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 Say goodbye to the world you live in || Jooley

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Itzal Macaro
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MessageSujet: Say goodbye to the world you live in || Jooley   Dim 24 Juin - 18:09

Say goodbye to the world you live in
C’était le dernier endroit où il aurait dû se pointer, mais depuis qu’il avait réussi à regagner la ville, il ne pensait plus qu’à cela. Pour résumer les choses, c’était le bordel – encore. Le hasard, ou Mère nature, ou un quelconque dieu à la con, avait décidé que ça ne suffisait pas, le climat de merde, la famine, les portes de l’enfer et le régime totalitaire, et juste comme, une nouvelle petite apocalypse venait de leur tomber sur le coin du museau. Et c’était beaucoup plus grave que ce à quoi Itzal avait pensé en tombant sur des bandes de créatures monstrueuses à l’extérieur des murs – et tout un tas de cadavres pour aller avec. Les zombies, à côté de ça, c’était de la petite bière, et le Vénézuélien n’aurait jamais cru les regretter un jour, ceux-là. D’ailleurs, il n’aurait jamais cru s’en sortir. Parti pour faire son glorieux devoir, comme tous les matins, il était tombé sur la traîne d’une bataille dont le noyau s’était tenu bien loin des sentiers battus. Le désavantage de ne pas vivre dans la ville, c’était que personne ne venait pour vous protéger en cas de problème, et ça avait été un sacré problème que les cinglés, seuls ou en groupe, qui vivaient dans les divers bois aux abords de la Nouvelle-Orléans, avaient rencontré. Lui n’avait pas traîné dans le coin. Il n’était pas la Croix-Rouge, et qui plus est, il n’y avait plus grand-chose à faire à part sauver sa peau. Plusieurs fois, il avait cru y laisser la sienne, et il avait dû se battre comme rarement auparavant. En clair, ça n’avait vraiment pas été un bon jour pour sortir. Mais tout ça, ça n’avait été qu’une petite mise en bouche pour ce qu’il se passait en ville – et qui n’avait a priori aucun lien avec le cauchemar qui avait lieu hors des murs.

Il était revenu dans ville sans problème, car les check-points étaient déserts. Rien que ça, c’était mauvais signe. Les plantons ne quittaient pas leur poste, normalement. Ils avaient été appelé ailleurs, ou pire, ils avaient fui. Mais vu qu’il avait remarqué l’épaisse colonne de fumée noire qui s’élevait de la Nouvelle-Orléans depuis des kilomètres, il en avait vite déduit que quelque chose de grave était arrivé en ville aussi. Et quand il avait vu que le panache de fumée émanait du quartier gouvernemental, il s’y était précipité. Il en connaissait plein, des gens qui travaillaient là-bas. La plupart d’entre eux, il serait allé pisser sur leur tombe avec bonheur, mais quelques-uns d’entre eux ne méritaient pas de crever, et parmi tous ceux-là, Priya était celle dont il ne pourrait pas se remettre de la disparition. Aux chiottes l’orgueil et les ronds-de-jambes : à la simple idée qu’elle soit sous ces décombres, il n’avait plus eu qu’une idée en tête, et la haine de ne plus avoir de téléphone portable. Dans ces moments-là, on regrettait la technologie d’avant.

Pour l’heure, il se traînait dans les ruines encore fumantes du quartier, avec, bien en vue, le squelette du building principal du gouvernement. Depuis combien d’heures est-ce que c’était arrivé ? Des gens erraient dans les rues couvertes de poussière de béton, à la recherche d’un proche, ou ne sachant pas où aller, ou venus observer la situation, curieux. On entendait encore çà et là des appels à l’aide, des gémissements, des cris ou des sanglots. Itzal lui-même ne dépareillait pas dans cette faune. Ses petit tête à tête avec les créatures infernales avaient laissé des traces : du sang lui dégoulinait sans fin sur le visage à cause d’une coupure à la racine des cheveux jusqu'au sourcil, il traînait la patte à cause d’un coup de dents grandes comme ses doigts à la cuisse droite, et son dos était labouré de larges griffures dont l’une, plus profonde que les autres, s’étirait jusque son flanc, sur laquelle il plaquait une main sale avec plus ou moins d'attention. Il guérissait plus vite que la moyenne – à condition de ne pas mourir. Mais il n’avait aucun moyen de savoir si ça allait arriver ou pas. Il sentait que son métabolisme de voleur d’énergie luttait contre tout à la fois, la fatigue, la douleur, l’évanouissement, la perte de sang, et le résultat, c’était qu’il sentait déjà la faim creuser son âme et ses entrailles. Mais il n’arrivait pas à s’arrêter, à s’asseoir dans un coin pour se reposer, et surtout à réfléchir.

