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 Business is business! [Moïra Everett & Isak Eriksson]

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Business is business! [Moïra Everett & Isak Eriksson]   Lun 25 Juin - 16:00


« Business is Business! »



Moïra Everett & Isak Eriksson
Jessica Chastain & Alexander Skarsgard

Un endroit sombre qui de part son architecture imposait le respect et la puissance. Il s'y dégageait une odeur de désespoir, il inspirait à la mort et paradoxalement, les combats organisés régulièrement reflétaient l'extrême jouissance de la vie lorsque le combattant arrachait la victoire à son adversaire. Je me rendais au Bones sans terreur, sans la moindre gêne, il fallait souligner que le spectacle morbide de cette salle représentait en réalité chacun des repères de ma misérable existence. Territoire ennemi. À la fois admiratif de toute l'orchestration exercée par la maîtresse des lieux, comme tout aussi envieux de son travail ainsi que de son influence à la Nouvelle-Orléans. Je ne désirais qu'une seule chose, m'emparer d'une part de ce gâteau, assouvir mon besoin de puissance, marquant précisément ici mon terrain. Un carrousel où mon étalon noir attendait son cavalier. J'avais tout mis en œuvre pour prétendre avoir dû pouvoir en ces lieux, mais hélas, la belle Moïra ne l'avait pas vu de cet œil. Après tout, ne m'était-elle pas redevable ? Vile profiteuse de ma gentillesse pourtant si rare et si précieuse, je la jugeais tout bonnement ingrate, dorénavant, elle figurait parmi la liste des personnes les plus indignes pour avoir été l'une de mes favorites. Une relation commerciale comme on en rêve devenue miséricordieuse. Depuis le temps à coulé sous les ponts et la fille accro au doliprane devint vite celle qui me faisais concurrence au sein de la ville salvatrice. La Némésis était drôlement bien ficelée, aussi dangereuse que la Nilfheim, il fallait bien le reconnaître. Il fut un temps où je croyais pourtant récupérer mon dû par la présence de mes larbins sur le territoire ennemi, symbolisme d'un souvenir du passé, j'aurai tant espéré qu'elle accepte ma présence sans broncher, un partenariat basé sur une confiance mutuel même si mes affaires faisaient soit disant tâche quand elles se déroulaient sous ses yeux de biche. Fourbe revendicatrice...

Malheureusement, et comme tout ce que j'entreprenais, rien n'avait été simple, et j'eus vite à faire à l'entourage de la droguée. J'avais même eu droit à un message tout personnel, un avertissement en personne, qui se soldat par un léger coma et quelques commotions ici et là. Malin, où plus exactement, incapable, j'en étais resté là, depuis je m'étais perdu dans mes délires obscurs, jusqu'à ma soudaine résurrection. C'est en véritable sauvage que je songeais à résoudre mes problèmes. Tête brûlée, j'avais beau m'y prendre comme un manche depuis mon réveil, j'avais au moins le courage de me confronter à mes nombreux problèmes. Karcher à la main, bien décidé à nettoyer mon passé, enrayer chaque menace bien trop nombreuse à mon goût, Moïra devra se plier à mes exigences. Aspirant au compromis, cette future rencontre décidera de notre avenir. Évidemment, le challenge sera ardu et je n'avais pas encore la moindre idée de comment abattre mes cartes. Incertain de remporter la partie puisque je n'avais plus le moindre as dans mon jeu...

