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 la belle et la bête, avec aritza

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WILDHUNTER

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MessageSujet: la belle et la bête, avec aritza    Dim 24 Juin - 0:22


avec Aritza

les diamants sont éternels
Le temps était cru en ce début de matinée, comme si le soleil ne voulait plus se lever pour venir chauffer cette terre condamnée. Tu ne pouvais que le comprendre : ce monde-là n'en valait plus la peine. Heureusement que la bête était là pour te mettre du plomb dans la tête et te forer à te nourrir, chasser, vivre. Même si ta condition humaine t'était revenue depuis six ans maintenant, il était toujours difficile de trouver ton rythme : l'hyène étant un animal nocturne, préférant chasser la nuit. Pourtant si tu voulais avoir une vie au sein du campement, il fallait bien se montrer quelques fois en journée. Tu avais trouvé une alternative pour vous arranger, l'animal et toi : tu te levais bien avant l'aurore, réveillée par les mouvements incessants de la bête en ton for intérieur pour partir en traque. Tu revenais lorsque les rayons du soleil léchaient doucement le camp et replongeais dans les bras de Morphée jusqu'à parfois une heure de l'après-midi, satisfaite. Pas de répit accordé aux chasseurs, tu repartais en toute fin de journée, arc en main, pour débusquer du gibier. Malgré les évènements, tu n’avais rien perdu de tes habitudes. Tu revenais rarement les mains vides au camp, l'instinct de la bête t'empêchant de t'arrêter tant que tu n'avais rien trouvé. Il fallait parfois la recadrer aussi, l'empêcher de se ruer sur une vieille carcasse abandonnée. La bête était connue pour être redoutable mais également réputée charognard : pas compliqué et opportuniste. Et ramener une viande putride et rassie n’allait pas ravir les autres ni arranger vos affaires.
Le bayou était bien pire que les rives du lac Salvador. Tu n’aimais pas cette humidité sale qui remontait du sol, cette humidité toute différente de celle qui accompagnait le camp auparavant. Tout était brun ici : le sol, le ciel, les gens. Les mines grisonnantes et les regards fuyants n’amenaient aucun charme à l’endroit. Tout semblait teinté d’une ambiance morbide, comme si ils attendaient la fin dans l’heure.

Depuis que tu avais débarqué chez la Communauté, jamais tu n’avais dû changer d’emplacement. Elle avait essuyé quelques attaques, avec des pertes parfois, mais s’était dressée, vaillante et brûlante, face aux créatures horrifiantes et aux intempéries. Pourtant, ce début de mois de juin avait été plus éprouvant que jamais et Maria comme Leslie avaient tranché : il fallait se rapprocher de la Nouvelle-Orléans. Il y avait eu de bonnes comme de mauvaises réactions. Toi, tu avais juste suivi. Tu savais que ton rôle de ravitailleuse était trop important pour être supprimé. Tu savais que tu pourrais régulièrement retourner dans la nature. Mais rien que le fait de devoir retourner de tes sorties dans cette vase, où on s’enfonçait parfois d’une vingtaine de centimètres si on ne prenait pas garde, te ramenait à la réalité. La Communauté n’était plus, oui, mais ils étaient suffisamment malins pour se retourner rapidement. Le marché noir d’entre les murs leur avait ouvert les bras et la troupe avait troqué son nom originel pour la Salvaje. Les relations étaient fraîches, pas encore établies, mais les autres trafiquants pouvaient se douter qu’ils pouvaient apporter quelque chose à l’édifice. Mais tu n’étais pas tellement subjuguée par l’idée de devenir une ‘mafiosa’. La vie à l’extérieur te plaisait, la bête s’en contentait. Maintenant que vous vous saviez toutes deux presque dépendantes de la Nouvelle-Orléans, le sommeil avait de la peine à venir, la nourriture n’avait plus le même goût. C’était la mort dans l’âme que vous rentriez de la chasse, tentant d’y passer la plupart du temps. La créature et toi ne saviez pas grand-chose sur ce qu’il se passait vraiment en ville, mais le peu dont vous étiez au courant vous confortait dans votre besoin de vous en tenir éloignées. C’était bien une des seules choses que vous aviez en commun. Pour le moment, tes déplacements se résignaient du bayou aux kilomètres de forêts environnants. Les séquelles de la dernière attaque étaient profondes, imprégnaient le quotidien de tout le camp. La bête n’en tremblait pas la nuit, mais toi oui. Elle aurait voulu pendant l’affrontement pouvoir trancher plus, démembrer plus, scalper plus. Rien que les flashs que tu gardais de ce jour-là te retournais l’estomac. Dépecer des animaux, ôter une flèche d’une artère d’une biche, sectionner des tendons de sangliers ne te posait pas de problèmes : c’était eux ou toi. Mais, assister à une telle boucherie parmi ceux que tu considérais les tiens n’avait pas la même signification, ce n’était pas pareil. Ces choses n’avaient pas attaqué pour manger mais pour tuer. Tout ce qui se mettait à bouger. Tu secouas la tête et réajusta ton arc passé en bandoulière en un long soupir. Les deux cailles qui pendaient à ta ceinture, se balançant au rythme de tes pas, n’allaient même pas pouvoir rassasier le quart du camp. Tu sentais venir les remarques acerbes de tes compagnons de vie, les railleries amères. Tout le monde était sur les nerfs, toi encore plus. Aujourd’hui, la bête semblait absente. Elle avait même réussi à te foutre la paix lorsque tu avais tendu ton arc pour embrocher les deux volatiles. C’était étrange, mais tu appréciais qu’elle se mette en veille. L’avoir constamment entre les côtes, quémandant à sortir, n’avait rien d’agréable.
Les mobiles-homes et camping-car t’apparaissent clairement, baignés dans les quelques rayons de soleil. Le campement fourmillait gentiment, s’éveillant d’une nuit sûrement agitée de quelques cauchemars. Les cernes que tu arborais se reflétaient sur la plupart des membres du clan. Les temps étaient durs, les ressources difficiles à trouver. L’image de corne d’abondance que représentait la communauté semblait sérieusement s’ébranler. Tu te dirigeas vers ta roulotte, un poil à l’écart du reste, et tu commenças à te déchausser pour y entrer. Chasser était une chose, il fallait maintenant plumer les volailles et les emmener ensuite en cuisine. La porte de ton chez toi grande ouverte, tu y balanças ton arc et ton carquois. L’endroit était si boueux que tu devais te lancer sur les petites marches pour éviter de ramener de la boue jusque dans ton lit. Tu allais claquer la porte pour retrouver les bras de Morphée - juste cinq minutes - quand une main vint bloquer la porte. Tu sursautas, en chœur avec la bête tapie en ton sein, et osas un petit ‘oui ?’ étranglé. Lorsque le battant s’ouvrit sur Aritza, tu ne pus réprimer un sourire en coin. « Moi qui pensais que tu ne te mélangeais pas aux simples mortels. »

Tu n'avais jamais été particulièrement proche d'Artza, mais tu e pouvais t'empêcher de lui lancer des regards incendiaires. Comme si tes bas instincts avaient parfois voulu te pousser à la déshabiller sur place. Même dans la boue, au réveil, cette femme était toujours aussi attirante.

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