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 Night Run | Beatriz

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« The forgiven warrior »

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MessageSujet: Night Run | Beatriz   Mer 27 Juin - 11:56


Beatriz & Esperanza

Night run


Tout n’avait été qu’un enchaînement malheureux. Ces derniers temps avaient été agités pour Esperanza. A peine faisait-elle face à un problème qu’un autre surgissait, mettant ses nerfs à l’épreuve. La métisse était épuisée et sentait que son corps ne tarderait pas à lâcher si elle ne calmait pas le rythme. Hélas ! le destin n’en avait pas fini avec elle, avec eux. Le Mary-Rose se remettait à peine de son pillage, Esperanza avait dû prendre des mesures draconiennes pour garder son business à flot.  La clientèle gouvernementale était exigeante autant qu’elle pouvait l’être, les efforts durent être doublés pour que le club retrouve son rythme de croisière. A peine sortait-elle la tête de l’eau qu’une autre catastrophe pointa le bout de son nez. Un désastre, un cataclysme provoqué par toujours et encore la même personne : Hide. Ce pantin aux commandes des rebelles. Esperanza le détestait, elle avait nourri l’espoir qu’on le retrouve pour lui faire payer ses crimes. Voilà maintenant que ses espérances se retrouvaient en cendres, enterrées sous ce qu’il restait des tours gouvernementales réduites à néant. La machine s’était alors enraillée et l’urgence se fit ressentir un peu plus. Au-delà d’être inquiète pour son établissement et ses potentiels amis, il était temps pour Esperanza de rendre la pareille.

Il fallut attendre que la nuit tombe sur la Nouvelle-Orléans. Une drôle d’odeur imprégnait les rues. L’odeur du désespoir et de la mort. Toute la ville semblait traumatisée, à peine remise de l’attaque meurtrière. Il ne faisait pas bon de traîner dans certains quartiers au risque de se faire prendre par la milice. Les patrouilles grouillaient, il fallait faire vite, chaque seconde comptait. Esperanza attendait dans sa voiture. Ses yeux verts scrutaient le moindre recoin, le moindre mouvement. Le lampadaire sous lequel elle était garée avait rendu l’âme. Les véhicules restaient rares aussi la jeune femme n’avait pas voulu se faire remarquer. Finalement elle finit par apercevoir une silhouette, n’y tenant plus, la métisse abandonna l’habitacle pour s’approcher de son rendez-vous. « Viens, dépêchons-nous. » dit-elle en guise de salut. Il n’y avait pas une minute à perdre, elles auraient tout le temps de discuter sur le trajet. Beatriz était en danger. La métisse avait dû temporairement se séparer d’elle en tant qu’assistante. Il fallait écarter tout risque pour leur bien à toutes les deux. Les temps se faisaient sombres et des décisions difficiles devaient être prises. Curieuse de voir un bébé, Esperanza s’attarda un instant sur le poupon puis alla ouvrir son coffre. Elle n’était visiblement pas tranquille. L’opération semblait suspecte, il fallait tout faire pour ne pas attirer l’attention. « Tu peux mettre tes affaires là. » proposa-t-elle de relevant les yeux vers la jeune maman.