Et puis, au détour d’une voiture renversée sur le flanc par le souffle de l’explosion, il tomba sur une silhouette familière. Dans son esprit légèrement embrumé, il crut pendant une seconde que c’était elle. Puis la réalité s’ajusta sous ses yeux. Oui, il connaissait cette silhouette, mais ce n’était pas Priya. C’était Jooley, agenouillée auprès d’une carcasse – en tout cas aux yeux d’Itzal, c’était un cadavre, mais vu comme elle s’activait fébrilement au-dessus du corps, il ne devait pas être si mort que ça. Face à elle, une gamine chouinait et la suppliait de sauver le pauvre type, comme si ça pouvait faire la moindre différence. Il s’avança, se planta au-dessus du trio, le macchabée, la mouflette, Jooley. « Laisse tomber, putain. Il est raide, et toi tu devrais te barrer d’ici tant que tu le peux. » La fin de sa phrase s’adressait à la gamine, qui leva des yeux terrifiés vers lui. Il ne fallait pas être un génie pour remarquer que les rues grouillaient de soldats et de la Milice. Il pouvait imaginer leur état de nerfs, leur doigt chatouilleux sur la gâchette de leurs armes, à la recherche du moindre type bizarre – ou môme, ou vieillard, aucune différence pour eux. En l’occurrence, le type bizarre dans les environs les plus proches, c’était lui.

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MessageSujet: Re: Say goodbye to the world you live in || Jooley   Mar 26 Juin - 21:06

Say goodbye to the world you live in
La ville portait à nouveau les stigmates de la folie humaine. L’immense fumée qui ressortait du quartier du gouvernement annonçait trivialement le renouveau d’une guerre. L’homme ne se  rassasiait pas des miettes du pouvoir qu’il restait encore. En vautours et rats qui se respectent, ils se disputaient les restes. Et quand les grands s’affrontent, les petits meurent. La preuve…

Un tintement aiguë raisonnait en arrière-plan, vague écho à des supplications inutiles. Dans la masse paniquée, les fuyards croisaient les pilleurs et autres charognes. Parmi cet échantillon d’hommes sans humanité, Jooley contrastait. Idiote s’accrochant à d’illusoires valeurs d’un ancien temps, elle s’adonnait à ce qu’elle savait le mieux faire.  Les doigts serraient les nœuds d’un pansement compressif avec force répétant une nouvelle fois à la gamine de courir le plus loin possible se mettre à l’abri. L’homme allongé pouvait survivre, si elle trouvait quelqu’un pour le tenir le temps qu’elle termine.

Soudain, la gamine décampait en hurlant comme la pire blonde d’un film d’horreur. Le tout suffi pour insuffler à l’infirmière improvisée une méfiance et un élan de survie. Un coup d’œil en arrière la rassura assez. La silhouette d’Itzal se découpait régulièrement dans la masse lorsqu’elle se retrouvait dans son sillon dehors ou entre les ruelles de la ville. Elle s’imprégnait maintenant dans sa rétine, adaptation de son corps à sa nouvelle vie. Dans la masse de zombies, de créatures ou d’hommes, savoir repérer d’un coup d’œil un allié diminuait le risque majeur de balle perdue. Pour l’heure, rien n’indiquait qu’il en était protégé.