Me voilà donc sur place, enfonçant les portes, distribuant quelques regards menaçants aux hommes de l'ombre que je rencontrais lors de ce périple improvisé. Bien que ma présence allait sûrement faire remuer les sbires de l'oublieuse. Je décidais de faire preuve de patience, m'accoudais au bar avec la commande d'un bourbon sec ; décontracté, mais guettant l'éventuelle menace, qui pouvait surgir de toutes parts. Une femme négligée m'observait, l'instinct en éveil, je n'eus pas à réfléchir bien longtemps avant de savoir ce qu'elle imaginait dans sa petite tête ronde. Décidément, les nymphomanes ne savaient aucunement faire preuve d'une quelconque subtilité. Répugné par les pulsions de la demoiselle, mon regard se dirigea sur le sol où était encore étendu ces gaillards bien trop présomptueux pour avoir cru tenir jusqu'au bout de la nuit. L'impatience vint vite me rattraper, mais je savais pertinemment que Miss Everett n'allait pas tarder à me rejoindre. Après tout, si je n'étais pas une si grande menace à ses yeux, la curiosité restait le péché favori de la femme et elle ne pourra s'empêcher d'assouvir sa soif de savoir...

Alors, qu'est-ce qu'il faut bien faire pour avoir l'honneur de rencontrer votre patronne, bordel ! Oui vous, c'est à vous tous que je m'adresse, bande de cafards ignares et blafards...

Je ne pus m'empêcher de m'accompagner de mon alliée de toujours, provocation. Légère, certes, mais j'aimais bousculer l'ambiance, puis cette distraction, aussi futile soit elle, me ravissait jusqu'à me prodiguer quelques petits rires moqueurs...



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Isak Eriksson


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MessageSujet: Re: Business is business! [Moïra Everett & Isak Eriksson]   Dim 1 Juil - 23:23

Les mèches rebelles brillant d’un éclat cuivré viennent se pendre sous ses yeux. Masquent l’anxiété battante qui tord ses tripes dans tous les sens et baigne sur son visage. Le milicien, accoudé au comptoir en bois, usé par le temps, impose le silence par son autorité et s’apprêterait presque à prendre les décisions qui s’imposent pour mettre fin à cette petite mascarade. Une multitude de questions s’amassent sur cette langue fourchue. La mafieuse réordonne ses pensées par prudence et choisit soigneusement ses mots. Redouble de vigilance et d’ingéniosité pour vaincre les obstacles qui se dressent sur son chemin. Habituée à s’extirper à une vitesse vampirique des situations périlleuses. « Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, je ne comprends absolument pas ces insinuations. Les personnes qui s’adonnent à des activités délictueuses ne sont pas forcément analphabètes. Elles aiment tenir un livre entre leurs mains et apprécient justement cette atmosphère calme et paisible. Vous devriez passer plus de temps avec nous, afin que soient brisées les barrières des préjugés et de l’intolérance ». Une lueur espiègle vacille dans ses émeraudes faussement indignées.

Les jambes fines s’enroulent avec nonchalance autour de la taille, tandis que les mains malicieuses remontent jusqu’à la poitrine. Effleurant la courbe parfaite de ses seins. Coule un regard langoureux qui fait aussitôt son effet. S’en suivent des gestes qui frôlent l’indécence, des petits rien tous plus risibles les uns que les autres. « Si vous voulez bien remettre cette entrevue à plus tard. Je ne suis qu’une libraire ordinaire qui se doit d’accomplir des tâches atrocement ennuyeuses. De la comptabilité ». La vile séductrice esquisse une petite moue suppliante, dotée de qualités suffisantes qui lui permettent toujours d’arriver à ses fins. Tourne la pancarte du magasin, lorsque la voie est libre, et traverse le sous-sol sombre et humide. Son bureau, gris et terne, est sans doute l’endroit le plus accueillant du Bones et elle s’y installe sans plus tarder. Revoit les termes du contrat stipulés sur les quelques pages parcourues d’un œil aguerrie, pendant que des bruits métalliques viennent vers elle.