Le trajet prendrait une demi-heure tout au plus. Le sud de la ville se révéla être l’endroit idéal lorsqu’on cherchait la discrétion, ce qui était le cas. S’installer là-bas était la meilleure des décisions. Les exécutions arbitraires s’enchaînaient, la révélation des secrets par Hide avait mis Béatriz dans une situation délicate. Le gouvernement serait à cran et ne ferait preuve d’aucune indulgence. Bien qu’Esperanza soit du côté des puissants, elle se savait redevable envers son assistante. Elle se retrouvait dans une situation délicate mais n’avait pas hésité à proposer son aide. Mettre une distance professionnelle entre elles fut primordiale, ce n’était pas pour autant que la femme d’affaire laisserait tomber celle qui lui avait sauvé la mise quelques mois plus tôt. Bien qu’ancienne pirate, Esperanza avait le sens des valeurs. Laissant le soin à Béatriz de s’installer avec son fils, la métisse reprit place, comme si sa voiture était devenue un sanctuaire dans lequel elle se sentait en sécurité. Il fallait simplement se préparer à fuir à tout moment. Sur la banquette arrière trônait un petit sac de cuir. Dans cette besace se rassemblaient plusieurs choses assez spéciales, des choses dont les deux femmes auraient besoin pour protéger la nouvelle habitation de la petite famille. La sorcière qu’était Esperanza n’existait plus, néanmoins trois siècles de pratiques laissaient des souvenirs et des connaissances non-négligeables. Ses deux mains accrochées au volant, la métisse prit une grande inspiration. Elle n’avait jamais été du genre à se laisser submerger, n’avait jamais été du genre à se soucier de la vie d’autrui mais la situation actuelle la laissait perplexe. L’avenir semblait incertain, il était impératif de prendre soin des rares gens encore fiables par les temps qui courraient. « Ca va aller. » finit par lâcher la conductrice en allumant le contact. Oui ça irait, pour Beatriz et son enfant, pour tout le monde. La situation s’apaiserait et Hide serait puni. Esperanza l’espérait de tout son cœur en tout cas.

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Dernière édition par Esperanza O'Connell le Mer 11 Juil - 9:10, édité 2 fois
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↳ Niveau de Compétences : Un travail acharné dès l'adolescence lui a permis d'atteindre un niveau 3 général ( niveau 4 en perception de fantômes, niveau 3 en rêves prémonitoires, elle pratique le reste de façon très sporadique et très superficielle.) Cependant, en raison des événements qui ont bouleversé sa vie et de la magie qui disjoncte, ses compétences générales sont retombées au niveau 2.
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MessageSujet: Re: Night Run | Beatriz   Sam 7 Juil - 19:04

Night Run 
Beatriz & Esperanza
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Tout était arrivé si vite. À l'instar de nombreux autres habitants de la Nouvelle Orléans, je me sentais déboussolée. Perdue. Moi qui pensais que les révélations de Hide n'étaient au final qu'un pétard mouillé – malgré les désagréments que cela avait occasionnés dans ma vie quotidienne – je m'étais lourdement trompée. Bien sûr, je pressentais depuis longtemps que nous courrions un terrible danger mais compte tenu du monde dans lequel nous vivions, cela n'avait en définitive rien d'exceptionnel. C'était même la norme, de risquer sa vie à chaque coin de rue. Qu'il s'agisse des miliciens corrompus ou de rôdeurs monstrueux, véritable vision de géhenne, les rues de la ville n'étaient plus sûres. Tout le monde, y compris notre voisin, pouvait être un ennemi potentiel. Je devais partir, emmener mon fils avec moi et rejoindre l'endroit où j'étais supposée habiter d'ici les prochains mois, si Dieu me prête vie. C'était une décision difficile à prendre mais c'était la plus logique, la plus raisonnable. Il n'était pas question de faire la fine bouche ou de se montrer plus sentimental que nécessaire. Il fallait partir, il en allait de ma sécurité et de celle de mon fils. Tout naturellement j'aurais pu m'insurger et demander qui serait assez malveillant pour oser s'en prendre à un bébé de un an, mais s'indigner serait inutile, parce que c'était dans les moments les plus tragiques que la lie de l'humanité se révélait. Aussi lorsque l'occasion s'était-elle présentée, je n'avais pas cherché à contester, à résister. Je m'étais contentée d'acquiescer et j'ai commencé à anticiper mon départ, vidé la maison que j'occupais jusqu'à présent et jeté les affaires dont je voulais me séparer. Comme je disais plus haut, les révélations de Hide avait causé quelques désagréments dont je me serais bien passée. Les répercussions étaient telles que j'ai dû, substantiellement, changer mes habitudes. Je ne pouvais plus vivre ici, tout comme je ne pouvais pas non plus continuer à travailler au Mary Rose comme si de rien n'était. Pas quand l'endroit grouillait de miliciens prêts à me vendre pour gonfler leur gloire personnelle. Surtout pas quand l'endroit grouillait de miliciens tout court.  