« Il faut juste que je termine ce pansement et il sera stable, assez pour attendre les secours. Tu as vu ce qui s’est passé ? Tu as été touché ? » Lança Jooley en terminant d’enrouler son foulard sur la jambe du malheureux toujours au sol. Trop absorbé par son travail, les blessures de son compagnon de mésaventure lui échappèrent. L’odeur du sang couvrait l’ensemble de la ville, celui d’Itzal se mêlant aux dizaines d’autres cadavres environnant. L’enfer se déversait sur Terre et ses habitants s’acclimataient à ses effluves pestilentiels.  « Voilà… » Soupira Jooley en se redressant. Les mains sur ses cuisses aidaient à pousser sa carcasse vers le haut. Les meurtrissures de sa posture au-dessus du pauvre patient parcouraient ses mollets. « Oh merde, putain ! Tu as une sale gueule ! » Se surprit la brunette pour mieux tendre la main vers Itzal et sa blessure la plus profonde sur son flanc. Son égoïsme lui rappelait qu’un être dans le besoin l’éloignait de ses recherches envers sa mère. Les dernières valeurs d’humanité qui persistaient lui ordonnaient d’agir vite pour éviter à son compagnon d’infortune de se vider de son sang ou d’attraper une infection. « Il te faut des soins. » Grinça la brunette vaguement désemparée devant l’ampleur de la tâche. Pouvait-elle laisser son premier patient à terre ? Est-ce qu’un idiot allait le dépouiller, lui marcher dessus ou l’achever ? Ses doigts cherchaient déjà à entrevoir la blessure d’Itzal sans parvenir à limiter la douleur que le contact pourrait provoquer. D’une poigne réconfortante mais ferme, la brunette encourageait l’homme à se placer à côté de la carcasse qu'elle venait de soigner. Cette position leur offrait une légère couverture en cas d’attaque ou de descente. Il lui fallait de l'eau pour nettoyer les blessures. Ca ne suffirait pas. Mais au moins, les poussières, la terre et autres saletés en prendraient pour leur compte.  "Retire ton haut. Je vais chercher de l'eau." Ordonna-t-elle.


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Itzal Macaro
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MessageSujet: Re: Say goodbye to the world you live in || Jooley   Jeu 28 Juin - 22:01

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Itzal n’aurait pas dû s’étonner de trouver Jooley ici alors même que les décombres du quartier n’avaient pas fini de fumer, que l’attaque n’était peut-être pas terminée et que la milice errait un peu partout, les yeux exorbités et la bave aux lèvres, à la recherche de quelque chose sur quoi tirer. Les gens couraient se mettre à l’abri, certains cherchaient leurs proches, mais personne ne perdait du temps à faire du tourisme pour aider les blessés. Voilà un travail qui incombait au gouvernement, non ? C’était son rôle de veiller sur la population. Mais bien sûr, pas un soldat régulier, pas un pompier, pas un médecin à l’horizon, et c’était à eux, les gens, de se démerder. Le Vénézuélien observa Jooley achever de soigner le type en se disant qu’il allait crever de toute façon. Et que peut-être, il aurait pu l’aider à passer de l’autre côté. Parce qu’il crevait vraiment la dalle. La présence de l’infirmière devant lui l’arracha à sa contemplation et il sursauta, autant à ses mots qu’au geste qu’elle esquissa dans sa direction. Il chassa sa main brutalement, grondant comme une bête prise dans un piège à loup. « C’est rien, me touche pas. » Non pas qu’il faisait sa petite nature. Mais s’il y avait une chose qu’il voulait éviter, là tout de suite maintenant, c’était le contact d’un être humain bien en vie, de sa chair pleine d’énergie. Le stress, la fatigue, l’urgence, l’adrénaline, tout cela décuplait sa faim et il savait qu’il allait devoir se nourrir bientôt. Et il n’avait pas des masses envie de s’en prendre à Jooley. Ça jetterait probablement un froid dans leur relation.

Mais bien sûr, elle insistait, et plus pour éviter qu’elle ne le touche qu’autre chose, il esquiva ses mains comme une anguille et se déplaça là où elle voulait. Mais il refusait d’en faire plus, parce qu’il n’avait pas que ça à faire, et elle non plus, d’ailleurs. « Laisse tomber, j’ai connu pire. Je ne suis pas venu ici pour ça. Je m’en remettrai très bien. » Cela se voyait, non, qu’il était plus résistant que la moyenne ? Son sang, presque noir, était un indice criant sur sa véritable nature. Bien sûr, il fallait s’approcher pour le voir, il fallait y prêter attention, ne pas interpréter cela comme du sang séché. Mais quelqu’un finirait forcément par ce faire le lien entre son sang et sa nature de voleur d’énergie. Il s’en foutait, puisqu’il était déjà dans les fichiers du gouvernement, et en tant normal, cela aurait simplement valu un contrôle d’identité. Mais en ce moment, il ne faisait probablement pas bon ne pas être humain dans la Nouvelle-Orléans, pas avec les miliciens au doigt crispé sur la gâchette qui se baladaient partout. Quand Jooley parla d’aller chercher de l’eau, il n’y tint plus et bondit de nouveau sur ses pieds. « J’ai pas le temps pour ça. Qu’est-ce que tu fiches ici, Jooley ? Tu devrais rentrer te planquer. J’ai pas vu ce qui s’est passé, mais ça n’est peut-être pas fini. Rester dans le coin, c’est être en danger. » Raison pour laquelle il cherchait les rares personne auxquelles il tenait, comme un cinglé, au hasard, dans les rues du ghetto gouvernemental – Priya, Matthias.

