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 It's a cruel, cruel summer ♣ Beatriz

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Matthias Petersen
RUNNING TO STAND STILL

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↳ Nombre de messages : 2383
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↳ Arrivé depuis le : 04/06/2017
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↳ Age du Personnage : 33 ans, Jesus style
↳ Métier : Attaché à la propagande gouvernementale. Ex-pompier de la ville.
↳ Opinion Politique : Ancien vainqueur des jeux établis dès 2012, durant la seconde campagne, Matthias s'est vu embrigader de force dans la propagande du gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : Un briquet capable d'aspirer les flammes environnantes. Feu de cheminée ou petits brasiers, une fois le chargeur rempli, les flammes peuvent être réutilisées comme le gaz d'un briquet classique. A recharger uniquement de cette manière, sinon il ne fonctionnera pas. / Une fiole de potion permettant de faire croire à toutes les personnes dans la pièce qu'on possède une autre apparence (celle de son choix), en la buvant entièrement. Dure le temps d'un topic, à usage unique.
↳ Playlist : Superstition - Stevie Wonder ║ Take What's Mine - The Parlor Mob ║ Whole lotta love - Led Zeppelin ║ Nothing to remember - Neko Case ║ Slow Down - Deathrope ║ Howlin' for you - The Black Keys ║ Ain't No Easy Way - Black Rebel Motorcycle Club
↳ Citation : "We made it, buddy. Welcome to Paradise."
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MessageSujet: It's a cruel, cruel summer ♣ Beatriz   Ven 15 Juin - 13:17

   FEATURING Beatriz & Matthias

A wilderness is in me.

Arrivé sur le perron de sa porte, Matthias s’avança, puis recula, main sur la nuque et lourdeur insoutenable au fond de l’estomac.
« Putain, putain, putain… » Le leitmotiv imparable depuis 72h ne quittait pas ses lèvres en une prière surannée passablement inutile. Les phobies avaient repris leurs mauvaises habitudes derrière l’écueil clair de ses yeux. Il avait pensé à la tequila, à l’adrénaline des quartiers chauds, au sofa confortable de son pote Itzal mais après avoir erré dans les rues nébuleuses de la ville, il était arrivé ici, chez Trixie. Il aurait dû écrire une lettre mais il n’avait jamais été doué avec les mots, les expressions torves dans sa bouche dilatée par l'incrédulité. Et quoi dire après tout ? Chère Bea,  Maintenant que le monde entier sait que t’es une sorcière, figure-toi que j’en ai une bonne : les Enfers existent et ça crache des démons en jupette comme si c’était des pez ! Mais hey, ça se trouve t’étais au courant ! Il était allergique à l’univers là, les mains scindant sa taille, repoussant la chemise enfilée à la va-vite. Le boulot pouvait attendre, il était malade, le shot d’incompréhension massif filé par la terre et son gros n’importe quoi himself.

« Oh putain… » Il se fatiguait lui-même, paumes ouvertes sur le mur et respiration chaotique.

C’était une chose de plaisanter sur la magie souterraine qui régnait dans la Louisiane, une chose d’entendre ces rumeurs poisseuses de monstre et séance d’exorcisme tapies au plus profond des forêts, de la découverte de corps déchiquetés ou de sang trafiqués… mais tout avait prit un tour si concret que l’anxiété galopante lié à l’ésotérique le pulvérisait sur place.
Matthias n’avait généralement peur de rien, la témérité en bandoulière, une inconséquence crasse dont il ne se dépâtissait jamais lui collant à la peau, le sourire vissé et la fainéantise au bout des bras. Il était ce qu’il était : vainqueur de jeux immondes, du sang se mêlant à sa naïveté naturelle, trop souple pour un monde têtu, crétin patenté, victime et bourreau et peu importait vraiment. Il était ce qu’il était. Humain en quelque sorte. Le surplus des événements se faisait trop dense maintenant entre les révélations d’Hyde, sa mémoire en zigzag et le toucher mortuaire d’Ayalone. L’éclat encore un peu teinté d’une sécurité brumeuse s’évaporait complètement maintenant qu’il était au courant. Sa superstition naturelle était dorénavant en alerte rouge, la sirène au maximum et l’effroi constant au fond des pupilles. Il avait tenté misérablement de se raccrocher à l’idée qu’Ayalone avait menti et que la révélation sur Bea sur petit écran coin carré n’avait été qu’une crise dramatique d’une famille aimant un peu trop le théâtre mais il avait toujours su quelque part, la cerise rouge et luisante venant révéler la tangibilité d’un milkshake pourri en-dessous.  

