AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Twins : two people who are joined and can't escape each other.

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1691
↳ Points : 185
↳ Arrivé depuis le : 01/04/2014
↳ Age : 25
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 35 ans (13 mai 1983)
↳ Métier : Expert en sécurité informatique au Blackbird; résistant inconscient
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures ; et pourtant, il l'a servi pendant plusieurs mois
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1 (puma) - Niveau 84 en blague à Toto et Choupiniaiserie
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



les petits papiers
↳ Copyright: (avatar) shiya
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you   Sam 16 Juin - 23:06


 
Persephone
Nolan
« but for now it’s time to run,
they’re trying to catch you »


Je dors. Enfin non, je ne dors plus. Mais j’ai envie de dormir, de garder les yeux fermés. De me recroqueviller dans un coin, et de ne plus me réveiller. Arrêter de voir le plafond, arrêter de voir ces fils et ces perfusions qui me retiennent. Je dors, j’essaye de dormir, je veux me rendormir, mais non. J’entends mon cœur battre dans ma poitrine, je sens, je sens la douleur qui combat la morphine, dans un duel qui ne cesse pas, dans des fourmillements qui font naître dans ma poitrine des ombres d’angoisse et des crispations. Et pire que tout, j’ai comme l’impression de sentir le corps étranger qu’on a foutu dans mon organisme, contre ma volonté. C’est possible d’avoir le contraire d’un membre fantôme, comme dans les amputations ? De sentir un organe dont on ne voulait pas qu’on nous a imposé malgré tout ? Est-ce que c’est possible de rejeter à ce point ce qu’on déteste, ce dont on ne voulait pas, pas une nouvelle fois ? Est-ce que c’est possible que le fait que je rejette ce rein, ce rein familial face que mon corps obtempère et finisse par le rejette lui aussi ? Hein ? Et que Timothée, Timothée ait encore fait tout ça pour rien, comme Liam, il y a vingt ans ? Je transpire, je respire trop vite, j’ai les yeux rivés sur le plafond. Là-bas, il y a une craquelure, là-bas, il y a une fissure, là-bas, il y a une tache d’humidité, et là-bas ?... Pitié, je veux me rendormir. Je ne veux pas voir la silhouette de Timothée se disputant avec sa copine, l’infirmière, la médecin ?, je ne veux pas voir la silhouette de Timothée se faire goguenarde, et venir me priver de mon libre-arbitre avec la légèreté et la désinvolture d’un gosse. Tu ne me dois pas encore une reconnaissance éternelle. Est-ce que je suis reconnaissant ? « Va te faire foutre, Tim » je murmure plutôt, je murmure à l’intention de mon cousin absent. En convalescence lui aussi. Je veux dormir, je veux me rendormir. Ne pas avoir à affronter le regard de Liam, parce que je fais forcément devoir le lui dire avant que quelqu’un d’autre le lui apprenne. Je veux fermer les yeux, et m’enfoncer dans un sommeil dont je ne sortirai pas. Parce que Giulietta n’est toujours pas venue me voir, alors qu’elle… est-ce qu’elle le sait au moins ? Mes paupières se rouvrent, dans une suffocation de doute. Et je rejette les draps, je rejette tout ce merdier, j’arrache les perfusions, dans un mouvement précipité, stupide, parce que j’en avais besoin de la morphine, j’arrache tout, je me libère de tout, je m’enchaîne à la fatigue au passage, dans des mouvements chaotiques qui me voient tituber dans un coin de la pièce pour trouver des fringues. Il m’en faut, des fringues. Pour sortir. Et aller voir Giu. La trouver. Voir Faustine. Et Liam. Et partir. Et ne pas engueuler Timothée. Ne pas le voir, ne surtout pas aller le voir. Pour ne pas avoir à le frapper, ne pas avoir à ressentir cette rancœur et cette colère qui attendent leur heure, encore assommées par la douleur, par les anti-douleurs, par les derniers événements, par ces jours passés dans un demi-sommeil. Combien ? Un, trois, quatre ?

Je suis dans le couloir. Et j’ai l’air con, à ne pas savoir trop dans quelle direction me diriger. J’ai la main plaquée sur le mur, pour y trouver un soutien, j’ai le couloir, à ma droite, à ma gauche, complètement désert. Et là, seulement là, j’ai la présence d’esprit de regarder ma montre. Trois heures du matin. Ah. J’ai un doute. Est-ce que c’est réellement une heure pour essayer de contacter un ministre, pour essayer de contacter une Giulietta, pour essayer de contacter une môme qui n’existe pas vraiment, aux dernières nouvelles, aux yeux de l’administration qui bat de l’aile, de toute manière, faut être lucide. Je m’immobilise. Mais je me rends compte aussi que je ne veux pas retourner dans ma chambre, que je veux fuir. Juste fuir, partir, loin, et chanceler dans un coin. Manger, voilà. Manger quelque chose de solide, ou boire un bon vieux café noir et corsé, de ceux dont je ne dois pas trop avoir le droit et… je fais un pas en avant, la douleur me chatouille le côté : le vieux réflexe revient, inévitable. Ma main file à mon côté. Et je me mords la lèvre de désillusion, pour mieux clopiner loin de ma chambre, et me laisser tomber sur un de ces bancs qui encombrent les couloirs pour les gens qui auraient l’idée bizarre de venir me voir. Comme Giu, ou Faustine, par exemple. Comme Liam lorsqu’il sera au courant. Comme personne, puisqu’en fait, il n’est pas question que je reste dans le coin plus que nécessaire, je me le promets. Et… et je commence à me rendre compte, lentement mais sûrement, de ce que ça signifie. De ce que tout ça signifie. De ce que Timothée a fait. Un sacrifice. Dont je ne voulais pas, mais dont j’avais besoin. Et la culpabilité explose dans ma poitrine, comme une bombe à retardement ayant fini par atteindre son tic, tac final et dont le BOUM éclate et étouffe les battements de mon cœur. J’en ai la nausée. Je me prends la tête entre les mains. Il faut que je me barre d’ici, il faut que je trouve les médocs dont je vais avoir besoin, et il faut que je me barre d’ici. Tout de suite. Que je dégage, et que je résiste à la tentation de soulever mon tee-shirt, d’arracher le bandage, les pansements, pour mieux voir les dégâts qu’ils ont infligé. Deuxième cicatrice. Qui frotte, qui pince, qui hurle de détresse : mon jean n’était pas une bonne idée, j’en détache le bouton central pour le desserrer. Et ouais, je menace de me désaper dans le couloir d’un hôpital, mais qu’est-ce que vous voulez ? Je suis tout seul de toute manière, et je n’ai même pas le droit d’être là, ni l’envie, et… « Et merde. » Je me rends compte dans la manœuvre que j’ai croisé samedi avec dimanche sur ma chemise, et si je commence à défaire tous les boutons, ça va vraiment être un désapage compet, un strip-tease improvisé. Je guette les caméras, en titillant les boutons. J’ai l’air ridicule. Je suis ridicule.

