ayalone. Mes yeux n’avaient pas pu se détacher de l’écran alors qu’on voyait clairement la rousse blesser une personne en…je ne saurais comment l’expliquer. En aspirant son énergie ? Je connaissais l’existence de ces sorciers déchus, en quelque sorte, c’était connu au Gouvernement. Mais je ne l’avais jamais vu concrètement. C’était étrange, même pour moi. Tout ce que je savais pour sûr, c’est que désormais, elle était en danger. Les gens comme elle étaient traqués, pucés, ostracisés, laissés aux tâches infâmes. Ou mis en prison et tués s’ils refusaient de se laisser faire. Et bordel, Ayalone serait capable de ne pas se laisser faire.

Alors j’avais couru vers sa boutique, mais l’endroit était vide. Elle avait pris les devants, de toute évidence. J’ignorais où elle habitait. J’avais posé deux trois questions, surveillé les entrées à l’hôpital. Rien. Ayalone était quelque part dans la nature, mais j’ignorais où. Les jours avaient passé, sans nouvelles, je m’étais fait un sang d’encre. Puis une raison. Je l’avais perdue à nouveau. C’est drôle, alors que je n’avais jamais voulu qu’elle revienne dans ma vie, maintenant elle me manquait presque. Ce soir-là, j’étais sorti du boulot, et au lieu de rentrer chez moi comme d’habitude, j’avais décidé de faire un crochet par Bourbon Street, pour voir du monde, prendre un café, lire un livre d’Histoire emprunté à un collègue. Arrêter de me morfondre sur Rafael, Ayalone, la merditude du monde.

Alors quand elle m’appela dans la rue, j’en sursautai légèrement. Gaby. C’est un surnom, ça, Gaby ? Elle ne m’avait jamais appelé autrement que Gabriè. Je fis volte face, me retrouvai face à elle, à quelques mètres. Elle se relevait, assez difficilement, du mur sur lequel elle était appuyée. Elle semblait être dans un sale état. L’instinct me poussa à m’approcher d’elle. Malgré tout, malgré sa situation délicate, malgré son état, elle m’apostrophait. Cela m’aurait fait sourire si je n’étais pas si inquiet. Parce que je n’avais jamais vu Ayalone comme ça, jamais. Elle se donnait une contenance, jouait la fière, me provoquait même, mais elle n’en menait pas large. Elle était clairement alcoolisée. J’arrivai devant elle, la regardai un instant, cherchant des traces de blessures, mais elle semblait intacte. A l’extérieur tout du moins.
« Qu’est-ce que tu racontes ? Je ne suis pas…je t’ai cherchée, Ayalone. Pas pour t’emmener ou quoi, juste…j’ai vu la vidéo et… »
Putain, voilà que j’en perdais mes mots. Je l’avais envoyée chier la dernière fois qu’on s’était vus. Refusant de lui donner plus d’attention et de lui rendre plus service. De la laisser entrer un peu plus encore dans ma nouvelle vie. Mais là, c’était autre chose. C’était grave, plus grave.

« J’étais inquiet, merde ! J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose ! Bon sang, tu pues l’alcool. Tu ne devrais pas rester comme ça toute seule dans la rue si tard. La milice pourrait te tomber dessus… »
Je jetai un œil par-dessus mon épaule, furtivement. Pas de miliciens en vue et personne dans la rue ne semblait prêter une attention particulière à nous. Vu comme ça, Aya devait sûrement passer pour une femme alcoolisée de plus. Je posai doucement ma main sur son bras droit.
« Tu ne peux pas te permettre d’être dans cet état, Ayalone. Pas en ce moment. Tu sais ce qu’ils font aux gens comme toi ? Bordel…pourquoi tu me l’as pas dit plus tôt ? J’aurais pu t’aider. Regarde-toi, tu trembles. »
D’un geste, j’enlevai ma veste et lui posai sur les épaules. On avait l’air fin, elle avec cette veste trop grande pour elle, moi en chemise noire au milieu de Bourbon Street. On déconnait un peu dans le paysage.
« Je te ramène chez toi ? Ou là où tu loges ? Je te veux aucun mal, c’est promis. Je ne travaille même plus pour le Gouvernement. Il semblerait qu’on soit tombés tous les deux bien bas… »