De longues cernes s’étendent sous les yeux globuleux de son invité d’honneur. Des marques violacées trônent sur ses avant-bras, et la rouquine serait prête à parier que la drogue introduite dans ses veines commence à peine à s’éliminer. Les joues sont creusées, et de violents tremblements secouent tous ses membres. Moïra fait un signe de main à ses hommes, et quelques minutes plus tard, le junky porte un verre imprégné de l’odeur âcre d’alcool fort, à ses lèvres incorrigibles, et n’en perd pas une seule goutte. Les discussions sont très vite écourtées, suite à l’interruption inopportune. Une colère sourde, plus puissante que d’ordinaire, atteint chaque parcelle de sa peau lisse. La mâchoire est crispée à l’extrême, un soupir d’insatisfaction sort inopinément d’entre ses lippes. Une intrusion dans ses locaux qui ne présage rien de bon. Cette manie d’oublier qu’elle est la seule décisionnaire à bord, et qu’il est formellement interdit d’entacher son professionnalisme sans faille. « Vous êtes incapable de résister à l’envie de me déranger en plein entretien. Nous aurons une conversation à un moment plus opportun ». Les choses vont finalement droit au but.

Si ses talents de négociatrice sont mis à rude épreuve, elle ne se casse pas les dents pour autant. « Cinquante pourcents des bénéfices ou vous repartirez comme vous êtes venu ». Dit-elle avec aplomb, une lueur carnassière dans le regard. Une poignée de main ferme, à vous écraser les phalanges, scellant le début d’une nouvelle collaboration. « Encore une affaire parfaitement menée ». Les doigts fins caressent la surface lisse du bureau. Le sentiment de fierté coule à son tour. Arrache de délicieux frissons qui secouent momentanément ses frêles épaules. Un grincement de porte, et la voilà qui traverse la salle à la vitesse de l’éclair. La diva laisse à sa rétine la possibilité de s’accommoder à ce flot d’intensité lumineuse. Ancrée dans un monde de surstimuation sensorielle. Sa fine robe de soie rouge, sa démarche gracieuse, captant tous les regards. Peut-être même le sien. Ses prunelles fauves toisent l’intrus de toute sa hauteur. Les bras croisés sur sa poitrine, elle s’avance prudemment. « Je ne suis pas en avance, mais comme tu le sais, les affaires n’attendent pas. Que me vaut cette visite ? J’ai été interrompue alors que je scellais un contrat qui défie toute concurrence ». Un sourire hypocrite et provocateur pour venger la haine. Des yeux exagérément ouverts.

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MessageSujet: Re: Business is business! [Moïra Everett & Isak Eriksson]   Mar 3 Juil - 0:30


« Business is Business! »



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L'impatience en compagnon, j’enchaînais les verres. Les glaçons n'avaient pas le temps de fondre qu'ils s'agitaient encore pour réclamer une surenchère. Nervosité qui titillait mes doigts agités, exaspération qui provoquait une angoisse certaine chez les clients miséreux de la Némésis. Finalement, la situation fut brève, mais mon impétuosité m'agaçait autant qu'elle me ravissait. Ressentir la peur dans le blanc des yeux de ses inconnus, renifler l'envie de mordre chez ses chiens de garde, sans pour autant oser prononcer le moindre mot ou oser le moindre geste. Pauvre petite chose en bas de l'échelle. La tête haute, mon arrogance se nourrissait de ce spectacle si jouissif au fond. Inspirer la crainte, un Eden ! Pourtant, mon intention était bel et bien de m'entretenir, sans attendre, avec la patronne. Alors je prenais mon mal en patience, comme un gosse, jusqu'à son arrivée.
Une entrée soignée et voluptueuse. La belle rousse avait beau parader avec tous les atouts dont la nature lui avait gracieusement offert, j'en oubliais pas moins son passé. Sulfureuse tigresse, si fragile au fond. Un rire moqueur s'échappa sans le moindre contrôle de ma bouche rassasiée. Les images défilaient à l'allure d'un kaléidoscope usagé. Le souvenir de sa pauvre et frêle carcasse en manque. Un regard avide et suppliant. Jadis, ma pitié m'avait perdue et il n'était plus question de me faire avoir une fois encore. Aujourd'hui, elle se posait là, en ennemie redoutable, et le pire, c'est que je l'y avais sûrement conduit. Hasardeusement et par la force des choses, ma gentillesse, pourtant si rare, s'était retournée contre ma personne. D'ordinaire très dur et sans états d'âme pour mes clients, je l'avais choyée avec toute la compassion dont j'avais su faire preuve à l'époque. Un cadeau par ci, un compromis par là ; pour me retrouver où ? Oui, je vous le demande... Punaise ingrate et fourbe. L'attraction peut-être ? Non, je ne m'étais jamais surpris à avoir une seule pensée lubrique à son égard, juste un soupçon de protection. Quelque part, il s'agissait d'une jeune femme au besoin viscéral, une de celles qui ne pouvaient survivre sans mon aide. Oui, à l'époque, elle devait certainement me rappeler ma jeune sœur, hélas, je ne m'en souvenais pas réellement.