Il s’éloigna d’elle, tentant de se repérer, mais l’explosion qui avait éventré les buildings avait redessiné le quartier par la même occasion. La chose la plus logique à faire, c’était d’aller chez eux, et la chose la moins sujette à la logique et la plus soumise à l’émotion, c’était de commencer par aller chercher Priya – sorry, bro. Malgré tout, il se tourna vers Jooley. « Il faut bouger. Je peux t’accompagner jusqu’à un abri si tu veux. » Altruiste, c’était son deuxième prénom. Ou alors, c’était un genre de réflexe de Pavlov, tant Jooley l’avait suivi à l’extérieur des murs et qu’il avait dû faire attention à elle.

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Dernière édition par Itzal Macaro le Lun 2 Juil - 22:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Say goodbye to the world you live in || Jooley   Sam 30 Juin - 17:32

Say goodbye to the world you live in
Itzal refusait l’aide proposée comme si la mort elle-même venait lui tendre la main. Peut-être que la tronche défaite de Jooley  prêtait à confusion.  Après tant d’heures passées à travailler et à s’inquiéter, son état déclinait. Cernes, pâleur et traits tirés marquaient sa chair et entamaient son caractère. Sa patience s’érodait. Contrairement au Vénézuélien qui parvenait à maîtriser ses pulsions autant que ses craintes, l’apprentie  peinait à garder son calme, pas sans avoir les mains et l’esprit occupés. Et Itzal refusait de l'occuper. Il prétendait avoir vu pire... combien de fois avait-elle entendu ça à l’hôpital?

« M’en fou de ton CV, là. » Il parlait trop pour étaler ses exploits… Si elle perdait son temps en soin, puisqu’il le percevait ainsi, lui, il le claquait en précisions inutiles ! Son passé se hantait probablement de trop de combats, de douleurs et de pertes mais ses prouesses n’avaient jamais trouvé grâce auprès d’une quelconque divinité qui en échange lui aurait concédé la vie parmi les dieux ! Il n’en était pas moins mortel qu’elle. Réflexion gratuite. Sa mauvaise foi se complaisait dans cette idée, s’accrochant aux défauts de son interlocuteur plus qu’aux siens. Face à la dureté de la réalité, Jooley plongeait corps et âme dans les soins et la colère, l’apprentissage et la passion.  Cependant, l’homme avait totalement raison et sa phrase fut interrompue par une salve de tirs provenant de l’est. Quelques cris obligèrent la brune à se baisser derrière l’abri de fortune qu’elle avait trouvé jusque-là.  Le gouvernement répliquait et il serait prêt à arrêter n’importe qui pouvant porter le chapeau des atrocités qui venaient de marquer la ville. Avoir un coupable apaiserait le peuple. Il fallait un fautif pour passer la peine et la rage du monde. C’était plus facile ainsi.

« Je cherche quelqu’un. » Avoua une voix plus basse. Son assurance déclinait, laissant plus de place à la raison et la survie. Hors de question de laisser Itzal crapahuter tout seul dans les décombres alors qu’il perdait trop de sang et qu’il risquait de perdre connaissance à tout moment. Aucun homme ne pourrait supporter l’effort qu’il s’estimait prêt à réaliser. L’adrénaline augmentait ses forces mais perturbait son jugement. La peur de la solitude, l’idée que l’union fait la force ou un attachement mal placé la replaçait une fois encore dans son sillon. Est-ce qu’elle avait réellement fini par l’apprécier et s’attacher à lui ? Est-ce cette affection et confiance qui la rendaient aveugle face aux indices de plus en plus flagrants sur la nature d’Itzal ? Dans ce monde, les relations s’insinuaient différemment entre chaque battement de cœur. Depuis que la futilité devenait inaccessible, l’homme tissait ses liens plus rapidement, acceptant les compromis, les concessions et les ententes avec plus de facilité. L’espèce n’était plus si nombreuse et jouer les difficiles ou solitaires augmentait les chances de se faire dévorer par un ancien semblable ou pire encore.