Timothée, c’est de ta faute. Et je n’hésiterai pas à le dire si on me tombe dessus. Et… et j’ai à peine défait le premier bouton décalé que je vois une silhouette se diriger d’un pas vif vers ma chambre, en ouvrir la porte. Et merde. Je suis supposé faire quoi, là ? Deux trois pas vers ma chambre et trouver une justification à tout ça ? Partir en courant, avec le risque que ça implique de me voir trébucher sur un jean dessus à mi-cuisse, au mieux, ou juste m’effondrer de douleur parce que les fils de ma cicatrice auront lâché ? J’hésite, j’hésite. Et je n’hésite plus vraiment quand la personne ressort, et… a les yeux rivés sur moi. Je lève les mains, aussitôt, ma chemise à moitié défaut et le jean qui hésite à me ridiculiser. Me lâche pas, chaton. « Je... je cherchais juste les toilettes. » C’est la première excuse qui me vient à l’esprit. Pas la meilleure. Mais la première. 

by marelle

_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe… She starts to turn away when he says… Promise me you’ll never let us go Push me, Crush me, Then save me, save me She stops walking, walking; He stops falling, falling He looks her in the eyes and he says… - ©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3068-nolan-je-me-surm http://www.mercy-in-darkness.org/t5158-nolan-lying-in-my-bed-i-hear-the-clock-tick#209592

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2077
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you   Dim 17 Juin - 22:42




Nolan&Persephone
EXORDIUM.
Une mission simple, on m’avait dit. Un jeu d’enfant. Parce que quand l’infirmière était venue nous donner les renseignements pour la première fois, il s’agissait d’un homme mourant sur lequel je devais simplement récupérer les organes encore fonctionnels. Et puis elle était revenue nous informer que le mourant ne l’était plus tant que ça, car il avait entre temps été opéré pour une greffe de rein. Sauf qu’il s’agissait d’un ministre (donc un ennemi direct de la résistance) et qu’en plus des autres organes, ça nous faisait maintenant un rein tout frais à cueillir - en soit, deux excellentes raisons pour ne pas avorter la mission.
Sauf que moi ça me compliquait un peu la tâche, bien que l’état de léthargie pré-mortem et celui de convalescence post-opération avaient quelques similitudes, l’un des deux allait vers une rémission qui n’était pas pour m’arranger !
Alors il avait fallut se dépêcher, monter un plan sur la comète, tirer des idées sur le pouce (ou quelque expression du genre) et se goupiller quelques pièces de théâtre en réserve en cas de pépin.

Notre informatrice hospitalière m’avait prêté sa tenue d’infirmière de rechange et c’était donc ainsi que je m’étais introduite, encore une fois grâce à son aide, par une des sorties de secours du bâtiment.
Il était tard dans la nuit, tôt dans la matinée, et heureusement grâce à la fin du monde, les systèmes de sécurité n’étaient plus vraiment ce qu’ils étaient. De toute façon les hôpitaux ressemblaient plus à des moulins qu’à des bases de secrets militaires au vu des files fourmilières qui y entraient et en sortaient. Pas de badges de sécurité, pas de portiques d’aéroport, juste des portes qui s’ouvraient et qui se fermaient au bon vouloir. Quelques caméras m’avait on dit, mais rien d’inquiétant et personne ne savait si elles fonctionnaient encore vraiment.
Le nom de ma victime ne m'avait pas été indiquée, mais de toute façon, si je trouvais l'utilisé de lui donner un nom, j'en trouverais bien un sur le moment ! En revanche, j'avais jugé utile de me munir d'une perruque, une coupe courte, brune, on ne savait jamais qui on pouvait croiser... Habituellement mes missions se faisaient plutôt à l'extérieur où je pouvais me contenter d'une capuche jetant une ombre suffisante sur mon visage, mais ce soir, ce soir c'était soirée costumée, alors il fallait faire les choses bien.
Me déplaçant dans les couloirs à peine éclairés de l'Adventist Hospital, je suivais le chemin qu'on m'avait indiqué d'un air normal, d'un pas lent, comme faisant mon habituelle tournée nocturne, tout en regrettant que les tenues d'infirmières ne ressemblent pas plus à la mini-jupe-portes-jarretelles que j'avais imaginé quand on avait abordé le fait de se fondre dans le décor... A la place, un long pantalon blanc, un haut simple et une blouse ample à laquelle j'avais envie de rajouter une jolie ceinture pour marquer la taille... Ou l'enlever carrément. D'ailleurs j'aurais bien pu tout enlever. C'était discret de se balader nue dans un hôpital? Peut-être plus dans le secteur psychiatrique... Mince alors !
De toute façon, il n'était plus question de changer quoi que ce soit : je me trouvai maintenant devant la porte indiquée. Vérifiant une nouvelle fois le numéro, je toquais un coup assez discret pour être entendu par quelqu'un d'éveillé, mais pas assez pour réveiller un endormi... A moins d'avoir le sommeil VRAIMENT très léger. Oh ce que j'avais envie d'avoir une petite musique de fond. Quelque chose comme une musique de suspense, la bande originale de Shining... Un bien un peu de jazz.
Pas de réponse à ma question auditive. M'assurant une dernière fois que j'avais bien tous mes gadgets de Totally Spies dans ma poche, j'enclenchai la poignée et m'engouffrai dans la chambre avant de refermer soigneusement derrière moi. Allumer la lumière n'entrait pas en question, je laissai donc mes yeux s'habituer à la pénombre en attendant de voir ce que j'y trouverais pour adapter mes futurs actions.
Tout doucement, je finis par distinguer les contours d'un lit unique, éclairé des lumières s'échappant de rideaux mal tirés. Et sur le lit... Rien du tout. On avait peut-être oublié de me dire que c'était de Casper que je m'occupais ce soir ? Jetant un regard plus rapide sur l'ensemble de la pièce, je m'assurai que personne ne m'attendait dans un recoin sombre de la pièce ou dans la salle de bain attenante. Je finis même par inspecter le plafond, Casper, Spiderman, je n'étais pas à une surprise près. Terminant de jeter un regard sous le lit (si si, on voit une silhouette même dans le noir), je ressortis de la pièce, un peu perdue. Mince il était où mon sac à organes sur pattes ? On aurait pas pu lui greffer une jambe ? Il aurait bougé moins vite...
Et puis soudain, de retour dans le couloir, je me retrouvai face à un homme, un grand brun, à moitié habillé... Ou à moitié déshabillé ? Et qui me regardait avec un air quelque peu coupable sur le visage.

« Je... je cherchais juste les toilettes. »

Donc c'était mon homme ! Parfait ! C'était ce que j'en déduisais encore de l'expression de son visage et de ses mains levées comme attendant la sentence... Eh... Mais d'ailleurs, je le connaissais ce visage non ? M’avançant de quelques pas, l'air curieux, je détaillais l'homme. Enfin en même temps, il fallait que je tienne mon rôle. Alors mes yeux parcourant ses traits mais un sourire aux lèvres je commençai :

- Il y en a dans votre chambre.