Puis le temps à coulé sous les ponts, vengeance et chaos ont rythmé nos destins liés. À présent, je faisais là le premier pas pour apaiser ces tensions malsaines qui auront pour seul résultat de détruire nos affaires respectives. Une guerre ouverte où chacun déplorait la perte de ses soldats, toujours plus nombreux chaque jour à rejoindre l'éther. Bien entendu, je n'allais pas en rester là. L'élève du premier rang, assis bien gentiment devant le professeur, et puis quoi encore... Décidé à réaffirmer mon autorité, Moïra devra se montrer raisonnable sous peine de représailles plus cinglantes que les précédentes, qui, je dois sans doute le rappeler, avaient quand même eu pour conséquence l'empoisonnement de bon nombre de ses clients fidèle. Évidemment, les représailles furent de taille et se soldèrent par une raclée mémorable.
Pour l'heure, le calme était de mise et je jouais là mon avant-dernière carte. L'ultime recours sera celui du désespoir, une chose que je ne pouvais envisager tant que je n'y serais pas contraint. Nous verrons ça plus tard, mais il était sûr que je n'allais pas en sortir indemne si nous en venions à de telles extrémités. Résolu, je ressortirai mon arme la plus ancienne et malheureusement la plus capricieuse. La sorcellerie.
Bref, l'ancienne accro au doliprane s'avançait vers moi, le buste relevé, la démarche assurée, accompagnée d'un pas léger et ferme à la fois. Les abrutis du décor s'éloignaient pour certain quand d'autre l'observaient avec envie tandis que les derniers essayaient maladroitement de se faire remarquer par la maîtresse de maison. Petite biche dans les herbes hautes, en sécurité, reflétant son image dans le regard de ses congénères, ce qui la sublimait égoïstement. Pauvre chérie, il y aura toujours un prédateur caché non loin de ton misérable monde composé de paillettes et de strass morbides, et crois moi, tu devrais te méfier de l'eau qui dort, comme disait le dicton... En effet, cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas repris les rennes en mains. Retrouver ce pouvoir d'antan me grisait légèrement et pour éviter de froisser ma crinière de lion, Miss Everett aura tout intérêt à travailler à mes côtés en guise du bon souvenir.

D'humeur joueuse, la rancune tenace, je sentis directement que le dialogue serait fortement ardu ce soir.

Allons, ma belle, les contrats les plus avantageux ne sont ils pas les plus inattendus ?

Un léger silence s'interposa afin qu'elle comprenne le sérieux de ma démarche, mais ma nature provocatrice ne put s'empêcher de réagir à son tour. Imitant à la perfection son regard séditieux avec un ou deux battements cils séducteurs en prime.

Je me languissais de toi mon amour !

Encore un silence, le temps de secouer une énième fois la glace dans mon verre.

Non, bon, sérieusement, ça fait un petit moment que j'y songe. Je tenais à te présenter mes plus plates excuses... Enfin à une ou deux conditions tout de même ! Et pour cela, il me fallait te voir en personne et faire table rase... Qui sait, nous trouverons peut-être un espoir de raviver la flamme entre nous ?

Je me levais puis avalais d'une traite mon nectar, avant de lancer ces dernières paroles...