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MessageSujet: Re: Until the road ends • Duncan&Ayalone   Ven 29 Juin - 23:26

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Duncan & Ayalone



Gabrié. Ne s'était-elle pas dit en début de soirée qu'elle ne voulait pas le voir – qu'elle ne pouvait pas le voir ? Qu'elle aurait honte, peur de sa réaction, que toute parole de trop pourrait la faire passer dans un état définitivement hors de contrôle ? Mais ça c'était avant que la belle rousse ne se rende chez Matthias, avant qu'elle ne descende des litres d'alcool chez lui et puis dans un bar, et un autre. Maintenant elle se sentait presque... presque heureuse de le voir. Les litres de rhum semblaient essuyer toute retenue, toute gène et peut-être une partie de leur passé pour ne laisser plus que le bonheur de voir un visage amical dans des temps de guerre...
Que lui avait-il dit déjà la première fois qu'ils s'étaient revus ? Qu'il n'avait plus jamais retrouvé l'amour après elle. C'était bien ça qu'il lui avait dit ? C'était en tout cas ce que l'ancienne prêteuse sur gages avait retenu. Et pourtant elle doutait. Il pouvait toujours être venu la chercher, il pouvait toujours n'être là que pour la maintenir un instant de plus la tête sous l'eau, juste le temps qu'elle manque définitivement d'air.
Le restant de la soirée s’était définitivement envolé. 

« Qu’est-ce que tu racontes ? Je ne suis pas…je t’ai cherchée, Ayalone. Pas pour t’emmener ou quoi, juste…j’ai vu la vidéo et…  »

Il avait vu la vidéo. Tout le monde avait vu la vidéo. Mais au delà des effets de l’alcool, cela fit tout de même quelque chose à Ayalone d’avoir la confirmation de ses propres lèvres que lui aussi l’avait vue. Qu’il l’avait vu elle, dans cette horrible situation, dans sa détestable condition. Et quoi ? Est ce qu’il la haïssait plus encore ? Est ce qu’elle le dégoûtait ? Est ce qu’il savait qu’il était en partie responsable de tout ça ? Parce que c’était lui qui l’avait envoyée tout droit à Darkness Falls, là où elle avait subit sa transformation et essuyé des siècles de peine. Mais pour le moment, la seule expression qui semblait planer sur le beau visage de Gabrié était une franche inquiétude et si d’habitude, Aya aurait écrasé tout cela avec une remarque cinglante sur la pitié, l’alcool qui coulait dans ses veines l’en empêchait maintenant. 

« J’étais inquiet, merde ! J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose ! Bon sang, tu pues l’alcool. Tu ne devrais pas rester comme ça toute seule dans la rue si tard. La milice pourrait te tomber dessus…  »

Quoi ? La voleuse d’énergie considéra son ancien amour en silence pendant un moment. Il...

- Tu... t’es inquiété pour moi ? 

Et puis le reste de sérieux de la belle rousse s’envola dans un éclat de rire. L’homme qui avait mit fin à sa vie s’inquiétait maintenant de son bien être. Dans quel univers parallèle ce genre de choses arrivaient elles ? 

- Jai du mal comprendre... Tu t’es inquiété que je puisse ne pas déjà être derrière les barreaux, c’est ça ?  

Elle articula difficilement. Il s'agissait tout de même d'une longue tirade pour une jeune femme aussi soigneusement imbibée...
Puis comme au ralentis, la jeune femme vit soudain la main du brun se lever pour se poser doucement sur son bras. Un frisson la secoua alors que son regard embrumé ne pouvait désormais plus se détacher de la vue de ce contact. 