Gentiment, chaleureusement, avec le même air doux que quand je me convainquais que j'allais soigner mes patients dans mon laboratoire et pas juste balancer de l’hémoglobine un peu partout pour en faire de l'art abstrait.

- Venez, je vais vous raccompagner.

Comme ça je pourrais vérifier que la charmante créature qui me disait quelque chose et qui semblait avoir des envies d'exhibitionnisme dans les couloirs de l'hôpital, était bien ma victime attitrée.
Me plaçant à côté de l'homme, je saisis son bras et son épaule pour le guider de nouveau jusqu'à son lit.
Si quelqu'un nous voyait maintenant, il verrait un patient et une infirmière qui le prend en charge et se désintéresserait immédiatement de la scène.

- Comment va ce rein ?

Tout en marchant, encore une petite question pour savoir si je n'allais pas ouvrir le mauvais poulet en deux. Hum, c'était dommage quand même, de ce que j'avais vu à travers la chemise mal boutonnée, c'était un joli torse que j'allais devoir découper. Et puis aussi pour le rassurer, parce que s'il voyait que j'étais au courant, ça renforçait mon parfait rôle d'infirmière.
Au passage de la porte d'entrée, j'avais allumé la lumière et je me permis donc de faire ma petite remarque sur le détail précédemment cité :

- Un problème avec votre chemise peut être ?

J’avais toujours eu du mal à parler à homme torse nu. Même juste à moitié. Surtout pas avec ce torse là... Profiter de la victime n’était pas interdit dans mon contrat n’est ce pas ? Mais quoi qu'il en soit, il allait falloir remettre le monsieur en tenue d'hôpital. Et il allait aussi falloir relever les yeux pour croiser son regard histoire de ne pas avoir l'air trop louche...
Mes iris clairs glissèrent donc sur son visage illuminé par l'ampoule de la chambre et OH BORDEL ! C'était le type avec lequel je m'étais retrouvée coincée dans l'Hôtel Overlook il y avait de ça à peu près une éternité ! Mais comment oublier cette aventure là... Baissant immédiatement les yeux dans un réflexe terrible d'inquiétude, je posai soudain mes mains sur sa chemise pour faire diversion.

- Je suis désolée mais il va falloir enlever tout ça... Ne vous inquiétez pas, vous pourrez les remettre bientôt, mais d'abord il faut vous remettre sur pieds.

Et les mensonges qui coulaient de mes lèvres comme un sirop apaisant. Perséphone tu es une horrible sirène.
Surtout que théoriquement, il était déjà sur pieds... Oh zut, je n'aurais pas pu juste le trouver sagement endormi, pratiquer ma dissection de grenouille et repartir tranquillement ? Nerveusement je déboutonnai d'un geste habitué les boutons de sa chemise sans aucune retenue. Je me serais également occupée de son pantalon si je ne m'étais pas soudain rappelée que ce patient là n'était pas attaché comme tous les autres et ne savait pas qu'il allait finir au pilori...
Alors je m'éloignai de lui.

- Je vous laisse faire pour le reste.

Avec une voix assurée, directive, qui ne lui laissait pas le choix. La blouse d’hôpital était encore dans un coin et en attendant, je fis mine de réajuster toute la machinerie et le goutte à goutte qui trainaient à côté du lit. Fais un sourire Perséphone, ait l'air mignonne, découpe ton poulet et repars avec la fricassée d'abats, tout ira bien.

_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Twins : two people who are joined and can't escape each other.

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1691
↳ Points : 185
↳ Arrivé depuis le : 01/04/2014
↳ Age : 25
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 35 ans (13 mai 1983)
↳ Métier : Expert en sécurité informatique au Blackbird; résistant inconscient
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures ; et pourtant, il l'a servi pendant plusieurs mois
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1 (puma) - Niveau 84 en blague à Toto et Choupiniaiserie
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



les petits papiers
↳ Copyright: (avatar) shiya
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you   Sam 23 Juin - 23:38


 
Persephone
Nolan
« but for now it’s time to run,
they’re trying to catch you »


J’imagine qu’on a déjà vu plus crédible. Faut être honnête deux minutes : j’imagine que plus crédible que moi à cet instant, ça doit exister. J’ai vaguement conscience de ce à quoi je dois ressembler à cet instant : un débile. Profond. A commencer par cette chemise mal boutonnée. Et mon pantalon qui menace de se barrer. Et mes mains levées, comme un voleur pris sur le fait. Je dois avoir l’air d’un imbécile. Et les paroles, aussi. Et le rythme. Un air que j’ai bien envie de fredonner, quand je bégaie la première chose qui me vient à l’esprit, et qui ne brille pas vraiment par son intelligence. C’est une excuse, je me rassure, une excuse comme les autres, qui ne doit pas être la pire même si elle n’est pas la meilleure pour autant. Une excuse comme je sais si bien en donner quand on me prend au dépourvu. Comme maintenant. Je considère la silhouette qui se transforme en infirmière, et qui se rapproche de moi. Je cherchais juste les toilettes, dans quel monde, au juste, est-ce qu’une personne en a déjà convaincu une autre avec cette excuse toute pourrie ? On dirait la réplique d’un James Bond de bas étage, perdu quelque part entre Sharknado et le si tristement célèbre Indiana Jones 4 qui n’a de toute manière jamais existé, qu’on mette les choses au clair. Je me sens un peu le Robin de Batman, là.  Un peu le Starsky d’un Hutch oublié. Ou juste… ou juste, comme un con. Qui n’a rien à faire à moitié à poil au milieu du couloir, alors que son état est supposé le confiner au lit pour un petit bout de temps. Sur le papier. Je détaille l’infirmière, pas une que je connaisse, mais je fuis suffisamment les hôpitaux depuis quelques années pour revendiquer comme une victoire le fait de ne pas connaître l’entièreté du personnel soignant du coin. Pas de quoi être fier, certes, mais… - Il y en a dans votre chambre. Hein ? « Sérieux ? » Elle est sérieuse, là ? Mais alors… mon excuse passe de débile à complètement et désespérément conne ? « Ah ben merde alors. Je… » … Je ferais mieux de me taire. Je me mords la lèvre. Hausse les épaules. Et me fais la remarque que mes prétentions de fuite et de panique se sont faites la malle sous la surprise, pour que je me rapproche de ma chambre, et de l’infirmière, au lieu de partir en courant en agitant les bras. L’idée est pourtant toujours là, mais… mais je crois qu’une part de moi sait à quel point ce serait une grosse connerie, à quel point c’est plus raisonnable de trottiner dans mon lit, d’écouter une berceuse et de roupiller jusqu’à ce que tout aille mieux. Puisque tout ne peut plus qu’aller mieux. Tout ne va qu’aller mieux. Je me prends la tête entre les mains, le temps de me tapoter les joues pour me réveiller. - Venez, je vais vous raccompagner. Je sursaute quand elle me touche, je me crispe aussi, au passage. Je n’avais pas vu qu’elle était aussi proche, et pour tout dire, je n’aime pas des masses être contraint à quoique ce soit. Comme rejoindre ma chambre. Je veux me dégager, sans y mettre trop de conviction pour autant : « Nan mais c’est bon, je connais le chemin. » je bougonne même, dans ma barbe. - Comment va ce rein ? Par réflexe, ma main glisse à mon côté, effleure le pansement. Et moi, je fronce les sourcils. « C’est pour ça que vous venez me voir à cette heure-là ? » On entre dans la chambre, je la laisse allumer la lumière, je fais de mon côté deux pas pour me mettre à distance. Mettre un peu de distance, plus précisément.