C'est pour la maison bien sûr!

Fier et décidé, je lui laissais la main. La balle était désormais dans son camp, attendant là un signe de bonne foi de sa part avant de passer aux choses sérieuses.





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MessageSujet: Re: Business is business! [Moïra Everett & Isak Eriksson]   Dim 8 Juil - 20:28

Une lueur rouge et bestiale anime les pupilles de glace du vautour sanguinaire qui lui fait l’offense de s’introduire sur ses terres. Dévisager ces traits sévères et sans compromis lui permet de percer l’obscurité qui l’entoure et de déceler des intentions très peu louables. Plongé dans une bataille pour le pouvoir, il anéantirait quiconque pourrait lui faire de l’ombre, comme de vulgaires insectes. Sa réputation de barbare, aussi noir que le chaos, à la tête d’un clan que tout le monde redoute, le précède. Quelques précédents ayant contribué à remettre en cause les rapports traditionnels de confiance instaurés. Les émeraudes s’attardent sur la mine défaite et terriblement sombre des habitués qui guettent la chute de sa dynastie et l’avènement de ténèbres bien plus inquiétants. Essentiellement nourris de haine et de ressentiments. La tension transpire par chaque pore de sa peau. La mafieuse songe à tous les stratagèmes possibles et inimaginables qui lui permettront de résoudre cette équation d’une complexité affolante. Attentive aux potentielles menaces susceptibles de ternir la réputation du Bones. Prête à renoncer aux faiblesses humaines pour imposer son statut, renflouer les caisses et veiller à la prospérité de son activité.

Une entrevue qui laisse un arrière-goût de cendres sur le palais. Qui ferait frémir d’effroi les plus sains d’esprit. Elle la sent. Cette vague d’anxiété qui déferle en elle, menace d’imposer sa loi et de la faire battre en retraite. Une réaction naturelle qui répondrait à une situation de danger. La rouquine vérifie son pouls d’une main sur la jugulaire. Rien d’alertant. Laisser tomber toute notion de self control lui ferait perdre la partie, et il en est hors de question. Une lueur de détermination traverse son regard. La liste des créatures tombées au cours de ses précédentes batailles lui revient à l’esprit. Obligée de s’endurcir pour survivre, à travers les brumes. Derrière sa maigre carcasse se cache une volonté à toute épreuve. Une capacité à saisir la moindre occasion pour mettre ses adversaires hors état de nuire. Les pions traversent toujours l’échiquier pour atteindre la dernière ligne. Le sang coule, et les larmes aussi.

Isak n’est qu’un obstacle de plus qui se dresse sur sa route. Le sang pulse au niveau des tempes et la diva sent le rush d’adrénaline parcourir ses veines. « Nous sommes d’accord. Cette rencontre inattendue rend cet évènement unique et mémorable et je compte savourer ma victoire en m’offrant le privilège de déguster quelques-uns des plus grands vins français ». Déclare-t-elle avec une froideur sans fond, les bras croisés et le visage fermé. Elle prend place aux côtés du parasite. De l’élégance dans chacun de ses mouvements. Elle porte le verre à sa bouche. Se mord les lèvres avec écœurement, en constatant que chaque liquide ingurgité, chaque portion de nourriture, paraissent complètement fades, à présent. Echappe cependant à cette discussion trop terne à son goût, durant un court laps de temps. Avant que des paroles grotesques écorchent ses oreilles. Les soupirs d’agacement s’échappent de ses lippes tentatrices, et les boucles flamboyantes se balancent contre son visage de porcelaine. « Il est inutile de préciser que nous ne jouons pas dans la même cour ». Un frisson de dégoût lui parcourt l’échine. La rouquine garde en tête toutes les ignominies commises par son adversaire.