« Tu ne peux pas te permettre d’être dans cet état, Ayalone. Pas en ce moment. Tu sais ce qu’ils font aux gens comme toi ? Bordel…pourquoi tu me l’as pas dit plus tôt ? J’aurais pu t’aider. Regarde-toi, tu trembles.  »

Les traits d’Ayalone tentèrent de se plier dans une expression contrariée. Il racontait n’importe quoi, il parlait comme s’ils étaient amis alors que la dernière fois qu’ils s’étaient vus, tout le monde avait clairement exprimé sa haine pour l’autre. C’était simple : ils ne pouvaient plus se supporter, il y avait bien trop de rancoeur entre eux, trop de choses qu’ils avaient détruites de leur propres mains. Alors pourquoi donc parlait il ainsi ? Avait-il suffit qu'il la voit en danger pour oublier tout ce qu'ils s'était infligés ? Même la Ayalone alcoolisée ne savait pas croire à ce genre de choses.

- Pourquoi est ce que je t’aurais demandé de l’aide ?  

Elle demandait un peu faiblement mais réellement interrogée alors que toute trace de sourire avait de nouveau quitté ses lèvres et tout en continuant d'ignorer la moitié de ses phrases, ne les entendant peut être même pas, les laissant glisser sur elle, sur sa barrière d’ivresse qui la rendaient plus légère, moins calculatrice, plus sincère. 
Tout n'était-il pas clair entre eux ? Leur dernière rencontre n'avait-elle pas effacé toute chance de réconciliation ? Ayalone était perdue, perdue comme elle n'avait pas l'habitude de l'être ou d'avouer l'être. Perdue dans sa tête qui tanguait au rythme de son cœur et perdue entre ses émotions qui étaient intensifiées par l'ébriété.

« Je te ramène chez toi ? Ou là où tu loges ? Je te veux aucun mal, c’est promis. Je ne travaille même plus pour le Gouvernement. Il semblerait qu’on soit tombés tous les deux bien bas…  »

Incapable de réagir aussi violemment qu'elle l'aurait fait d'habitude, refusant de toute façon de le faire réellement, la belle rousse resserra autour de ses épaules la veste que son amant venait de lui confier. Elle sentait son parfum, Ayalone en avait eu une effluve, alors elle remonta une des manches vers son visage pour mieux s'en imprégner tandis que les réminiscence de moments passés dans ses bras venaient lui serrer le cœur et la faire tanguer un peu plus sur ses jambes. Soudain elle avait envie d'une étreinte, de venir se perdre tout contre lui, juste de coller son corps au sien, d'écouter les battements de son cœur, de sentir sa chaleur et d'oublier le monde tout autour. Alors la belle rousse fit un pas en avant, un pas vers lui, et vint s'asseoir sur le rebord du trottoir.

- Je n'ai plus de chez moi. Ils vont de toute façon bientôt me trouver. Tu veux attendre avec moi ? 

Et elle tendit une main, comme une invitation pour que Gabrié vienne s'asseoir à ses côtés.
D'autant que cette fois-ci, sa réponse tout entière était parvenue à la voleuse d'énergie et curieuse comme elle avait l'habitude de l'être, Aya n'allait pas rater une occasion de le questionner, quant au fait que ses réponses resteraient gravées dans la mémoire de la belle éméchée, ça, rien était mois sûr...

- Pourquoi est-ce que tu ne travailles plus pour le Gouvernement ?  

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MessageSujet: Re: Until the road ends • Duncan&Ayalone   Sam 7 Juil - 10:47


« When I heard that sound, When the walls came down, I was thinking about you»