Retrouver mon indépendance. J’ai toujours la main qui presse sur le bandage, comme pour le maintenir en place. Et à dire vrai, je m’assure au passage que mon froc tient en place. - Un problème avec votre chemise peut être ? Je me sens rougir. J’ai envie de reboutonner ma chemise, mais je vais me retrouver en sérieux manque de main. Une pour m’appuyer contre le mur et me stabiliser – hors de question de me rallonger. Une pour mon bandage et mon froc. Il m’en faut une troisième pour terminer de boutonner ma chemise, je vous assure. Parce que si je commence à essayer de faire ça avec mon pied, non seulement je vais avoir l’air encore plus con, mais en plus, ça risque d’être totalement contre-productif. Et de là à ne pas être aussi souple que prévu et me retrouver coincé dans une position gênante, franchement, il n’y a qu’un pas. Que je ne veux pas courir le risque de franchir. Je m’adosse contre le mur, me libère une main, tente frénétiquement de reboutonner correctement ma chemise. « Vous inquiétez pas, pour ça, je gère. » Je l’assure, parce que j’ai bien en tête qu’elle me laisse tranquille le plus rapidement possible. Que je puisse recommencer une tentative de fugue. Je lui offre un sourire que je veux rassurant. Avenant. Bon enfant. Con, oui, on peut aussi le qualifier de con. Et je croise son regard, une demi seconde avant qu’elle ne pose ses mains sur ma chemise. Et qu’elle… - Je suis désolée mais il va falloir enlever tout ça... Ne vous inquiétez pas, vous pourrez les remettre bientôt, mais d'abord il faut vous remettre sur pieds. Mais… elle achève les deux boutons qui subsistaient d’un rapide mouvement, j’ai un mouvement de recul et mon dos heurte le mur. « Wow ! Vous faites quoi, là ? » Elle s’éloigne, tant mieux, parce que sinon c’était ma main dans la tronche. Je crois. Je veux. J’espère. - Je vous laisse faire pour le reste. Elle a le ton de voix de mon frère, ce ton qui n’implique aucun mais, aucun non. C’est un ordre, en somme. Sauf que… « Wow, wow, wow, c’est quoi ça ? » Je me plaque un peu plus contre le mur pour me stabiliser, et j’essaye de refermer ma chemise, l’exhibitionnisme, c’est pas mon genre. Contrairement à ce qu’on pourrait croire en me voyant me promener le pantalon sur les genoux dans le couloir, non, je ne suis pas du genre à me contenter d’une serviette nouée autour des reins pour danser la samba dans la rue. Je suis pudique, moi. Presque.

Je la foudroie du regard. « Alors de un, je suis maqué, et j’aime à mort ma copine. » Même si elle a disparu. Même si elle ne donne pas signe de vie. Même si elle a tué quelqu’un de sang froid et n’a pas voulu m’expliquer. « De deux, vous êtes quel genre d’infirmière pour vouloir désaper des patients déjà à moitié désapé ? Et de trois… c’est quoi le rapport avec mon rein ? Déjà, c’est pas mon rein, c’est celui de mon cousin, que j’héberge temporairement. Le rein, pas le cousin, il a déjà son propre appart’ et là n’est pas la question. Et ensuite… je vous ai pas appelé. Et c’est la nuit. Vous êtes supposée dormir. Et j’avais le droit d’aller aux toilettes. Et… » Et. Je plisse les yeux. « Comment vous êtes venue aussi vite ? Vous me surveillez ? Y’a des putains de caméra c’est ça ? » Je suis surveillé ? Sérieusement ? Je dois me retenir de chercher immédiatement les caméras. Parce que pour moi, c’est la seule chose qui puisse expliquer qu’une infirmière débarque aussi rapidement sans qu’on l’ait sonnée. « J’ai pas besoin de soin. Vous pouvez me laisser. » Et je dis ça sur le ton le plus convaincant possible.

by marelle

_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe… She starts to turn away when he says… Promise me you’ll never let us go Push me, Crush me, Then save me, save me She stops walking, walking; He stops falling, falling He looks her in the eyes and he says… - ©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3068-nolan-je-me-surm http://www.mercy-in-darkness.org/t5158-nolan-lying-in-my-bed-i-hear-the-clock-tick#209592

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2077
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you   Lun 25 Juin - 12:28




Nolan&Persephone
EXORDIUM.

Ce qu’elle avait l’air perdue ma victime. Ils avaient tous l’air perdu à un moment, mais généralement pas si tôt. Ça devait être encore l’effet des médicaments. Moi même je me souvenais vaguement de mon état léthargique après la chirurgie, des heures plongée dans un coma artificiel pour modifier mon visage à jamais. Ne plus ressembler à ma jumelle démoniaque alors même que moi je devenais plus immorale que jamais.
Tout ça pour dire que s’il avait déjà l’air d’un lémurien effarouché à cet état là de la chose, qu’est ce qu’il en aurait été si je lui avais fait visiter mon lieu de travail ? Heureusement ce soir, la manœuvre devait être un peu plus rapide que des heures de torture expérimentales. Je venais juste lui chercher ses organes vitaux, quel petit chanceux !

« Sérieux ? »

Oui sérieux, il y avait des toilettes dans les chambres. L’apocalypse n’avait tout de même pas sut supprimer tout confort.
J’imaginais déjà un vent d’enfer balayant d’un coup le papier toilettes et les cuillères à café. D’ailleurs, il existait vraiment une usine de papier toilettes à la Nouvelle Orléans ou bien quelqu’un avait-il pensé à emmener des stocks pour le prochain millénaire en pleine fin du monde ? Il allait sûrement falloir que j’arrête de penser à ce genre de chose... Ou que j’en parle à mon psy. L’ennui étant que je n’avais pas de psy. Et c’était sûrement mieux comme ça.