« C’est moi qui vais t’accompagner jusqu’à un abri. Tu vas tourner de l’œil tout seul comme un con sinon. » Protesta la demoiselle en passant nerveusement ses mains moites sur son pantalon. Le sang marquait son bas comme les peintures de guerre balafraient le visage des anciens guerriers. « On ne va pas par là. » Assura-t-elle en donnant un coup de tête en direction des tirs et des hurlements qui reprenaient une fois encore. Il était temps de bouger et tant pis pour le mec au sol. Elle avait retardé sa mort et ses capacités s’arrêtaient là. D’autres auraient potentiellement besoin d’elle, l’un d’eux se trouvait devant elle. La brunette sortait de sa cachette pour se faufiler à l’opposé, jetant un coup d’œil dans son dos pour s’assurer qu’Itzal suivrait derrière. Il fallait éviter de faire trop de bruit, certains avaient des capacités hors normes et Jooley, bercée par les contes et légendes s’imaginait les monstres qui n’existaient plus réellement ou qui avait laissé place à d’autres horreurs et peinait à remarquer ceux qui arpentaient réellement les ruelles en ruine.

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Itzal Macaro
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MessageSujet: Re: Say goodbye to the world you live in || Jooley   Mer 4 Juil - 22:40

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Franchement, qui d’eux deux, n’avait pas sa place ici ? Elle avait l’air du fantôme d’une femme qui viendrait justement de se faire tuer sur le champ de bataille et qui hantait désormais les lieux, tellement pâle qu’il avait l’impression de voir à travers elle. Peut-être qu’elle était en état de choc et ne se rendait pas compte de ce qu’elle faisait et disait, plantée là au milieu du chaos alors que ça défouraillait encore à l’aveuglette à cent mètres de là, et que peut-être, la prochaine salve serait pour elle, au seul motif qu’elle se trouvait là. Elle le savait, qu’ils étaient capables de ça. Itzal n’avait aucun doute sur ce qu’elle pensait de ce gouvernement. Et comme elle protestait encore, il faillit la saisir par les épaules et la secouer jusqu’à ce que ses dents sautent, mais non. Non. L’urgence de la situation lui avait fait perdre les pédales, à lui aussi, il en avait conscience maintenant que Jooley s’était dressée sur son chemin, l’avait arrêté dans sa course cinglée vers nulle part à la recherche de deux aiguilles dans les ruines d’un quartier. Il avait été idiot de se précipiter ici sans réfléchir, et cette pause forcée l’aidait à retrouver son calme. Ça, et le fait que Jooley semblait pédaler à côté du plat de semoule en cet instant même. Il suffisait de le regarder. Il était beaucoup plus résistant que la plupart des pauvres types dont elle s’était occupée ici – et qu’elle, aussi. Elle, qui n’était qu’humaine. Lui… Son sang noir hurlait le contraire, sans entrer dans les détails. Enfin, elle avoua à demi-mots ce que les quelques kamikazes qui erraient dans le coin devaient se répéter en boucle pour se donner du courage et une la force de faire un pas après l'autre. Elle cherchait quelqu’un. « Bien sûr que tu cherches quelqu’un… » Cela, il pouvait le comprendre. Sa voix s’était adoucie. Il fallait qu’il se calme, et qu’il réfléchisse.