Dire que les révélations de Hide n'étaient que le début.  
À force cela ne devrait plus me surprendre, mais je m'étonnais toujours que l'on puisse aller encore plus loin dans l'horreur et le sordide.  
Hide avait encore frappé et cette fois ci, il y avait eu des dizaines de morts, et encore plus de blessés dans un état plus ou moins critique.  
Un attentat.

Le gouvernement avait été décimé par une attaque terroriste des plus violentes et l'événement avait créé une onde de choc telle que cela avait créé la confusion et la panique parmi les citoyens qui se pensaient dès lors à l'abri de tout. N'était-ce pas le leitmotiv du gouvernement, de protéger à n'importe quel prix, quitte à sacrifier les vies humaines considérées comme au mieux indésirables, au pire nuisibles ? J'étais confuse moi aussi mais il fallait que je garde la tête froide, au moins pour Noah, que je m'en tienne au plan. Il n'empêche que je me faisais un sang d'encre pour Caroline, je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis l'attaque. Je ne savais pas si elle allait bien et l'angoisse me rongeait comme un poison. La milice patrouillait sans relâche dans l'espoir d'attraper le ou les coupables. Je priais très fort pour que Caroline ait pu se mettre à l'abri elle aussi. Je fermai les yeux et j'inspirai profondément pour me calmer. Le sac sur l'épaule, Noah dans mes bras, je me rendais à mon lieu de rendez-vous, où j'étais supposée retrouver Esperanza.  

Par chance, cette dernière attendait au lieu convenu et elle attendait dans sa voiture. Elle sortit de l’habitacle dès qu'elle m'aperçut et se dépêcha de me rejoindre. Non sans me presser au passage, elle m'invita à mettre mes affaires dans le coffre. Telle une automate, je m'exécutai. J'avais bien vu le regard qu'elle avait eu en apercevant Noah et, si elle était surprise de me voir débarquer avec mon fils, elle ne fit cependant aucun commentaire. J'avais à peine déposé mes affaires que je sentis Noah s'agiter tout contre moi. Sans doute était-il sensible à mon anxiété. Noah était bien plus qu'un bébé, j'avais parfois l'impression qu'il comprenait les choses, même s'il ne savait pas encore les exprimer avec des mots. Alors, tout doucement, je berçai mon petit garçon contre moi, pour l'apaiser. Ma main libre caressait ses cheveux blonds.  

« Je monte à l'arrière. » dis-je alors à l'attention de ma patronne – ou ex patronne, je n'en savais trop rien. « Ce sera plus facile pour moi de gérer mon fils s'il se met à pleurer. »  

Si Noah commençait à s'agiter, c'était probablement parce qu'il était fatigué. Toute cette agitation pouvait être perturbante pour un enfant en bas âge et de toute évidence on ne pouvait pas leur demander d'être calmes et immobiles tout le temps, en bref, d'être invisibles. Noah n'en était qu'au début de son existence et il ne savait pas encore gérer ses émotions parce que son cerveau était trop immature. Pour lui, le seul moyen de s'exprimer était de crier ou de pleurer. Avec beaucoup de patience, il était de désamorcer la plupart des crises. Aussi je ne qualifierais pas mon fils de difficile, parce que c'était loin d'être le cas. Cela dit, dans la mesure où Noah n'avait jamais mis les pieds dans une voiture - moi-même je n'avais pas pris de voiture depuis une éternité – je ne savais pas comment il allait gérer le trajet, tant à cause des secousses et autres embardées du véhicule qu’à cause de l'obscurité oppressante. Au pire s'il avait peur du noir, je pourrai toujours créer une illusion lumineuse.  

Ça va aller.

J'acquiesçai doucement aux mots d’Esperanza. Je voulais bien la croire. Pourtant, il y avait cette angoisse sourde qui n'était jamais loin. Je ne serai pas tranquille tant que je ne saurai pas Caroline en sûreté. La nouvelle des attentats m'avait déjà bien ébranlée, savoir que la milice arrêtait arbitrairement n'importe quel quidam dans la rue, pour l'exemple, me rendait malade. Ils ne l'avaient pas encore attrapée, ne cessais-je de me répéter pour me rassurer. S'il lui était arrivé quelque chose je l'aurais su, non ? Je l'aurais ressenti jusqu'au fond de mes entrailles, comme quelque chose qui se serait brisé, déchiré, mis en pièces. Alors je serrai plus fort le bébé contre moi. Peut-être que j'étais celle qui avait besoin d'être rassurée, dans le fond. Je levai alors les yeux vers le rétroviseur pour espérer croiser le regard vert de ma patronne.  