« Ah ben merde alors. Je… »

Je ne fis pas attention à la suite, peut être encore un peu trop perdue dans mes questions existentielles. Mon intention n’était de toute façon pas de parler pendant des heures jusqu’à ce qu’il redevienne parfaitement conscient. Et ça ne m’intéressait pas non plus de savoir ce qu’il faisait vraiment la, dans le couloir, ni de savoir qu’elle était sa couleur préférée d’ailleurs... Même si j’étais habituellement d’une curiosité maladive. J’avais une mission, j’allais l’exécuter et le plus rapidement serait le mieux. Mh. Peut être que j’allais quand même lui demander sa couleur préférée.
En attendant, il était temps maintenant de ramener Monsieur dans sa suite. Ce tombeau sera votre tombeau.  

« Nan mais c’est bon, je connais le chemin. »

Il pesta alors que je le raccompagnais à sa chambre, tentant vaguement de se libérer de ma prise. Tout doux, Timon, on se calme.

- Oui oui...

Ignorance parfaite alors que nous atteignons presque la chambre. Pas que je n’avais pas confiance en mon nouvel ami, mais on ne savait jamais, il pouvait partir à tout instant. Était-il encore engourdi ? Allait-il partir en rampant sur le sol style film d’horreur désespéré pour escargots. Ce genre de moment où je me serais fichtrement amusée à le traîner violemment par les pieds à l’intérieur de la chambre. Mais non, malheureusement il me suivit presque sagement et le pu allumer la lumière et lui demander comment allait son tout nouveau rein.

« C’est pour ça que vous venez me voir à cette heure-là ? »

Mon baromètre sensoriel commençait tout doucement à indiquer un niveau de suspicion assez élevé... et quelque chose me disait que ce n’était pas entièrement de mon ressort. Parce que j’étais une bonne comédienne, une excellente, une menteuse hors paire et maîtresse d’un talent qui m’aurait valut un Oscar. Plusieurs Oscars. Mais on ne savait plus reconnaître le talent à cette pauvre époque. Pas grave, je me ferais une petite statue en terre glaise en retournant chez moi.

- Non je cherchais quelqu’un pour jouer au Monopoly et puis, miracle, je suis tombée sur vous dans le couloir.

Prononcé avec un petit sourire, pour essayer de détendre un peu l’atmosphère. Le tout n’était quand même pas que mon poussin me claque entre les doigts. Tout en continuant à m’affairer. À faire semblant de m’affairer. Il ne remarquerait de toute manière pas vu l’état dans lequel il semblait être. J’aurais bien expliqué que je faisais ma ronde et que j’étais tombée sur un patient à moitié déshabillée et que j’avais donc fait ce qu’il me semblait normal de faire, moi, infirmière Persephone. Mais la, sur le coup, la plaisanterie me semblait plus crédible.
Puis mes yeux retombèrent sur le charmant brun et je remarquai la forte ressemblance avec mes souvenirs. Zut ! Heureusement que j’avais mit cette perruque ! Mais pour mon esprit soudain agiter, ça ne semblait pas suffit et donc pour finir d’occuper le tout, je me mit a dévêtir l’homme.

« Vous inquiétez pas, pour ça, je gère. »

Oui, bon, on distrayait comme on pouvait. Ignorant totalement sa remarque, je finis de déboutonner sa chemise. Mes mains s’arrêtèrent heureusement au haut du brun. Il avait de la chance, j’étais à deux doigts de me perdre plus bas.

« Wow ! Vous faites quoi, là ? »

Encore une remarque qui ne parvînt pas à mes oreilles alors que je m’éloignais à l’autre bout de la pièce pour encore faire semblant de m’affairer.

« Wow, wow, wow, c’est quoi ça ? »

Comment ça c’est quoi de quoi ?
Considérant un instant l’homme qui essayait soudain de faire corps avec le mur derrière lui , je cherchai à comprendre de quoi il parlait. Est ce que les restes de l’anesthésie le rendaient aussi fou et incohérent que moi ? Non, je ne croyais pas à l’incohérence. On avait tous notre logique, elle n’était parfois juste pas forcément dans la norme...
Voyant qu’il semblait vouloir se rhabiller je levai les mains, un peu en signe de paix, beaucoup pour qu’il arrête ses bêtises.

- Vous... êtes entrain de vous rhabiller ? Vous ne comptez pas partir comme ça, maintenant, n’est ce pas ?

Il devait avoir de sacrées bonnes raisons de partir alors ! Mais non c’était hors de question ! Il n’allait pas s’en aller comme ça, avec le rein qui lui sortait encore presque de la plaie ! Surtout pas si je n’avais pas pu le récupérer avant.

- Il faut que vous remettiez vos vêtements d’hôpital !

Ce qui me valut un regard noir, plein de haine et... mais, mais, mais ! C’était qui ce type ?? Prenant une grande inspiration, je me retiens de le tazer avec mon pouvoir. Pas que je n’aimais pas la résistance habituellement - un peu de challenge était toujours le bienvenu - mais lui, il n’avait pas seulement l’air d’un challenge, il avait l’air d’un élément perturbateur, d’un problème, et s’il y avait bien quelque chose en quoi je pouvais me faire confiance, c’était pour mon instinct.

« Alors de un, je suis maqué, et j’aime à mort ma copine. »

Error 404.

« De deux, vous êtes quel genre d’infirmière pour vouloir désaper des patients déjà à moitié désapé ? Et de trois… c’est quoi le rapport avec mon rein ? Déjà, c’est pas mon rein, c’est celui de mon cousin, que j’héberge temporairement. Le rein, pas le cousin, il a déjà son propre appart’ et là n’est pas la question. Et ensuite… je vous ai pas appelé. Et c’est la nuit. Vous êtes supposée dormir. Et j’avais le droit d’aller aux toilettes. Et… Comment vous êtes venue aussi vite ? Vous me surveillez ? Y’a des putains de caméra c’est ça ? »

Oh ma parole ! Comment j’assommais ça discrètement ? Ce n’était pas vraiment que l’homme était beaucoup plus grand que moi, mais il n’était pas dans un angle assez bon pour que je puisse atteindre facilement l’arrière de son oreille. En attendant, ma mâchoire s’était quelque peu décrochée pour laisser mes lèvres entrouvertes de béatitude. Fais moi un câlin petit lémurien, tu es aussi timbré que moi !
Puis je me repris... un peu.

- D’abord, moi aussi j’ai quelqu’un.

Je m’entendis répondre avec autant d’assurance que si ça avait été vrai. Mon regard était franc, pas vraiment agacé, j’étais une gentille infirmière caaalme... et en couple apparemment.

- Et ensuite, mon signe astrologique c’est poisson.

Relevant la tête, fière de ma réplique.

- Il y a d’autres informations essentielles de ce genre que vous voulez qu’on s’échange ou on est bon et je peux commencer à faire mon travail ?

Bon, je n’avais pas répondu à tout, ce n’était pas très structuré, mais il parlait beaucoup le monsieur ! Et moi j’avais un lit bien chaud qui m’attendait. Et une journée de travail bien pleine dans quelques heures !
Enfin il allait tout de même falloir que je m’explique un peu.