Ne pas aller par là, comme disait Jooley, c’était, pour lui s’éloigner de son but. Mais il pouvait faire un détour. Pour la suivre, et parce que foncer droit dans un nid de miliciens armés jusqu’aux dents et dopés à la terreur ne lui ferait aucun bien. Ni à aucune des personnes qu’il voulait retrouver. Est-ce que son cadavre troué de balles serait seulement rendu à quelqu’un ? Et à qui ? Non, les Itzal du monde entier finissaient dans la fosse commune, avec les clodos, justice terrestre avant tout. Arme à la main, il emboîta le pas à Jooley, qui évoluait d’un pas beaucoup plus léger que le sien, mais après tout, peu importait, ce n’était pas comme si le bruit était un problème. Il la suivait, fixait son dos, et en quelques secondes, sentit autre chose le tenailler – la faim. Rien de romantique, en somme, simplement une violente envie de lui voler son énergie. Il la rattrapa en quelques secondes, préférant concentrer son esprit sur autre chose, repoussant le problème comme le gros crétin qu’il était plutôt que de s’en emparer. Il avait l’habitude, pourtant. Mais il ne pensait pas clair, en cette seconde. « Qui est-ce que tu cherches ? Tu sais où tu vas, ou tu avances au hasard ? » Il avait du mal à imaginer qu’elle connaisse quelqu’un qui ait pu vire ou habiter ici, mais en voyant sa propre gueule dans le miroir, il ne l’aurait pas imaginé non plus, et pourtant… Comme c’était facile d’oublier que les gens étaient des gens. De tous les caser dans un recoin sombre et crade de l’humanité, de les mépriser dans leur ensemble et de les ignorer, jusqu’à ce que ce genre de merdier vienne vous rappeler violemment que les gens étaient des gens. Que plein de fils avaient été tranchés ce soir, entre eux, entre d’autres gens, et que peut-être, putain, lui aussi avait perdu quelqu’un, et ne le savait pas encore, et faisait tout ça pour rien…

Il se figea soudain, la main sur l’épaule de Jooley, s’appuyant un peu plus sur elle qu’il ne l’aurait souhaité, puis il la retira aussitôt, comme s’il s’était brûlé. « Tu entends ? » Un classique de film d’horreur. Mais pourtant, il avait bel et bien entendu quelque chose. Il ferma les yeux, laissa son ouïe se développer au-delà du sens humain, et aussitôt, la plainte fut claire, nette. Il tourna la tête sur la droite et s’approcha d’une voiture renversée, en fit le tour, pour tomber sur une gamine, vingt ans peut-être, allongée sur le dos. Il ne savait pas si elle souffrait, si elle était tétanisée ou quoi, incapable d’interpréter son langage corporel, là, tout de suite. Mais son regard, en revanche, était vivant, conscient de tout, et terrifié. Itzal serra les dents et regarda Jooley. Il pouvait imaginer ce qu’elle ressentait. L’envie de s’arrêter tous les dix mètres pour aider, parce que l’alternative, sinon, c’était tout simplement de se détourner et de l’abandonner là, cette môme, de la laisser crever, ou se démerder seule, ou tomber sur une âme plus charitable. « Comme tu veux. Je suis d’avis qu’on continue, mais si tu veux prendre cinq minutes pour elle, je monte la garde. » Il laissait le choix à Jooley, en quelque sorte. Mais peut-être parce qu’il savait qu’elle refuserait d’abandonner la blessée à son sort, et que quelque part, il s’y refusait également.

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Jooley James
RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: Say goodbye to the world you live in || Jooley   Lun 9 Juil - 23:42

Say goodbye to the world you live in
« Quand tu traverses l’enfer, continues d’avancer ! » Avec un peu de chance, ils trouveraient la sortie ! Est-ce que les créatures de l’autre côté s’étaient lancées dans cette quête, elles-aussi, avant de parvenir à se déverser dans ce monde ? « Je cherche ma mère et toi ? »

La question annonçait un autre vide à combler. Que savait-elle d’Itzal ? Depuis qu’ils avaient échangé leur premier mot, aucun n’avait abordé sa vie, ses préférences ou sa famille. Et pourtant, l’entourage d’un homme faisait l’homme. Vers qui courait-il ainsi?

Immobile. Le corps se tendait entre l’avancée ou le recul. Qu’avait-il entendu ? Un danger menaçait-il de les dévorer ? Aurait-elle le temps d’entendre une balle si elle lui transperçait le cerveau ? A quoi bon se poser tant de questions ? Aucune réponse ne la soulagerait et aucun acte n’arrangerait la situation. Autant osciller bêtement, comme à l'instant entre l'envie de courir se planquer et celle de hurler le prénom de sa mère! Ne rien faire portait toujours ses fruits...

L’impuissance détruisait des âmes, alimentant la tentation trop facile de fermer les yeux. Autrefois, la folie des grandeurs lui accordait la douce illusion de toute puissance sur l’environnement. Autrefois, la misère se cachait dans les recoins. Autrefois, il était facile de fermer les yeux. Aujourd’hui, l’horreur s’étalait à perte de vue. Aujourd’hui, Jooley James goûtait aux affres de la mort. Aujourd’hui, son odeur suintait de toute part et comme guidé par elle Itzal, l’orientait vers un dilemme effroyable.

