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 psst, un chocapic ça passe ? avec hal

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WILDHUNTER

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MessageSujet: psst, un chocapic ça passe ? avec hal   Mar 26 Juin - 15:50

avec Halstein

non, rien de rien
Tu pestais encore et toujours. Pourquoi quand tu sortais bien emmitouflée dans une chaude veste il fallait qu'il fasse trente degrés l'heure suivante, pourquoi il n'y avait que de la boue dans ce foutu bayou, pourquoi quand il pleuvait tu devais forcément te ramasser une goutte d’eau dans l’œil, pourquoi la vie, pourquoi la mort. Mais surtout, pourquoi quand tu en avais le plus besoin, ta bouteille de rhum brun que tu ne touchais presque jamais, se retrouvait être vide ? Le karma, la poisse ou une malédiction, comment savoir. Et pourquoi dans cette communauté aucune caravane n'était équipée de bon rhum aujourd'hui ? Et oui, tu avais beau vivre 'sommairement' - euphémisme merci -, il y avait une chose dont tu ne te passais pas c'était d'un verre d'une bonne bouteille. Le rhum brun n'était pas ce qu'il y avait de plus coté, mais en trouver était difficile par ces temps. Maudite attaque de créatures répugnantes, maudits soient les deux inconscients à la tête de la communauté, communauté transformée en vulgaire mafia. Ce soir il y avait beaucoup de choses qui te contrariaient, effectivement. Est-ce que c'était parce que l'hyène se levait doucement, est-ce que tu pouvais l'entendre glousser comme elles le font si bien, est-ce que tu sentais sa truffe se coller contre tes côtes, demandant, d’abord timidement, que tu lui ouvres. Ce besoin viscéral de serrer ses mâchoires sur le premier jarret qui se présenterait à elle te faisant grincer les dents. La pleine lune se rapprochait et pour rendre plus docile la bête, l’alcool avait été un moyen simple et plus ou moins efficace. Simple quand vous étiez au-delà des murs. Lors de l’attaque sanglante, la communauté avait dû fuir en laissant la plupart de ses réserves sur place. Presque démuni, le camp était en train de prendre du poil de la bête : tout le monde s’adaptait rapidement. Malgré tout, le rhum brun n’était pas la priorité de tout le monde et donc ne te restait le choix que de trouver quelqu’un d’extérieur à ton petit monde. Quelqu’un du gouvernement, apparemment. Tu te disais maintenant qu’il t’aurait fallu un poil plus de renseignements sur ce mec. Un des ravitailleurs que tu savais être un fin nez pour tout ce qui concerne la magouille t’avais conseillé d’aller voir du côté de la grande porte, en fin de journée. Un dénommé Halstein Lain semblait peu regardant sur les services à effectuer si on le rémunérait correctement. Chance pour toi, il devait un petit service à la communauté et tu comptais bien pouvoir profiter de cet avantage. Il avait été décrit comme brun, pas très costaud et un regard malicieux. C’était les seules informations que tu avais bien pu réunir sur celui qui t’aiderait peut-être à passer de meilleures nuits avant la pleine lune. Tu attendais toujours cette dernière avec appréhension : car si le reste du mois, tu n’arrivais qu’à très grande peine museler la créature, cette nuit-là lui appartenait et il lui fallait plus que des chaînes pour la retenir. Comme si, les trente jours durant elle avait laissé sa haine et sa rage s’accumuler pour exploser cette soirée. La transformation n’était plus aussi douloureuse que jadis, n’empêche que voir l’animal se déchaîner sans pouvoir l’arrêter était toujours aussi pénible. Parfois traumatisant. Les hyènes étaient réputées pour appliquer une hiérarchie très dure et leur caractère virulent. Et celle qui sommeillait en toi ne faisait pas exception à la règle.