Il avait toujours su mais avait préféré fermer les yeux.

(Combien de gens étaient au courant en réalité ? Le gouvernement ?... bien sur que eux l’étaient… oh putain.)

Itzal avait raison : il était le roi des emmerdes. Ça lui collait aux semelles, à croire qu’elles étaient amoureuses.

Le poing tapa sur la porte et il se mit à inspirer, histoire de faire rentrer un max d’oxygène dans sa carcasse humaine. « Ouvre Bea ouvre… » Le murmure vibra sur des lèvres mordillées cent fois, la peau un peu rêche et les cernes donnant poudre violette sous l’éclat azur. « Bea, c’est moi ! »  Il cilla, les cents pas nerveux sur le paillasson, son dos craquait sous le poids des vérités incontrôlables et il regarda la porte s’ouvrir sur la frimousse rousse.

Entre Ayalone et Bea, qu’on ne vienne plus jamais lui dire que les roux n’étaient pas chelou…

« Bea, faut qu’on parle. » Non, non c’était une entrée en matière de merde. Il jeta un coup d’œil à l’intérieur. Bea avait sa propre vie et un mioche et lui il débarquait avec l’idée que la seconde Apocalypse n’était finalement pas bien loin. Le regard papillonna sur les traits de son amie : ils avaient traversé combien de trucs ensemble déjà ? Des océans et des déserts et leurs corps étaient composés d’eaux et leurs âmes de ponts et tout un fatras de connerie qui le fit avancer son doigt et presser de son index le ventre de Bea. « T’es humaine ? » C’était con comme question techniquement parlant… mais pas tant que ça quand on connaissait désormais la Louisiane.

(Elle allait le faire rentrer, n’est-ce pas ? )




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Beatriz M. Deveraux
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↳ Opinion Politique : neutre. Pro gouvernement pour les apparences, coincée dans ce rôle qui la fait se sentir comme un imposteur.
↳ Niveau de Compétences : Un travail acharné dès l'adolescence lui a permis d'atteindre un niveau 3 général ( niveau 4 en perception de fantômes, niveau 3 en rêves prémonitoires, elle pratique le reste de façon très sporadique et très superficielle.) Cependant, en raison des événements qui ont bouleversé sa vie et de la magie qui disjoncte, ses compétences générales sont retombées au niveau 2.
↳ Playlist : way down we go + kaleo
hard times + seinabo sey
sober + p!nk
cupid carries a gun + marilyn manson
sin + nine inch nails
criminal + fiona apple
take me down + the pretty reckless
gods and monsters + lana del rey
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MessageSujet: Re: It's a cruel, cruel summer ♣ Beatriz   Mar 3 Juil - 21:58

It's a cruel, cruel summer 
Beatriz & Matthias
Young blood, stand and deliver, no need for a queen affair. Young blood, gotta pull the trigger when the whole world running scared - "Raise Hell" Dorothy

Quand je n'avais pas le nez dans les cartons, je triais mes affaires, mettant de côté tout ce dont je ne me servais plus.  Certains objets allaient être donnés, d'autres allaient tout simplement être jetés. Et à mesure que je rangeais toutes mes possessions, je me rendais compte à quel point on pouvait accumuler du bordel au fil des années. Ça n'avait pas toujours été le cas. Autrefois j'étais habituée à un style de vie plutôt minimaliste. Bougeant de ville en ville, il était plus facile de se déplacer quand on n'avait pas grand-chose. Or, cela faisait cinq ans que je m'étais sédentarisée. Pour la première fois j'avais possédé quelques biens. L'argent remporté lors des Hunter's Seasons m'avait permis d'acheter une petite maison qui ne payait pas de mine aux premiers abords mais c'était chez moi. C'était l'endroit où je venais trouver refuge après une journée difficile et dans une vie d'adulte parfaitement normale, ça aurait été la première étape vers une vie bien rangée, conforme à ce que la société attendait de nous et plus particulièrement des femmes. Sauf que nous n'étions pas des adultes parfaitement normaux, la fin du monde était passée par là et avait bousculé les habitudes de chacun d'entre nous, sans exception. Désormais, chacun faisait ce qu'il pouvait pour survivre. Le monde tel qu'il était devenu n'était plus sûr, pour qui que ce soit.  