« Comment je pourrai avoir des nouvelles de ma sœur quand nous serons parties ? » demandai-je d'une voix blanche, alors que je sentais les battements de mon cœur se répercuter douloureusement jusqu'à mes côtes. « Je ne sais pas si elle a des raisons de faire partie de ceux qui sont en train d'être exécutés en ce moment, mais je ne serai tranquille que quand je saurai qu'elle va bien. »  Ma voix avait fait des trémolos quand j'ai prononcé ces quelques mots mais je m'étais ressaisie. « Où allons-nous ? Et qu'y a-t-il dans ce sac ? »

Cela faisait beaucoup de questions d'un coup mais garder le silence était beaucoup trop angoissant. 
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« The forgiven warrior »

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MessageSujet: Re: Night Run | Beatriz   Mer 11 Juil - 9:09


Beatriz & Esperanza

Night run


Après que Beatriz ait pris place à l’arrière, Esperanza jeta un rapide coup d’œil à la rue sombre qui les entourait. Rien, la voie semblait parfaitement libre, il ne fallait pas perdre une seule seconde, le temps leur était compté. Alors que la passagère commença à être prise pas une soudaine angoisse, qu’un flot de questions déboulait dans l’habitacle, Esperanza se contenta de croiser le regard de la jeune femme à travers le rétroviseur. Comment pourrait-elle avoir des nouvelles de sa sœur une fois partie, Esperanza cligna des paupières, reportant son regard d’émeraude sur l’asphalte. « Tu pourras revenir en ville mais il faudra que tu restes discrète. Le gouvernement s’est laissé cerner par la gangrène, cette foutue rébellion. Ils sont désorganisés, l’avenir est incertain pour tout le monde. » annonça-t-elle avant de laisser échapper un soupir. Esperanza était du côté des puissants mais qu’en serait-il maintenant que le château venait de s’effondrer ? Il faudrait du temps avant que la riposte ne s’organise, du sang allait couler, il faudrait redoubler de vigilance et ce, quelque soit  le camp dans lequel on se trouvait. D’autres bombes se cachaient-elles en ville ? Tapies derrière des murs de briques, attendant sagement qu’on les déclenche pour rependre la mort ? « Pour l’instant on ne peut avoir aucune certitude, le plus important c'est de se mettre à l’abris, chaque chose en son temps. Pense à ton fils. » dit-elle en gardant les yeux rivés sur la route. Il fallait agir là où on le pouvait, et c’était la seule chose sur laquelle Beatriz devrait se concentrer maintenant. Son fils, l’avenir. Une fois en sécurité elle pourrait prendre des décisions, agir, mais il ne fallait pas brûler les étapes désormais primordiales. La dernière question ramena Esperanza sur le but de cette expédition « Des choses qui t’éviteront les ennuis. Pour la destination on se dirige vers le sud. » se contenta-t-elle de dire sur un ton qui se voulait rassurant.

La voiture fendait la nuit à toute vitesse, il fallait échapper à la ville le plus rapidement possible. Aucun véhicule blindé ne croisa leur route, pour le plus grand bonheur de la métisse. Elle était fatiguée, beaucoup de choses s’étaient imposées à elle sans qu’elle n’ait rien demandé. Elle commençait à croire que rien ne serait jamais simple, que la vie n’était qu’un amoncellement de situations de crise, d’épreuves qu’elle n’avait d’autres choix que de surmonter. Esperanza savait aussi qu’elle n’avait pas à se plaindre, elle vivait bien comparé à des malheureux qui crevaient de faim dans les rues sales, comparé à ceux qui se faisaient trouer la peau pour montrer l’exemple, pour tenir la population… « C’est un endroit tranquille tu verras. » finit par lâcher la voleuse d’énergie, couvrant le bruit du moteur. Esperanza n’avait pas eu le temps de tout analyser, il avait fallu faire vite. Chaque personne susceptible d’être contre le gouvernement risquait gros, le moment était malvenu pour laisser place à la peur et à l’hésitation. Les choses finiraient bien sûr par se stabiliser et l’urgence s’évanouirait mais en attendant il était inutile de prendre quelconque risque.  