- Je fais juste une petite ronde, je vérifie que tout le monde va bien. Et un patient qui vient d’être opéré et qui se balade à moitié nu dans les couloirs ne va pas bien.

Dit calmement, avec beaucoup de compassion, de douceur. Persephone le bisounours en blouse. J'allais rajouter « jusqu’à preuve du contraire » à ma réplique, mais de ce que j’en avais un peu vu de l’oiseau, je devinais qu’il serait ravi d’essayer de me prouver le contraire. Pas question donc de lui tendre la perche.

« J’ai pas besoin de soin. Vous pouvez me laisser. »

Un petit soupire un peu forcé s’échappa de mes lèvres avec l’air désespéré de l’infirmière a qui on avait dit ça des centaines de fois, mais qui savait que c’était faux.

- Vous voulez bien s’il vous plaît vous remette au lit au moins ? Vous avez besoin de repos.

Me tenant toujours à distance raisonnable, pour ne pas le brusquer comme j’avais pu le faire, peut être. Il fallait que j’attende qu’il soit plus vulnérable avant de continuer.

- Vous ne pouvez pas encore partir.

Ça c’était rationnel, raisonnable, le genre de chose qu’on aurait dit à une personne normale. Mais du peu que j’avais vu, l’homme que j’avais en face de moi n’avait pas l’air normal. Alors si j’essayais ?

- Vous ne voudriez pas abîmer le rein que vous voudriez rendre à votre cousin n’est ce pas ?


_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Twins : two people who are joined and can't escape each other.

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1691
↳ Points : 185
↳ Arrivé depuis le : 01/04/2014
↳ Age : 25
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 35 ans (13 mai 1983)
↳ Métier : Expert en sécurité informatique au Blackbird; résistant inconscient
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures ; et pourtant, il l'a servi pendant plusieurs mois
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1 (puma) - Niveau 84 en blague à Toto et Choupiniaiserie
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



les petits papiers
↳ Copyright: (avatar) shiya
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you   Sam 7 Juil - 0:53


 
Persephone
Nolan
« but for now it’s time to run,
they’re trying to catch you »


- Non je cherchais quelqu’un pour jouer au Monopoly et puis, miracle, je suis tombée sur vous dans le couloir. Je lève les yeux au ciel sous l’ironie que je sens suinter de ses mots. Merci, mais je n’ai pas commandé une humiliation en règle, je pense que vous faites erreur. Forcément qu’elle vient pour mon rein, à quoi avais-je la tête, les contrôles surprises, ça n’a pas lieu qu’à l’école, c’que je peux être con, il y en a aussi aux hôpitaux. Interrogation surprise ! Sortez votre bilan sanguin et présentez vos médocs !. J’en aurai un rire nerveux si je ne me sentais pas aussi mal à l’aise. Et méfiant. Je me sens pris au piège, comme un gosse la main dans la boite de cookies supposée être posée tout en haut d’un meuble. Non seulement je n’ai rien à faire là, mais en plus, je suis totalement en train de faire quelque chose d’interdit. Et je n’ai de toute évidence même pas de bonne excuse à offrir pour justifier tout ça. Alors qu’est-ce que je peux faire quand elle insiste pour que je retourne dans ma chambre ? Rien. J’ai les jambes flageolantes, j’ai le côté qui me brûle, qui me tire, et la morphine qui se dissipe… je n’ai aucune bonne raison de me défiler. Et partir en courant, je l’envisage… et bien ce n’est tout simplement plus d’actualité. Ça ne le sera que le jour où je me déciderai à me ridiculiser une bonne fois pour toute, ce qui n’est pas encore dans mes plans, contrairement à ce qu’on pourrait croire en me voyant tituber en tenant mon froc et ma chemise. Je m’adosse dès que je peux au mur, avec la ferme intention de la faire dégager au plus vite. Si possible. Ce serait chouette. Après avoir reboutonné ma chemise correctement, parce qu’à me reluquer comme ça – c’est comme ça que j’interprète son regard du moins, corrigez-moi si je me trompe – elle commence à me stresser. Et ce n’est pas pour aller en s’arrangeant, hein. Qu’est-ce qu’elle compte faire, me désaper comme ça, sous prétexte qu’elle est sexy dans sa tenue d’infirmière et qu’elle fait un peu figure d’autorité dans le coin par son seul statut ? Bats les pattes, mégère, je peux me désaper et me resaper comme un grand, j’ai juste besoin d’une troisième main, d’une bonne demi-heure devant moi et d’une perfusion de caféine pour mieux me réveiller.

Bats-les-pattes, j’ai un mouvement de recul et quand c’est elle qui s’éloigne, j’en profite pour reprendre ma respiration et remettre ma chemise en place, sans croiser samedi avec dimanche cette fois, les semaines dans le bon ordre empêche les emmerdes, j’en mettrais ma main à couper. Vous... êtes en train de vous rhabiller ? Vous ne comptez pas partir comme ça, maintenant, n’est-ce pas ? Il faut que vous remettiez vos vêtements d’hôpital ! Je la foudroie du regard. Si je suis en train de me rhabiller ? « No shit… Bien sûr que je m’habille, j’ai pas réclamé un strip-poker, j’aime pas même sonné le room-service aux dernières nouvelles ! » Je rétorque sans y penser, parce que déjà que de base, je ne suis pas du genre à savoir fermer ma gueule, mais avec un peu de Tim et un peu de Liam en moi – RIP rein de mon jumeau, bienvenue rein de mon cousin – ce n’est pas prêt de s’arranger, Tim est bien plus bavard que moi aux dernières nouvelles. Je rétorque sans y penser, sans réfléchir, parce que je suis : un bavard. Et la nervosité amplifie le concept. Et tant qu’à faire, tant qu’à baver des conneries, je poursuis. Histoire qu’elle ait bien en tête que non seulement, j’ai théoriquement Giulietta dans ma vie, mais qu’en plus, je n’ai pas besoin de soins, je vais très bien, et mon rein va très bien aussi, il n’est là qu’en tant qu’hôte et en plus, je ne l’ai pas appelée. Vraiment. Et puis d’abord, d’ailleurs, comment est-ce qu’elle a fait pour rappliquer dans le coin pile quand j’étais de sortie ? On m’espionne maintenant, on me surveille ? Où est-ce que ce n’était qu’une putain de coïncidence ou, pire encore, est-ce je commence juste à virer gros paranoïaque ?