Figée, je regardais le petit tas constitué des vieilles fringues de Noah qui ne lui allaient plus. Lui aussi, avait changé. Comme tous les bébés de cet âge, il avait grandi, évolué. Il avait acquis des nouvelles aptitudes. Il se déplaçait à quatre pattes et je m'étais habituée à courir partout dans la maison pour lui épargner quelques chutes douloureuses. Il avait également prononcé ses premiers mots – sans surprise, puisque j'étais seule à l'élever, il avait dit maman, ou plutôt, mama. Alors, tandis que je faisais les cartons, je prenais le temps de lui montrer et nommer toutes les choses que je rangeais : des livres, des ustensiles de cuisine, des vêtements, et autres objets du quotidien. Même si je n'avais pas grand espoir qu'il retienne toutes ces notions en une seule fois, ce n'était pas un exercice qui était vain. Toute activité susceptible de participer à son éveil était bonne à prendre. Pour  tenir mon fils occupé, je lui avais donné des crayons de couleurs et du papier. Il ne savait pas encore dessiner, bien sûr, mais il savait tenir un crayon et gribouiller. Son habileté motrice s'améliorait de jour en jour et je devais bien avouer que j'étais plutôt impressionnée de voir tout ce qu'il était d'ores et déjà capable d'accomplir. Avant d'avoir un enfant moi-même je n'avais aucune idée de ce que les enfants étaient capables de faire ou non. Il était par ailleurs inutile de préciser que le fait d'être parent avait contribué a déconstruire bon nombre des idées reçues que j'avais auparavant sur les enfants. Je n'avais pas d'autre choix que d'apprendre sur le tas parce qu'il n'existait pas de manuel du parent parfait. Il fallait faire des choix, prendre des décisions et parfois je me plantais, comme tout le monde. C'était humain de faire des erreurs, de se tromper, le tout était de le reconnaître et de faire en sorte que ça n'arrive plus.  

Récemment encore, j'ai dû prendre une décision difficile mais nécessaire. Les révélations de Hide avaient eu l'effet d'un pavé dans la mare et même si plusieurs semaines s'étaient passées depuis, il était difficile d'évaluer l'ampleur des retombées. Maintenant que toute la ville ou presque était au courant que j'étais un monstre – ou au mieux soupçonnée de l'être, ce qui ne faisait pas grande différence dans le fond – je n'étais plus en sécurité dans ma forteresse. Par extension, Noah non plus. Alors j'ai dû faire un choix, prendre une décision. Il fallait partir d'ici, se trouver une nouvelle bulle sécurisante. Sur le moment, même si je ressentais comme un pincement au cœur, déménager m'était apparu comme une bonne option. J'avais laissé Esperanza s'occuper des détails, de mon côté je devais faire en sorte que tout soit prêt le jour J, même si rien encore n'était acté. Tout en soupirant j'achevai de plier un t-shirt pour le poser sur le tas de fringues déjà constitué.  

Lorsque je me rendis compte que seul le silence m’avait répondu, je me tendis subrepticement. Ce silence n'était pas normal, ça avait même quelque chose de suspect. D'habitude j'entendais les gazouillis de Noah mais je ne l'entendais plus non plus. Je tournai la tête et je m'aperçus que mon fils n'était plus là où il devait être. J'eus un coup de sang et lorsque je me ruai à sa suite, je m'aperçus qu'il était debout, dans le couloir et qu'il se tenait dans le couloir. Mama ! s'exclama-t-il joyeusement lorsqu'il m'aperçut.  

Tout se déroula alors au ralenti.  
Noah lâcha le mur auquel il se tenait puis il s'élança pour me rejoindre.  
Sous le choc, je voyais mon fils faire ses premiers pas.  
Il en fit quelques uns avant de vaciller et de tomber sur les fesses.  