Elle avait vingt ans. Elle avait les yeux bleus. Elle avait un nouvel espoir : Jooley qui lui faisait face. Mais de l’autre côté, celle qui l’observait lançait un regard mauvais à Itzal. Qu’il porte le blâme pour cette rencontre. Sans toucher, Jooley observait. Puis, son corps se penchait pour toucher… Colonne brisée. La petite vivrait, peut-être, si quelqu’un se dévouait pour la nourrir, la laver, l’habiller… si quelqu’un la retrouvait.

Les mots lui manquaient. S’excuser. Dire qu’elle était désolée. Lui expliquer qu’elle ne pouvait rien. La laisser. S’éloigner et lui mentir. Les possibilités n’apportaient aucune douceur. Le déchirement lui rappelait que la mort rodait toujours plus près. Que sa mère peut être souffrait quelque part, seule, désespérée. La victime reste au cœur des pensées. S’activer pour l’aider s’imposait. Qui songeait à ceux qui choisissaient ? Ceux qui survivaient ? A l’instant, Itzal lui imposait un choix qu’elle ne pouvait prendre. La respiration s’accélérait parce qu’elle le savait. Un jour, le rôle de la victime lui reviendrait. Un jour, son corps à terre deviendrait l’objet des choix des autres. Un jour, elle affrontera la mort seule, foutue et inéluctablement emplie de doubleur. Elle l’affronterait bientôt, parce que le monde tombait et qu’elle ne savait pas voler ! Ses ailes, elle les avait brûlées à voler trop haut autour du soleil, elle et tous les autres qui avaient cru à la sécurité éternelle, que le monde leur était acquis!

« Je te déteste tu sais. » souffla une voix à peine audible, le corps devenu pantin inanimé. Qui haire ? Qui maudire pour la réalité ? Le ciel ? Un dieu invisible ? Le destin ? Plus aucune prise sur sa vie ne donnait la sensation de pouvoir survivre. « Je ne peux rien faire. » Sa phrase se refusait à éclore, peinait à prendre forme et crevait aux bords de ses lèvres.

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Itzal Macaro
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MessageSujet: Re: Say goodbye to the world you live in || Jooley   Lun 23 Juil - 21:35

Say goodbye to the world you live in
Sa mère, elle avait déjà dû lui en parler. Comme il aurait été bien en peine d’en dire autant, il ne lui avait probablement jamais demandé de développer, ou peut-être que si ? Il ne savait plus, n’avait pas les yeux en face des trous, en cette seconde. Mais elle cherchait sa mère dans ce merdier, comme lui cherchait ses amis, et ils avaient à peu près autant de chance l’un et l’autre de les trouver, et même de les trouver en vie. S’il y avait un minimum de justice en ce monde, au moins l’un d’eux connaîtrait une fin heureuse à cette journée, mais Itzal n’y croyait pas vraiment, à la justice. « Une amie. » Il ne pouvait pas vraiment lui donner de détails sur Priya, pas alors qu’ils se la jouaient Roméo et Juliette façon dystopie, et de toute façon, qu’est-ce qu’elle était pour lui si ce n’était une amie ? Même lui n’était pas capable d’établir les contours d’une quelconque relation qu’il avait ou n’avait pas avec l’Indienne, alors à quoi bon essayer, et à quoi bon épiloguer ? C’était là une conversation que Jooley et lui auraient dû avoir autour d’un café dans un environnement tranquille et à condition que leur relation ait évolué au stade de la glorieuse et profonde amitié et ils ne cochaient aucune de ces cases pour l’heure. On ne discutait pas famille et amour au milieu des ruines de ce qu’il restait d’une civilisation déjà pas mal entamée par la pourriture… Heureusement, on pouvait toujours compter sur la vie pour vous envoyer des saloperies à la gueule en guise de diversion. Un gémissement, et une môme à moitié coincée sous une voiture, et son regard qui revint à la vie brièvement, comme un sursaut avant l’agonie, et l’espoir fou que Jooley et lui pourraient les aider, qu’ils l’aideraient forcément. Il le fallait bien, non ? C’était ce que deux êtres humains étaient censés faire face à la détresse d’un troisième. Personne n’aurait pu rester de marbre dans une telle situation.