Les flashs crépitent et bouleversent son équilibre psychique fragilisé. Le corps mutilé, torturé par la morsure de la douleur. Cette faim insatiable qui la pousse à commettre des péchés irréparables. Le regard suspicieux se pose sur la silhouette du prédateur par intermittences. Prend conscience de cette vague de désir dévastatrice qui risque de tout ravager sur son passage. Pauvre idiot qui lui offre de quoi se nourrir sur un plateau d’argent. Ses émeraudes cherchent les Siens. Son ancrage. Celui qui lui permettrait de garder un contrôle minime. Hélas, il est aux abonnés absents. Les sourires se fanent définitivement,  alors qu’il use de sa désinvolture habituelle. « Tu privilégies les solutions de dernier recours. Tu joues les piques assiettes. J’en conclue que la Niflheim est au plus mal ». Lance-t-elle, une pointe de satisfaction dans la voix. « Inutile d’user ta salive. Ce sujet est clos. Il n’y a aucun retour en arrière possible ». Rétorque-t-elle d’un ton sans appel. Deux perles grises insistantes captent son attention. Un grand malabar qui met tout en œuvre pour la protéger. « La situation est sous contrôle. Monsieur Eriksson s’apprête à nous quitter d’une seconde à l’autre ». L’art de le mettre dehors avec une grâce déconcertante.

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MessageSujet: Re: Business is business! [Moïra Everett & Isak Eriksson]   Jeu 12 Juil - 1:16


« Business is Business! »



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Rude et difficile sont les maîtres-mots des affaires. Univers impitoyable où le moindre argument pouvait faire la différence. Malheureusement, avec Moïra, nous avions dépassé ce stade depuis fort longtemps. La rouquine était bien installée, bien au chaud dans sa maison et je comptais bien jouer le rôle du grand méchant loup qui soufflera toujours plus fort... La vie l'avait voulu ainsi, mais j'avais toujours du mal à accepter ce destin. Je ne pouvais pas me résoudre à avaler cet échec sans m'étouffer avec. Non, je ne me résignais jamais, je luttais tel le boxeur salement amoché, ensanglanté même, peinant à rendre le coup fatal et faire sonner le K.O.. Il fallait que mon emprise passée soit toujours omniprésente entre nos deux carcasses à l'ego surdéveloppé. Elle en profitait tant et j'avais l'impression de voir mon moi d'il y avait quelques années, lorsque la Niflheim était encore jeune et roulait sur l'or sans la moindre difficulté. Elle me montrait ses cartes et je devais bien avouer que les atouts ornaient son jeu. La ruse était ma seule arme, un bluff incertain où je me devais de la jouer fine et manipulateur. Faire des courbettes n'était pas mon point fort, mais mon amour-propre survolait là toutes mes faiblesses. Mon côté sanguin, ainsi ravalé, devait disparaître pour laisser place au diplomate, quitte à user des faux-semblants, allant même jusqu'à me soumettre à ses désirs...
Bien sûr, ce n'était pas aussi simple, en fin stratège, j'avais tout prévu. Je ne pouvais lui laisser le pouvoir absolu et le fait de me mettre dehors sans avoir pris le temps de m'écouter s’acquittera de quelques conséquences obscènes. Effectivement, un escadron de larbins m'attendait à l’extérieur. De plus, j'avais pris le soin de placer mes pions les plus comédiens à l'intérieur. Le Bones était si gracieusement ouvert aux désespérés que j'avais bien évidemment ordonné de s'immiscer dans cette faille que je trouvais, pour le coup, plutôt sympathique que pitoyable. Elle pouvait donc ranger ses armes et faire preuve d'un peu plus de jugeote si elle voulait s'en sortir indemne. Puis, depuis quand quiconque pouvait prétendre avoir eu le loisir de me tenir en laisse ? Ainsi, je lui fis comprendre que je n'en avais pas fini si vite qu'elle l'aurai désiré.

Doucement, ma belle, ne prend pas tes fantasmes pour des réalités. Nous allons décanter ce vin si savoureux ensemble...