Quand il fut par terre je me précipitai pour le ramasser. Je pris Noah dans mes bras alors même que je tentais de calmer les battements frénétiques de mon cœur. Il m'avait fait une frayeur et j'avais du mal à redescendre. Noah, lui, ne semblait pas plus traumatisé que ça par ce qui venait de se passer. Il commençait à gazouiller, visiblement fier de lui. J'avais à peine récupéré mon bébé  que j'entendis des coups à ma porte. Les yeux ronds, je regardais alternativement Noah et la porte. Avait-il senti que quelqu'un venait ? Forcément je me posais la question, d'autant plus qu'une voix très familière se mit à résonner de l'autre côté du battant.  

Matthias.  

Cela faisait plusieurs semaines que je n'avais pas eu de nouvelles du danois – et j'étais parfaitement ok avec ça parce que en soi il ne me devait rien – et il réapparaissait sur le pas de ma porte, visiblement épouvanté si on en croyait les intonations paniquées de sa voix. Un peu surprise – dans quel pétrin s'était-il fourré encore ? – je lui ouvris toutefois la porte, le bébé bien calé contre une hanche. Comme je l'avais pressenti, Matthias semblait en proie a une panique incontrôlable. À croire que le ciel lui était tombé sur la tête.  

« Matthias ? » C'était à mon tour d'être abasourdie devant l'expression d'horreur que Matthias arborait. « Qu'est-ce que tu as ? Calme-toi, d'accord ? Explique-moi. »  

Ma voix était douce et calme pour ne pas le brusquer davantage. Le faire paniquer derechef était ma dernière chose dont j'avais besoin là, maintenant, tout de suite. J'étais moi-même confuse, et ma confusion ne fit qu'augmenter lorsque Matthias avança sa main pour me toucher, me demandant si j'étais vraiment humaine. J'avais eu un mouvement de recul lorsqu'il avait voulu me palper, mais je m'étais ressaisie. Il ne savait pas..  

« Entre. » dis-je enfin en m'écartant pour le laisser passer. « Ne fais pas gaffe au bordel, j'étais en train de faire du tri dans mes affaires. D'ailleurs s'il y a des trucs que tu veux récupérer sers-toi, je donne sans soucis. » Ce n'était pas une entrée en matière digne de ce nom mais si ces futilités pouvaient le calmer alors c'était déjà ça. « Sinon, pour répondre à ta question, oui, je suis tout ce qu'il y a de plus humain, je suis faite de chair et de sang, je suis visiblement capable de me reproduire, je vieillis à un rythme normal et tu seras tout fripé et rabougri comme un vieux pruneau avant moi. Et comme tout le monde je vais bien mourir un jour, et même si j'ai des pouvoirs, je ne suis pas en mesure de dire quand ça va arriver exactement. »  

Oui, je venais de le traiter de vieux pruneau rabougri et non, je n'en avais même pas honte. L'humour était parfois le meilleur moyen pour désamorcer les conflits. Une fois de retour dans le salon, je posai Noah dans sa chaise haute puis les poings sur les hanches je toisai Matthias.

« J'imagine que ce n'est pas ça que tu voulais savoir. » Parce que dans le fond il n'avait pas envie de tout connaître de mes capacités reproductives ou que sais-je encore. « Alors dis-moi ce qui se passe ? »

Parce que si tu ne me dis pas ce qu'il y a, moi, je ne pourrai pas t'aider.  
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Matthias Petersen
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MessageSujet: Re: It's a cruel, cruel summer ♣ Beatriz   Lun 16 Juil - 9:24