Et si ça aurait pu l’aider, Itzal lui aurait dit qu’il ne resterait pas de marbre en l’abandonnant, non. Ça lui ferait franchement du mal, moins qu’à elle, mais tout de même, il n’en dormirait probablement pas pendant quelques nuits. Sauf qu’ils ne pouvaient pas sauver tout le monde, ils ne pouvaient pas s’arrêter tous les dix mètres et ils ne pouvaient pas non plus aider cette gamine, alors il valait mieux qu’ils continuent leur route. Et s’il avait été seul, il se serait barré, mais puisque Jooley était là, il fallait bien qu’il lui laisse la possibilité de s’occuper de cette fille, ou pas. De sorte qu’on aurait dit que la responsabilité de l’abandonner ou pas retomber sur ses épaules, et peut-être que c’était vrai. Et Itzal aurait menti s’il avait prétendu ne pas être soulagé en entendant le diagnostique de Jooley. Elle ne pouvait rien faire, alors il n’y avait rien à faire, et pas de temps à perdre, et dans l’affaire, lui s’en sortait bien. Il n’était pas celui qui mourait, là, à leurs pieds, et il n’était pas celui qui n’était pas capable de sauver une vie. Il ne réagit pas aux propos de Jooley, peut-être parce qu’il l’avait un peu mérité. Il fixa la gamine blessée, laquelle venait de lire sur leur visage ce qui l’attendait, et se mit à gémir et à pleurer et à supplier, histoire de leur faciliter la tâche. Le Vénézuélien posa une main sur l’épaule de Jooley et la repoussa vers la route. « Attends-moi là-bas. » Si elle ne pouvait pas la sauver, lui pouvait l’achever. C’était équitable, non ? Ils avaient tous un rôle à jouer dans ce monde. Il aurait été infoutu de sauver une vie, il ne savait pas faire et en toute honnêteté, n’aurait pas apprécié la responsabilité que cela impliquait. Il le voyait sur le visage de Jooley, ce poids, qu’elle traînerait avec elle toute sa vie. Non merci. Alors que tuer, ça il savait faire. Un autre genre de poids. Un autre genre de responsabilité.

Il s’approcha de la ville qui crachotait des caillots de sang, l’air affolé. Il savait très bien ce qu’il devait faire. Un moyen d’abréger ses souffrances à elle, et d’apaiser ses souffrances à lui. Un moyen indolore. Il passa son fusil en bandoulière et s’accroupit à ses côtés, passa doucement la main sous sa nuque et posa l’autre sur ses lèvres. « T’en fais pas, c’est bientôt fini. » Bien sûr qu’elle ne voulait pas que ça se finisse, elle. Mais c’était déjà écrit. Il sentit l’énergie de la gamine la quitter, rouler sur sa peau, le long de ses bras, envahir tout son être de sa chaleur et de ses bienfaits pour son corps affamé. Et avec son essence vitale, tout ce qu’il aurait préféré ne pas voir – des visages, des mains tendues, des caresses sur son visage de petite fille, les mains d’une mère tenant un livre devant elle, le dos large d’un père la menant à vélo quelque part, les lèvres d’une petite amie, toute une vie qu’elle ne pouvait plus voir, mais qu’elle lui laissait malgré elle en héritage. Ce n’était que justice après tout, mais ça n’empêchait pas Itzal de haïr cet effet secondaire.

En tant normal, il aurait dû la drainer complètement pour la tuer, mais vu son état, elle ferma rapidement les yeux, cessa de respirer, l’air de s’endormir, tout simplement. Il contempla son visage. Cela faisait très longtemps qu’il n’avait plus tué quelqu’un en lui volant son énergie, pas depuis qu’il se contrôlait. Aurait-il été plus alerte et moins affamé qu’il n’aurait jamais agi de la sorte à la lumière du jour, avec quelqu’un se tenant non loin de là. Il se releva et tourna les talons pour rejoindre Jooley, avant de se rendre compte qu’elle n’était jamais vraiment partie, qu’elle était bien là, face à lui, et qu’elle le fixait. « C’est bon, on peut y aller. » Qu’avait-elle vu, après tout, et qu’est-ce qu’elle aurait pu comprendre, même si c’était le cas ?

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