- D’abord, moi aussi j’ai quelqu’un. Je fronce les sourcils, je ne pensais pas qu’elle allait répondre cash à cette remarque. Mais soit. J’ai une petite moue, un haussement d’épaule. « Cool pour toi. » Le tutoiement s’impose, tant qu’on y est à parler de notre vie privée, hein, ça équivaut presque à avoir gardé les cochons ensemble dans certaines civilisations, j’en suis certain. - Et ensuite, mon signe astrologique c’est poisson. « Hein ? » Pardon ? Et… ? - Il y a d’autres informations essentielles de ce genre  que vous voulez qu’on s’échange ou on est bon et je peux commencer à faire mon travail ? Ah, c’est donc ça. Je la foudroie une nouvelle fois du regard, mais je commence à douter de l’efficacité de mes rétines-laser, elle semble en rien être dérangée par tout ça. Bien au contraire, je la trouve trop patiente, trop détendue pour une meuf qui bosse de nuit, et se retrouve à materner des patients qui fuguent en pleine nuit. - Je fais juste une petite ronde, je vérifie que tout le monde va bien. Et un patient qui vient d’être opéré et qui se balade à moitié nu dans les couloirs ne va pas bien. Je lève les yeux au ciel, à moitié nu, tout de suite. « Ca va, j’avais ma chemise et mon froc, j’étais pas non plus en calebut’ à me trémousser sur un air de salsa… » Je serre les dents, l’air le plus assuré possible.

Pour qu’elle assimile que je vais bien. En apparence. Et que je n’ai pas besoin de soin, merci bien. Casse-toi. Elle soupire, je coince un sourire forcé sur mes lèvres. - Vous voulez bien s’il vous plaît vous remettre au lit au moins ? Vous avez besoin de repos. Je plisse les yeux. S’il vous plaît. - Vous ne pouvez pas encore partir. Vous ne voudriez pas abîmer le rein que vous voudriez rendre à votre cousin n’est-ce pas ? Je plisse davantage les yeux. « Comment ça, je ne peux pas encore partir ? »

Elle fourmille. Elle fourmille sur mon épiderme. Une claustrophobie latente, une angoisse croissante, une colère prédominante. Elle fourmille, me chatouille et m’invite à me décoller du mur. « J’ai été opéré il y a dix jours, quelque chose dans le genre, je cicatrise bien. Comment ça je ne peux pas partir ? » Je fais un pas dans sa direction. Est-ce que j’ai l’air furax ? Ouais, j’aimerais bien. Est-ce que le rendu doit tenir plus du hamster ou du caniche que du réel ours furax ? J’en ai bien peur. Mais parfois, les gens ont peur des souris, et hamster, souris, c’est du pareil au même ; alors avec un peu de chance, ça peut faire de l’effet. Dans tous les cas… « Et si je refuse ? Et si je refuse de vous obéir comme un petit chien, vous allez me faire quoi ? M’envoyer dans les arènes, me foutre en prison, menacer de me retirer la garde du rein de mon cousin, peut-être ? J’aimerais bien vous voir essayer, tiens. » J’en ai pas voulu de ce rein, mais maintenant qu’il est là, je compte le garder le plus longtemps possible. Il maintiendra au loin les propositions d’apprenti sorcier de Liam, il maintiendra au loin l’ombre terrifiante de la rechute, de toutes les conséquences d’un empoisonnement sanguin. « Si vous passiez juste dans le coin, je vous assure que vous pouvez y aller, faire comme si vous n’aviez rien vu, promis je ne cafterai pas. « Et pour info, moi c’est taureau. Et j’ai longtemps aimé faire de la corde à sauter et collectionner les cartes pokémon. »

Mes pas m’ont mené près du lit, je m’y appuie d’une main, l’autre toujours à mon côté, comme si j’avais peur que mon rein se fasse la malle. Je m’efforce de la décoller – il y a quand même une cicatrice toute fraiche et un bandage pour le retenir, le petit fourbe, autant leur faire confiance – pour mieux l’agiter devant moi. « Allez, du balai. Et promis après je fais dodo comme un grand. Mais je vous assure que je n’ai plus besoin de berceuse pour me rendormir. »

by marelle

_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe… She starts to turn away when he says… Promise me you’ll never let us go Push me, Crush me, Then save me, save me She stops walking, walking; He stops falling, falling He looks her in the eyes and he says… - ©️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3068-nolan-je-me-surm http://www.mercy-in-darkness.org/t5158-nolan-lying-in-my-bed-i-hear-the-clock-tick#209592

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2077
↳ Points : 460
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 23
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you   Mer 11 Juil - 21:57




Nolan&Persephone
EXORDIUM.


L’homme avait quand même l’air bien différent de celui avec lequel je m’étais retrouvée coincée dans l’hôtel Overlook. Il y avait quelque chose dans son regard, l’autre était plus assuré, plus calme, sur de lui, malgré la situation dans laquelle nous nous étions trouvés... alors que lui, lui ressemblait à un agneau pris au piège par une meute de loups. Eh, focus Danny le petit mouton noir !
Oui, décidément, celui là était fou ! Totalement dérangé. Ça, ou il avait un traumatisme crânien... Pourtant, je ne me souvenais pas qu’on m’ait parlé de quelque chose de la sorte... Quoi qu’il en soit, c’était presque parfaitement limpide maintenant : ce n’étaient pas quelques restes bien accrochés de son opération qui faisaient ça. C’était lui. Un grand malade. Pire que moi. 
Différent disons. 
J’étais quand même plus drôle et moins stressée. 

 « No shit… Bien sûr que je m’habille, j’ai pas réclamé un strip-poker, j’aime pas même sonné le room-service aux dernières nouvelles ! »

Et désobéissant en plus ! Mais c’était qu’il avait tout pour plaire le bonhomme ! Plongeant ma main à l’intérieur de ma proche, je vérifiai que je n’avais pas par hasard emmené un fouet ou un martinet... Malheureusement, mes doigts ne rencontrèrent rien de tout cela.

- C’est pas un hôtel. 

Je chuchotai, pour répondre à son room service, parce que ça commençait à bien faire de ne pas pouvoir communiquer avec mon alter ego cinglé qui n'en démordait pas et refusait toujours sa tenue d’hôpital. 
Bon. Qu’il en soit ainsi. Après tout, aux dernières nouvelles, tout ce que je devais récupérer était au dessus de la ceinture, alors il pouvait bien le garder son pantalon s’il pensait que ça allait le sauver de quelque chose... Comme si un pantalon avait déjà pu m’arrêter ! Dans un combat bien sûr... et je ne parlais pas de pantalons vivants. Ça n’existait pas. Quelle idée ! En revanche tout le monde savait que les chaussettes avaient des vies. Certaines étaient même dotées d’une intelligence telle qu’elles arrivaient à s’échapper des machines à laver (à l’époque où il y en avait). Pas très sentimentales en revanche, puisqu’elles y laissaient en général souvent leur jumelle. En fait, peut être que Seraphina et moi étions des chaussettes. Et elle avait juste quitté la machine à laver... 
Habitée de sombres pensées mélancoliques - les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone - et lancée soudain dans l’idée de répondre à la hauteur de ses répliques, je laissai maintenant mes paroles sortir d’entre mes lèvres avec (beaucoup) moins de retenue, pour m’entendre réciter que j’étais en couple et que mon signe astrologique était le poisson. Son visage d’abord surpris avant de comprendre ce que j’étais entrain de faire, me rendit joyeuse à nouveau.
Mais il ne fallait tout de même pas s'éloigner de sa mission. Rassurer Danny le petit mouton et le disséquer pour manger ses rognons... Tellement si trop sale... Juste à temps pour lui rappeler qu'il avait l'air d'un fou en plein strip-tease – mais de façon gentille.