« Tu... t’es inquiété pour moi ? »
Ayalone semblait surprise. Comme si ça n’était pas possible. Comme si ça n’était jamais arrivé. Si elle savait…il y a des siècles, quand j’étais tombé amoureux d’elle, j’étais inquiet pour elle en permanence. Qu’elle tombe malade, qu’un fou la tue pour atteindre son père, qu’elle soit mariée de force à un noble, qu’elle….je n’aurais pas supporté qu’il lui arrive quelque chose. Triste ironie de la vie, j’avais fini par être la maison qui planta un couteau dans son cœur. Alors oui, cela pouvait sembler étrange que je m’inquiète pour elle aujourd’hui. Mais j’étais inquiet, pour de vrai. Et elle persistait à croire que je la voulais enfermée quelque part comme tous les gens comme elle. Alors que c’était peut-être la dernière chose que je souhaitais. Parce que je savais comment on traitait les voleurs d’énergie. Je savais que certains ne sortaient jamais de la prison dans laquelle on les enfermait, ou pas vivants. Ou….dénaturés, brisés, à jamais. Je savais quel traitement leur réservait la société, confinés aux tâches les plus ingrates, comme des putains de lépreux. Je ne voulais pas ça pour Ayalone. Elle méritait mieux que ça.
« Pourquoi est ce que je t’aurais demandé de l’aide ? »
Je levai rapidement les yeux vers elle, avant de les baisser. C’était une bonne question, à laquelle je n’avais pas vraiment de réponse. Pourquoi serait-elle venue vers moi ? Après tout, j’étais son meurtrier. Je l’avais envoyé 600 ans en Enfer. Peut-être même qu’elle s’était faite transformer en voleuse d’énergie pendant son séjour là-bas. Je lui avais volé sa vie. Je ne l’avais pas cherchée une fois redevenu humain, assumant simplement qu’elle était morte, parce que c’était la réponse la plus logique, et parce que c’était celle qui m’arrangeait le plus. Et quand elle m’avait demandé de l’héberger, je l’avais envoyée bouler. Je n’étais probablement pas le meilleur choix pour aller demander de l’aide en cas d’urgence. Pourtant, je l’aurais aidée.  

« Je n'ai plus de chez moi. Ils vont de toute façon bientôt me trouver. Tu veux attendre avec moi ? »
Je faillis dire quelque chose. Protester. Lui crier un peu dessus, que ce n’était pas une blague, que la situation était grave, et qu’il fallait qu’on s’en aille. Que la milice pouvait lui tomber dessus à tout moment et que, bordel, si elle lui tombait dessus, je ne pourrais rien faire. Je n’en avais pas le pouvoir. Et Moshi n’allait clairement pas aider dans cette situation. Je voulais lui dire qu’elle devait arrêter de jouer. Que la nonchalance n’était pas une solution. Que….Je me contentai de soupirer, et vint m’asseoir à côté d’elle. Bourbon Street était agitée, comme souvent. Moins depuis que la Prohibition était en place, même si je savais pertinemment que l’alcool continuait de circuler allègrement. On ne pouvait pas empêcher les gens de noyer leurs peurs. Les gens passaient devant nous, en groupes riants, en duos séduisants, en solos titubants.

« Pourquoi est-ce que tu ne travailles plus pour le Gouvernement ? »
Forcément, il fallait qu’elle pose les bonnes questions. Je passai une main sur ma nuque, comme toujours lorsque je réfléchissais à quoi dire. Devais-je tout lui raconter, au risque qu’elle se serve de cette information ? Après tout, elle travaillait avec Rafael aux dernières nouvelles. Mais lui mentir, c’était lui montrer que je ne lui accordais pas la confiance que je lui demandais d’avoir envers moi. Un minimum.
« Rafael m’a accusé de haute trahison parce que sa copine a vraisemblablement tué des gens. Comme j’étais censé la protéger, il a estimé que j’avais failli et que c’était passible de peine de mort. Il n’a jamais vraiment fait dans la demi-mesure.  Il a menacé de me jeter au Colosseum. Donc j’ai démissionné. La milice n’est jamais venue me chercher. J’ai trouvé un job merdique à l’hôpital. »
Je soupirai.
« Quand je suis arrivé ici, et que je parlais à peine anglais, c’est Rafael qui m’a pris sous son aile. Il m’a filé un job, et il est devenu mon plus proche ami. Enfin, je croyais. Mais la frontière entre meilleurs amis et pires ennemis est trop fine, de toute évidence. Je pensais avoir construit une vie confortable, et j’me retrouve dans le chaos le plus total. »
Je souris amèrement, puis levai les yeux vers Ayalone. Je ne savais pas pourquoi je lui en parlais comme ça. La situation, probablement. Et puis, après tout, elle était probablement la personne qui me connaissait le mieux après Rafael.
« Comment ça t’es arrivé, ta…transformation ? C’était en Enfer ? »