Le véhicule s’enfonçait au sud et bientôt les immeubles se transformèrent en arbres, la végétation régnait en maîtresse des lieux ici. Le silence, la faune sauvage, l’inconnu. Il n’y avait pas grand-chose à voir, aussi personne ne venait s’y aventurer par pur plaisir sauf quelques curieux et ceux qui vivaient aux alentours. Vivre là était synonyme de tranquillité et de discrétion, l’endroit parfait dans le cas de la jeune mère. Les quelques chalets d’Elevenpath commencèrent à apparaître dans la lumière des phares. De nuit le quartier avait une allure sinistre quand de jour il s’apparentait à un petit coin de paradis paumé en pleine nature. Le véhicule d’Esperanza se fraya un chemin sur un sentir parallèle avant que la métisse ne coupe le contact. Elle se retourna vers ses passagers. « On va devoir marcher un peu, on laisse la voiture là pour l’instant. » dit-elle avant de s’extraire de l’habitacle. Elle alla ouvrir la porte pour que Beatriz puisse en faire de même, son fils dans les bras. Esperanza récupéra ensuite son sac à la marchandise mystérieuse. Il était désormais impossible de faire machine arrière. Au fond Esperanza comprenait les inquiétudes de la jeune maman, elle-même avait tout risqué pour protéger ceux qu’elle aimait trois siècles plus tôt. Aujourd’hui elle était une femme différente, n’était plus une mère ni une femme aimante, bien trop écorchée elle s’était crée une carapace, elle s’était guindée pour survivre mais peu être que le destin de Beatriz avait une chance de ne pas devenir aussi sombre. Rien ne serait plus jamais facile, l’enfer se vivait maintenant sur Terre et il faudrait faire avec ou périr.



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MessageSujet: Re: Night Run | Beatriz   Hier à 18:30

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Je n'avais pas l'esprit tranquille. Comment pourrait-il en être autrement alors que ma patronne était en train de m'aider à m'enfuir ? J'avais bien compris l'urgence de la situation, les rues de la Nouvelle Orléans n'étaient plus sûres, surtout pour les traîtres. Je ne m'inquiétais pas pour moi, je m'inquiétais surtout pour mes proches restés en ville. Il y avait toutes ces personnes qui risquaient leur peau simplement parce qu'elles restaient là-bas. Quelque part, c'était lâche de fuir devant l'ennemi alors que je devrais rester aux côtés des miens, les soutenir mais ce n'était pas possible. Tout au fond de moi, je savais que je faisais le bon choix, que c'était la meilleure chose à faire. Nous n'avions pas de temps à perdre, nous n'avions plus le temps, il fallait partir, quitte à s'enfuir dans la nuit comme des voleuses, comme si nous avions quelque chose à nous reprocher. L'une comme l'autre savions que c'était le cas. Toutes les deux, nous avons commis des actes qui pourraient nous mener tout droit au peloton d'exécution. Un frisson me dévala l'échine lorsque l'image du milicien baignant dans une mare de sang s'invita dans mon esprit gangrené par l'angoisse. Cette vision hantait très régulièrement mes cauchemars et il ne fallait pas être devin pour savoir comment cela se finirait si on venait à le savoir. Un spasme nauséeux m'agita et je dus mettre ma main devant ma bouche en attendant que ça se passe. Je ne me souvenais pas d'avoir été malade en voiture auparavant. Je ne saurais dire si c'était la peur qui me rendait littéralement malade ou si c'était les mouvements du véhicule qui me tournaient le cœur. J'étais pourtant montée à bord d'un 4x4 bringuebalant la dernière fois, quand il a fallu se rendre au QG de la milice. Ce jour là, je n'avais pas été malade du tout, mais peut-être était-ce tout simplement l’adrénaline qui m’avait donné des ailes. Aujourd’hui il n’était plus du tout question d’adrénaline. Je ne cherchais pas à aller me jeter dans la gueule du loup mais j’essayais plutôt de le fuir.