La température était presque étouffante, pour ne rien améliorer à ton angoisse. La ville tu n’aimais pas. Ni les gens, ni les odeurs, ni le grouillement et le fourmillement des conversations. Tu sentais bien ces regards lourds et percevait distinctement les chuchotements. La pauvreté était banale, la famine quotidienne. Pourtant, tout le monde semblait reconnaître un membre de la communauté lorsqu’il en croisait un. Peut-être était-ce la nouvelle qu’ils soient venus se réfugier comme des rats qui mettait la puce aux habitants de la Nouvelle-Orléans. Ils devaient leur en vouloir, se dire qu’ils n’avaient déjà pas assez pour survivre. Comment feraient-ils pour encore héberger d’autres âmes ? Le battement de ton cœur trop rapide n’échappait pas à l’hyène. Elle non plus n’était pas tranquille, attendant le moment judicieux pour bondir et arracher une jugulaire ou des doigts. Elle ne collait plus son museau maintenant, elle tournait en rond, tu le sentais. Inlassablement. La créature se stoppait parfois, puis recommençait à tourner dans l’autre sens cette fois. La foule ne l’aidait pas, alors tu empruntas des ruelles. Ne connaissant absolument rien de la ville, tu suivais simplement le mur en essayant de ne pas t’en éloigner.
Certains étaient mieux lotis que d’autres. Même les chiens errants semblaient plus à l’aise que les hommes. L’animal n’aimait pas les clébards et ces derniers vous le rendaient bien : ils devaient sentir le charognard se cachant sous tes traits, parfois à tel point que les aboiements fusaient deux rues plus loin après que tu leur sois passé devant. C’était triste parce que tu les aimais bien, les molosses. C’était un des aspects avec lesquels tu avais dû faire avec.
Les pieds traînants, tu eus l’impression de ne jamais atteindre la porte que vous aviez tous franchi pour ensuite se diriger au bayou. Mais au détour d’une autre rue, tu pus apercevoir la milice lourdement armée qui, apparemment, venait de commencer son tour de garde. Ils devaient être une douzaine. Tu te demandas alors comment bien pouvoir trouver le type qui devait te refourguer de l’alcool sous les sentinelles attentives. Sacré filon, ouais.. Mais quel guêpier. Heureusement, tu avais délaissé ton arc dans ta caravane et t’étais seulement munie d’un long coutelas dissimulé sous ta ceinture. Remontant tes manches, ajustant ta queue de cheval, tu inspiras avant de te lancer. Un pas après l’autre. Sans s’exciter, sans tressaillir. Si l’animal sentait que tu perdais tes moyens, il en profiterait pour jaillir et nul doute qu’une hyène a une peau épaisse. Mais pas au point de stopper les balles des gardes. Après tout, la communauté avait un certain statut auprès du gouvernement. Ils avaient beau avoir l’allure de bouseux rustres, ils avaient su se montrer utiles et étaient devenus indispensables. Du moins, c’est ce que tu pensais. Leur demander un petit renseignement ne pouvait pas te porter préjudice. Et si ce Lain savait bien gérer ses affaires son commerce n’avait pas dû éveiller le moindre soupçon envers les miliciens. Ça pouvait fonctionner. Comme ça pouvait foirer. Et si le deuxième cas de figure arrivait, tu n’avais qu’à te laisser aller et laisser la créature faire.
La confiance aveugle entre membres de la communauté prit le dessus : jamais un seul parmi eux ne se permettrait d’envoyer un des leurs dans la gueule du loup. Tes pieds te menèrent vers un des soldats postés un peu en retrait des autres. Soldat qui s’avéra être une jeune blonde d’un mètre soixante, à l’attitude froide. Tu profitas de ta hauteur pour la toiser, tentant vainement de te rassurer par ce simple fait. La vérité c’est que tu te noyais presque dans ton angoisse, tu aurais tremblé si tu l’avais pu. Aller directement demander, aux gardes chargés d’emprisonnés ceux qui ne respectaient pas la prohibition, la personne qui devait justement vous sustenter c’était comme jouer avec le feu. C’était nouveau pour toi, la ‘prohibition’. Les homosexuels interdits, fini le libertinage, la consommation et la vente de drogue, stupéfiant et d’alcool exclue et tant d’autres. La communauté avait tout un tas de gens aux déviances diverses, toi la première, mais personne au camp ne semblait se formaliser de ces mesures. Il y a un certain Lain ici ? Elle t’indiqua un mec un peu plus loin. Brun, pas très costaud, quant au regard tu ne l’avais pas en face de toi pour le confirmer mais il semblait bel et bien être malicieux. Gonflant ta poitrine, les épaules en arrière, tu osas l’interpeler d’une voix que tu prias être forte. Halstein Lain ?

Les lieux étaient presque déserts, ce qui était étonnant puisque tu sentais bien la ville vibrer dans ton dos. Visiblement, peu de gens s'amusaient à venir par ici. Les énormes signes radioactifs peints aux murs ainsi que les écriteaux 'zone de décontamination' te rendaient plus tendue que jamais. Le sentiment d'être prise au piège s'intensifia : dans cette ville, tout était surveillé, réglementé. Terminé les sorties quand on veut où on veut, ton terrain de chasse ne se limitait maintenant qu'à la zone du bayou. L'animal grinça fort des dents, tu te surpris à faire de même. Ses griffes semblaient faire pousser tes ongles et tu avais l'impression que ta bouche se déformait pour y accueillir des crocs. Pas maintenant, pas perdre le contrôle maintenant. Les poings serrés, la gorge nouée, tu fermas les yeux pour te calmer.

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