   FEATURING Beatriz & Matthias
Le visage gracieux se faufila sous l’embrasure, la surprise ondoyante dans les iris émeraudes. Elle avait reculé à sa question, ou plutôt à son geste coulant une douche glacée tacite sur son angoisse. Du calme, oui, c’était ça – du calme. Matthias se passa les mains dans les cheveux, les emmêlant un peu plus. Beatriz était humaine, elle avait eu un bébé et ce dernier le regardait justement en cet instant avec de grands yeux rieurs. Le danois cilla avant d’esquisser un petit sourire contrit : le monde était tellement secoué qu’il en avait oublié ceux qui ne pouvaient encore se défendre seul. Raison de plus se disait-il dans un vent d’angoisse. « Je suis méga calme figure-toi. » Le mensonge ondula sur sa langue avant de suivre la rousse dans son appartement. « Aussi calme qu’un poisson rouge nageant dans un bassin de piranhas. » Matthias se fendit d’un sourire en voyant le bordel monstrueux dans le salon : vêtements épars et objets à moitié cassés, de quoi ramener le natif d’Oregon à des visions si triviales qu’elles en devenaient rassurantes. Des bienfaits de la normalité. « Qu’est-ce que tu fourdouilles ? » Il passa le revers de sa main sur son front avant de tendre ses bras vers Noah gigotant sur sa chaise, le totem humain si bienfaisant pour son esprit agité. « J'imagine que ce n'est pas ça que tu voulais savoir. »  Il lui coula un long regard, un ‘vas-y moque toi mais quand tu vas savoir tu vas moins rigoler’ tacite. « Bon, je m’en doutais que t’étais humaine… enfin… mais là tu sais je me méfie des roux. C’était déjà le cas avant note bien mais ouais… j’en ai chopé deux et ils n’étaient pas très nets. Sans vouloir t’offenser en ta propre demeure, t’es pas net non plus même si t’es humaine. C’est compliqué. » Il fit sautiller doucement l’enfant sur lui écartant du bout des chaussures les remparts de confusion autour. « Tu n’es pas d’accord Noah ? » Le petit avait grandit et gigotait maintenant dans les bras de l’ancien vainqueur. Joues rondes et fondantes, l’enfant ne portait aucuns stigmates des temps durs environnants. Malgré les restrictions alimentaires, les gangs locaux et une résistance aux aguets, Noah était protégé à la manière d’un poulain dans son enclos.

Les petits doigts vinrent se refermer sur la bouche de Matthias dans un rire amusé et ce dernier fit mine de les manger. L’image domestique avait le mérite choquant de l’ancrer à nouveau dans une réalité tangible, bien loin des monstres et des souffles étrangers qui balayaient la Nouvelle-Orléans, comme si la cité était devenue schizophrénique, les délires nourrissants des habitants bien trop orageux pour la terre marécageuse qu’ils foulaient quotidiennement. Voilà qui était fichtrement con mais comme à l’accoutumée, l’instinct lui avait dicté la voie la plus adéquate pour son mal et venir visiter Noah et sa mère l’avait immédiatement apaisé dans son désordre intérieur. « En fait, je sais pas si je fais bien de t’en parler… » Matthias eut un regard pour le visage lumineux de Noah, la touffe blonde vénitienne sur le crâne de bébé sentant bon un lait caramel délicieux, l’azur convergea vers Béatriz ensuite, flamme sage dans un salon plein d’une effervescence appliquée.

S’il lui disait, elle allait peut-être plus paniquer que lui. Ou peut-être pas, apparemment la chose ne semblait être source de contrariété que pour sa personne. Sa superstition quasi maladive connaissait une apogée qui ne devait sa tenue en muselière que grâce à une capacité à relativiser toujours active. « Disons, » Il eut une pause, ne sachant pas vraiment comment tourner ça. Les blagues scieraient l’impact grave qu’il trouvait à la découverte. « Tu sais l’histoire qui court, comme quoi certains se font mordre mais qu’ils ne crèvent pas ? » Il poussa du genou un peu un jouet sur le canapé avant de s’y installer et de donner l’objet au bébé sur ses genoux. « Ben c’est pas une histoire en fait. Du tout. Le souci c’est qu’ils sont quand même un peu infectés. On va dire. »  Il secoua la tête, la mine terriblement sérieuse. « T’en parles à personne, j’ai déjà la milice sur moi, j’ai pas besoin qu’elle soit en plus sur toi. » Il jeta un coup d’œil autour, la défiance au bout des cils. « Enfin je suppose que tu dois déjà l’avoir sur le dos aussi. » Il ne pouvait pas ne pas mettre au courant Béatriz et Itzal, il s’en serait voulu s’il n’était pas venu les voir immédiatement pour leur dire de se méfier de ce qui rôdait sous les visages les plus avenants.