La route s’étendait à perte de vue. Moi qui avais l’habitude de faire tous mes trajets à pied, je commençais à trouver le temps très long. Certes, nous n’étions pas parties depuis très longtemps, mais je n’aimais pas me retrouver coincée dans un espace clos, fut-ce une voiture. Je n’eus aucune réaction lorsque Esperanza me dit que je pourrais toujours revenir en ville, à condition d’être discrète. Pour le coup, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’arrivais pas à me représenter l’endroit où elle comptait m’amener. Je comprenais très bien pourquoi elle n’avait lâché aucune information à propos de ce lieu, pour assurer ma sécurité, il valait mieux que personne ne soit au courant, pas même moi. De la sorte, il n’y avait aucun risque que je trahisse mon secret par inadvertance. Je laissai échapper un léger soupir, tandis que je m’affalais sur la banquette arrière, Noah toujours confortablement calé contre mon buste. Au vu du ton qu’employait mon ancienne patronne, elle ne semblait pas porter les rebelles dans son cœur. Je ne pouvais qu’approuver ses dires, quel individu sain d’esprit cautionnerait de telles horreurs? Une fois encore, la nature humaine s’était montrée sous son jour le plus odieux. Dire qu’ils se pensaient supérieurs aux créatures de ce monde, se donnant pour mission de les éradiquer une par une soi disant pour se protéger d’eux. Il était ironique de constater qu’ils n’avaient finalement pas su se protéger contre leurs congénères. En commettant ces attentats sanglants, ils ont prouvé au reste de la population que ce sont eux, les véritables monstres. Mon angoisse s’accrut lorsque la mine sombre, Esperanza conclut que l’avenir était incertain pour tout le monde. Entre mes bras, le bébé gigotait. Délicatement, j’essayais de le faire rebondir sur mes genoux, comme s’il était monté à cheval. Esperanza avait raison : chaque chose en son temps. La priorité était que je me calme et que je me cache, de la sorte, je pourrai continuer à veiller sur mon fils, même si j’avais peur, même si je doutais de tout, même si j’avais perdu la foi. Plus le temps passait et plus j’étais persuadée que Noah ressentait mes émotions. Aussi, si je ne me calmais pas bientôt, alors il y avait des chances pour que je transmette mon angoisse à mon enfant.

A l’évidence, avoir un bébé angoissé dans les pattes était la dernière chose dont j’avais besoin là, maintenant, tout de suite.
Qui disait bébé angoissé disait bébé qui pleure, parce qu’un bébé ne savait pas exprimer ses émotions autrement.
La situation était suffisamment désagréable comme ça, je ne doutais pas un seul instant que pour un enfant en si bas âge, c’était sûrement pire.

Pour le coup, je n’avais pas le choix, je devais faire confiance à Esperanza. Elle savait très certainement ce qu’elle faisait, elle avait même pensé à tout, à en croire le sac qui trônait sur la banquette à côté de moi. Tout naturellement, je l’avais interrogée sur son contenu. Esperanza me garantit que le sac contenait de quoi m’éviter les ennuis. Un frisson d’excitation me parcourut. Était-ce bien ce à quoi je pensais? Du matériel pour faire de la magie? Nous n’étions pas encore arrivées que déjà, mon imagination s’emballait. La fébrilité était telle que je faillis occulter complètement l’information lorsqu’elle me révéla que nous allions vers le sud. Comment ça, le Sud? S’agissait-il du même sud où se trouvait l’hôpital psychiatrique désaffecté ou encore la zone de décontamination? La chair de poule couvrait désormais mes bras et pourtant, la climatisation n’était pas enclenchée.

« Il n’y a pas grand-chose dans le sud. » fis-je remarquer, en m’efforçant d’employer un ton neutre, détaché. « Il n’y a que le bayou, à perte de vue, des bâtiments abandonnés, et une forêt qui grouille de monstres. » Je coulai un regard vers le sac, à côté de moi. « Est-ce que c’est à cela que tout ce matériel va servir? Je veux dire...chasser les monstres?»