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MessageSujet: Re: Until the road ends • Duncan&Ayalone   Jeu 12 Juil - 22:19

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Duncan & Ayalone



Que s’était il passé ? En six cent ans, Ayalone avait pu constater qu’elle et son ancien amant avaient su conserver une réplique parfaite de leur haine mutuelle. Que la colère n’avait pas faiblit, ni l’amertume, ni l’intense frustration née de non dits et de gestes manqués... Dans un moment de grande crainte et de pure folie, elle avait même osé lui demander son aide, pour une nuit seulement. Juste une nuit de protection. Il n’aurait rien eu d’autre à faire que de la laisser dormir dans son salon... Mais à la place, le beau brun avait préféré lui claquer la porte au nez comme si elle pouvait être devenue une inconnue ou comme si c’était elle qui, en premier lieu, lui avait planté le couteau dans le cœur. Alors Ayalone qui avait déjà eu du mal à s’abaisser à demander un service à cet homme là, n’allait pas le lui demander une seconde fois. Pour ça et pour plein d’autres raisons elle avait préféré aller chez Matthias. Dire qu’elle était certaine que lui la laisserait entrer aurait été faux, mais c’était venu d’une intuition, d’une envie, et il l'avait laissé entrée...
Alors pourquoi Gabrié était-il là maintenant, les yeux écarquillés et la bouche en cœur ? Ne s’était il pas rendu compte que c’était la même situation qu’elle rencontrait il y avait de ça plusieurs semaines ? Que c’était la même épée de Damoclès qui la menaçait ? Peut être. Peut être pas. De toute façon maintenant c’était trop tard. Trop tard pour les regrets, trop tard pour revenir en arrière, trop tard aussi pour effacer des images que des centaines de personnes avaient vues.
Alors la belle rousse se contenta de lui proposer d’attendre sa chute avec elle. Pas une demande - elle ne lui demanderait plus rien - juste une proposition. Mais il pouvait aussi bien partir car la tête noyée dans l’alcool de la belle rousse n’avait pas vraiment besoin de compagnie. Elle était légère, elle volait loin au dessus de tous ses problèmes, c’était suffisant.
Malgré tout, le beau brun fini par s’asseoir à ses côtés et même à répondre à ses interrogations. 

«  Rafael m’a accusé de haute trahison parce que sa copine a vraisemblablement tué des gens. Comme j’étais censé la protéger, il a estimé que j’avais failli et que c’était passible de peine de mort. Il n’a jamais vraiment fait dans la demi-mesure.  Il a menacé de me jeter au Colosseum. Donc j’ai démissionné. La milice n’est jamais venue me chercher. J’ai trouvé un job merdique à l’hôpital.  »

Rafael et lui s'étaient disputés. Rafael... Lui non plus elle ne l'avait pas vu depuis un moment d'ailleurs ! Pas après avoir apprit que Gabrié était quelque chose comme son meilleur ami doublé de son garde du corps..
Après un moment à encaisser les mots, une seule expression s’échappa des lèvres rouges de la jeune femme. 

- Ah...  

Pas vraiment glorieux, pas vraiment enrichissant, mais c’était déjà beaucoup au vue de son état. 

« Quand je suis arrivé ici, et que je parlais à peine anglais, c’est Rafael qui m’a pris sous son aile. Il m’a filé un job, et il est devenu mon plus proche ami. Enfin, je croyais. Mais la frontière entre meilleurs amis et pires ennemis est trop fine, de toute évidence. Je pensais avoir construit une vie confortable, et j’me retrouve dans le chaos le plus total.  »

Profitant du discours de Gabrié, Aya se pencha vers lui jusqu’à poser la tête contre son épaule. Ainsi la terre tanguait un peu moins vite. Mais la vue de travers qu’elle avait maintenant lui donnait tout de même le mal de mer. Alors la jeune femme ferma les paupières sur ses grands yeux émeraudes. 

- Comme la frontière entre l’amour et la haine.  