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MessageSujet: Re: It's a cruel, cruel summer ♣ Beatriz   Dim 22 Juil - 17:55

It's a cruel, cruel summer 
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L'état de Matthias était pour le moins préoccupant. Aussi loin que je me souvienne je ne l'avais pas connu ainsi, pas même lorsqu'il a été envoyé aux arènes. S'il flippait vraiment, en tout cas, il n'en avait rien montré, abordant la situation avec sa légèreté habituelle, voire même avec une certaine fatalité – comme si l'avenir était gravé dans le marbre et que nous n'avions pas d'autre choix à part accepter les événements tels qu'ils survenaient. Aujourd'hui, par contre, Matthias semblait véritablement épouvanté, comme s'il avait vu un fantôme ou pire encore. La dernière fois que je l'ai croisé, il n'était pas très serein mais ce qui se passait là, sous mes yeux n'était rien en comparaison. Matthias semblait hanté par tout un tas de choses et il sera difficile pour moi de démêler ce sac de nœuds s'il ne se calmait pas un minimum. Je ne lui demandais pas d'être sage comme une image – le connaissant, cela reviendrait à demander l'impossible – mais au moins de m'expliquer quel était son problème de façon intelligible. Encore une fois, ce fut Noah qui fit le job, mon fils avait réussi à détourner son attention de façon positive. Si cela pouvait permettre de désamorcer la crise alors je pouvais bien le laisser prendre mon fils dans ses bras. J'esquissai une légère moue dubitative lorsqu'il me dit qu'il était très calme – je n'y croyais pas une seule seconde. Ne venait-il pas de dire qu'il se sentait l'âme d'un poisson rouge voguant dans une mare infestée de piranhas ? Loin de moi l'idée de comparer Matthias à un poisson rouge, mais l'image était limpide, claire comme de l'eau de roche.

Je me mordillai la lèvre inférieure, gênée. Matthias avait visiblement compris qu'il débarquait au milieu d'un truc, à savoir, mon déménagement. Cela faisait plusieurs semaines -voire plusieurs mois ? – que je ne l'avais pas vu. Il n'était donc pas forcément au courant que je quittais cet endroit pour aller m'installer ailleurs, là où je serai en sécurité. C'était un rêve illusoire, bien entendu, car à la Nouvelle Orléans, personne ne pouvait se prétendre en sécurité. Nous le savions tous, c'était une idée qui s'implantait peu à peu dans nos esprits et dans nos cœurs, mais personne n'osait le dire à voix haute, c'était trop déplacé, trop tabou. Puis, nommer la chose ne ferait que la rendre plus réelle encore. Même Matthias, qui semblait avoir une foi inébranlable en notre gouvernement, véritable figure de proue de la propagande des puissants, se rendait compte qu'il se passait quelque chose. Peut-être avait-il enlevé ses œillères. Ce n'était pas forcément une mauvaise chose, même si avaler la pilule rouge pouvait s'avérer extrêmement douloureux, un peu comme si on gobait du verre pilé. À le voir aussi démuni, je pus me rendre compte que j'étais dans ce processus depuis plus longtemps que lui. Je savais, mais je refusais de l'admettre. J'étais bien placée pour savoir ce que c'était, d'avaler la pilule rouge. Une fois le processus entamé, il était quasiment impossible de revenir en arrière. On ne pouvait plus fermer les yeux sans que cette odieuse idée fixe vienne s'imprimer sous les paupières closes. Mon regard ambré se posa sur Matthias alors que je tripotais le bouton d'un vêtement posé sur le dessus d'une pile.

« Je suis en train de ranger mes affaires. » dis-je alors, préférant lui cacher la vérité pour ne pas l'affoler davantage -même si je savais en mon for intérieur qu'il y reviendra plus tard. « Je profite de mes jours de repos pour faire un grand ménage de printemps, à ce qu'il paraît c'est la période. »

De la même façon, je me gardai bien de préciser que je ne travaillais plus au Mary Rose pour le moment, parce qu'avec Esperanza, nous avons convenu que c'était mieux pour moi de rester à l'écart le temps que toute cette sordide histoire se tasse. Je haussai un sourcil, perplexe, lorsque Matthias se lança dans un speech sur les roux. Sa remarque me fit hausser les épaules. À mon humble avis, ma couleur de cheveux n'avait pas grand chose à voir avec tout ce qui se passait en ce moment, mais certaines superstitions ont la vie dure et je ne pouvais pas lutter contre cela.

C'est compliqué, disait-il, et je voulais bien le croire.
Il disait avoir deux autres roux dans le collimateur.
Il hésitait, ne savait pas trop s'il devait m'en parler ou pas.