Mon inquiétude était légitime, non? Je n’avais vraiment aucune envie que mon fils se fasse mordre par un zombie ou un de ces horribles rôdeurs. C’était logique dans le fond, que l’on mette en place un dispositif qui empêcherait toute intrusion. Cela étant, j’avais beau avoir confiance en la magie, cela ne me rassurait guère de savoir que nous allions dans un endroit potentiellement infesté de monstres. Quelle expression avait employée Matthias, déjà? Ah oui. L’autre fois, il avait affirmé se sentir l’âme d’un poisson rouge pris au piège d’une mare grouillante de piranhas. C’était exactement ça. Je n’ai jamais mieux compris ce sentiment qu’en cet instant précis. Peut-être que l’angoisse était en train de me faire dérailler. Peut-être qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir et que je devenais tout simplement parano.

C’est un endroit tranquille, tu verras.

Il n’y avait donc pas de monstres, et les mots d’Esperanza me rassurèrent un peu. Le contenu du mystérieux sac d’Esperanza n’étaient qu’une assurance supplémentaire, un filet de sécurité. Le nez collé à la vitre, je regardais le paysage défiler. Les maisons étaient de plus en plus clairsemées et bientôt elles furent remplacées par la végétation dense. Une curieuse impression de déjà vu me gagna. Je n’en étais pas certaine à cent pour cent, mais j’étais déjà venue par ici, non parce que je trouvais le coin particulièrement sympa pour une ballade, mais parce que je cherchais quelqu’un. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ici, on n’était pas particulièrement emmerdés par les voisins. On s’enfonça davantage dans la forêt jusqu’à ce que la voiture ralentisse et s’arrête. Esperanza voulait finir la route à pieds et laisser la voiture là.

Je sortis donc de la voiture, Noah dans les bras, alors que la gérante du Mary Rose récupérait le sac. Je lui emboîtai le pas, prenant garde de ne pas me prendre les pieds dans les racines qui dépassaient. On n’entendait plus un bruit, si bien que j’avais l’impression que les battements de mon cœur s’entendaient jusqu’à l’autre bout de la forêt tant il cognait fort dans ma poitrine. Noah s’était niché dans le creux de mon cou. Si mon fils était impressionné par l’obscurité ambiante, il n’en montra toutefois rien du tout.

« Vous avez eu des nouvelles de vos proches, depuis l’attentat? » demandai-je finalement autant pour rompre le silence que pour crever l’abcès sur certaines choses que nous devions évoquer depuis un bon bout de temps déjà. « Je sais que votre ami Itzal s’inquiète vraiment beaucoup pour vous et qu’il aurait été capable de retourner la ville toute entière pour vous retrouver. »

Je me demandais si c’était une bonne idée de faire allusion à nos petites expéditions dans les bas-fonds de la Nouvelle-Orléans mais peu importe, à présent que j’avais évoqué le vénézuélien, je ne pouvais pas revenir en arrière et faire comme si je n’avais rien dit.

« Cela fait un moment que je ne l’ai pas vu, je me demande s’il va bien lui aussi. » Je me mordillai la lèvre inférieure. « Les attentats...c’est vraiment affreux ce qui s’est passé. Je...Je pensais que nous serions en sécurité, que la situation était sous contrôle, mais Hide a balancé toutes ces informations confidentielles sur tout un tas de personnes, ce qui leur a causé beaucoup de tort et...»

Les mots se bloquèrent dans ma gorge, tandis que les larmes me montaient aux yeux – je bénissais l’obscurité qui dissimulait à merveille mes émotions. Des semaines après cette vague de révélations, je ressentais toujours la même colère, la même rancœur. C’était un sentiment qui ne s’estompait pas, au contraire, plus le temps passait et plus ce sentiment se renforçait. Hide se disait pacifique, mais les récents événements ont montré que ce n’était pas du tout le cas.

« Je le déteste. » confessai-je à voix basse. « J’espère qu’ils vont réussir à l’attraper et le faire payer pour toutes ces vies détruites. »

C’était tout ce qui me restait, l’espoir que justice soit faite et que tout rentre dans l’ordre - si seulement tout pouvait être aussi simple. . 
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