Le fait de cette référence européenne revenait à me dire qu'elle avait grandi, une évolution particulière pour moi qui l'avait côtoyé lorsqu'elle était tout en bas de l'échelle sociale. Je n'avais plus à faire à la personne instable, j'en étais conscient, mais hélas, malgré mes affabulations nombreuses et variées, je n'oubliais certainement pas mes racines et chacun devrait pouvoir respecter son passé aussi peu glorieux soit il ; une énième différence entre nos deux personnalités tonitruantes... Bref, Everett déferlait tout en douceur sa haine, accompagnée de son sourire narquois et son assurance d'amateur, mais c'était bien mal me connaître. En effet, nous jouions là que l'introduction de cette rencontre, qui, je l'espérais toujours, tournerait une nouvelle page de notre relation. Ennemis, certes, mais qui pouvait bien prétendre que cette union franche et machiavélique ne rejoindrait jamais sa base, son essence, dans laquelle il faisait si bon vivre autrefois. Souvenir perdu, soit elle devra y retourner avec toute la peine du monde, soit elle en paiera les pots cassés, et je ne pouvais qu'imaginer la guerre en seule et unique issue possible à notre future négociation.

Ne t'inquiète pas pour mes affaires. Crois-tu réellement que je serais là si je ne pouvais laisser la Niflheim en toute sérénité ?
Bref, tu ne me sortiras pas de cette manière, quitte à subir une énième fois de nombreuses pertes. Les cimetières sont assez remplis à mon humble avis et à vrai dire, je suis venu ici en paix, et je compte sur ta délicatesse légendaire pour m'accorder un peu de ton temps si précieux.


En aparté de cette ambiance où l'étincelle brûlait du désir d'incendie, il me fallait assouvir au moins ma curiosité à l'égard de ma sœur. Qu'avaient-elles pu bien convenir ensemble ? Comment deux clans adverses pouvaient faire affaire ensemble et sans un bruit ? C'est ainsi que mes prochains questionnements concernèrent ma frangine avant de lui laisser la porte ouverte à ses désirs. Le moment, pour la poupée au gant de fer, d'oser, et ainsi voir accepter potentiellement ses demandes. Une opportunité qui ne se présentait que rarement, surtout pour l'adversaire qui d'ordinaire me suppliait plus qu'il ne se lamentait. Ainsi, j'ignorais le tas de muscle prêt à bondir. La méfiance, submergera-t-elle l'éventualité d'un pacte fragile ou son intelligence, permettra-t-elle de nous sortir de cette guerre froide qui durait depuis trop longtemps ? Évidemment, quand bien même la belle aux cheveux de rouille, franchirait le pas, je ne tarderais pas à ramper, à me glisser puis à griffer de ma patte insatiable le désir d'en prendre d'avantage. Le business est ainsi fait, et elle ne se priverait pas non plus d'un trop-plein de pouvoir sur ma soudaine et charitable candeur. Je lançais donc les dés...

Pour commencer, j'aimerais bien savoir ce que la prunelle de mes yeux pouvait traiter avec la Nemesis. Évidemment, je pourrais lui demander, mais le fait que tu puisses faire preuve de franchise à mon égard sera là... Hum, bon extrêmement flatteur, certes, mais plus sérieusement, cela me prouverait pour de bon ta bonne foi.
Ensuite, comme je te l'ai déjà dit, je suis venu avec les meilleures intentions du monde, et pour te le prouver à mon tour, je te laisse le loisir de me demander ce que tu désires et tu l'auras, dans la limite du raisonnable, bien sûr... Je t'en donne ma parole !


Mes yeux grands ouverts fixaient ses pupilles téméraires. Je me montrais patient et presque chevaleresque étant donné ce qui me caractérisait d'après les rumeurs retraçant mon histoire. Réclamant un autre verre au barman, mon doigt remuait délicatement les glaçons, toujours plongé au fin fond de ses prunelles d'un vert intense, prouvant là, toute ma pittoresque sincérité.  





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Isak Eriksson


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