Elle chuchota pour faire écho à sa phrase sur les amis et les ennemis, non sans arrières pensées. Un sous entendu évident. Dès que la belle rousse pouvait lui rappeler leur passé commun, elle n'hésitait pas une seconde... Elle aurait voulu rajouter comme celle entre les amants et les meurtriers, mais la flemmardise l’emporta. A la place, des interrogations, des questions qu'elle s'était posé et auxquelles elle n'aurait jamais demandé de réponse sobre.

- Où... Où étais tu avant d’être ici ?  

Comment était il arrivé, qu’avait il fait pour se sauver, pour survivre ? Pour passer de la France à l’Amérique. Mais ce n’était pas la vraie question qui avait ourlé ses lèvres en tout premier lieu. Ce n’était pas ça qu’elle avait voulu demander. Mais elle ne pouvait pas, pas encore. Même avec les yeux fermés. Peut être plus tard... 
 Et puis de but en blanc : 

- Je suis désolée pour toi et Rafael.  

Non, ce n’était pas ça non plus qu’elle avait voulu dire. Mais c’était la meilleure version qui s’était échappé de ses lèvres. Et ce n’était pas faux non plus. La voleuse d’énergie n’était pas privée de compassion, elle ne la montrait généralement juste pas. Ce genre de sentiment n’était qu’un dérivé de faiblesse, elle l’avait apprit à ses dépends 

« Comment ça t’es arrivé, ta…transformation ? C’était en Enfer ?  »

Immobile, aucune réaction physique. Mais pendant ce combat d'interrogations, à l’intérieur de son crâne, Ayalone sentait ses émotions s’entrechoquer comme en pleine tempête. 

- Oui.  

Elle acquiesça avec un accent de reproche que la jeune femme tentait de faire ressortir au mieux. Mais l’alcool ne faisait peut être pas d’elle là meilleur des dramaturges. Oui c'était arrivé en Enfer. Encore une fois, là où lui l'avait envoyée.

- J’ai passé plusieurs années là bas avant de me faire mordre par une des créatures. Et ensuite je suis devenue un monstre parmi les monstres.  

Plus encore qu’avant en tout cas. Car qui était encore là pour témoigner de tout ce que la jeune femme avait dû faire pour sa survie là bas, bien avant encore sa transformation. La Daybreaker ne s’étendit pas davantage. Si son ancien amant avait d’autres questions, qu’il les pose maintenant, ce serait peut être sa dernière chance de le faire... 
Et quand les prochaines paroles s’échappèrent de sa bouche carmin, la belle rousse ne bougea toujours pas, encore penchée contre lui, les yeux clos, en des mots clairs et assumés : 

- Gabrié... Qu’est ce que ça t’a fait de me tuer ?  

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MessageSujet: Re: Until the road ends • Duncan&Ayalone   Sam 21 Juil - 15:21


« Thought we built a dynasty forever couldn't break up »


« Ah... »
Oui. Ah. C’était peut-être la seule réaction censée devant ce genre d’histoires. Que dire de plus ? C’était une tragédie à pleurer de rire. Alors je me contentai de son « ah ».  Et je ne bronchai pas non plus quand elle posa sa tête sur mon épaule. Une réaction poussée par l’alcool et une pointe de désespoir. Ou d’abandon face à la fin qui s’approchait toujours un peu plus. Déjà trop près. Mais le contact de ses cheveux roux sur mon épaule avait ce côté réconfortant. Comme au bon vieux temps, avant que nos deux existences ne partent en vrille. Avant qu’on ne se déteste. Et comme un écho à ce sentiment, Ayalone murmura quelque chose sur la frontière entre l’amour et la haine. Je lâchai un petit rire blasé. Je ne pouvais pas la contredire. Nous avions franchi cette frontière en un clin d’œil. D’amants maudits à ennemis jurés. Juste comme ça.