« Ca va, j’avais ma chemise et mon froc, j’étais pas non plus en calebut’ à me trémousser sur un air de salsa… »

Mes yeux se plissèrent, suspicieux.

- Hum. C'était donc ça l'étape d'après... J'ai bien fait d'arriver alors !

Non honnêtement j'aurais du encore attendre un peu. Mais bon, je ne pouvais pas toujours être dans un pas être dans le timing parfait...
Il était déjà bien que j'ai réussis à le rattraper avant qu'il ne s'enfuie. D'ailleurs, il était déjà temps de rappeler à mon vilain petit patient que l'heure de sa sortie n'était pas encore venue.

« Comment ça, je ne peux pas encore partir ? »

Oh. Il avait l'air fâché. Très beau visage. Jolis traits. Détends toi petit cœur, le stresse ça fait des rides !

« J’ai été opéré il y a dix jours, quelque chose dans le genre, je cicatrise bien. Comment ça je ne peux pas partir ? »

L'homme fit un pas vers moi qui devait se vouloir menaçant. Il n'était pas beaucoup plus grand que moi et alors que ses paroles énervées continuaient à claquer dans les airs, je me contentais de soutenir son regard.
Allez, approche encore que je puisse t'ouvrir l'abdomen sans bouger d'ici, jolie créature...

« Et si je refuse ? Et si je refuse de vous obéir comme un petit chien, vous allez me faire quoi ? M’envoyer dans les arènes, me foutre en prison, menacer de me retirer la garde du rein de mon cousin, peut-être ? J’aimerais bien vous voir essayer, tiens. »

Retirer la garde de son rein. Oui, voilà. Et de son cœur, ses poumons, sa rate, ses yeux peut-être aussi. Une bonne grosse adoption groupée. On était comme ça à la Falciferae, pas du genre à séparer les orphelins... Pas avant leur revente en tout cas.

« Si vous passiez juste dans le coin, je vous assure que vous pouvez y aller, faire comme si vous n’aviez rien vu, promis je ne cafterai pas. Et pour info, moi c’est taureau. Et j’ai longtemps aimé faire de la corde à sauter et collectionner les cartes pokémon. »

Taureau. Je notais cette information dans ma tête quand bien même elle ne me serait pas utile très longtemps, tout en suivant le brun du regard alors qu'il se repositionnait près du lit. Il n'était plus à portée de main. Dommage. Bouge pas, j'arrive.

« Allez, du balai. Et promis après je fais dodo comme un grand. Mais je vous assure que je n’ai plus besoin de berceuse pour me rendormir. »

Petit moment de silence. Une minute de paix pour tous les gens qu'il avait du assommer avec ses discours. Et puis pour m'assurer aussi qu'il avait bien fini.

- Wouaw.

Honnête, qui s'échappa de mes lèvres alors que mes yeux n'étaient plus que deux soucoupes perdues, clairement étonnées.

- Est-ce que quelqu'un a déjà eu le temps de mourir de vieillesse pendant que vous finissiez une phrase ?

Mais questions intéressantes mises à part, il fallait continuer le manège.

- Ecoutez. Je ne suis pas médecin, ce n'est pas moi qui décide de votre sortie. Et je ne vais pas non plus vous faire quoi que ce soit si vous décidez de partir malgré tout maintenant.

Mais oui, bien sûr, et dans une vie précédente j'avais été Mère Thérésa et puis avant ça une mangouste qui chante.
Pour appuyer mes mots, j'écartai un peu les mains comme pour témoigner de mon impuissance et du fait que j'étais paaaaarfaitement désarmée face à ses grands muscles saillants et sa belle détermination.

- Mon métier est de m'assurer que vous allez bien et que vous soyez dans les meilleurs conditions lorsque vous sortirez d'ici. Il y a un certain nombre de jours assez critiques après l'opération où le risque de rejet est plus grand...

Et puis ménageant mon effet, j'attendis un petit moment, comme hésitante, avant de rajouter plus bas :

- Surtout quand il ne s'agit pas de la première greffe.

Mais c'était qu'elle avait bien travaillé son exposé la petite !
Et pendant tout ce temps, je n'avais pas bougé de ma place, me servant uniquement de mes mots en espérant ne pas le voir fuir à toutes jambes – ce que je n'avais pas envie de courir dis donc dis donc...
Pourquoi ne pouvais-je pas juste lui coller une balle quelque part ? Les missions étaient décidément plus simple dans les lieux inhabités où j'avais le temps de nettoyer après moi... Ou de faire venir quelqu'un pour s'en occuper...
Et puis je me redressai un peu avant de reprendre.

- Bon. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais vous n’êtes pas le seul dans cet hôpital et ici, il y a des gens qui vont bien plus mal que vous. Ils souffrent, ils tiennent à peine debout et parfois, ils sont incontinents.

Il fallait dire ce qui était... Ou peut être que cette fois j’aurais pu m’abstenir. 

- Mais je ne peux pas partir tant que vous ne serez pas sagement retourné dans votre lit et que vous ne dormirez pas à poings fermés. 

Main sur le cœur et yeux fermés en récitant l'hymne des infirmières !
Oui voilà, j’allais le border ça allait être chouette.
En attendant il était mignon mon rôle d'infirmière dévouée qui ne voulait que son bien, non ? Même moi qui croyait avec mes grands yeux bleus le fixant profondément et ma voix de convertie dévouée... Bon, je ne me voyais pas, et je ne m'entendais pas vraiment, mais j'y croyais.

- Excusez moi de ne pas vous croire sur parole pour le sommeil. Mais vous avez l'air un peu trop malin et trop agité pour vous exécuter de votre bon vouloir...

Tout ça pour dire qu'il ne fallait pas me prendre pour un blaireau. Je savais bien qu'une fois la porte passée il allait prendre la poudre d'escampette. Et de toute façon, je ne comptais pas passer la porte sans avoir emmené avec moi une bonne partie de lui en pièces détachées...

- Vous voulez bien vous coucher maintenant s'il vous plait ? En contre partie je vous promets de témoigner de votre vivacité aux médecins demain matin. Peut-être que malgré tout, cela vous fera gagner quelques jours...



_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: (persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you   

Revenir en haut Aller en bas
 

(persan) But for now it’s time to run, they’re trying to catch you

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» Session time out...
» Damon Moon - "It's time to forget about the past"
» 08. Remember that time is money - Benjamin Franklin
» All Time Low

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Eastern New Orleans :: Adventist Hospital-