Les bras libérés de Noah, je les croisai sur ma poitrine. En l'espace de quelques instants, je regardais Matthias jouer avec mon fils. Insouciant, l'enfant riait, visiblement ravi de voir le danois. Je laissai échapper un profond soupir. Mon bébé était vraiment très loin de se douter de tout ce qui se passait ici -et tant mieux, dans un sens, car cela l'aurait hanté jusque dans ses cauchemars. Une fois encore, j'avais gardé certaines informations sous silence. Je n'avais pas parlé de mes soupçons concernant la véritable nature de mon fils. Je n'étais de toute manière sûre de rien, et je n'avais de toute façon aucun moyen de m'en assurer, mais les probabilités pour que Noah possède lui aussi la magie existaient bel et bien. La réaction de Matthias ne faisait que me conforter dans mon idée : en faire part au grand blond pourrait lui provoquer une crise d'apoplexie et ce n’était pas ce que je souhaitais.

Finalement, il lâcha ce qu'il avait sur le cœur. Il évoqua ces cas de morsures et des personnes qui y suivaient. Ce n'était pas qu'une histoire, c'était bien réel. On appelait les survivants à ces morsures des voleurs d'énergie, et comme leur nom l’indiquait, ils aspiraient l’énergie de leurs victimes par un simple contact. Mon regard se posa une nouvelle fois sur le danois, qui continuait de s’empêtrer dans ses explications. Quelque part, il avait conscience que ces rumeurs n’étaient pas qu’une légende urbaine. Je tressaillis. Pour qu’il soit dans tous ses états, il a dû avoir affaire à l’un d’entre eux sans y être préparé. D’un point de vue extérieur, on dirait que Matthias mélangeait tout, que ses propos n’avaient ni queue ni tête. Pourtant, ses balbutiements laissaient échapper des informations très précieuses quand on prenait la peine de les mettre bout à bout.

Roux.
Voleurs d’énergie.
Milice
Deux roux, pour être précise.

Cela fit tilt dans ma tête. Tous les éléments se recoupaient dans mon esprit, et le schéma m’apparaissait avec une clarté presque obscène. Il parlait des révélations de Hide. Parmi les documents qui avaient été portés à la connaissance du public, il y avait des vidéos, et plus particulièrement des extraits d’enregistrements de caméras de vidéosurveillance. Tout le monde avait vu ces extraits puisqu’ils ont été diffusés le soir où Hide a trahi sa promesse et révélé nos secrets. Et si ma mémoire était bonne, il y avait effectivement deux roux dans l’affaire.

« Matthias...Est-ce que tu parles de la fille rousse que Hide a montré à l’écran? » demandai-je doucement, alors que je sentais la fébrilité monter crescendo – il fallait que j’obtienne confirmation, que ma curiosité soit rassasiée. A présent que j’avais une intuition, il fallait que je la suive jusqu’au bout. « Je crois que c’est une prêteuse sur gage, dans l’extrait qui a été diffusée, une femme est venue chercher un collier et la rouquine était derrière le comptoir. Il me semble qu’elle a attrapé la cliente par le bras, que celle-ci s’est débattue et a blessé la fameuse rousse. C’était du sang noir qui s’est échappé de la blessure, pas vrai? »

Je n’étais pas surprise d’apprendre l’existence des voleurs d’énergie, car j’en connaissais plusieurs. Il y avait tout d’abord Kieran et sa nièce Mina, Esperanza puis Itzal. Mon regard scrutait le visage affolé de Matthias. Je ne connaissais que trop bien les effets que produisaient les voleurs d’énergie, pour la simple et bonne raison que Mina s’était déjà servie sur moi, établissant une connexion onirique entre nous.

« Est-ce que tu connais cette femme? » ça doit surement être le cas, puisqu’il était complètement flippé - question stupide, s’il en est. « Est-ce qu’elle s’est nourrie sur toi, Matthias? Je ne voudrais pas t’affoler davantage, mais si effectivement elle t’a pompé ton énergie, alors il se peut que vous soyez liés d’une façon assez...intime. »

Je n’avais pas d’autres mots pour décrire ce lien ténu qui existait entre les voleurs d’énergie et leurs victimes, car cela avait quelque chose de très intime de pomper l’énergie de quelqu’un, comme si on partageait un peu de sa force vitale.
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