« Où... Où étais tu avant d’être ici ? »
J’allais répondre quand elle me dit, d’un coup, qu’elle était désolée pour moi et Raf. Je me tus une seconde, surprise. Ayalone, désolée. 600 ans changeaient vraiment les gens. L’Enfer aussi, je suppose.
« Merci. Quant à où j’étais, c’est une longue histoire. Je te la raconterai, un de ces jours. Quand on se sera sortis de cette merde. Promis. »
D’une part parce que je n’étais pas prêt à raconter maintenant mes péripéties sous forme de panda. Mes années en Provence, les zoos, la réserve, les braconniers. Tous ces souvenirs qui me donnaient toujours l’impression de n’être que des rêves. Parfois un nouveau souvenir me revenait. Toujours flou et lointain, un souvenir d’une vie qu’au final je n’avais pas vraiment vécue. Ma vie de panda, tome 1, pas Duncan Idaho. Et puis, ce n’étaient pas tous des souvenirs joyeux. J’avais erré seul pendant des décennies. Perdu. Pas un bambou à des milliers de kilomètres à la ronde. Pas un autre panda pour me dire que je n’étais pas seul. A fuir toute présence humaine ou animale. Je n’aimais pas parler de ma vie de panda. Alors, un jour, quand nous serions moins au bout du rouleau elle et moi. Quand les circonstances seront meilleures. Si un jour elle le sont.

D’autant plus que j’avais posé la question qui fâche, celle qui me taraudait depuis que j’avais revue Ayalone, celle qui ne manquerait pas d’amener une réponse qui ne me plairait pas. Ayalone se contenta d’y répondre par « oui ». Oui, elle avait été mordue là où je l’avais envoyée. Sa transformation était en partie ma faute. Et j’ignore pourquoi, mais ce « oui » planta un couteau dans un cœur déjà bien abîmé. Pourtant, je m’en doutais bien, que c’était ça qui était arrivé. Pourtant ça me filait un coup. La tuer une fois, ok. La transformer en quelque chose qu’elle ne voulait pas être, après ça, la condamner à l’Enfer pendant six siècles, la condamner à une vie de secrets ensuite, non. Je n’avais jamais voulu tout ça. Je voulais qu’elle ne touche pas à Paul. Je voulais sauver mon fils. Pas lui faire du mal aussi profondément à elle. Pas étonnant qu’elle me haïsse à ce point.

« Gabrié... Qu’est ce que ça t’a fait de me tuer ? »
Bordel, c’était le festival des questions difficiles ce soir ? L’alcool rendait Ayalone curieuse et beaucoup trop honnête. Je n’avais pas envie de répondre à cette question. Pas comme ça. Pas à elle. Mais si je ne le faisais pas maintenant, alors quand ? Avec un peu de chance, elle aurait tout oublié demain. Si elle voyait demain. Je lui devais peut-être au moins ça.
« Mal. Un mal de chien. »
Je baissai les yeux, expirai longuement.
« Je n’avais pas envie de te tuer. Je ne voulais pas…Je te détestais pour ce que tu m’avais fait. Mais tu étais la mère de mon gamin. Et je t’aimais. J’étais fou amoureux de toi, Ayalone. Mais quand tu es arrivée pour prendre Paul, je n’ai pas réfléchi. J’ai agi par instinct de protection. Mais ça m’a déchiré le cœur, ça m’a brisé l’âme en mille morceaux. J’en fais encore des cauchemars. »
Je fermai les yeux une seconde. Histoire de chasser le souvenir. Celui-ci était bien trop réel. Beaucoup trop saillant.
« Je comprends que tu me détestes. Une grande partie de moi te déteste aussi. Tu m’as transformé en putain de panda. Tu n’avais pas le droit. Mais je…. »
Exprimer ce que j’avais sur le cœur n’était pas chose aisée. Surtout quand j’avais ces choses sur le cœur depuis six siècles.
« J’aimerais que les choses se soient passées autrement. Ne pas avoir à te faire de mal. Qu’on n’ait jamais franchi cette frontière entre amour et haine. J’aimerais ne pas avoir eu à choisir entre mon fils et toi. Mais je suis désolé que tu aies autant souffert. »
Pour au final n’avoir aucun des deux. Pour au final n’avoir peut-être même pas sauvé mon fils. Une histoire sans fin heureuse. Juste une autre tragédie à pleurer de rire.
« Pourquoi m’avoir transformé ? En panda, en plus. Merci du cadeau. »


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If I live with the last love I possessed, Then the ocean floor will not be where I rest

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